Chapitre 30

Était-ce réellement un fou, cet homme prêt à tout pour… Mais, si, comme il le disait, sa motivation n’était pas l’argent... quelle était sa motivation ? Le plaisir de faire souffrir des animaux ? Juste cela ? Le plaisir ?

Si c’était le cas, ce n’était plus un fou. Au-delà de ça, c’était même un sociopathe… Une sorte de sociopathe animalier, voire un psychopathe, un homme sans cœur !

Enola lança :

- Vous avez touché juste, il est possible que nous ayons des papiers. Mais qui sont insignifiants et insuffisants pour vous faire arrêter.

- C’est pourquoi vous n’en avez pas besoin et vous allez me les donner. (L’homme fit une pause, puis reprit :) Je sais ce que vous pensez, que je suis un taré, un fou, un aliéné, un dément, un malade mental, un homme déséquilibré, bizarre, dérangé, détraqué, malade, cinglé, marteau, perché, sonné, plus que cela, un psychopathe. Vous avez peut-être raison sur un point : je suis malade. Je suis atteint d’un cancer. Et si je fais tout cela, c’est pour trouver un remède…

- Mais bien sûr, en faisant souffrir des animaux…, rétorqua Enola.

- D’accord, vous voulez tout savoir : j’aime faire souffrir ces sans-âmes ! J’aime tuer ces animaux, j’en ai tué des dizaines, capturé et volé des centaines… Voilà !

Enola avait peur de cet homme. Qui savait ce qu’il pouvait faire ? C’était bien un malade, mais un malade mental, un détraqué ! Que faire... C’est alors que Thomas, prenant les devant, lança à l’homme sur un ton de défi :

- Tu te souviens de moi, Papi ? Moi, pas du tout, hormis que tu étais un fou. Tu le prouves de nouveau aujourd’hui. Et tu sais quoi ? Tout ce que tu viens de dire a été enregistré sur le dictaphone de mon téléphone ! Alors tu sais quoi ? Tu vas passer au tribunal, et je ne viendrai pas te défendre car ce sera moi qui aurai les preuves t’amenant directement à la case « prison ». Et ce ne sera pas que pour un tour.

- Imbécile de petit-fils, crois-u vraiment que je suis né de la dernière pluie ? J’avais prévu ce genre de tour. Je vis depuis plus longtemps que toi, espèce d’idiot… Tu as vraiment cru…

Thomas le foudroya d’un regard haineux.

Qu’est-ce que le vieillard avait cette fois préparé pour les empêcher de donner toutes les preuves à la police ?

C’est alors qu’on entendit tout un branle-bas de combat, puis un hurlement.

Tout autour d’eux, des gens s’approchaient.

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