Chapitre 32 : Le puits

Par Isapass

Chapitre 32 : Le puits

 

Alix

 

Les deux sœurs avaient rapidement atteint l’endroit indiqué par Aénor. Malheureusement, elles avaient tout de suite constaté que si Renaude et la jeune bouchevreuse avaient pu ramper sous la barricade, elles ne pourraient en aucun cas les imiter. La brèche avait été colmatée — peu importait par qui — et quatre pélégris surveillaient les environs, plantés à dix pas derrière le talus. Il fallait trouver une autre voie.

Confiante dans la parfaite connaissance de la ville affichée par Elvire, Alix la suivait comme son ombre le long des rues en maugréant contre froid et le temps qu’elles perdaient. Elles évoluaient au plus près de l’obstacle à franchir en restant toutefois hors de portée de tir des soldats, ce qui impliquait le plus souvent de s’enfoncer entre les maisons, puis de s’approcher en rasant les murs, courbées en avant, pour estimer le nombre de pélégris de l’autre côté. Si vraiment Themerid était en danger quand elles avaient quitté le repaire, il avait déjà eu le temps de se faire tuer dix fois.

À force de longer la barricade, elles atteignirent le quartier adossé à la falaise du Mont de Cordelle. Ici, les rues devenaient plus étroites, les maisons plus petites, serrées les unes contre les autres. Alix retrouva le sourire : il y avait des chances pour que la surveillance soit moindre, d’autant qu’elles s’étaient éloignées du château.

– Là ! souffla-t-elle tout à coup en agrippant le manteau d’Elvire pour l’obliger à s’arrêter.

Au bout de la venelle qu’elles venaient de croiser, la barricade prenait toute la largeur d’une rue, si bien que d’un côté et de l’autre, il n’y avait pas de passage à découvert. Pliée en deux pour ne pas se faire voir par de potentielles sentinelles, la benjamine rejoignit la dernière maison, risqua un œil par-dessus la muraille de débris et revint vers sa sœur.

– Il n’y a pas de soldats, en face, annonça-t-elle. Il faut se dépêcher d’escalader, mais ensuite, je suis prête à parier que le long de la falaise, nous ne rencontrerons personne.

– Et si tu perds ton pari ? demanda Elvire, acide.

– Il y a plein de toutes petites rues, dans ce coin. Nous trouverons bien où nous cacher.

Alix s’aperçut que les mains de sa sœur tremblaient légèrement et qu’elle avait le souffle court, alors qu’elle-même se sentait plutôt confiante.

– Eh bien, où est passée Elvire la combattante ? lança-t-elle avec un petit coup de coude.

Elle ne l’avait taquinée que par complicité, espérant la faire réagir. Pourtant, la pique tomba à plat ; la bouche d’Elvire forma un pli amer.

– Bréol l’a tuée, je crois, murmura-t-elle.

Puis, avisant le regard interrogateur d’Alix qui ne comprenait pas, elle se reprit :

– Je suis simplement plus prudente. Et puis, j’ai peur pour toi. Tu penses que je veux te perdre alors qu’on se retrouve à peine après tout ce temps ?

Cette fois, la plus jeune évita l’ironie pour jeter ses bras autour d’elle, en un geste que sa fierté de petite fille ne lui avait jamais permis de faire auparavant et qu’Elvire lui rendit avec chaleur. Elles échangèrent un sourire qui toucha Alix en plein cœur. Elle non plus ne voulait pas la perdre ! Par association, une envie déchirante de revoir Flore lui serra la gorge.

– J’ai une idée, dit-elle en pointant son index vers le haut. Les toits ! Voilà où nous nous cacherons si nous tombons sur des soldats.

Elvire observa les maisons alentour. La plupart ne comportaient qu’un niveau ; les niches, les fenêtres et des pierres en saillie fournissaient des prises suffisantes pour escalader rapidement les façades. Il fallait espérer que les couvertures soient solides.

– Allons-y.

La première, Alix franchit le tas de débris instable en s’aidant des mains. Lorsqu’Elvire sauta à son tour en terrain ennemi, elles s’éloignèrent aussitôt, continuant leur progression en silence, attentives au moindre son. La benjamine avait vu juste : le quartier de la falaise était désert.

– Tu aimes qui, finalement ? demanda-t-elle soudain à voix basse. Themerid ou ce Lancel de Kelm ?

Elvire se retourna pour lui jeter un regard noir.

– C’est bien le moment de poser des questions pareilles !

– Venzald dit que Themerid est très amoureux de toi, poursuivit Alix sans tenir compte de la remarque.

Elvire se troubla.

– Ah bon ? souffla-t-elle avant de hausser les épaules. Ça m’étonnerait, il a décidé que nous pouvions aller voir ailleurs.

– Ça n’a pas l’air de te convenir. Alors, tu aimes qui ?

– Je ne sais pas ! Tais-toi, maintenant !

Alix n’insista pas plus, mais se demanda comment on pouvait « ne pas savoir ». Elle, elle savait très bien qui elle aimait, qui elle aimerait toujours, même si elle avait dû renoncer à tout espoir de réciprocité. Elle songea un instant à Albérac et à Venzald. L’armée de Cazalyne campait à quelques lieues seulement et pourtant, ça paraissait un autre monde. Elvire la retint in extremis au coin d’une rue, alors que des claquements de bottes se faisaient entendre. Après avoir vérifié les prises jusqu’en haut, elle se jeta à l’assaut du pignon le plus proche, suivie de près par sa sœur. Aplaties sur le toit, elles attendirent que les soldats s’éloignent en reprenant leur souffle, après quoi Elvire administra à la benjamine une claque sur le bras.

– Reste concentrée !  

Depuis leur perchoir, leurs oreilles captaient le grondement qui provenait du sud, sans doute de l’esplanade du marché, peut-être même plus prêt. On aurait dit que quelque chose se préparait. L’attaque des Cimiantes par les Terciens ? Les deux sœurs échangèrent un regard affolé : c’était le dernier moment pour pénétrer dans le château. À mesure qu’elles approchaient du vieux puits, les pélégris étaient de plus en plus nombreux, si bien qu’elles ne progressèrent plus que sur les toitures, ne descendant que pour franchir rues ou carrefours, ce qui les obligea à des détours angoissants.

Enfin, par-dessus un faîtage, Elvire désigna l’entrée de la venelle où se situait l’accès du souterrain. Il n’y avait plus qu’une avenue à traverser, mais deux pélégris y piétinaient nerveusement. Alix montra du doigt le bout du toit voisin. Il touchait presque celui d’en face, que l’on pouvait atteindre par les airs en prenant suffisamment d’élan. Une cheminée permettait même de se raccrocher à la réception. Cependant, les soldats se trouvaient juste en dessous, ce qui promettait, en cas de chute non mortelle, de prendre un coup d’épée de toute façon. Elvire afficha une grimace horrifiée en tapotant sa tempe de son index. Appuyant sur le dos de sa sœur pour qu’elle se remette à plat ventre, elle l’obligea à patienter.

Malheureusement, au bout d’un laps de temps qui leur parut des heures, les pélégris ne faisaient pas mine de partir. Elvire adressa un regard résigné à Alix et rampa lentement jusqu’à l’extrême limite des ardoises. Puis elle décréta par gestes avec autorité qu’elle passerait la première. Tandis que la benjamine surveillait les sentinelles, elle se dressa avec précaution, recula de deux pas, fit jouer ses doigts avec nervosité. Et se lança.

En apnée, Alix suivit son élan, puis la courbe qu’elle décrivit dans les airs. Son pied atterrit avec un choc sourd, elle ferma les bras autour de la cheminée. Alix relâcha sa respiration, mais lorsque Elvire posa le second pied, sa semelle dérapa sur une ardoise dont un large morceau se détacha, glissa le long de la pente, puis tomba pour se fracasser à cinq pouces de l’un des pélégris. Le temps que les deux hommes lèvent le nez vers sa sœur, Alix était prête à tirer.

– Ils attaquent par les toits ! hurla le premier.

Il fut interrompu par la flèche qui se planta dans sa poitrine. Alix en encocha une seconde, visant l’autre soldat. Le trait frôla son épaule alors qu’il se tournait vers elle et se ficha dans le bas d’une porte. Il n’attendit pas le tir suivant pour partir à toute allure, probablement pour donner l’alerte. Sans lâcher son arme, Alix imita sa sœur qui descendit jusqu’à terre. Elles coururent aussi vite qu’elles pouvaient vers la venelle, tournèrent sans ralentir en pariant sur son étroitesse pour que personne ne s’y trouve, s’engouffrèrent dans le renfoncement du puits en remerciant leur bonne étoile. Elvire ouvrit la porte à la volée, poussa sa sœur vers l’obscurité et referma le battant derrière elles.

Enfin, elles se laissèrent couler au sol en cherchant leur souffle.

– Merci, expira Elvire avec un sourire.

Alix serra sa main en guise de réponse avant de regarder le couloir sombre qui s’ouvrait devant elle. À l’intérieur du château aussi les pélégris devaient grouiller. Elle se remit debout en attrapant une flèche dans son carquois, avec l’intuition qu’elles n’étaient pas au bout de leur peine.

 

***

 

Conrad de Bran

 

À la tête d’un bataillon de Terciens, l’Hiverinien marchait vers les Cimiantes au pas de charge, si bien que ses hommes peinaient à tenir la cadence. Ils avaient dépassé l’esplanade du marché, noire de monde, qui servait à la fois de refuge aux habitants de Terce et de centre des opérations où les combattants se regroupaient. À présent, ils ralliaient les hauteurs avec la ferme intention de confisquer à l’Ordre la place la plus symbolique de la capitale et même du royaume. Conrad était convaincu que lorsque ce serait fait, les troupes qui assiégeaient la ville, privées de tête, se laisseraient vaincre sans trop de soucis par les hommes de Venzald et d’Albérac.

 La promptitude avec laquelle on s’écartait devant lui et les regards effarés qui suivaient l’Hiverinien lui donnaient une satisfaction mauvaise. Il faisait peur ? Tant mieux ! Lorsqu’il monterait à l’assaut, il aurait le temps d’occire trois ou quatre soldats avant même qu’ils se remettent de leurs émotions ! Et puis, malgré la vie clandestine qu’il menait depuis deux ans, il s’était habitué à l’effroi que provoquaient son visage figé par l’énorme balafre et son œil crevé.

– Vous ne décolérez pas, n’est-ce pas ? demanda Warin d’Erens sans parvenir à effacer un sourire amusé tandis qu’il trottinait à ses côtés. Je puis pourtant vous assurer que personne n’a songé à diminuer votre mérite. Certes, vous avez manqué les derniers combats, mais tout le monde s’accorde à dire que vous aviez la meilleure des raisons.

– Taisez-vous, Tête-d’Or ! N’aggravez pas le ridicule de la chose. Quel commandant d’armée dort pendant que ses troupes donnent l’assaut, hein ?

– Enfin, Seigneur Conrad, le fait qu’une poutre enflammée vous soit tombée sur la tête et que vous ayez survécu constitue en soi un événement à porter à votre crédit. Les hommes vous surnomment l’Immortel, à présent. Ou Trompe-la-mort ! Il a fallu limiter le nombre de volontaires qui tenaient à attaquer le château sous vos ordres ! Ils vous suivraient jusqu’au milieu de la mer de Tornaille si vous déclariez vouloir combattre les cétaphes géants !

– Il n’empêche, j’ai failli. Le prince Themerid croupit dans une geôle des Cimiantes depuis hier et non seulement j’ai échoué à le libérer, mais en plus j’ai été absent pendant des heures.

– Pas absent, inconscient !

Warin soupira en levant les yeux au ciel, puis secoua ses boucles blondes emmêlées et couvertes de suie. Il finit par lui tapoter le bras — ce qu’il était bien le seul à oser — en désignant le haut mur d’enceinte qui se dressait en contre-haut.

– Allons, voici l’heure de briller à nouveau. Nous avons trois cents combattants, Godmert nous suit de près avec cent hommes de plus. Pour quelle stratégie penchez-vous ? Un assaut massif vers les portes ou au contraire, plusieurs attaques simultanées sur tout le quartier ?

Ils étaient arrivés à une rue des barricades. Au-delà de la dernière ligne de maisons, à portée de flèche des pélégris, la zone était déserte. Les hommes se répartirent entre les murs en attendant les ordres. Le géant oublia sa colère pour se concentrer sur la situation. La barrière et les archers déployés en hauteur tout le long avaient admirablement joué leur rôle ; le Haut-Savoir n’avait pas regagné de terrain. À présent, ils ne contrôlaient plus que les Cimiantes et les quelques rues adjacentes. Cependant, cela signifiait également que tous les pélégris de Terce encore vivants étaient concentrés là, probablement armés jusqu’aux dents puisque la caserne du château possédait sa propre armurerie. Et les fortifications improvisées risquaient de les gêner, lui et ses hommes, lorsqu’il faudrait charger.

Il dut interrompre ses réflexions, car un individu presque aussi grand que lui déboucha d’une ruelle à sa gauche en lui sautant pratiquement dessus. C’était Marden, un des bouchevreux qui avaient rejoint le réseau avant de s’en éloigner pour mener leurs propres actions — avec succès, s’il en croyait ses informateurs. Il l’avait croisé à plusieurs reprises au cœur des rixes ses derniers jours, avec son groupe.

– Venez, Seigneur, suivez-moi, souffla Marden, les yeux brillants, après un bref salut. Le prince Venzald est ici, dans une villa toute proche !

– Le prince ? s’exclama Conrad en lui emboîtant aussitôt le pas, imité par Warin. Est-ce qu’il est en danger ?

– Pas encore, mais… il vous expliquera.

Marden les entraîna vers l’est à travers les rues jusqu’à une porte cochère ouvrant sur l’arrière d’une villa désertée.

– Cette maison fait face à la barricade ? demanda-t-il.

– Oui, c’est pour ça que nous sommes passés par la cour. Ça grouille de pélégris de l’autre côté.

Marden se signala tandis qu’ils gravissaient l’escalier. À l’étage, trois des bouchevreux de Marden les introduisirent dans un salon qui donnait sur la barricade. Conrad reconnut d’abord Flore, dague à la main, avec ses allures de selyx sauvage et ses grands yeux fiévreux troublants de clarté. Le contraste était saisissant avec la dernière fois qu’il l’avait vue, blessée, éteinte. Il se rappela avoir pensé que personne, pas même sa sœur qu’elle venait juste de retrouver, ne pouvait plus l’aider. Quel que soit ce qu’elle dégageait, en tout cas, Conrad en avait toujours les tripes remuées.

– Demoiselle Flore, je suis ravi de vous voir saine et sauve, salua Warin en lui prenant la main pour la serrer entre les siennes.

Derrière elle, dans le contre-jour de la fenêtre, se tenait une silhouette que l’Hiverinien ne reconnut pas, bien que la dissymétrie des épaules ne permette aucun doute. Il s’était attendu à le confondre avec son frère, mais la différence entre les deux garçons sautait immédiatement aux yeux. Themerid, même après de nombreuses lunes, n’avait jamais effacé la pâleur due à son long sommeil. Conrad ne le considérait jamais sans une impression de fragilité. Il semblait à son aise en intérieur, d’ailleurs, où sa verve et son autorité faisaient oublier son manque de carrure. Venzald, en revanche, avait le corps musclé, les mouvements vifs et déliés d’un combattant. Son regard était moins acéré que celui de son frère, toutefois, comme voilé par une ombre. Sans doute à cause de ces yeux incertains, le géant s’avança vers lui et, sans aucun respect de l’étiquette, le serra dans ses bras comme il l’aurait fait pour son fils. Venzald laissa échapper un rire surpris en lui rendant son accolade.

– Prince ! Que puis-je pour vous servir ? demanda-t-il enfin en s’inclinant très bas devant le garçon.

Venzald désigna la fenêtre.

– Vous connaissez l’existence du souterrain, n’est-ce pas ? Il y a à peine trois cents pas qui nous en séparent, mais dans cet intervalle, on doit pouvoir compter trente pélégris. Et sûrement beaucoup d’autres, aux alentours, pourraient venir les soutenir. Or, il est impératif que Flore et moi y accédions, car je dois rejoindre mon frère le plus rapidement possible, avant qu’ils lui fassent du mal ou que la seconde armée de l’Ordre lance une attaque. À l’heure où nous parlons, quinze mille pélégris arrivent sur la ville. Nos hommes vont être pris en tenaille.

Warin poussa une exclamation horrifiée ; Conrad ouvrit la bouche de surprise, une pierre au fond de l’estomac, puis il fronça son seul sourcil mobile.

– Je suivrai évidemment vos ordres, Prince, et je ne souhaite pas autre chose que la libération de votre frère, mais je ne suis pas certain de comprendre. Que se passera-t-il si vous parvenez à le rejoindre ?

– Faites-lui confiance, seigneur Conrad, intervint Marden. Ce garçon possède un pouvoir dont je n’avais même jamais entendu parler. Il nous sauvera, c’est sûr.

– Mais comment ? insista l’Hiverinien, partagé entre loyauté et incompréhension.

Venzald rougit, les yeux fixés sur ses mains.

– Je l’ignore encore, dit-il.

Puis il adressa au géant un sourire confus.

– De toute façon, c’est notre seule chance.

Troublé, Conrad le dévisagea longuement. Tout cela n’avait ni queue ni tête et il ne s’était jamais fié à ce qu’il ne comprenait pas. Mais il avait juré fidélité aux deux garçons devant leur berceau et, avant cela, à leur père. Il aurait donné sa vie pour ce dernier. Or, sans trop savoir pourquoi, il avait encore plus envie de se fier à ses jeunes princes qu’à Einold.

– Nous allons attaquer en masse les portes du château pour faire une diversion. Nous tâcherons d’entraîner le plus de pélégris possible pour vous dégager le passage.

– Très bien. Nous guetterons le son de la charge.

 

Le géant regagna la rue où Marden l’avait rencontré. À côté de lui, les boucles de Warin tressautaient au rythme bondissant de son pas, trahissant chez le jeune ministre la même énergie que la sienne. Il distribua ses instructions vers tous les bataillons qui se tenaient prêts à l’assaut, y compris ceux de Godmert qui venaient d’arriver de la porte de Bartillane. Lorsque ce dernier sut que Flore et Venzald se trouvaient à deux pas, il fallut l’empêcher de courir à leur rencontre. Conrad lui expliqua l’importance de ne pas attirer l’attention sur eux. La moustache frémissante de fureur et d’angoisse, le seigneur de Hénan se conforma pourtant aux ordres de l’Hiverinien, non sans un regard en direction de l’est où se tenait sa fille.

Au retour des estafettes, le géant se posta au plus près de la barricade, le corps tendu, la main serrée sur son épée. Comme toujours, il monterait à l’assaut en tête. Comme un écho inversé, un silence vibrant de la bataille à venir tomba sur le quartier. Le moment sacré où chaque combattant rentrait en lui-même pour peser le chemin de vie parcouru et rêver à celui qui restait, qui serait long de plusieurs décennies ou de quelques instants. Conrad distinguait les battements de cœur des Terciens, la tension de leurs muscles, la crispation de leurs doigts sur les armes, leurs pieds qui s’ancraient dans le sol, prêts à bondir. Ou bien c’étaient les siens, amplifiés par l’attente ? Il pensa à sa femme, à sa fille, à la petite Alix de Hénan qui lui ressemblait tant. Aux jeunes princes qui n’avaient pas lâché leur peuple, à son fils Aloïs égorgé sous ses yeux. Aux morts, et aux vivants. Il leva son épée au-dessus de sa tête et inspira longuement l’odeur de Terce.

Puis il fendit l’air de sa lame en ordonnant la charge, de toute la puissance de sa voix de tonnerre.

 

***

 

Abzal

 

Le soldat s’écroula sur lui-même, sans un cri. Abzal tendit les bras pour amortir la chute du corps, puis le tira vers un renfoncement du couloir où il serait moins visible. Après un rapide coup d’œil pour s’assurer que les lieux étaient déserts, il s’approcha de la porte du cabinet royal en essuyant sa lame. L’oreille collée au panneau, il bloqua sa respiration pour capter le son qui provenait de l’intérieur. Pas un bruit. Il pénétra dans la pièce et se mit à fouiller chaque meuble et chaque tiroir. En vain, comme il le redoutait.

Il n’avait pas pu se résoudre à sortir du château en laissant Themerid à la merci de ses geôliers. Sa connaissance des rouages du Haut-Savoir l’empêchait de déduire qui avait pris la décision d’enfermer le garçon et était donc susceptible de détenir les clés. Dans le doute, il avait fouillé le bureau de feu le grand prévôt Fadom et de l’un des ministres appartenant à l’Ordre pour mettre la main dessus, avant de se rabattre sur le sien où il ne les trouva pas plus. Il fallait se rendre à l’évidence : un pélégri devait les avoir emportées avec lui. Tant de temps gaspillé pour rien ! Un sentiment d’impuissance lui donna envie de se laisser tomber sur un fauteuil. N’était-il même pas capable d’aider ses fils ? Sa résolution aurait tenu quelques heures avant de s’effacer. À présent, il retrouvait la sensation familière de dégoût pour lui-même. Il n’était vraiment bon à rien.

En un réflexe salvateur, le régent se précipita vers la fenêtre dont il ouvrit frénétiquement les lourds vantaux ouvragés. Une bouffée d’air glacial chargé de fumée lui fouetta le visage si soudainement qu’il sursauta. La brise froide apportait jusqu’à lui la rumeur du quartier. Plus ténue que d’ordinaire, remarqua-t-il. Il percevait le bruit des innombrables pas claquant sur les pavés, des tintements métalliques, mais pas le brouhaha des voix. Entre le mur d’enceinte et la gigantesque barricade que les Terciens avaient érigée en un jour et une nuit, les rues verdissaient sous les uniformes des pélégris. Il comprenait à présent pourquoi il n’en avait croisé quasiment aucun pendant ses recherches : toutes les forces étaient rassemblées au-dehors. Au-delà de ce périmètre, rien ne bougeait, mais il aurait juré qu’une armée se dissimulait entre les riches habitations. Ce silence… Quelque chose se préparait, il aurait dû obéir plus tôt à la demande de Themerid ! S’il ne pouvait rien faire dans l’immédiat pour ce dernier, peut-être pourrait-il au moins aider Venzald.

Il sortit de la pièce et se mit à courir vers l’escalier principal qu’il dégringola jusqu’au rez-de-cour. De là, il rejoignit celui qui menait aux sous-sols. En bas, il manqua se prendre les pieds dans le cadavre d’un garde, se demanda en l’évitant qui pouvait bien l’avoir tué d’une flèche, puis oublia l’affaire tandis qu’il passait en trombe devant la porte fermée des archives royales. Il n’avait pas dû mettre les pieds dans cette partie des Cimiantes plus de deux ou trois fois ; quant à l’interminable enchaînement de coudes qu’il suivait à présent, il était certain de ne jamais l’avoir parcouru. Enfin, une flaque de clarté provenant d’un minuscule soupirail à l’extrémité de la galerie éclaira une vieille porte cloutée qui s’ouvrit sans un bruit sur une volée de marche abrupte. Est-ce que ce passage menait vraiment au-dehors ?

Comme il n’était plus temps de tergiverser, il se jeta dans le souterrain à tâtons, se maudissant de n’avoir pas prévu de lanterne. La lumière qui filtrait autour du battant signala le bout du tunnel bien avant qu’il l’atteigne. Il entrebâilla le panneau vermoulu avec circonspection, dépassa le puits et risqua un regard dans la ruelle. Personne. Et maintenant, que faire ? Par quel côté Venzald arriverait-il, s’il parvenait jusque là ? À nouveau, il soupira. Ridicule…

Alors qu’il hésitait en dansant d’un pied sur l’autre, il entendit soudain un rugissement si puissant qu’il en était à peine humain. Il survola les toits, rebondit de façade en façade et se répercuta jusqu’au Mont de Cordelle.

Le signal d’une charge ! L’affrontement final !

Plus encore que ce hurlement d’ogre — seul Conrad de Bran pouvait pousser de tels mugissements —, le grondement de cuir, de métal et de voix qui répondit à cet appel le submergea comme une vague, hérissant chacun de ses poils. Il planta solidement les pieds sur le sol, empoigna son épée à deux mains, scrutant alternativement les deux extrémités de la venelle, prêt à se lancer. À ses oreilles, la pulsation de son cœur martelait d’un rythme lent et régulier la clameur du combat qui débutait. L’attente était insupportable, mais cette fois, il sentait qu’il n’était pas venu pour rien.

Il ne sursauta même pas lorsqu’il vit deux silhouettes entrer dans la ruelle par le sud, courant à perdre haleine. Il reconnut Flore aux cheveux de jais qui flottaient derrière elle et à la pâleur de ses prunelles. Et puis, à ses côtés, Venzald… L’image d’Almena lui traversa l’esprit un bref instant.

Lorsqu’il posa le regard sur son oncle, tout le corps du garçon se ramassa sur lui-même, sa bouche s’ouvrit sous la surprise et ses yeux lancèrent des flammes. Il s’arrêta brusquement en hélant Flore, le doigt pointé vers Abzal qui voulut l’assurer de son aide. Le régent s’interrompit pourtant à la vue de la vague verte et argent qui déferlait ; sept pélégris s’engouffrèrent à leur tour dans l’allée. Non, cinq, et deux hommes qui tentaient de les ralentir. L’un d’eux perdit son arme sous le choc d’un coup de taille et fut transpercé aussitôt. Le second, immense, tenait les soldats à distance avec de larges moulinets d’une sorte de pieu en acier. À un contre cinq, cependant, il fut bientôt cerné.

– Marden ! hurla Flore tandis que Venzald accourait pour l’aider.

– Continuez ! rugit-il.

 Il blessa un ennemi au visage en défonçant son masque, en envoya valser un autre d’un coup de pied, mais une épée le cueillit d’estoc au creux des reins. Son corps se tendit en un arc de douleur qu’une seconde lame frappa sans pitié. Avant qu’il ait touché le sol, les pélégris avaient repris leur course. Le prince volta de nouveau. Le temps qu’il accélère, les soldats étaient presque sur lui. Le régent s’élança aussitôt, dépassant Flore qui avait presque atteint le puits. Il chargea en hurlant si fort que les poursuivants ralentirent. À son approche, Venzald leva son épée. Il parut étonné quand son oncle s’écarta de sa trajectoire pour foncer vers les pélégris. Le premier, un garde qui ne portait pas de broigne, s’embrocha de lui-même sur sa lame. Le temps qu’il la retire du corps, il entendit un choc clair à sa droite ; Venzald faisait face à ses côtés et venait de frapper le gantelet d’un pélégri.

– On recule ! ordonna Abzal sans pouvoir s’empêcher de sourire.

Tenant les soldats en respect, ils gagnaient peu à peu vers leur but. Abzal évita un coup de taille en se baissant, se fendit sans se redresser et taillada jusqu’à l’os la cuisse d’un homme qui s’écroula en hurlant. Venzald attaqua d’estoc le pélégri le plus proche, mais buta sur un clou de la broigne. Il se pencha juste à temps pour éviter la riposte. Derrière, des claquements de semelles indiquèrent que Flore venait à la rescousse. Non, pas la petite Flore ! Il ne voulait pas la voir exposée au danger ! Aiguillonné, le régent hurla de nouveau en levant son arme. Les pélégris reculèrent, masques tournés vers lui. Le prince en profita pour attaquer ; avec un cri de hargne, il asséna un puissant coup de taille qui passa sous le bras de sa cible et s’enfonça entre ses côtes. Plus que deux !

Ils arrivaient presque au niveau du souterrain, mais les soldats leur barraient l’accès, sans doute involontairement. Où était Flore ? Allait-elle bien ? Il essayait de la situer sans perdre l’ennemi des yeux, quand elle se signala d’elle-même par un cri de surprise. Dos tourné vers le mur, Abzal s’autorisa un regard vers l’arrière. Les mains serrées sur la poignée d’une dague beaucoup trop courte pour un tel combat, Flore fixait, à l’autre bout de la venelle, une troupe de dix pélégris qui approchaient au trot. Elle poussa un hurlement qui glaça le sang du régent et s’avança vers eux.

 

***

 

Venzald

 

Le rugissement de Flore traversa l’échine du prince comme une aiguille de haine. Son bras se tendit de lui-même sous l’effet de cette décharge, guidant le tranchant de sa lame vers le cou de celui qui l’attaquait. L’homme lâcha son arme pour porter ses mains gantées d’acier à sa blessure, puis s’écroula sur lui-même. Il fut tenté de le frapper encore, de le couper en deux, l’anéantir, mais arrêta son geste avec épouvante. Un soldat se tenait toujours entre lui et le puits, large et puissant comme un corneux. Sans le perdre de vue, il s’adossa au mur opposé pour évaluer la situation de l’autre côté. Heureusement, la venelle était si étroite que seulement trois hommes pouvaient y avancer de front. Abzal, le visage fermé portait des coups précis qui en tenaient deux en respect. Il parvint à en toucher un en esquivant la lame du second. Aussitôt, le blessé s’écarta, remplacé par un autre soldat. Quant à Flore, sa rapidité faisait enrager son adversaire. Elle feintait, bondissait, évitait les attaques trop lentes qu’il lui portait. Elle finit par passer sous sa garde, se redressa en le frôlant et lui planta sa dague dans la gorge. Avec un cri rauque, elle enfonça son arme jusqu’à la garde. Elle battit à peine des paupières quand une gerbe de sang lui éclaboussa le visage, puis repoussa le corps avec le pied avant de se jeter à la rencontre du second rang. Lorsque ses grands yeux clairs croisèrent un bref instant ceux de Venzald, celui-ci eu le souffle coupé par la fierté cruelle, par la rage destructrice qui bouillonnait dans ce regard.

Il secoua la tête, s’efforçant d’ignorer le goût amer qu’il avait dans la bouche. Le pélégri bâti comme une armoire était le seul obstacle entre eux et le salut. Il devait l’abattre avant qu’Abzal et Flore se laissent déborder. Il raffermit sa prise sur sa poignée en espérant que la vivacité de l’homme serait inversement proportionnelle à sa carrure. Le soldat attendait qu’il approche, immobile. Venzald s’élança d’un coup, la lame levée à gauche ; l’adversaire suivit le mouvement pour parer. À deux pas de lui, le prince bascula son poids et son arme vers la droite et porta une attaque au flanc avec tant de force qu’il manqua tomber. Il sentit la résistance du cuir, puis la lame traversa la broigne et entama la chair. Le pélégri gémit, regarda la plaie qui saignait déjà, mais se remit en garde. Venzald feinta à nouveau : il simula une attaque au ventre, leva son épée pour écarter celle du soldat, puis la rabattit vers la cuisse. Son coup porta, mais son adversaire lui entailla la joue de la pointe de son arme. Il recula en s’essuyant. L’autre saignait abondamment de la jambe et du côté, pourtant il restait planté là, debout devant le puits. Le prince risqua un regard vers la droite. Abzal avait une main et le visage couverts de sang, mais ne cédait pas de terrain. Flore continuait sa danse de mort. Plus loin, il vit un pélégri attraper un carreau dans son carquois, puis se baisser pour charger son arbalète. Il fallait accélérer. Encore une fois, il opta pour la surprise : une course rapide, une volte, il abattit de toutes ses forces le quillon de sa poignée sur le nez de son adversaire qui partit en arrière. Venzald recula d’un pas pour profiter de l’avantage et lui déchira à nouveau la cuisse. Cette fois, le pélégri s’effondra sous son propre poids en se tenant la jambe.

– La voie est libre ! hurla-t-il en se retournant.

Abzal se déporta vers lui, l’épée pointée sur ses adversaires. Ils poussèrent tous les deux une exclamation : Flore se débattait dans les bras d’un soldat désarmé qui tentait de l’étrangler. Couvert par son oncle, Venzald se précipita pour l’aider au moment où une clameur résonnait dans la ruelle. Un bataillon de Terciens courait vers eux. Les pélégris reculèrent comme un seul homme. Celui qui tenait Flore relâcha son étreinte. Le prince arracha la jeune femme de sa poigne et l’entraîna vers la porte du souterrain. Plus que dix pas. Venzald passa derrière Abzal qui les protégeait toujours des soldats, mais ceux-ci n’osaient plus attaquer. Plus que cinq. Il sentait la main de Flore accrochée à la sienne, il pouvait presque toucher le puits. Le régent se décala pour rester entre eux et l’ennemi. Plus que deux pas. Venzald effleura la margelle en regardant derrière. Abzal reculait encore. Tout à coup, il y eut un choc sourd et les yeux de Flore s’agrandirent. Ses doigts quittèrent les siens. Son corps décolla dans les airs, projeté en arrière par l’impact. Le prince poussa un hurlement. Abzal se retourna en lâchant son épée et reçut la jeune femme entre ses bras tendus. Sa poitrine percée d’un carreau s’ornait déjà d’une auréole sanglante. Ses yeux si pâles, écarquillés, reflétaient le ciel gris de Cazalyne, et quelque chose qui ressemblait à du regret.

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Sorryf
Posté le 20/07/2020
NAOOOOOOOOOOOON ! MAIS QU'AS TU FAIT ? QU'AS TU FAIT A FLORE ??????
dans le chapitre précédent, Lancel, bon bon... je me disais, c'est moche, mais qu'y pouvons nous, c'est la guerre. Mais FLORE ??????? c'est trop triste purée T.T les retrouvailles avec Ven étaient si belles T_______________________T bordel.

A propos de belles retrouvailles, j'ai manqué celles entre Elvire et Alix ?!?! je les attendait avec tellement d'impatience ! ou sont elles passées :O !

Pinaillation : a un moment tu dis "jouer de ses charmes" a propos de Alix. Connaissant Alix, surtout que c'est dans le passé, on imagine bien la petite gamine haute comme 3 pommes qui fait les yeux de chien battu, mais "jouer de ses charmes", c'est une expression un peu connotée je trouve, ça évoque plus une femme qui roule des hanches et se penche pour qu'on voie le décolleté... ça m'a fait bizarre cette expression a propos d'une petite fille... c'est ptêtre que moi.

Flore est putain de trop classe ! je peux pas croire qu'elle parte x____x mais putain cette fin de chapitre est folle, la dernière phrase est magnifique
Isapass
Posté le 20/07/2020
Ah ! enfin quelqu'un qui montre un peu de surprise ! J'avais fini par croire que tout le monde s'y attendait. Bon ben oui, j'avais envie de faire pleurer dans les chaumières :)
Pour de vrai, j'ai toujours su que Flore allait mourir. La pauvre a été créée pour ça. J'ai quand même eu un petit problème pour la tuer, moi qui pensais connement ne pas être de ces auteurs qui s'attachent à leurs personnages au point de les pleurer. Bon, ben, en fait, si parce qu'entre temps, c'est devenu un de mes persos préférés, si ce n'est MON préféré. J'ai même été tentée de reculer et de la laisser vivre... Mais ça aurait été trahir une de mes idées de départ, par faiblesse, donc j'ai persévéré, tout en essayant de lui faire une belle mort.
Tac aussi m'a dit que c'était dommage de ne pas avoir raconté les retrouvailles d'Alix et d'Elvire. A vrai dire, je les ai éludé parce que ça ne me paraissait pas ultra intéressant, et aussi un peu casse-gueule (genre risque de gnangnan de première classe), et enfin, parce qu'en termes de timing, je jongle un peu pour garder une cohérence malgré les changements de points de vue. Mais si vous êtes plusieurs à me dire que c'est dommage, je pourrais les rajouter sans trop de problème à la fin de la scène où Alix dézingue Keil Fadom depuis le toit. Je note.
"Jouer de ses charmes", j'avoue que ta remarque me surprend parce que je ne pensais pas que c'était connoté. Je pense que je peux tout à fait l'utiliser dans la vie courante pour un enfant, d'ailleurs. Mais évidemment, s'il y a le moindre doute, je vais changer parce que ce n'était pas du le but évidemment !
Bien sûr que Flore est classe ;) mais c'est quand même aussi une furie et elle se pardonne un peu facilement les trucs pas terribles qu'elle a commis, non ? Genre le fait d'avoir torturé des hommes (des salauds, certes, mais quand même, c'était pas indispensable). Sur la fin de chapitre, je voulais faire une sorte d'effet slow motion. Apparemment ça a marché sur toi, mais je ne sais pas si ça a marché pour tout le monde : Tac trouve les combats trop longs et détaillés et il y a quelques mouvements pas très clairs à revoir. Mais je suis ravie que la fin t'ait plu (malgré le choc ;) )
Merci pour ta lecture, ton commentaire, et tes majuscules XD !
Jowie
Posté le 13/07/2020
Salut Isa !
Etant donné qu’Alix était absente pendant tout ce temps, je ne pensais pas qu’elle savait qu’Elvire se trouvait entre Venzald et Lancel côté sentiments. Comment elle a su ?
Je ne sais pas ce que prépare Venzald mais le fait qu’il ne le sache pas vraiment ne rassure pas. Ces suivants sont fidèles et lui font confiance mais je comprendrais qu’ils aient un peu peur aussi, avec cette impression de se jeter dans le vide !
Et voilà, Venzald a vu Flore la sanguinaire en pleine action ! Je me demande comment il va intégrer tout ça par la suite ou s’il sera un peu trop impressionné/effrayé par elle pour la côtoyer.
Les scènes de batailles sont assez détaillées et parfois j’ai eu un peu de la peine à m’imaginer où étaient les personnages par rapport à leurs ennemis, etc. Surtout dans le dernier paragraphe, en fait (de « Venzald effleura la margelle » à « qui ressemblait à du regret »).
- J’ai compris le début comme ceci : Venzald court en tenant Flore par la main. J’ai eu l’impression qu’il se trouvait un peu devant elle. Il regarde en arrière, voit Abzal, puis les yeux de Flore qui s’agrandissent. C’est juste ?
- Avec le « décolla dans les airs » on dirait qu’elle se prend un boulet de canon par exemple. Comme c’est un carreau d’arbalète, je dirais simplement qu’elle tombe brusquement. Ici, tu dis qu’elle est projetée en arrière, ce qui m’a aussi un peu perturbée, parce que je croyais que les soldats se trouvaient derrière elle et que le carreau lui ressortait par la poitrine. Ça me semblait aussi plus logique qu’elle tombe en arrière vu qu’Abzal est entre les soldats et elle. Aussi, si elle tombait en avant, tu n’aurais pas dit que sa poitrine s’ornait d’une auréole sanglante ; car on n’aurait pu voir que son dos. C’est comme ça que je l’ai compris mais peut-être que j’ai raté une information ^^’
Je ne sais pas pourquoi, mais je trouve ça assez épique que Flore meurt comme ça, là, à une seconde de réussir. Je ne le voyais pas du tout venir, c’est tragique et, en même temps ça me semble logique. Ça fait d’elle une légende !
Du coup, si elle meurt (ce qui est pratiquement 100% sûr), Venzald aura sûrement une toute autre réflexion à son sujet…
Remarques :
Lorsqu’il posa le regard sur son oncle, tout le corps du garçon se ramassa sur lui-même, -> pinaillement : Avec le « il », j’ai cru qu’on était passé au PDV de Venzald pendant quelques lignes, ça m’a déstabilisée un chouïa.
Continuez ! rugit-il. -> c’est bien Venzald dit qui ça et qui se fait blesser juste après ? Je préciserais avec quelque chose comme « ce dernier » pour que ça soit clair.
« mais une épée le cueillit d’estoc au creux des reins. Son corps se tendit en un arc de douleur qu’une seconde lame frappa sans pitié. Avant qu’il ait touché le sol, les pélégris avaient repris leur course. Le prince volta de nouveau. Le temps qu’il accélère, les soldats étaient presque sur lui. Le régent s’élança aussitôt, » -> Que ce soit le régent ou Venzald qui ait été blessé, ce passage ne me donne pas l’impression que l’un d’entre eux ait particulièrement mal ou son entourage soit alarmé.

Vivement la suite 😊
Isapass
Posté le 19/07/2020
Salut Jowie !
Dans ma tête, Alix était au courant qu'il y avait quelque chose entre Elvire et Lancel parce qu'elle a plus ou moins vu la scène entre eux au repaire des résistants. Mais c'est vrai que ce n'est pas évident, je vais le lui faire dire.
Oui évidemment, le fait que Venzald dise qu'il ne sait pas ce qui va se passer quand il rejoindra son frère, ça n'inspire pas confiance, mais comme il dit aussi que de toute façon c'est le seul espoir qu'ils ont, ils n'ont pas grand chose à faire :) Quant à sa réaction par rapport à "Flore la sanguinaire", tu as vu à la fin du chapitre que de toute façon, ça n'a plus grande importance...
Tu n'es pas la seule à avoir trouvé les scènes de combat un peu trop longues et détaillées, et pas très claires. D'ailleurs, la suite de ton commentaire me le prouve : ce n'est ni Venzald ni Abzal qui est blessé et qui crie "continuez !", c'est Marden.
A part ça, tu as très bien compris les déplacements des trois personnages, y compris la direction dans laquelle Flore était tournée quand elle prend le carreau. Je n'espérais pas que quelqu'un le remarque, mais bravo : ça a son importance...
Quant à la mort de Flore, outre le fait que ça ait été difficile à écrire parce que je crois que Flore est mon personnage préféré malgré ses défauts, j'avais très peur qu'on me reproche cette mort comme étant inutile (mais ce n'est pas tout à fait le cas, on le verra par la suite). Et je suis ravie que tu la trouves "épique", c'était ce que je voulais. En fait je me pose encore plein de questions sur la façon de la placer. Elle pourrait être plus épique encore si je la plaçais plus tard, mais ça ferait une fin triste et je ne suis pas sûre d'en avoir envie. Bref, ma fin me pose encore quelques problèmes...
Comme d'habitude, je te remercie pour ta lecture et ton commentaire très pertinent !
Je devrais avancer sur la suite cette semaine, même si je ne sais pas encore si j'arriverai à être productive, en vacances chez mes parents :)
AudreyLys
Posté le 09/07/2020
Coucou ! Bon bah c’est un très bon chapitre, j’ai beaucoup aimé. Je suis contente qu’Abzal combatte avec son fils même si il l’a trahi.
J’ai deux petites remarques sur ce chapitre :
« Continuez ! rugit-il.

Il blessa un ennemi au visage en défonçant son masque, en envoya valser un autre d’un coup de pied, mais une épée le cueillit d’estoc au creux des reins. Son corps se tendit en un arc de douleur qu’une seconde lame frappa sans pitié. Avant qu’il ait touché le sol, les pélégris avaient repris leur course. Le prince volta de nouveau »
dans ce passage je n’ai pas compris qui rugit et qui est blessé, parce que qu’après tu dis que qu’Abzal chargé du coup il n’y était pas déjà ? C’est Venzald qui ressent la douleur ? Pourtant ce n’est pas on POV. Bref, je n’ai pas compris, j’ai du relire pour me rendre compte que tu parlais de Marden.
Sinon pour la toute fin je ne vois pas comment un carreau d’arbalète peut faire décoller un corps. J’ai eu du mal à me représenter l’action du coup.
Bon je vais attendre le chapitre suivant pour pleurer. Mais je salue l’audace de tuer Flore ! (C’est le deuxième chap de ma PaL que je lis, le deuxième où y a la mort d’un perso important x))
À bientôt !
Isapass
Posté le 09/07/2020
Salut Audrey !
Contente que ça t'ait plu.
Tu n'es pas la seule à ne pas avoir trouvé le passage sur Marden pas très clair ; ) Je me note de corriger ça !
Un carreau d'arbalète, si ce n'est pas tiré de très loin, je pense que ça a une force énorme. Alors j'ai peut-être un peu exagéré, peut-être qu'elle tombe vers l'arrière plutôt que de décoller, mais en tout cas, je pense vraiment que ça doit faire des impacts très puissants. Et un carreau, c'est beaucoup plus gros qu'une flèche d'arc. Et plus rigide.
Tu ne t'y attendais pas du tout à la mort de Flore ?
Merci pour ta lecture et ton commentaire ♥
AudreyLys
Posté le 10/07/2020
Tomber en arrière, oui, mais pas décoller. En fait - et ça s'applique aussi pour les balles d'armes à feu - la force nécessaire pour soulever entièrement un corps est supérieure ou égale (selon l'endroit de l'impact, le poids du corps etc... ) à celle nécessaire pour que le projectile traverse le corps de part en part. Ainsi, un corps humain n'offre pas assez d'accroche à un projectile pour qu'il le soulève, il va plutôt le traverser.
Je vais pas dire que je ne m'y attendais pas du tout, ça faisait partie des perso que je voyais le plus mourir, mais je ne l'ai pas particulièrement senti venir.
<3
Notsil
Posté le 07/07/2020
Coucou !

Ouille ! Je ne m'attendais pas à ça avec le titre du chapitre ! J'aurais cru que Flore ou Abzal allait basculer dans le puits ^^
Pauvre Venzald, ça va être dur à encaisser, ça :( La culpabilité en mode ++++ !

Bon, sinon. On a donc Abzal qui se révèle étonnamment doué à l'épée, et qui vient aider son 2ème fiston (et qui va manger des reproches dans la tronche incessamment sous peu, d'ailleurs, je pense ^^).

Conrad... ah, je l'aime beaucoup ^^ Je crains qu'il ne survive pas très longtemps à la 1ère ligne, mais bon ^^

Marden... on a senti que l'écrémage commençait, hein ? ^^

"– Eh bien, où est passée Elvire la combattante ? lança-t-elle avec un petit coup de coude.
Elle ne l’avait taquinée que par complicité, espérant la faire réagir. Pourtant, la pique tomba à plat ; la bouche d’Elvire forma un pli amer.
– Bréol l’a tuée, je crois, murmura-t-elle.
"
-> j'ai beaucoup aimé ce dialogue, Alix qui tente de recréer du lien et qui met le doigt là où ça fait mal sans le vouloir. J'ose espérer que ça finira bien entre Elvire et Themerid, mais bon, avec Flore toute mourue et Themerid pas bien vaillant, je me demande s'il va tenir assez longtemps pour qu'elle lui déclare sa flamme ;)

"– Tu aimes qui, finalement ? demanda-t-elle soudain à voix basse. Themerid ou ce Lancel de Kelm ?
Elvire se retourna pour lui jeter un regard noir.
– C’est bien le moment de poser des questions pareilles !
"
-> mais totalement ! Cette discussion a le mérite d'apporter de la légèreté, on sent toute la fraicheur d'Alix dans les jeux d'amour c'est tout mignon ^^ Notamment sur ses pensées ensuite, qu'on ne peut pas "ne pas savoir" tout ça.

"après quoi Elvire administra à la benjamine une claque sur le bras."
-> là c'est tout à fait personnel mais je verrais plutôt une "tape / petite tape" qu'une claque, qui a je trouve un sens plus violent, et que j'ai trouvé un peu fort dans l'idée, mais bon, voilà, c'est donc purement personnel ^^

"– Marden ! hurla Flore tandis que Venzald accourait pour l’aider.
– Continuez ! rugit-il.
Il blessa un ennemi au visage en défonçant son masque, en envoya valser un autre d’un coup de pied, mais une épée le cueillit d’estoc au creux des reins. Son corps se tendit en un arc de douleur qu’une seconde lame frappa sans pitié.
"
-> Alors ici j'ai du faire stop et marche arrière. J'ai cru que c'était Venzald pour le "rugit-il" et les "il" d'après... du coup je pigeais pas pourquoi il était méchamment blessé dans les reins et continuait à galoper dans la phrase d'après. Alors ça sera peut-être que moi et je devrais mieux ouvrir les yeux, mais un ptit rappel de Marden éventuellement... vu que lui aussi il y passe :(

Le puits, je pensais qu'il aurait un rôle un peu plus important que ça, du coup (même si ça sera le lieu symbolique de la mort de Flore - nan parce que je cherche mais un carreau d'arbalète dans la poitrine je doute qu'elle y survive, là, sauf si Venzald découvre subitement qu'il sait guérir les gens par l'imposition des mains :p), mais c'est pas mal car il n'a pas (pas encore ? ^^) eu l'utilité à laquelle je pensais (donc la chute dedans : en lisant le titre, je me suis dit, tiens, y'a un perso qui va faire une chute mortelle, mourir noyé dans un puits, bien cruel ^^).

Sinon j'ai aimé Abzal qui croise le soldat abattu d'une flèche, qui nous permet de deviner que Alix / Elvire sont déjà passées par là ^^

Bref, c'est un peu décousu pardon, on est donc dans la course pour rejoindre Themerid, et là je me demande qui sera le prochain à mourir...
Isapass
Posté le 09/07/2020
Alors je vais tout de suite mettre fin au suspense : faut pas trop chercher pour le nom du chapitre, parce qu'il y a des chances pour qu'il change. Moi non plus il ne me convainc pas du tout ! Je voulais faire une métaphore entre le lieu vers lequel tout le monde converge dans ce chapitre et la mort (qui serait une sorte de disparition dans un trou très profond ?)... Bref, je me suis déjà noté de le modifier XD
Abzal ne se révèle pas doué à l'épée maintenant : en fait on sait dans le tome 1 qu'il est très doué, il sert même de maître d'armes aux princes. Mais c'est vrai qu'il n'y a rien qui me permette de le rappeler dans ce tome. Ce n'est pas très grave, ceci dit, je pense.
Ah tu penses que je vais tuer Conrad ? Le pauvre, j'ai déjà été dure avec lui, je vais peut-être le laisser tranquille XD
Par contre, c'est vrai que Marden a eu moins de chance !
Les échanges entre Alix et Elvire, c'est vrai que je voulais donner un peu de légèreté au chapitre, tout en en profitant pour donner un peu d'introspection.
Bien noté pour claque/tape : tu as tout à fait raison !
Idem pour le passage sur Marden. En plus tu n'es pas la seule à ne pas avoir compris qui faisait quoi XD
Le prochain à mourir ? Mais tu me prêtes de bien mauvaises intentions ! ;)
Merci beaucoup pour ta lecture et ton commentaire toujours aussi prompts !
Tac
Posté le 07/07/2020
Hallo !
Je me suis résignée à te faire des coms au fil de ma lecture comme ça tu as mes réactions émotionnelles au milieu de mes râleries, je me dis que ça compense même si ça provoque un effet vrac. Je dois spécifier que j’ai lu dans le train donc à la fin j’étais un peu nauséeuse, ça n’a pas contribué à me faire apprécier les scènes de bataille. J’ai pas grand-chose à dire, je me suis étalée mais pour peu, finalement, je crois que j’ai bien aimé, mais que j’aurais plus aimé s’il n’y avait pas eu autant de détails dans les batailles. En fait, j’ai été très surprise que le pdv d’Abzal se finisse en bataille, et puis ça continue ainsi sur deux pdvs, certes plus courts, néanmoins toute la fin avec les batailles ça m’a paru super long. Aussi, ça me fait bizarre que Themerid soit toujours coincé dans sa prison, il semble tout à fait inutile. Il fait un peu princesse à aller libérer, dans un sens. Surtout que Conrad insiste bien sur le fait qu’il lui semble toujours fragile (je souligne que c’est cependant très très bien qu’il précise qu’il a de l’autorité et du charisme, j’en ai conscience), et ce encore plus minantenat qu’il a Venzald pour servir de comparaison, et je sais pas, j’ai trouvé que le côté guerrier de Venzald était ultra valorisé. Ah je sais : en fait, Themerid n’est pas déprécié en tant que tel, Conrad lui reconnaît de très bonnes qualités, mais j’ai eu la sensation que, Conrad étant lui-même un guerrier, il a une préférence pour Venzald. Alors comme en tant que lecteurice je suis en empathie avec Conrad et que je vois les princes à travers ses yeux, j’ai eu la sensation qu’il y avait une valorisation de Venzald par rapport à Themerid. En soit, pourquoi pas, mais là où il y a déséquilibre selon moi, c’est qu’en parallèle y a personne pour valoriser Themerid de la même façon. Surtout que ça fait un tome que Themerid fait des arrêts cardiaques à répétition et que ça freine pas mal de choses. C’est pas très fort, mais je préfère le marquer quand même à titre préventif et pour des petites retouches qui sont pour moi de léègres retouches, c’est vraiment de la nuance : attention à ne pas stigmatiser ce qui est présenté comme une faiblesse de Themerid. Ça pourrait être intéressant justement d’avoir un héros qui souffre d’une affection chronique contre laquelle il ne peut rien. Bref, mes remarques au fil de ma lecture :
« Bréol l’a tuée, je crois, murmura-t-elle. » : je trouve qu’elle est très lucide sur elle-même ! bon, en soit, c’est bien, mais je trouve que (non je ne suis jamais satisfaite j’assume) ça arrange bien l’histoire qu’elle soit lucide et aussi apte à en parler et se confier à sa sœur, certes qui est sa sœur, mais que ça fait un an qu’elle n’a pas vu. Je veux dire, c’est trauma 2000, et elle en parle comme ça à sa sœur, très aisément, alors que.. fin chais pas, je trouve que c’est trop facile alors j’ai du mal à adhérer, même si au fond c’est bien qu’elle soit apte à en parler, mais à titre personnel, je grimace sous mon masque.
Alix aime un traître (enfin si ce que tu as sous entendu est bien vrai, vile manipulatrice) ! j’avais oublié ! ohalalala noooon ça va être si tragique cette affaire je te déteste de briser son cœur ! Alix est un peu « l’intouchée » des trois sœurs, finalement, et c’est la plus jeune, c’est presque sacré maintenant ! (bon et en même temps c’est trop facile qu’elle soit intouchée, et puis une peine de cœur à cet âge là, hein) (quand je dis intouchée je veux dire que finalement en étant éloignée de Terce elle n’a pas eu à subir ce que ses sœurs ont subi, elle a « juste » eu à survivre à l’isolement de ses sœurs mais comparativement ça me paraît moins terrible)
La scène sur les toits : je trouve que le moment où E et A sont confrontées aux pélégris qui attendent pile là où elles veulent se rendre manque de description. Comment sont postés les pélégris par rapport à elles ? Cela permettrait de résoudre deux choses qui sont pour moi des problèmes : comment se fait-il que les pélégris ne les voient pas ? (attention aussi à leurs ombres qui peuvent les trahir en fonction de la position du soleil dans le ciel) Comment se fait-il que les pélégris ne les entendent pas ? marcher sur les toits, ça fait du bruit ;)
« Pour quelle stratégie penchez-vous ? Un assaut massif vers les portes ou au contraire, plusieurs attaques simultanées sur tout le quartier ? »….. heu, c’est maintenant qu’il se décide ? c’est pas justement quelque chose que tu dis avant de partir à la charge ?
« ses grands yeux fiévreux troublants de clarté. » fiévreux ça m’évoque pas quelque chose de clair, personnellement… mais bon, peut-être que d’autres personnes ne seront pas troublées
Bon, après j’ai pas dit grand-chose parce que, personnellement, les scènes de bataille, ce n’est pas mon genre favori. Cest bien qu’elles soient présentes, cependant, sinon je pense que ça aurait sans doute manqué, mais je trouve que tu passes beaucoup de temps dessus,et c’est très détaillé, alors comme plusieurs pdvs parlent de batailles, ça fait beaucoup de batailles d’un coup, alors qu’auparavant il y en avait très très peu, ça me donne légèrement l’impression que tu profites de ces derniers chapitres pour t’étaler un peu là-dessus, comme ça tu pourras cocher dans ta to do list « écrire des scènes de bataille ». Je grossis un peu le trait, je ne sais pas comment le dire autrement, cette impression n’est pas forte, mais elle est un peu là quand même.
Je dois admettre que la mort de Flore (je présume que le tir était fatal) ne me surprend pas du tout, ça fait longtemps que je le vois venir, mais tu le sais aussi.
Petites remarques orthographiques :
« peut-être même plus prêt » antidote est parti en pause café ?
« ce qui les obligea » : j’aurais mis à l’imparfait
« elles n’étaient pas au bout de leur peine » il me semblent que dans l’expression, « leurs peines » est au pluriel
« Quel que soit ce qu’elle dégageait, » cette phrase me fait plisser les yeux, j’ai un peu de mal avec sa construction.. « quoi qu’elle dégageait », peut-être ? Enfin je vois ce que tu veux dire, mais je ne trouve pas ça très fluide
« La voix est libre ! » très bien, mais qu’en est-il de la voie ? est-elle libre aussi ?
Plein de bisous !
Isapass
Posté le 09/07/2020
C'est très difficile de te répondre, dans la mesure où nous avons évoqué tous ces points en direct en long en large et en travers, mais je vais tenter quand même pour mémoire ;)
C'est noté pour les combats : je vais peut-être retravailler ça en supprimant quelques détails. En plus, d'après les autres commentaires, il semble que tout ne soit pas absolument clair.
En ce qui concerne Themerid dans sa tour, personnellement ça ne me pose pas de problème. Je trouvais ça drôle d'avoir un prince enfermé dans un donjon en réponse à l'habituelle princesse :)
La vision Venzald vs Themerid à travers le pov de Conrad (mais pas seulement), on en a aussi longuement parlé. Ça m'a permis de détecter un problème de fond qu'il me faudra reprendre en correction (pas si simple, d'ailleurs !) pour rééquilibrer les rôles et la vision du héros. Je veux justement que Themerid soit aussi un héros, mais pas un héros guerrier, justement.
Je suis plus perplexe par rapport à ta remarque suivante sur le manque de description de la scène ou A et E sautent du toit. Je pensais avoir presque trop décrit ! Je regarderai ça. Les pélégris ne les voient pas parce que je pense que personne ne regarde naturellement vers le haut, à moins d'être attiré par un bruit ou une ombre. Or, sur ces deux points, je pense que je vais tout miser sur 1) la discrétion de mes héroïnes, 2) la grisaille d'un jour hivernal... Bon, ok, je me note d'insister sur le fait qu'elles font particulièrement attention.
Pour la suite : ils n'ont pas encore décidé de la stratégie, justement ils le font maintenant. Il faut qu'ils voient les lieux pour décider. Rien ne dit qu'ils vont attaquer dans la minute, en fait, si ? Conrad and co se rapprochent du château, mais ensuite ils s'arrêtent pour observer.
La mort de Flore, idem, longuement évoquée... y compris sur des points que tu n'as pas mis ici :) Je n'y reviens pas.
Merci pour la détection de ces immondes coquilles !
Et merci pour ton commentaire et la discussion qui a suivi ;)
Plein de bisous ♥
Tac
Posté le 10/07/2020
Je reviens sur un point parce que j'ai toujours peur de ne pas être claire : je trouve ça intéressant justement que l'un des princes soit à délivrer dans sa tour ! Mais que ce soit Themerid avec le problème de fond que nous avons évoqué, c'est là que ça me dérange. Mais une fois que ce sera résolu ça devrait être bon ! (ou peut-être que ça serait encore plus pied-de-nez que ce soit Venzald qui soit dans une tour et Themerid qui doive le délivrer... OUI je sais tu n'as plus le temps)
Aussi : j'avais complètement oublié pour la grisaille hivernale, si tu l'as précisé je l'ai complètement oublié au cours de ma lecture, mais oui ça me paraît un peu plus cohérent déjà cette cavalcade sur les toits.
Bisous et bonnes vacances (bientôt!!) ;)
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