Chapitre 32 : Les derniers masques

Par Mary
Notes de l’auteur : Version corrigée du 23/01/2020. Les anciens chapitre 32, 33, 34 et l'épilogue sont désormais réunis en deux chapitres plus l'épilogue. Le découpage des scènes lui aussi a subi des modifications.

XXXII

LES DERNIERS MASQUES

 

 

 

 

Alban détourna lentement les yeux vers le nouvel arrivant.

— Qu’est-ce que tu fiches ici, toi ? s’exclama Killian.

Au lieu de répondre, l’autre tendit la main vers Alban.

— Allez, mon garçon. Donne-moi ça. Le Capitaine a raison.

Le souffle court, le jeune homme s’éloigna de Louis et déposa le couteau dans la paume de Martial. La mine fatiguée, les vêtements en désordre, l’ancien maître d’équipage coinça l’arme dans sa ceinture. Stupéfait, Alban le dévisagea. Comment, en ayant été débarqué au Venezuela plus d’un mois auparavant, pouvait-il se retrouver ici ? Et surtout pourquoi ?

            Moqueur, Le Bardelier lança alors :

— Il ne manquait plus que toi ! Dis donc, tu as pris un coup de vieux. Comment vas-tu depuis tout ce temps, Yann ?

Un silence assourdissant s’installa. Alban se figea. Les battements de son cœur résonnaient dans sa tête, preuve qu’il vivait encore malgré le froid pénétrant qui l’envahissait. Pétrifié, il attendit que Martial démente. Proteste. Contredise Louis. N’importe quoi. Mais il ne fit rien de tout cela. Il pointa son sabre sur l’armateur :

— Tu. Ne. Bouges. Pas.

Le Bardelier demeura donc contre son mur, entre une tapisserie et une fenêtre, satisfait cependant de son effet.

            Quelque chose remua au fond du ventre d’Alban, bouscula ses poumons et s’échappa malgré lui dans un murmure :

— Yann Le Guirec ?

Confus, encore ébranlé par son affrontement avec Louis, le jeune homme mobilisa le peu de pensée rationnelle qui lui restait. Martial ? Son oncle ? Monté sur le bateau environ dix ans auparavant. Bon combattant. Mais aussi l’homme de l’ombre de la famille Le Bardelier. S’il avait travaillé pour le père, il devait connaître le fils.

Au milieu de ce maelstrom, Alban perçut la voix pragmatique du Capitaine.

— Comment es-tu revenu ?

— La Chimère, répondit Martial comme une évidence.

— Mais….

— Tu m’as menti ! gronda Alban en coupant la parole à Erin. Tu m’as menti ! Tu savais qui j’étais depuis le début ! Tu m’as regardé chercher, tu m’as laissé m’empêtrer dans tout ça. Tu m’as laissé tout seul ! Il t’aurait suffi d’une phrase, une seule phrase ! J’avais le droit de savoir !

— Alban, calme-toi, laisse-moi t’expliquer.

— ALORS, PARLE !

— Tu as beaucoup trop de secrets pour un seul homme, Yann, railla Louis. Je suis d’accord avec le petit, tu devrais tout leur dire. Absolument tout.

La pointe de la rapière du Capitaine rejoignit celle de Martial près de la pomme d’Adam de Le Bardelier.

— Louis, maintenant tu la fermes ! Tu la fermes ! Et toi Martial, ou Yann, peu importe, tu te mets à table !

Alban remercia intérieurement Erin. Il reporta son attention sur, eh bien, son oncle. On aurait dit qu’une bulle s’était formée autour d’eux, que rien ni personne d’autre n’existait. Plus de bureau, plus de Compagnie, plus de Capitaine, plus de corsaires.

Martial soupira :

— Je travaillais pour la famille Le Bardelier. J’étais leur homme de main. Je n’en suis pas fier, mais c’est comme ça. Je connaissais leurs manières, quand quelque chose ne se déroulait pas selon leurs plans, c’était à mon tour d’agir. Pour ça, le fils ne vaut pas mieux que le père. Le soir où ma sœur est morte, je me doutais que cela venait de la Compagnie, mais je ne comprenais pas pourquoi. Comment des tailleurs auraient pu contrarier les Le Bardelier ? J’étais en mission en dehors de la ville, cette nuit-là. Quand je suis rentré…

— Tu m’as abandonné, lâcha Alban, impitoyable.

— Je pouvais pas m’occuper de toi. Désolé, je te l’ai dit la première fois qu’on s’est vus, la famille c’est pas mon truc. Quand je suis rentré, donc, j’ai simplement décidé que j’en avais assez vu, assez fait. C’était plus simple de disparaître, alors je me suis fait oublier. Je suis devenu Martial. J’ai jeûné, coupé mes cheveux, je me suis rasé. J’ai modifié ma façon de parler ainsi que mes expressions. Je me suis composé une nouvelle personnalité. Le Lotus Noir recrutait un nouvel équipage, je me suis engagé et j’ai coupé tous les liens avec la Compagnie. Pendant dix ans, on n’a plus entendu parler de Yann Le Guirec. Évanoui dans la nature. Mais la dernière fois qu’on revenus à Saint-Malo, les rumeurs ont commencé à circuler sur le Naufrageur. J’avais encore des appuis ici, des personnes de confiance, qui m’ont dit que Louis s’était déjà mis en chasse.

Alban se souvenait très bien de sa rencontre avec Martial, au Tonneau Brûlé. Quand il était arrivé dans la taverne nauséabonde, le maître d’équipage discutait avec un des fonctionnaires de la Compagnie.

— Et c’est là que tu es apparu, Alban. J’ai cru à une mauvaise blague, j’ai cru que tu m’avais démasqué, mais non. Tout se serait bien passé si tu ne posais pas tant de questions à mon sujet dans toute la ville. Yann Le Guirec avait disparu, bon débarras. À trop remuer le passé, quelqu’un aurait forcément fini par faire le rapprochement avec moi, alors je me suis débrouillé pour te faire embarquer. Mon plan consistait à ce que tu mènes ton enquête sur cet homme au manteau brodé, une fois que tu aurais compris que ton oncle n’était pas à bord. Rien ne s’est passé comme prévu, évidemment. Quand j’ai compris que c’était le Naufrageur qui t’avait sauvé la vie, j’étais pris au piège.

— Qu’est-ce que tu ne dis pas ? Qu’est-ce que tout cela avait à voir avec toi ? demanda Alban.

Martial poursuivit comme si de rien n’était :

— Si je voulais rester Martial sans que mon passé remonte à la surface, je devais me débarrasser de Louis et de toutes les erreurs que j’avais commises en son nom.

La bulle éclata quand le Capitaine prit la parole :

— C’est pour ça que tu nous as fait une scène pour l’escale à Fort-Royal !

Martial acquiesça.

— J’avais compris que tu allais chercher des renseignements sur le Naufrageur, mais je ne pouvais pas émettre d’objection formelle. Nous sommes arrivés au port où j’ai vu la Chimère. Je me suis douté que Louis avait fait appel à Laurens pour retrouver ton père et finir le travail, quitte à nous tuer si nécessaire. Je ne sais que trop bien comment les Le Bardelier fonctionnent. Sans le savoir, tu allais jeter le Lotus et son équipage dans la gueule du loup !

— Tu aurais pu me le dire, répliqua Erin. En privé. Tu aurais pu m’expliquer tout ça.

— Non, je ne pouvais pas.

— Pourquoi ?

— De toute façon, est-ce que cela t’aurait vraiment arrêtée ? J’ai espéré qu’Hector ne trouve rien, qu’il revienne bredouille, mais quand j’ai vu la route que nous prenions, je devais essayer de tout arrêter, te persuader de rentrer à la maison. Je n’ai compris que trop tard que malgré vos différences, Alban et toi étiez faits du même bois. Vous ne renonceriez pas. En partant du principe que la Chimère nous suivrait, j’ai demandé à être débarqué au Venezuela.

— Et l’attaque de la Chimère ? s’énerva Killian. Pourquoi l’as-tu laissé faire ?

— Pourquoi crois-tu que Laurens a cessé le feu, imbécile ? rétorqua Martial. Parce que je lui ai suggéré que ce serait plus simple de vous avoir une fois de retour à la maison. Que Le Bardelier vous désavouerait, ou je ne sais plus comment j’ai tourné ça. Je l’ai baratiné tant et plus qu’il a fini par y croire. Heureusement, car vous étiez prêts à vous battre jusqu’à la mort. Vous n’auriez eu aucune chance. Et maintenant, nous voilà.

Il se tourna vers Le Bardelier. Silencieux et immobile, celui-ci demeurait étrangement calme. Pour Alban, ce n’en était que plus rageant. Le jeune homme avait écouté la fin du récit de Martial les poings serrés. Il n’avait jamais été question de lui. Tout ce que Martial avait fait pour lui n’avait qu’un seul but : protéger sa place de maître d’équipage sans que son passé ne ternisse le nouveau personnage qu’il s’était construit. Pourquoi ne pas en avoir parlé à Erin ? Alban se doutait qu’elle aurait gardé le secret, même si cela impliquait de lui dissimuler la vérité. Il y avait une certaine incohérence dans le discours de Martial, des zones d’ombre qu’il n’arrivait pas encore à cerner.

Erin secoua la tête et s’adressa à l’armateur.

— Tu n’as toujours pas répondu à la question d’Alban. Pourquoi tu ne nous as pas tués comme les autres ?

Contre toute attente, Louis éclata de rire.

— Ma pauvre Erin. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé.

La Capitaine resta interdite. Louis savoura sa répartie avant de poursuivre :

— C’est le moment, Yann. C’est une belle histoire que tu nous as raconté, mais il manque le plus important. Dis-lui ce que tu caches depuis tant d’années, la raison de ton embarquement à bord du Lotus. Ta dernière mission, ton seul échec, toi, mon meilleur homme ! Où étais-tu le soir où le Naufrageur a disparu ?

— De quoi il parle ? souffla le Capitaine, la voix tremblante.

Le maître d’équipage appuya sur la lame de son sabre. Une petite traînée rouge serpenta sur la peau diaphane de Louis.

— Je tue pas les gamines, moi.

Le Bardelier déglutit, s’éclaircit la gorge et fixa Erin. Il jubilait.

— La raison pour laquelle Yann a gardé son identité secrète, c’est qu’il est terrifié à l’idée que tu lui poses des questions et que tu finisses par découvrir la mission que je lui avais confié cette fameuse nuit. Vois-tu, pendant que j’envoyais quelqu’un se charger des tailleurs et de ton père, Yann devait t’éliminer. Purement et simplement. Charles te pensait en sûreté dans cette misérable auberge au bord de la falaise. Comment crois-tu que je l’ai persuadé de signer la lettre de course du Lotus?

Le Capitaine ne bougeait pas, immobile comme une statue. Une violente nausée s’empara d’Alban, mais Louis n’avait pas terminé :

— Imagine ma surprise quand tu es arrivée pour me demander de récupérer le navire. Pour être honnête, ça a été un des meilleurs moments de ma vie. Voir la fille du Naufrageur venir quémander son héritage… Je te connaissais suffisamment pour savoir que tu ne dirais jamais que tu étais une femme, que tu resterais dans l’ombre. Personne ne t’aurait cru. De toute manière, Charles avait signé ! Si tu voulais le Lotus, tu te retrouvais forcée de travailler pour moi, ton pire ennemi, sans t’en rendre compte  ! La situation était trop comique pour ne pas en profiter malgré la trahison de Yann !

            Killian poussa un cri de rage à tordre les tripes et se jeta sur lui, mais Martial fut plus rapide. Louis se baissa pour esquiver le coup de sabre, mais le maître d’équipage l’agrippa par le col. Louis se débattit de son seul bras valide, empoignant Martial en retour. Emportés par leur élan, ils butèrent contre le mur et basculèrent. Ils traversèrent la fenêtre en un millier d’éclats de verre étincelants, le chatoiement vif et bref d’une lame jaillissant entre eux.

 

*

 

Alban fut le premier à atteindre la masse sombre qui gisait dans la rue, juste sous la fenêtre du bureau. Encore éclairé, il offrait un rectangle de pâle lumière, suffisante pour se refléter dans les milliers d’éclats de verre qui crissèrent sous les bottes du jeune homme.

Allongé sur le dos, Martial haletait, le visage et les mains couverts de minuscules coupures ensanglantées. À côté de lui, Le Bardelier était étendu, les paupières mi-closes. Une flaque opaque à l’odeur douceâtre s’élargissait derrière sa tête. En plein dans sa poitrine, à l’endroit où se trouvait son cœur —si toutefois il en avait un— dépassait le manche du coutelas de Martial. Alban observa le corps inanimé qui lui parut ridiculement petit. Il se promit de détruire ce qui resterait de la Compagnie. La réputation de Louis mourrait avec lui comme tout ce qu’il avait réussi à bâtir.

Alban avait vengé ses parents. Il avait fallu un cadavre de plus, mais justice était faite. Pouvait-on appeler ça de la justice ? Oui, faute de mieux. Désormais, son cauchemar avait un nom et un visage. Alban était libre.

Il surmonterai son histoire. Il était grand temps de vivre.

Erin déboula derrière le jeune homme.

— Alban, aide-moi ! Les hommes de Louis vont rappliquer d’un moment à l’autre, sans compter la garde de nuit. Martial, debout ! Faut qu’on se sorte de là. Allez, relève-toi !

Chacun d’un côté, ils relevèrent l’ancien maître d’équipage avec difficulté. Il chancelait. Le groupe se traîna jusqu’à l’angle d’une maison, juste à temps. Une patrouille arrivait vers le bâtiment de la Compagnie. Lorsque les gardes aboyèrent les premiers ordres, ils se faufilèrent dans le dédale des ruelles de la vieille ville. Paul soutenait Thibault et La Bombarde clopinait, un bras autour des épaules de Killian. La vision du corps de Louis persistait dans les rétines d’Alban, sans qu’il comprenne bien pourquoi. Tête baissée, fixée sur la succession des pavés sous ses pieds, la pression de l’affrontement redescendait. Toute la soirée défilait, se gravait dans sa mémoire.

C’était vraiment fini ? Pour de bon ? Si on les avait vus ? Si la milice venait tous les arrêter au petit matin ? Comment se défendraient-ils ? Devraient-ils se cacher toute leur vie ?

            Un peu avant qu’ils n’atteignent le port, Martial se redressa pour avancer seul, d’une foulée prudente et mal assurée. Le Capitaine saisit alors Alban par l’épaule d’un geste doux.

— Ça va ?

Il secoua sobrement la tête. Son menton commençait à trembler.

— Ne t’inquiète pas, continua Erin. Tout ira bien. Personne ne remontera jusqu’à nous. Et puis… tu ne l’as pas tué, finalement.

Le cœur d’Alban se serra.

— Mais j’ai bien failli, murmura-t-il. Je ne regrette même pas qu’il soit mort.

Cela faisait-il de lui une mauvaise personne ? 

— Parfois, il est plus courageux de renoncer que de passer à l’action, soupira Erin. Il a mérité son sort. Entre ça ou une humiliation publique, j’ignore ce qui m’aurait le plus satisfaite. Toute histoire a une fin, la nôtre se termine comme ça. À nous de faire avec.

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Jowie
Posté le 07/06/2020
Oh mais c’est terrible, quand je te lis je suis toujours en apnée xD À la fin du chapitre précédent, quand tu mentionnes “la voix familière”, j'ai cru qu'un de ses parents allait ce pointer, en mode "hello, j'ai ressuscité!"
Les pétages de cable d’Alban sont violents xD Je ne voudrais pas me trouver face à lui dans ces moments-là!
Ça alors, Martial est le Yann ! Je ne m’y attendais pas du tout, c’était très satisfaisant de le découvrir et ça explique un peu son comportement. Par contre je ne comprends pas pourquoi il n’ait rien dit à personne. Je n’ai pas l’impression qu’il a grand-chose à se reprocher. Il travaillait pour Bardelier et devait tuer Erin, mais ne l’a pas fait !

L’équipage du Lotus aurait pu être assassiné en même temps que le Naufrageur et Martial a choisi de ne rien dire ? C’est plutôt curieux, surtout que personne ne lui reproche ça, sauf erreur.

Oh là là, Le Bardelier fait peur ! Et dire qu’Erin travaillait pour lui sans savoir qu’il avait voulu l’assassiner ! Je me demande d’ailleurs pourquoi il n’a pas réessayé de l’assassiner après qu’elle soit venue récupérer le Lotus !

À bientôt pour la fiiiiin !!
Mary
Posté le 07/06/2020
Coucou ! Contente que la fin te semble réussie :D
Pour Martial tu auras la fin des explications dans le chapitre suivant ! Il est trèès... compliqué comme personnage 😅

Pour Le Bardelier, c'était tellement satisfaisant de la laisser travailler pour lui qu'il a pas résisté- et en plus elle n'avait aucune idée de ce qui s'était vraiment passé. Il a juste suivi le courant, en fait.

À bientôt pour la fin ! Merci encore de ton enthousiasme :)
Aliceetlescrayons
Posté le 22/01/2020
Comme je n'avais pas grand chose à dire sur le chapitre 31, je fais deux-en-un ;)

Chapitre 31
« ce dos qui se couchait avec satisfaction tous les soirs » => maladroit?
Sinon, rien à dire. L’action est fluide et la fin… Bon, je saute à la suite :D

Chapitre 32
J'ai un problème avec le nom du bateau de Laurens : la Chimère ou le Corbeau? J’ai l’impression que j'ai vu des noms différents selon les chapitres. Ou alors ce sont deux bateaux différents et j’ai loupé quelque chose?
En ce qui concerne Martial, je t'en parle un peu plus dans les commentaires qui suivent
Mary
Posté le 22/01/2020
Pardoon, y'a des chapitres corrigés que j'ai uploadés, d'autre non. Ce sera la "Chimère" ! Pour Martial, je suis en train de revoir pas mal de choses, je vais voir ce que tu en penses et je t'expliquerai ce qui va changer.
Renarde
Posté le 29/10/2019
Coucou Mary,

Je rejoins Isapass... Pour être franche, je n'ai pas mis de commentaire tout de suite parce que je ne comprenais pas pourquoi il s'était tu et que je n'étais pas convaincue par ses explications. Vu que je pensais être la seule, je n'ai rien dit (pas besoin de t'embêter si cela ne pose problème qu'à moi !).

Qu'il n'ai rien dit à Alban par honte et lâcheté, je pourrais le comprendre, mais qu'il n'en parle pas du tout à Erin, ça coince pour moi.

Le fait que Martial = Yann, ça passe tout seul ! C'est son mutisme qui me pose problème.

Quant à Louis... Un vrai méchant comme on aime les détester !
Mary
Posté le 29/10/2019
Hello ! Je t'invite donc à aller lire le chapitre suivant et me dire s'il y a toujours quelque chose qui coince ! Merci encore !
Isapass
Posté le 25/10/2019
Ben, je sais pas comment ça se fait mais j'ai oublié de venir lire...
J'ai parcouru les autres commentaires, et je suis surprise d'être la seule à avoir deviné la relation Yann/Martial ! Pourtant, la "fausse" mutinerie sentait le fake à plein nez. Bref, c'est cool, tu as mené plein de lecteurs en bateau et si j'ai bien compris, c'est exactement ce que tu voulais ;) !
De mon côté, comme je me doutais très fortement, il y a eu moins de suspense, ce qui explique peut-être que je me sois plus concentrée sur le reste. Or, je m'excuse d'avance parce que mon commentaire ne va pas t'arranger, j'ai trouvé qu'il y avait quelques trous dans la raquette. Et notamment : le fait que Martial se soit tu non seulement pendant des années, mais aussi depuis qu'Alban est monté à bord. Je suis désolée mais je ne comprends pas pourquoi. Ou alors il y a encore un secret que tu n'as pas révélé ?
Peut-être que Le Bardelier le faisait chanter ? A cause d'un truc pas net qu'il a fait dans sa jeunesse ?
Je pense qu'il faut vraiment que tu blindes cette partie-là parce que Martial a un rôle clé : il aurait pu tout révéler à Erin, mais aussi à Alban.
"Je pouvais pas m’occuper de toi, je devais trouver un moyen de corriger ça. Je devais venger ma sœur, je devais te venger, toi. J’ai voulu aller te voir, au couvent, mais tu étais déjà parti." : c'est ça que je trouve un peu léger. Ok, il voulait se venger, mais il n'a pas fait grand chose pour ça en 10 ans. Et faute d'avancer dans cet objectif-là, il aurait pu trouver Alban qui grandissait, lui expliquer l'histoire, et pourquoi il avait changé d'identité...
Bref, je pense que soit il faudrait ajouter un élément qui explique pourquoi Martial/Yann était coincé, soit il faudrait expliquer beaucoup plus les motivations et le raisonnement qui l'ont incité à garder le secret.

Bon ceci dit, je suis la seule à penser ça, apparemment. Mais j'ai vraiment eu la sensation que c'était léger.

A ta dispo pour en reparler, si tu veux.

Des bises !
Mary
Posté le 26/10/2019
C'est léger tout simplement car j'ai prévu une (petite) scène entre Alban et Martial. Je pouvais pas tout dire ici, puis ça correspondait pas trop à Martial de balancer du trop intime avec un public, la situation s'y prête pas.
Je veux bien qu'on en reparle malgré tout, après cette fameuse scène, si tu trouves que ça fait encore trop léger ou capillotracté. Quand j'ai retravaillé le perso de Martial, c'était un de mes points d'interrogations que j'ai un peu lâchement laissé de côté parce que par rapport aux versions précédentes, Martial a changé du tout au tout et qu'il m'a déjà fallu trois jours à plein temps pour aboutir à Martial 4.2 XD
Des bises !
Litchie
Posté le 24/10/2019
Hannnnnnnnnnn. Bien joué, car j'avais oublié Martial (désoléééée) et du coup je ne voyais pas DU TOUT qui ça pouvait être ! La surprise est totale du coup :'D
Mary
Posté le 24/10/2019
Ne sois pas désolée c'est fair exprès :D dans toute la colonne de Martial dans mon tableau pour la dernière partie c'est tout barbouillé de noir avec en gros "Noyer le poisson" XDD
Sorryf
Posté le 24/10/2019
Ton histoire a été mystérieusement sortie de ma PAL O___O
Du coup j'ai encore loupé un chapitre ! heureusement que j'ai vu le lotus passer dans les nouveautés !

Bref, j'ai tout rattrapé ! et je suis plutôt contente d'avoir loupé le chapitre précédent a sa sortie parce que le suspense est trop insupportable à la fin xD !
Je trouve trop bien que Martial soit l'oncle, j'ai toujours senti qu'il y avait un truc étrange avec ce personnage et pourtant j'étais loinnnnnnnn de me douter de ça ! Bravo !
J'aime beaucoup comme Alban évolue dans ces deux chapitres, il passe au premier plan, c'est super !! quand il dit qu'il a pas brûlé olala T.T

rien de plus constructif a dire, le Bardelier est un salaud de la pire espèce, et ces deux chapitres étaient supers, ils m'ont emportée !
Mary
Posté le 24/10/2019
Ah tu vois je pensais que t'en serais un peu doutée puisque justement tu me disais que tu le trouvais étrange ^^ ca me rassure un peu quand tu dis qu'Alban passe au premier plan, j'avais peur qu'avec la fin de l'histoire du Capitaine on perde un peu d'Alban.
Merciiiii :)
Gabhany
Posté le 23/10/2019
KEUWAH !!!!!!!!! Mais comment .... mais tu ne peux pas nous laisser là comme ça ! Aaaargh mais il y a trop de choses à gérer là ! Martial - MARTIAL NON MAIS WHAT - qui est l'oncle d'Alban, les dernières révélations de Le Bardelier - quel saligaud celui-là-, et ils finissent par tomber à la renverse ! Mais comme moi en fait, j'ai failli tomber de ma chaise pendant tout le chapitre !!!
Mary
Posté le 23/10/2019
Hahahaha :D La suite est prévue pour ce week-end, j'arrive, j'arrive !
Mary
Posté le 23/10/2019
Merci ;p
Keina
Posté le 21/10/2019
Ohlà là, Martial est en fait Yann, l'oncle d'Alban ! Je ne m'attendais pas du tout à ce retournement de situation, chapeau ! (En même je ne suis jamais très douée pour deviner les intrigues à l'avance... ^^') Donc j'avais quand même raison quand j'ai avancé l'hypothèse que la voix appartenait à l'oncle d'Alban !
Par contre, je comprends pas trop pourquoi Louis persiste à sourire et à afficher l'air sûr de lui tout du long, parce qu'il a bien dû comprendre assez vite que Yann/Martial n'était plus de son côté et qu'il voulait maintenant se venger... Ce côté "sûr de lui" m'a même fait me demander plusieurs fois de quel bord était finalement Yann/Martial, alors que, bon, après relecture, c'est plutôt clair. Et le paragraphe final l'est aussi... Quel sera l'issue de la bataille ? Louis est quand même mal barré, j'ai envie de dire...
Mary
Posté le 22/10/2019
Hééé ouiiii ! TADAAAAAA XD
Pour Louis, je verrai aux corrections, peut-êtrre que je nuancerai, ptet pas... Après bon, l'est un peu persuadé qu'il se sortira de tout. Ca servira d'excuse pour cette fois :)
A très vite !
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