Chapitre 31

« Les deux jeunes, reculez lentement, tous les autres, je veux voir vos mains au-dessus de votre tête ! »entendit-t-on depuis un mégaphone.

Des policiers, dont certains tenaient un pistolet à la main, s’approchèrent du vieillard et de ses complices et leur passèrent des menottes. Un homme en uniforme, qui agrippait un mégaphone, s’approcha ensuite des deux lycéens, qui avaient reculé docilement, et se mit à aboyer :

« Avez-vous les papiers, ces preuves inculpant cet homme ? (Il désigna le grand-père de Thomas, puis reprit :) Qui est-ce ? Nous avons reçu un appel anonyme – quoique nous ayons le numéro – disant qu’un homme malveillant et ses complices souhaitaient s’en prendre à deux adolescents ce soir dans ce parc. Et d'autres choses. Et une histoire de papiers. Cela vous dit-il quelque chose ? »

Enola le regarda droit dans les yeux, prit un temps pour respirer, et balbutia seulement un timide « merci », avant de rester muette encore une vingtaine de secondes. Finalement, elle se reprit, comme sortant d’un rêve éveillé.

« Nous avons des preuves sortant de la bouche de cet homme – nous l’avons enregistré – mais aussi des papiers, quoiqu’ils ne suffisent pas à eux seuls. Je pense que l’appel anonyme que vous avez reçu…

- Attendez, savez-vous de qui il vient ?

- Oui, je ne sais comment il a fait, mais je pense que c’est mon frère qui vous a appelé. Il est enfermé à deux pas d’ici. »

Le policier la regarda intensément. Thomas demanda :

« Qu’y a-t-il ? »

L’interpellé se retourna vers le lycéen en soupirant. On voyait bien qu’il cherchait les bons mots, le moyen de les peser. Finalement, il demanda simplement :

« Une dernière chose avant, est-ce bien votre…

- Oui, cet horrible homme est mon grand-père mal-aimé. Pouvons-nous parler d’autre chose ? Le frère d’Enola est peut-être en danger, maintenant. »

En entendant cela, Enola explosa. De toutes ses forces, elle se déchaîna sur cet homme qu’elle ne connaissait pas, et hurla :

« Il a raison, qu’attendez-vous, dites-nous ce que vous savez, je suis sûr que vous savez quelque chose, dites-le-nous, donc ! »

 

Le pauvre homme hocha la tête, s’assit par terre, puis lança :

« Votre frère est en sûreté au commissariat tout proche d’ici, et ce n’est pas lui qui a donc téléphoné. Il va bien, alors calmez vos nerfs ! »

Mais alors, qui était donc ce mystérieux sauveur ?

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