Chapitre 4 - Feu aux poudres

Notes de l’auteur : Par rapport aux premières versions des chapitres précédents, j'ai changé le mot médiateur par conciliateur.

Paskhal, en plus d'être l'élu des Kalokas, était un conciliateur inégalé. Ce dernier avait un rôle très important dans les tribus Siréliennes. De lui dépendait la stabilité des familles et des énergies. Il avait essentiellement le rôle de trancher sur tous les problèmes relatifs à l'utilisation des dons et de la place des Siréliens dans la société Namonienne. Il y avait plusieurs conciliateurs par famille de don mais Paskhal avait atteint le statut le plus éminent. Il était le conciliateur dynaste de son époque. Cela signifiait qu'il était le supérieur de tous les conciliateurs Siréliens. Toutes familles confondues. Il servait également d'intermédiaire pour les humains. S’il traitait en priorité les problèmes de son clan, il était également tenu au courant des affaires importantes des familles des Hylés et des Physés. Son avis et ses décisions avaient donc des répercussions importantes chez toutes les factions. C'est à ce titre qu'il fût tenu au courant de la tragédie qui venait de se jouer chez les Physés.

L'intronisation du futur élu des Physés était en cours de préparatifs. Cette cérémonie dépendait uniquement de l'âge de l'élu en fonction. Hors Bénédit, l'élu de la famille dit des rouges, approchait de sa cinquantième année. Sa succession devait donc être organisée. En effet, la cérémonie des élus, quel que soit sa famille de dons, se faisait toujours l'année précédant le cinquantième anniversaire de l'élu actuel. L'âge de quarante-neuf ans n'avait pas spécialement de symbolique. Il servait de garantie. Même si les élus étaient tous des forces de la nature, ne pas dépasser les quarante neuvièmes anniversaires avait permis qu'aucun d'eux ne meurt avant sa passation. Cette règle promettait également d'atténuer leur courte longévité. Les élus mouraient généralement dans les dix années qui suivaient la nouvelle intronisation. Durant les années consécutifs à la cérémonie, l'ancien élu apprenait à son successeur à maitriser son don et ceux de sa communauté. La cérémonie mais surtout l'éducation civique et morale qui s'en suivait était un élément important de la culture Sirélienne. La passation d'élu était même l'un de ses fondements.

Cette cérémonie cruciale dans la vie des Siréliens demandait beaucoup de préparatifs et de répétitions. L'ultime coutume avant l'intronisation consistait à présenter l'ensemble des candidats à leur élu. Ce fût lors de ce rassemblement que la communauté des Physés échappa au pire. Deux tirs. Deux coups de feu et ils avaient failli perdre leur guide. Bénédit avait été visé, à la tête. Ses pouvoirs d'auto guérison n'auraient pas pu le sauver. Il serait mort sur le coup. Heureusement la balle avait été déviée au dernier moment. Une des candidates, en pleine démonstration de pouvoir, avait détournée le dangereux projectile de sa trajectoire. Sophya, du haut de ses quatorze ans, n'avait même pas fait exprès. La balle était tombée au pied de Bénédit par pur hasard. Un simple concours de circonstances. Un coup du destin l'avait sauvé. La seconde balle eût plus de chance. Elle alla se loger directement dans le cœur d'une spectatrice. Elle mourra sur le coup. Personne ne pût donc la sauver. Le coup était précis, net. Il était survenu juste après le premier et avant que tout le monde ne comprenne la situation. A croire que c'était surtout elle qui était visée. C'est ce qu'envisageait Paskhal à la lecture de cette lettre officiel.

La victime était une humaine de 18 ans. Louise, une jeune femme innocente qui venait supporter l'un des candidats à la présentation des élus. C'était l'âme sœur de Vikthor, le favori de la compétition. Le grand frère de Sophya. On ne comprenait pas pourquoi une simple humaine avait été visée. Pour la plupart c'était surement une erreur. Le tir avait été gratuit. Pour Paskhal, c'était le début d'un conflit. Louise était située à l'autre bout de Bénédit. Il n'y voyait pas une balle perdue. Il était de plus en plus rare que des Siréliens s'unissent à des humains. Ame sœur ou non, ça ne changeait rien. Un physés si prometteur liée à une humaine si banale, avait dû en agacer plus d'un. Paskhal ne comprenait que trop bien cet enjeu. Il en avait déjà souffert auparavant. Il ne comprenait cependant pas la logique des deux coups. Pourquoi tirer sur un élu si c'est la présence d'une humaine qui est remis en cause ? Pourquoi tirer sur une humaine si on en veut à l'existence des Siréliens ? Ça n'avait pas de sens, à part causer l'exaltation des foules. Opposer les deux camps. Bien sûr, c’est ce qu’il se passa.

Les rapports entre les humains et les Siréliens étaient déjà bien tendu mais cet événement avait mis le feu aux poudres. Certains humains reprochaient aux Siréliens de vivre comme des reclus avec des traditions archaïques. Ils souhaitaient de nouveau se mélanger. A part le clan des Hylés, les Siréliens y étaient réfractaires. D'autres estimaient au contraire qu'ils n'avaient plus besoin des dons pour assurer la prospérité de la planète. Les Siréliens étaient donc considérés comme inutiles à leur société. Ces derniers avaient les mêmes discours. Les humains n'avaient jamais servi à rien, à part détruire leur planète. Statu quo. Paskhal semblait plus raisonnable à ce sujet. Toutefois, il avait peur des humains et préférait garder ses distances. Ils étaient plus nombreux. Il craignait qu'ils soient également plus soudés. Il devait donner son verdict sur cette affaire. La justice humaine allait s'en mêler. On n’avait pas retrouvé le tireur. Paskhal devait trancher si la cérémonie aurait lieux comme prévu. On voudrait également savoir sa pensée sur l'affaire. Il avait une réelle influence sur la suite des évènements.

Paskhal s'octroya quelques jours de réflexion. Jours qu'il passa également à éviter sa fille. Il avait aussi pris une décision pour Manon. Le père se sentait un peu dépassé. Sa fille avait déjà montré un grand intérêt à l'annonce de l'évènement tragique des Physés dans les journaux. On y voyait la photographie en noire et blanc d'un Vikthor pleurant sa Louise. Le jeune homme avait le même âge que sa fille. Le voir si abattu tenir dans ses bras sa défunte amante, avait dû la marquer. Elle n'avait pas reparlé de ses pouvoirs, cette tragédie lui occupant l'esprit. L'élu qu'il était se demanda s'il n'y avait pas un lien entre la personne qui avait espionné Manon et cette tuerie. Il connaissait des personnes qui en seraient capables. Dans le doute, il prit la décision de maintenir la cérémonie des élus chez les Physés tout en proposant d’instaurer des nouvelles règles de sécurité. Cependant Manon ne viendrait pas avec lui. Elle rêvait de découvrir la région de Yacuiba, il lui avait promis. Elle était connue pour être l’un des plus beaux endroits du nouveaux monde. Le cadet des frères Sirel, ancêtre de tous les Physés, avait réussi à créer un immense lac dans les terres sablées. Il était si grand qu'on n'en voyait pas le bout d'une rive à l'autre. On racontait qu'il était aussi profond que les anciennes mers. Manon en rêvait. Paskhal lui estima que sa fille serait plus en sécurité loin de tout cette agitation. Il n'était surtout pas rassuré à l'idée qu'elle puisse fréquenter d'autres Siréliens prometteurs. A part galvaniser son envie d'utiliser son don, il ne voyait pas trop l'intérêt qu’elle rencontre un Vikthor ou une Sophya.

_ Manon, je ne tiendrais pas ma promesse pour cette fois. Lâcha-t-il un soir avant qu’elle aille se coucher.

_Tu resteras ici lors de la cérémonie des Physés. Elle aura lieu dans deux mois. J’emmènerai ta sœur Endza à ta place. Ce sera moins dangereux pour elle que pour toi. Acheva Paskhal en se justifiant.

_ Tu ne me laisseras donc jamais sortir du village ? Demanda Manon, les larmes aux yeux. Son père avait hésité avant de lui rétorquer :

_ Quand nous serons prêts, je te laisserais partir bien plus loin que tu ne puisses l’imaginer. Je t'en fais le serment. Cette fois, je le tiendrais.

Manon n’avait rien répondu mais cette décision avait fini de l’achever. Elle ne comprenait plus son père. Elle voyait ça comme une punition. Endza, elle fulminait de joie. Elle appréciait sa sœur, mais était toujours dans la compétition. Elle avait également prévu de se présenter à la cérémonie des élus. Son père ne croyant qu'en Manon avait quand même cédé. Elle aussi avait été précoce après tout. Elle avait quatre ans pour s'y préparer. Voir une cérémonie des élus avant la sienne ne pouvait que lui donner un avantage sur sa sœur ainée.

Manon passa les jours qui suivirent à ruminer. Solenne n’arrivait même pas à lui remonter le moral. Sa sœur se sentait incomprise par leur père et en voulait à Nazar de ne pas avoir su tenir sa langue. Paskhal, ayant beaucoup à faire depuis l’attentat, avait remis à plus tard l’entrainement de Manon. Elle apprendrait à ses côtés après la cérémonie des Physés. Elle n’aurait lieu que dans deux mois. D’ici là son père devait aider à sa préparation et gérer l’exaltation des foules causée par la fusillade. Le meurtre de Louise avait réveillé les anti-Siréliens. Tandis que la tentative d’assassinat contre Bénédit avait, elle, ranimé l’animosité des Siréliens envers les humains. Paskhal devait faire face à la crise humaine et Sirélienne. Sa femme, elle, fût appelé à venir directement sur les lieux de la tragédie pour épauler les enquêteurs. Son don pouvait lui permettre de remonter jusqu’au tireur. Il lui suffirait de lire le passé des indices laissés. Hestia n’était cependant là qu’en tant que consultante. La justice mondiale, comme la politique, n’était rendu que par des humains. Les Siréliens avaient, eux, leur propre système judiciaire. Il était rendu par les conciliateurs mais ne concernait que leur peuple. La justice humaine prédominait donc sur celle des Siréliens dans des affaires comme celle-ci. Les humains n’intervenaient dans leur justice que s’il était condition de leur peuple ou de la planète. Pour le reste, les conciliateurs avaient carte blanche. Là une femme humaine avait été tuée. Même si c’était pendant un rituel Sirélien, l’enquête dépendait des hommes. Aux vues des retombées médiatiques, l’affaire était également devenue politique.

Leur père très occupé et leur mère partie enquêter, c’est Arthur qui se chargea de sortir Manon de son mutisme. Il avait toujours été une seconde figure paternelle pour ses sœurs. Il était notamment très proche de Solenne et de Manon. Arthur ressemblait beaucoup à leur mère. Il avait hérité de ses yeux verts et de ses gènes roux. Coupés très court, ses cheveux encadraient son visage pâle parsemé de tâche de rousseur. Il retrouva ses petites sœurs, Solenne et Manon, à leur repère habituel. L’étang Montcelle. Il profita d’une balade en forêt dans ses alentours, pour entamer une discussion avec Manon.

_ Je sais Manon. C’est déjà compliqué d’être toi. Avait-il commencé.

_ Tu es une sirélienne, la fille d’un élu, tu as un pouvoir qui te permet de lire dans les pensées et de les contrôler. Si c’était tout, ce serait déjà beaucoup ! Avait énoncé Arthur sur un ton léger.

_ Mais il semblerait que tu sois également celle qui prendra la relève de notre père entant qu’élu.

_ Tu oublies que mon pouvoir semble aussi difficile à contrôler, que notre père paraît anxieux à cette idée et que notre famille est la cible d’un corbeau ! Coupa Manon en rigolant.

_ Tout ça pour une jeune fille de seize ans, incapable de se coiffer décemment! Se moqua Solenne en attrapant son frère et sa sœur par les épaules. La bande riait, enfin.

Il est vrai que cela faisait beaucoup. Sans compter que devenir l'élue causerait la mort de leur père. Manon n'en parlait jamais. Tout comme Paskhal. Arthur, lui avait toujours essayé de protéger sa sœur de sa destinée. Il avait été une personne importante dans l’épanouissement de sa famille. Il savait les rassembler. Depuis qu’il s’était marié et avait quitté la maison familiale, Endza s’était éloignée de ses ainées. Leur mère avait tendance à soutenir ces deux dernières, tandis que Paskhal soutenait les positions de la cadette. Arthur s’évertua donc de reprendre son rôle. Il argumenta en faveur de son père. Il faisait ça pour la protéger. La protéger des autres. Arthur pensait aussi que s’il avait du mal à guider Manon vers sa destinée, c’était également pour en protéger les autres. Manon ne s’en souvenait pas. Elle et sa sœur ne devaient pas s’en souvenir. Son père y avait veillé. Cependant, le pouvoir de Manon pouvait faire des ravages.

Solenne était souvent prise à parti par leur camarade de classe. Sa différence n’était pas vraiment appréciée en dehors du village d’Eybure. Malheureusement, plusieurs fois par semaine, les jeunes du village avaient cours à l’académie. L’académie était située dans la capitale régionale de Zorrèce. Erden. Normalement, tous les enfants des Kalokas y avait cours au moins une fois par semaine. Paskhal y donnait également un cours d’éthique, de justice et de moral Sirélienne. A la sortie des cours, il avait demandé à ses filles de l’attendre sur le perron de l’école. Des étudiants, plus âgés, les avaient alors pris à partis. Etant du même âge, Ils partageaient quelques cours avec Arthur. Un dénommé Colas avait poussé Manon violement pour l’écarter. Son ami Elaze lui prenait Solenne pour cible. Alors qu’il tirait ses cheveux, il essayait en même temps de lui arracher son telsman. Zaven qui assistait de loin à la scène, s’était précipité pour les séparer. Il avait alors reçu un coup de poing en plein visage. Son nez fût cassé. Manon en voyant cette scène pris le contrôle des deux agresseurs. Paskhal et Arthur étaient arrivés à temps. Ils retrouvèrent un Colas évanouie après s’est fait projeter au sol. Manon l’avait envoyé valser comme une poupée de chiffon. Elaze prit peur mais alors qu’il avait à peine lâché sa soeur, Manon l’avait figé dans son mouvement. Il détenait encore le telsman arrachée au cou de Solenne, quand il se mît à suffoquer. Le père et son fils n’en n’étaient pas sûrs, mais il semblerait que Manon réussissait à lui bloquer la respiration. A distance. Arhtur avait alors utilisait son don de super vitesse pour venir à son secours. Paskhal lui s’était concentré sur Manon pour lui faire lâcher son emprise. Une fois fait, il avait récréé une illusion où Zaven était venu seul à bout des deux malfrats. L’illusion avait opérée dans les l'esprit de ses filles, de Zaven et des deux agresseurs. Paskhal était très doué pour cela. Il pouvait créer une dimension à part entière et l’instaurer ad vitam aeternam.

Cet accident marqua un tournant dans les rapports du fils et de la fille. Paskhal avait su la maitriser pour cette fois. Cependant, il n’était pas sûr que ce serait toujours le cas. C’était surement de ça dont il avait peur. Leu père se demendait s'il ne devrait pas créer par la suite d'autres manipulations mentale pour limiter le pouvoir de sa fille. Arthur se souvenait qu’il lui avait fait promettre de lui dire si Manon réutilisait son don. Lui, ne trouvait pas sain que l'esprit de sa soeur soit avili par des manipulations de leur père. L’amour pour sa sœur passant avant cette promesse, il veilla sur Manon mais ne dit rien quand elle continua à développer son pouvoir. Au contraire, pour lui c’est parce que son père faisait tout pour limiter son don que sa sœur avait du mal à le contrôler. Pas l’inverse. Depuis, Il l’avait toujours poussé à l’utiliser. Cependant, il avait une règle. L’utilisation devait se faire uniquement sur lui et sur ses sœurs mais personne d’autre. Elle avait transgressé LA règle mais Arthur ne lui en tenu pas rigueur. Manon était si jeune.

_ Père peut être stricte. Il a ses raisons. Je n’approuve pas toujours mais je les comprends. Déclara Arthur à la fin de leur balade. Il regarde Manon fixement, avant de continuer. Il va être très occupé ce mois-ci. Je pense, contrairement à lui, que tu ne devrais pas repousser ton apprentissage.

A cette annonce Manon lui offrit un grand sourire. Elle lisait dans ses pensées. En attendant que leur père se décide, lui, il serait là pour elle. Comme toujours. Arthur avait déjà assisté à une cérémonie d’élu. Celle des Hylés. Il était encore jeune mais il s’en souvenait bien. L’adolescent qui fût élu pour remplacer Zector devait être à peine plus jeune que sa soeur. Pareil tout du moins. Les pouvoirs des Hylés étaient moins complexes, moins dangereux que ceux des Kalokas. Cependant s’il avait pu être élu sans risque, Manon devrait pouvoir y arriver elle aussi. Il suffisait de l’y préparer. Doucement.

_ Concentres toi sur moi, Manon. Demanda Arthur.

Manon acquiesça et rentra dans son esprit, sans peine. Il ferma les yeux et pris une position de combat. Il demanda ensuite à Solenne de le frapper. La jeune fille, amusée, lâcha un coup de pied dans son tibia.

_ Aïe ! Très bien. Dit-il, amusé. Le prochain maintenant, tu dois me le faire éviter ! Proposa Arthur en se retournant vers Manon.

Ils enchainèrent les assauts de Solenne. Petit à petit Manon prenait le contrôle du corps de son frère. Elle arrivait à parer de plus en plus les coups de sa sœur. Elle prévoyait même ses coups. Elle était rentré également dans l'esprit de Solenne. Uniquement pour y lire ses pensées. Manon s’amusait avec son don pour la première fois. Elle n’avait jamais ressenti ça avec son pouvoir. Toutefois pendant qu’elle s’enthousiasmait de cet entrainement, elle senti une douleur lui percer l’arrière de son crâne. La même douleur qu’elle avait senti la semaine précédente. Là encore elle se figea. Quelqu’un l’observait. Non quelqu’un les observait. Elle sentait un esprit rentrer dans le sien mais aussi dans celui de son frère et de sa soeur qu’elle contrôlait. Ni son frère, si sa soeur ne sentaient l’intrusion. Elle lâcha alors leurs esprits pour se concentrer sur la douleur qu’elle ressentait en elle. Si quelqu’un voulait rentrer dans ses pensées, elle aussi elle pouvait essayer de faire de même à cet envahisseur. Alors qu’elle se concentra, elle trouva sa cible. L’intru était plus loin qu’elle ne l’aurait imaginé. Pas dans la forêt mais à l’étang. La personne n’avait donc pas de vue directe sur elle. Ça voulait dire qu’il était télépathe. Tout comme elle. Le lien était fait et c’était un homme. Jeune ou âgée, elle n’aurait su le dire. Alors qu’elle s’efforça de lâcher prise et de s’infiltrer au plus profond de lui, il la repéra. Elle eu un crie de surprise, tout autour d’elle se mit à tourner. Elle se concentra alors plus intensément pour cette fois refermer son esprit à l’envahisseur. Elle n’y parvenu pas et tomba évanouie aux pieds de son frère. Il y avait un espion télèpathe dans les parages. C'était un Kalokas.

 

Vous devez être connecté pour laisser un commentaire.
Sorryf
Posté le 22/11/2019
Me voila !
J'aime bien ton histoire et son monde ! J'ai repéré quelques fautes mais rien de dramatique (un "au paravent" au lieu de "auparavant" qui m'a fait sourire), je n'ai pas pris le temps de les relever comme j'étais sur téléphone, désolée !
Je pense que tu devrais essayer d'aérer un peu les pargraphes, d'aller a la ligne un petit peu plus souvent, pour la lecture sur écran je trouve que ça rend le texte plus attrayant.

Voila pour les remarques ! maintenant l'histoire en elle-même, et les personnages, ils me plaisent beaucoup ! Je trouve que c'est bien construit, on ne mélange pas les personnages même s'ils sont nombreux, et on retient bien leurs pouvoirs à chacun.
J'ADORE les histoires d'ames soeurs, avec toutes les complications que ça implique (alors que au contraire c'est sencé rendre les choses plus simple), comme par exemple cette humaine que personne ne voulait voir liée a un mec a pouvoir super classe, ce sont toujours des intrigues qui me passionnent donc j'étais trop contente qu'il y ait ce système dans ton histoire !
J'adore aussi les histoires de soeurs, donc je suis servie !
Il y a un bon suspense, je trouve, avec ces mystérieuses lettres dont plus personne ne se soucient, et bien sur cet espion télépathe.
Concernant les personnages, je les trouve tous sympathique, j'aime bien leurs relation, notamment au sein de la famille. Le père est touchant, je trouve.
Ce n'est pas mon personnage préféré parce qu'elle est un peu teigneuse, mais mon attention va à la petite Endza. Elle a tous les défauts d'une petite soeur peste, et en même temps c'est le mouton noir de la famille, elle est coupée de la complicité de ses soeurs, et même de son frère, qui s'entend mieux avec les ainées. Du coup, ça m'étonne pas qu'elle soit du genre a dénoncer, à bouder, à être compétitive. La pauvre :-( En plus même la mère soutient ses ainées... pas facile d'être la "moins importante" d'une fratrie. Du coup j'étais trop contente que le père l'emmène et soutienne sa présentation au poste d'élue, même s'il n'y croit pas... T.T
Je trouve que Solenne n'est pas assez développée, on sait qu'elle est bavarde mais on la voit pas tellement bavarder, du coup à chaque fois que tu dis qu'elle est bavarde ça me fait bizarre, parce que à toutes ses apparitions j'imagine une fille calme et sage, qui soutient sa sœur, un peu dans son ombre.
Maintenant j'attend la suite !
ludivinecrtx
Posté le 22/11/2019
Coucou Sorryf !

Merci pour tes remarques et ce gros pavé !! ^^

Je viens de corriger quelques coquilles dont celle là lol.

Je suis contente que l'histoire te plaise !! J'avais peur des confusions entre les personnages... Oui il y en a beaucoup.. Beaucoup trop ><. Non ça va j'essaye de me limiter lol. Ils seront bientôt tous présents.

Ahaha oui les histoires d'âme soeur. C'est une bonne idée mais en effet cela implique tellement de complications. Déjà je soulève le premier problème humain/sirélien. Mais il y aussi le fait qu'il faut la trouver cette âme sœur... Elle n'est pas forcément proche de chez toi ><.

Je suis contente que ça te plaise du coup les histoires d'humains et de pouvoirs, car cela va être un peu ma bataille. Je le développe encore dans le prochain chapitre.

Ahah oui là tu as trois sœurs et un frère. C'est une grande histoire de fratrie ! Pour Endza j'avais un peu de mal à l'écrire. Je voulais qu'on ne l'aime pas forcément mais en même temps qu'on la comprenne. C'est claire qu'elle se sent mise à l'écart. Son père la soutient c'est déjà ça.
Je vais expliquer dans le prochain chapitre pourquoi son père ne croit qu'en Manon en revanche. Pour Endza son rôle dans la fratrie est amené à évoluer mais doucement. Je n'en dis pas plus. Mais tu devrais aimer.

Oui Solenne j'ai beaucoup de mal avec elle.. Elle est effacée par sa soeur. Ca je voulais le sortir, elle doit être vu comme une chose fragile que Manon veut protéger. C'est pas une fille calme mais effacée. De par son histoire, sa différence, elle va pas se mettre en avant. Mais c'est vrai que je ne l'ai pas beaucoup développée alors que c'est un de mes personnages clés. C'est le second perso principale avec Manon,à terme. Ta remarque est donc très pertinente.
On va passer plus de temps avec elle dans les prochains chapitre, je vais m'atteler à la rendre plus loquace. Je verrais ensuite si je la corrige également dans les chapitres précédents.

Merci encore pour ta lecture et ton commentaire. La suite devrait arriver bientôt. Le prochain chapitre est déjà écrit.
Sorryf
Posté le 22/11/2019
pour Solenne je pense que c'est l'addition "effacée" + "bavarde" qui pose problème, pour la comprendre, c'est deux traits tellement contradictoires ça la rend impossible a cerner ! peut-être qu'en la mettant plus en situation ce sera plus clair...
ludivinecrtx
Posté le 22/11/2019
Je sais, je vais devoir les concilier. Je ne sais pas encore comment. Je m'y attèle dans le chapitre 6...
Renarde
Posté le 21/11/2019
Coucou ludivinecrtx,

Tu as deux fois quasiment la même phrases à quelques lignes d'intervalle : "La communauté des Physés avait donc échappé au pire." et ". Ce fût lors de ce rassemblement que la communauté des Physés échappa au pire."

Coquilles :
n'auraient pas pût le sauver -> pu
c'était surtout elle qui était visé -> visée
au paravent -> auparavant
Bien sûre, c’est ce qu’il se passa. -> sûr
Les Siréliens étaient donc considérés comme inutile -> inutiles
Le père se sentait un peu dépasser -> dépassé

Bon, ils sont tous balèzes dans la famille XD.

Mystère sur l'attentat, rivalités entre sœurs, relation père/fille, gestion du don, conflit entre les humains et les autres peuples, il s'en passe des choses dans ce chapitre !

Ce qui est bien, c'est que je comprends à la fois l'attitude de Manon et celle de Paskhal. Leurs deux approches sont "logiques", bien qu'inconciliables.

Je crains pour la vie de Paskhal par contre... Je le sens pas du tout cette nouvelle cérémonie...
ludivinecrtx
Posté le 22/11/2019
Bonjour Renarde,

Merci pour tes commentaires toujours très pertinent !

Oui je n'avais pas remarqué la répétition, j'ai corrigé cela du coup. Ainsi que les coquilles !

Oui les enfants d'un élus sont souvent assez prometteurs!

Oui c'était un chapitre clés pour moi. Assez difficile à écrire d'ailleurs ><.

Je suis contente que tu comprennes bien les deux parties. J'avais peur que l'une ne soit pas claire. Oui ce sont bien deux façon de penser différentes, opposées. C'est le but souhaité.

La future cérémonie va, en effet, marquer un tournant dans mon histoire ! Pour tous les personnages. Tu as des raisons donc bien des raisons de t'inquiéter. Pour quels personnages, ça, tu verras ;).
ludivinecrtx
Posté le 22/11/2019
Edit : Tu as donc bien des raisons de t'inquiéter**
UnePasseMiroir
Posté le 19/11/2019
Coucou ! J'ai bien aimé ce chapitre, où les choses deviennent de plus en plus tendues... j'ai apprécié le rythme du texte, avec des phrases courtes et saccadées.
Et là on sent que les choses chauffent de plus en plus entre humains, Siréliens et les autres, avec cet attentat... et puis y'a Manon au milieu qui essaye de vivre sa vie et qui y arrive moyennement XD la pauvre... en plus vive le résumé qui me fait redouter le fameux enlèvement !

Quelques petites remarques : vers le milieu du chapitre, tu dis que "Endza fulminait de joie"... fulminer c'est pas vraiment ça que ça veut dire, tu voulais peut-être mettre "exultait" ? Et dans ce cas-là, le "de joie" est inutile.
Et au passage à la fin du dialogue d'Arthur et Manon, je trouve assez bizarre que tu reviennes plusieurs fois à la ligne avec un nouveau tiret alors que c'est toujours Arthur qui parle, sans interruption apparente... ou alors c'est moi qui ai mal compris ? ^^'
ludivinecrtx
Posté le 19/11/2019
Contente que le nouveau rythme te plaise ! Je voulais un peu accélérer les choses. Je pense de toute façon que les phrases courtes dynamisme vrai un texte. Je devrais peu être revoir les autres chapitres en conséquence mais je vais déjà penser aux prochains chapitres !

C'est difficile d'être elle lol!

Je voulais dire exultait oui... ><

Je pensais être plus clair en faisant les dialogues ainsi mais oui quand il n'y a pas d'interruption il n'y a pas l'intérêt d'aller a la ligne !
Vous lisez