Chapitre 3 - Le procès de M. Pierre

Par Zig
Notes de l’auteur : Ce chapitre sera moins bon je pense, mais il devrait apporter quelques éléments de compréhension, et me sert surtout à entrer doucement dans le vif du sujet. Comme toujours n'hésitez pas à m'aider, en signalant ce qui vous parait problématique. Bonne lecture <3

Armand ne comprenait rien à ce qui venait de lui arriver, et encore moins à ce qui se jouait sous ses yeux. S'il connaissait l'homme à la montre – David, un bon ami de M. Pierre – il n'avait encore jamais croisé l'enfant. Quel âge pouvait-il bien avoir ? Difficile à dire au vu de son accoutrement, qui rendait plus floue la conscience temporelle. L'attitude générale n'arrangeait rien : droit, fier, la tête haute, le port altier, même son regard possédait le tranchant inflexible et méprisant des aristocrates. Remarquant sans doute son coup d'oeil, David s'occupa des présentations :

« Armand, je te présente Vincent. C'est mon... adversaire, en quelque sorte.

— Ton adversaire pour quoi ? s'étonna l'apprenti, de plus en plus perdu.

— Tu n'es même pas au courant de ça ? ajouta sèchement le petit garçon. C'est encore pire que prévu...Le Conseil a sous-estimé son ignorance. ».

Le conseil ? Quel conseil ? Et puis hey ! Il ne lui permettait pas ! Il n'était pas toujours très au courant, certes, mais... c'était vexant comme remarque.

« D'un autre côté vous n'étiez pas obligés d'y aller aussi fort, intervint une troisième voix. Ce Regret l'a visiblement perturbé. »

Armand tourna la tête à gauche, et remarqua Molly. Le chat ne le regardait pas, entièrement concentré sur le garçon aux charmantes boucles brunes, et aux joues rondes.

« Parlons-en, de mon Regret... Il n'aurait jamais dû arriver jusqu'ici ! Dans quel état serait le cimetière si ce n'était pas un exercice, hein ? On ne peut plus perdre un autre Refuge, ni se reposer sur l'incompétence de Fossoyeurs trop peu formés !

— S'il est mal formé ce n'est pas de sa faute, contre-attaqua Molly. Son instructeur est le seul responsable.

— M. Pierre est le meilleur Fossoyeur de tout l'Imaginaire !

— Et M. Pierre n'est pas là.

— Qu... qu'est-ce qui se passe ? De quoi vous parlez ? »

Les bras le long du corps, l'esprit embrumé, le pauvre Armand tentait d'assembler les pièces de cette conversation, sans parvenir à lui donner un sens. Durant l'échange David s'était placé à ses côtés, les mains dans les poches de son jean, le visage fermé. Si Armand pensait trouver en lui un appui de taille, il se rendit compte à quel point il se fourvoyait. David ne laissait rien transparaître de son avis, il jouait simplement avec le couvercle de sa montre. Et il ne lui répondait pas.

« Le conseil voulait... évaluer tes progrès, expliqua lentement Molly.

— De nombreuses plaintes ont été déposées à l'Instance et ton maître n'est jamais venu pour s'expliquer, malgré les multiples convocation, termina Vincent.

— Évaluer mes... mais pourquoi ?

— Parce que M. Pierre vieillit, finit par répondre David, laissant entendre sa voix calme, douce et rassurante. Le Conseil a peur que tu ne sois pas à la hauteur. »

S'il existait un Conseil, dans ce monde bizarre qui était le sien, jamais Armand n'en avait entendu parler auparavant. Son univers se cantonnait au cimetière, à ses habitants et aux rares visiteurs qui se donnaient la peine de venir, comme Molly et David. Son air un peu perdu n'échappa à personne, et les trois comparses s'échangèrent un regard : pupille de chat dans pupille d'humains, et vice versa.

« Je vais voir si je peux trouver M. Pierre, finit par annoncer Vincent, rompant la gêne.

— Nous t'attendrons dans sa cabane, prévint David. »

Comme la décision semblait convenir à tous – sauf Armand, qui n'avait pas son mot à dire – Vincent tendit le bras pour dessiner quelque chose dans les airs, faisant apparaître un vide noir et ondulant. La déchirure aspira l'enfant morceau par morceau, avant de lâcher un rot sonore à une vague odeur de souffre.

« Toujours aussi élégant, commenta Molly.

— Tu peux parler... Je te rappelle ce qui se passe quand tu vides la réserve de thon ?

— Je plaide non coupable.

— Désolé, le jury n'est pas d'accord. »

Armand les fixait tour à tour : le chat, le blond, le chat, le blond... quel était le problème au juste, dans ce foutu cimetière ? Le monde entier avait-il décidé de le faire tourner en bourrique, ou était-il juste trop insipide pour qu'on se souvienne de son existence ? Les Ghûls – si elles n'avaient pas lâchement fui la zone – auraient sans doute opté pour la seconde option. Comme elles ne se trouvaient pas là, Armand préféra préserver son ego et pencher pour la première réponse.

« Quelqu'un peut-il, s'il vous plaît, m'expliquer clairement ce qui vient d'arriver ?

— Le Conseil a reçu des plaintes. Ils ont envoyé David et Vincent pour te tester mais tu as lamentablement échoué, malgré mon aide. Ah, et M. Pierre va se prendre une branlée.

— Merci, j'avais compris cette partie mais... qui est Vincent ? qu'est-ce que le Conseil ? Et c'était quoi ce... truc qui m'a traversé ? »

Au lieu de répondre, Molly soupira tandis que David contournait déjà le Mausolée, se dirigeant vers le lieu de vie des Fossoyeurs. Armand n'eut d'autre choix que de les suivre.

A force de marcher – plus ou moins rapidement selon les situations, si l'on considérait que la course présentait une forme de marche à pied – le jeune homme commençait à ressentir une fatigue aussi bien physique que morale. Autour d'eux le cimetière avait repris ses allures de joyeux bordel, animé par les discussions étranges des Malemorts et les grattements surexcités des squelettes. Le quotidien reprenait ses droits, comme s'il ne s'était rien passé de grave ou d'inhabituel. Ce décalage entre le moment présent et l'aventure tout juste passée, provoqua chez Armand une drôle d'impression, comme si on l'avait éjecté de sa réalité. Cette nécropole, toujours si vivante, évoluait désormais à travers une vitre opaque, derrière laquelle sa vue ne pouvait plus passer. C'était perturbant, déstabilisant. Molly dut sentir que quelque chose n'allait pas, car elle ralentit l'allure pour se porter à son niveau.

« Tout va bien se passer, M. Armand, tu verras. Tout peut te paraître un peu... brouillon, mais je t'assure que tu n'es pas en danger.

— N'en sois pas si sûre, temporisa David. Si M. Pierre est responsable de la situation, il n'en reste pas moins qu'Armand est incompétent. Même s'il n'est pas en tort il subira les conséquences.

— C'est injuste, tenta Armand.

— C'est la vie, conclut le grand blond. »

Depuis qu'ils se connaissaient, David s'était toujours montré chaleureux, et présent. Dans ce monde dépourvu de gentillesse – où Armand avait tranquillement poussé de guingois – le trentenaire s'était approché du rôle de grand frère, compensant l'attitude froide et désintéressée de M. Pierre. Si même lui l'abandonnait, que deviendrait Armand ? Cette situation le rendait fou de colère. L'injustice rongeait ses tripes et gagnait son cœur, puis ses lèvres, au point de faire naître des mots plus acides.

« La vie ne pourrait-elle pas m'expliquer ce qu'est le Conseil ? »

Apparemment non... personne ne lui répondit et ils continuèrent leur progression au sein du cimetière, dans le silence le plus total. Plus ils avançaient et plus Armand pinçait les lèvres, sentant les larmes monter puis descendre, portées par la lune de ses émotions. Il avait vaguement mal à la tête, à force, et sa gorge laissait seulement passer le strict nécessaire. Une nouvelle fatigue succéda à la colère, puis l'abandon couronna le tout. Un arbre – recevant probablement toute la force de sa peine – pencha vers lui ses branches noueuses, pour effleurer ses cheveux en bataille. Armand sentit la pression, ce grattement agréable et qui lui donna des forces. Si les Hommes ne s'intéressaient pas à lui son cimetière, à l'inverse, envoyait l'amour dont il avait besoin.

Il lui pardonnait.

Les tombes lui souriaient, les Malemorts le saluaient, les fleurs s'agitaient dans un encouragement silencieux et même le vent – si souvent opposé à ses actes – déposa dans son oreille des mots doux, qui séchèrent ses larmes. La Nécropole ouvrait son âme à son locataire le moins connu. L'apaisement le prit, et il eut envie d'ouvrir les bras pour tout enserrer, garder contre son cœur les pulsations chaudes de ces lumineuses ténèbres, et de cette non-vie bienveillante. La vision de sa cabane tordue acheva de le requinquer, et c'est avec un esprit apaisé qu'il entra dans la cahute.

Il déchanta bien vite, et une sensation glacée envahit son corps, partant du ventre pour tyranniser tout le reste.

A l'intérieur, M. Pierre les attendait.

Gigim et Dakini l'encadraient : l'un avec sa forme démoniaquement féminine, l'autre avec ses contours approximatifs de petit garçon. Armand les sentit tendus, eux aussi, et l'ombre qui les composait s'agitait, amplifiant l'ambiance anxiogène qui régnait dans l'entrée.

« Ah... tu es là. »

Constata David tandis qu'il ôtait sa veste en jean, et cherchait un endroit où la poser. Le propriétaire des lieux ne lui proposa pas son aide, et fixa plutôt son attention sur Armand, oubliant tous ceux qui n'appartenaient pas officiellement au cimetière. Par réflexe, l'apprenti baissa les yeux, préférant se perdre dans l'analyse d'un pied de chaise. Pourtant, M. Pierre ne se montrait pas hostile envers lui, jamais, et encore moins maintenant. Armand sentait même peser sur lui quelque chose d'un peu doux, mélange de tristesse, de mélancolie et d'un tas d'autres sentiments qu'il ne savait pas analyser. Il n'y avait ni colère, ni déception dans la force de son maître. Armand en fut surpris.

« Vous n'êtes pas les bienvenus, avertit le Fossoyeur de sa voix tombale.

— Nous t'avons fait prévenir, tu étais au courant de ce qui arriverait. »

Piqué par la curiosité – et un peu rassuré par l'attitude de M. Pierre – Armand releva la tête, observant l'échange sans perdre une miette. David se tenait très raide, offrant un visage sévère que l'apprenti ne lui avait encore jamais vu. Il comprit bien vite que la situation ne lui plaisait pas : on lui avait imposé un rôle trop rigide pour lui, et il l'endossait par nécessité, non par envie. A l'inverse M. Pierre ne changeait pas, semblable à ces morceaux de plastique qui ne s'usaient jamais, contrairement aux statues. Les épaules voûtées du Fossoyeur le faisait paraître plus petit – lui qui n'était déjà pas bien grand. Ses yeux gris présentaient des couches de cerne, qui s'accumulaient comme le calcaire dans la cavité de son regard. D'une manière assez étrange, ni ses cheveux gris souris, ni son air fatigué, ni sa lassitude constante ne parvenaient à le vieillir. Monsieur Pierre avait la quarantaine tranquille. Depuis et pour toujours.

Peu touché par l'hostilité de son ami, le maître des lieux se déplaça vers un réchaud. Ses mains abîmées fouillèrent les placards à la recherche du café moulu et de la petite cafetière à l'italienne – rouge et brillante – qu'Armand côtoyait depuis son enfance. Le terme « côtoyait » n'était d'ailleurs pas exagéré... les deux individus avaient flirté un temps : leur premier baiser.

« Tu sais, n'est-ce pas ? Je n'ai pas besoin de te faire un résumé.

— Évidemment, c'est mon cimetière. Je n'ai pas besoin de toi pour me dire ce qui s'y passe, et je n'ai pas besoin du Conseil pour tester le petit. »

M. Pierre répondait avec calme, et lenteur. S'il ressentait de la colère il ne la montrait pas, imposant son rythme d'échange et sa tranquillité constante. Ce comportement aggravait la tension de David. Armand ressentait presque de la peine pour lui.

« Tu dois des comptes au Conseil, Pierre.

— Je ne dois rien à personne : je suis neutre. J'obéis à la Mort. J'aimerais que tu le rappelles à ceux qui se permettent de jouer avec mon domaine.

— La situation est dramatique, intervint Molly. Plusieurs Refuges sont tombés sans raison apparente. Notre monde dégénère, Pierre. Le Conseil est paniqué, plus personne ne peut se permettre d'être neutre. »

Si les paroles de Molly firent effet sur M. Pierre, il n'en montra rien. Ses doigts frottaient les allumettes, activaient le gaz et restaient concentrés sur le café. Son esprit montrait porte close.

« Pierre ! finit par s'offusquer David, tu ne comprends pas l'urgence ! »

Cette fois le Fossoyeur posa les mains à plat sur la surface, fixant un instant l'ustensile qui produisait un son vaporeux et sifflant.

« Je l'ai comprise depuis longtemps, peut-être même avant vous. Lorsqu'un Refuge s'efface c'est moi qui en souffre. C'est ma communauté qui échoue, c'est un morceau de moi qu'on arrache, mais je suis un juge. Je n'agis pas, je ne réfléchis pas : j'observe et je laisse les actifs jouer leur rôle, en priant pour que ça ne me détruise pas. Vous croyez tous les deux que je suis un idiot ? Que je n'ai pas peur ? Nous avons une place à tenir et c'est en la quittant que nous déstabilisant notre propre monde. Si demain mon cimetière venait à disparaître alors je disparaîtrais avec lui. C'est à vous d'en gérer les conséquences. Pas à moi.

— Mais Armand...

— Armand m'a été confié à moi. Armand est un apprenti, et il saura ce qu'il a besoin de savoir en temps et en heure. »

Armand était surtout toujours là, et continuait d'entendre son prénom jeté à la volée, comme s'il n'existait pas. Il regrettait sa petite rencontre sensuelle avec la grosse masse noire et agressive... Au moins elle avait eu la politesse de communiquer avec lui.

« Les Ghûls m'ont encore embêté, cette après-midi, signala Armand, essayant d'attirer l'attention.

— Qu'est-ce qu'elles ont encore fait ? lui demanda M. Pierre, sans hésiter.

— Trois fois rien, se défendit Dakini. Une petite farce, une légère déformation du plan spatial. C'est un voyage gratuit au final, il devrait nous êtes reconnaissant. »

Dakini faisait la maline, mais elle n'en menait pas large. C'était l'inconvénient de posséder une forme approximative, variable en fonction des humeurs : on mentait avec davantage de difficultés.

« Moi j'ai rien fait, ajouta mollement Gigim. C'est tout elle.

— Quoi ?! C'est toi qui l'as transporté ! »

Elle se tourna vers M. Pierre, cherchant à convaincre leur juge, oubliant les autres invités. David et Molly ne s'ne formalisèrent pas, ils avaient l'habitude, parfaitement conscients de ne pas avoir leur place ici. Ils prirent leur mal en patience, et attendirent que l'affaire fût réglée.

« A cause de Gigim, dénonça Dakini, M. Armand s'est cogné la tête.

— L'épaule, rectifia Armand.

— Oh toi ça va hein ! A te croire tu aurais toujours mal partout. Les mains, les pieds, la tête, l'épaule...

— Les doigts, compléta Gigim.

— Le ventre.

— Les yeux, même la langue, une fois.

— Au moins nous aurons eu le droit à un cours d'anatomie, constata Molly avec cynisme. J'ai moins l'impression de perdre mon temps. »

Armand, lui, n'ajouta rien, trop dépité pour se défendre. Il suivit plutôt le déplacement de M. Pierre qui – après avoir servi deux tasses d'un café fort – se dirigeait vers lui pour lui en placer une dans les mains. Le jeune homme remercia son maître et tourna la tête vers David, à qui M. Pierre ne proposa pas la moindre boisson. La seconde tasse, le Fossoyeur la garda entre ses mains, rougies par la chaleur du contenant.

« Une semaine.

— Pardon ? s'enquit David.

— Ce n'est pas pour toi. »

Les Ghûls, à l'inverse du Marchand, comprirent où il voulait en venir. Dakini essaya mollement de se défendre, mais aucun son ne sortit de sa bouche – désormais cousu de fil blanc. Voyant ce qui arrivait à sa sœur, Gigim tenta une fuite en direction de la fenêtre ouverte. Le volet claqua soudain, dégageant une lueur blanchâtre qui empêcha le Ghûl de se vaporiser dans les interstices.

Armand avait si souvent vu cette scène, qu'il pouvait en prévoir chaque seconde. Tout se répétait en permanence, et M. Pierre aimait si fort l'immobilité et les boucles, qu'il ne changeait jamais son modus operandi. D'abord les bougies qui s'allument, celles placées de part et d'autre des bocaux, sur la grande étagère du fond. Ensuite, l'odeur de menthe poivrée, l'arôme de sous-bois et l'humidité familière des caveaux. Le bruit des couvercles qui se tournent, lentement, pour laisser le temps aux Ghûls de sentir monter la peur. Enfin le vide, une pression moins forte sur les épaules d'Armand, un infime morceau de lui qui se sent libéré, et léger. L'enfermement des Ghûls. Pendant une semaine.

Un répit, enfin.

Mais au milieu de l'usuel, du commun, Armand vit une chose qu'il n'avait encore jamais vue, et qu'il aurait aimé ne pas voir.

M. Pierre vacillait.

Oh il cachait bien son instant de faiblesse, s'appuyant à peine sur la table – où il venait de déposer le bocal contenant les deux Ghûls prisonnières – mais elle était bien là, cette faiblesse. Présente dans la crispation des doigts, inscrite dans la fatigue du regard, figée dans une mollesse des jambes, qui n'existait pas avant.

Le regard gris du maître rencontra les yeux bleus de l'élève. Il lui offrit un sourire, si ténu, si fragile, qu'Armand se sentit perdu. Pour la première fois depuis le début de leur cohabitation, ils partageaient un secret.

« Vous avez terminé ? les interrompit un David impatient. Nous avons des choses à régler, et ce n'est pas parce que t...

— Je me présenterai, le coupa M. Pierre.

— Tu te... où ?

— Au procès.

— De quoi tu p... »

Pour la seconde fois, David fut interrompu avant qu'il ne puisse terminer. Un vent violent balaya la cuisine, renversant plusieurs verres et refroidissant d'un coup le café d'Armand. Peu dérangé par l'élément, Vincent se tenait juste à côté du Fossoyeur, ses boucles courtes noyant son visage, alors qu'il tendait une enveloppe marron.

« Vous avez plutôt intérêt, Monsieur Pierre. Le Conseil n'est pas content.

— J'en suis conscient, répondit l'homme en s'emparant de l'enveloppe. Mais ça ne change rien à ma position. »

M. Pierre déposa la missive à côté des bocaux. Leur curiosité piquée, les deux Ghûls se déplacèrent pour essayer de voir, de lire peut-être. Elles s'agitèrent sans produire le moindre son, bridées par leur punition.

« Quelle effet ça vous fait, de passer de juge à jugé ? »

La question de Vincent se voulait vexante, et volontairement cruelle. Sa pique n'eut pas l'effet escompté, elle n’égratigna pas le calme du Fossoyeur, qui haussa simplement les épaules.

« Veuillez quitter notre domaine, maintenant. Vous nous affaiblissez par vos actions, et même si vous ne le savez pas encore, ça aura des conséquences.

— C'est une menace, Maître Fossoyeur ?

— Non. Une prédiction. »

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Anahera
Posté le 10/04/2020
Un chapitre moins bon ? Où ça ??
Moi j'ai adoré. On commence à sentir lentement le suspens qui s'installe, l'intrigue qui monte phrase après phase.
Rien à redire à part vivement la suite !
Zig
Posté le 14/04/2020
Haaaaan merci ! Merci beaucoup pour les compliments ! J'espère que la suite ne te décevra pas du coup u_u La pression un peu !

Merci, merci, merci d'avoir déposé un petit mot, ça chauffe mon petit kokoro de saucisse !
PetraOstach - Charlie O'Pitt
Posté le 05/04/2020
Hello Zig !

Une de mes histoires préférées sur PA ! 😍❤

Même si c'est un chapitre qui sert de transition, il n'en est pas moins prenant et enthousiasmant je trouve. Tu arrives à maintenir l'humour qui te caractérise dans la narration et c'est toujours très agréable de te lire pour cet aspect là.
Je trouve que tu as bien su te servir de ce chapitre pour ouvrir la suite de l'histoire, il ne sert pas juste de bouche trou, il pose une ambiance, met un peu de tension...

J'aimerais avoir la volonté de résister à te lire dès que tu publies un chapitre pour pouvoir me régaler avec plusieurs chapitres à la suite, mais cette volonté je ne l'ai pas. J'aime trop cette histoire et j'aime trop te lire !
Zig
Posté le 06/04/2020
Coucou ♥

Mooooooh. Ca fait tellement du bien de lire tes deux commentaires dès le matin ! Ca ouvre une belle journée pleine de bonheur !

Ça me fait tellement plaisir de voir que tu t'embarques avec joie dans mes petites folies ! C'est vrai que j'ai moins de doutes sur ce projet que sur Les Equilibres, et j'y tiens tellement que c'est toujours rassurant et agréable de voir qu'il plait.

Encore merci, tellement merci, pour tous les petits commentaires que tu me postes (et qui me regonflent à bloc à chaque fois !)

J'ai de la chance d'avoir des commentateurs aussi gentils et aussi fidèles !
Cocochoup
Posté le 05/04/2020
Coucou !!
Enfin un nouveau chapitre à lire, je suis trop happy!
Arf je ressors de la avec tellement de questions, alors il faut vite te dépêcher de publier la suite !
Il m'intrigue beaucoup ce monsieur Pierre si fort si tranquille mais dont tu nous montres aujourd'hui une petite brèche.... Et ce Armand qui paraît si maladroit peut il réellement être à la hauteur de monsieur Pierre ???
Zig
Posté le 05/04/2020
Coucou !

Je suis toujours tellement contente de voir ton commentaire apparaître ! Ça fait trop du bien d'être suivi régulièrement par des personnes et tu es toujours la première à me laisser quelques mots !

Ah mon M. Pierre... s'il y a bien un personnage dont je suis un peu amoureuse, c'est bien lui *toussote*

Encore merci de m'avoir lue et de m'encourager ! Tu es la plus gentille des noix de coco !
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