Chapitre 35 : Des milliers de fois

Notes de l’auteur : N.B. Ceci n'est pas un nouveau chapitre ! (Eh oui, je suis une troll)
Il s'agit de la dernière scène de l'ancien chapitre 35, que j'ai coupé en 2 (son contenu est désormais partagé entre le Fragment IV et ce nouveau chapitre 35). Si vous avez lu ce dernier, il est donc inutile de lire ce chapitre ^^

— Dis donc, n’aurais-tu pas un peu grossi, Neven ? Hm ?

Jade glissait ses doigts dans le plumage luisant de son corbeau, qui croassait de plaisir. Elle jeta ensuite un œil au loup noir qui était couché paisiblement, blotti contre ses jambes au bout du lit. Neven lui mordilla le bout des doigts avec affection, et la reine d’Indeya eut un sourire taquin.

— Je t’assure – et je ne dis pas cela pour te provoquer – je te trouve plus… imposant qu’auparavant. C’est étrange, non ? J’espère qu’il ne te donnait pas trop à manger. Je lui avais pourtant dit que les souris te faisaient grossir…

Elle s’interrompit lorsqu’un petit coup étouffé retentit contre le verre de sa porte-fenêtre. Un courant glacé s’écoula dans tous ses membres, et elle mit plusieurs secondes avant de tourner la tête vers la silhouette noire qui se dressait sur son balcon.

— Qui est-ce ? demanda-t-elle d’un ton sec.

Neven poussa un cri comme pour confirmer ses craintes. Pourtant, Wanafer avait dressé la tête et regardait la silhouette noire avec un calme rassurant, ses yeux jaunes brillant de curiosité.

Un grognement agacé lui parvint de l’autre côté du verre, et la personne se débarrassa de sa capuche. Un sourire franc barra le visage pâle de la reine lorsqu’elle reconnut ces iris gris orage, et les lèvres sombres grimaçantes de Gina. Dans un rire léger, Jade ouvrit les fenêtres.

— Mademoiselle Gina, que me vaut donc cet immense plaisir ?

L’Ange des Sourires lui jeta un regard hostile, avant de se débarrasser de sa cape noire sur le petit boudoir près de la fenêtre.

— Attendez une minute, continua Jade, le coin de ses lèvres se soulevant dans un rictus taquin. Pourquoi donc venir me rendre visite en passant par la fenêtre ? Ne me dites pas que…

La lueur menaçante qui dansait dans les yeux de Gina ne fit qu’agrandir son sourire.

— Oh, mais si ! Vous avez brisé les règles pour venir me voir. N’est-ce pas ?

Gina détourna les yeux et passa ses doigts sur son avant-bras dans un geste machinal, nerveux.

— Le Premier Ministre n’aurait pas accepté.

— Vraiment ? Pourtant, vous semblez avoir toute sa confiance…

Gina éclata dans un rire rauque.

— Moi oui. Vous ? Non.

Jade laissa échapper un soupir faussement navré. Puis, elle pencha la tête de côté et s’approcha lentement de l’Ange des Sourires.

— Mais dites-moi, vous n’avez pas répondu à ma question, tenta-t-elle, sa voix devenant velours, plus basse et plus lente. Que me vaut le plaisir de votre visite ?

Un grondement vibra au fond de la gorge de Gina. Cette dernière détourna les yeux pour ne plus voir les deux émeraudes brillantes posées sur elle, avant de s’élancer vers la terrasse. La reine la suivit, curieuse. L’Ange des Sourires se saisit d’un cadre rectangulaire, posé contre le mur dans le recoin de la terrasse, et recouvert d’un voile ocre.

Gina fit volte-face, l’objet tourné vers Jade, et d’un mouvement habile, retira le voile.

La reine d’Indeya prit une longue inspiration, avant qu’un sourire vienne illuminer son visage blafard.

 

***

 

Avant de frapper à la porte-fenêtre, Gina avait longuement observé la reine depuis sa cachette de pénombre. Elle avait longuement hésité à s’approcher.

Au fond des iris vertes de la reine dormait un éclat obscur, terne, insondable qui l’avait effrayée. L’étincelle de malice, de sournoiserie avait totalement disparu.

L’Ange des Sourires n’avait pu retenir un soupir de soulagement discret lorsqu’elle avait aperçu de nouveau cette lueur dans les yeux de la reine à la vue du tableau.

— Vous l’avez amené, murmura Jade, la voix légèrement tremblante. Le tableau de la reine Katherine… Vous avez accédé à ma requête.

La reine leva des yeux profonds, vertigineux vers elle, et Gina eut comme l’envie irrépressible de prendre ce visage entre ses mains pour les admirer encore, de plus près, peut-être pour plonger à l’intérieur, se laisser dévorer. Pourtant, une force inhumaine, immuable voulait l’attirer au loin, lui soufflait de s’éloigner, de peur de ce qu’elle pourrait faire une fois avalée par ce néant vert.

Elle choisit à la place de détourner le regard.

— Jeanne m’a poussée, grommela-t-elle.

Elle entendit le sourire ravi dans la voix caressante de la reine.

— Je vois. Quoiqu’il en soit, je vous remercie d’avoir fait cet effort et de me l’avoir apporté, malgré tout.

Gina ne dit rien, mais hocha la tête avec précipitation, comme à contre-cœur. Elle entendit le parquet craquer lorsque la reine fit un pas, puis deux, en avant. Craintive, elle hésita à tourner la tête, mais elle finit par céder. Et se trouva nez à nez avec la reine, qui était plus petite qu’elle, ses yeux verts ancrés sur elle comme un navire à son port. Cette dernière tendit une main, qu’elle posa doucement, délicatement sur son bras. L’Ange des Sourires déglutit.

— Je comprends que vous ne me fassiez pas confiance.

Puis, elle eut un petit rire cassé.

— En réalité, vous aviez raison depuis le début. Je n’étais pas digne de confiance, et vous l’avez senti.

Gina fronça les sourcils, et se dégagea de cette main envoûtante.

— Pourquoi ? Pourquoi la Panthère Noire se retrouve à épouser le roi d’Indeya ? Ça n’a aucun sens. Vous avez laissé tous vos sbires là-bas ?

Jade sourit presque tendrement, tristement, puis secoua la tête.

— Certaines Panthères sont arrivées en Indeya, à Irradya. Je comptais prendre contact avec elles, mais…

Elle mit fin à sa phrase dans un soupir.

— Mais vous avez été démasquée, termina Gina.

Jade hocha les épaules avec fausse nonchalance, et ses yeux inquisiteurs cherchèrent les siens à nouveau.

— Pourquoi ne m’avez-vous pas reconnue ? l’interrogea-t-elle, sa voix presque inaudible, ensorceleuse.

Gina tourna la tête, se faisant violence pour ne pas se laisser engloutir par ces yeux.

— Je sais pas. Y avait si peu de chances… Que la reine d’Indeya soit la Panthère Noire, c’était absurde. Mais c’est vrai que…

Elle se força à reposer son regard sur la reine, et s’autorisa à détailler l’éclat de ses yeux, la couleur chaude de ses joues rondes, le contour de ses lèvres, étroites mais épanouies comme un pétale de rose.

— Je vous ai toujours trouvée familière.

— Mais vous avez cru que cette familiarité, comme vous dites, venait de ma ressemblance avec ma tante, la reine Katherine, ajouta Jade, son amusement à peine dissimulé dans sa voix.

Gina gronda entre ses dents, et baissa les yeux sur le tableau, sur le visage pâle et rond de la reine Katherine, sur ses yeux turquoise brillants dans l’obscurité, ses lèvres immortalisées dans un sourire énigmatique, son nez droit et ses boucles d’or. Lorsqu’elle s’arracha à cette contemplation, elle remarqua que Jade était en train d’admirer le tableau à son tour.

Puis, elle s’offrit le luxe de la regarder.

Un droit qu’elle n’avait pas, mais qu’elle s’arrogeait.

Cette lueur dans ces yeux qui promettait une surprise perpétuelle et une connaissance inaccessible au commun des mortels était exactement le même. Mais là où les yeux de Katherine renfermaient un calme apaisé, compréhensif, ceux de Jade semblaient animés par une flamme endormie, se rapprochant de l’éveil à chaque minute. Un brasier latent, patient. Un brasier habilement dissimulé dans le fond de ses iris, un brasier fou qu’elle n’avait que trop peur de toucher.

Ou de ne plus jamais toucher.

Jade leva les yeux sur elle à nouveau, et Gina se figea.

Le brasier était là, il était de retour, juste là. Et elle voulait l’embraser, l’embrasser. Sans réfléchir, elle laissa le tableau tomber contre le pied du lit et elle s’approcha, doucement, sûrement.

Un rictus différent anima alors les lèvres de la reine, cajoleur, enjôleur, mais Jade ne recula pas. À la place, elle tendit une main pour caresser la joue creusée de Gina, lentement, langoureusement.

— Merci, Gina, souffla-t-elle.

Son pouce effleura ses lèvres, et il sembla arracher l’air de ses poumons sur son passage. Puis sa main glissa sur sa nuque, semant des frissons qui s’écoulèrent le long de son échine jusqu’au bas de son dos. Elle combattit un sursaut électrique.

Et enfin, la main la libéra.

La reine se détourna d’elle pour saisir le tableau et le poser face à son lit, appuyé contre la commode de bois clair. Elle admira son œuvre, les mains sur les hanches, puis elle pivota pour faire face à Gina.

— Je me sentirai moins seule grâce à vous.

Gina haussa un sourcil sceptique.

— Moins seule ? Vous plaisantez ?

Jade leva le menton et lui offrit un sourire aérien qui lui rappela douloureusement les rictus illisibles de Katherine.

— Oui. Voyez-vous, j’ai pu remarquer plusieurs fois que ce tableau dispose d’une faculté… particulière.

Gina fronça les sourcils de plus belle et rejoignit Jade devant le tableau en quelques grandes foulées.

— De quoi parlez-vous ?

— Ce tableau est capable de parler.

— Quoi ? hoqueta Gina, tournant la tête vers la reine si violemment qu’un craquement retentit dans sa nuque.

Elle poussa un juron, avant de frotter son cou dans une grimace.

— Si c’est une blague, je trouve pas ça drôle.

— Cela n’en est pas une, répondit Jade avec tout le calme du monde, le regard fixé sur le tableau inerte.

— Vous avez déliré.

— Je ne le crois pas.

Gina plissa les yeux et croisa les bras sous sa poitrine.

— C’est impossible. Ça fait trois ans que je rénove des tableaux. Bouger, ça je les ai déjà vus faire. Mais parler, jamais. C’est impossible.

Jade poussa un soupir.

— Je vous assure pourtant que j’ai déjà conversé avec ce tableau. Nous avons eu une discussion fort instructive par ailleurs.

Gina lui lança un regard moqueur, qui ne parvenait pas néanmoins à cacher son inquiétude.

— J’en doute pas.

Elle reporta son attention sur la tableau.

— Pardonnez-moi si j’y crois pas trop.

— Vous n’avez qu’à rester observer le tableau toute la nuit avec moi, proposa Jade dans un sourire aux milles promesses. Peut-être pourrez-vous le voir de vos propres yeux. Après tout, il n’y a pas de raison pour que la reine Katherine décide d’adresser la parole seulement à moi.

Gina eut comme un sursaut et fit un pas de côté, s’éloignant de la reine comme si elle l’avait brûlée.

— Ça va pas ou quoi ? Je peux pas rester là toute la nuit.

— Hm… Comme c’est dommage.

L’Ange des Sourires marqua une pause. Quelque chose dans le ton de la reine avait drastiquement changé. Son ton taquin avait laissé place à une expression lointaine, une voix mélancolique, lourde de remords. Intriguée, elle se tourna pour faire face à Jade.

— Votre Majesté, est-ce que tout va bien ?

Lentement, la reine pivota sur ses talons pour se planter face à elle. Le brasier dans ses yeux avait disparu, et derrière lui ne restait qu’une forêt de ténèbres, désolée, esseulée. Un instant, elle crut déceler une perle au creux de ces yeux mornes. Mais finalement la reine sourit, et au bout de ce qui lui parut une éternité, elle prit sa main et la serra entre les siennes.

Jade les porta ensuite à ses lèvres.

— À présent, oui… Je pourrais presque croire que je vais bien.

Sa voix n’était qu’un souffle tortueux et torturé, chaud et rocailleux. Sa chaleur se propagea dans tout le corps de Gina lorsqu’elle embrassa sa main avec une passion, une fougue que même ses yeux ne pouvaient retranscrire. Sa respiration se bloqua dans sa gorge. Elle voulut hurler, crier. Lui dire de s’éloigner à jamais, ou s’approcher encore, jusqu’à se fondre contre elle.

En elle.

Un élan irréel prit possession de son corps, une tornade sans pitié, un ouragan cruel. Elle ne vit plus que les lèvres roses posées sur la peau sombre de ses doigts. Et elle voulut les posséder à son tour.

Elle retira ses mains de l’étreinte de Jade, ancra son regard dans le sien.

Gris orage contre forêt nocturne.

Ses mains libres trouvèrent leur place d’elles-mêmes, elles prirent le visage de la reine entre leurs paumes comme s’il était le plus précieux joyau.

Un diamant à ne jamais briser.

Sa précipitation s’arrêta et le temps se suspendit dans l’espace. Elle espéra qu’il ne reprenne jamais son cours.

Elle se pencha avec une lenteur prudente.

Pour ne pas trop brusquer le temps.

Ses lèvres caressèrent celles de la reine comme si elles s’étaient connues un millier de fois. Les bras de la reine s’enroulèrent autour de sa taille comme s’ils s’y étaient déjà blottis un millier de fois. Ses doigts tachés de peinture s’engouffrèrent dans la chevelure de feu, comme s’ils s’y étaient déjà perdu.

Un millier de fois.

 

 

Un croassement retentit dans l’air.

Et le temps reprit son cours.

Malheureux temps.

Gina se détacha de la reine dans un geste de panique, comme si elle venait de recevoir un coup de poignard entre les côtes. Elle croisa les prunelles de la reine, étincelantes d’espoir et d’envie. Elle détourna les yeux en hâte et se dirigea vers les portes-fenêtres qui battaient au vent. Elle posa le bout de ses doigts tremblants sur sa bouche enflammée, à l’abri du regard brûlant de Jade. Elle n’osa pas regarder en arrière lorsqu’elle lança par-dessus son épaule, la voix éraillée :

— Prenez soin du tableau. S’il vous plaît.

Et sans plus attendre, elle saisit la corde qui lui avait servi à escalader, et sauta par-dessus le balcon, les yeux fermés.

 

Elle ne voulait plus les ouvrir, ces yeux, jamais. Pourtant, lorsqu’elle les fermait, elle revoyait les joues rosies de Jade, ses lèvres gonflées, tordues dans un sourire victorieux, délicieux.

C’était plus dangereux encore que de rêver dans ce noir où la limite n’existait plus.

Où la raison n’était plus.

Elle décida alors que oui, ce soir-là, elle n’ouvrirait plus les yeux.

 

C’est pourquoi elle ne vit pas la reine, penchée par-dessus la balustrade, qui la regardait disparaître dans les jardins, un rictus conquérant flottant sur sa bouche rougeoyante.

Elle ne la vit pas retourner dans ses appartements, fermer les portes et se planter devant son corbeau.

Elle ne la vit pas asséner une petite pichenette sur la tête noire.

Une fois arrivée à l’abri des grands arbres, haletante et déboussolée, elle ne l’entendit pas non plus chuchoter au volatile.

— Espèce d’idiot.

Elle n’entendit pas non plus cette voix qu’elle aurait tant aimé entendre encore, un jour, provenant d’un tableau qui aurait dû ne jamais parler.

— Vous devriez prendre garde où vous placez les décorations dans votre chambre, ma chère nièce. Vous n’êtes pas sans savoir que les peintures ont des yeux…

Elle ne vit pas le sourire satisfait de Jade se refléter à la perfection sur le visage peint de la reine Katherine.

Mais elle ne pouvait s’empêcher de se l’imaginer.

 

Et elle le savait exquis.

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Capella
Posté le 30/10/2022
Hey hey,
Déjà je commence à comprendre que t'aimes bien faire de la poésie quand tu décris quoique ce soit de charnel ou sentimental haha ! C'est très sympa, j'apprécie. Si je devais choisir entre décrire comme la plupart des romans ou tu te contente de décrire à quel point c'est trop bien d'embrasser, c'est passionnant, et ton style ou tout devient poétique, très honnêtement je choisirais le premier choix, subjectivement. Pour autant j'aime beaucoup tes descriptions à toi parce que bah, déjà, je le vois pas souvent donc le changement fait du bien, et c'est surtout très bien écrit !

A part ça, le chapitre était cool de fou, Jade n'a rien a voir avec celle qu'on a laissé la dernière fois et j'aime bien sa relation avec monsieur corbeau, et avec Gina bien sûr. Prévisible que ça se conclusse comme ça, mais qu'est-ce que je l'attendais ; et puis Jade est trop chou en vrai de vrai, quel perso de fou (j'espère que ce sera une vraie méchante quand même même si j'en doute ptdr)

Sinooooooooooooooooon :
A partir de la phrase : "Un brasier latent, patient. Un brasier habilement dissimulé dans le fond de ses iris, un brasier fou qu’elle n’avait que trop peur de toucher."
- jusqu'à : "À la place, elle tendit une main pour caresser la joue creusée de Gina, lentement, langoureusement."
tu utilises énormément d'écho (bon normalement écho ça fait référence à une figure de style mais la c'est juste pour dire que tu répètes deux mots assez souvent). C'est incroyable, naturellement, j'ai trop aimé toute cette partie, mais ça fait que du coup, dès que tu fais de nouvelles phrases avec deux adjectifs qui se suivent, ça fait beaucoup "trop" et tes 3 paragraphes perdent leur valeur. En vrai peut-être que tu m'apprendras que ces échos étaient involontaires, auxquels cas bah, songe à ça. Mais si c'était volontaire, songe aussi à ça. Commentaire le plus pertinent que j'ai pu te faire la prends des notes, prends des notes (c'est ironique). Bref, les échos étaient bien mais du coup essaie de retirer celles qui apparaissent après ce passage, sinon c'est dommage !

Voilà, je crois avoir finis, encore une fois, bon chapitre comme d'habitude !
Contesse
Posté le 04/11/2022
Hey Capella, navrée de mon retard dans ma réponse, les HO me prennent pas mal de temps, sans parler de ma formation... bref ahah, me voilà ^^
Et comme toujours je te remercie pour ton commentaire ultra détaillé !

Oui effectivement, t'as tout compris les trucs charnels et sentimentaux/sensuels, j'aime beaucoup passer par des descriptions imagées et un peu poétiques si possible ahah. J'aime pas trop la description factuelle pour ce genre de scènes, oops. Je suis contente que tu aies apprécié ces descriptions, même si apparemment c'est pas trop ta préférence à la base :)

Je suis contente que tu aies apprécié le chapitre, effectivement Jade est dans des dispositions bien différentes ici, comparé au début de l'histoire mais je pense qu'on peut dire que c'est totalement normal x)
Héhé, contente que t'aies apprécié le rapprochement entre Jade et Gina, effectivement on le voyait venir (c'était le but d'ailleurs mdr) mais je pense que oui, il n'y avait pas trop d'autres issues possibles pour elles ahah.
Alors Jade en grande méchante... euh... Maybe en fait la méchante depuis le début c'est elle et en fait Diane elle est super cool ? Lol. Bon c'est peut-être un peu too much mdr

Alors pour l'écho, je ne savais pas que ça s'appelait comme ça (donc merci pour l'info ahah ^^) mais oui l'idée était volontaire ! Je vois ce que tu veux dire, effectivement si ça fait trop après ça fait perdre de la valeur aux mots, je comprends. Je vais voir pour modifier ça, merci pour ta remarque comme d'habitude ;)

Merci pour ton commentaire et à bientôt ;)
Edouard PArle
Posté le 12/09/2022
Coucou !
Quand tu décris les sentiments de Gina pour Jade, le style change beaucoup, on sent qu'on vit des moments particuliers. C'est lyrique, envoûtant, on comprend la force du désir qui anime Gina, qui peut échapper à tout moment de son contrôle. On comprend le déchirement qu'elle ressent au moment de quitter la reine. En un mot, c'est beau !
Il aurait aussi été intéressant d'avoir le pdv de Jade sur la scène, j'ai vraiment du mal à imaginer ce qu'elle pouvait penser dans une telle situation. Désabusée mais quand même heureuse de la présence de Gina ?
J'imagine que la scène à venir avec le tableau va être instructive...
Le titre du chapitre est aussi très bien choisi, il reprend les mots qui sont à mon sens les plus marquants du chapitre. Je valide complètement !
Mes remarques :
"Ou de ne plus jamais toucher." -> ou de perdre ?
"Le brasier était là, il était de retour, juste là." -> le brasier était de retour, juste là ?
"— Cela n’en est pas une," Ce n'en est me paraît encore plus joli
Un plaisir,
A bientôt !
Contesse
Posté le 01/10/2022
Coucou :D

Contente que les sentiments et les émotions passent dans ce chapitre, c'était l'objectif ahah ^^ Et heureuse que le titre du chapitre représente bien le contenu aussi !

J'ai aussi prévu de tenter de réécrire cette scène avec le pdv de Jade parce qu'il serait effectivement intéressant d'avoir son ressenti à ce moment-là, notamment vu ce qui lui est arrivé précédemment ! Mais sur le moment je sais pas pourquoi, j'avais plus le feeling avec Gina et son pdv m'avait manqué alors je l'ai écrit de son pdv ahah ^^ Mais oui je pense que le pdv de Jade serait peut-être plus intéressant et émouvant même sur ce chapitre-ci :) Je vais voir ce que je peux faire !

Merci pour tes remarques, ce sont effectivement de très bonnes idées je vais modifier ça :D

Merci beaucoup pour ton commentaire comme toujours, à bientôt ;)
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