Chapitre 33 : Enfants de Cazalyne

Par Isapass
Notes de l’auteur : Comme vous allez sans doute le voir, c'est un chapitre où je ne dois pas me tromper. Alors n'hésitez pas à me signaler tout ce qui vous passe par la tête : rythme, coquille, manque de clarté... Et surtout, surtout : si c'est tarte ou si c'est trop barré, dites-le moi ! Merci ;)

Chapitre 33 : Enfants de Cazalyne

 

Abzal

 

Le régent s’était retourné au cri de Venzald ; il ouvrit les mains par réflexe.

Le corps en suspension auréolé de mèches noires.

La hampe du carreau plongeant dans la poitrine.

La tache rouge sur la toile du surcot.

Les yeux aveugles, immenses.

Le choc fut tel qu’il tituba lorsque Flore s’abattit sur ses bras tendus comme une statue renversée de son socle. Il s’attendit à se pétrifier à son tour, pourtant son cœur continua de battre d’une pulsation puissante et régulière, l’air entrait toujours dans sa gorge. Et ses sens aiguisés sentaient l’ennemi dans son dos. D’un mouvement rapide, il souleva la jeune femme avant de parcourir les trois pas qui le séparaient de Venzald. Le prince, lui, s’était changé en pierre et fixait d’un regard stupéfait le visage de Flore.

– Le passage, vite ! lui hurla Abzal alors que deux pélégris se précipitaient vers eux malgré la charge des Terciens.

Il agrippa tant bien que mal la manche du garçon sans lâcher son fardeau pour le tirer sans ménagement vers la vieille porte qu’ils franchirent en courant. Abzal la ferma d’un coup de pied et s’y adossa en cherchant comment la bloquer. Il avisa alors une herse rouillée, dissimulée sous l’épaisse couche de poussière et de toiles d’araignée des murs.

– Venzald, la grille !

Le prince leva à peine un œil vers lui. Pressé par l’urgence, il lui fourra le corps de Flore entre les bras avant d’attraper à pleines mains le métal oxydé. Il tira de tout son poids sur le battant antique pour le faire pivoter sur ses charnières grippées, et tout autant pour pousser le loquet jusqu’au fond de la fente taillée dans l’épaisseur du mur. Un coup sourd ébranla le bois, mais la herse ne bougerait pas. Enfin, ils étaient saufs. Presque tous.

Il sut avant de se tourner qu’il n’était pas encore temps de souffler. Venzald s’était laissé glisser sur la terre battue du passage. La jeune femme reposait en travers de ses cuisses, étendue, le cou étiré vers l’arrière, les paumes ouvertes vers le ciel. Prostré sur le cadavre, le garçon se balançait sans bruit. Sa frange brune effleurait la gorge offerte où ses larmes coulaient en dessinant des sillons plus clairs dans les marbrures de sang séché. Ses mains tremblantes s’agitaient en mouvements désordonnés au-dessus du visage et du torse de Flore, comme des papillons qui n’osaient se poser. Finalement, il laissa retomber ses bras en poussant une plainte aiguë. Une plainte d’enfant qui broya le cœur d’Abzal.

Des coups contre le bois lui rappelèrent l’urgence de leur situation ; s’ils n’étaient pas défaits par les Terciens, les pélégris pouvaient donner l’alerte pour qu’on vienne les chercher par l’intérieur.

– Venzald, il faut rejoindre ton frère !

 Dehors, des chocs métalliques et des cris signalèrent que l’affrontement commençait. De nouveau, la main du prince voleta au-dessus du visage éteint sans pouvoir le toucher. Abzal s’accroupit, fit mine de soulever Flore, mais Venzald referma les bras autour d’elle.

– Il t’attend ! insista le régent.

Horrifié par son propre geste, il lui arracha le corps en s’efforçant d’ignorer ses protestations déchirantes, puis le déposa sur le sol. Ensuite, il força le garçon à se mettre debout et l’entraîna vers les profondeurs du tunnel. Venzald se débattait entre ses bras, le frappait, reculait. Soudain, il se figea, les yeux vagues.

– Themerid…

Ça ne dura qu’un court instant avant que son regard recouvre sa netteté. Il agrippa le col d’Abzal.

– Je vous en prie, restez avec elle, ne la laissez pas seule !

La gorge douloureuse, le régent hocha la tête. Venzald lança un dernier coup d’œil vers Flore, puis se détourna, le visage contracté. Il s’enfonça en courant dans le souterrain.

Abzal attendit que l’écho s’évanouisse, les yeux fixés sur l’obscurité. À l’extérieur, le calme était revenu ; les combattants étaient sans doute partis s’étriper plus loin. La présence du cadavre à quelques pas de lui le submergea. Il s’en approcha lentement. Il l’avait laissée dans une position étrange, une jambe tordue vers l’extérieur, un bras coincé sous le corps. Le régent retira son surcot qu’il plia soigneusement sur une zone plate et relativement propre. Une nouvelle fois, il souleva la jeune femme. Elle n’était pas beaucoup plus lourde que lorsqu’il l’attrapait par la taille pour la poser sur la selle de son poney, à Arc-Ansange. Déjà, la fillette brune le fascinait. Il contempla longuement ses yeux qui béaient sur le vide sans pouvoir se résoudre à fermer ses paupières. S’il la privait de ce bleu transparent, il allait la trahir. Au contraire de lui, elle avait toujours regardé le monde en face avec ses prunelles de bouchevreuse. Même dans son berceau. Il aurait voulu revenir à l’époque où les cinq enfants l’accueillaient en héros en réclamant qu’il les charge sur ses épaules. Mais les princes n’étaient plus liés, cet immonde Bréol avait arraché l’innocence d’Elvire, Alix avait probablement perdu ses tresses depuis longtemps. Et Flore reposait dans ses bras, couverte de son propre sang et de celui de ses ennemis. De ceux qu’il avait lui-même placés sur sa route.

Il tomba à genou en la serrant contre lui, secoué de sanglots sans larmes. Enfin, il la coucha sur la terre battue avec d’infinies précautions, la tête au creux de l’oreiller improvisé. Il lui embrassa le front avec tendresse, en se disant qu’il n’en avait pas le droit.

 La hampe du carreau jaillissait toujours de sa poitrine, comme le mât d’un fanion planté en territoire conquis. Abzal chercha son petit couteau dans sa poche avant de se rappeler qu’il l’avait laissé à Themerid. Il brisa la tige à mains nues, mais se reprocha aussitôt son geste. Le moignon de bois imbibé de sang formait une excroissance déchiquetée qui lui donna un haut-le-cœur. Lorsqu’il ferma les yeux, l’image de Flore qui tombait dans ses bras lui revint. Elle avait reçu le projectile de face. Or, à ce moment, entraînée à bout de bras par Venzald, elle était tournée vers le sud. Vers le bataillon de Terciens… La vérité lui apparut alors, si cruelle que la honte l’obligea à s’écarter de la jeune femme.

La flèche n’était pas destinée à Flore. Elle était pour lui.

 

***

 

Conrad de Bran

 

L’esplanade du château était déjà couverte de sang. Les premiers Terciens qui avaient franchi la barricade avaient chèrement payé leur bravoure, car les archers du Haut-Savoir les avaient accueillis de plusieurs volées de flèches. L’Hiverinien lui-même avait récolté une estafilade à la joue — encore une. Cependant, ils étaient deux fois plus nombreux que les soldats de l’Ordre. Les assauts du peuple acculaient peu à peu l’ennemi aux remparts des Cimiantes.

Conrad fauchait les pélégris comme un moissonneur ses épis, balançant sa lourde bâtarde d’un côté, puis de l’autre, projetant loin de lui les adversaires à coups de pied. Dominant la bataille de sa taille gigantesque, il portait des regards circulaires sur les mouvements des troupes et rugissait ses ordres jusqu’à perte de vue. À trois cents pas de lui, Tête-d’Or et ses hommes infligeaient eux aussi de lourds dommages aux soldats masqués ; de l’autre côté, ces derniers reculaient également vers le nord. Il ne s’agissait pas d’atteindre la grande porte — qui, de toute façon, resterait imprenable —, mais d’éradiquer l’ennemi. Totalement. Bientôt ce serait l’hallali.

Et ensuite ?

S’il en croyait le prince Venzald, trente mille uniformes verts attendaient sous les murs de la ville. Il ne connaissait pas très bien Albérac et ne remettait pas en cause ses qualités de meneur d’hommes. Cependant, si compétent soit-il, pris en tenaille à la tête d’un effectif deux fois moindre, il avait peu de chances de triompher. Alors, la capitale serait assiégée, les Terciens affamés ne tiendraient pas plus de quelques jours et il faudrait se rendre.

À moins d’un miracle. Le petit avait l’air persuadé qu’il se passerait quelque chose quand il retrouverait son frère jumeau ; Conrad, lui, n’avait jamais rien vu de tel. Une bataille se gagnait grâce à la tactique, à la force, au nombre, mais pas grâce à la foi. Pourtant, il ne restait que ça. Après tout, il pouvait bien y croire un peu, cela ne ferait pas grand mal. Le prince Themerid l’avait déjà surpris souvent par ses qualités de chef. Et ce qu’il avait ressenti en revoyant Venzald ? Pour la première fois depuis la mort de sa famille, il s’était senti presque heureux.

Oui, il voulait leur donner sa confiance ! Est-ce que ce n’était pas ce qu’il avait juré sur leur berceau ? Ils allaient les sauver, c’était certain. Dans un instant, les pélégris se réduiraient en poudre sous ses yeux ou seraient foudroyés aussi sûrement que ceux qui venaient de passer par le fil de sa lame ! Un énorme rire le secoua, figeant sur place les adversaires qui l’entouraient. Il en profita pour en abattre trois d’un seul mouvement de bras. Il jeta un coup d’œil vers son ami Warin en hurlant :

– D’un instant à l’autre, attendez-vous à un miracle, Tête-d’Or !

Il ne vit qu’un remous là où se trouvait le jeune seigneur. Celui-ci semblait rencontrer plus d’adversité que lui, mais sûrement rien d’inquiétant. Il brailla des instructions derrière lui avant de se déporter vers l’est pour lui venir en aide. Taillant son chemin à larges coups d’acier, il continuait à rugir « Un miracle, donnez-nous un miracle ! », entrecoupant ses cris de grands éclats de rire, grisé de sang et de fantasmes. Il se mit à courir, s’amusant des soldats qui s’égaillaient devant sa stature et sa gueule effrayantes. Enfin, il distingua les boucles blondes qui s’agitaient dans tous les sens au rythme frénétique des mouvements de Warin d’Erens.

– J’arrive, mon ami !

L’ancien ministre tourna un œil vers lui. Un œil implorant, fatigué et vitreux qui dégrisa l’Hiverinien. Warin le fantasque avait perdu son sourire ironique. Conrad cessa de rire. Il parcourut les derniers pas aussi vite qu’il le put, en vain. Le ventre ouvert en une plaie béante, Tête-d’Or s’écroula dans ses bras, le visage crispé par la souffrance.

Le chagrin n’eut même pas le temps d’arriver. Un énorme grondement dépassa la rumeur du combat. Il tourna les yeux vers le sud. En bas, sur la Carenfère, deux ponts s’étaient teintés de vert sombre sous les milliers d’uniformes qui les franchissaient en courant. Les portes avaient été forcées, l’armée du Haut-Savoir envahissait la ville, gravissant déjà la colline vers les Cimiantes. Sept ou huit mille soldats, peut-être plus. Et beaucoup plus loin sur la plaine, au-delà des troupes d’Albérac, l’horizon entier était devenu vert.

Conrad se rappela qu’il ne croyait pas aux miracles.

 

***

 

Venzald

 

Avancer. Ne pas penser.

Le prince émergea du souterrain, parcourut le couloir, passa devant les archives. Il tremblait. Dans l’escalier qui menait au rez-de-cour, il dut s’aider de la rampe, car ses pieds pesaient autant que des blocs de pierre. Il trébucha sur la dernière marche, s’abattit à plat ventre devant la porte en lâchant son épée qui rebondit par terre avec un effroyable tintement métallique. S’appuyant sur ses mains éraflées, il réussit à se mettre à genoux, mais une violente nausée lui retourna les tripes. Vidé, sanglotant, il s’assit contre le mur et laissa de nouveau couler ses larmes en regardant ses jambes en travers desquelles il voyait encore le cadavre de Flore.

Elle est morte.

Son esprit s’égara, mélangea les souvenirs de la jeune femme vivante, vibrante, soupirant dans ses bras et ceux de son corps sans vie. Il vomit de nouveau juste à côté de lui. Les paupières écarquillées, il fixait les irrégularités du mur pour chasser de sa tête l’image d’une Flore aux yeux vitreux et à la poitrine percée d’un carreau qui le chevauchait en gémissant. Il aurait préféré ne pas l’avoir vue morte. Il aurait même préféré ne pas l’avoir revue.

Cette pensée l’horrifia et il sanglota de plus belle, le ventre noué de culpabilité. À quoi s’attendait-il ? À ce qu’elle demeure à jamais la fillette qui dansait en haut de la colline, ingénue et fragile ? Mais cette Flore-là n’avait existé que dans son propre esprit, réinventée par ses fantasmes. Celle qu’il avait redécouverte était trop immense pour lui. Il avait été écrasé précisément par ce qui l’avait toujours fasciné, et il l’avait reniée. Car elle était tout ça : sincère, intense, jouisseuse, et parfois, oui, sauvage et destructrice. Il revit son bras meurtrier enfoncer sa lame dans la gorge d’un pélégri, le sang jaillir sur son visage. Alors, quoi ? L’absoluité avec laquelle elle se donnait au vent était semblable à celle avec laquelle elle tuait, avec laquelle elle lui avait fait l’amour. Elle se livrait entière. Et lui, petit garçon effarouché, ça lui avait fait peur.

Salaud, lâche ! La vérité c’est que tu ne t’attendais pas à ce qu’elle soit plus forte que toi, plus grande, plus généreuse, plus courageuse, mais c’était pourtant bien le cas. Et maintenant elle est morte.

Voilà, c’était dit. Mais que pouvait-il bien faire de ça, à présent ? C’était trop tard pour les regrets, trop tard pour oublier ses craintes mesquines, pour poser des yeux neufs sur l’âme enfiévrée de la jeune femme. Il se cogna la tête contre la pierre, plusieurs fois, jusqu’à sentir un filet de sang sur sa nuque.

Flore est morte.

De l’autre côté de la porte, il entendit des pas, mais ne put se résoudre à bouger.

À quoi bon ? Elle est morte.

Il voulait retourner en bas, la prendre dans ses bras, s’excuser. Les larmes noyèrent à nouveau ses yeux. Il était si fatigué. Ses paupières se fermèrent et peu à peu, son corps s’apaisa.

Alors, enfin, il perçut le pouvoir, tel qu’il ne l’avait jamais éprouvé. La présence de Themerid, toute proche, démultipliait ses capacités. Il le sentit aussi clairement que s’il s’était tenu contre lui. Ou même à l’intérieur de lui. Son pouls, sa respiration, le sang qui coulait dans ses veines, ses pensées ; son frère avait froid, mais transpirait en s’acharnant sur le montant d’une porte à l’aide d’un petit couteau. Sa jambe blessée le torturait ; à chaque battement, son cœur lui envoyait un afflux de douleur qu’il s’efforçait d’ignorer. Themerid pestait contre la résistance du bois. Il se demandait aussi où il se trouvait, lui, et si Abzal l’avait rejoint. Il n’y avait pas une once de doute ou de peur dans son questionnement, seulement de l’impatience et la frustration de ne pas être plus utile. S’il avait su…

Flore est morte.

Moins nettement, un fourmillement de voix, de pas, de battements de cœurs et un brouhaha de pensées le traversaient. Tous les occupants des Cimiantes, jusqu’au petit palefrenier au fond des écuries, il pouvait les situer, les deviner, les voir. La plupart des domestiques s’étaient réfugiés aux cuisines, ce qui semblait prudent compte tenu de l’état de nerfs dans lequel se trouvaient les quelques gardes qui restaient dans l’enceinte. Une trentaine, guère plus, mais répartis aux passages stratégiques, notamment devant les escaliers des tours où se terraient les rares ministres demeurés sur place, les maîtres juristes et les archivistes, plus ou moins retenus en otages. Il pouvait s’orienter dans le château en évitant tous les dangers. Il pouvait rejoindre son frère. Mais à quoi bon ?

Flore est morte.

Plus loin, il entendait la rumeur du combat sous les remparts. La peur, la douleur, des réflexes confus, instinct de survie ou rage animale, montaient jusqu’à lui, amplifiant son malaise. D’autres morts, d’autres deuils… à quoi bon ?

Flore est morte.

Soudain, un courant chaud et réconfortant le traversa. Il venait de reconnaître la voix d’Alix à laquelle répondit Elvire. Elles gravissaient l’escalier hélicoïdal de la tour des Blés, en espérant que celle-ci serait la bonne. Elles cherchaient Themerid sans savoir où exactement il était enfermé. Cependant, deux étages plus bas, il capta la surprise d’un pélégri qui venait de découvrir le corps d’une sentinelle tuée d’une flèche devant l’entrée de la tour. L’homme leva les yeux vers le haut, en alerte, avant de faire demi-tour pour appeler du renfort.

Venzald se redressa péniblement et entrouvrit la porte. Personne. Avec la même impression de lourdeur, il parcourut les couloirs en évitant les gardes, jusqu’à l’accès de la tour des Blés qu’il franchit avant le retour du soldat. Il se jeta à l’assaut de l’escalier, chaque marche lui coûtant une douleur sourde au creux du ventre.

Flore est morte.

Plus haut, Alix progressait de son habituelle allure conquérante, contaminant sa sœur de son entrain malgré l’inquiétude de cette dernière. La légèreté de la benjamine arracha de nouveaux sanglots au garçon. Bientôt, la joie s’envolerait des yeux de la jeune fille, le visage d’Elvire se crisperait, leurs larmes ranimeraient les siennes…

Flore est morte.

 

***

 

Themerid

 

Encore quelques efforts à fournir et l’entaille dans le bois permettrait de faire jouer le pêne. Le prince souffla pour la centième fois sur ses doigts gourds ; avec les grondements de la bataille, le froid entrait par la fenêtre, gelant les suées que lui tirait la douleur. Il reprit sa tâche avec acharnement. Comment évoluait l’affrontement ? Conrad et ses hommes avaient-ils le dessus ? Il avait tenté de se hisser à la force des bras pour que sa vue plonge sur les combattants, en vain. Il devait s’en remettre à l’Hiverinien. Bien sûr, il espérait que les Terciens l’emportent, pourtant depuis que Lancel de Kelm lui avait révélé à quel point les pélégris étaient conditionnés, ils avaient une pensée pour eux. Ce n’étaient pas eux, l’ennemi. Il aurait bien voulu les sauver tous.

Soudain, un fourmillement dans ses bras l’obligea à lâcher le couteau. La sensation lui rappela le flux qui traversait son corps quand il lisait les pensées de quelqu’un, bien qu’il ne l’ait pas fait depuis longtemps. La similitude se confirma lorsque l’étau qui lui serrait le cœur accentua sa pression. Qu’est-ce que ça signifiait ? Venzald ! Il devait se trouvait tout près ! Alors, il avait eu raison : la proximité créait un flux entre eux, comme si leur fusion se reconstruisait ! Il comprit enfin ce que son frère lui avait décrit : la puissance qui déferlait en lui était presque effrayante. Une main crispée sur le torse pour contenir les élancements, il commença à percevoir les vies qui l’entouraient comme autant de chandelles brûlant dans le château.

L’exaltation ne dura cependant qu’un instant : il suffoquait. L’accroissement du pouvoir comprimait sa poitrine, ses poumons se fermaient. Il se recroquevilla sur le sol en grimaçant, mais la douleur enflait toujours, couvrant le brouhaha des centaines de pensées que captait son esprit. Il n’entendait plus rien que les percussions de son pouls contre chacun de ses os. Pourtant si : distante d’une cinquantaine de pas, une voix bien réelle parvint à ses oreilles.

– Il est enfermé là, à l’autre bout de la passerelle !

C’était son propre timbre, mais les intonations s’y modulaient en vagues. Avant qu’il ait vraiment compris, ses yeux étaient déjà noyés de larmes et son supplice se mâtinait d’une joie intense. Venzald ! Il ne l’avait jamais entendu d’aussi loin ; il avait presque oublié à quel point les émotions transparaissaient chez lui, affleurant son visage et ses paroles. Themerid y sentit une fêlure, et même plus que cela : son frère était brisé par le chagrin. Il se traîna jusque sous la fenêtre et se remit debout en s’appuyant au mur. Dans un effort qui lui déchira la poitrine, il se hissa juste assez haut pour distinguer la passerelle aérienne qui reliait la tour des Blés à la tour Sylvestre où il se trouvait. Elvire courait dans sa direction en longues foulées souples ; elle avait presque atteint l’extrémité de la coursive. À l’autre bout, Alix, armée d’un arc, reculait vers lui en regardant Venzald penché sur l’escalier d’accès. À la vue de son frère, douleur, joie et pouvoir redoublèrent, bourdonnant aux oreilles de Themerid et le jetant à nouveau sur le sol.

– Cours ! Ils arrivent ! cria encore Venzald.

Le bruit d’une porte ouverte à la volée se fit entendre à quelques pas de lui, couvrant les légers claquements des semelles d’Alix sur les dalles de la passerelle.

– Themerid ! appela Elvire. Tu es là ?

Il tenta de répondre, mais seule une plainte inaudible émergea de sa gorge. Un coup violent retentit sur la porte de sa prison, probablement porté avec le même objet que celui qu’avait utilisé Abzal.

– Tiens-toi loin de l’ouverture, lui intima Venzald.

Cette fois, le montant était fragilisé par son travail et ils étaient deux, voire trois, à propulser leur bélier de fortune. Après le second coup, il entendit Alix qui annonçait sur la passerelle :

– Voilà les gardes !

Un sifflement de flèche, le cri d’un homme, puis un troisième coup sur le battant qui fit craquer le bois. Un autre tir de flèche fut suivi du hurlement sinistre d’un soldat qui chutait dans le vide. Le quatrième essai arracha la dernière épaisseur du chambranle et la porte s’ouvrit. Venzald était si près que tout le corps de Themerid vibrait d’une énergie qui menaçait de le détruire. Il ne pouvait plus bouger. Elvire se précipita vers lui, affolée, tandis que son frère et Alix barricadaient la pièce à l’aide du banc dont ils s’étaient servis pour ouvrir.

– Qu’est-ce que tu as ? C’est ton cœur ? Alix, la potion !

Elle lui releva la tête pour verser dans sa bouche une gorgée d’un liquide au goût fumé. Elle lui en administra une seconde en le dévisageant avec des yeux inquiets.

– Dis-moi quand je pourrai approcher, dit Venzald, apparemment conscient de ce que sa présence provoquait.

Encore ce tremblement dans sa voix. Que s’était-il passé ? Il voyait sa silhouette à l’extrémité de la pièce, droite, alerte, mais il aurait pourtant juré que son jumeau retenait des larmes brûlantes.

Soutenu par Elvire, Themerid parvint à s’asseoir, puis à se remettre sur pieds. De plus en plus léger, il sentait la douleur s’évaporer. Il fit face à son frère. À présent, il ne souffrait plus, il ne restait plus qu’un bonheur intense. Il aperçut vaguement Elvire qui se couvrait la bouche, les yeux brillants, ainsi qu’Alix trépignant à ses côtés, le visage fendu d’un sourire lumineux. Comme s’il se regardait dans un miroir, il vit Venzald ouvrir les bras au même moment que lui. Ils se jetèrent l’un vers l’autre et s’étreignirent à s’étouffer, convulsivement. Des sanglots étranglés jaillissaient de leurs gorges à l’unisson. Ils étaient réunis, à nouveau tels que le destin les avait créés. Le contact entre leurs corps emplissait Themerid d’une force qu’il avait oubliée : celle d’être deux. 

– Qu’y a-t-il ? Tu souffres, je le sens, demanda-t-il en s’écartant pour dévisager son jumeau.

Les lèvres de Venzald se pincèrent, il ouvrit des yeux implorants et secoua légèrement la tête.

– Plus tard, je t’en prie. Je dois rester debout. Des milliers de pélégris sont en train d’envahir la ville. Terce sera reprise si nous ne tentons rien.

Sans le laisser encaisser la nouvelle, il empoigna les épaules de Themerid. Celui-ci l’imita, s’émerveillant fugacement de pouvoir regarder son frère en face pour la première fois. Il eut juste le temps de remarquer qu’il était légèrement plus grand que lui, et puis il oublia son corps, le lieu, le froid, l’urgence. Venzald l’abreuvait d’une puissance démentielle. Il aurait pu voler peut-être ! Non, seuls leurs esprits planaient au-dessus des millions d’âmes de Cazalyne. Ils les distinguaient toutes. Ils ressentaient joies, peines et souvenirs, leurs aspirations et leurs craintes, leur courage, leurs travers, ce qui les comblait et ce qui leur manquait. Comme si chaque homme et chaque femme leur avaient murmuré ses plus ardents regrets et ses vœux les plus chers. Ils connaissaient tous les habitants du royaume comme ils se connaissaient eux-mêmes.

Il ne fallut qu’un minuscule instant à Themerid pour savoir ce qu’il devait faire. Une trombe gigantesque venant de la terre traversa les deux frères, emportant leurs esprits si haut qu’ils dominaient tout le royaume.

 

***

 

Albérac

 

Voilà, ils étaient là. Depuis deux heures, cavaliers ou fantassins, commandants ou simples soldats de l’armée de Cazalyne, les hommes avaient cessé de rire, puis de parler. Formés en bataillons, les corps tendus, les visages fébriles, les mains déjà crispées sur le manche des épées, tous avaient écouté la rumeur qui enflait, de plus en plus prégnante, jusqu’à ne plus pouvoir penser à rien. Jusqu’à ressentir cette déchirure d’avant les batailles, quand le ventre se liquéfie de peur et que le cœur trépigne en attendant l’assaut, quand l’esprit ne sait plus s’il faut fuir ou charger.

Du petit tertre où il était perché, Albérac vit apparaître les uniformes verts comme de mauvaises herbes hérissant le doux paysage d’épines meurtrières. La même silhouette répétée sur un front de plus d’une demi-lieue de long se découpa d’abord sur le ciel blanc. Chacune précédait une colonne entière. Bientôt, l’horizon ne fut plus qu’une nuée de pélégris. Quinze à vingt mille hommes sans visage, parfaitement alignés, armés d’arcs ou d’épées rutilantes… Il fallait reconnaître au Haut-Savoir l’art de la mise en scène, pensa le précepteur glacé par le spectacle. Quant à l’art de la guerre, il saurait très bientôt s’ils le maîtrisaient aussi.

Il embrassa d’un dernier regard l’armée de Cazalyne, coupée en deux sur la longueur. Un tiers des combattants étaient tournés vers la capitale, prêts à affronter les troupes qui tenaient le fleuve et les ponts. Les autres faisaient face aux arrivants et à la plaine. Dans les deux cas, leurs effectifs étaient bien moindres. Pas de rangées parfaites, pas d’uniformes et tous les bras ne portaient pas d’épées. Pourtant, il avait l’impression qu’un nuage vibrait au-dessus des bataillons désordonnés, émanant des âmes intactes et courageuses qui allaient courir vers l’ennemi.

Il fit un signe au commandant qui allait mener la bataille vers le fleuve, campé à cinq cents pas de lui sur un monticule jumeau. Celui-ci lui rendit son geste, puis lança son cheval au galop pour rejoindre les rangs de ses troupes. À son tour, Albérac dévala la colline au petit galop. Il était temps d’oublier les nuages et la contemplation pour passer à l’action.

Lorsqu’il arriva au niveau du premier bataillon, les combattants saluèrent son passage d’une acclamation déjà remplie de fièvre et de rage guerrière. Une décharge d’exaltation s’enfonça dans sa nuque, puis se transforma dans ses veines en une coulée de peur glaciale. Il avait intrigué pour être à cette place. Ces hommes avaient confiance en lui, ils croyaient ce qu’il avait voulu leur faire croire : Albérac, valeureux chef de guerre, précepteur et conseiller des futurs souverains qui, eux, étaient absents. Cependant, ils ne connaissaient ni le lâche, ni l’imposteur, ni le fuyard parti chercher un faux bonheur au bout du monde. Qu’avait-il fait ? Il était là parce qu’il l’avait voulu, il avait écarté Venzald pour prouver sa valeur à tous, y compris à lui-même, et maintenant que l’heure venait, la vanité de ses motivations le heurtait de plein fouet. Qu’importait son courage, ses choix, sa fierté, lorsque des milliers de vies dépendaient de la sienne ? La victoire ne comptait pas pour elle-même, mais pour ce qu’elle portait.

Il leva son épée en poursuivant sa course le long de la première ligne, accompagnée de hourras qu’il ne méritait pas. Dressé sur ses étriers, il s’efforça de croiser le regard de chaque combattant. Il immobilisa sa monture sur une proéminence, tourna crânement le dos à l’ennemi et d’une voix qu’il ignorait, il harangua ses soldats :

– Vous vous êtes portés volontaires pour donner votre sang, pour faire craquer le joug du Haut-Savoir !

La foule rugit son approbation et sa fierté. Le cri se déplaçait comme une vague à mesure que ses mots étaient répétés dans les rangs plus lointains.

– Pourtant il y a plus à prendre !

Le silence accueillit sa surprenante affirmation.

– Nous allons écraser nos adversaires non seulement pour les empêcher de nuire, mais aussi pour une vie meilleure ! Meilleure que celle que vous ont offerte Blanche ou Einold ! Demain, grâce à vous tous, deux jeunes rois monteront sur le trône. Deux souverains qui feront de Cazalyne un royaume où les différences auront droit de séjour ! Bouchevreux !

Plusieurs centaines de voix hurlèrent leur espoir et leur foi.

– Femmes !

Une acclamation plus aiguë.

– Peaux noires, rouges ou blanches, manchots, boiteux, gauchers, jeunes, vieux, fous, invertis ! Paysans, corneriers, seigneurs, soldats ! Vous tous qui êtes là ! Votre vie a autant de valeur que n’importe quelle autre !

Les combattants brandissaient haut le poing en rugissant leur approbation. Il reprit le petit galop.

– Aujourd’hui nous mourrons peut-être, mais c’est pour ce royaume-là que nous nous battrons !

À présent l’armée de Cazalyne trépignait, se tendait vers les pélégris dont pas un n’avait bronché. Lorsqu’Albérac eut atteint le milieu de la première ligne, il fit volter son roussin face à l’ennemi. La force qu’il sentait derrière lui le poussait en avant. Il attendit quelques secondes, la lame orientée vers le côté, puis la pointa droit devant lui en talonnant sa bête et en tonnant :

– Chargez !

Une clameur et le roulement de milliers de pas lui répondirent. La terre vibrait sous l’assaut. Ou bien n’était-ce qu’une impression ? Les adversaires ne bougeaient toujours pas, mais il distingua vers la gauche un Érudit au long manteau qui émergeait des rangs sur un destrier sombre. Il allait donner l’ordre. Le choc serait terrible : d’abord les cavaliers lancés à pleine vitesse, les poitrails des chevaux se percuteraient de plein fouet, on entendrait des craquements d’os et de métal broyés, les cris des hommes ou des bêtes blessés, les lances et les épées feraient couler le sang à flots. Puis ceux qui auraient survécu tailleraient les rangs des fantassins à grands coups de sabots et de lames. Albérac se pencha sur sa monture et plissa les paupières pour ne pas lâcher du regard le groupe de soldat vers lequel le menait sa cavalcade. Peut-être la dernière. L’Érudit baissa son épée. La première ligne des pélégris s’élança, suivie de près par la seconde, et puis tout se figea.

Albérac balaya des yeux les hommes en vert immobilisés dans la plaine, les montures piaffantes arrêtées par leurs cavaliers. Lui-même avait fait piler son cheval sans s’en rendre compte et derrière lui, la charge avait pris fin. Un étrange silence régnait sur la scène. Pas un silence de mort, lourd et suffocant ; non, l’air était léger, scintillant dans le soleil déclinant qui perçait enfin l’épaisseur blanche du ciel d’hiver.

– Pélégris, écoutez !

Des exclamations de surprise s’élevèrent derrière le précepteur. La voix résonnait comme celle d’un tribun devant une immense assemblée, mais elle semblait aussi toute proche. Et pour cause : elle parlait dans sa tête, ainsi que dans celles de tous les hommes et femmes qui se trouvaient ici. En face, les soldats en vert restaient silencieux, mais certains avaient sursauté.

– Vous avez oublié qui vous étiez. Depuis des lunes et des années, le Haut-Savoir vous a volé vos noms et vos visages.

Albérac sentait une présence à ses côtés. Familière, comme la voix. Il avait reconnu le timbre des jumeaux, mais les intonations n’étaient ni celles de Venzald ni celles de Themerid. Elles portaient toute la sensibilité du premier avec la justesse et le calme du second. Leurs mots faisaient vibrer sa raison et ses tripes, comme si quelqu’un qui le connaissait parfaitement ne s’était adressé qu’à lui, entourant son esprit comme un ami qui vous prend par l’épaule. Une larme perla à ses paupières ; seul un enfant dans les bras de sa mère devait éprouver un tel réconfort. Il était sûr qu’il n’y avait pas que lui qui éprouvait cette sensation.

– Souvenez-vous d’où vous venez. Ceux que vous arrêtez pour obéir aux ordres des Érudits, ceux que vous exécutez, ceux que vous combattez, ce sont vos parents ou vos frères, vos sœurs, vos cousins, vos amis. Vous êtes les fils de Cazalyne ! Vous êtes les enfants du royaume !

Dans le dos d’Albérac, un cri s’échappa de la foule : un homme hurlait le nom de son garçon ; d’autres suivirent et une rumeur enfla ponctuée de sanglots étouffés. De nouveau, le précepteur sentit l’élan qui poussait son armée en avant, mais cette fois, il n’y avait aucune agressivité, au contraire.

– Laissez tomber vos masques, lâchez vos arcs et vos épées, retrouvez vos parents et vos proches. Rentrez chez vous et bâtissez les vies que vous auriez dû vivre. Vous ne devez rien à l’Ordre du Haut-Savoir : ils se sont servis de vous sans jamais rien vous donner. Et vous, peuple de Cazalyne, accueillez vos garçons, pardonnez les fautes qui ne sont pas vraiment les leurs. Aidez-les à se rappeler qui ils étaient avant.

Le silence retomba, chargé d’attente. Les yeux des combattants scrutaient les silhouettes impassibles des pélégris. Enfin, l’un des soldats sortit du rang. Il fit quatre ou cinq pas mal assurés, s’arrêta. Son arc lui glissa des mains tandis que son visage métallique se tournait à droite, puis à gauche, comme s’il découvrait le paysage. Il avança encore un peu en enlevant son casque et enfin, sans prendre la peine de défaire les brides qui le maintenait, il retira son masque.

Avant que la grille de métal touche le sol, on entendit venir de Terce une immense clameur. La même scène devait avoir lieu à l’intérieur des remparts, et aussi devant le fleuve. Les cris de joie de l’armée de Cazalyne répondirent en écho, tandis que d’autres pélégris lâchaient leurs armes et découvraient leurs visages où s’ouvraient de grands yeux étonnés aux paupières humides.

Albérac adressa en pensée un sourire de fierté à ses deux jeunes élèves. Il n’avait plus grand-chose à leur apprendre. Sans un seul mort, ils venaient de rendre la paix au royaume.

 

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AudreyLys
Posté le 06/08/2020
Hi !
Bon déjà je te rassure : je trouve que ce chapitre marche bien. À part ce dont je vais te parler tout de suite, je n'ai rien à dire, c'est excellent. C'est très intense, avec plein d'émotions, nickel !
Bon, il y a un point sur lequel je suis partagée, c'est le fait que les princes mettent tous les pélégris de leur côté. D'un côté il fallait bien ça pour que leurs retrouvailles soient réussies, puisque c'était ce qu'on attendait ; d'un autre côté ça fait vraiment facile. Je trouve peu vraisemblable que les princes aient pu faire changer d'avis comme ça, en lançant quelques mots. Je trouverais plus normal que les pélégris arrêtent de se battre, se mettent à douter, mais pas forcément qu'ils reviennent du côté lumineux de la force en un claquement de doigts. Je ne dis pas que cet aspect ne m'a pas plue, juste que je suis partagée. Je pense qu'il serait quand même bien d'expliquer comment ils ont été brainwashés, ce qui permettrait de mieux comprendre comment ils sont revenus "à la normal".
C'est tout, bisous !
Isapass
Posté le 07/08/2020
Ah, je suis ravie que ça t'ait plu ! "très intense", "plein d'émotions" ? mwoooo ♥
Ma réponse est toute trouvée par rapport à ta remarque : je suis complètement d'accord ! XD D'ailleurs, tu verras dans le chapitre suivant que je raconte effectivement qu'une partie des pélégris n'a pas été convaincus par le discours. Ceci dit, la grande majorité baisse les armes parce que ce n'est pas un simple discours : les princes utilisent aussi une sorte de force de persuasion magique (c'est ce que je voulais montrer à travers les impressions d'Albérac (la présence à côté de lui, le fait qu'il sente un réconfort comme jamais...). Mais je vois que ce n'est pas forcément très net.
D'autre part, plusieurs lecteurices m'ont remonté que la fin était trop rapide (genre un phrase et hop, c'est fini, alors que c'est quand même censé être un truc énorme).
Or, le chapitre est déjà énorme.
Donc, je pense que je vais arrêter juste après le discours et raconter la réaction des pélégris (les convaincus et les non convaincus) au début du chapitre suivant. Comme ça j'aurais le temps de plus développer et aussi de mieux expliquer ce que fait le pouvoir des princes.
Merci pour ta lecture et ton retour ! Des bisous !
AudreyLys
Posté le 07/08/2020
Ça pourrait être une bonne idée oui ^^
Sorryf
Posté le 06/08/2020
J'ai tenu le coup dans les chapitres précédents mais cette fois ça y est, je pleure T_T
Ce chapitre était trop beau T_T
La mort de Warin m'a fait un coup au moral ! je m'y attendais un petit peu, mais j'avais quand meme espoir...
donc j'étais déjà bien ébranlée, et puis boum, le POV Venzald T.T
"Il aurait préféré ne pas l’avoir vue morte. Il aurait même préféré ne pas l’avoir revue."
................
.....
...
..
Bordel T_T

Les retrouvailles entres les frères qu'on attend depuis le tome 1, je me demandais si t'allais pas les sauter xD j'étais prête a gueuler un bon coup lol ! Mais non seulement tu les sautes pas, mais en plus elles sont super émouvantes ! ça fait trop de bien de les voir enfin réunis !

Albérac a assuré ! Et les deux princes aussi, la classe atomique ! Le dernier paragraphe est sublime !

Un bon gros commentaire de fangirl sans aucune constructivité xD mais tu mérites, ce chap est vraiment super
Isapass
Posté le 07/08/2020
Mwooooo ton commentaire est adorable ♥ Je suis toujours un peu honteuse quand les lecteurices me disent qu'ils ont pleuré, mais pas trop hein, parce que soyons honnêtes, c'est quand même un peu ça que je cherche ! XD
Je suis ravie que ce chapitre t'ait émue.
La mort de Warin, j'ai pensé à toi en l'écrivant !
Ah ah, les retrouvailles entre les frères : je savais que tu ne me pardonnerais pas de faire une ellipse et puis vraiment, ce n'était pas possible XD Ceci dit, plusieurs personnes (hors PA) m'ont dit qu'elles les avaient trouvées un peu rapides. Je pense qu'il manque une ou deux phrases pour accentuer encore l'intensité du moment parce que comme tu dis, on attend ça depuis genre 40 chapitres, donc tant qu'à faire, autant y aller carrément. Je pense que j'en rajouterai un peu en correction.
En revanche, on m'a aussi dit que le leitmotiv dans le pov de Venzald était un peu too much et je pense que je vais supprimer un ou deux "Flore est morte" dans la seconde partie, histoire de pas être lourde.
Enfin, comme les retrouvailles, la fin du chapitre est aussi un peu rapide (je crois que je n'ai pas voulu m'étendre à cause de la longueur déjà indécente du chapitre). Donc je modifierai également. Je pense même que j'arrêterai le chapitre avant de décrire les effets du discours des princes, et je garderai ça pour le début du chapitre suivant.
Bref, il y a des améliorations à faire, mais si déjà l'émotion est là, ça me rassure.
Et le pov d'Abzal, tu l'as trouvé émouvant ? Et est-ce que pour toi ça dissipe les doutes que j'avais semés au début sur un éventuel côté pervers d'Abzal ? Parce que le fait qu'il l'embrasse sur le front et qu'il pense à elle quand elle était petite, c'était justement pour montrer qu'il l'aimait comme un oncle et qu'il n'avait pas du tout de vues sur elle.
Merci beaucoup pour ton commentaire boostant ! A très vite !
Isapass
Posté le 07/08/2020
Mwooooo ton commentaire est adorable ♥ Je suis toujours un peu honteuse quand les lecteurices me disent qu'ils ont pleuré, mais pas trop hein, parce que soyons honnêtes, c'est quand même un peu ça que je cherche ! XD
Je suis ravie que ce chapitre t'ait émue.
La mort de Warin, j'ai pensé à toi en l'écrivant !
Ah ah, les retrouvailles entre les frères : je savais que tu ne me pardonnerais pas de faire une ellipse et puis vraiment, ce n'était pas possible XD Ceci dit, plusieurs personnes (hors PA) m'ont dit qu'elles les avaient trouvées un peu rapides. Je pense qu'il manque une ou deux phrases pour accentuer encore l'intensité du moment parce que comme tu dis, on attend ça depuis genre 40 chapitres, donc tant qu'à faire, autant y aller carrément. Je pense que j'en rajouterai un peu en correction.
En revanche, on m'a aussi dit que le leitmotiv dans le pov de Venzald était un peu too much et je pense que je vais supprimer un ou deux "Flore est morte" dans la seconde partie, histoire de pas être lourde.
Enfin, comme les retrouvailles, la fin du chapitre est aussi un peu rapide (je crois que je n'ai pas voulu m'étendre à cause de la longueur déjà indécente du chapitre). Donc je modifierai également. Je pense même que j'arrêterai le chapitre avant de décrire les effets du discours des princes, et je garderai ça pour le début du chapitre suivant.
Bref, il y a des améliorations à faire, mais si déjà l'émotion est là, ça me rassure.
Et le pov d'Abzal, tu l'as trouvé émouvant ? Et est-ce que pour toi ça dissipe les doutes que j'avais semés au début sur un éventuel côté pervers d'Abzal ? Parce que le fait qu'il l'embrasse sur le front et qu'il pense à elle quand elle était petite, c'était justement pour montrer qu'il l'aimait comme un oncle et qu'il n'avait pas du tout de vues sur elle.
Merci beaucoup pour ton commentaire boostant ! A très vite !
Isapass
Posté le 07/08/2020
Mwooooo ton commentaire est adorable ♥ Je suis toujours un peu honteuse quand les lecteurices me disent qu'ils ont pleuré, mais pas trop hein, parce que soyons honnêtes, c'est quand même un peu ça que je cherche ! XD
Je suis ravie que ce chapitre t'ait émue.
La mort de Warin, j'ai pensé à toi en l'écrivant !
Ah ah, les retrouvailles entre les frères : je savais que tu ne me pardonnerais pas de faire une ellipse et puis vraiment, ce n'était pas possible XD Ceci dit, plusieurs personnes (hors PA) m'ont dit qu'elles les avaient trouvées un peu rapides. Je pense qu'il manque une ou deux phrases pour accentuer encore l'intensité du moment parce que comme tu dis, on attend ça depuis genre 40 chapitres, donc tant qu'à faire, autant y aller carrément. Je pense que j'en rajouterai un peu en correction.
En revanche, on m'a aussi dit que le leitmotiv dans le pov de Venzald était un peu too much et je pense que je vais supprimer un ou deux "Flore est morte" dans la seconde partie, histoire de pas être lourde.
Enfin, comme les retrouvailles, la fin du chapitre est aussi un peu rapide (je crois que je n'ai pas voulu m'étendre à cause de la longueur déjà indécente du chapitre). Donc je modifierai également. Je pense même que j'arrêterai le chapitre avant de décrire les effets du discours des princes, et je garderai ça pour le début du chapitre suivant.
Bref, il y a des améliorations à faire, mais si déjà l'émotion est là, ça me rassure.
Et le pov d'Abzal, tu l'as trouvé émouvant ? Et est-ce que pour toi ça dissipe les doutes que j'avais semés au début sur un éventuel côté pervers d'Abzal ? Parce que le fait qu'il l'embrasse sur le front et qu'il pense à elle quand elle était petite, c'était justement pour montrer qu'il l'aimait comme un oncle et qu'il n'avait pas du tout de vues sur elle.
Merci beaucoup pour ton commentaire boostant ! A très vite !
Isapass
Posté le 07/08/2020
oups, je crois qu'il y a eu un bug...
Jowie
Posté le 02/08/2020
Hey Isa :)

Un chouette chapitre plein d'émotion ! Je me lance avec des remarques sur des passages précis ;) J'espère que mon commentaire ne te semblera pas trop décousu; j'ai trouvé plus simple d'aborder les points dans le même ordre qu'ils apparaissent dans le chapitre.

“Le prince leva à peine un œil vers lui. Pressé par l’urgence, il lui fourra le corps de Flore entre les bras avant d’attraper à pleines mains le métal oxydé”. → Si j'ai bien compris, c'est Abzal qui porte Flore dans ses bras. Dans cette phrase pourtant, on a l'impression que le “il” se réfère au prince. Je le remplacerais par “Abzal” pour que ce soit bien clair ^^

“Elle avait reçu le projectile de face. Or, à ce moment, entraînée à bout de bras par Venzald, elle était tournée vers le sud. “ → Si je me souviens bien, Flore a reçu la flèche dans le dos, vu que la pointe ressort devant (à moins que tu aies changé quelque chose entre-deux?) Aussi, je ne me reprèsente pas bien où se trouve le sud, je me souviens juste que Flore, au moment de mourir, était coincée entre la sortie et les soldats. Du coup, je ne suis pas sûre de comprendre comment Abzal déduit que la flèche était pour lui plutôt que pour elle. J'ai l'impression qu'il me manque quelque chose pour comprendre son raisonnement.

Flore a donc été tuée par erreur! Oh là là, ça rend le tout encore plus tragique et poignant ! Est-ce qu'on saura qui a tiré ou est-ce simplement un attaquand sans identité particulière?

Abzal est toujours aussi ambigu! Je me souviens qu'au début de ce tome ou dans le précédent, ses remarques sur la beauté de Flore ou de Elvire m'avaient mises mal à l'aise et là, quand il embrasse Flore sur le front avec l'impression qu'il n'en a pas le droit, j'ai repensé à ça. Ce passage pourrait pourtant aussi faire référence au fait que les conflits qui ont tué Flore sont en partie sa faute à lui !

Est-ce que Conrad perd l'esprit quand il commence à cogner tout le monde? On s'imagine tellement bien la scène, on ne sait pas s'il puise cet entrain dans le désespoir ou si c'est vraiment sa confiance en les princes qui “l'aveuglent”. Bref, on se demande ce qui a bien pu déclencher ça et puis là: BAM, tu nous achèves avec la mort de Warin et l'arrivée des renforts pélégris ! Ce sont tes chapitres qui sont mauvais pour le coeur, Isa ! ToT

“Vidé, sanglotant, il s’assit contre le mur et laissa de nouveau couler ses larmes en regardant ses jambes en travers desquelles il voyait encore le cadavre de Flore”. → Je me suis peut-être mal représenté l'espace, mais je croyais que Flore était avec Abzal et que Venzald était déjà loin d'eux.

Ceci étant, les introspections de Venzald qui suivent sont vraiment émouvantes. La répétition de la phrase “Flore est morte” montre à quel point elle était son moteur et qu'il ne trouve plus de raison pour se battre. Il ne peut même pas se réjouir de retrouver Elvire et Alix qu'il doit déjà se préparer à leur partager la mauvaise nouvelle... Aaaah mon pauvre petit coeur !

Oh je suis si contente que les frères se soient enfin retrouvés ! Je trouve génial qu'ils continuent à être liés par la pensée même si ce n'est plus le cas physiquement. Ce lien était si important pour eux; c'est beau de voir que malgré tout ce qui s'est passé, il ne s'est pas affaibli :)

J'avais totalement oublié Albérac et j'avoue que tu m'as fait stresser : pendant une seconde, j'ai cru qu'il allait tout abandonner et partir, mais non: il donne un discours digne d'un général (Il m'a fait penser à Aragorn à cet instant), en mettant en avant la diversité <3

J'ai dû relire deux fois le passage où tout le monde s'arrête en pleine bataille. Au début, j'ai cru que le temps s'était arrêté ou quelque chose comme ça (je lis trop de fantasy xD), mais j'ai très vite compris que Venzald et Themerid parlaient aux soldats. Du coup, je me serais plutôt attendue à ce que les combats commencent, puis s'arrêtent graduellement au fur et à mesure que les personnes prêtent plus attention aux messages donnés par les voix. À moins que les voix des jumeaux aient des pouvoirs que l'on ne découvre que maintenant ? Comme interrompre l'action/les gestes de la personne qu'ils visent?

J'avais oublié que les hommes du Haut-Savoir étaient de Cazalyne et qu'ils s'étaient retournés contre leurs propres familles ! Et en fait c'est hyper logique... Je ne sais pas pourquoi, je voyais tout ça d'une perspective “eux” contre “nous”. Alors que ce n'est pas le cas! Les pélégris sont si émus de se souvenir de leurs origines que je me suis demandée si les Érudits ne leur avaient pas jeté une sorte de sort pour les contrôler. Parce que si chaque pélégri suivait l'Ordre parce que leurs principes radicaux leur parlaient, ça aurait été plus difficile de les convaincre à cesser les hostilités, non ? (Oui, je cherche la petite bête et sans doute que je cherche trop loin xD)

En tout cas, je me réjouis vraiment de lire la suite ! Je ne m'imagine même pas comment ça doit être corsé de finir une série ! Combien de chapitres te reste-t-il?
Courage pour cette dernière ligne droite!!

Remarques:
Il devait se trouvait tout près ! → se trouver
Isapass
Posté le 02/08/2020
Salut Jowie !
Ah, ça me fait plaisir que tu aies aimé. Je pense déjà y amené certains changements car je n'en suis pas tout à fait satisfaite, mais si tu trouves qu'il y a de l'émotion, déjà, ça me va bien !
Bien noté pour ta première remarque : c'est vrai qu'en relisant, j'ai aussi trouvé ça confus !
Alors non, justement, Flore reçoit bien la flèche de face, mais je vais aller relire le chapitre précédent pour voir ce qui a pu te laisser croire qu'elle le prenait dans le dos. C'est marrant parce que justement tu m'avais reformulé la scène pour voir si tu avais bien compris et je m'étais dit que tu étais une des seules à avoir tout capté XD Alors j'explique : en fait, quand Venzald entraîne Flore par la main, même si elle parcourt la rue dans la largeur, son torse est plus ou moins tourné vers le bout de la rue où arrive les Terciens (comme si elle courait sur le côté, sous l'impulsion de Venzald qui la tire par la main). Abzal, lui, se bat encore contre les pélégris et lui tourne donc le dos. La flèche arrive au moment où Flore passe devant Abzal (ils se tournent toujours le dos). Comme Venzald crie, Abzal se retourne juste à temps pour la recevoir dans les bras, car sous l'impact, elle tombe en arrière. Est-ce que tu visualises mieux ?
Et la réponse est oui : on saura qui a tiré ;)
Ah mince pour Abzal toujours ambigu ! Je voulais justement que cette scène dissipe ce doute ! Comme il pense à elle quand elle était toute petite et tout, je pensais que c'était clair qu'il l'aimait comme un oncle qui l'a vue grandir ou quelque chose comme ça. D'ailleurs, il l'embrasse sur le front, pas sur les lèvres. Il faudra peut-être que je précise. En plus, j'avais déjà commencé à dissiper mes insinuations de gros pervers par rapport à Elvire : quand il marie Themerid et Elvire, il dit qu'il ne peut pas l'inciter à l'épouser lui, parce que ça la bloquerait à vie avec un vieux comme lui. Bref, je regarderai ça !
Pour Venzald, tu as bien compris : il est loin d'Abzal et de Flore, c'est juste que dans le point de vue d'Abzal, il a tenu Flore comme ça, étendue en travers de ses jambes. Et là, il revoie la scène, comme une sorte de persistance rétinienne. Est-ce que ce serait plus clair si je mettais "visualisait" au lieu de "voyait" ("en regardant ses jambes en travers desquelles il visualisait encore le cadavre de Flore”) ?
"(Il m'a fait penser à Aragorn à cet instant)" : rhooo tu me fais plaisir ! En fait, j'y pensais justement en écrivant la scène :)
La scène où tout se fige, j'ai un peu fait exprès de faire croire que le temps s'arrête, mais ensuite j'ai essayé de dissiper en parlant des chevaux qui renâclaient et tout, et Albérac se tourne pour regarder derrière, je crois... En fait, ce que j'ai essayé de décrire, c'est que non seulement les princes s'adressent aux pélégris, mais en plus, ils "rentrent dans la tête" de tout le monde comme une présence à la fois persuasive et réconfortante. Ce qui fait que ce n'est pas seulement leur discours qui agit, c'est aussi une sorte de force de persuasion bienveillante. C'est pour ça que ça anéantit aussi bien le conditionnement que les pélégris ont reçu de l'Ordre.
Ceci dit, deux personnes m'ont dit que la fin du chapitre était trop courte et pas assez développée, vu son importance. Et si en plus ce qui se passe n'est pas claire, je vais me noter de la revoir. On m'a aussi suggéré de terminer le chapitre au moment où tout se fige, et de raconter la fin dans le chapitre suivant. Je trouve que ce n'est pas inintéressant, je vais y réfléchir. Comme ça je pourrais m'étendre un peu sans me soucier de nombre de mots (ce chapitre fait presque 6k, quand même).
J'ai commencé le prochain chapitre (bon 500 mots, c'est un tout petit début...) qui est l'avant-dernier. Donc il reste 2 chapitres, plus un épilogue.
Bouh, la vilaine coquille !
Merci pour ton enthousiasme et ton soutien ♥
A très bientôt !
Jowie
Posté le 04/08/2020
Comme il y a eu un peu de temps entre les deux chapitres, c'est fort possible que ma mémoire m'ait joué des tours pour la flèche ! Du coup, Flore se retourne et reçoit la flèche de face: donc, la pointe ressort dans son dos, et non pas par devant comme je le croyais, c'est juste ? Oui, ça doit être un beug de ma part parce qu'au moment où Abzal brise la flèche, il brise la hampe et non pas la pointe tel que je le croyais !
Et avec tes explications, je vois mieux comment Flore, en passant devant Abzal, se prend la flèche qui lui était destinée ^^
Quant à "voir" vs. "visualiser" , en effet, je trouve que c'est plus clair avec le mot "visualiser" ;)
Ooooh épique ! Tu pensais vraiment à Aragorn ! Ahhh je suis trop fière de moi de l'avoir détecté xD
J'aime bien l'idée d'arrêter le chapitre là où tout se fige, ça ferait un bon cliffhanger et comme tu dis, ça te met moins la pression pour longueur du chapitre.
Iiiiih on s'approche de la fin !C'est drôle, on finira sûrement nos tomes 2 en même temps !

à tout bientôt !
Tac
Posté le 29/07/2020
Hallo !
Je reprends ma boule anti stress pour lire ton chapitre. Pas tant pour le texte en lui-même que parce que je sais que c’est la fin et que je veux que mon com soit à la hauteur ^^
Mes coms sont au fil de ma lecture, j’ai pas de grosse remarque de fond, mise à part la générale à la fin mais ce n’est rien de nouveau il me semble, en tout cas on l’a déjà abordé irl. (Enfin c’est quand même fort ce que je dis, je crois, donc prépare toi psychologiquement !!!)
Je trouve que le chapitre fonctionne bien, tu peux te détendre ! Mes remarques sont vraiment sur des points spécifiques. Le style est bien, le rythme fonctionne, y a de l’émotion donc je suis contente, les actions sont claires, tout s’enchaîne.
J’adore que tu aies fait le pdv d’Abzal en premier pour parler de Flore, ça marche trop bien.
« Celui-ci semblait rencontrer plus d’adversité que lui, mais sûrement rien d’inquiétant. » : LA phrase qui signifie qu’il y a un mort et qui m’a fait décrocher du chapitre, et qui m’a un peu gâché la fin du pdv de Conrad car après je n’ai pas été trop surprise mais comme je n’étais pas « dedans » ça m’a d’autant plus frappée. De plus, au niveau du fond, si je schématise le pdv de Conrad : je crois pas aux miracles mais je crois dans les princes mais Warin meurt et c’est vrai je crois pas aux miracles. Je trouve que cette affaire de « je ne crois pas aux miracles » est redondante, surtout qu’on le sait que Conrad ne croit pas aux miracles, il a fallu le convaincre dans un chapitre précédent. Donc je pense qu’il y a quelque chose à enlever, là (et je pense plutôt au début, car sinon tu n’as plus de chute et je ne pense pas que ce soit très gênant d’avoir ça en chute).
« Il se cogna la tête contre la pierre, plusieurs fois, jusqu’à sentir un filet de sang sur sa nuque. » OMG ce trope, un de ceux que je ne supporte pas ! C’est très personnel, mais pour moi c’est… pff au-delà des mots. Je trouve que c’est absolument pas réaliste et que c’est bien la preuve que la personne qui écrit cela ne s’est jamais réellement, physiquement, heurtée la tête contre un mur. Non pas qu’il faille le faire, hein, mais je trouve que ça décrédibilise le texte.
Ohlala le côté instantané de la potion… alors si les propriétés se libèrent dans l’estomac, a priori il faut bien attendre 10 minutes, je pense, voire 20, le temps de la digestion et que la potion passe dans les intestins (dans l’estomac c’est pas encore assimilé il me semble). Sinon pour aller plus vite ce sont les trucs qui se mettent sous la langue car là ça passe directement dans le sang. /ce paragraphe résume mes maigres connaissances sur le sujet, récoltées suite à des interrogations sur pourquoi tel médicament se mettait sous la langue et pourquoi tel autre s’avale et pourquoi ça change la durée d’attente des effets/ (puis l’instantanéité des effets, ça fait plus magie que botanique, donc ça fait autant trope à mes yeux qu’un peu incohérent…)
« Sans un seul mort, ils venaient de rendre la paix au royaume. » un seul mort supplémentaire ? ça me fait un peu bizarre, tel quel…
Je trouve assez audacieux (quoique ce soit quand même récurrent dans ce genre de roman) d’avoir encore d’aussi énormes mystères à 3-4 chapitres de la fin (genre, le manteau bleu. C’est presque à croire que tu l’as oublié dernièrement).
Aussi, une part de moi est un peu déçue d’avance que le climax soit la reprise de Terce et constituée essentiellement de batailles (même si la grande bataille en elle-meme est évitée), je trouve que la reprise de Terce sonne comme une fin en soi ; en cela c’est un trope de ce genre de roman, et en fait, ça me laisse une sensation d’inachevé, car ça passe la reconstruction sous silence, comme si ce n’était pas le plus important. J’ai du mal à formuler ma pensée mais je crois que je suis juste gavée de voir que des romans sur des batailles qui ne s’intéressent pas à « l’après », qui sous-entendent que le côté des « gentils » sera forcément meilleur que celui des « méchants ». Bon, sous réserve des derniers chapitres bien sûr, mais je pressens que ce ne sera que des pistes lancées pour montrer qu’il y a un après pour les princes, car il y a encore beaucoup de choses non résolues (attention à l’effet coup de baguette magique, d’ailleurs. Avec le pouvoir des princes c’est une pente glissante vers cet effet-là. Pour le moment, je trouve que ça passe, mais je t’attends au tournant pour la suite) donc je me doute que tu n’auras pas le temps de vraiment aborder « l’après ».
Dans ton roman, il est évident que la gouvernance des jumeaux sera meilleure que celle de l’ordre, mais… je crois que je suis déçue du manichéisme croissant, en fait. En dehors de deux-trois personnages que tu présentes un peu en demi-teintes, je trouve que le T2 est imprégné d’un manichéisme qui n’existait pas dans le T1. Dans le T1, la vision du monde de l’Ordre était contestable mais pas horrible : seules quelques personnes doivent avoir accès à une éducation, le peuple de façon générale n’est pas apte à gouverner donc autant ne pas se fatiguer à lui apprendre des trucs. C’est, ce me semble, une théorie philosophique défendue par certains philosophes des Lumières. C’est contestable, et ça s’oppose à la vision plus universaliste qui nous imprègne nous à notre époque, et qui est aussi celle de ton « camp des gentils ». Mais cette position pouvait se défendre et ne pouvait pas être considérée comme « le mal absolu » dans le T1. Dans le T2, il y a une radicalisation des actes répréhensibles et condamnables qui font que l’Ordre passe définitivement du côté obscur de la force et tout à coup, le doute n’est plus permis. Et je trouve très dommage d’avoir perdu cette dimension philosophique. Je sais que ce n’est pas forcément ce que tu voulais écrire, mais la différence entre le T1 et le T2 m’apparaît de plus en plus marquée à mesure qu’on s’approche de la fin et que j’ai une meilleure vision d’ensemble du T2 et de l’histoire entière. Ce qui me dérange de façon croissante, mais nous l’avons déjà évoqué et tu en as conscience, c’est que ce sont souvent les suites qui sont plus compliquées, plus abstraites etc que les T1. Et c’est cohérent, dans un sens, car le T1 te permet de se familiariser avec un monde avant d’aller plus loin. Or là, (pardon les mots sont forts mais ce n’est pas pour autant négatif, c’est de l’ordre du constat) j’ai la sensation d’une « régression intellectuelle », car le T2 me paraît plus simple que le T1. (Comme si dans le T1 tu t’étais chauffée à faire des trucs et qu’ensuite tu t’étais dégonflée dans le T2 et que du coup, tu avais pris la solution de facilité.)
Je crois que je suis irrémédiablement fâchée avec ton T2… je lirai la suite cependant ! Indépendamment du T1, le T2 se tient très bien et est agréable à lire, il a de grandes qualités et j’y trouve du plaisir. C’est quand je considère la vue d’ensemble que j’ai du mal.
Plein de bisous !
Isapass
Posté le 30/07/2020
Comme d'habitude, on a déjà échangé par ailleurs et tu sais que je suis déçue de n'avoir pas su te convaincre, mais bon, les goûts et les couleurs, hein... Je n'ai toujours pas compris où tu m'attendais, mais j'ai bien compris que ce n'était pas là !
Ce qui ne m'empêche pas de te répondre, bien évidemment, parce que si certaines de tes remarques sont une affaire de goût et de choix, d'autres en revanche sont, comme d'habitude, très pertinentes et ont d'ores et déjà généré des items supplémentaires dans ma looooongue liste de corrections à prévoir.
J'ai beaucoup hésité à commencer par le pov d'Abzal, parce que c'était la première réaction à la mort de Flore et que j'avais peur qu'on s'en foute un peu, de la réaction d'Abzal. Ça a beau être un perso important dans le tome 1, il l'est devenu un peu moins dans le 2 et donc, les lecteurices doivent se sentir un peu moins concerné.e.s. Mais si tu me dis que ça marche, tant mieux. En plus, j'avais insinué au début qu'il avait des vues un peu perverses sur Flore et Elvire et je voulais dissiper ça en montrant qu'il se voyait plutôt comme un oncle (je ne sais pas si ça donne cette impression).
Bien noté pour la phrase qui fout en l'air le pov de Conrad, je supprimerai. Est-ce que c'est seulement la seconde partie de la phrase ou la phrase entière ?
Pour la redondance de "je crois/ne crois pas aux miracles", c'est justement ce que je voulais faire : montrer le cheminement. Il commence à croire aux miracles surtout parce que la bataille tourne en sa faveur. Mais quand ce n'est plus le cas, il cesse d'y croire. Conrad est trop terre à terre pour ce genre de croyance, et son incursion dans un petit moment de foi n'est due qu'à l'exaltation du combat. C'est ce que je voulais montrer. Du coup, la redondance me paraît utile. Je verrai si j'ai d'autres remarques là-dessus.
Bien noté aussi que tu n'as pas aimé du tout (c'est un euphémisme) que Venzald se cogne la tête. Honnêtement, je n'ai pas bien compris pourquoi ça t'énervait autant (surtout que j'ai eu l'impression d'avoir écrit quelque chose de tellement immonde que ça t'avait rendue malade O_o), mais si tu m'expliques pourquoi ça te fait cette effet, je peux l'enlever. Alors certes, ce n'est peut-être pas très original, mais ta formulation est peut-être un peu... brute de décoffrage ? Si j'ai bien compris, ce n'est pas tant le fait qu'il se cogne la tête que le fait qu'il se fasse saigner ? Si c'est ça, je peux expliquer : ce n'est pas un mur lisse, c'est un mur en pierres brutes qui a probablement des aspérités et il s'écorche contre elles. Dans ma tête, il ne tapait pas au point de se faire éclater le cuir chevelu.
Le côté instantané de la potion, je t'avoue que je m'en fiche un peu, parce que oui, bien sûr que c'est un peu magique : même en attendant 20 minutes, je ne crois pas qu'on puisse soigner un problème de cœur aussi sérieux avec deux gorgées d'une tisane aux plantes. Du coup, la véracité, on en est tellement loin, un peu plus ou un peu moins... Et puis, je ne précise pas au bout de combien de temps il arrive à s'asseoir ;)
Le "Sans un seul mort", c'est dans le pdv d'Albérac qui ne sait pas, lui, qu'il y a déjà une grosse baston en cours à Terce. Et puis ça sonnait moche, si je rajoutais quelque chose. J'y réfléchirai quand même.
Il reste des mystères, mais pas tant que ça : en fait, il y a effectivement tout ce qui concerne le manteau bleu, mais c'est tout. Et il me reste deux chapitres.
"Aussi, une part de moi est un peu déçue d’avance que le climax soit la reprise de Terce" : c'est peut-être pas le climax ? Pour moi, l'enjeu principal de la saga a toujours été l'identité du manteau bleu, plutôt que l'élimination de l'Ordre. Donc je ne sais pas quelle sera l'impression finale, mais pour moi le climax est encore à venir.
Isapass
Posté le 30/07/2020
Pour ce qui est du manichéisme de ce tome, au risque de te décevoir encore plus, je crois que tu as surestimé le tome 1 : les exécutions de bouchevreux (les paupières coupées, tout ça), y commencent déjà, ainsi que plein de restrictions pour les femmes et autres joyeusetés. Moi ce que j'aime, c'est faire des personnages qui ne sont ni blancs, ni noirs, mais je voulais que l'antagonisme soit indéniable, et il l'est dès le tome 1. Tu as cependant raison sur le fait que j'ai passé sous silence la dimension "distribution du savoir", qui a donné son nom à l'Ordre et qui était mentionné au début. Ça, je me note de le revoir (je ne sais pas du tout comment, mais je verrai).
Je ne crois pas avoir pris la "solution de facilité" ni m'être dégonflée : je crois juste que j'ai insisté sur ce qui m'intéressait, et qui n'est sans doute pas la même chose que toi ;) Du coup, désolée pour l'aspect philosophique, mais j'avoue qu'il n'a jamais été prévu au programme.
Je me connais et je sais que ma réponse paraîtra sans doute un peu... amère. Encore une fois, c'est parce que je suis triste de t'avoir déçue alors que tu semblais avoir placé beaucoup d'espoirs en moi. Et en plus, je me rends compte que tes espoirs étaient basés sur du vent, puisque tu m'as prêté des capacités et des intentions bien au-dessus de celles dont je suis capable et que je prétends vouloir mettre dans mon texte. Ma seule ambition, c'est le divertissement, que je conçois conformément à celui que j'aime. Mais je te remercie pour ta franchise et j'espère qu'elle restera le maître-mot entre nous ;)
Peut-être qu'une ou deux formulations n'ont pas brossé ma susceptibilité (pourtant pas à fleur de peau, il me semble) dans le sens du poil, non plus... Que veux-tu je ne suis qu'humaine XD
Plein de bisous
Tac
Posté le 30/07/2020
J'avais totalement oublié les insinuations perverses (mais je m'en souviens trop bien maintenant, brrrrrr). Non je trouve que ça dissipe bien pour Abzal !
Pour la phrase du pdv de Conrad, c'est la deuxième moitié, je n'ai rien contre la première.
Pour le tapage de tête : c'est le fait qu'il y a le sang ; et en y réfléchissant je me suis dit c'est sûrement à cause des pierres, mais selon moi tu devrais le préciser. Enfin c'est peut-être une mauvaise interprétation de ma part de l'expression de base, mais quand on me dit se taper la tête jusqu'au sang, c'est que c'est lié au fait de se taper lui même qu'il y a du sang qui coule. Et ça, pour moi, c'est pas réaliste. Par contre, se taper la tête, s'écorcher, donc saigner, c'est réaliste à mes yeux, mais je ne le lis pas ainsi dans l'expression que tu as employée (et qu'on retrouve dans de nombreux autres textes). Encore une fois, c'est personnel et lié à ma compréhension de l'expression. (mais pardon si j'ai donné l'impression d'un crime immonde, j'essayais juste de retranscrire mon agacement, pas de diaboliser absolument la chose !!)
Mea culpa pour le "sans un seul mort" ! pour le coup c'est une erreur de ma part, en effet.
Pour le climax est quand même entamé. Je ne saurais pas forcément situer depuis quand ; et puis je ne peux pas savoir pour la suite, je te dirai ce que je ressens ;) Mais si tu dis que tu vas mettre plus de tension que maintenant, j'ai hâte ! Très hâte !
Ta réponse ne me paraît pas du tout amère. Je trouve ça intéressant de voir ta vision de ton T1 et la lecture que j'ai pu en faire. En effet mes attentes dissonnent totalement avec tes ambitions, et effectivement j'ai vu un potentiel dans ton T1 qui n'était pas le potentiel que toi tu as voulu développer ; ce n'est pas grave. Certes, c'est dommage que ce soit un rdv manqué entre les PL et moi, mais c'est ainsi. J'y aurai quand même vécu de bons moments. Mais je considère dès maintenant que je ne suis plus à même de considérer certaines choses, car je suis totalement biaisée par ma déception liée à ce rdv manqué qui, je le répète, peut arriver.
Et je m'excuse pour toutes les maladresses que j'ai pu avoir et que j'ai sûrement encore dans ce com, je suis loin d'être la reine de l'expression de mes pensées et je suis consternée de t'avoir heurtée par une ingérence de mes propres mots. J'insiste ; ne prend dans mes coms que ce qui t'intéresse et si parfois je parais péremptoire (malgré moi) sache que ce n'est pas du tout ma volonté, j'ai fortement conscience que ce que je dis n'est qu'issu de mon humble subjectivité et n'a absolument pas de valeur absolue.
Bref : pardon !
Notsil
Posté le 28/07/2020
Coucou !

Oh qu'il est beau ce chapitre !

Je l'ai lu une première fois vite fait sans avoir le temps, et donc là j'ai savouré la 2ème lecture en cherchant ce qui pourrait t'aider... pas vu grand-chose ^^

Le début, déjà. J'ai cru un très bref instant qu'Abzal allait accomplir un miracle et se découvrir un don de guérison ^^ Raté ^^
C'est très bien décrit, on sent leur désespoir à tous les deux.

"lorsqu’il l’attrapait par la taille pour la poser sur la selle son poney," -> "de" son poney je pense.

"Il tomba à genou en la serrant contre lui," -> genou ou genoux ?

"La flèche n’était pas destinée à Flore. Elle était pour lui."
-> Ça, ça fait très très mal.

Éventuellement, mais c'est peut-être moi, j'ai pas tout bien pigé le truc de la herse. Pour moi une herse ça tombe d'en haut, donc, le coup que ça pivote et qu'il y ait un loquet, ça m'a perdue. Ou y'a plusieurs sortes de herses et je ne le savais pas. Enfin, tu verras ^^

Le mantra de Venzald avec le "Flore est morte", c'est fort.

Conrad.... ouais, lui, c'est la joie de la bataille, le positivisme après cette phase de tristesse. Jusqu'à ce que bam, Warin, un de plus tombé au combat :(

Venzald... le mantra, le désespoir absolu... on est à fond dans ses émotions et son ressenti. Il est découragé, désespéré... et on sent vraiment qu'il y va pour Themerid, Elvire et Alix. Et encore, il s'en veut tellement...

Themerid, qui lutte toujours lui. Ce contraste entre son plaisir à savoir son frère proche et la douleur qui l'étreint en même temps. Heureusement y'a la potion... mais combien de temps va-t-elle faire effet ? En sera-t-il dépendant à vie, ou connaitra-t-il un sort funeste ? Après tout, les princes étaient liés, mais, quid des rois ? ...

Albérac.... des phrases-indices se glissent dans son point de vue.

"Il avait intrigué pour être à cette place." / "Cependant, ils ne connaissaient ni le lâche, ni l’imposteur, ni le fuyard parti chercher un faux bonheur au bout du monde. Qu’avait-il fait ? Il était là parce qu’il l’avait voulu, il avait écarté Venzald pour prouver sa valeur à tous"

C'est très très intriguant. Le manteau bleu, ou pas ? Pourtant, il conduit l'armée pour Venzald... pour le moment.

J'ai trouvé un effet de montée en puissance jusqu'au discours mental des 2 frères. Très joli retournement de situation, d'ailleurs, cette belle scène de réconciliation.

Mais... est-ce que ça sera aussi facile ? Ne restera-t-il pas un noyau dur de Pélégris ? Les officiers, peut-être, moins embrigadés et + volontaires ? Leurs pélégris vont-ils se retourner contre eux ? Ont-ils prévu tout ça ?
Parce que du coup, on est loin de la ville en flammes des visions d'Abzal (mais le futur est-il modifiable, ou pas ?).

Avec le titre du chapitre j'ai pensé à Venzald et Themerid, je me suis dit, ils ne sont peut-être pas les enfants du roi mais les enfants de leur pays. Je m'attendais donc à ce qu'ils se retrouvent (et fassent leur miracle), mais avec le sol qui grondait j'entrevoyais un truc plutôt destructeur face à l'armée ennemi, ce qui n'a pas été le cas ;)

Curieuse de la suite et d'avoir le fin mot de tout ça ;)
Isapass
Posté le 30/07/2020
Ah je suis vraiment ravie que le chapitre t'ait plu ! Je n'en étais pas trop mécontente, mais comme mon radar déconne un peu ces derniers temps, ça fait du bien d'avoir confirmation ;)
Ah, désolée pour Abzal : non, le coup du personnage ressuscité, je l'ai déjà fait, alors je n'allais pas le faire deux fois ! Flore est bien morte.
Tu as raison ! une herse, c'est plutôt un truc qui descend, alors que là, c'est une grille qui tourne comme une porte, sur des charnières. Mais je me suis donné une petite liberté pour ne pas répéter "grille", vingt fois. Je verrai si ça gêne d'autres personnes.
Ah oui, j'ai accidentellement tué Warin aussi, désolée XD
J'avais peur que ça soit trop le "Flore est morte", mais tant mieux si ça marche. Je voulais qu'on sente son chagrin, mais sans que ça soit trop larmoyant.
Albérac, t'inquiète, on va vraiment être fixé : de toute façon il ne reste que deux chapitres !
Ah super, la montée en puissance : c'est super dur à gérer avec les changements de point de vue ! Ca ne fait pas trop fleur bleue, la scène de la fin ? Le fait qu'il n'y ait finalement pas de bataille ?
Si bien sûr, les Erudits et quelques pélégris vont résister à la "voix des princes", je l'aborderai dans le chapitre suivant, sans toutefois m'attarder.
Les visions d'Abzal, finalement, elles correspondent aux batailles dans Terce (mais c'est vrai que je ne l'écris jamais en toutes lettres, je me le suis notée pour les corrections, pour faire le parallèle).
Justement, j'ai voulu faire croire à un truc destructeur (en plus c'est renforcé parce que plusieurs personnages font aussi cette hypothèse)
Je me mets à la suite très bientôt ;)
Merci pour ton intérêt et tes lectures si promptes, et pour tes commentaires enthousiastes ♥
Notsil
Posté le 30/07/2020
Qu'il n'y ait pas de bataille finale ne me dérange pas, perso, sachant qu'il y a eu de l'affrontement précédemment. Et de plus, on sait qu'il reste encore quelques chapitres ( 1 ou 2 je crois ?) et des mystères non résolus : donc, possibilité d'autres surprises ou d'un duel ou d'un conflit oral ou autre. Et puis, il y a la gestion de ces armées ; genre les nourrir un minimum avant de les renvoyer chez eux., même s'ils sont devenus pacifistes.
Bref, je crois en l'absence de bataille finale du moment qu'il y a un truc qui compense, quelque part ^^
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