Chapitre 3 : Pas ça Zinédine, pas aujourd'hui, pas après tout ce que tu as fait!

— Donc ton cahier était à l'accueil ? fit Valentine en trottinant sur place. Tu penses que c'est la fille que t'as vue dans le pré du père Baptiste qui l'y a déposé ?

 

— Tout ce que je sais, grimaça Amadeus, c'est qu'une fille qui lui ressemble drôlement l'a rendu ce matin. Et sans vouloir être pessimiste, il n'y a pas trente-six Asiatiques en jupons à Piquelles.

 

Au même moment, le ballon vola droit vers eux, suivi de près par les rappels à l'ordre de leur gardienne : 

 

— Eh, les commères ! s'époumona Camille. On est en match ! 

 

Effectivement, sur les bords du terrain, là où leurs sacs faisaient la délimitation avec le reste de la cour de récréation, quelques-uns de leurs camarades les houspillaient. Entre-temps, un terminal assez costaud venait de récupérer la balle et passa un de leurs défenseurs en petit pont. 

 

Comme à chaque fois qu'elle se décidait à rentrer dans le tas, Valentine rajusta l'élastique qui tenait ses mèches avant en houppe. Amadeus soupira. Le calme était fini, et si Valentine allait défendre, il ne voyait pas trop d'autre choix que de la suivre. 

 

La lycéenne partit comme une fusée au moment où le terminal cadrait son tir. Équipée des vieux gants de Valentine, Camille n'en menait pas large. Ses jambes gesticulaient dans les cages, dans le vain espoir d'ainsi couvrir davantage de surface. 

 

L'attaquant tira au moment où Valentine parvenait à son niveau. Juste derrière, Amadeus trottinait pendant que leurs coéquipiers se replaçaient pour la contre-attaque. Le ballon rebondit sur la barre latérale et le terminal se précipita en avant pour la cueillir sur son genou.

 

— Toi, siffla Valentine, prends pas la conf.

 

L'adolescente sauta au moment où l'adversaire levait la jambe. D'un coup de tête, assorti d'un léger craquement de cervicales, elle renvoya le ballon vers le centre. Amadeus le réceptionna mollement et observa la défense adverse. Ils avaient l'air nombreux et forts. 

 

En plus, il entendait le terminal derrière revenir au coude à coude avec Valentine.

 

— Amadeus ! beugla Camille dans sa cage. Fais une passe ! À Marin, à droite !

 

Mais Amadeus ne broncha pas. Il lui fallut une fraction de seconde pour réaliser qu'un adversaire plus vif que les autres venait de lui piquer le ballon. Il l'observa repartir à toute berzingue dans le sens opposé, sous les jurons de Valentine, avec la placidité d'une vache. 

 

Cette fois, tout le talent de Valentine ne suffit pas. Inexpérimentée, Camille laissa le ballon glisser entre ses doigts. Aussitôt, une vague de hurlements de joie monta chez les adversaires et chacun courut se replacer pour l'engagement. Au passage, Amadeus écopa d'un "blaireau" fort sympathique d'un de ses camarades de classe. Valentine fut plus efficace, elle lui asséna une violente tape derrière la tête tandis que Camille s'époumona à nouveau : 

 

— Si c'est pour ce type de perf, il y a de la place sur le banc !

 

L'adolescent grimaça et frotta ses boucles brunes. Cette fille inconnue l'obnubilait beaucoup trop, surtout avec ces histoires de feu. Il n'avait pas rêvé pourtant, il était certain de l'avoir vue parler à une flamme. Elle ne l'avait pas nié non plus. Alors, si c'était une hallucination ? Et il y avait ce cahier rendu à l'accueil.

 

— Amadeus, hurla Valentine, bouge !

 

Plongé dans ses pensées, il n'avait pas cillé au moment de l'engagement. Quelques rires et quolibets montèrent depuis les spectateurs. À nouveau, le lycéen se morigéna et recommença à courir pour offrir une possibilité de passe à Valentine, coincée au niveau du corner adverse. 

 

D'un coup d'oeil, elle réussit à comprendre qu'il était de nouveau dans la partie. Elle feinta un premier adversaire et jongla un second avant de frapper assez fort pour que le ballon fuse droit vers Amadeus. 

 

Ce dernier se para à le réceptionner, bien campé dans ses baskets. Le béton était humide et il ne voulait pas prendre le risque de glisser à ce moment fatidique. Surtout s'il désirait que Valentine le laisse vivre un jour de plus. 

 

Heureusement, ses réflexes répondirent présents. La balle se lova contre son pied et il réussit un contrôle presque maîtrisé. Il se retourna, prêt à affronter le monde, pour se trouver face à une petite montagne qui lui cachait le soleil. 

 

Le terminal le marquait, sans doute depuis un moment, et il ne l'avait pas vu.

 

— Salut salut, le taquina son adversaire. Je suis désolé, je te l'emprunte. 

 

Et d'un violent coup de pied, il envoya le ballon voler vers ses alliés. Le temps pour Amadeus de réaliser l'affront et déjà Valentine et l'un de ses coéquipiers tentaient de tacler un élève de première particulièrement agile. Puis, ce dernier voulut relancer le ballon vers le terminal.

 

Manque de chance, Amadeus se prépara à le voler. Surtout qu'un regard noir de Valentine l'encourageait vivement à rattraper sa boulette. 

 

Il se mit à sauter comme il avait vu son amie faire un instant plus tôt. Au contact du ballon en mousse sur son crâne, il sentit ses épaules se détendre. Oui, lui aussi arrivait à réaliser des exploits, Valentine pouvait arrêter de frimer.

 

Sauf qu'évidemment, sa visée était plus qu'approximative. Le ballon vola hors du terrain droit vers le coin habituel des balles perdues. C'était là où elles atterrissaient généralement après avoir rebondi sur les murs, si bien que tous les élèves avaient déserté ce lieu après quelques accidents. Tous ceux qui le savaient en tout cas.

 

Car la nouvelle élève qui grignotait dans le renfoncement l'ignorait. 

 

Ce fut catastrophé qu'Amadeus vît le ballon planer pour mieux atterrir sur la boîte de gâteaux de la jeune fille du pré du père Baptiste. Les sablés s'écrasèrent par terre avec fracas, parsemant son jupon de velours de miettes. 

 

— Champion, grogna Valentine. Tu peux aller la chercher et t'excuser.

 

Au passage, elle le frappa à nouveau à l'arrière du crâne, cette fois assez fort pour qu'Amadeus laissât échapper un râle de douleur. 

 

— Pourquoi j'irai ? fit-il. C'est déjà moi qui suis allé chercher le ballon de la dernière fois. Ça serait bien qu'on tourne. 

 

— C'est pas la règle, s'exclama un de ses coéquipiers. On avait dit que celui qui le sortait allait le récupérer.

 

— Tu vas le chercher, renchérit le terminal. Si on commence à faire des exceptions, après ça en finit plus. T'avais qu'à être plus attentif.

 

Amadeus lança un coup d'oeil en biais vers le coin où l'inconnue avait ramassé le ballon. Elle le faisait jongler entre ses doigts et jeta un regard furtif vers le terrain, sans doute intimidée. Il n'en fallut pas plus pour décider Valentine. La jeune fille attrapa son ami par le col. Amadeus laissa échapper un couinement étouffé tandis qu'elle l'obligeait à descendre le petit escalier pour rejoindre le renfoncement.

 

— Laisse-moi, fit Amadeus. Pourquoi t'y vas pas seule ? 

 

Alors, Valentine le lâcha pour mieux le saisir par les épaules. Plus petite que lui, elle ne le dominait pas moins de toute sa hauteur quand elle lui asséna, ses yeux glacés plantés dans les siens : 

 

— Une nouvelle, ça se laisse pas toute seule. Elle a besoin d'amis.

 

— Je veux pas être ami avec elle.

 

Mais Valentine était déjà repartie d'un pas décidé. Amadeus sentit les murmures des lycéens autour de lui et se décida à la suivre plutôt qu'affronter le courroux de ses coéquipiers s'il revenait sur le terrain les mains vides. Il se doutait que son amie avait fait le rapprochement entre sa description de la jeune fille rencontrée dans le pré et la nouvelle en jupon qui jouait avec la balle. 

 

Le béton cognait dur sous ses talons et il rattrapa Valentine au moment où cette dernière s'approchait de l'inconnue, les mains en l'air comme pour prouver qu'elle venait en paix. Amadeus, lui, les ficha dans ses poches, bien décidé à laisser planer le doute sur si oui ou non il comptait sortir les armes. 

 

Au-dessus de leur tête, le béton rosâtre du bâtiment pleurait en coulures grises par endroit. Un architecte audacieux avait tenté un curieux mélange de couleurs en ajoutant à cette teinte pastel tout une série de préaux et de portes vert émeraude. Si bien qu'avec la pluie d'automne, le tableau respirait un franc désespoir. 

 

La seule lueur qui animait encore les élèves était cette moiteur qui montait des classes, au fil des bavardages, des confidences et des dessins dans les cahiers. Ces échanges se tissaient pour former une tapisserie bariolée de rires et de pleurs où l'on se lovait chaque jour pour mieux s'abriter de l'extérieur.

 

Sans doute la nouvelle ignorait tout de la valeur de ces liens puisque lorsque Valentine s'avança, elle se laissa tomber contre la barrière, sans même faire mine de la saluer.

 

— C'est pour le ballon ? dit-elle avec froideur avant de tourner la tête vers Amadeus. Pas le courage de venir seul, hein. T'as peur de quoi ? Que je te mange ?

 

Valentine s'esclaffa si fort qu'un groupe d'élèves se détourna de leurs téléphones pour la fixer avec des airs de poissons morts. Déconfit, Amadeus triturait ses doigts à la recherche d'une réplique capable de la moucher.

 

— C'est donc bien toi, fit Valentine les yeux pétillants. Celle qui a fait peur à Amadeus. C'est vrai que tu fais des trucs avec du feu ? Tu t'appelles comment ?

 

L'inconnue rosit légèrement. Amadeus remarqua alors qu'elle tenait une sorte d'étui à crayon entre les doigts, avec dans l'autre main sa boîte à biscuits. Les cookies écrasés étaient restés au sol, mais déjà quelques pigeons guettaient leur futur repas depuis le toit. D'un coup, le garçon se sentit non plus en colère, mais...

 

— Je suis désolé, marmonna-t-il. Pour tes gâteaux. Je t'en rapporterai si tu veux.

 

Valentine dut être satisfaite de sa réponse. Elle lui envoya une telle claque dans le dos que les poumons d'Amadeus furent à deux doigts de se décrocher pour de bon. Il haleta pendant que son amie reprenait la main. 

 

— C'est un gentil garçon, l'enfonça un peu plus Valentine. Certes, je ne compterais pas sur lui pour inventer l'eau tiède, mais il est sympa. 

 

La nouvelle ne dit rien, mais ses lèvres peintes en rouge se relevèrent en coin. Visiblement, le spectacle l'amusait. 

 

— Na, finit-elle par lâcher. Je m'appelle Na. 

 

Depuis le terrain de foot, ils aperçurent soudain la silhouette blonde de Camille se pencher vers eux en agitant les bras. Leur camarade se mit à hurler aussi fort que possible : 

 

— Vous récupérez un ballon ou vous campez ? On est pas section tourisme à Décathlon, là !

 

Puis, Camille se retourna. Quelqu'un devait l'avoir appelée sur le terrain. Pour la première fois de sa courte vie, Amadeus remercia le ciel de se prendre un savon devant toute la cour de récré, si cela pouvait lui fournir une excuse afin d'abréger cette rencontre gênante au possible. 

 

— Ne fais pas attention, sourit Valentine. C'était Camille. On pourra te la présenter si tu veux. Elle a récolté les neurones qu'Amadeus n'a pas eus. Avec la moyenne des deux on approche bien un QI de 100. 

 

Cette fois, Na rit pour de bon. Amadeus ne sut dire pourquoi, mais toute sa gêne s'envola d'un coup. À la place, les palpitations du cou dans le col de velours rouge et le brillant des yeux sombres de Na, tout le troubla d'une manière étonnante. Il aurait voulu lui aussi rire et crier face au monde. 

 

Il se contenta d'esquisser un rictus de vieillard constipé. 

 

Pendant ce temps, l'adolescent aperçut Camille dévaler l'escalier à son tour et se diriger vers eux à grands pas. Elle les rejoignit après avoir retiré ses gants et comme à la fin de chaque match, sortit ses lunettes. Contrairement à Valentine qui préférait ne rien voir plutôt que de porter ses verres, Camille choisissait toujours de ne manquer aucun détail. Surtout quand quelque chose de neuf se présentait. 

 

— La nouvelle de ma classe, fit-elle en arrivant. Tu es Na, c'est ça ? Je suis Camille. J'espère que ces deux animaux ne t'ont pas trop gênée.

 

Le garçon bougonna tandis que Valentine se retourna, afin de chercher qui pouvait bien être le deuxième animal en plus d'Amadeus. 

 

Na ne répondit pas. À la place, elle tritura un peu plus l'étui et poussa le ballon du bout du pied en direction d'Amadeus : 

 

— Vous avez pas une partie en cours ? fit-elle. Je vous rends votre ballon.

 

Camille le ramassa et commença à le faire rebondir sur le ciment avant d'ajouter : 

 

— Ils continuent sans nous avec une autre balle. Le temps qu'on récupère celle-ci, on allait pas pouvoir recommencer le match avant la sonnerie. 

 

Amadeus prit son courage à deux mains. Les oreilles sifflantes, il eut soudain l'impression que son sweatshirt faisait office d'étuve. Il secoua son col pour aérer le tout dans l'espoir qu'un peu d'air frais ferait diminuer son trouble. Sans grand succès. 

 

— Tu veux venir ? demanda-t-il si vite que les mots se bousculaient sur sa langue. Enfin, jouer je veux dire. Au foot.

 

Chaque lettre éraflait un peu plus son amour-propre déjà à vif, mais il crispa son visage pour dissimuler la douleur. Hors de question de laisser une brisure dans son masque révéler sa violente envie d'aller se nicher sous sa couette, loin des yoyo étourdissants du manège des sentiments. Rien que de la platitude et plus d'yeux bruns pour troubler chacune de ses secondes de repos. 

 

— Je préfère éviter, répondit la nouvelle tout en tirant sur ses mitaines de dentelle. Je ne sais pas comment cela pourrait réagir autour de moi. 

 

— Comment ça ? dit Camille. Tu parles de ta tenue ?

 

Amadeus s'étrangla à moitié et toussota. Lui imaginait ce que Na avait voulu signifier ou du moins le devinait en partie : sans doute cela avait-il à voir avec l'étrange flamme qu'il avait aperçu auprès d'elle dans le pré du père Baptiste. D'un regard esseulé, il supplia Valentine de tenir sa langue, mais son amie choisit de ne pas le prendre en compte. Elle avança un peu plus et se courba vers l'étui : 

 

— C'est vrai que tu fais des trucs avec du feu ? chuchota la lycéenne. Genre, tu le manipules ? 

 

Elle sursauta quand un sifflement monta de la petite boîte : 

 

— Manipuler ? Je voussssss en prie. Je sssssssuis tout à fait libre de la ssssssuivre.

 

Camille retira ses lunettes et se frotta les yeux. Na, de son côté, parut perdre toute couleur et fourra l'étui dans sa boîte à biscuits qu'elle ferma d'un coup sec. Elle ajouta par-dessus un élastique pour maintenir le couvercle en place.

 

— Je vous l'avais dit, grogna Amadeus. Il y a un truc pas net dans cette histoire.

 

Cela ne doucha pas un instant l'enthousiasme de Valentine.

 

— C'était quoi ? s'emballa-t-elle. Un truc de magie ? Un appareil ? 

 

Camille, plus perspicace, remit ses lunettes. Elle fixait Na sans ciller, de ses iris bleu pâle, et les sourcils froncés. 

 

— C'est son intimité, trancha-t-elle. Si elle voulait en parler, elle l'aurait fait, Valentine. 

 

— Mais...

 

Un regard de Camille suffit à faire taire Valentine. Les répliques semblèrent se bousculer au bord de ses lèvres, mais à la fin, l'envie d'accueillir proprement la nouvelle l'emporta. Elle capitula et baissa la tête.

 

Pendant ce temps, Amadeus écoutait avec regrets le match de foot se poursuivre dans le lointain. Il pouvait toujours sentir l'odeur du voile de sueur sur sa peau et la chaleur de ses muscles encore actifs quelques minutes plus tôt. Oui, revenir dans la bataille, jouer son match et mettre son cerveau de côté pour arrêter de fixer la ligne sombre et épaisse des sourcils de Na, comme une couronne noire ceignant le front de la jeune fille. 

 

Elle dut remarquer le poids de son attention, car elle leva le menton et soutint un instant son regard. Ses joues s'incendièrent et le feu monta jusqu'à ses tempes pour gagner sa nuque. Il se retourna à demi pour dissimuler son trouble et n'aperçut que du coin de l'oeil qu'elle aussi baissait soudain son visage pour une raison inconnue. 

 

— Donc tu veux vraiment pas venir jouer ? insista Camille. On peut voir si quelqu'un a des baskets à te prêter. Tu t'y connais un peu en foot ? 

 

— C'est très gentil, marmonna Na en serrant plus fort sa boîte en plastique. Mais je ne préfère pas.

 

Au même moment, la sonnerie retentit dans tout l'établissement. Le directeur, grand amateur de dessins animés japonais, avait réussi à faire voter la mise en place du générique de Hunter x Hunter pour marquer les pauses plutôt que la stridulation ordinaire.

 

Les élèves récupérèrent donc leurs sacs et manteaux, et alors qu'Amadeus esquissa par instinct un geste pour retenir Na, la nouvelle avait filé à l'intérieur et disparu dans la cage d'escalier. 

 

— Elle est bizarre, commenta Valentine alors qu'elle ramassait le ballon. Mais je l'aime bien. Elle est dans ta classe ?

 

Camille hocha la tête et poursuivit : 

 

— C'est quoi cette histoire du feu ? C'est le truc dont vous parliez sur le terrain ?

 

Amadeus retrouva alors l'usage de la parole : 

 

— Je vais t'ex... 

 

Au même moment, Madame Cuzuel sortit pour contrôler le flux des lycéens et aperçut Valentine. La surveillante, raide dans sa robe couleur banane, l'interpella d'une voix forte : 

 

— Valentine, pas de ballon en classe ! Tu vas vite redéposer ça au gymnase, les cours vont commencer !

 

La jeune fille grommela et retira l'élastique dans ses cheveux. Les mèches retenues se libérèrent et flottèrent un instant en auréole au-dessus du reste de la masse, grâce à l'effet gel de la sueur refroidie. 

 

— On en reparle par messages, imposa Camille. Et à la pause du déjeuner. Vous allez tout me raconter, du début jusqu'à la fin.

 

Valentine voulut ajouter quelque chose, mais un regard glacé de Madame Cuzuel derrière ses lunettes cul-de-bouteille la fit taire et elle fila vers le gymnase, le ballon à la main et sans demander son reste.

 

Camille s'apprêta à rentrer, et Amadeus la suivit, mais au moment de passer la porte dans le flot des élèves, un picotement le fit frissonner. C'était comme si quelque chose l'observait depuis les hauteurs. Il jeta un regard vers le toit de l'établissement et aperça une forme blanche aussitôt disparaître.

 

— Un souci ? lui demanda Camille. On doit pas traîner là.

 

— Je... balbutia Amadeus. Je crois que je viens de voir un fantôme. 

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Le Saltimbanque
Posté le 10/01/2021
Mais c'est qu'il a bon goût ce directeur...

Sinon, très bon chapitre. Tu as réussi à rendre un match de football fun à suivre, vraiment c'est un exploit pour moi.
Tu introduis de manière très efficace Camille (que jaime beaucoup) et Valentine (dont les remarques méchantes me donnent envie de l'étrangler).

Sacré début de relation pour Amadeus et Na ! Je suis encore plus excité de voir comment les deux vont apprendre à se connaître...

Mon seul grief serait un léger détail : la réplique de la "section tourisme à Décathlon" ne fait pas du tout crédible je trouve.

Voili voilou
Alice_Lath
Posté le 13/01/2021
Aaaaah, j'avais des doutes sur le clash "section tourisme" et tu fais bien de me le confirmer, je vais le retirer
Camille et Valentine, ce sont mes choupettes haha, au fond, pas une pour rattraper l'autre, mais heureusement qu'elles sont là
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