Chapitre 3. (partie 2)

Par dcelian

Gaëlle pénètre alors dans une grande salle sombre, si ce ne sont les quelques fissures dans la toiture qui laissent filtrer les gouttes de pluie et le peu de lumière de l'extérieur. A mesure que ses yeux s'adaptent, elle remarque qu'elle n'est pas la première arrivée : la flore a déjà envahi les lieux. Là encore, le lierre grimpe en zigzaguant sur les murs, et l'herbe, par endroits, a traversé le sol.

Ici, le silence est fragile, on le sent prêt à se briser à tout instant, comme s’il retenait son souffle.

En tendant l'oreille, elle remarque au clapotis de la pluie que la salle qu'elle croyait unique dispose en réalité d'un couloir qui s’enfonce plus profondément dans l'église.

Guidée par un instinct qui la trahit rarement, la Traqueuse traverse silencieusement l'immense pièce. Le plafond, plusieurs mètres au-dessus de sa tête, semble menacer de s'effondrer tant le bois dont il est fait craque et gémit. Gaëlle enjambe plusieurs rangées de bancs en bois, brisés et meurtris par le manque d'entretien.

C'est alors qu'une nouvelle odeur lui parvient, une odeur qui vous prend à la gorge, une odeur de chair pourrie. Ses soupçons se confirment lorsqu'apparaissent trois cadavres de religieux. 
Ah ils sont beaux, dans leurs grands habits de grands sages avec de grands principes. Croient-ils sincèrement que leurs grigris vieux comme le monde vont pouvoir les sauver face à des créatures assoiffées de sang ? 

Gaëlle baisse les yeux.

Voilà ce qu'il en coûte de se mêler de ce qui ne nous regarde pas. Et puis ça la met en rogne, en même temps, parce que ces pauvres types ne sont que des religieux, ils sont tout en bas de l'échelle, on leur ment sur toute la ligne, alors inutile de s'étonner de leur triste sort.

La jeune femme prierait bien pour eux, mais elle ignore les mots, elle n'a jamais été éduquée comme ça, alors elle les enjambe simplement en songeant "désolée", peut-être l'entendront-ils.
Peut-être pas.

Gaëlle se retrouve finalement face au tunnel béant qui mène au cœur de l'église. Dedans, le bruit des gouttes qui tombent résonne contre les parois, loin, loin, comme dans un puits à l'horizontal. Sans fin.

Et soudain les voilà. Par centaines. De petites lucioles, flottant paresseusement et sans bruit : les premières lueurs.
En s'approchant du couloir de nuit, Gaëlle a cette moue dubitative qu'elle leur adresse toujours. Les lueurs. On en sait bien peu de choses, et encore, c'est une jolie façon de décorer la vérité. Malgré les nombreux efforts : rien. Que dalle. Des particules lumineuses, vivantes, et qui apprécient la compagnie des Ombres. Et puis c'est tout.

Soupir (ça résonne un moment). Elle approche du but, voilà l'essentiel.

Les premiers mètres se font à tâtons, avec l'ouïe et l'odorat pour seuls alliés. Il fait tout bonnement trop sombre pour distinguer quoi que ce soit, et les lueurs ne sont pas d'une aussi grande aide qu'elle l'aurait cru. 
Elles l'accompagnent pourtant tout du long et, en tendant l'oreille, on jurerait qu'elles murmurent, comme mille fantômes à l'unisson.

Gaëlle finit par s'adapter à la pénombre ambiante, mais il faut bien dire que c'est du pareil au même : elle se trouve dans un long corridor dont elle ne distingue pas encore le bout. 

Peu à peu, l'écho de ses pas s'amplifie, jusqu'à ce qu'elle manque de justesse de rentrer la tête la première dans une massive porte en bois, mystérieusement intacte et sobre.

La jeune femme esquisse un sourire presque sarcastique. Elle-même ignore totalement la raison de cette grimace, peut-être le stress, l'excitation, l'angoisse, ou peut-être un peu tout ça à la fois.

Elle reste plantée là pendant ce qui lui paraît une éternité, bras ballants et boule au ventre.

Elle se dit que, en y repensant, si elle mourait ici, on retrouverait son corps dans le même état de décomposition que ceux des religieux. Elle n'a prévenu personne de sa venue, et on n'allait de toute façon pas l'accueillir en grande pompe...

Enfin… pas tout à fait personne non plus.

L'évêque de Grimard le sait, c'est même lui qui l'a pressée dans cette lettre si décousue de venir à leur secours. Mais elle n'a pas confiance. Elle est méfiante de nature – et c'est une qualité dans un métier pareil, merci bien –, mais surtout : quand on n'a pas été élevé dans la religion comme la majeure partie des habitants de sa petite ville, on remarque plus facilement tout ce qui cloche dans le dogme.
Stupide, le dogme, précise-t-elle en pensées.

C'est finalement l'idée de son corps servant de pâture à une créature quelle qu'elle soit qui décide Gaëlle à enfoncer sa botte en cuir dans le battant de la porte qui s'effondre dans un fracas sourd, qui vient rompre le silence en résonnant dans le couloir, un fracas sourd qui annonce la couleur.
Rouge sang, songe Gaëlle après un brin de réflexion.

Et tout accélère subitement.

Le monstre lui saute dessus, toutes griffes dehors, prêt à empaler l'intruse. Campée sur ses positions comme son mentor le lui a appris, elle reçoit l'assaut en plaçant sa faux à l'horizontale, bloquant toutes les possibilités de la bête.
Cette dernière effectue un bond prodigieux en s'appuyant sur l'arme de la jeune femme pour atterrir plusieurs mètres en arrière.

Le face à face qui se joue maintenant va probablement déterminer l'issue du combat. C'est au premier qui cèdera, mais les deux adversaires se jaugent sans impatience, bien décidés à garder leur position toute la nuit s'il le faut.

Ce que Gaëlle a devant elle, c'est probablement le plus gros gobelin qu'il lui ait été donné de voir. Il fait presque sa taille, et ses griffes sont aussi longues que ses mains, affutées avec ça. Sa peau est vert foncé, presque noire, et ses crocs jaunes débordent de sa trop petite bouche, l'air de dire allez, approche, il fait faim. Ses yeux minuscules et rouges sont injectés de sang, et ses oreilles pointues sont à l'affut de tout ce qui pourrait lui en apporter. 

Si elle devait associer le gobelin à un son, ce serait celui d'un orage, étrange coïncidence. Il gronde, il tremble aussi, et il attend le moment propice pour s'abattre.
La tempête, ce soir, s'annonce ravageuse.

Approche, sale bête, approche un peu pour voir, elle se dit pour patienter.
Il faut l'assommer et le capturer sans bavure, le moindre écart serait fatal, et il n'est plus question pour la jeune femme de mourir ici.

Soudain, le gobelin fléchit presque imperceptiblement ses gros genoux et se projette vers la jeune femme.

La vitesse que peuvent atteindre ces créatures est tout bonnement fascinante, et Gaëlle comprend un peu tard que ce soir, pas d'autre choix, c'est tuer ou être tué.

Tous ses sens de Traqueuse en éveil, elle sent son corps plonger vers la gauche avant même qu'elle ne le lui ait ordonné. Pas assez vite, pourtant : les griffes du gobelin transpercent une partie de son abdomen, lui arrachant un cri de douleur qui résonne dans toute la pièce.

Gaëlle plaque sa main sur la blessure qui saigne à profusion. Elle est saisie d'un vertige et manque de chuter. Ça s'annonce mal, très mal, il va falloir se ressaisir ou bien accepter un destin de charpie.

La jeune femme ferme alors les yeux et tend l'oreille. Le gobelin est derrière elle, il respire fort et n'est pas difficile à repérer. Etrangement, on dirait qu'il hésite à attaquer. Peut-être se méfie-t-il encore de la faux, ce en quoi il a bien raison.

C'est alors que Gaëlle est saisie d'un nouveau vertige et s'effondre à plat ventre, le poing toujours fermé sur le manche de son arme, mais dans un piteux état malgré tout. Elle respire rapidement, pense plus rapidement encore, mais chaque effort, même cognitif, est douloureux.

Lentement mais sûrement le gobelin se rapproche. Un pas, puis deux, le voilà presque à portée de bras de sa proie. Il élève sa main dans un geste presque fataliste, prêt à achever la pauvre créature à ses pieds.

Et soudain le voilà, le moment d'inattention qu'attendait avec crainte la Traqueuse à ses pieds.

D'un coup, elle se retourne, regarde fugitivement la bête face à elle, et projette une pleine poignée de foin dans sa gueule ouverte. La réaction du monstre est immédiate : il hurle à la mort et tombe à la renverse, saisi de convulsions, étouffant à moitié, agitant les bras en tous sens.

Gaëlle se redresse tant bien que mal, trébuchant dans toute sa maladresse, et puis c'est que ça saigne toujours, cette blessure, et ça tangue tout autour, ça tangue et ça tambourine dans ses tempes, ça résonne sans interruption, alors il faut vite en finir, pas le temps de sortir la chaîne en argent, son monde ne se résume plus qu'à une tâche : il faut achever la bête qui gît là. 

Elle inspire un grand coup, saisit sa faux à deux mains, la monte bien haut en l'air, histoire de lui montrer, à cette sale bête, ce qu'il en coûte de se frotter à elle.

L'air lui semble compact, maintenant, le sang pulse dans ses oreilles, tout sonne et résonne, amplifié par l'adrénaline, et c'est alors qu'elle s'effondre de tout son long, vidée, impossible de rien faire d'autre que contempler son échec, plus un muscle capable de bouger. Elle est réduite à une boule de frustration et de douleur.

Elle reste un long moment comme ça, en état de demi-conscience, face contre terre. Le gobelin se calme peu à peu, est-ce qu'il est mort ? Et puis finalement, sa propre vue se brouille, son esprit s'échappe, tout devient d'abord noir, très noir, et puis blanc, tout blanc. 

Le silence envahit alors les lieux.

Un silence de calme, de paix et de douceur. Il caresse tendrement sa joue.

Et elle ? Est-ce qu'elle est morte ?

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Louison-
Posté le 27/02/2022
Coucou Célian ! Comment tu vaaaaas ? Alors, j’espère que tu es prêt, parce que tu vas voir, je vais fangirler tout le long de mon com’ et c’est trô cool kwa.

J’adore le personnage de Gaelle et j’adore toute la scène, elle m’a vraiment tenue en haleine. On se pose plein de questions mais on se laisse embarquer avec plaisir, en apprenant par petites touches sur ce que fait Gaëlle à mesure qu’elle progresse. Donc au niveau du distillement des infos, c’est top. On est perdus sans trop l’être :) Le fait que Gaëlle soit traqueuse, ça me plaît, c’est typiquement le genre d’idée/type d’intrigue qui me séduit hihi. Et puis il y a tellement de phrases pépites que j’ai relevées ! Rohlalala, je suis comblée.

« Il y a plein de silences. » >> Alors déjà ça. CA. Vraiment j’ai lu et ça m’a fait effet : oh wow. Love it. Et puis d’ailleurs je trouve cool que tu caractérises Gaelle par sa faculté à avoir une ouie fine. Le fait qu’elle analyse les gens par leurs bruits, j’adhère.

« Ici, le silence est pluvieux, le silence est grincheux. Ici, même le silence est de mauvaise humeur. » >> Ca aussi. J’admire. Aaéslfjaéslkfjéaslkfjasd.

Ensuite la ville Grimard, je trouve tu la décris admirablement bien ! On se plonge dans l’ambiance tout de suite. « C'est une grande ville gouvernée par la peur de l'extérieur et de ses créatures, de ses humains perfides et autres démons, et dont la grande partie des habitants n'ont jamais mis un pied hors de l'enceinte. » >> Ca j’ai particulièrement aimé.

« Joanne, c'était une calèche en fin de vie, grinçante et répétitive. » >> J’AIME. (voilà c kdo)

« La Traqueuse inspire un grand coup, pour s'imprégner de ce qui l'entoure, les sons, la sensation de la pluie qui s'abat rageusement, le calme avant la tempête, et la voilà qui s'élance d'un pas qu'elle veut assuré, traversant le champ de tombes délaissées pour enjamber l'immense porte en bois de l'entrée, penchée sur le côté, sortie de ses gonds. » >> Cette fin première partie est particulièrement marquante. Elle donne vraiment le sentiment : ok, maintenant le sérieux commence, donc je trouve cool. D’ailleurs c’est sympa de plus en apprendre sur ces créatures de l’Ombre. On découvre là que ce sont des bêtes qui se nourrissent de la peur des humains, qu’il existe des gens qui les traquent, donc oui je te dis j’aime beaucoup l’idée :D

« Ici, le silence est fragile, on le sent prêt à se briser à tout instant, comme s’il retenait son souffle. » >> J’AIME (autre kdo)

« La jeune femme prierait bien pour eux, mais elle ignore les mots, elle n'a jamais été éduquée comme ça, alors elle les enjambe simplement en songeant "désolée", peut-être l'entendront-ils. » >> Oh ça ça m’a particulièrement émue. D’ailleurs je trouve que la façon avec laquelle tu glisses cette info sur ton personnage (qu’elle n’ait pas une éducation religieuse et qu’elle soit sensible) très subtile.

« Lueurs. Des particules lumineuses, vivantes, et qui apprécient la compagnie des créatures de l'Ombre. Et puis c'est tout. » >> « Et puis c’est tout », j’aime. Et sinon, ça m’intrigue vraiment cette idée de lueurs. D’ailleurs je crois que c’est la chose qui m’intrigue le plus jusqu’à maintenant, je pense parce que c’est un brin poétique, un brin beau je sais pas ? Et que ça entre en contradiction avec le fait qu'on parle d'Ombre, et donc de choses potentiellement "sombres/méchantes". Ca rejoint une chose que tu expliquais dans un com' précédent, que tu essaies de te détacher de choses trop manichéennes. C'est cool :)

« Sa peau est vert foncé, presque noire, et ses crocs jaunes débordent de sa trop petite bouche, l'air de dire allez, approche, il fait faim. »>> Ton « il fait faim » j’aime beaucoup trop aussi.

« Si elle devait associer le gobelin à un son, ce serait celui d'un orage, étrange coïncidence. » >> C’est super malin de ta part cette comparaison parce que chaque lecteur s’imaginera un son différent :D

Voiloooou. Trop trop aimé ce chapitre et ta Traqueuse hihi. La fin aussi : mi-réussite, mi-échec. On se demande ce qu’il en est.
Sinon, vis-à-vis de Soa, je trouve intéressant parce qu’ils semblent s’opposer. D’un côté une Traqueuse de ces créatures de l’Ombre, et de l’autre un être qui a été appelé « enfant de l’Ombre ». Je me réjouis de voir ce que ça va donner quand ils vont se rencontrer, s’ils vont se rencontrer un jour ;))

A bientôt Célian, et merci de nous partager ta merveilleuse histoire <3
dcelian
Posté le 27/02/2022
COUCOUUUU !! ça va super, et toi donc ?
Déjà : merci pour ta petite réponse et je te réponds moi-même au passage ===> OUI go aller sur insta en fait. J'ai pas trouvé ton compte alors tu peux carrément t'abonner à moi et on se retrouve là-bas pour les détails hors-histoires :D

"Alors, j’espère que tu es prêt, parce que tu vas voir, je vais fangirler tout le long de mon com’ et c’est trô cool kwa."
>> Hahaha bah écoute tu m'en vois ravi, je sais pas pourquoi j'avais déjà cette impression que tu aimerais bien Gaëlle, il semblerait que ça se confirme ! Tant mieux, moi aussi elle me fait carrément kiffer. Et comme tu l'as souligné, je trouvais l'idée qu'elle "regarde" par ses oreilles intéressantes, puisque Soa est très observateur, ça permet de faire une vraie distinction entre leurs deux points de vue, et ça permet aussi de décrire de deux manières complètement différentes une même chose !! Bref : j'adore cette idée et elle est clairement l'un de mes fils rouges pour cette histoire, alors tant mieux si elle te plaît !

"Rohlalala, je suis comblée." >> Et moi donc...t'es trop sympa, merci beaucoup pour tout cet enthousiasme !!!

Au delà des caractéristiques de Gaëlle, c'est cool si t'as apprécié le chapitre aussi. Je pense que je vais retravailler deux/trois choses au niveau du rythme, mais c'est chouette de savoir qu'il t'a paru bien comme tel !! merki <3

Comme précédemment : je vais clairement pas relever tous tes compliments parce que je risque de vraiment pas me prendre pour n'importe qui après, mais sache que je les apprécie tout particulièrement, tous ces petits bouts de phrases que tu as relevés, c'est des trucs que j'ai beaucoup aimé écrire aussi donc ça me fait méga plaisir <3

La remarque que je vais quand même reprendre ici, c'est celle sur les lueurs. Parce que ton impression est vraiment chouette, et c'est carrément ça que je leur trouve aussi, ce mélange de mystère et d'un peu de poésie, de beauté étrange au milieu des Ombres, non vraiment c'est trop trop TOP si tu l'as perçu comme ça. Par ailleurs, elles sont effectivement un élément très "secret" de cette histoire, secret parce qu'elles sont là mais qu'on sait jamais vraiment pourquoi ni pour quoi. Et ça me plaît, cette présence qui fait douter, un peu oppressante. Bref, je m'emballe, mais c'est très chouette qu'elles t'intriguent déjà, et que tu leur trouves un charme est encore plus chouette à mon sens !!

"Sinon, vis-à-vis de Soa, je trouve intéressant parce qu’ils semblent s’opposer. D’un côté une Traqueuse de ces créatures de l’Ombre, et de l’autre un être qui a été appelé « enfant de l’Ombre ». Je me réjouis de voir ce que ça va donner quand ils vont se rencontrer, s’ils vont se rencontrer un jour ;))"
>> Bah écoute c'est troméga cool si t'as aimé le chapitre et ce nouveau personnage, vraiment ! Je te laisse constater par toi-même leur potentielle rencontre ou non ;)

Merci encore pour ton commentaire et ton engouement, ils font vraiment du bien à lire, et puis du coup jte dis à très vite sur insta ?!
:D
Louison-
Posté le 27/02/2022
"Et comme tu l'as souligné, je trouvais l'idée qu'elle "regarde" par ses oreilles intéressantes, puisque Soa est très observateur, ça permet de faire une vraie distinction entre leurs deux points de vue, et ça permet aussi de décrire de deux manières complètement." >> Oui c'est une trop bonne manière de distinguer tes pdvs !!

Pour les lueurs : oh, tout ce que tu me dis, ça me met encore plus l'eau à la bouche hihi :D Tout ce mystérieux, ce "planant", j'adore ^.^

Et enfin, ouiiiii sur insta : j'ai dû t'envoyer une demande ! Sauf erreur j'ai un petit avatar avec un foulard dans les cheveux et une tasse de thé à la main, mais je sais pas si on voit grand chose ^^'

Bisouuuu, à très vite !

(Et parce que tu m'avais demandé de te tenir au courant : j'ai commencé à poster ma réécriture, mais bien sûr aucune obligation à lire, et puis aucun stress, enfin voilà c'est comme tu le sens :))
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