Chapitre 4

Lorsqu’Imes revint à la ferme le lendemain après-midi, Laomeht était assis sur la margelle du puits. Il mâchonnait un brin d’herbe et contemplait les nuages avec un sourire rêveur.

Imes se laissa tomber près de lui et souffla. Sidon avait décrété que Plume avait besoin d’un jour de repos, il avait donc été contraint de négocier les côtes à la seule force de ses mollets. Laomeht sursauta.

— Imes ! Tu travaillais encore quand je me suis couché hier soir et tu étais déjà parti quand je me suis levé ce matin.

Il l’enlaça, ce qu’Imes toléra sans pour autant bouger.

Sa nuit avait en effet été courte. L’herbe des collines devait être excellente, car le troupeau ne s’était pas laissé déplacer facilement. De plus, l’arrivée de deux nouveaux chasseurs n’avait fait qu’augmenter la charge de travail des armuriers. Il avait passé des heures à entretenir le pantalon de Jebellan (que Kriis lui avait assigné non sans malice). Il était fourbu, et espérait que Sidon n’aurait pas grand-chose à lui confier.

Pan, déçu que la balade ait pris fin, finit par dégringoler de son épaule.

— Papa est dans le coin ?

Laomeht répondit par un sourire espiègle. Il désigna le silo à grains d’un geste du menton. À l’ombre du bâtiment, Sidon donnait ses dernières instructions à Perin, son garçon de ferme.

Imes cilla. Aujourd’hui, les cheveux de leur père arboraient un beau noir de jais. Il était aussi rasé de près.

— Il est allé chez le barbier, expliqua Laomeht, enchanté.

Imes hocha la tête. Ce n’était pas la première fois que Sidon se faisait teindre les cheveux. Il détestait la marque de vieillesse que constituait leur blancheur habituelle. Mais il n’y avait pas eu recours depuis longtemps, trop occupé à la ferme pour aller se laisser bichonner en ville.

— Malgré ce que tu m’avais dit, j’étais un peu inquiet de sa réaction quand je lui ai annoncé que Maman venait, avoua Laomeht. Mais il l’a beaucoup mieux pris que je ne le pensais.

— Il a toujours espéré qu’elle reviendrait quand elle prendrait sa retraite.

— Oh.

Laomeht se gratta la nuque, troublé. Cléodine, leur mère, avait pris sa retraite de chasseuse une centaine de jours plus tôt, mais n’avait pas remis les pieds à Port Ouest pour autant.

Secrètement, Imes en avait été aussi déçu que Sidon. Il était si jeune quand elle était partie qu’il avait peu de souvenirs d’elle.

Cependant, il ne lui en gardait aucune rancœur. Il savait qu’elle les avait quittés parce que Sidon avait été incapable de tolérer son quotidien de chasseuse. Laomeht lui avait raconté combien, dans les quinzaines qui avaient précédé son départ, leurs disputes sur le sujet avaient été innombrables. Sidon n’avait eu de cesse de tenter de la convaincre d’abandonner le grand vide pour l’aider à la ferme.

Laomeht avait fait cette confession dans le secret de leurs couvertures, tard la nuit, avec ce murmure excité que les enfants réservaient à l’interdit. Car après tout, l’attitude de Sidon confinait à la folie. On ne pouvait pas plus enfermer un chasseur à l’écart du grand vide que demander à un cultivateur de ne plus jamais planter une graine ou caresser un animal, ou à un prêtre de ne plus entrer en communion avec l’hôte. Même les chasseurs à la retraite retournaient parfois dehors lorsque l’appel qui résonnait dans leurs os devenait trop fort. Ils se contentaient de flotter quelques heures dans le vide près du port, mais personne n’aurait songé à leur refuser ce privilège. Au hangar de Port Ouest, plusieurs armures attendaient dans leurs casiers la prochaine visite de leur propriétaire. On les nommait les vieilles dames, et elles étaient entretenues régulièrement avec tout le respect qu’elles méritaient.

Imes chercha le regard de Laomeht.

— Tu as des nouvelles de Maman ? demanda-t-il avec espoir.

Après le départ de Cléodine, Sidon avait mis de l’eau dans son vin. Il n’avait pas voulu perdre son fils aîné comme il avait perdu sa femme. Il avait laissé Laomeht mener sa carrière comme il l’entendait, bien que cela ait clairement été un crève-cœur pour lui.

Un millier de jours après avoir à son tour quitté Port Ouest, Laomeht avait croisé leur mère à Port Insensé. Ils avaient passé plusieurs quinzaines ensemble et étaient restés en contact depuis, ajoutant encore à la longue liste de raisons pour lesquelles Imes jalousait son frère.

Laomeht haussa les épaules.

— Elle n’est pas très bavarde par chucret, tu sais. Elle est trop habituée à les utiliser là dehors, dit-il avec un sourire. Les longues conversations télépathiques, ça ne lui semble pas naturel. Elle allait bien quand je l’ai appelée, en tout cas. Mon invitation l’a surprise, mais hé ! Elle a accepté de venir.

Il saisit Imes par les bras, plein de chaleur.

— Et penses-y, jubila-t-il, bientôt tu pourras lui demander toi-même ! Excité, oisillon ?

Imes baissa les yeux avec un sourire hésitant.

Bien sûr qu’il l’était. Il avait ressassé la nouvelle toute la soirée, oscillant entre l’impatience et la nervosité. Et si les retrouvailles se passaient mal ? Si Cléodine ne reconnaissait pas son fils dans cet inconnu trop silencieux ?

Pire : et si elle l’ignorait, comme tant de personnes avaient tendance à ignorer la présence d’Imes lorsque l’expansif Laomeht sollicitait toute leur attention ? Après tout, elle avait déjà un fils. Un fils chasseur, qui plus est. « Un physique de chasseur, » avait-elle eu coutume de dire d’Imes, mais il n’était pas chasseur, et elle l’avait toujours su.

Mais par-dessus tout, Imes voulait simplement revoir cette femme qui, peu importe l’heure à laquelle elle rentrait d’une chasse, venait immanquablement presser un baiser sur sa joue pour lui souhaiter bonne nuit.

— On sait quand elle doit arriver ? demanda-t-il.

— Avant la nuit, si tout va bien.

— Aujourd’hui ? s’étonna-t-il.

Laomeht lui adressa un clin d’œil.

— Toi aussi, tu vas te faire beau ?

Avisant Sidon qui lui faisait signe, Imes soupira intérieurement.

— J’ai du travail.

Laomeht grogna de dépit.

— Tu travailles vraiment beaucoup trop. Je n’ai pas cinq minutes pour rattraper le temps perdu avec mon petit frère.

— Plains-toi à Papa.

Laomeht le laissa s’éclipser en grommelant. Imes se hissa sur ses pieds las et s’en fut vers sa prochaine tâche.

Les heures suivantes passèrent de manière étrange, à la fois trop vite et trop lentement. Imes se débrouilla pour rester toujours en vue de la route qui menait à la ferme. Son regard y revenait sans cesse. Sa distraction ne lui valut aucune remarque, car Sidon était au moins aussi fébrile que lui. Dès qu’il renvoya Perin, il disparut dans la cuisine avec Laomeht.

Imes coupait du bois derrière le silo quand la silhouette d’un loron solitaire apparut au sommet de la colline. Alerté par l’interruption de ses coups de hache qui jusqu’ici rythmaient l’air paisible du soir, Laomeht pointa la tête dehors. Il dut aussitôt s’écarter, car Imes s’engouffra dans la cuisine.

Imes cligna des yeux, un bref instant confus. La pièce avait été récurée, les cuivres brillaient. Les provisions qui la veille encore encombraient l’espace avaient disparu dans le garde-manger.

Refusant de se laisser distraire, il fendit l’atmosphère odorante d’un dîner de seigneur qui mijotait sur le feu et courut à sa chambre. Là, il se rinça le visage à l’eau claire du broc et changea sa tunique couverte de sciure de bois.

En un temps record, il fut revenu dans la cour. Sidon et Laomeht y patientaient déjà.

Sans doute les aperçut-on, car le loron accéléra. Les bêtes n’avaient pas de talent particulier pour le trot, aussi la passagère sur son dos était-elle ballottée en tous sens. Elle ne semblait pas s’en soucier. À mesure qu’elle approchait, Imes distingua sa haute taille et ses joues rosies — par le voyage, ou par l’excitation ? Elle souriait, et ses cheveux coupés courts dansaient à chaque soubresaut de sa monture.

Imes était si distrait par ce visage bienaimé qu’il lui fallut du temps pour se rendre compte que le loron ne transportait pas une, mais deux personnes. Une autre femme était assise derrière Cléodine. Elle s’accrochait à la mère d’Imes comme si sa vie en dépendait dans leur course folle.

Le loron s’arrêta pesamment dans la cour de la ferme. Cléodine sauta à bas et tomba en riant dans les bras que lui tendait Laomeht. Sidon gravita vers eux, buvant leur présence comme une plante trop longtemps privée d’eau.

Saisi par un accès de timidité, Imes resta immobile. Il remarqua que la compagne de Cléodine non plus n’avait pas bougé. Une sacoche de voyage pressée contre sa poitrine, elle contemplait avec circonspection la distance qui la séparait de la terre ferme. Elle portait un chucret sur chaque épaule. Avec ses longs cheveux rassemblés sur sa nuque et sa silhouette menue, elle n’aurait pas pu être plus différente de Cléodine. Même sa longue jupe l’empêchait de chevaucher à califourchon comme elle. Imes s’imagina dans cette position sur le dos d’un loron lancé à pleine vitesse et fut pris de compassion.

— Oh ! dit l’inconnue quand il lui offrit sa main. Merci beaucoup !

Avec son aide, elle trouva le courage de sauter à terre. Quand Imes se retourna, Cléodine lui souriait. Elle fit un effort visible pour se contenir, mais ses yeux brillaient.

— Imes.

Le cœur lové dans sa gorge, il acquiesça. Elle lui présenta ses bras, aussi hésitante que lui. Il s’y engagea et elle le serra contre lui. Une main aux doigts fins pressa sa tête contre son épaule.

— Oh mon bébé, dit-elle avec un petit rire mouillé. Regarde-toi.

Elle s’écarta pour l’examiner de haut en bas. Il y avait tant de plaisir dans ses yeux qu’il se sentit idiot d’avoir douté.

— Et toujours aussi peu bavard, le taquina-t-elle. Ou est-ce que c’est moi qui te fais cet effet ?

— Les deux, avoua-t-il d’une voix enrouée.

Elle rit et déposa un baiser sur sa joue, exactement comme lorsqu’il était enfant.

— Et qui est-ce ? demanda Sidon au sujet de l’autre arrivante.

Ses traits d’ordinaire contractés par les soucis reflétaient une sérénité rare. Il eut un hochement de tête poli pour l’inconnue, qui le lui rendit avec nervosité.

Cette bonne disposition ne dura pas. Cléodine rejoignit son amie et saisit sa main dans la sienne. Au regard tendre qu’elles échangèrent, Imes sut ce qui allait suivre avant même qu’elle n’ouvre la bouche.

— Voici Orelle, ma compagne.

Imes ressentit un brusque soubresaut dans ses entrailles. Un sifflement envahit brièvement ses oreilles, obscurcissant tout autre son. Le premier choc passé, une chaleur diffuse le réchauffa de l’intérieur.

Après cette longue absence, Cléodine était pour lui une étrangère à laquelle seuls le rattachaient quelques souvenirs à moitié oubliés. Il ne savait pas comment lui parler, et il était clair qu’elle non plus. Mais ceci, se découvrir un tel point commun avec elle, c’était plus qu’il n’avait osé l’espérer.

Laomeht était visiblement surpris. Cléodine ne lui en avait rien dit. La gêne et l’inquiétude se mêlèrent dans son expression quand il jeta un coup d’œil à Sidon. Leur père s’était figé. Il hocha plusieurs fois la tête, d’un mouvement saccadé.

— Je vois. Je vois.

Il se racla la gorge.

— Eh bien, tu me vois quelque peu dans l’embarras. Nous n’avions pas prévu que tu viendrais accompagnée. Je ne suis pas sûr que nous puissions accueillir tout le monde.

Le visage de Cléodine se ferma. Orelle sembla vouloir disparaître sous terre.

Avec une bouffée de honte, Imes réalisa que Sidon avait probablement eu l’intention de partager sa chambre avec Cléodine. Que son but ait été platonique ou non, l’idée lui parut terriblement présomptueuse.

Laomeht se balança d’un pied sur l’autre. Sa joyeuse réunion de famille virait au drame romantique, et bien sûr il n’avait jamais envisagé cette possibilité. Sans doute avait-il lui aussi nourri l’espoir de voir leurs parents couler leurs vieux jours ensemble. C’était le problème avec Laomeht : son optimisme insolent ne souffrait aucune concurrence, et quand l’univers n’avait pas la courtoisie d’accéder à ses requêtes, il restait planté là, les bras ballants, incapable de réagir.

— Vous n’aurez qu’à prendre ma chambre, annonça Imes.

Sidon et Laomeht se tournèrent vers lui. Son frère tenta de communiquer quelque chose par son regard, mais Imes les ignora tous les deux.

Il était en colère. Comment osaient-ils infliger cette blessure à sa mère ? Elle faisait tant d’efforts pour paraître forte, mais ses épaules se dénouèrent lorsqu’il parla, trahissant l’extrême tension en elle. Elle s’était dévoilée à eux, sa propre famille, attendant leur jugement comme un couperet au-dessus de sa tête. Et Orelle, qu’avait-elle fait pour mériter ce traitement ?

— Tu es sûr ? lui demanda Cléodine.

— Mais oui, dit-il avec l’ombre d’un sourire. Je dormirai dans la grange. Ça ne me dérange pas.

Mis devant le fait accompli, Sidon acquiesça. Il était décidé à sauver les apparences.

— Très bien, puisque c’est réglé… Mais entrez donc, le dîner sera bientôt prêt. Imes, si tu peux t’occuper de leur loron ?

Sans attendre de réponse, il se dirigea vers la cuisine. Rassuré qu’une sorte de statu quo ait été établi, Laomeht lança aussitôt la conversation avec leur mère. Lorsqu’Imes passa près d’Orelle, elle le retint un instant par la manche.

— Merci, lui souffla-t-elle.

Elle s’éloigna à petits pas pressés.

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MbuTseTsefly
Posté le 16/12/2020
Très beau chapitre, très bien écrit - j'adore "le coeur lové dans la gorge" - le personnage de la mère prend une toute autre dimension. C'était une absente, comme une ombre, elle prend une forme puissante contrairement à Sidon, fragile mais attendrissant.

Beaucoup de noms, j'ai dû me replonger, je ne savais plus qui était qui.
Dragonwing
Posté le 26/12/2020
C'est vrai que c'est un peu le souci de la parution chapitre par chapitre, dès qu'on fait une pause il faut s'y retrouver. ^^ Merci pour ton commentaire !
Raza
Posté le 06/12/2020
Joli chapitre, plein d'émotions. On découvre la mère, et sa compagne. Je dois dire que je m'attendais à ce "retournement" mais que je n'en avais pas anticipé les conséquences pour Imes : eh oui il a donc un point commun + une référence à qui se comparer. Hate de voir comnent cet axe va se développer. Sur l'univers, je comprends que la mère est chasseur, et j'avais cru comprendre que les chasseurs venaient d'être créés (en tant qu'Ordre) mais j'ai du mal comprendre.
A bientot !
Dragonwing
Posté le 15/12/2020
Alors les chasseurs ont été créés "cent mille jours plus tôt" (chapitre 3), ce qui fait environ 300 de nos années. Je sais que tout le monde n'est pas une fan de calcul mental comme moi, donc ce n'est vraiment pas pratique d'utiliser uniquement les jours comme mesure de temps ^^;; mais vu qu'ils n'ont pas de soleil, je ne peux parler ni d'années ni de saisons... Le passage du temps dans cet univers, c'est une grosse galère. XD
Raza
Posté le 02/01/2021
Même sans saison ou année, tubpeux imaginer que les gens veulent s'y retrouver... Ils ont au moins une base utilisée, il est logique de faire des paquets dans cette base. Si comme nous ils comptent en base 10,tu invente un mot pour les groupes de 10 jours, et un pour les groupes de 10 et un pour mille. :) en plus, ça donne du cachet. La question de l'anniversaire se pose aussi. On le fête tous les combiens ? 100 ? 1000 ? On ne le fête pas ? Etc.. ;)
Dragonwing
Posté le 08/01/2021
J'utilise "quinzaine" et j'introduis le concept de "Fête du Centième (Jour)" dans quelques chapitres, qui fait office d'anniversaire... Mais je ne sais pas à quel point ça aidera le lecteur à se repérer, vu que nos unités de temps à nous n'utilisent pas du tout la base 10. Enfin, c'est toujours mieux que rien. J'ajouterai ça dès le départ à la réécriture.
Cléo
Posté le 22/11/2020
Eh bien, quelle réunion de famille ! Sidon n'a pas l'air facile, ni comme père, ni comme mari. C'est comme s'il refusait d'entendre que tout le monde ne soit pas un cultivateur dans l'âme comme lui. C'est pourtant littéralement dans l'ordre des choses de cette univers. Comment fait-il pour ne pas comprendre ?

Et, notamment, comment fait-il pour ne pas comprendre que son fils se fait chier comme un rat mort à la ferme ? Je veux dire, ça doit bien se voir, quand même !

Contente que Cléodine (dieux que ce nom m'a interpellée) et Orelle aient au moins un allié ^^ Bon, Laometh va sûrement en prendre son parti parce que sinon, il sera incapable de fonctionner, et Sidon va peut-être finir par admettre que ce n'est pas lui qui décide de tout, pour tout le monde, et qu'il risque surtout de se retrouver tout seul.
Dragonwing
Posté le 04/12/2020
Comme tu l'as vu par la suite, Sidon est effectivement du genre très bouché quand il veut. Il l'aime, sa famille, et il ne veut que leur bien, mais il a un peu de mal à concevoir que sa vision du bien ne correspond pas nécessairement à la leur...
Eryn
Posté le 15/11/2020
Haha j'ai adoré le malaise quand Cléodine a annoncé sa relation avec sa compagne, et la réaction d'Imes, qui met des bâtons dans les roues de son père (et en même temps il l'a bien cherché) !
Je me demande pourquoi elle n'a pas vu son fils depuis si longtemps, c'est pas cool pour un enfant de vivre sans un de ses parents...
Dragonwing
Posté le 15/11/2020
On est d'accord, le père d'Imes l'avait bien cherché 8) Vive les conflits familiaux...
JuneZero
Posté le 26/09/2020
J'ai bien aimé ce chapitre, on sent bien le malaise quand la mère présente sa compagne, et tu abordes le sujet de l'homosexualité, du coming-out avec une manière de faire qui (à mes yeux hétéro-cis) me paraissent subtile et naturelle, ça ne fait pas surjeu, ça fait... ben normal, et c'est plaisant à lire. Cela confirme aussi l'orientation d'Imes qui était très fortement suggérée dans sa manière d'observer Jebellan au chapitre précédent. J'ignore comment c'est perçu dans ton univers, si c'est une norme ou si c'est discriminé, mais j'aime bien le naturel de tes personnages.
Je trouve ça toujours triste les mamans qui partent loin et abandonnent un peu leurs enfants mais on comprend ici ce besoin de liberté, cette femme qui a le courage de vivre sa vie comme elle l'entend. J'étais pas fan d'Imes dans les touts débuts de l'histoire mais maintenant je suis triste pour lui, la façon dont il vit dans l'ombre de tout le monde et subit un peu son sort, mais sans se plaindre pour autant... bref, j'arrête le pavé et je fonce lire la suite xD
Dragonwing
Posté le 27/09/2020
Je suis contente que tu accroches aux personnages, tu les comprends bien ♥ Et oui, Imes en bave un peu, le pauvre... (dit l'autrice comme si ce n'était pas sa faute XD)
LauLCas
Posté le 08/08/2020
Hello, je viens enfin de trouver le temps de lire ce nouveau chapitre! youhouuu ! \o/

J'ai beaucoup aimé ce chapitre "réunion de famille et présentation de nouveaux personnages".

Juste un point qui m'a perturbé mais c'est seulement à cause du faite que j'ai lu ce chapitre bien longtemps après les trois premiers. Imes se réfère à son père par son prénom du coup pendant quelques paragraphes je me demandais qui était le frère et qui était le père... brefff c'est juste un petit détail qui ne gênera probablement pas le lecteur du roman.

Je suis très curieuse d'en apprendre plus sur les raisons qui ont poussé la mère de Imes à se tenir à l'écart autant d'années. Je comprends qu'on puisse avoir envie de fuir la pression de la société (surtout qu'elle aime une femme et a peut être toujours aimé les femmes) et vivre de sa passion de chasseuse mais n'empêche, je trouve pas ça super de couper le contact avec ses enfants. C'est il y'a cet intriguant "vide" qui agit comme une drogue aussi... bref mystérieux tout ça.

D'ailleurs, pour revenir aux personnages de ton histoire, j'aime beaucoup tes personnages pour ce côté gris et non tout blanc tout noir. On comprend directement la dynamique des personnages entre eux, leurs atomes crochus et leurs zones de conflits.

Petit commentaire sur Imes : c'est vraiment une personne en or, il a de suite détecté la gêne et il prend la défense de sa mère qui'il n'a pas vu depuis des années, qui a été absente presque toute sa vie et il évite un incident diplomatique.

Vivement la suite =) merci d'avoir partager ton chapitre !
Dragonwing
Posté le 15/08/2020
Cléodine n'est clairement pas une mère de famille idéale, même si ce n'est pas de la méchanceté de sa part... Il faut que je creuse un peu son personnage. Ce que tu dis sur mes personnages me fait très plaisir, d'ailleurs ! Surtout sur Imes ♥ Merci !
VavaOmete
Posté le 20/07/2020
Buh le méchant timer de PA m'a viré pendant que je postais mon commentaire...
J'ai juste... dévoré les 4 chapitre. J'adore l'univers, les personnages, la structure sociale qui se profil et les interactions entre les héros. Le "Beau mouvement de fessier" m'a beaucoup fait rire =D j'ai envie de faire des câlins à Imes, de taper un peu sur Sidion (même si j'ai de la peine pour lui aussi) et j'ai grand hâte d'avoir la suite !
Pas grand chose à dire sur la forme <3
Dragonwing
Posté le 03/08/2020
Merciii ! ♥ Ça me fait plaisir que tu accroches aussi bien !
VavaOmete
Posté le 03/08/2020
De rien ! <3
J'espère que la suite arrivera bientôt !
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