Chapitre 4 : La confrontation

Par Isapass

4 – La confrontation

 

Elvire

 

En plus de la tension qui étreignait Elvire entre deux battements de cœur du prince, l’angoisse de voir survenir une nouvelle crise s’était ajoutée à ses veilles. Seul l’état second dans lequel son esprit la maintenait lorsqu’elle se trouvait au chevet de Themerid lui évitait de se désagréger. Son monde se réduisait alors aux quelques pouces de toile qui séparaient ses doigts de la poitrine du garçon. À intervalles réguliers, son regard se déportait vers le visage impassible, puis retournait au point de contact. Aussi sursauta-t-elle violemment quand Flore fit irruption dans la pièce en l’arrachant à sa torpeur.

– Elvire, ça suffit ! s’écria l’aînée en chargeant droit sur elle. Arrête de te laisser dépérir comme ça !

Les poings serrés, elle se planta devant sa sœur qui se demanda vaguement si elle allait la frapper, puis se retourna, tira sur le lien de sa cape au risque de le déchirer et se débarrassa du vêtement en le jetant sur un fauteuil qu’elle manqua. Au lieu de le ramasser, elle se mit à arpenter la chambre à grands pas rageurs qui achevèrent de réveiller Elvire.

Celle-ci interrogea silencieusement Renaude entrée à la suite de Flore. La vieille femme, plus rigide encore qu’à l’accoutumée, s’accorda une respiration avant de répondre, les narines palpitantes.

– Nous venons d’avoir vent d’un nouveau décret signé par le régent. Tout document écrit devra dorénavant porter soit le sceau de son auteur si celui-ci en possède un, soit celui de la prévôté. Des guichets d’écriture ont été ouverts en plusieurs points de Terce, tenus par des Érudits du Haut-Savoir. Excepté les nobles, ils sont seuls habilités à utiliser une plume et à délivrer ce fameux sceau.

– Et bien entendu, c’est un service payant ! éclata Flore. Que personne ne pourra se permettre ! Ceux qui pouvaient encore gagner un peu d’argent en travaillant seront donc ruinés à leur tour, contraints d’attendre les distributions de blé de l’Ordre !

Renaude s’assit dans un fauteuil avec précaution, comme si la fatigue l’avait rattrapée.

– La famine s’installe à Terce. Dans les faubourgs, les morts se multiplient. Les pauvres gens sont arrêtés pour un oui ou un non quand ils ne sont pas pendus. Les rues sont pleines d’enfants livrés à eux-mêmes que personne ne peut recueillir ou nourrir. Si Einold ou Blanche voyaient leur royaume…

Une horde de petits êtres hagards aux yeux agrandis par la faim et la tristesse, recroquevillés sur la terre battue des bas-quartiers défila dans l’esprit d’Elvire. Elle sentit une larme couler sur sa joue.

– Tu pleures ? s’écria Flore, sincèrement surprise. Oh, Elvire, ce n’est pas toi, ça ! Tu devrais rager, empoigner ton épée !

Elle attrapa les épaules de sa sœur.

– Il faut sortir d’ici ! Nous battre ! Rassembler ceux qui sont encore en état de résister ! continua-t-elle en imprimant une secousse à sa cadette à chaque exclamation.

Elvire contempla de nouveau sa main sur la poitrine de Themerid et ne répondit pas, ce qui arracha un soupire agacé à sa sœur.

– Vous avez peut-être raison, murmura Renaude d’une voix étrange. Mais comment faire ?

– Il faudrait s’attaquer aux têtes, répliqua Flore, ragaillardie par le soutien de la nourrice. Le régent, Bréol…

Elle fut interrompue par un cri émanant de la gorge du prince. Renaude et elle s’approchèrent aussitôt.

– Non, non, non… implora Elvire, le regard fixé sur les paupières frémissantes de Themerid. Pas une nouvelle crise.

Elle se sentit secouée de tremblements. Son corps protestait violemment devant l’angoisse qui l’assaillait. Quand les yeux du garçon s’ouvrirent tout grands sur le vide et qu’il tenta de se redresser, ses jambes se dérobèrent ; elle tomba à genoux à côté du lit.

– Venzald… murmura Themerid en tendant une main devant lui.

Soudain, son bras se replia vers sa poitrine et il agrippa sa chemise au niveau du cœur, serrant du même coup les doigts d’Elvire qui n’avait pas quitté leur poste.

– Il va s’arrêter ! hurla la jeune fille en sanglotant. Il va encore s’arrêter !

Themerid retomba sur son oreiller, inerte. Renaude poussa rudement la main d’Elvire, chercha le pouls, tapota la joue du garçon.

– Reprenez-vous, ordonna-t-elle. Vous étiez seule avec lui la dernière fois, qu’avez-vous fait ?

Mais Elvire s’étouffait, elle aspirait bruyamment l’air en écartant le col de sa tunique et les spasmes qui l’agitaient ne se calmaient pas. Sous les yeux sidérés de sa sœur, elle se roula en boule sur le sol.

Trop tard. Il ne pourra pas revenir, pas à chaque fois. Nous avons déjà eu trop de chance. Il va mourir. Il est mort.

Renaude fondit sur elle, la souleva à demi et la gifla sèchement.

– Réagissez !

– Un coup… sur sa poitrine… fort, ânonna Elvire en reprenant son souffle. Comme Flore…

La nourrice la lâcha pour se tourner vers le corps du prince. Elle lui asséna son poing fermé sur le thorax avec un ahanement bien loin de son habituel maintien. Après un instant, elle se laissa tomber assise sur le lit.

– Le cœur est reparti, souffla-t-elle, livide.

De nouveau, Elvire s’écroula sur le tapis, le ventre noué par des sanglots rauques qu’elle ne pouvait plus retenir. 

 

***

 

Renaude

 

La nourrice s’agenouilla auprès d’Elvire. Flore s’assit à son tour à côté de sa sœur en l’entourant de ses bras. Il fallut de longs instants pour que les caresses et les murmures des deux femmes apaisent la cadette. Elle était blafarde ; le moindre mouvement lui causait un sursaut.

La pauvre petite est à bout de nerfs. Je n’aurais jamais dû lui permettre de passer ses journées ici, se tança Renaude. Autrefois, je savais me faire entendre des entêtées comme ces enfants.

Tout de même, sa maigreur et son teint étaient préoccupants. Peut-être fallait-il alerter un médecin ?

À la pensée d’Iselmar, une bouffée de colère enflamma les joues de Renaude qui caressa encore une fois le visage couvert de larmes d’Elvire.

– Cette fois, je ne tolérerai plus son incompétence… siffla-t-elle en se relevant.

Ses articulations protestèrent, mais elle les ignora. Seuls les traits méprisants du guérisseur occupaient son esprit tandis qu’elle sortait de la chambre d’un pas décidé.

– Dame Renaude ? s’écria la voix inquiète de Flore. Où allez-vous ?

– Régler des comptes ! répondit la vieille femme en bousculant le pélégri posté à la porte des appartements.

Le médecin avait dépassé les bornes. Certes, il lui était en principe interdit de chercher dans les livres la preuve de ses manquements, mais elle avait encore le droit de s’exprimer à haute voix et cette fois, elle ne se priverait pas ! Les couloirs et les escaliers défilaient les uns après les autres tandis qu’elle descendait vers le laboratoire et que sa colère amplifiait.

Parvenue au repère du médecin, elle frappa à grands coups sur le battant, puis entra en tempête sans attendre de réponse. Iselmar, penché sur une table couverte de mortiers et de flacons, tourna vers elle un visage interloqué. Avant qu’il se ressaisisse, Renaude en profita pour porter son attaque :

– Le prince est inconscient depuis des lunes malgré vos soins, comment justifiez-vous cela ? Vous passez le voir de moins en moins souvent ! Vous n’envisagez même plus de le guérir ? Je croyais que vous étiez médecin !

– Madame, veuillez sortir immédiatement, ordonna Iselmar. Vous n’avez rien à faire ici.

Il avait recouvré sa mine hautaine, mais Renaude crut lire une lueur de peur dans ses yeux. Elle poussa son avantage.

– Les crises qui se produisent depuis quelque temps menacent sa vie en permanence. Son cœur s’est encore arrêté, tout à l’heure. C’est moi qui l’ai ranimé. Attendrez-vous qu’il soit trop tard pour réagir ?

Le guérisseur ouvrit stupidement la bouche.

– Son cœur s’est arrêté ? souffla-t-il après un instant. Encore ?

– Oui, encore ! C’est la cinquième fois ! répondit Renaude qui s’échauffait de plus en plus devant les simagrées de son interlocuteur. J’ai déjà vu deux générations de souverains disparaître trop tôt, je ne vous permettrai pas de laisser mourir le prince par négligence. Ni la jeune Elvire devenir folle à force d’inquiétude. Elle veille le garçon à votre place, elle est en train de s’en rendre malade !

Iselmar baissa les yeux sans le vouloir. Ah ! La honte commençait donc à l’aiguillonner !

– Mais peut-être ne s’agit-il pas uniquement d’incompétence ? risqua la nourrice. Agissez-vous sur ordre ?

– Cela suffit, madame ! réagit enfin le médecin. Vous allez regretter vos propos. Sortez maintenant !

Il avança sur elle pour la chasser, mais il paraissait plus fébrile que menaçant et Renaude ne recula pas. Elle se campa à deux pouces de son visage en vissant son regard dans le sien.

– Alors j’ai vu juste… Vous vous êtes vendu à l’Ordre.

Cette fois le guérisseur sursauta.

– Taisez-vous, vieille…

– Qui vous a ordonné de faire en sorte qu’il ne se réveille pas ? enchaîna la nourrice sans lui laisser le temps de formuler son injure.

Affolé, Iselmar la saisit par les épaules.

– Cessez donc, entêtée, siffla-t-il en la poussant sans ménagement vers la sortie. Je vous assure que vous…

Renaude le gifla de toute la force de son vieux bras. Elle tremblait des pieds à la tête, mais pointa un doigt rageur sur la joue rougie du médecin.

– Vous me menacez à présent ? Je ne me laisserai pas faire, cracha-t-elle en ignorant les mimiques ridicules du guérisseur qui roulait frénétiquement des yeux vers la droite. Pourquoi ne pas le soigner ?

– Allez-vous vous taire…

– Pour maintenir le régent sur le trône ? Pour que…

– Écoutez-moi donc, vieille bourrique !

–… le peuple oublie ses véritables souverains ? Mais je démontrerai qu’à tout le moins vous avez échoué à réveiller le prince et qu’au pire, vous l’avez maintenue sciemment dans le sommeil. Je le prouverai, dussé-je lire en cachette tous les traités de médecine que je pourrai dénicher…

– Non, arrêtez !

–… à commencer par ceux que j’ai conservés dans mes appartements au nez et à la barbe de vos stupides pélégris et de cette petite fouine de Matifas Bréol !

Le regard triomphant dont elle voulut écraser Iselmar se troubla quand elle comprit ce qu’elle lisait à présent sur les traits du guérisseur : la tristesse. Il jeta un œil par-dessus son épaule gauche ; Renaude le suivit et discerna dans l’ombre, au fond du laboratoire, une silhouette familière. Trop tard, beaucoup trop tard… Le dos très droit pour contrecarrer sa taille modeste, le nez pointu, la bouche étroite et pincée, le grand prévôt Bréol avait toutes les peines du monde à retenir un sourire satisfait.

– Madame, prononça-t-il d’une voix doucereuse, sachez que j’aurais infiniment préféré ne pas assister à cette conversation. Vous, la conseillère privée du roi Einold et de notre bien-aimée reine Blanche, se vantant d’actes illégaux… Mon cœur saigne, Dame Renaude. Je suis pourtant bien obligé d’appliquer la loi dans votre cas comme pour tous les sujets de nos jeunes souverains et du régent. Ma fonction m’y contraint.

Je me suis piégée toute seule, songea la nourrice atterrée, et j’ai perdu.

 Tandis qu’il avançait vers elle, la main tendue, Renaude chercha une réplique cinglante, elle s’efforça de rester droite ; pourtant, elle sentit son corps la trahir, s’affaisser. L’âge qu’elle avait nié si longtemps la rattrapait soudain. Elle pensa aux demoiselles de Hénan et ne put empêcher son menton de trembler.

– Je vous arrête, Madame, lui susurra Bréol en lui serrant le bras dans une poigne de fer. Vous serez conduite en prison.

 

***

 

Flore

 

Enfin apaisée, Elvire avait repris son éternelle veille, la main sur la poitrine du prince, au grand dam de Flore. Elle n’osait pas la chapitrer encore pour l’inciter à sortir, car la réaction extrême de sa cadette l’avait impressionnée. Elle arpentait la chambre à grands pas, au comble de la frustration, gardant les bras serrés autour du torse comme un garde-fou qui l’empêcherait d’exploser. La situation devenait intolérable. Il fallait qu’elle agisse. Qu’elle fasse changer les choses. Elle avait beau tenter de se convaincre du contraire, les expéditions au-dehors en compagnie de Johan n’avaient que peu de chance de servir à quoi que ce soit. Jusque là, ils n’étaient entrés en contact avec aucun bouchevreux, sans parler de leur venir en aide comme elle en caressait l’idée. Peut-être qu’Elvire avait raison, finalement : les risques qu’elle prenait n’étaient-ils que purement égoïstes ? Ne les mettait-elle en danger, Johan et elle, que pour tromper son ennui ?

Mais qu’est-ce que je peux faire d’autre ? Qu’est-ce qui serait vraiment utile ?

La conversation débutée avec Dame Renaude, au moment où Themerid avait ouvert les yeux, lui revint en mémoire. Elle avait mentionné le régent. Et Bréol. De ce qu’elle en savait, ils étaient responsables à eux deux de tous ces décrets iniques qui opprimaient Terce — et probablement tout Cazalyne. Comment les empêcher de nuire ?

Des pas dans l’antichambre interrompirent sa réflexion. Dame Renaude. Avait-elle « réglé ses comptes » avec Iselmar de Lans, comme elle brûlait de le faire depuis longtemps ?

 Au moins, son récit nous distraira pendant quelques instants, pensa Flore sans pouvoir s’empêcher de jeter un regard agacé à Elvire, immobile sur sa chaise.

Cependant, ce ne fut pas la vieille nourrice qui surgit dans la pièce, mais Johan, qui oublia de s’incliner.

– Dame Renaude a été arrêtée, lâcha-t-il apparemment ému. Sur ordre du grand prévôt.

Même Elvire accusa le coup. Elle se dressa d’un bond fébrile et chercha les yeux de sa sœur. Sous le choc, celle-ci était pourtant bien incapable de lui apporter le moindre réconfort. Renaude, captive ? C’était inconcevable !

– Ils… ils ne vont quand même pas l’enfermer ? En prison ?

– Je crois qu’elle a déjà été emmenée, marmonna Johan, gêné d’être porteur de si mauvaises nouvelles.

Flore se couvrit la bouche pour étouffer le sanglot qui lui prenait la gorge. Elle n’avait jamais vu les geôles de Terce, mais elle se les représentait comme des caves sombres et surpeuplées au sol baigné d’une eau fangeuse, des corps prostrés, malades et affamés. Elle ne parvint même pas à superposer la silhouette toujours impeccable de la vieille nourrice à l’image de ces lieux de cauchemar.

– C’est impossible ! À son âge, elle va en mourir ! s’écria Elvire.

Elle se tourna vers le lit où reposait le prince et se tordit les mains. Pendant un instant, Flore crut qu’elle allait se rasseoir pour reprendre sa surveillance, mais la cadette parut se faire violence pour s’arracher à sa contemplation. Répondant à l’idée que sa sœur n’avait pas encore formulée, elle déclara :

– Il faut aller voir Abzal immédiatement.

Flore la saisit par la main et l’entraîna vers le cabinet royal.

 

Une heure plus tard, elles revinrent à l’appartement des princes, après avoir attendu le régent en vain. Flore avait la gorge nouée par un mélange de colère et de tristesse. Elle n’avait jamais réalisé à quel point Renaude était devenue importante pour elle. Presque une seconde mère ; sauf qu’au contraire de Mélie, elle avait insufflé son esprit combatif aux deux sœurs. Elle les avait soutenues à chaque instant. Mais elles n’avaient pas dit leur dernier mot : elles réussiraient bien à parler à Abzal et à le convaincre de libérer l’ancienne conseillère de sa mère !

Quand elle poussa la porte palière de l’étage des princes, Elvire sur ses talons, elle percuta de plein fouet une haute silhouette qui arrivait en sens inverse.

– Seigneur Abzal ! s’exclama la voix d’Elvire tandis que Flore secouait la tête pour se remettre.

La cadette la bouscula pour se placer devant le régent.

– Vous ne pouvez pas laisser emprisonner Dame Renaude ! cria-t-elle. Elle ne le supportera pas ! Et vous savez bien qu’elle n’est pas dangereuse !

Flore songea brièvement qu’elle retrouvait sa sœur : celle-ci se tenait plus droite que depuis des lunes comme pour toiser Abzal qui la dépassait pourtant largement. Son visage résolu le mettait au défi de ne pas lui obéir. C’était tout juste si elle ne le menaçait pas du poing. Lorsqu’elle regarda le régent, Flore craignit qu’il n’apprécie pas du tout les manières de sa sœur : sa mâchoire crispée, ses sourcils bas sur les paupières reflétaient une profonde contrariété. Pourtant, il plaça ses mains sur les épaules d’Elvire qui sursauta.

– Faites-moi confiance, cette fois-ci, dit-il en les dévisageant tout à tour. Je m’en occupe, je vous le garantis.

Et il s’en fut, les laissant toutes deux interdites. Elles reprirent leur chemin à pas hésitants. C’était presque trop facile ! Allait-il vraiment faire libérer Renaude ? Flore s’arracha de ses pensées en entendant Elvire émettre un petit couinement, comme si elle retenait de justesse une exclamation. Elle fixait le couloir en face d’elle, surprise. En suivant son regard, Flore vit un homme qui portait la tenue des Érudits du Haut-Savoir. Lorsqu’il les dépassa, il inclina la tête d’un air courtois ; ses yeux s’attardèrent sur Elvire qui esquissa un sourire crispé.

– Qui est-ce ? Tu le connais ? demanda l’aînée quand elles se furent éloignées.

– Je l’ai… déjà croisé. C’est le commandant des pélégris de Terce, répondit Elvire en s’engouffrant dans l’antichambre.

– Qu’est-ce qu’il fait là ?

La cadette haussa les épaules, puis reprit sa place au chevet de Themerid tandis que Flore replongeait dans ses pensées concernant les propos d’Abzal.

– Iselmar est passé ? demanda Elvire. Ce n’est pourtant pas l’heure habituelle.

Perplexe, elle tenait à la main une timbale identique à celles dans lesquelles le guérisseur apportait les potions qu’il administrait au prince.

– Ça ne ressemble pas à la mixture qu’on lui donne d’ordinaire… ajouta la cadette.

Soudain, un gémissement émanant du garçon l’incita à lâcher le récipient pour se pencher sur lui.

– Non, implora-t-elle, pas deux fois dans la même journée…

Pourtant, Themerid restait calme, il n’essayait pas de se redresser. Il poussa une nouvelle plainte sourde et remua lentement le bras gauche.

– Flore, va chercher Iselmar, s’il te plaît, dit Elvire, la main tâtonnant le torse du prince.

– Je crois… hésita Flore, qu’il vaudrait mieux que tu y ailles. Ce matin, tu étais trop émue pour l’aider, non ? Je... je vais rester.

Elvire approuva avec réticence, puis sortit sans un mot.

Flore prit sa place le cœur battant. Themerid remua encore : il tournait la tête doucement vers sa droite en gémissant imperceptiblement. Cela ne ressemblait pas aux signes précurseurs des précédentes alertes, mais la jeune femme se tenait tout de même prête à intervenir. Comment faisait Elvire pour supporter cette angoisse permanente, se demanda-t-elle au bout de ce qui lui parut une éternité.

La cadette revint dans la chambre, les traits décomposés.

– J’ai trouvé le laboratoire vide, souffla-t-elle.

– Eh bien, Iselmar doit être en visite ailleurs, pas de quoi paniquer, dit Flore en se levant pour lui céder la place.

– Non, tu ne comprends pas. Non seulement il n’y avait personne, mais tout était en désordre : des parchemins partout, des livres, des ingrédients et des flacons. Je crois qu’il est parti précipitamment.

Ça ne tient pas debout, pensa Flore en regardant sa sœur mettre la main sur la poitrine de Themerid. Pourquoi Iselmar quitterait-il le château et sa position de médecin officiel de la famille royale ?

Elle n’eut pas le temps de s’appesantir sur le sujet : sous ses yeux stupéfaits, le prince ouvrit les paupières, regarda à sa droite, puis dévisagea Elvire qui se penchait sur lui.

– Alors ce n’était pas seulement un mauvais rêve… dit-il dans un souffle douloureux en serrant la main de la jeune fille dans les siennes.

 

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Notsil
Posté le 25/06/2020
Ohohoh !

Renaude et les filles, magnifiques. Elvire est à bout de nerfs, et avec l'autre qui enchaine les attaques cardiaques ça parait logique aussi. Flore semble se calmer sur les sorties, je vais croiser les doigts.

Renaude vs Iselmar... ah, enfin son gentil côté qui ressort ! Hélas pour Renaude, ne pas s'assurer d'être seuls (j'ai cru que la porte qui donnait sur le couloir était ouverte, plutôt que la pièce), ça lui coûte sa liberté (et probablement sa vie...)./
J'espère qu'Abzal pourra faire quelque chose, mais j'en doute. Freol... le "susurra" est tellement bien adapté. Qu'est-ce qu'on le déteste :p

Et le retour discret du commandant de la garde... tiens tiens. Va-t-il croire qu'Elvire l'évite ?

Et puis Themerid, ah, ENFIN ! Heureusement qu'Iselmar l'a réveillé avant de se barrer.
Il prend les choses bien mieux que le frérot au réveil, tiens. Peut-être parce qu'ils ont déjà communiqué, quelque part, via leur lien de bouchevreux ?
Il va avoir des info à rattraper, et quand il va voir l'état du royaume sous la régence, la main-mise de l'Ordre... je me demande comment il va réagir.
Si la colère ou le trop plein d'émotions fatiguent son coeur, il ne tiendra jamais ^^
Isapass
Posté le 26/06/2020
Oui, le trio Renaude/Elvire/Flore est assez fun : trois femmes qui ne se laissent pas faire. Elles ne le font pas savoir de la même manière, mais elle le font savoir quand même.
Bréol est effectivement celui que tout le monde déteste unanimement. Et tu vas voir que c'est pas fini (niark niark <= rire sadique)
Le commandant, on va le revoir, t'inquiète.
Ouiiii, Themerid est réveillé ! Le pauvre, je lui ai déjà fait loupé le tiers du tome 1, il fallait quand même que je le ramène à la vie. Tu vas voir, sa réaction est différente de celle de son frère, mais je ne sais pas si on peut dire qu'il le prend mieux...
Cocochoup
Posté le 19/04/2020
Wowowow comme ça s'enchaîne vite !
Alors déjà la nounou elle est concon. Elle balance qu'elle cache des documents comme ça. En plein milieu d'u' couloir ??
Et c'est quiiiiii ce commandant ?? Un gentil un méchant ??? Balance les indices
Bon au moins la nounou ne s'est pas sacrifie pour rien. Le médecin a réveillé le prince avant de prendre la fuite...
Isapass
Posté le 19/04/2020
Oui Renaude s'est un peu enflammée sur ce coup-là. Iselmar l'énerve tellement qu'elle baisse sa garde.
Je n'ajoute rien à propos du commandant puisque tu as vu qu'on le revoit plein de fois ensuite.
Et en effet, Themerid est enfin réveillé. Il serait temps : il dort depuis 12 ou 13 chapitres !
Cocochoup
Posté le 19/04/2020
Themerid le beau au bois dormant XD
Makara
Posté le 08/04/2020
Coucou Isa <3
Alors je n'ai pas grand chose à dire pour ce chapitre, il était très bien. J'ai l'impression que tu es plus à l'aise avec Elvire et Flore dans ce tome ;)
J'avoue que je me suis demandée quand est-ce que Thémérid allait se réveiller... Bon parce que ça fait un moment qu'il n'est qu'un "pantin" dans l'histoire. J'ai hâte qu'il puisse se lever, interagir, faire quelque chose quoi^^. Ahah. Même si je comprends que tu souhaitais jouer sur le mort ou pas mort, il ne faut pas que ça dure trop longtemps ! Heureusement, qu'il se réveille à la fin du chapitre du coup, c'est à point nommé !
J'ai hâte de le voir évoluer car franchement, je ne me rappelle plus du tout de son caractère.
Je trouve que tu gères très bien les pensées d'Elvire et Flore, on ressent bien l'oppression de leur position, leur volonté d'émancipation, chacune à leur manière.
Iselmar a quel âge déjà ? Je ne sais plus pour moi, aujourd'hui, c'est un vieux croûton mais peut-être pas ^^ Ahah. En tout cas c'est louche qu'il laisse le prince dans cet état...
Je suis un peu deg que Renaude soit envoyée au cachot mais au moins les soeurs vont essayer de la délivrer, ça va être cool à lire :p
Je me demande ce que faisait le commandant des Pelegris avec Abzal ? Ils conspirent ? :p ?
Pleins de bisous volants !
Isapass
Posté le 08/04/2020
Oui, je suis très à l'aise avec Elvire et Flore (particulièrement Flore, d'ailleurs, comme tu le verras ensuite). Je savais déjà en écrivant le tome 1 qu'elles seraient amenées à prendre de l'importance, mais parfois je me demande si ce n'est pas trop. Bon, en effet, c'est d'autant plus visible tant que Themerid dort, mais c'est vrai qu'elles occupent beaucoup d'espace... En tout cas, c'est vrai, le prince est réveillé ! Ça fait déjà trèèèèèès longtemps qu'il dort (il dormait déjà pendant toute la fin du tome 1 en fait), il était vraiment temps qu'il se réveille !
Iselmar n'est pas tout jeune en effet, il doit avoir dans les 60 ans (il est plus jeune que Renaude, en tout cas, mais elle elle est vraiment très vieille).
Abzal et le commandant des pélégris n'étaient pas vraiment ensemble. En tout cas, les filles ne les rencontrent pas ensemble. Mais c'est vrai qu'ils se trouvaient tous les deux pas très loin des appartements du prince, juste avant qu'il se réveille...
Contente d'avoir ta validation pour ce chapitre, en tout cas ;)
Merci pour ta lecture et ton retour !
Plein de bisous !
Renarde
Posté le 17/03/2020
Coucou Isapass,

Super chapitre !

Je commence par le truc qui m'a dérangé, c'est cette phrase de Renaude :

"à commencer par ceux que j’ai conservés dans mes appartements au nez et à la barbe de vos stupides pélégris et de cette petite fouine de Matifas Bréol !"

Elle est déjà cuite sans ça... je ne trouve pas très naturel qu'elle avoue à Iselmar qu'elle a conservé des traités. Sans ça, ça donnerait genre :

–… le peuple oublie ses véritables souverains ? Mais je démontrerai qu’à tout le moins vous avez échoué à réveiller le prince et qu’au pire, vous l’avez maintenue sciemment dans le sommeil. Je le prouverai, dussé-je lire en cachette tous les traités de médecine que je pourrai dénicher…

– Non, arrêtez !

–… au nez et à la barbe de vos stupides pélégris et de cette petite fouine de Matifas Bréol !

Peut-être que cette mini différence ne fait sens que pour moi, mais vu que ça m'a fait tiquer, je te le dis !

Sinon on ne sait toujours pas où danser avec tes personnages. Iselmar et lâche, certes, mais jusqu'à quel point ? Il a eu l'air passablement ébranlé par le discours de Renaude, donc ce n'est pas un si mauvais bougre dans le fond. A-t-il sauvé le prince avant de s'enfuir ? Un dernier acte de courage mû par la honte ?

Quant à Abzal, j'avais placé de l'espoir en lui. Jusqu'à ce qu'il reluque une gamine... Donc j'ai de la peine à le voir en allié potentiel, mais là c'est mes sentiments persos qui interfèrent avec ton histoire. Au contraire, tu sèmes le doute et c'est très bien.

Pareil pour le commandant. J'aurais tendance à y voir un allié, mais vu que tout le monde joue double à un moment ou à un autre, ou à un secret et/ou des motivations cachées, on ne sait plus quoi penser !

Bref, rondement mené !
Isapass
Posté le 17/03/2020
Oui je vois ce que tu veux dire pour la phrase de Renaude. Ce qu'il y a c'est qu'elle dit tout ça rapidement, donc qu'elle le dise ou pas, Bréol n'aurait pas pu réagir plus vite. Et je voulais qu'elle dise quelque chose qui prouve qu'elle contrevenait effectivement à la loi, alors que si elle dit qu'elle VA dénicher des livres, ça reste une intention, pas un fait. Je ne suis pas sûre que l'Ordre fasse ce genre de nuances, mais là au moins, c'est net. Je vais quand même garder ta proposition dans un coin de la tête :)
Iselmar est-il si lâche, c'est toute la question de ce chapitre, en effet :) Est-ce lui qui a guéri le prince ? Ou Abzal ? Ou le commandant des pélégris ? Ca en fait du monde qui passe dans le coin au moment où le prince se réveille !
Ah tu avais encore de l'espoir pour Abzal ? Tu dois être la dernière XD Mais peut-être que c'est toi qui as raison...
Merci pour ta lecture en tout cas. J'espère que la suite te plaira aussi !
Renarde
Posté le 17/03/2020
Vu l'Ordre et ses manières, je ne trouverais pas du tout invraisemblable qu'ils enferment Renaude et qu'ils fouillent chez elle sous n'importe quel prétexte bidon, preuve tangible ou pas. Cela les rendrait presque encore pire à y réfléchir.

Pour Azbal, je pensais à un sursaut. Un peu comme Iselmar (enfin, si c'est bien lui). Mais c'était AVANT l'incident... brrr....
Jowie
Posté le 24/01/2020
Je me demande ce que le Haut-Savoir espère obtenir en affamant et en maltraitant sa population à part des rébellions. Ils dépendent du peuple entre autres pour leur nourriture; ils jouent à un jeu dangereux!

La tristesse d'Iselmar m'a rassurée : il est quand même un minimum humain! Un humain avec une conscience, même. C'est bien lui qui a guéri Themerid pendant que les filles parlaient à Abzal, avant de s'enfuir pour éviter la colère du Haut-Savoir, c'est juste? Il a ramené de l'espoir ! La fragilité de Themerid m'inquiètait, mais on dirait qu'il est "revenu" pour de bon ! Hourra !
Par contre mince pour Renaude... Abzal ne va pas la sauver à mon avis.
Le commandant continue à m'intriguer; je me réjouis pouvoir en apprendre plus sur lui !
Quand les filles sont allées trouver Abzal, je criais intérieurement : "Nooon, faites demi-tour tout de suite!" Rien n'est arrivé, mais l'insistance d'Abzal pour qu'elles restent est flippante...

Ahhh, vite, la suite !

Remarques:
vous l'avez maintenue -> maintenu
Isapass
Posté le 26/01/2020
En fait, le Haut-Savoir ne veut pas totalement affamer la population puisqu'ils continuent à distribuer des rations de blé, mais juste de quoi empêcher les gens de mourir et les rendre dépendant d'eux. Je rajouterai cette notion.
Oui, finalement, Iselmar a une conscience ! Reste à voir ce qu'il va en faire... Quant à savoir si c'est bien lui qui a "réveillé" Themerid, on le saura plus tard. Les filles croisent aussi Abzal et le commandant en revenant à la chambre du prince...
En effet, Abzal insiste beaucoup pour qu'elles restent enfermées. Au chapitre suivant il le fera encore, d'ailleurs. La question est de savoir s'il fait ça pour les protéger, tel un oncle affectueux, ou pour des raisons beaucoup moins classes ;)
Oups, la coquille...
Je suis vraiment contente que ça te plaise toujours et que tu te laisses embarquer dans ta lecture ;)
Isapass
Posté le 26/01/2020
En fait, le Haut-Savoir ne veut pas totalement affamer la population puisqu'ils continuent à distribuer des rations de blé, mais juste de quoi empêcher les gens de mourir et les rendre dépendant d'eux. Je rajouterai cette notion.
Oui, finalement, Iselmar a une conscience ! Reste à voir ce qu'il va en faire... Quant à savoir si c'est bien lui qui a "réveillé" Themerid, on le saura plus tard. Les filles croisent aussi Abzal et le commandant en revenant à la chambre du prince...
En effet, Abzal insiste beaucoup pour qu'elles restent enfermées. Au chapitre suivant il le fera encore, d'ailleurs. La question est de savoir s'il fait ça pour les protéger, tel un oncle affectueux, ou pour des raisons beaucoup moins classes ;)
Oups, la coquille...
Je suis vraiment contente que ça te plaise toujours et que tu te laisses embarquer dans ta lecture ;)
AudreyLys
Posté le 14/01/2020
Coucou ! C’est super que tu postes ce chapitre, ça faisait longtemps ^^
Et je l’ai trouvé excellent ! C’est très prenant et y a pas grand chose qui m’a dérangé. J’ai bien aimé le coup de gueule de Renaude, même s’il a mal fini. Je croise les doigts pour qu’Abzal se sorte les doigts du c*l pour une fois ! Et le réveil de Themerid.... enfin ! J’allais te dire que ça commençait à faire un peu longuet XD Bon timing ! Pour ce qui est d’Iselmar, j’ai compris qu’il maintenait le prince endormi par peur du Haut Savoir mais que Renaude l’avait secoué et qu’il avait décidé de le réveiller. Du coup il s’est barré pour échapper aux représailles.
Une petite chose que j’aurais à soulever : comme Tac je pense qu’affamer le peuple n’est pas une bonne idée. J’ai vu ta réponse mais je persiste : les soulèvements dans l’Histoire sont souvent la suite de famines ou de pénuries. Tu n’as pas besoin de rendre l’Ordre responsable d’une famine pour prouver qu’ils sont méchants : on l’a déjà très bien compris. Enfin de n’est que mon avis.
Voilà c’est tout <3
Isapass
Posté le 14/01/2020
Ouhhhh pas mal ta théorie sur Iselmar ! Pour l'instant c'est toi la plus proche ;)
Oui, Themerid, le pauvre, je lui ai piqué du temps de jeu, là : il est temps qu'il rentre enfin en scène, autrement que comme doublure de la belle au bois dormant.
Je note pour ta remarque mais je suis d'accord avec toi : il faut que je dise non pas que la famine gagne Terce, mais que les réserves de Terce sont épuisées et que la ville va être entièrement tributaire des distributions de l'Ordre. Tu as raison : le but de l'Ordre n'est pas du tout de faire mourir les gens de faim !
Merci pour ta lecture et ton retour
Des bisous !
AudreyLys
Posté le 14/01/2020
Doublure de la Belle au Bois Dormant XD j’aurais pas dit mieux !
Ok je vois, bisous !
Sorryf
Posté le 13/01/2020
Trop trop trop trop trop TROP heureuse d'avoir la suite des PL ! En plus ça reprend avec mes deux persos préférés : Elvire... et Iselmar le médecin corrompu xD j'ai du déjà te dire que je sentais une bonne vibe entre lui et moi, a ma grande honte ! n'empêche que dans ce chapitre ça me parait clair que corrompu ou non, qu'il ait empêché le réveil du prince ou non, il a fait tout son possible pour protéger Renaude. (J'ai adoré tout ce passage, chargé de tension)
En plus, a priori il a soigné le prince là non ? Juste avant de... se faire la malle ? ça me parait un peu irresponsable xD enfin j'espère qu'il est parti de son plein gré et n'a pas été kidnappé et son labo fouillé.
Elvire... Comme a dit Flore : c'est pas elle ! qu'est ce qui lui arrive :-(
mais c'est clair qu'elle doit être épuisée a veiller le prince h24. Quand elle "abandonne", ça m'a brisé le coeur.
Pauvre Renaude, ça me fait de la peine qu'elle se fasse emprisonnée, et je suis inquiète. J'espère que Abzal va vraiment la sortir de là (je suis un peu dubitative)
Isapass
Posté le 14/01/2020
Mwooo c'est trop mignon de me dire ça !
Elvire, je savais que tu l'aimais beaucoup, mais pour Iselmar, je me souvenais pas XD. C'est drôle parce que juste en dessous, Tac dit qu'il est vraiment immonde !
En tout cas, tu as raison, il semblerait qu'il ait essayé d'empêcher Renaude de dire une connerie. En vain.
On ne sait pas vraiment s'il a soigné le prince : il n'était pas là en tout cas, et les filles ont croisé Abzal et le commandant des pélégris en retournant à la chambre...
"Pauvre Renaude" ?! Ah bon, tu la plains maintenant ? Mais où est passé ta théorie comme quoi Renaude est le manteau bleu ? ;)
Merci beaucoup pour ton enthousiasme, ta lecture et ton retour ! ♥
Sorryf
Posté le 14/01/2020
Ma théorie sur renaude est toujours en place! Surtout quand elle dit "si le roi et sa mère avaient vu ce qu'est devenu le royaume" Sans aucune pensee pour la défunte reine.
Mais bon je commence a me dire qu'elle avait peut etre une bonne raison...

Tant qu'on est dans les theories, j'avais pas envisagé que Abzal ou le commandant pelegri pouvaient sortir de la Chambre du prince et donc l'avoir reveillé... (Avec un medoc d'iselmar ce qui expliquerait le bazar dans son labo)
J'ai donc une nouvelle theorie ! Iselmar et le commandant pelegri sont secretement amoureux (voila pk le commnadant est cool avec Elvire : il désapprouve les restrictions puritaines de l'ordre) et ils ont decidé de s'enfuir ensemble. Iselmar a envoyé son cheri reveiller le prince pendant qu'il faisait les bagages en catastrophe et les voila partis vivre leur amour librement sur les routes tel Warin et Conrad en leur temps <3
(Et le labo est devasté parce que naturellement, avant que iselmar donne le medoc ils ont fait des galipettes sur tous les meubles xDD)
Isapass
Posté le 14/01/2020
XXXXXDDDD !
Naaaaaan mais comment t'as fait pour tout deviner ?! Sauf le rôle d'Abzal. Mais comme je suis sympa, je te le révèle : Abzal est l'ex d'Iselmar, mais comme il est beau joueur, il a su passer à autre chose et il est devenu l'ami intime, le confident du couple. Il sera d'ailleurs le parrain de leur premier enfant. Comme le moment était intense puisque Iselmar et chéri quittaient le château, Abzal et ce dernier (chéri, pas le château), ont un peu rippé en se disant au revoir. Leur etreinte fraternelle s'est accidentellement transformée en partie de jambes en l'air sur la carpette de Themerid (toujours dans le coma à ce moment-là, je te rassure). Alors, hop, hop, on oublie, on ne trahit pas une belle amitié comme ça, on ne dit rien à Iselmarchou et ça ne se re-pro-dui-ra pas ! Un point c'est tout.
Sorryf
Posté le 14/01/2020
O
M
G
xDDDDD Abzal qui fait de la merde jusqu'au bout meme dans nos fantasmes yaoi xDD
Sur la carpette de Themerid inconscient putain c'est HONTEUX ! le commandant pelegri m'a decu. Heureusement que Iselmar n'est pas mêlé a ça, le ptit ange :-(
Tac
Posté le 12/01/2020
Hiiii j'aime me connecter sur PA et y voir un nouveau chapitre des PL !
Je n'ai pas grand-chose à dire, si ce n'est que cette scène du pdv de Renaude... ah c'est pas possible, mon petit coeur ne va jamais s'en remettre ! Je ne veux pas me faire trop d'illusions, je sais qu'Abzal est un incapable donc j'ai du mal à le croire quand il dit qu'il va tout arranger, et en même temps comme le chef des pélégris de Terce a l'air d'avoir une vision un peu différente des femmes (à moins que ce ne soit que des faux-semblants pour pécho Elvire), je me dis que peut-être y a moyen que... Ah je sais pas. Avec toi on sait jamais de toute façon.
Ma théorie pour la fin c'est qu'Iselmar endormait le prince pour le protéger (peut-être avec connivence d'Abzal?) et qu'il l'a réveillé et s'est barré pour sauver ses propres miches. Il est trouble ce personnage, exécrable à souhait mais j'imagine qu'il doit quand même se sentir un peu coupable du décès de la reine et qu'il doit se débattre un peu avec ses valeurs morales malgré tout.
Il y a un truc qui m'a chiffonnée, c'est lorsqu'Elvire pense à tous les enfants qui meurent de faim etc, je trouve étrange que ça soit autant le chaos alors qu'avant, l'Ordre était synonyme de tout le monde mange à sa faim etc. ça donne certes une mauvaise image de l'Ordre et montre que ce sont bien les méchants, mais ça contrevient beaucoup avec tout ce qui a été instauré dans le T1, à savoir qu'ils sont très intelligents ,savent bien gérer les choses, tout à coup on dirait qu'ils ne contrôlent plus rien. Si leur but est en effet de déclencher une famine, je trouve que c'est dangereux, ils devraient savoir qu'un peuple qui a faim est plus susceptible de se rebeller qu'un peuple contenté. Parce que là, le peuple perd absolument tout : non seulement ses droits, mais aussi sa nourriture, or je pense que tant que tu as lestomac rempli, si tu te fais rogner tes droits, ça passe plus crème que si tu as l'estomac vide. Donc je ne sais pas dans quelle mesure cet élément s'inscrit dans ton plan de mastermind, mais voilà, à mon très très très humble niveau, ça me paraît pas logique (même en tenant compte du fait qu'il y a l'épidémie du blé de cendre).
Ah et d'ailleurs les enfants dont les parents ont disparus je trouve ça encore plus louche que l'Ordre n'ait rien anticipé à ce niveau là ; à sa place, je récupèrerai tous ces enfants et les mettrais dans des centres du Haut-Savoir ou des orphelinats gérés par des pélégris ou un truc du style, histoire de les endoctriner ;)
Plein de bisous ! Je précise que j'ai hâte d'avoir la suite ou pas ?
Isapass
Posté le 13/01/2020
Pourquoi ton coeur ne va pas se remettre du pov Renaude ? Je dois en déduire que c'est bien mené et que tu ne t'y attendais pas, ou au contraire que c'est tellement nul que tu as frôlé la crise cardiaque ?
On verra bien si Abzal respecte sa promesse de faire libérer Renaude, héhé...
Pour ce qui concerne ta théorie sur le réveil de Themerid... je ne dirai rien non plus, mais c'est intéressant de voir que maintenant tu fais des hypothèses pour les moindres détails ;) J'adore !
Pour la famine et les enfants, tu as raison : comme je ne me suis pas attardée sur le sujet, ça peut porter à confusion sur les méthodes de l'Ordre. En fait, plus haut, Flore dit bien que L'Ordre continue à distribuer des rations, mais on avait vu dans le tome 1 que les rations en question étaient très maigres. Or, plus encore qu'un peuple qui mange à sa faim, un peuple qui a juste de quoi survivre mais qui reste affaibli est le plus susceptible de rester tranquille. Je vais ajouter une phrase dans la tirade de Renaude pour le dire. Quant au cas particulier des enfants dont les parents sont morts ou en prison, on peut penser qu'à eux, s'ils ont à la rue, personne ne distribue de ration. Je vais voir comment le faire comprendre aussi.
Enfin, le dernier paragraphe de ton commentaire m'a épaté parce que justement, il se trouve que l'Ordre a justement des dessins pour les enfants... je n'en dis pas plus pour le moment ;)
merci pour la rapidité de ta lecture plus qu'attentive et ton commentaire encourageant ♥
Des bisous !
J'essaye de faire le chapitre suivant cette semaine, mais j'avoue qu'il me pose problème : j'ai 50% de chances de tomber dans un affreux cliché donc je vais marcher sur des œufs.
Tac
Posté le 13/01/2020
Rhoooo mais noooon si c'était nul tu sais très bien que je te le dirais ! "Comme Stephen King, le talent en moins" ;)
Je t'épate, je t'épate... c'est que j'en ai dans la caboche, madame ! Par contre si l'Ordre a juste des dessins et pas des desseins envers les enfants, ça va être intéressant :p
Mais de rien, c'était un parfait prétexte pour continuer de procrastiner !
Si tu as envie de parler du prochain chapitre (ça ne me dérange pas d'être spoilée) tu sais où me trouver !
Isapass
Posté le 13/01/2020
C'est noté pour l'offre de bainstorming ;)
Rhooo la la, dessins, desseins... c'est pareil, hein ! (la honte... on va dire que c'est mon clavier qui est nul)
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