Chapitre 30. (partie 2)

Par dcelian

Théa l’a entraîné dans les rues mornes.

Gauche.

Elle n’est peut-être pas d’ici mais elle connaît manifestement la route. Très vite, ils ont débouché sur une grande place de grisaille. Personne. L’endroit était mollement orné de quelques arbres en mauvais état et d’une fontaine sans eau. Soa s’est figé un instant en comprenant ce qu’elle représentait. Une sorcière. Pendue. Vêtue de haillons déchirés, visage caricaturé en des formes grossières, laides. Théa n’a fait aucun commentaire, mais Soa a senti à sa démarche gênée et à son accélération légère qu’elle n’était pas plus à l’aise que lui. Ils ont quitté la place aussi rapidement qu’ils y sont parvenus.

Droite, droite. Il note précisément leur itinéraire, bien décidé à ne pas se perdre par ici une fois la nuit tombée.

Ils se dirigent vers le Sud, vers le château, longeant la grand-rue que sa guide improvisée tient à éviter sans lui expliquer pourquoi. En fait, elle ne lui explique plus grand-chose. Pour l’instant, ils marchent, marchent vite, et c’est à peine s’il a le temps de prendre ses marques qu’elle emprunte un nouveau tournant.

Gauche.

De ce côté de la ville, toutes les rues sont les mêmes : étroites, pauvres, décrépies, dégoûtantes. Seule la place de la sorcière se démarquait, non pas par sa propreté mais plutôt par l’espace qu’elle offrait, ce semblant de liberté contrastant avec l’immonde pendue trônant au centre.
Si Soa a été surpris par le vent dans la ville, partout, qui siffle et souffle et rafraîchit l’air, le renouvelle sans cesse, force est de constater qu’il ne parvient pas jusqu’ici cependant. Et, peut-être pour cette raison, il y a là les relents d’une pourriture poisseuse qui vous prend à la gorge comme pour étouffer la vermine. La vermine, les habitants des quartiers pauvres, Soa va finir par ne plus y croire. Peut-être est-ce un mythe, finalement, peut-être ces quartiers sont-ils désaffectés, laissés sans vie ? De toute façon, qui voudrait loger ici, dans cette crasse, dans ces conditions ? Théa mentionnait des appartements libres. Alors c’est ça, c’est ces antres, ces trous à rats qu’elle évoquait ? Soa frissonne en imaginant s’y installer. Seul au monde. Et, pour la première fois, la solitude lui paraît tout à fait insupportable.

Gauche. Droite.

Ce qui est certain, c’est qu’ils n’ont croisé personne. Or voilà maintenant une dizaine de minutes qu’ils progressent, plusieurs rues qu’ils franchissent, et rien d’autre ne succède aux murs de pierres sales que de nouveaux murs de pierres sales : pas un habitant en vue, pas un signe de vie, une lumière à la fenêtre, un mouvement derrière les carreaux brisés. Sont-ils simplement tous allés festoyer ? C’est une possibilité. Si ces réjouissances sont annuelles, il y a fort à parier que toute la ville y participe.
Mais en ce cas, d’où vient ce sentiment désagréable, cette sensation d’être épié à son insu par mille paires d’yeux dissimulées ?

Gauche.

Là ! Là-bas, au bout de la petite rue, quelque chose de différent. Théa presse le pas, il la suit. Est-ce que c’est ce qu’elle voulait lui montrer ? Ils débouchent alors sur une nouvelle rue, plus large que les précédentes, plus...vivante ? Des arbres au feuillage rougeoyant, les façades nettoyées, les pavés propres, sans monticules de détritus. Seraient-ils arrivés dans une sorte de quartier luxueux ? Il pensait que de tels endroits ne se situaient que sur la rive droite de la ville...
Toujours personne, mais ici, l’ambiance est moins lourde, la sensation oppressante d’être observé a disparu. Théa s’arrête alors, se plante là, comme ça, et se retourne face à lui.

— Désolée pour mon silence, mais il vaut mieux se montrer discret lorsqu’on traverse cette zone de la ville. Ici c’est une rue plus sûre, plus calme aussi. » Elle respire un coup, puis : « Bon. Tu voulais des explications, alors je vais t’en fournir. Rune est scindée en deux, tu as pu le constater. Rive droite, rive gauche, l’une pour les riches, l’autre pour les pauvres. C’est comme ça qu’on simplifie les choses dans la plupart des livres, mais on omet alors de mentionner les quartiers. C’est une découpe plus précise, en quelque sorte, mais c’est aussi quelque chose d’assez tabou car porteur de conflits internes. Rune comporte quatre quartiers. On peut découper la ville en X, et chaque branche de ce X représentera l’un d’eux. Deux quartiers en rive droite, deux en rive gauche.
La zone « basse-gauche » que nous venons de traverser est appelée le Désert. Tu auras sans doute compris pourquoi. C’est l’endroit le plus pauvre, et aussi le plus redouté par les riches : quiconque n’y résidant pas est défendu de s’y aventurer sans une excellente raison. Enfin, sauf l’Inquisition, bien sûr. Il faudra d’ailleurs que je t’en parle plus en détail, mais chaque chose en son temps. Pour le moment, tu voulais comprendre où se trouvent les « logements » dont je te parlais plus tôt : nous venons de les longer. C’est peu accueillant, mais si tu parviens à te fondre dans la masse, tu n’auras besoin de payer pour rien. L’argent régit peut-être le monde, mais le Désert tend à fonctionner sur des bases plus...communes. Le partage et le lien font sa force. Ceux qui vivent dans le Désert se considèrent comme une famille, fais-en partie et tu obtiendras leurs bonnes grâces, mais prends garde à ne pas te le mettre à dos. Moi je n’habite pas ici, et si on a pu traverser sans encombre, c’est uniquement parce que j’y passe parfois. Les habitants me tolèrent. Mais je ne fais pas partie du groupe pour autant, alors je ne peux pas t’en dire beaucoup plus. Ils sont peu ouverts au monde extérieur, et la rive droite redoute leurs secrets.

Soa se retourne nerveusement. Alors tous ces yeux sur lui, il ne les a pas rêvés ? Il est très rare pour n’importe qui d’échapper à sa vigilance, comment a-t-il pu passer à côté de tant de gens sans s’en rendre compte ? C’est...inquiétant. Le Désert...et ses discrets. Oui.
Vraiment inquiétant.

Ne semblant pas se rendre compte de son malaise, ou du moins s’en formaliser, Théa poursuit sur sa lancée :

— Les autres quartiers recèlent moins de secrets, en tout cas à ma connaissance. La zone « haute-gauche », vers laquelle on se dirige à présent, c’est Mortes-Eaux, un terme de marin qui désigne une mer particulièrement peu agitée. Ça représente assez bien ce quartier qui fait peu parler de lui, mais c’est aussi assez péjoratif et railleur envers ses habitants. On y trouve... les plus aisés parmi les moins aisés, disons. Et on comprend donc pourquoi ils font profil-bas : il s’agit de ne pas perdre ses privilèges.
De l’autre côté de la grand-rue se situent les quartiers les plus fortunés. Hm... Je vois à ton air perdu que je vais aussi devoir faire un point sur le travail ici. Bon. Je peux pas tout t’expliquer en même temps : on verra ça après.
La zone « basse-droite » est appelée la Lande. C’est le quartier de la petite bourgeoisie, s’y retrouvent principalement les travailleurs dits « méritants », ceux dont la profession est perçue comme respectable, ainsi que les parvenus qui ont fait fortune d’une façon ou d’une autre. Entre autres : les artistes, les comédiens, les professeurs, les artisans, le bas clergé... La Lande est le quartier le plus étendu de Rune, bien que le Désert soit le plus peuplé, et elle compte notamment l'église et le secteur des commerces luxueux.
La dernière zone, la « haute-droite », est surnommée Vives-Eaux, en opposition à Mortes-Eaux, ce qui est également une forme de provocation de la rive droite. C’est le quartier de la noblesse et des grandes familles, ainsi que du haut clergé. Ses bâtiments notoires sont l’école et le grand théâtre. Et... voilà ! Tu sais tout sur Rune, ou du moins en apparence. Tu ne comprends peut-être pas l’importance de tous ces éléments que je te donne pour le moment, mais crois-moi, quand il faudra survivre, tu seras bien content de m’avoir écoutée. Enfin ! Je n’oublie pas pourquoi tu es là... et j’y viens justement : ta famille.

Elle s’arrête. Se retourne, vers le bout de la rue qui semble déboucher sur tous les mystères. Soa est parcouru de sensations déroutantes, de l’excitation, de l’angoisse. Le frisson inconnu dont il ne sait que penser, qui tétanise mais qui met en marche. Il a la conviction qu’enfin les brumes se lèvent pour dévoiler les noirs secrets derrière lesquels il court depuis trop longtemps, et pourtant il peine à se réjouir.
CL.é..a. Hante...ses pensées.        Un peu.

Les démons enfermés
L’ont été pour une raison..........

disait-elle.

Et puis, il n’y a pas que ça. Clé.A. Elle parlait d’une faim insatiable... Et si ? c’était vrai ? Si cette recherche des sources, cet idéal de vengeance, si ce n’était qu’un... ? Masque ? peut-être ? une couverture ? Pour cacher sa curiosité......dévorante ? Non... Si ? Peut-être ?.... Mais dans ce cas... Oui ? Dans ce cas ? comment.......comment aboutir, s’apaiser, comment savoir...? Savoir quoi ? Comment savoir quand... Oui ?

s’arrêter.

 

......... . . .... . .... s...o..a ?

 

— SOA ?! » Il replonge dans le présent. Théa inquiète, le visage troublé tourné vers lui. C’est...lui ? Qu’elle appelle comme ça ? Il est...parti ? Si longtemps ? « Tout va bien ? »
Hoche la tête. S’excuse doucement.

— Pardon si j’ai été indiscrète. Je parle, je parle... Comme tu m’avais parlé de ce que tu recherches, je pensais que ça ne te dérangeait pas de l’évoquer, mais on peut... s’arrêter. Si tu préfères.
Secoue la tête. Rassure Théa, non, c’est rien, ou plutôt : une migraine, voilà, une migraine, c’est seulement ça. Et c’est un peu vrai, d’ailleurs, est-ce qu’il paye son mensonge ou est-ce qu’elle était déjà là sans qu’il s’en rende compte ? Un étau enserre son crâne, brûlant. Il dit « on peut y aller », alors elle y va, et il y va derrière elle.

La rue quittant le Désert paraît plus longue que celles qu’ils ont empruntées jusqu’alors, mais cette fois Théa semble à son aise. Elle reprend ses explications. Ouvre la brèche à nouveau.

— Il y a encore quatre piliers de Rune dont je ne t’ai pas parlé. Si tu cherches, quoi que tu cherches, c’est là-bas que tu trouveras. Le premier d’entre eux, c’est l’endroit où je t’emmène. Je te déconseille de t’y éterniser, surtout seul, mais je pense qu’il est préférable de te le montrer. Tiens regarde, là-bas, au bout de la rue. Tu peux distinguer sa silhouette.
On l’appelle le Consistoire. »

***

Dans la grange, le bruit s’est amplifié. L’endroit est étroit, encombré de vieilleries bien rangées sur des étagères débordantes. Le toit, en revanche, est étonnamment haut, ce qui donne à la pièce une impression de grandeur oppressante, et surtout : une résonnance impressionnante. Alors le feu est partout autour, partout... Et Léanne juste là, dos à elle, une vieille tombe : immobile, muette, indéchiffrable.

Elle se retourne et pointe vers un coin sombre :

— Regarde. » elle dit, ordonne, platement, et puis c’est tout, le feu reprend le dessus, dévore son mot.

Gaëlle regarde, et elle croit deviner que son doigt pointe vers l’origine des flammes, vers les braises qui susurrent et dont les échos se réverbèrent contre les hauts murs de la grange. Gaëlle regarde, oui, et il faut bien l’avouer : ne voit r...

— Tu ne vois rien, n’est-ce pas ?
RAH ! Evidemment, qu’elle voit rien ! Elle vient d’arriver et l’intérieur est sombre comme le cul d’un gobelin ! Promis, elle aura la peau de cette harpie. En attendant, c’est vrai : elle n’y voit rien.

— Des Feux-follets. Ce sont eux qui produisent le crépitement que tu entends – je l’espère – depuis ton réveil. J’ai commencé par t’énoncer certains éléments de ton apprentissage, tu sauras à l’avenir qu’il se divise en deux : les Règles et les Leçons. Les Règles concernent les conduites individuelles, elles regroupent tous les critères qui feront de toi une élève acceptable, ceux qui régissent et simplifieront nos rapports à l’avenir. Les Leçons débutent maintenant. Elles veilleront à ta bonne compréhension de ton nouvel environnement de vie et des Ombres auxquelles tu seras potentiellement confrontée. J’attends de toi une rétention rapide de ces informations car elles seront la base de ta survie ici, et le facteur principal de ton enrichissement.
Leçon numéro un : les Feux-follets sont des créatures inoffensives, qui émettent par leur respiration le bruit caractéristique d’un feu de bois. Ils se reproduisent et se propagent très rapidement. A terme, leur température corporelle devient si élevée qu’ils peuvent embraser les surfaces avec lesquelles ils entrent en contact. A la différence des autres Ombres, les Feux-follets ont une très mauvaise vue, qu’ils compensent par une ouïe formidable. Ne pouvant pas se déplacer, ils bénéficient de l’avantage du camouflage : dès qu’ils perçoivent le moindre bruit, ils se fondent dans les couleurs de leur environnement et deviennent indiscernables. Qu’en déduis-tu ?

Minute... « tu » ? Ha, décidément, cette femme, c’est quelqu’un. Règles numéro trois, hein... Difficile de prendre de la distance avec le vrai monde, quand on y est brusquement confronté, pas vrai ? Enfin quoi, « qu’en déduit-elle » ? Elle se met aux interros surprises maintenant ?

— J’en sais rien, moi !

— Règle numéro six : l’apprenti n’a ni...

— Ça va, ça va ! Y a suffisamment de règles comme ça, épargnez-moi au moins de les répéter. Je dirais... »
Un poids se lève alors de ses épaules. Une excitation naît. Voilà longtemps qu’elle n’avait pas réactivé ce mécanisme d’apprentissage, longtemps qu’elle croyait pouvoir abandonner la Traque. Cette fois, elle ne fuit plus, elle accepte ce morceau d’elle et se fond en lui. Son sang, sa peau, son corps et son cœur : Gaëlle est Traqueuse, se renier n’est plus une option.

— Si leur corps est brûlant, le danger principal est d’entrer en contact avec eux. Mais je ne vois pas comment réussir à les approcher en silence si leur ouïe est plus fine que la nôtre.

Léanne se tait. Et puis ne se tait plus. Ses silences, le moindre de ses gestes, tout a l’air issu d’un savant calcul dont le résultat est pourtant toujours une surprise absolue aux yeux de Gaëlle.

— Tu as des capacités, Gaëlle, c’est indéniable, mais tu ne les utilises pas à bon escient. Je l’ai remarqué durant l’embuscade : tes gestes sont précis, puissants, mais tu manques d’anticipation. Tu manques de souffle. Tu te fies trop à ton instinct. L’écouter un peu, c’est une bonne chose parce que ça fait de toi une Traqueuse capable d’improvisation. L’écouter trop, c’est redevenir animal. Se battre requiert deux fondamentaux : un corps entraîné, et un esprit aiguisé. Ton corps a emmagasiné tant d’expériences qu’il compensait jusqu’ici ton manque d’esprit. Mais maintenant, tu en aperçois vaguement les limites : c’est la raison pour laquelle tu as fini par me suivre. Tu pressens au fond de toi que ton état actuel ne te permettra pas d’affronter les effondrements à venir, ce qui est à ton honneur : pouvoir admettre sa faiblesse est une force redoutable.

L’embuscade, hein... C’est la première fois qu’elle mentionne ce qui s’est passé avant son sommeil depuis qu’elle est réveilée.

Léanne fait alors un pas, puis un autre, approchant du Feu-follet invisible. Sa démarche est indescriptible parce qu’on ne croirait pas qu’elle marche, elle vole peut-être, danse dans le silence de la mort, c’est une brise fugitive, insaisissable. Le crépitement reprend alors, et là, tout à coup, apparaît une immonde et immense chenille, fixée au mur par des dizaines de pattes comme des crochets plantés profondément dans le bois. Son corps luit timidement aux intervalles réguliers de sa respiration enflammée. Léanne approche, toujours, et la bête reste fixée au mur, ronronnant, se croyant enfin seule. Et Gaëlle comprend pourquoi : si elle n’avait pas les yeux fixés sur elle, la Traqueuse pourrait aussi bien disparaître. Son souffle n’émet aucun bruit, ses pas s’enchaînent gracieusement, flottants, nuageux... D’un geste, elle dégaine sa lame et tranche les pattes de l’Ombre qui s’effondre dans un bruit mat sur le plancher de la grange, accompagné d'un cri strident et hideux. Son sang noir se répand lentement tandis que le corps est saisi de dernières convulsions.

Et Gaëlle inspire brusquement alors qu’elle réalise avoir cessé de le faire. Là, c’est ça, elle l’entend à nouveau, ce vide dans lequel Léanne se dissimule, cache ses émotions, ressentis. Il résonne d’autant mieux que les échos sont amplifiés, dans la grange, résonne parce que tout s’est tu. Ce vide est un art : l’art du faux. Issu de la crainte permanente d’être blessée par tout, par rien, ce vide, c’est vivre un peu, vivoter. Protéger ses sentiments en ne ressentant plus les choses qu’à moitié. L’opposé d’elle, en somme.
Gaëlle veut le feu, elle veut brûler entière, vivre pour se consumer, vivre pour s’envoler. C’est ce qu’empêche le vide.
Faut-il renoncer à l’embrasement pour avoir la force de survivre ? Non.
Elle se jure de ne jamais le faire. Prendra de Léanne ce qu’elle veut bien lui donner, mais ne perdra pas de vue ses objectifs pour autant. Ne tuera plus. Jamais.

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Sklaërenn
Posté le 04/08/2022
Plop, me r'vilà pour la suite de ce chapitre :)

«  Et, pour la première fois, la solitude lui paraît tout à fait insupportable. » Et ça se comprends...

« Il pensait que de tels endroit ne se situaient que sur la rive droite de la ville... » manque « s » à endroit ;)

« Alors tous ces yeux sur lui, il ne les a pas rêvés ? » Malheureusement non et du coup, c'est flippant ;-;

« Elle vient d’arriver et l’intérieur est sombre comme le cul d’un gobelin ! » Oh magad, je m'y attendais pas, j'ai failli m'étouffer avec mon gâteau xD

Je ne suis pas sûre qu'elle ne tuera plus jamais comme elle le souhaite, mais si elle le fait, ce ne sera que par ultime nécessité en tout cas à mon avis. Leanne lui apportera sans doute plus qu'elle ne semble vouloir en recevoir de sa part. C'est un peu deux opposé, donc c'est tendu forcément, mais c'est bien, car toujours aller dans le sens de Gaëlle n'est pas lui rendre service. Leanne la bouscule un peu. Beaucoup. C'est bien.
dcelian
Posté le 05/08/2022
Oui ! Tout à fait d'accord avec toi, c'est bien que Gaëlle soit poussée dans ses retranchements et dans ses convictions. Intéressant, ce que tu dis, donc toi tu penses qu'elle ne tiendra pas sa parole ? héhéé, je note, j'aime bien.

Merci pour tes ptites corrections, et pour tes ptits commentaires ici et là ;)

A tout' sur ton prochain commentaire :D
dodoreve
Posté le 10/07/2022
Rolala, grosse ambiance la fontaine de la sorcière pendue non ? Ça nous enjaille

« Mortes-Eaux, un terme de marin qui désigne une mer particulièrement peu agitée » : du coup c’est surtout quand la marée n’est pas très forte, et qu’elle ne monte vraiment pas très haut et ne descend pas très bas (après oui du coup elle n’est pas très agitée en conséquence) – ce qui renvoie bien à leur place dans la société en fait, donc c’est top ce nom, ça correspond vraiment bien à ton quartier on dirait !

Je trouve ça rigolo ensuite que les artistes et comédiens soient par définition bourgeois dans cette société, que je situais pas mal quelques siècles derrière la nôtre, alors que chez nous cette considération est arrivée très tardivement (et encore). C’est pas un reproche ou quoi, simplement un constat (et d’ailleurs je trouve ça cool que ça se passe comme ça)

« Elle parlait d’une faim insatiable... Et si ? c’était vrai ? Si cette recherche des sources, cet idéal de vengeance, si ce n’était qu’un... ? Masque ? peut-être ? une couverture ? Pour cacher sa curiosité......dévorante ? » Oh WOW j’aime bien la possibilité que ça sous-entend pour Soa, je trouve ça super intrigant !

« l’intérieur est sombre comme le cul d’un gobelin ! » ahahah

« Gaëlle veut le feu, elle veut brûler entière, vivre pour se consumer, vivre pour s’envoler. C’est ce qu’empêche le vide. » ralala je l’aime trop


« Faut-il renoncer à l’embrasement pour avoir la force survivre ? » J’ai trouvé la phrase super cool, mais en la recopiant je m’aperçois qu’il manque peut-être un « de » (« de survivre ») ?

« Elle se jure de ne jamais le faire. Prendra de Léanne ce qu’elle veut bien lui donner, mais ne perdra pas de vue ses objectifs pour autant. Ne tuera plus. Jamais. » Marie-moi Gaëlle

J’ai eu assez peur justement qu’elle change d’avis devant la leçon de Léanne, mais je trouve ça vraiment cool qu’elle ne le fasse pas. D’ailleurs je me demande pourquoi il faut tuer les feux follets si Léanne dit elle-même qu’ils sont inoffensifs ?? Quand elle a demandé à Gaëlle ce qu’il fallait faire je me disais : ok il prenne feu izi, ben la réaction c’est de les mettre là où ça prend pas feu ou j’en sais rien, pas de chercher à les approcher pour les déglinguer (je croyais que c’était ça son erreur).

Est-ce que Léanne elle justifiera le fait de tuer inconditionnellement comme ça ? J’aurai peut-être la réponse plus tard mais voilà ça me questionne.

Go la suite !
dcelian
Posté le 10/07/2022
RECOUCOU

MAIS OUI MERCI mille fois pour Mortes-Eaux, c'est vraiment genre : parfait. Je vais peut-être quand même corriger pour ce que tu dis, plutôt une marée faible qu'une mer peu agitée, c'est noté. Mais ça reste parfait !! C'est fou ce que peuvent faire plusieurs cerveaux en collaborant *-*

Oui ! Je SAVAIS que t'allais relever le truc des artistes muhaha je te tends des pièges et tu y tombes (non)
Mais effectivement, je sais que ça peut paraître étonnant, enfin, même si tu dis que c'est pas un souci (merci). C'est vrai que pour le moment tout ça a l'air de se passer à une époque loiiiiintaine, mais voilà, Rune est quand même la plus évoluée des villes, et on va bientôt se rendre compte d'à quel point c:
En tout cas, c'est très clairement un endroit où on favorise l'esprit au corps, bien que ce soit aussi lié à la religion qui y règne en maître (ducou un peu ambivalence entre avancée et recul quoi)

""Elle parlait d’une faim insatiable... Et si ? c’était vrai ? Si cette recherche des sources, cet idéal de vengeance, si ce n’était qu’un... ? Masque ? peut-être ? une couverture ? Pour cacher sa curiosité......dévorante ? » Oh WOW j’aime bien la possibilité que ça sous-entend pour Soa, je trouve ça super intrigant !"
>> hihihi
Oui moi aussi j'aime beaucoup ce petit morceau, content qu'il t'ait aussi frappé dans l'œil c:

Merci pour ton amour pour Gaëlle aussi, vraiment ça me fait beaucoup rire. Moi aussi je l'aime trop, surtout quand elle s'embrase *-*

"« Faut-il renoncer à l’embrasement pour avoir la force survivre ? » J’ai trouvé la phrase super cool, mais en la recopiant je m’aperçois qu’il manque peut-être un « de » (« de survivre ») ?"
iidaopzrhviom RAH !!!!
Merci
Voilà
C'était ma frustration des coquilles c:
Nan mais ça me fait beaucoup rire qu'il t'ait aussi fallu la recopier pour te rendre compte qu'un truc clochait bhaha c'est terrible ce que font nos yeux hein !

(je transmettrai ta demande de fiançailles)

"Est-ce que Léanne elle justifiera le fait de tuer inconditionnellement comme ça ? J’aurai peut-être la réponse plus tard mais voilà ça me questionne."
Ahhh ça c'est une conversation pour plus tard, mais content que ça t'intrigue c:

A toute sur le dernier bout !!
(et : <3<3)
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