Chapitre 3, ou comment on s'habitue à tout

Par Rimeko
Notes de l’auteur : Un nouveau chapitre pendant que je suis à fond dans les corrections de la suite :P

Ça faisait trois semaines que Nour avait rencontré Lei.

Entre temps, elle avait retrouvé sa voix, mais pas tout à fait l’usage de son corps. Si rester debout n’était plus un problème, marcher demeurait un effort qui la laissait rouge et pantelante après quelques kilomètres. Ça l’insupportait, alors elle serrait les dents, et elle faisait de son mieux pour suivre les grandes enjambées de Lei quand celle-ci l’emmenait faire un tour dans les environs.

Elle lui montra un genévrier noueux, son tronc blanchi par l’âge et les intempéries comme un vieil os, et une avancée de la roche qui protégeait un ersatz de végétation qui s’entêtait à pousser là, au milieu du sable et de la poussière. Elle lui expliqua que les pluies acides rendaient le sol quasiment inculte à la végétation, transformant toute la zone en un désert aride. Elle lui montra d’autres abris comme le sien, mais vides de toute vie. Cette fois-là, elle n’expliqua rien.

Quand Nour put marcher un peu plus, elle l’emmena jusqu’à la source où elle s’approvisionnait en eau puis, le surlendemain, à son premier site de fouilles. C’était une espèce de hangar en tôle grise, à demi enfoui dans les dunes, d’où dépassait la moitié d’une enseigne aux couleurs brûlées par le soleil.

« Celui-là, j’l’ai poncé de fond en comble, il est trop proche de chez moi. Mais ça fait toujours un abri en cas d’pépin.

– Quel genre de pépins ?

– Eh. Un tas de trucs. Pas la peine d’essayer d’te foutre les chocottes maintenant, j’te raconterai plus tard. »

Nour renifla, pas certaine de si elle préférait rester ou non dans l’ignorance. À bien y réfléchir, la seconde solution serait sûrement plus bénéfique à sa survie future. À cette pensée, elle se rapprocha instinctivement de Lei. La pénombre lui semblait soudainement bien plus menaçante.

Une fois de retour à l’abri, Lei s’était absorbée dans la préparation du repas, c’est-à-dire qu’elle avait soigneusement ouvert deux boîtes de conserve tout en ignorant sciemment le regard inquisiteur de Nour. Celle-ci n’avait pas osé poser de questions.

Ça faisait trois semaines, donc.

Ce jour-là, Lei était partie seule, son sac au dos et ses éternelles lunettes sur le nez. Quand Nour s’en était moquée en disant que ça lui faisait des yeux d’insecte, elle lui avait tiré la langue.

« La dernière fois, quand tu t’es pris du sable des yeux, tu ressemblais à un rat albinos, j’t’assure que c’était pas mieux ! »

Après son départ, la jeune femme avait compté leurs boîtes de conserve. Il y en avait une bonne cinquantaine dans l’abri, réparties dans différentes caisses, et elle savait qu’il y en avait à l’extérieur aussi, placées à plusieurs endroits. Par acquis de conscience, elles étaient un tant soit peu dissimulées, même s’il n’y avait pas foule dans le coin. Jusque-là, Nour n’avait vu âme qui vive, hormis une poignée de cafards et une famille de rats. Quand elle l’avait fait remarquer à Lei, l’autre avait rigolé et lui avait donné une tape dans l’épaule.

« Hé, ç’a pas été l’apocalypse pour rien ! »

Il y avait quelque chose dans son expression toutefois, quelque chose qui grinçait tout contre son ton enjoué.

Après les boîtes de conserve, Nour avait fini de trier la collection de vis de Lei par ordre de taille. Puis elle avait grimpé sur le lit, s’était dressée sur la pointe des pieds au milieu du matelas inégal et avait nettoyé la fenêtre-plexiglas. Ça lui prit moins de temps qu’elle ne l’espérait. Elle essaya de faire des abdos, abandonna au bout de dix. Elle contempla le plafond.

Elle n’aurait jamais pensé qu’en une vingtaine de jours, elle se serait tant habituée à la présence de celle qui avait failli lui mettre une balle dans la tête qu’elle ne saurait plus quoi faire sans elle.

Elle se remit sur ses pieds avec un soupir exaspéré et se planta devant une des étagères. Les planches croulaient sous leur contenu, tant et si bien que cela tenait du miracle qu’elles ne se soient pas encore effondrées. Elle saisit ce qu’elle identifiait en tout et pour tout comme un truc, le retourna entre ses mains, le reposa. Elle n’avait aucune idée de ce que ça pouvait bien être. Elle n’osait pas trop toucher aux affaires de Lei, même si cette dernière lui avait certifié qu’elle devait pas se gêner, vu que la plupart de ses bidules ne marchaient pas et ne marcheraient probablement jamais, faute de pièces de rechange ou de connaissances techniques.

En désespoir de cause, Nour attrapa la radio qu’elle avait remarquée dès le premier jour. Elle avait l’air particulièrement en bon état, bien que recouverte d’une épaisse couche de poussière. Elle alla jusqu’au plan de travail, y dégagea un espace suffisant et s’assit en face de l’appareil. Un peu au hasard, elle commença à tripoter les boutons, réussit à la mettre en marche.

Son intuition était bonne : la radio semblait fonctionner, ou tout du moins un grésillement aigu s’en élevait, légèrement modulé au rythme des sauts de fréquence que la jeune femme lui imposait.

Au bout d’un temps certain à écouter de la friture, toutefois, sa patience commençait à être mise à rude épreuve. Lei lui avait bien dit qu’il n’y avait personne d’autre, alors pourquoi s’entêtait-elle à lui donner tort, alors qu’elle-même débarquait seulement ? Ses doigts se crispèrent sur le bouton et ses changements de fréquence se firent plus saccadés. Il n’y avait personne. C’était forcément pour ça que le poste de radio avait été laissé à l’abandon.

Lei avait dû en avoir marre de poursuivre des chimères.

Alors que Nour s’apprêtait à faire de même, un « bip » sonore vint couper le flot des grésillements. Elle se figea, revint quelques stations en arrière. Elle n’avait pas rêvé. Son cœur s’emballa dans sa poitrine.

« Bip – bip – biiiip »

Bon. Ça bipait. C’était déjà un début.

Elle en était là de son analyse du signal quand la porte de l’abri s’ouvrit en grand, la faisant sursauter.

« J’suis rent- Qu’est-ce tu fais ? »

Lei s’était immobilisée mi-mouvement, une main encore sur la poignée et son sac à bout de bras, son buste ployant sous le poids. Son regard était dissimulé par les verres encrassés de ses lunettes de protection.

« Euh... »

Nour avait l’impression d’être une gamine prise la main dans le sac.

« Je m’ennuyais ?

– Ah. »

Elles s’observèrent. La radio bipait toujours. Nour se jeta à l’eau :

« T’as déjà capté ce signal ?

– Probablement. Des bips, y en plusieurs sur les ondes. Ça veut rien dire. »

Son ton n’admettait pas de discussion, et la jeune femme jeta un dernier coup d’œil à la radio avant de l’éteindre. Ne resta plus que le silence.

Lei se remit en mouvement. Elle remplit d’eau sa bassine, se lava consciencieusement les mains, rajusta sa queue de cheval. Ce fut seulement une fois propre qu’elle se mit à fouiller dans son sac.

« J’t’ai trouvé des chaussures à ta taille, j’pense. Tiens, essaie-les. »

Elle lui lança deux paires de baskets de ville, que Nour rattrapa à la volée. Jusque-là, elle avait emprunté une vieille paire à Lei, un peu trop grande pour elle. Des ampoules s’étaient ajoutées aux entailles récoltées pendant son errance dans le désert, pieds nus, et franchement, elle en avait un peu marre d’avoir mal aux pieds. Ça ne l’aidait définitivement pas à marcher.

La première paire était peut-être un peu trop large, et son talon menaçait de s’en échapper à chaque pas, mais la seconde lui allait à merveille. Bon, le cuir blanc allait virer au rouge dès qu’elle mettrait les pieds dehors, mais tant pis.

« J’ai aussi des soutiens-gorge. »

Nour ne s’attendait pas à recevoir le sous-vêtement directement sur la figure. Autour du tissu bleuté, frangé d’une fine dentelle, ses joues virèrent à l’écarlate, et elle s’empressa de le retirer de son visage. Lei gloussa, ravie de son effet.

« Vas-y, essaie-le ! »

La jeune femme commença à déboutonner sa chemise, dont les pauvres boutons n’attendaient que ça, puis s’arrêta, levant les yeux vers Lei qui la fixait avec un intérêt non dissimulé.

« Bah alors, t’attends quoi ? »

D’un geste de l’index, elle lui fit signe de se retourner.

« Ah, on est pudique chérie ? T’inquiète je- Oui bon, d’accord, d’accord, » capitula-t-elle devant le regard meurtrier de Nour.

Alors que Lei patientait bon gré mal gré, les bras croisés contre sa poitrine, elle termina d’ôter son haut et dégrafa son soutien-gorge, retenant un soupir de soulagement alors que ses seins retrouvaient un peu d’espace. Elle passa une main sur les empreintes rouges laissées sur sa peau, comme pour les effacer, se massa brièvement l’épaule, puis enfila le nouveau. C’était satisfaisant de sentir sa poitrine se lover parfaitement dans les bonnets, et encore plus de ne pas avoir à serrer les bretelles à s’en faire mal pour avoir un semblant de tenue.

« J’peux me retourner ? »

Avant même d’avoir une réponse, Lei fit volte-face, et Nour rougit à nouveau en sentant son regard glisser sur son buste exposé. Un peu par réflexe, elle esquissa le geste de se cacher derrière ses bras, et l’autre eut le bon goût de paraître un peu gênée.

« Désolée, j’voulais pas te mettre mal à l’aise...

– C’est bon. Ça fait juste longtemps que je... ou pas... eh, je sais pas trop. »

Il y avait des drôles d’images dans sa tête tout à coup, beaucoup de blanc, des visages flous et des voix qui s’entremêlaient. Des mains sur son corps, quelque chose de froid, de très froid contre sa peau. Elle fronça les sourcils. Le tout faisait naître en elle une angoisse sourde, qu’elle ne comprenait pas.

« Rhabille-toi, t’as la chair de poule. »

Un coup d’œil à ses bras confirma les dires de Lei. Elle ramassa sa chemise et l’enfila sans un mot. Elle n’arrivait pas à déloger cette sensation d’inconfort du creux de son estomac. Une migraine, devenue familière au cours de ces dernières semaines, pointait le bout de son nez, et elle se massa les tempes.

Lei était repartie vaquer à ses occupations, non sans jeter des coups d’œil à la dérobée en direction de la jeune femme. Elle semblait presque inquiète, ou peut-être curieuse. Parfois, son expression était dure à lire.

« T’as trouvé tout ça où ? demanda Nour pour changer de sujet.

– Y a les restes d’un supermarché à une dizaine de kilomètres d’ici. Ça fait des lustres qu’y a plus ni bouffe, ni eau, ni médocs dedans, mais il reste pas mal d’fringues.

– C’est là que tu as trouvé tes conserves ?

– Nan, c’était déjà entièrement nettoyé quand j’suis arrivée dans l’coin.

– "Arrivée" ? releva Nour. Je croyais que tu étais née ici...

– J’suis née dans le désert, ouais, mais il est grand. J’viens d’une des communautés du nord, Nouvelle Eden qu’ça s’appelait, et j’suis arrivée ici y a à peu près dix ans. J’vivais avec un homme, Cruz... C’était genre un oncle pour moi. C’est lui qu’a construit cet abri, d’ailleurs.

– Et... il est où maintenant ?

– J’sais pas. J’ai pas pu récupérer son corps. »

Nour se mordit la lèvre. Elle aurait dû s’en douter.

Elle considéra Lei. Celle-ci était en train de ranger la radio, sifflotant un air un peu faux entre ses dents. Elle la reposa à sa place, la poussant même jusqu’au fond de l’étagère, derrière le truc dont Nour ignorait l’utilité. Elle s’épousseta les mains. Le léger sourire plaqué sur ses lèvres crispait de fines lignes autour de sa bouche.

« Hey ma belle, lança-t-elle à brûle-pourpoint, ça t’dit de partir sur un vrai site de fouilles avec moi ? Ça s’rait à genre, huit ou neuf kilomètres, tu t’sens la force ? »

 Elle se tourna vers la jeune femme. Une étincelle revenue pétillait dans ses yeux gris, et Nour ne se sentit pas le courage de lui dire non.

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Alie
Posté le 06/03/2021
Coucou,
Me revoilà ! x) J'aime beaucoup la nuance que tu donnes à Lei, on sent que sous cette façade de bravade et de bonne humeur se cachent des traumatismes enfouis, c'est assez réaliste vu le monde dans lequel elle est née et ce qu'elle semble y avoir vécu. Nour me semble en revanche un peu transparente, mais je suppose que c'est parce qu'elle découvre tout, ne se souvient de rien et que sa personnalité brillera avec le temps. ^^ En tout cas je poursuis ma lecture avec plaisir.
Rimeko
Posté le 16/05/2021
Coucou Allie !
J'ai. Oublié. De te répondre !! La honte ToT (j'ai retrouvé la notif dans les mails, aaaah)
Je suis content que ce début t'ait plu en tous cas, j'suis en train de réécrire tout le bidule en fait, c'est pour ça que j'ai pas continué la publi haha
Je garde en tête ta remarque par rapport à Nour en tous cas, parce que je crois que ça s'applique toujours à la V3
Alie
Posté le 16/05/2021
Coucou !

Hahaha t'inquiète ! x) Okay d'acc pour la réécriture, bon courage ! Et à bientôt j'espère ! :D
Rimeko
Posté le 16/05/2021
J'espère aussi xD
Elga
Posté le 21/02/2021
Coucou!

Je reviens vers ton texte avec plaisir mais aussi avec quelques réserves, en espérant qu'elles te seront utiles.
J'aime toujours Lei et la relation qu'elle a avec Nour.
En revanche, je trouve que Nour manque d'épaisseur : elle n'agit pas. Elle se retient de poser des questions par exemple, a trop peur pour explorer et je me dis d'ailleurs parfois que ça peut-être un moyen pour l'autrice d'esquiver aussi les problèmes (je dis ça, parce que je l'ai fait et le referai sûrement!! C'est dommage puisque c'est sensé être elle le perso principal.
Peut-être aussi que le manque d'épaisseur (que je ressens) vient du fait qu'on ne sait toujours rien sur elle et j'ai trouvé intéressant le passage où elle a des réminiscences : là j'ai été accrochée, là je me suis dit "tiens, elle a vécu qqc et je veux savoir quoi".

En ce sens, je trouve la fin du chapitre meilleure, d'autant plus que tout est nuancé, même le portrait de Lei, qui se fissure un peu... la fille sympa oui mais, il y a autre chose.

Je ne sais pas ce que tu penses de ces réflexions (toujours subjectives et qui ne tiennent qu'à moi!)
A plus pour la suite,
bises
Rimeko
Posté le 24/02/2021
Coucou !
Les réserves c'est toujours utiles :P
"je me dis d'ailleurs parfois que ça peut-être un moyen pour l'autrice d'esquiver aussi les problèmes" -> si peu x'D J'ai peur de balancer trop d'infos d'un coup au lecteur, du coup j'essaie de les espacer, mais pour ça faut pas que Nour pose trop de questions d'un coup.... arg. Par contre, au-delà des questions, j'ai plus de mal à imaginer ce qu'elle pourrait faire : elle se réveille dans un monde inconnu, elle est encore physiquement affaiblie, elle ne connaît personne... ça paraît pas une bonne idée de s'enfuir en courant quoi :P
Tu me diras ce que tu en penses sur la suite en tous cas, c'est un peu bête oui, que le perso principal soit effacé / passif ^^
Je file à ton autre com' !
Alice_Lath
Posté le 01/02/2021
Mmmh pas grand chose à redire sur ce chapitre haha, je l'ai vraiment lu avec beaucoup de plaisir je dois dire
Il y a quelques questions que je me pose et qui auront ptêtre leur réponse par la suite, mais je les pose quand même au cas où ça t'aiderait :
— Pourquoi Lei a construit des canalisations du point d'eau jusqu'à chez elle ? C'est beaucoup d'efforts pour peu de choses finalement et elle aurait mieux fait de s'y rendre directement pour s'y laver, surtout qu'il faut avoir les connaissances nécessaires. Surtout que quand on est seul, on est moins soucieux de son apparence.
— Pourquoi elle n'a pas de séquelles psy à avoir été seule au monde pendant un long moment ? Sans espoir, difficile pour un humain de garder toute sa raison sans ses congénères
— Pourquoi ne chasse-t-elle pas les petits animaux comme les rats pour économiser ses boîtes de conserve ? Ou récolter des plantes qui poussent plus loin ?
Voilà, j'espère que cela peut t'aider haha ce sont les questions qui ont popé dans ma tête quand j'ai lu ce chapitre, mais à nouveau il y aura sans doute une réponse par la suite
Rimeko
Posté le 01/02/2021
- ... Y a pas de canalisations xD Lei va à la source remplir son bidon régulièrement (genre un jerrican de 40L), et quand je dis "laver", j'entends se rincer les mains et se passer un gant sur le reste du corps, p'têt même en réutilisant cette eau-là plusieurs fois ^^
- ...
- Pour les rats, y a le risque de se faire mordre, les maladies, toussa... Pour les plantes, tu verras qu'il y en a un peu :P
Samy
Posté le 29/01/2021
C’est très bien écrit, j’aime beaucoup (et pourtant ce n’est pas trop mon genre la science-fiction). :-)
Les personnages sont bien travaillés et on se demande à la fois qui est cette Nour tombée du ciel, mais aussi qui est l’énigmatique Lei.
La relation amicale que l’on suit est bien construite et même si elle repose sur la solitude, c’est aussi quand même de l’entraide et ça, ça fait chaud n’au cœur !
A voir donc, seront-elles amies ou ennemies ?
Rimeko
Posté le 29/01/2021
Coucou Samy !
Bah dis donc, en voyant la notif' "nouveau commentaire", je m'attendais à ce que ce soit sur le premier chapitre mais nan, t'as tout lu, d'accord xD (bon, c'est que trois chapitres, mais quand même !)
Haha, et les genres, c'est surfait :P Je dis toujours que j'aime pas le polar, mais y en a quelques uns qui comptent dans mes bouquins préférés xD Contente que ça te plaise malgré un "a priori" plutôt négatif !
Je suis contente aussi qu'on se pose des questions sur Nour, sur Lei, et sur leur relation, parce que pour moi, le centre de toute histoire, c'est les personnages ^^ Et dis, qu'est-ce qui te fait qualifier Lei d' "énigmatique" exactement ? Je sais pas si tu peux pointer pourquoi, mais ça m'intéresse si jamais tu arrives :P
Merci pour ta lecture en tous cas !!
Samy
Posté le 01/02/2021
Re-salut !
en fait, on se ne sait pas grand-chose de Lei et on ne sait pas ce qu’elle pense, ce qui est très mystérieux.
Par exemple, Nour a perdu la mémoire donc il est normal qu’il n’y ait pas beaucoup d’informations avec lesquelles le lecteur pourrait reconstituer une partie de l’histoire.
Par contre Lei a toute sa tête et ne livre presque rien. Comme il y a peu de contexte, le lecteur doit s'efforcer de reconstituer l’histoire avec les tout petits bouts qu’elle donne.
Tout ce que l’on sait c’est qu’elle est toute seule, isolée dans un bled perdu, mais en plus il y a une histoire sombre avec son oncle qui aurait peut-être connu une fin tragique. Et pas de famille, pas d’amis… Rien sauf un prénom.
Bref, mystère mystère. :-)
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