Chapitre 4

Notes de l’auteur : Bonjour ! Merci à tous ceux qui continuent de lire cette histoire ! Bonne lecture :)

Après le départ d’Alexander, Altaïs avait rouvert prudemment la porte de la chambre. Il s’était alors dirigé vers les étagères pleines à craquer de livres. Cela faisait si longtemps qu’il n’avait pu en tenir un dans ses mains… Il avait toujours adoré cela, mais durant sa jeunesse au palais ses lectures avaient toujours été très encadrées. Parfois, avec la complicité du bibliothécaire, il parvenait à lire en cachette et à s’évader pendant quelques précieux instants.

Il se décida pour un livre sur l’histoire ancienne d’Aeldor, qui l’avait toujours captivé. À l’inverse, apprendre bêtement la généalogie de sa famille l’ennuyait profondément et sa manie de n’en faire qu’à sa tête lui avait souvent valu de sévères corrections. Il négligea les deux fauteuils confortables présents dans le petit salon et s’assit en tailleur à même le sol, au pied des étagères, pour se plonger dans sa lecture.

Cela faisait déjà un moment qu’il tournait les pages quand un vacarme retentit dans les escaliers de l’immeuble. Et s’arrêta devant la porte de l’appartement. Méfiant, Altaïs referma le livre et le déposa soigneusement à côté de lui avant de se relever. Il eut tout juste le temps de faire quelques pas que la porte volait en éclat.

Par réflexe, il plaça ses bras devant son visage pour le protéger des débris de bois. Ses vêtements claquèrent et ses mèches ébènes dansèrent un instant sous la force du courant magique.

Il abaissa ses bras pour voir deux hommes enjamber ce qu’il restait de la porte et entrer dans l’appartement. Ils ne portaient pas d’uniforme, mais une tenue de cuir souple, aussi pratique pour le voyage que pour le combat. L’un d’entre eux avait également une large balafre qui traversait son visage de part en part. Mercenaires.

— Tiens, tiens. Nos informations étaient donc vraies… Le petit prince est de retour et se planque dans la capitale.

Altaïs dut résister à la tentation de faire un pas en arrière quand le duo pénétra dans le salon. Les hommes étaient plus grands, plus musclés et, surtout, ils semblaient en parfaite santé. Une large épée était attachée dans leur dos, et une collection impressionnante de couteaux pendait à leur ceinture. Il s’agissait probablement d’un moyen supplémentaire d’intimider leurs adversaires. Le prince, dépourvu de pouvoirs, n’avait aucune chance. Son regard se fit pourtant aussi froid que le blizzard.

— Des gens paieraient cher pour te récupérer, dit l’autre en ricanant. Le roi peut-être, dont tu as tué le père ? Ou alors le Grand Conseiller, dont tu as tué le frère ?

— Je n’ai tué personne, répliqua Altaïs, glacial.

Les rires narquois retentirent à nouveau.

— Je me moque bien de ce que tu as fait ou non, c’est la prime sur ta tête qui nous intéresse. Tu verras le reste avec ta famille.

Le prince tressaillit.

— Allons, allons, ne t’inquiète pas. On ne compte pas te faire trop de mal.

Mais leur sourire mauvais traduisait une tout autre intention.

— Alors… Que vaut un prince régicide ?

Pas grand-chose, songea amèrement Altaïs. Sa magie restait obstinément silencieuse, et il maudit ceux qui en étaient responsables. Mais il ne comptait pas rester les bras croisés à attendre que la mort vienne le cueillir, ou pire.

Le premier sort le manqua d’un cheveu, car il eut le réflexe bienheureux de bondir sur le côté pour se réfugier derrière l’un des fauteuils. Un fugace éclair de douleur traversa son visage quand il s’appuya sur sa cheville blessée.

— Tu fuis ? railla l’un des mercenaires moqueurs.

Le fauteuil fut réduit en charpie, et avant que le prince ne puisse faire quoi que ce soit, il fut projeté contre le mur qui trembla sous l’impact. La douleur quand il le percuta fut telle qu’il en eut le souffle coupé et sa vue se troubla.

Altaïs s’effondra sur le sol sans force. Il vit à peine les bottes noires s’arrêter à côté de lui. Il tenta vainement de se redresser en prenant appui sur ses bras, mais la pointe de la chaussure qui s’appuya sur sa tête réduit ses efforts à néant.

— Tu te rends compte ? Mettre un prince à genoux… triompha le mercenaire qui avait lancé le sort.

— C’est bandant, ricana son partenaire.

Le pied relâcha sa pression sur la tête du prince. Les bottes s’accroupirent et une main ferme empoigna son menton pour l’obliger à relever la tête. Altaïs sentit un liquide chaud couler sur sa tempe et dévaler son visage jusqu’à se perdre dans son cou. Quelques gouttes vermeilles s’échouèrent sur le sol.

— Peut-être que si tu supplies, on s’arrêtera là… dit celui qui le tenait.

— Pitié, ne me faites pas de mal ! imita l’autre dans un grand éclat de rire.

Le prince leur adressa un regard brûlant de rage et de haine.

— Je préfère encore crever, répliqua-t-il avec hargne.

La gifle qui suivit fut si puissante qu’Altaïs sentit un goût métallique envahir sa bouche. Un autre coup s’apprêtait à suivre, mais il fut soudainement arrêté par une surface transparente, semblable à du verre. Un large bouclier venait de s’interposer entre le mercenaire et le prince à terre.

— Alexander, souffla ce dernier avec soulagement.

— Tu vas bien ? demanda le Protecteur sans quitter les mercenaires du regard.

— Ça ira, répondit-il.

Mais la douleur était si vive qu’il ne devait tromper personne.

— Oh ! Le chien de garde est déjà de retour ? se moqua le mercenaire qui l’avait frappé.

Alexander esquissa un sourire froid. Les deux mercenaires lui faisaient face désormais et avaient l’air plus qu’agacés d’être dérangés ainsi. L’un d’entre eux amorça un geste, mais le soldat bougea si vite, soutenu par sa magie, qu’Altaïs le vit à peine se déplacer. Il envoya son coude dans le visage d’un des deux hommes et un craquement sec retentit quand le nez se brisa. Le mercenaire hurla de douleur. Dans la continuité de son mouvement, il l’attrapa par la nuque et le jeta au sol, près des étagères. L’homme ne se releva pas, probablement trop sonné pour cela.

Il ne restait plus qu’un mercenaire désormais.

— Si tu t’approches, je n’hésiterai pas à le tuer, menaça-t-il.

Il dégaina rageusement sa large épée en direction d’Altaïs, toujours protégé par le bouclier.

— Je ne crois pas, répondit Alexander d’une voix mortellement sérieuse.

Le mercenaire se retrouva écrasé au sol grâce à un puissant sort de gravité en poussant un cri étranglé. Le Protecteur accentua la pression jusqu’à ce que l’homme perde conscience avant de l’envoyer rejoindre son compagnon près des étagères. Puis, il murmura rapidement des mots à voix basse, comme une litanie, et les étagères s’effondrèrent sur les deux mercenaires.

— Altaïs !

Alexander se précipita vers le jeune homme toujours à terre. Il était dans un piètre état avec le sang coulant sur son visage, l’hématome qui commençait déjà à se former sur sa pommette et ses cheveux salis par la terre et la poussière. Le soldat s’agenouilla près de lui avec un petit pincement au cœur. Il était presque arrivé trop tard.

— Il faut qu’on parte, dit-il. Tout de suite !

Altaïs réagit immédiatement, et se releva tandis qu’Alexander filait dans sa chambre récupérer une besace dans laquelle il fourra à la hâte quelques vêtements et objets. Il sortit ensuite et lança une cape de voyage au prince.

— Couvre-toi, il ne faut pas qu’on te reconnaisse.

Altaïs l’enfila aussitôt et rabattit la capuche sur sa tête. Alexander récupéra des vivres dans les courses qu’il avait faites plus tôt dans la journée. Enfin, il attrapa une paire de bottes qu’il donna au prince avec un sourire d’excuse.

— Je suis désolé, elles sont sans doute un peu grandes.

— Je pense que c’est le dernier de nos soucis, répondit Altaïs d’un ton pince-sans-rire.

Alexander laissa échapper un rire nerveux.

— Tu es prêt ? demanda-t-il.

— Et toi ? C’est ton chez-toi que tu abandonnes non ?

— Bah, ma propriétaire n’est qu’une vieille peau, ça faisait très bien l’affaire parce que je n’étais pas souvent là, c’est tout.

Ce n’était pas exactement la vérité, mais Altaïs s’abstint de toute remarque. Pourtant, lui-même ressentait une pointe de tristesse. Peu importait le peu de temps où il y était resté, c’était le premier endroit où il s’était senti en sécurité depuis… Il ne savait plus depuis quand à vrai dire.

— Allons-y avant que ces deux-là ne se réveillent ! s’exclama Alexander.

 

***

 

Les rues n’étaient plus aussi animées, et la nuit avait fini par recouvrir la ville de son long manteau. L’heure du couvre-feu approchait.

— Où va-t-on ? murmura Altaïs.

— Pour l’instant, quelque part où je pourrai te soigner et où nous pourrons discuter calmement, répondit le Protecteur sur le même ton.

Les murs avaient des oreilles.

— On avisera pour la suite.

En réalité, Alexander savait où ils devaient aller par la suite. Son problème était plutôt de réussir à convaincre Altaïs. Il lui jeta un coup d’œil à la dérobée. Il tenait l’allure que le soldat avait imposée, mais celui-ci pouvait deviner la douleur qui résonnait en lui à chacun de ses pas.

Soudain, un clairon retentit et brisa le calme de la rue. Alexander s’arrêta. C’était le son qui annonçait les hérauts. Or, les hérauts faisaient rarement des annonces aussi tardives. Pas sans une excellente raison tout du moins. Et la seule excellente raison qu’il voyait se trouvait juste à côté de lui.

Le clairon retentit à nouveau et la foule ne mit que quelques minutes à se masser soudainement dans les rues, sortant des habitations avec étonnement.

— Allons voir, décida Alexander.

Sous la large capuche qui dissimulait son visage, Altaïs haussa un sourcil. Lui aussi avait parfaitement compris ce qui se tramait. Mais avec une confiance aveugle, il emboita le pas à Alexander. Avec tout ce monde, ils ne risquaient pas grand-chose.

Ils arrivèrent, guidés par la foule dans laquelle ils se fondirent, sur une petite place où une estrade avait été installée. Un homme vêtu d’un grand chapeau à plumes et de vêtements visiblement coûteux s’y dressait, éclairé par des flambeaux. Il attendit encore quelques instants avant de lancer d’une voix forte :

— Mesdames, Messieurs ! Je viens vers vous avec une bien sombre nouvelle. Le prince régicide Altaïs, traître à la couronne, a été vu dans la ville aujourd’hui même. Il se pavane ici ! Dans ces rues où notre roi bien-aimé marchait autrefois, avant d’être sournoisement assassiné par ce lâche !

Altaïs grimaça. La foule commençait à s’agiter.

— Le roi Adhara II fait donc appel à votre vigilance pour nous aider à capturer le traître. Les patrouilles seront également renforcées dans les rues et dès demain, le couvre-feu sera avancé d’une heure.

Cette fois-ci, des murmures de protestations commencèrent à se faire entendre, mais le héraut apaisa l’agitation.

— Cette situation vise avant tout votre sécurité. Évidemment, elle ne sera que temporaire. Dès que le traître aura été retrouvé, ces mesures n’auront plus lieu d’être !

L’assentiment revint en force. Altaïs observait la scène, dissimulé par sa cape, son malaise grandissant de minute en minute.

— Longue vie au roi !

— Longue vie au roi ! scanda la foule en réponse.

Altaïs baissa la tête et serra les dents. Il haïssait celui qui avait orchestré tout cela. En silence, il se rappela la promesse qu’il s’était faite, il y a une éternité, lors d’une énième nuit de souffrance. Qu’il prouverait son innocence et tuerait le responsable de cette mascarade qui n’avait que trop duré. Ou il mourrait en essayant.

Alexander dut sentir son mal-être, car il lui fit signe de le suivre. Sans que personne ne les remarque, ils s’extirpèrent de la foule et empruntèrent une rue adjacente.

— Je connais un endroit où nous serons au calme, indiqua le soldat.

Ils parcoururent encore plusieurs rues absolument désertes — les gens devaient probablement être encore sur les places. Alexander les mena jusqu’à un vieux clocher un peu bancal qui les surplombait.

— Par ici.

Ils s’arrêtèrent devant une petite porte dissimulée sur le côté, qui se fondait dans le décor de la pierre vieillie par le temps. Le soldat la poussa doucement et elle s’ouvrit sur des escaliers poussiéreux dans un grincement strident.

— Tu es sûr que personne ne vient ici ? souffla Altaïs.

— Oui, ce clocher a dû être abandonné, car sa structure ancienne était trop fragile et menaçait de s’effondrer. Et comme ce n’est qu’un parmi d’autres, le roi n’a pas jugé bon de le faire réparer. En principe, il est donc condamné, mais grâce à cette porte nous pouvons accéder au sommet.

— C’est rassurant.

Alexander esquissa un sourire amusé.

— Il ne va pas s’effondrer parce que deux personnes s’y réfugient.

Et sur ces mots, il s’engouffra dans les escaliers. Altaïs le suivit, mais, à mi-chemin, il fut obligé de s’arrêter, la respiration sifflante.

— Ça va ? demanda Alexander en se retournant.

Le prince retint de justesse le sarcasme qu’il avait sur le bout de la langue et se contenta de répondre :

— Laisse-moi deux minutes.

Alexander redescendit quelques marches pour se mettre au niveau du jeune homme et se mit dos à lui.

— Grimpe.

Altaïs s’apprêtait à protester, mais le regard d’Alexander qui avait tourné la tête vers lui l’en dissuada. « Tu as mal », disait-il. Et c’était vrai, alors Altaïs céda et passa ses bras autour du cou du Protecteur.

— C’est la dernière fois, avertit-il tout de même.

— Évidemment, sourit Alexander qui reprit l’ascension.

Ils arrivèrent rapidement au sommet et Altaïs se laissa gracieusement glisser sur le sol. Le clocher avait en réalité perdu sa cloche. C’était désormais une simple petite pièce dont trois des quatre murs étaient percés d’ouvertures qui avaient dû jadis laisser passer les tintements graves de l’unique cloche du monument.

— C’est de la vieille architecture aeldorienne, dit Altaïs qui admirait la voûte parfaite, traversée par deux grands arcs de pierre.

— Tu t’y connais en architecture ? demanda Alexander avec curiosité.

— J’adore ça. Quand j’étais petit, je rêvais de devenir explorateur pour partir à l’aventure et découvrir chaque monument, chaque ruine de notre histoire.

Le regard pâle s’adoucit à cette pensée et Alexander esquissa un sourire attendri. Altaïs s’approcha de l’une des ouvertures.

— Oh, murmura-t-il.

Devant lui, à perte de vue, s’étendait la capitale d’Aeldor. Ses hautes tours et ses clochers. Le palais surélevé au centre de la ville, et le Grand Temple, merveille architecturale où était rendu un culte à la Magie. La pierre et le marbre qui se mêlaient, et sur lesquels se reflétait la lueur des astres nocturnes. Altaïs sentit sa gorge se nouer sous l’émotion. Cela faisait si longtemps qu’il n’avait pu admirer la beauté de la ville. De sa ville.

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ModesteContesse
Posté le 12/05/2021
Hello ! Je suis de retour après encore une fois 18000 jours de retard xD

Un chapitre fort sympathique, où tu mêles t'écrit, souvenirs et interrogations avec l'action ! Ça semble être ton style apparemment et c'est très rafraîchissant :)
On commence peu à peu à ressentir toute la frustration et la haine d'Altais envers la personne qui se joue de lui, l'injustice devient de plus en plus insupportable !
Les interactions entre Alexander et Altais sont toujours aussi amusantes, parfois touchantes. J'ai hâte de voir comment ils vont s'en sortir dans cette ville qui est au trousse du traître.

Juste petite remarque sur un truc qui m'a fait tiquer : le passage sur les mercenaires, tu répètes beaucoup les termes "ricaner", "railler", "moquer" etc. Alors que ce n'est pas nécessaire, je veux dire on comprend très vite, avec un seul mot au début puis avec le contenu du dialogue que les mercenaires sont moqueurs ! Donc voilà je pense que tu peux vraiment alléger ton texte à cet endroit-là pour éviter les répétitions ;) Simple conseil, mais comme toujours c'est toi qui vois !

À bientôt j'espère !
Mathilde Blue
Posté le 14/05/2021
Coucou ! Pas de soucis pour le retard, prends tout ton temps XD

Oui c'est vrai que j'aime bien mélanger tout ça, et j'accorde une grande importante aux souvenirs hihi, contente que ça te plaise en tout cas ;)

C'est bien noté pour le passage avec les mercenaires, je vais revoir ça !

Merci pour ton commentaire et à bientôt :D
Alex D
Posté le 30/04/2021
Le clocher avait en réalité perdu sa cloche. C’était désormais une simple petite pièce dont trois des quatre murs étaient percés d’ouvertures qui avaient dû jadis laisser passer les tintements graves de l’unique cloche du monument.
Peut-être pourrais-tu reformuler ce passage pour éviter la répétition de cloche-clocher x3 ?
Ton style est fluide et c'est une agréable lecture.
Les choses s'accélèrent pour les deux protagonistes qui doivent accélérer leur départ.
Une fin plus calme avant plus de péripéties j'imagine.
Mathilde Blue
Posté le 01/05/2021
Coucou !

Oups, oui c'est bien vu ! Merci pour ton commentaire ;)

À bientôt !
LDreams
Posté le 18/04/2021
Bonsoir !

On en apprend un peu plus sur Altaïs dans ce chapitre ! J'ai l'impression qu'il tait son caractère comme il a dû être obligé de le faire pendant les années où il a dû être esclave. J'ai hâte de voir ce qu'il pourrait faire une fois qu'il sera un peu plus libre (dans le sens où il n'aura plus l'impression de devoir se réfréner) !

Bonne soirée !
Mathilde Blue
Posté le 20/04/2021
Coucou !

Oui c'est vrai d'une certaine manière, il est très réservé, voire timide, pour l'instant ! Mais il ne demande qu'à être libre ;)

Bonne soirée !
dodoreve
Posté le 27/02/2021
J'aime beaucoup ces deux personnages. Le "Oh" que laisse échapper Altaïs en apercevant sa ville, et le sarcasme qu'il retient tout juste, j'ai le sentiment que ça en dit beaucoup sur son caractère. Alexander me plaît tout autant, et j'ai apprécié le voir au combat (et si doué, apparemment). Pour être honnête, je ne pensais pas m'arrêter de si tôt pour pouvoir me concentrer sur ma lecture, mais finalement je n'ai pas pu résister ahah
Les dialogues sont très appréciables aussi ! J'y retourne :)
Mathilde Blue
Posté le 28/02/2021
Re-coucou ^^

Du coup je suis toujours aussi contente que les personnages te plaisent (Altaïs fait effectivement des efforts pour réfréner une partie de sa personnalité avec Alex, qui est effectivement assez badass haha).

À tout de suite !
Gabhany
Posté le 09/02/2021
Hello Mathilde ! J'ai trouvé la scène de combat très bien menée et bien décrite, j'ai bien visualisé les choses. Altaïs est touchant et ses réactions sont authentiques, elles font très vraies. Quant à Alexander, eh bien ... c'est l'homme parfait en fait ^^ il fait les courses, la cuisine et en plus il protège le prince envers et contre tout. Mais je me demande s'il n'est pas un peu trop parfait justement. Jusqu'à maintenant, on n'a vu de lui que ses meilleures qualités, le dévouement, la loyauté, la gentillesse et l'empathie, et il est déjà très attachant, je ne voudrais pas que tu croies que je ne l'aime pas. Mais il gagnerait en profondeur si on voyait aussi ses défauts, tu vois ce que je veux dire ? Peut-être que ça viendra plus tard, mais tu vois, j'étais tellement certaine qu'il allait sauver la vie d'Altaïs que ça a un peu réduit la tension ressentie au moment de l'attaque des mercenaires. Alors évidemment il ne faut pas qu'Alex laisse le prince être capturé, sinon j'imagine qu'il n'y aurait plus d'histoire, mais peut-être que tu pourrais introduire un dilemme chez Alex (j'y réflechis en même temps mais qqch du genre : il ne veut pas se compromettre en sauvant le prince et en attaquant deux mercenaires sûrement envoyés par qqun de puissant, mais en même temps il ne peut pas laisser Altaïs seul face à ce danger). ça permettrait au lecteur de comprendre un peu mieux qui est Alex et de constater qu'il n'est pas seulement un modèle de prévenance et d'altruisme ;) après tout toute cette abnégation doit lui coûter qqch non ? ça ne peut pas être aussi facile que ça de laisser tout ce qu'il connaît derrière lui pour les beaux yeux d'un prince mystérieux ^^
Voilà j'espère que mon commentaire ne te perturbera pas trop, ça ne veut pas dire que je n'aime pas au contraire ! Et désolée pour le pavé aussi XD
Mathilde Blue
Posté le 09/02/2021
Coucou !

Je vois ce que tu veux dire par rapport à Alexander... Alors pour ma part j'ai tendance à considérer sa naïveté et son inconscience comme des défauts (même si ça arrange bien Altaïs). Mais je peux comprendre l'impression d'être "trop parfait" qu'il donne. Par rapport au dilemme j'y pensais aussi pour la réécriture, mais je pensais l'insérer dans le chapitre 3 au sujet de l'orphelinat plutôt ! Mais effectivement, c'est quelque chose sur lequel il faut que je travaille davantage, surtout au début ^^'

À bientôt !
Gabhany
Posté le 09/02/2021
Oui je vois ce que tu veux dire avec l'inconscience et la naïveté, dans l'absolu ce sont des défauts mais Alexander a plutôt l'air d'en faire des qualités. Je n'ai pas la sensation qu'ils sont présentés comme des défauts en tout cas ^^ ce qui n'est pas plus mal cela dit =D
Mathilde Blue
Posté le 09/02/2021
Bon, j’espère que tu auras moins cette impression pour la suite alors ^^
petite_louve
Posté le 29/12/2020
Après un grand moment de tension, Altaïs et Alexander ont le droit à un peu de calme, ouf ! Haha =D

Après en avoir appris un peu sur le Protecteur, nous avons le droit à des informations sur le prince, ce qui le rend plus existant. Des détails comme le fait de savoir qu'il a été réprimandé dans sa jeunesse et qu'il avait des bibliothécaires sympathiques avec lui donne beaucoup de réalité à son passé. Je trouve que ce genre de petites anecdotes "insignifiantes" donnent beaucoup de vie aux personnages et j'aime beaucoup ! De même pour le fait qu'il apprécie l'architecture et pour son rêve de devenir explorateur =)

Je trouve que ce duo fonctionne vraiment très bien et je continue à dire qu'Alexander est trop gentil haha, ça fait de lui un personnage vraiment très touchant.

Ma lecture est toujours aussi agréable et je suis vraiment ravie d'avoir la chance de lire ton histoire.

A très vite !
Mathilde Blue
Posté le 29/12/2020
Coucou !

Haha oui, le calme avant la tempête comme on dit x)

Je suis contente que tu apprécies ces petites informations, j'aime bien en glisser de temps en temps, pour donner un peu de substance aux personnages !

Et je suis contente également que tu trouves que ce duo fonctionne bien (j'avoue que l'histoire s'est vraiment créée à partir d'eux donc l'inverse aurait été dommage ^^') !

J'espère que la suite te plaira ! À bientôt :D
Cherry
Posté le 19/12/2020
Ah, enfin un moment de répit pour notre duo ;-)

C'est cool d'en savoir plus sur notre petit prince Altaïs, et Alexander semble très doué avec la magie. J'ai bien aimé l'action qui a été dynamique, mais à la fin quand ils se réfugient dans le vieux clocher et qu'Altaïs s'extasie sur l'architecture, ça aurait été mieux de donner justement une description.

Choses à revoir :

"Il ne restait plus qu’un mercenaire désormais, celui qui était le plus près d’Altaïs." = il n'est pas nécessaire de préciser que le mercenaire est près d'Altaïs, je trouve que cette proposition ralentie l'action justement.

"Si tu t’approches, je n’hésite pas à le tuer, menaça-t-il." = Si tu t’approches, je n’hésiterai pas à le tuer, menaça-t-il.

" Bah, ma propriétaire n’était qu’une vieille peau, ça faisait très bien l’affaire parce que je n’étais pas souvent là, c’est tout." = sa propriétaire est-elle encore vivante ? Dans ce cas, il faut mettre la phrase au présent

Je poursuis ;)
Mathilde Blue
Posté le 19/12/2020
Haha oui, les pauvres ont bien le droit de souffler un peu x)

Je suis contente que ça te plaise toujours ! Tu as raison pour les descriptions, c’est vraiment un point sur lequel il faut que je travaille ^^’

Par rapport à tes notes, tu as tout à fait raison, je corrigerai ça rapidement !

Merci pour ton commentaire, j’espère que la suite te plaira ;)

À bientôt !
Hastur
Posté le 18/12/2020
Même déception qu'AnatoleJ, la fin est beaucoup trop tranquille... C'est suspect tout ça ! Je me méfie :D. Blague mise à part, la fin fait place cette fois à une très beau paysage et un beau sentiment que l'on imagine fort bien :).

Un prince cultivé qui a ses petites lubies intellectuelles, un Alexander qui maîtrise sans peine deux mercenaires. Mais qui se refuse à les tuer. Je suis bien curieux de voir jusqu'où ce duo va bien aller. Jusqu'au trône dans quelques centaines de pages peut-être !

Lecture très agréable :). J'ai relevé juste deux petites choses:
"Leurs armes, qui pendaient à leur ceinture ou étaient attachées dans leur dos, n’étaient qu’un détail supplémentaire qui contribuaient à cette aura menaçante."
Phrase bizarroïde et un peu lourde je trouve

"Il vit à peine les bottes noires s’arrêtaient"
s'arrêter

Bon courage pour la suite ! A très vite !
Mathilde Blue
Posté le 18/12/2020
Coucou !

Aaargh, je suis désolée :p Mais je suis quand même contente que tu apprécies le paysage !

Ravie de constater qu'Altaïs et Alexander suscitent ta curiosité ;)

Bien vu pour les coquilles ! Je compte remanier la phrase, et essayer de détailler un peu plus :)

Merci pour ton commentaire :D À bientôt !
AnatoleJ
Posté le 17/12/2020
Hello !

Pas de cliffhanger stressant ? Maintenant j’ai peur qu’il y ait un truc qui les observe dans l’ombre en cachette D : (oui je me stresse tout seul, je fais la moitié du boulot haha)

On découvre donc qu’Altaïs est un rat de bibliothèque rebelle, et qu’Alexander est plutôt brutal pour un protecteur, finalement (comme quoi les boucliers c’est une bonne arme, Captain America avait raison).

Mes quelques notes de lecture comme d’habitude :

- « Il négligea les deux fauteuils confortables présents dans le petit salon et s’assit en tailleur à même le sol, au pied des étagères, pour se plonger dans sa lecture. »
Puisqu’il ne sait pas s’assoir, j’en déduis donc qu’il est bi (c’est une preuve totalement scientifique et absolument irréfutable, et pas du tout arbitraire)

- « Ses vêtements claquèrent et ses mèches ébènes dansèrent un instant sous la force du courant magique. »
J’ai un peu de mal à me figurer ce que « claquer » veut dire pour un vêtement (un peu comme une voile de navire par grand vent, peut-être ?), et ça paraît être en opposition avec la danse des cheveux qui sous-entend un mouvement continu

- « Leurs armes, qui pendaient à leur ceinture ou étaient attachées dans leur dos, n’étaient qu’un détail supplémentaire qui contribuaient à cette aura menaçante. »
Ce flou descriptif sur la nature et la position des armes ne m’aurait pas perturbé s’ils avaient été quatre ou cinq (ou dix mille), mais avec seulement deux personnes ça pourrait valoir le coup de donner des détails (même maladroits si Altaïs n’a pas les codes pour reconnaître les armes) et créer cette aura menaçante directement

- « Les bottes s’accroupirent [...] »
Mon côté parfois très littéral a un peu de mal avec cette figure de style (dont j’ai oublié le nom), j’ai une image très étrange de bottes géantes et anthropomorphes dans la tête maintenant xD

- « Les rues n’étaient plus aussi animées, et la nuit avait fini par recouvrir la ville de son long manteau. »
J’aime bien le petit parallèle entre le manteau qui cache la tête d’Altaïs et celui de la nuit ^^

- « Ils parcoururent encore plusieurs rues absolument désertes - les gens devaient probablement être encore sur les places. Alexander les mena jusqu’à un vieux clocher un peu bancal qui les surplombait. »
A la première lecture, je n’avais pas compris ce que le vieux clocher surplombait, alors que j’avais bien identifié le précédent « les » (va savoir ce qu’il se passe dans mon cerveau des fois). Du coup j’ai remarqué qu’il y avait énormément de « les » dans ce petit paragraphe (les gens, les places, les deux garçons) et que ma confusion n’était pas si surprenante (bon, mon cerveau est quand même bizarre, hein, parce qu’avec le contexte on comprend très bien).

« - C’est la dernière fois, avertit-il tout de même.
- Évidemment, sourit Alexander qui reprit l’ascension. »
Je prends des notes pour m’assurer que ce ne sera pas la dernière fois, et qu’ils recommencent dans les pires (ou meilleures ?) circonstances possibles, je vous surveille les enfants

Voilà, ce sera tout pour ce chapitre, j’ai hâte de lire la suite et de voir ce qui va leur tomber dessus au prochain héhé

A bientôt :D
Mathilde Blue
Posté le 17/12/2020
Hello :D

Nope, des fois ça m’arrive d’offrir un peu de répit à mes personnages :p (Mais tu fais bien de stresser cela dit ^^)

Faut pas oublier que les Protecteurs sont des soldats, heureusement qu’il peut se montrer brutal, surtout qu’il a un peu des tendances surprotectrices donc il n’a pas apprécié la visite x) (J’approuve totalement la référence, et je ne dis pas du tout ça parce que j’aime beaucoup Captain America.)

Pour tes notes :

- « Puisqu’il ne sait pas s’assoir, j’en déduis donc qu’il est bi (c’est une preuve totalement scientifique et absolument irréfutable, et pas du tout arbitraire) »
Cette affirmation me paraît légèrement douteuse, l’avenir nous dira si tu as raison ^^

- « J’ai un peu de mal à me figurer ce que « claquer » veut dire pour un vêtement (un peu comme une voile de navire par grand vent, peut-être ?), et ça paraît être en opposition avec la danse des cheveux qui sous-entend un mouvement continu »
Alors oui c’est tout à fait ça, sachant que pour moi ça n’implique pas un mouvement unique mais saccadé (ce qui rejoint finalement les cheveux agités).

- « Ce flou descriptif sur la nature et la position des armes ne m’aurait pas perturbé s’ils avaient été quatre ou cinq (ou dix mille), mais avec seulement deux personnes ça pourrait valoir le coup de donner des détails (même maladroits si Altaïs n’a pas les codes pour reconnaître les armes) et créer cette aura menaçante directement »
C’est vrai que je pourrais faire un effort de description, tu as raison !


- « Mon côté parfois très littéral a un peu de mal avec cette figure de style (dont j’ai oublié le nom), j’ai une image très étrange de bottes géantes et anthropomorphes dans la tête maintenant xD »
Désolée x) Cette figure peut être utile de temps en temps, là elle représentait bien le champ de vision restreint d’Altaïs !

- « J’aime bien le petit parallèle entre le manteau qui cache la tête d’Altaïs et celui de la nuit ^^ »
Je ne devrais pas le dire mais c’était pas volontaire, mais maintenant que tu le dis, je suis sûre que mon subconscient y avait totalement pensé ^^

- « A la première lecture, je n’avais pas compris ce que le vieux clocher surplombait, alors que j’avais bien identifié le précédent « les » (va savoir ce qu’il se passe dans mon cerveau des fois). Du coup j’ai remarqué qu’il y avait énormément de « les » dans ce petit paragraphe (les gens, les places, les deux garçons) et que ma confusion n’était pas si surprenante (bon, mon cerveau est quand même bizarre, hein, parce qu’avec le contexte on comprend très bien). »
Je vois ce que tu veux dire, après j’avoue que je ne sais pas trop par quoi je pourrais remplacer « les » ^^’

- « Je prends des notes pour m’assurer que ce ne sera pas la dernière fois, et qu’ils recommencent dans les pires (ou meilleures ?) circonstances possibles, je vous surveille les enfants »
Oups, grillés :x

En tout cas tes commentaires sont toujours un plaisir à lire, j’ai hâte d’avoir ton avis sur la suite ;)

A bientôt :D
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