Chapitre 38

Notes de l’auteur : Bonjour ! J'avoue, c'était un chapitre un peu douloureux à écrire... Mais, euh... Bonne lecture ?

TW : Tentative de viol

En ce début de soirée, les rues de la capitale n’avaient jamais paru autant animées. Pour célébrer la fin du couvre-feu, la majorité des commerces étaient restés ouverts, et nombre de marchands ambulants avaient envahi les avenues. Une ambiance de fête régnait, tranchant avec l’état d’esprit des deux silhouettes encapuchonnées qui traversaient les rues, aussi furtivement que des ombres.

Altaïs se fondait dans les pas de Natt. Celui-ci avançait à grandes enjambées, sans paraître se demander si son frère pouvait le suivre. Heureusement, la cheville du prince était sur le chemin de la guérison, sinon quoi il aurait eu davantage de difficultés.

À quelques rues des bas-fonds, Natt s’arrêta soudainement, dans un petit passage sombre et désert. Il fit signe à son frère d’attendre ici, et Altaïs s’immobilisa, tendu. Derrière ses airs froids, il tentait de maîtriser sa peur. Le poids des deux dagues attachées à sa ceinture ne le rassurait en rien.

— Que sais-tu de la situation des bas-fonds ? murmura-t-il à l’attention de Natt.

— Qu’ils sont désormais en majorité contrôlés par un homme qui n’hésite pas à envoyer ses hommes de main faire payer ceux qui se dressent face à lui.

— Sebastian.

Natt jeta un coup d’œil inquisiteur à son frère.

— Tu le connais.

L’affirmation ne se heurta d’abord qu’au silence, seulement brisé par le bruit lointain des festivités. Puis, Altaïs acquiesça lentement, les lèvres pincées.

— Es-tu réellement prêt à l’affronter ?

— Ça ne te concerne pas, rétorqua-t-il un peu trop sèchement.

Natt se contenta de cette réponse, mais, sous sa lourde capuche, son regard clair se fit pensif. Des bruits de pas résonnèrent sur les pavés, et un jeune homme apparut à l’entrée de la ruelle. Il s’approcha d’eux et les salua d’un signe de tête.

— Je te remercie d’être venu, dit-il à l’adresse d’Altaïs.

— Que veux-tu que je fasse ?

 

***

 

Plus ils avançaient dans les profondeurs des bas-fonds, plus Altaïs sentait la peur lui tordre le ventre. Il commençait à douter du plan que Lug et Natt avaient mis au point. Les ténèbres l’oppressaient, et les quelques flambeaux çà et là ne changeaient rien à cette désagréable sensation.

— Il est encore temps de reculer, souffla Lug.

Altaïs secoua la tête. Hors de question. Il irait jusqu’au bout. Il était temps qu’il affronte ses cauchemars une bonne fois pour toutes.

— Nous approchons.

Il se raidit. Autour de lui, l’obscurité paraissait s’épaissir. Quelques minutes plus tard, ils arrivèrent sur la place où se trouvait le bordel dans lequel Altaïs avait été emprisonné. Son visage se durcit. La potence était toujours là, et pendant un instant, ses cicatrices le tiraillèrent désagréablement.

Il n’eut pas l’occasion de s’attarder davantage sur ses pensées, car une dizaine d’hommes armés les entourèrent subitement — sans doute des mercenaires. L’un d’entre eux jeta un regard féroce à Lug.

— Toi ! cracha-t-il.

Le jeune homme leva les mains, pour montrer qu’il n’envisageait pas d’attaquer.

— J’ai un présent pour Sebastian. S’il est prêt à amorcer un dialogue de paix, je le lui offre sans condition.

Il désigna Altaïs d’un signe de la main, et celui-ci abaissa lentement sa capuche. Les yeux du mercenaire s’écarquillèrent de surprise.

— Que…

— Amène-moi jusqu’à Sebastian. Je dois discuter avec lui.

L’homme paraissait stupéfait, et un autre dut lui glisser à l’oreille :

— Si Sebastian apprend qu’il a raté cette occasion, je ne donne pas cher de notre peau. On ferait mieux de lui amener.

Le mercenaire jaugea Altaïs du regard.

— Toi, va prévenir Sebastian, dit-il à l’un de ses subalternes.

Il s’approcha ensuite d’Altaïs.

— Retire ta cape, ordonna-t-il.

Altaïs s’exécuta de mauvaise grâce. Il tressaillit légèrement quand l’homme ôta les deux dagues attachées à sa ceinture, puis celui-ci entreprit de poser ses mains sur son corps pour le fouiller. Il dut faire preuve de tout son sang-froid pour ne pas esquisser un brusque mouvement de recul et rester stoïque. Lug lui adressa un regard désolé. Enfin, l’homme retira ses mains et Altaïs parvint à respirer plus facilement.

— Il n’a rien d’autre sur lui.

Altaïs retint un rictus méprisant. Débutants. Le premier mercenaire à leur avoir adressé la parole fit signe à un autre de ses subalternes d’approcher, et celui-ci lui confia une corde à l’apparence tout à fait ordinaire.

— Ne te méprends pas, dit l’homme avec un sourire goguenard. Cette petite merveille nous vient directement du sud du Royaume. Tu pourras essayer autant que tu veux, tu n’arriveras jamais à utiliser ta magie. Tes mains.

Altaïs lui jeta un regard noir, mais tendit tout de même ses poignets devant lui. Il en avait assez de se faire attacher. Mais pour l’instant tout se déroulait comme prévu, aussi garda-t-il son agacement enfoui au fond de lui. Le mercenaire serra les liens un peu trop fort à son goût. Il pouvait sentir la corde cisailler sa peau.

Le premier subalterne revint en courant.

— Il veut le voir. Tout de suite.

L’homme acquiesça sèchement.

— Toi va-t’en ! éructa-t-il à l’attention de Lug.

Ce dernier jeta un bref coup d’œil à Altaïs, puis hocha la tête et recula dans les ténèbres des bas-fonds. L’homme attrapa la longe formée par le reste de la corde, et tira dessus brusquement. Déséquilibré, Altaïs n’eut pas d’autre choix que de faire un grand pas en avant.

— Toi suis-moi ! Et pas d’entourloupe !

Altaïs obéit en silence, tentant de réprimer une montée d’angoisse à la vue du bordel où il avait été enfermé pendant deux ans. Il passa les portes dans un état second, songeant que ce plan était finalement une très mauvaise idée. Trop de choses pouvaient mal tourner, et il n’avait qu’une confiance limitée dans les hommes que Lug avait postés autour du bordel.

Les bruits qu’il entendait ne l’aidaient pas à se sentir plus serein. Les échos de conversations se mêlaient aux gémissements de plaisir et aux cris, et il devait lutter ferme pour ne pas flancher et rester imperturbable.

Le mercenaire le guida dans un escalier, et la respiration d’Altaïs se fit plus irrégulière. Il savait parfaitement où menaient ces marches. Ils dépassèrent plusieurs portes, jusqu’au moment où l’homme s’arrêta devant l’une d’entre elles. Il toqua, et lorsque la réponse lui parvint, il ouvrit le battant d’un geste assuré, entraînant son prisonnier dans son sillage.

Altaïs s’était attendu à bien des choses, mais certainement pas à se retrouver totalement tétanisé face à l’homme devant lui. Grand et musclé, ses cheveux blond cendré étaient coupés court et dégageaient son visage traversé par une longue balafre. Celui-ci esquissa un large sourire lorsque son regard se posa sur le prince. Sans le quitter des yeux, il intima à son homme de main de sortir. Altaïs entendit à peine la porte se refermer derrière lui. Le sourire de Sebastian s’agrandit, narquois, alors qu’il le dévisageait de haut en bas.

— Je n’osais pas y croire quand on m’a averti de ta présence, railla-t-il.

Il fit un pas en avant et Altaïs recula brusquement. La marque sur son épaule semblait soudainement le brûler.

— Ce qui me laisse face à deux options : soit tu es stupide, soit tu es inconscient. Je te connais, tu es loin d’être stupide, mais tu n’es pas non plus inconscient à ce point, quoique ce point est déjà plus discutable. Donc que me vaut l’honneur de ta présence ?

Altaïs ne répondit pas, se contentant de le fixer avec toute la haine dont il était capable. Sebastian fit un nouveau pas en avant.

— Oh, ne me dis pas que tu es là pour me tuer… Tu me briserais le cœur. Tu t’es laissé convaincre par Lug ?

À nouveau, Sebastian se heurta au silence. Il soupira, moqueur. Il connaissait la raison pour laquelle Altaïs était venu jusqu’à lui. La présence de Lug n’était pas anodine, et personne ne parviendrait à lui faire croire qu’il s’agissait d’une tentative de paix. Mais Lug avait surestimé la capacité d’Altaïs à lui faire face. Après tout ce qu’il lui avait fait, jamais le jeune homme ne serait capable de le tuer, raison pour laquelle il se prêtait au jeu avec plaisir. S’il pouvait en profiter avant de se débarrasser de lui, il n’allait pas se priver.

— Je t’ai connu plus loquace. Tu as besoin d’aide peut-être ?

Il réduit encore l’espace qui les séparait et Altaïs fit un nouveau pas en arrière, une lueur terrifiée au fond de ses yeux pâles. Le sourire de Sebastian devint carnassier. Cela lui avait manqué.

— Inutile de te dire de prendre tes aises, tu connais l’endroit.

Ils se trouvaient dans le salon privé de Sebastian. La pièce respirait la débauche et l’ostentatoire. Les lourds tapis pourpres, plusieurs méridiennes, la grande table sur laquelle reposait une corbeille de fruits… Et tout au fond, une petite porte qu’Altaïs ne connaissait que trop bien. Car derrière celle-ci se trouvait la chambre qu’il avait occupée pendant deux ans — lorsqu’il n’était pas enfermé au sous-sol pour s’être rebellé.

— Ça te revient on dirait…

Sebastian effaça l’espace entre eux en quelques enjambées, acculant le prince contre le mur. Celui-ci paraissait toujours incapable de parler, figé par la peur.

— Que dirais-tu de profiter un peu du temps que nous avons devant nous ? susurra-t-il.

Altaïs tressaillit. Ce n’était qu’un jeu de contrôle. Rien d’autre. Un jeu auquel il n’avait pas le droit de perdre. Alors pourquoi ne parvenait-il pas à réagir ? Pourquoi se retrouvait-il ainsi paralysé ? Pourquoi était-il incapable de laisser libre cours à sa colère ? Dans un geste parfaitement calculé, Sebastian posa ses deux mains à plat contre le mur, encadrant le visage du prince de ses bras.

— Tu as fait une erreur, murmura-t-il. Qui me ravit, je dois bien l’avouer.

L’une de ses mains glissa sur la joue d’Altaïs. Celui-ci eut un brusque mouvement de dégoût et braqua son regard pâle dans celui de l’homme.

— Ne me touche pas ! siffla-t-il.

Les yeux de Sebastian s’éclairèrent d’une lueur victorieuse. Altaïs réagissait enfin. C’était ce qui lui plaisait plus. Lorsqu’il voyait les iris se remplirent de rage, promesse que la lutte serait acharnée. Puis, lorsque la colère se ternissait, pour ne laisser la place qu’à une intense détresse.

Altaïs ne s’était jamais laissé faire, peu importait le temps passé, peu importait la douleur. Il s’était battu, encore et encore, avec une volonté que Sebastian aurait pu juger ridicule s’il n’avait pas éprouvé une pointe d’admiration. Car le prince n’avait jamais gagné. Malgré cela, il avait tenu bon.

Sebastian l’avait fait plier, un certain nombre de fois même, mais il n’était jamais parvenu à le briser et à faire disparaître définitivement cette lueur révoltée dans son regard clair. Il avait pourtant tout essayé. Il avait possédé le corps du jeune homme, lui avait infligé les pires subisses que son esprit tordu pouvait imaginer. Il avait vu la flamme vaciller, l’espoir s’amenuiser. Mais cela n’avait pas suffi. Et le mystère que constituait Altaïs l’excitait au plus haut point.

— Tu n’es pas exactement en position de me donner des ordres, l’informa-t-il avec légèreté.

Altaïs repoussa violemment son bras pour l’écarter. La colère avait enfin chassé la peur. Sebastian ricana.

— Tu ne sais pas à quel point jouer avec toi m’a manqué.

— Je ne suis pas venu jouer !

— Oh c’est vrai…

La main de Sebastian glissa dans son cou, le long de son bras, de ses hanches avec un plaisir non feint. Le corps d’Altaïs se crispa alors que les doigts de l’homme redessinaient le contour de ses courbes. Le prince tenta de lui asséner un coup de pied, mais Sebastian anticipa trop bien et bloqua ses jambes, tandis que sa main continuait son chemin toujours plus bas.

La respiration d’Altaïs se coupa alors que l’angoisse remontait en flèche. Les doigts caressèrent le tissu de son pantalon et il se débattit plus fort, laissant échapper un cri de colère et de frustration.

— Lâche-moi !

La main s’arrêta enfin au niveau de sa botte, et Sebastian en retira une petite dague, bien dissimulée. Il se redressa, jouant avec la lame avec adresse.

— Tu comptais peut-être là-dessus ?

Il ne se heurta qu’au regard glacial du prince, mais il le connaissait trop bien. Au fil du temps, il avait appris à reconnaître la moindre de ses expressions, aussi infime soit-elle. Le battement de cils trop rapide le trahissait.

— Dommage, tu auras du mal à défaire tes liens maintenant.

Il attrapa la corde et tira violemment dessus. Le visage d’Altaïs ne se retrouva plus qu’à quelques centimètres du sien.

— Ce serait plus drôle si tu me les enlevais…

Il réussit étonnamment bien à maîtriser les tremblements de sa voix, mais Sebastian ne fut pas dupe. Il émit un petit rire.

— Bien essayé, mais tu n’es plus drogué et je n’ai absolument aucune confiance en toi. Et ce n’est pas comme si cela m’avait déjà empêché de te prendre, n’est-ce pas ?

Altaïs fit la seule chose qu’il pouvait faire. Il lui cracha au visage. Sebastian lui jeta un regard à mi-chemin entre l’amusement et l’agacement, puis il lui agrippa brutalement les cheveux, lui arrachant un gémissement.

— Allons, tu m’as habitué à mieux…

Et il l’embrassa violemment, meurtrissant ses lèvres sans pitié. Altaïs dut faire un effort surhumain pour empêcher son esprit de fuir, et il mordit brusquement Sebastian. Celui-ci eut un mouvement de recul, plus de surprise que de douleur, et lui asséna une gifle retentissante.

Le regard d’Altaïs s’assombrit sous l’effet de la colère meurtrière qui l’avait envahi. Face à lui, Sebastian fit craquer ses doigts pour détendre ses articulations.

— Bien, nous allons pouvoir commencer les choses sérieuses.

— Tu rêves, gronda le prince avec fureur.

Sebastian l’attrapa par le bras sans la moindre douceur et l’entraîna jusqu’à la large table qui trônait au milieu de la pièce. Il le jeta contre le rebord et Altaïs retint un gémissement quand le bois heurta ses reins. L’homme plaqua son corps contre le sien, l’empêchant de bouger.

— Dis-moi… Que préfères-tu ?

Il passa une main sous la tunique, caressant sauvagement la peau claire, y laissant par endroits de fines griffures. Altaïs se débattit plus violemment, mais les choses lui échappaient totalement depuis que Sebastian lui avait ôté sa dague. Voire depuis le début. Il avait cru pouvoir lui faire face, mais c’était pour l’instant un échec retentissant. Lentement, l’homme fit glisser deux doigts entre sa peau et la ceinture de son pantalon. Altaïs eut l’impression de ne plus pouvoir respirer.

— Je peux te prendre rapidement, sans préparation, souffla Sebastian dans son oreille, se délectant du léger tremblement du prince. Ou alors, faire durer le plaisir… Ou même faire appel à quelques amis… Je sais que tu appréciais beaucoup cela.

— Je te jure que je vais te tuer, siffla Altaïs.

Sebastian le retourna brusquement face à la table. Sa main se perdit une nouvelle fois dans les mèches sombres pour le forcer à incliner le buste, tandis que l’autre prenait place sur l’une de ses hanches. Malgré ses poignets liés, les doigts d’Altaïs griffèrent violemment la surface en bois alors qu’il étouffait un gémissement.

— Je choisis donc pour toi, dit-il avec un sourire carnassier. En souvenir du bon vieux temps…

Altaïs ferma les yeux alors que le corps de l’homme se pressait davantage contre le sien. Il luttait désespérément pour ne pas céder, mais il sentait son esprit au bord du gouffre. Il s’apprêtait à sombrer lorsqu’une image passa furtivement devant son regard. Alexander… Le Protecteur avait eu du mal à le laisser partir. Altaïs lui avait promis que tout se passerait bien.

Les mains relâchèrent brièvement leur emprise, et le prince entendit distinctement le bruit d’une boucle de ceinture qui s’ouvre. Un cri de rage lui échappa et il tenta de se relever, mais la main revint appuyer sur son dos, le plaquant à nouveau brutalement contre la table. Ses coudes cognèrent douloureusement contre le bois.

Soudain, un léger grondement résonna en lui. Presque imperceptible au début, il devint rapidement aussi intense que l’orage qui habitait son âme.

Les liens qui emprisonnaient ses mains s’enflammèrent brusquement.

— Que…

Sebastian recula devant le phénomène, laissant l’occasion à Altaïs de se redresser et de lui faire face alors que la corde était réduite en cendres.

— Mais…

La corde avait été enchantée pour empêcher toute utilisation de la magie. Il était impossible que le prince soit parvenu à dépasser cela. Pourtant, les faits étaient là. Altaïs le regardait avec une fureur sans nom, sa magie prête à frapper à tout moment.

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AnatoleJ
Posté le 02/10/2021
Coucou :D

Il était rempli de joie et de bonne humeur ce chapitre T_T J’avoue que je l’ai lu avec un onglet de photos de petites grenouilles mignonnes à regarder de temps à autre pour survivre, on fait comme on peut hein
Ce Sébastian n’a pas volé sa réputation, c’est juste une méga ordure, il n’a aucune qualité rédemptrice, quel enfer T_T J’espère qu’au prochain Altaïs lui refait la tronche, il a l’air bien parti pour faire brûler tout le bâtiment, un petit échauffement avant le palais peut-être ? On croise les doigts héhé

Les quelques notes que j’ai réussi à prendre entre mes larmes et mon déni au royaume des grenouilles :
« Une ambiance de fête régnait, tranchant avec l’état d’esprit des deux silhouettes encapuchonnées » ainsi qu’avec l’angoisse du lecteur qui est incapable de croire que tout va bien se passer malgré son optimisme

« Heureusement, la cheville du prince était sur le chemin de la guérison, sinon quoi il aurait eu davantage de difficultés. »
*sans quoi au lieu de sinon quoi ?

« Altaïs retint un rictus méprisant. Débutants. »
Je suis mort, qu’est-ce qu’il planque encore xD (edit : rétrospectivement c’est plus si drôle quand je sais à quel point ça l’a pas aidé T_T)

« Il en avait assez de se faire attacher. »
C’est vrai que c’est une sale habitude, récréativement ça se défend mais là ils abusent

« Lorsqu’il voyait les iris se remplirent de rage »
*se remplir

« lui avait infligé les pires subisses que son esprit tordu pouvait imaginer. »
*sévices au lieu de subisses ?

« Bien essayé, mais tu n’es plus drogué et je n’ai absolument aucune confiance en toi. »
Parce qu’il lui a fait confiance un jour ? Il doit en avoir une définition sacrément tordue...

« Il avait cru pouvoir lui faire face, mais c’était pour l’instant un échec retentissant. »
Je confirme que ce plan craint, pauvre Altaïs T_T

« La corde avait été enchantée pour empêcher toute utilisation de la magie. »
Vu comment elle a très bien marchée je pense qu’il peut aller demander un remboursement (s’il est encore vivant après ce qui va lui tomber dessus)(vas-y Altaïs fait tous brûler)

Voilà pour ce chapitre, j’espère qu’Altaïs va reprendre le dessus dans le suivant T_T A bientôt :D
Mathilde Blue
Posté le 06/10/2021
Coucou :D

Un bonheur à écrire T_T (non) Ah c’est une bonne idée les petites grenouilles mignonnes en parallèle, je n’y avais pas pensé T_T
Alors oui, Sebastian est juste une ordure, il n’y a absolument rien à sauver chez lui… Donc on espère ensemble qu’Altaïs lui refera la portrait dans le prochain chapitre x)

Tes quelques notes humides (ce qui est parfaitement légitimes) :

« ainsi qu’avec l’angoisse du lecteur qui est incapable de croire que tout va bien se passer malgré son optimisme »
Au moins il y a une certaine forme de lucidité x)

« Je suis mort, qu’est-ce qu’il planque encore xD (edit : rétrospectivement c’est plus si drôle quand je sais à quel point ça l’a pas aidé T_T) »
Je me doute bien T_T

« C’est vrai que c’est une sale habitude, récréativement ça se défend mais là ils abusent »
Ils abusent, mais en même temps bon, ça se défend comme tu dis xD

« Parce qu’il lui a fait confiance un jour ? Il doit en avoir une définition sacrément tordue... »
Alors disons plutôt que quand il était drogué, il était plus vulnérable ^^’

« Je confirme que ce plan craint, pauvre Altaïs T_T »
C’est ça d’être trop sûr de soi T_T

« Vu comment elle a très bien marchée je pense qu’il peut aller demander un remboursement (s’il est encore vivant après ce qui va lui tomber dessus)(vas-y Altaïs fait tous brûler) »
En même temps, c’est ce qui sauve la mise d’Altaïs, il va aller investir dans l’entreprise ^^

Merci pour ton commentaire et à bientôt :D (J’essaie de revenir vite sur Une Promesse et L’Ombre de Victor, faut juste que j’arrive à trouver un rythme T_T)
petite_louve
Posté le 02/09/2021
Eeeeh !! Mais où sont Lug et ses hommes ? =O Pouvaient-ils par intervenir ??

Altaïs et ceux qui l'ont envoyé là ont plutôt surestimer sa capacité à affronter ses démons et l'un de ses bourreaux... Ils auraient mieux fait de mieux se préparer que ça. Natt n'aurait pas dû laisser son frère partir ainsi, il le connaît trop mal pour se rendre compte que de la boulette qu'il fait en l'emmenant là. Si seulement Alex avait été là pour botter les fesses de Sebastian ! J'espère qu'Altaïs lui fera bouffer sa magie de plein fouet.

Tes descriptions sont affreusement crédibles et réalistes. Les détails sont là où il faut. Mais pour un tel chapitre, tu ne peux pas souhaiter une bonne lecture à tes lecteurs ! Ton chapitre nous prend aux tripes et on ressent toutes la peur, la détresse d'Altaïs !

Si chapitre est horrible, il est très bien mené. Bravo !
Mathilde Blue
Posté le 02/09/2021
Coucou !

Tu aurais quelques réponses à tes questions dans le prochain chapitre, mais en principe ils n'étaient pas censés intervenir (pas avant qu'un certain temps ne se soit écoulé en tout cas).

Mais en effet, tout le monde a surestimé la capacité d'Altaïs (lui le premier) à faire face à ses bourreaux. Ils auraient pu mieux se préparer en effet, à moins que Natt n'ait des raisons d'agir ainsi...

J'avoue que le "bonne lecture" est plus un réflexe ^^' En tout cas, merci pour ton retour, ce n'est pas évident d'écrire un chapitre comme ça ! <3

À bientôt :)
Gabhany
Posté le 23/08/2021
Je trouve ce plan hyper dangereux et pas du tout préparé, ça fait vraiment amateur et le Prince Déchu m'a habituée à mieux ... C'était SUR ET CERTAIN qu'Altaïs allait y laisser des plumes, heureusement que ce n'est pas pire que ça ! Même si c'est déjà horrible. Mais sincèrement, laisser Altaïs aller affronter son bourreau sans aucune préparation, sans même une explication, je ne trouve pas ça très crédible. Et puis il a beau fanfaronner ,notre beau prince, il a beau vouloir affronter ses démons tout seul, il n'est pas prêt, et il aurait dû mieux évaluer les choses.
Mathilde Blue
Posté le 23/08/2021
Re !

Alors le plan était en effet hyper dangereux, et reposait énormément sur le mental d’Altaïs, je l’ai déjà dit dans une autre réponse, mais si Altaïs était resté maître de ses capacités, il n’aurait pas eu de mal à suivre le plan. Sauf que tout le monde l’a surestimé, lui le premier… Il était réellement persuadé qu’il pourrait s’en charger sans problème, sauf que non en fait, il était loin d’être prêt. Mais donc c’était un peu la version quitte ou double, il y a tout de même un plan B, c’est juste que toute la partie explication/préparation a lieu pendant l’ellipse. Après Natt a contribué à mettre ce plan en place, donc peut-être que derrière cette apparente négligence il y a autre chose…

J’espère que ça explique un peu les choses !

À bientôt :)
Cherry
Posté le 17/08/2021
Rien que le TW m'a fait prendre conscience que c'était du sérieux.... et ouais....

MAIS T'ES SERIEUSE THILDOU ? t'as cru que notre amitié pouvait résister face à cette scène ? tu pensais sérieusement mettre un "Bonne lecture!" et t'en aller comme ça ? euh ?? pardon ??


plus sérieusement la scène m'a vraiment choquée, les détails sont vraiment réalistes et j'ai ressenti la détresse d'Altaïs... J'ai eu mal au coeur tout en lisant. Si Alex avait été là il aurait tué Sebastian ! Mais honnêtement, que faisait Lug ? Si Sebastian avait vraiment violé et tué Altaïs, est-ce qu'il aurait agit ? Parce qu'Altaïs a été en danger et je vois pas la moindre intervention de Natt ou Lug. Ce plan est extrêmement dangereux de base.

Je me demande aussi comment Sebastian peut prospérer dans les bas-fonds aussi paisiblement et aussi longtemps, déjà qu'ils sont dans une période trouble. Dans le chapitre précédent on apprend qu'il a pleins d'hommes de mains... Je suis sûre qu'Elaran y est pour un truc... y a baleine sous gravillon

Je m'envole pour Le Sang des Dieux, en attendant la suite je t'envoie un pot de Ben and Jerr'ys couverts de larmes *-*
Mathilde Blue
Posté le 18/08/2021
Re !

Oui, je pense que c’est l’un des chapitres les plus durs du Prince déchu, mais Altaïs s’est montré un peu trop sûr de lui en pensant qu’il parviendrait à faire face sans soucis. Son traumatisme est profond, il y avait un cheminement à effectuer avant de pouvoir affronter Sebastian. C’était effectivement un plan très dangereux, mais Altaïs l’avait approuvé, et Lug… Ben tu verras dans le prochain chapitre pour Lug !

Sur le fait que Sebastian peut prospérer dans les bas-fonds, la royauté ne se mêle aps de ce qui s’y passe, donc lorsqu’on a les moyens, c’est facile de prendre l’ascendant…

(tu reprends mes expressions maintenant ? xD)

J’ai bien reçu ton pot de glace, les larmes avaient gelé pour le conservé au frais T_T

Bisouille Cherry <3
dodoreve
Posté le 11/08/2021
J'ai lu le TW je me suis dit : je le défonce

"sinon quoi il aurait eu davantage de difficultés" sans* quoi ?

Je ne vais pas avoir grand-chose à commenter sur ce chapitre, c'était effectivement très tendu et dur à lire, et j'ai effectivement envie de défoncer Sebastian, mais merci si Altaïs peut vraiment le faire. Et moi c'est une chose, mais si Alexander apprenait ça... je me demande quelle sera sa réaction. Je m'attends à ce que ça fritte un peu entre lui et Altaïs, mais j'espère qu'il sera en mesure de comprendre ce qu'Altaïs avait besoin de faire. À vite pour la suite !

(Et sur des chapitres cools steuplé T-T ?
ahah je rigole, on l'aime quand même ton histoire <3)
Mathilde Blue
Posté le 11/08/2021
Coucou !

Moi aussi j'avais envie de le défoncer T_T Et oui Alexander risque de ne pas apprécier, et sa réaction risque de ne pas être particulièrement douce, mais en même temps il a compris qu'Altaïs a besoin de se débarrasser de son passé, donc est-ce qu'il sera vraiment prêt à se fritter avec lui ?

Désolée pour le chapitre T_T

À bientôt <3
Vous lisez