Chapitre 3 - Le gnome contre le vent

Gulliver galopa à grande vitesse vers l’est, droit sur les montagnes, plus rapide qu’aucune Valiette ou Eranfère n’en aurait été capable. Muse sentait sous ses fesses un sortilège se déployer dans les muscles du poney, comme s’il s’aidait de magie pour aller plus vite - mais elle était surtout occupée à garder sa prise sur la crinière et ne pas se casser la gueule. Le fait que le poney qui parle utilise de la magie était clairement un problème secondaire.

Ils quittèrent en coup de vent la vallée fluviale qui longeait la forêt d’Hexe, traversèrent les champs et les pâturages du nord-est de la grande cité d’Aradhis, autrefois trône du roi des gnomes et désormais siège des insupportables maegis, puis déboulèrent dans les collines fleuries de l’est, rarement entrecoupées de quelques hameaux solitaires.

Gulliver s’arrêta enfin vers le milieu de la journée, et Muse se laissa glisser au sol, incapable d’amortir sa chute. Ses muscles étaient horriblement crispés, et elle n’était pas sûre de pouvoir un jour recommencer à respirer de façon normale. 

— T’es vraiment une cavalière de merde, j’ai mal au dos comme pas possible !

Elle rêvait ou il avait vraiment le culot de se plaindre ? Le poney s’étira dans une posture grotesque, puis se roula dans l’herbe en poussant des petits bruits satisfaits particulièrement dérangeants.

— Bou-hou, grogna Muse. Et moi j’ai mal au cul, sac-à-puce, mais tu m’entends geindre ?

— T’as pas arrêté pendant tout le trajet. 

C’était vrai, mais pas vraiment pertinent. Muse se redressa en position assise, et décida de revenir à un sujet bien plus important.

— Tu m’as foutu dans la merde à un point inimaginable, poney. 

— Tu parles encore de ton postérieur ou … ? » Muse l’interrompit d’un geste grossier, et Gulliver s’ébroua. « Je te rappelle que tu m’as fait sortir de ma prison et que tu es montée sur mon dos de ton plein gré.

— J’étais cuite, hier ! Et aujourd’hui … j’ai pas envie de me faire juger pour un truc aussi débile !

— Je t’ai pas forcée à prendre des trucs qui te bousillent le cerveau, petite. Ni à pas assumer tes propres bêtises. J’ai juste fourni les suggestions. 

Muse attrapa le premier caillou qui lui tomba sous la main, et le lança dans sa direction. Gulliver regarda sans broncher le projectile tomber à ses sabots avec un bruit mat et ridicule, puis se pencha pour brouter sans autre considération pour son attaque. Muse soupira -  elle n’avait pas assez de force pour ces idioties, mais c’était l’intention qui comptait.

La gnome détacha son tambour de son dos, et se roula en boule autour. 

Il s’était passé beaucoup trop de choses depuis la veille … et encaisser la réalité n’était pas évident avec les douleurs dans tous ses muscles et le bruit de mastication de Gulliver. Si elle revenait à Sabot-sur-l’eau … qu’est-ce qu’il se passerait ? Rien de génial. Elle n’avait pas une réputation assez bonne pour attirer la clémence populaire. Et s’ils lui faisaient repayer son méfait accidentel par des travaux forcés … elle pourrait y être occupée jusqu’à sa mort. La deuxième option, c’était d’aider Gulliver à retrouver sa maîtresse, et elle n’était pas vraiment davantage motivée, même si c’était pour aider une autre gnome à retrouver sa bestiole bizarre.

Mais il restait encore une troisième option.

— Donne-moi une seule bonne raison de ne pas me barrer incognito à Hexe ou Pierremêle et de ne plus jamais revoir ta sale trogne.

Le poney releva la tête, et sembla considérer la question avec beaucoup de sérieux, le travail de ses mâchoires légèrement ralenti par l’effort. Muse était à peu près certaine que tout ce qui passait dans son cerveau de quadrupède était de bonnes grosses idées de merde. Lorsqu’il n’y eut plus d’herbe dans sa bouche, il répondit enfin :

— J’écouterais toutes tes chansons jusqu’au bout sans jamais t’interrompre, même celles que t’as pas traduites. 

Muse retint sa respiration, lèvres serrées. 

Etait-ce pitoyable qu’une offre aussi simpliste la tente plus que le reste de ses options ? Clairement, oui.

Mais si elle était honnête avec elle-même, sa vie à Sabot-sur-l’eau n’était franchement pas terrible, même - et surtout - si elle s’y était habituée. Et la fin de vie qu’elle pourrait trouver à Hexe ou Pierremêle ne serait pas franchement mieux. Quoiqu’elle fasse, ce sera naze. Alors tant qu’à faire … 

Autant qu’elle crève sans emporter ses chansons avec elle dans la terre. Même si c’était cette créature hideuse qui les entendrait pour la dernière fois.

— Okay, sac-à-puce. C’est une bonne raison, admit-elle. » Elle posa son tambour sur ses genoux, et se redressa - son ventre gargouilla aussitôt. « Mais avant de faire quoi que ce soit, il va nous falloir à bouffer.

— Il va te falloir à bouffer, rectifia Gulliver. Moi j’ai tout ce qu’il me faut.

Pour illustrer son propos, il arracha une nouvelle bouchée d’herbes fleuries qu’il mastiqua sans retenue. Muse grogna, et se releva péniblement. Entre la nausée de la veille, la faim, et les douleurs au cul, elle était à deux doigts de déverser tout son estomac et sa motivation sur le sol.

— Donc le concept, c’est que non seulement je dois t’aider, mais en plus je dois crever la dalle en le faisant ? 

Gulliver s’arrêta de mastiquer, plissa les yeux, et avala ce qu’il lui restait dans la bouche.

— Bouge pas.

Muse fronça les sourcils, et le regarda s’éloigner au petit trot. Elle reposa son cul sur le sol - tant qu’à attendre, autant le faire à une hauteur où le sol tanguait moins. Gulliver revint quelques minutes plus tard, avec entre les dents une branche de Sabots-d’or, la plante locale qui avait donné son nom à la ville. Il posa la branche devant Muse, et elle releva les yeux vers lui, incapable de savoir si elle devait soupirer ou la lui jeter à la tronche.

— Tu veux que je crève maintenant, en fait ?

— Les bipèdes adorent ce truc, assura-t-il.

— C’est toxique pour les gnomes, imbécile.

Elle attrapa la branche, et la jeta le plus loin possible d’elle. Les fruits explosèrent au sol avec un couinement peu gracieux qui résonna dans la plaine. 

— J’ai pas d’autres idées, petite. 

Elle ferma les yeux, et serra ses tempes entre les mains. 

— Est-ce que t’as repéré une plante qu’à l’air de crever ?

Gulliver retroussa ses lèvres avec dégoût.

— Tu manges de la pourriture ? C’est malsain.

— Tu sers vraiment à rien en plus d’être idiot, hein ?

Gulliver referma la bouche, oreilles plaquées en avant, et lui présenta son postérieur avec dédain - ou du moins, c’est ce qu’elle pensa jusqu’à ce qu’il redresse les oreilles, et s’avance au pas vers des touffes d’herbes.

— Là. Si tu comptes manger de la merde tous les jours, préviens moi avant, que je regarde ailleurs.

Elle se releva pour le rejoindre en quelques pas, et s’accroupit pour examiner la tige piteuse qu’il lui avait trouvée. Elle n’avait pas déterré de bulbes depuis des années … si ce n’était des dizaines d’années. Aucun gnome digne de ce nom ne se rabaissait à faire ça quand il y avait des options gustativement supérieures disponibles dans toutes les épiceries, mêmes les plus petites.

— Crois-moi, j’espère autant que toi que ce sera pas immonde.

Elle serra les dents, et retira la terre autour de la base de la tige, jusqu’à ce que la plante mourante vienne dans sa main avec le minimum de résistance. Au bout de la tige, une grappe de petites bourses lumineuses se recroquevillaient, prêtes à mourir d’une journée à l’autre.

— C’est quoi, ça ?

— La dernière lueur, expliqua Muse. Juste avant qu’une plante ne meure, elle rassemble toute son énergie là-dedans. Et c’est l’un des rares trucs sauvages qu’un gnome peut bouffer sans risque. 

Elle attrapa les bulbes entre ses doigts, et les détacha du reste de la plante le plus délicatement possible. Avec soulagement, elle réussit à les récupérer en en écrasant à peine la moitié. Un score acceptable, vu les circonstances. Elle inspira, et les glissa dans sa bouche avant d’avoir le temps de changer d’avis - et tira aussitôt la langue.

— Immonde, pesta-t-elle. 

— T’es sûre que tu veux pas les grosses baies qui font couic ?

— Nope. 

Elle se releva, et ferma les yeux. Malgré le goût ignoble que les bulbes laissaient sur sa langue, l’effet sur le reste de son corps était nettement plus appréciable. Elle se sentait déjà plus énergique, moins nauséeuse, et presque motivée à bouger ses fesses.

— Et maintenant ? 

Gulliver pointa son museau vers les montagnes, à l’est, qui surplombaient des champs et des friches semées de petits hameaux isolés, à peine visibles de là où ils se tenaient.

— Il reste de la route, et on ira plus vite si tu grimpes sur mon dos. Les gnomes, c’est hyper lent.

— Les gnomes sont aussi rapides que les faunes, protesta Muse.

— Mais pas aussi rapide que moi.

Elle soupira, et attrapa la crinière du poney avec résignation pour se hisser sur son dos, ventre en premier, puis les jambes. Elle n’avait pas franchement envie de reprendre la route de sitôt, et si elle en croyait sa grimace, Gulliver n’était pas si enthousiaste à l’idée non plus.

— Il faudra que t’apprennes à monter correctement, petite. Sérieux, même mon frère se tient mieux, et ses pattes sont plus courtes que les tiennes !

Muse n’était pas certaine de vouloir savoir comment son frère grimpait sur son dos, si c’était un poney aussi. L’image était bien trop perturbante, donc elle décida de ne rien dire pour ne pas encourager la créature à partager d’autres détails plus dérangeants.

Gulliver partit au petit trot, et Muse serra ses doigts dans ses crins et ses mollets autour de ses flancs. Après avoir trouvé son équilibre, l’air du Gnome contre le vent lui revint en mémoire, et elle le fredonna au rythme des sabots du poney.

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AnonymeErrant
Posté le 31/01/2021
Hop, me revoilà.

Ca sent le vécu, ce mal de fesses et ce tassement de vertèbres pour les pauvres chevaux qui endurent des cavaliers novices. D’ailleurs, spéciale dédicace aux Shetlands (puisque que tu m’as confirmé t’en être inspiré pour Gulliver), qui sont les premières montures des petits cavaliers <3. J’ai appris à monter sur un double poney, mais ma première sortie s’est faite avec l’un d’eux. Forest Gump qu’il s’appelait. Et il portait bien son nom…

Ces pauvres gnomes ont l’air d’avoir l’estomac fort capricieux ! Et la musique parait être très importante pour eux. Par contre, je me demandais (au chapitre précédent aussi) : comment Muse sait-elle que la maîtresse de Gullliver est une gnome ?

En tout cas, je suis contente d’avoir entamé ton histoire, avec laquelle je passe un excellent moment. Et j’ai encore une bonne dizaine de chapitres à dévorer ! Bon, j’avance toujours à une vitesse d’escargot mais je suis… j’ai rien d’autre que « fidèle dans mes lectures » qui me vient, mais je me dis qu’il y a huitante pourcent de chance que la seule chose qu’on retienne de cette phrase, ou plutôt, la seule question qui s’impose soit : et pour le reste ? xD

Du coup, pour me venger, ou pour redorer mon image, je vais pinailler (genre vraiment) sur deux trucs, tu en fais ce que tu veux :

— J’écouterais toutes tes chansons… => je ne suis pas certaine du « s » (ironique quand on sait que j’écris majoritairement à la première personne), mais je crois qu’il n’y en a pas, du coup, je t’invite à venir douter avec moi.

Muse fronça les sourcils, et le regarda s’éloigner au petit trot. Elle reposa son cul sur le sol - tant qu’à attendre, autant le faire à une hauteur où le sol tanguait moins. => tu as une répétition de sol. Tu pourrais en faire sauter un en reformulant un poil, ou remplacer par autre chose : Terre/Univers, etc. Même chose avec branche dans le même paragraphe. Tu as feinté une fois, mais pas deux. Son trophée peut-être ?

A la prochaine pour la suite !
AnatoleJ
Posté le 11/02/2021
Hello :D

Haha oui, les shetlands, c’est à la fois des anges de patience et des démons de fourberie, souvent les deux à la fois x) Des amours en tout cas, je plains un peu les cavaliers qui commencent tard et n’ont aucun souvenirs avec ces petits monstres ^^

Ne t’inquiète pas pour la vitesse d’escargot, je suis aussi connu pour ma lenteur ^^" (que ce soit pour la lecture ou les réponses, j’ai une batterie très faible, mais j’ai une batterie et c’est déjà très bien !)

- « Par contre, je me demandais (au chapitre précédent aussi) : comment Muse sait-elle que la maîtresse de Gullliver est une gnome ? »
C’est une déduction contextuelle qu’il fait (et il l’explique plus loin dans le récit), mais c’est un point que j’ai prévu de retravailler parce que tu n’es pas la première à te poser la question, et ce n’est pas effectivement pas évident du tout ! Merci de l’avoir signalé du coup, ça rajoute une motivation supplémentaire à travailler ça en détail

- « — J’écouterais toutes tes chansons… => je ne suis pas certaine du « s » (ironique quand on sait que j’écris majoritairement à la première personne), mais je crois qu’il n’y en a pas, du coup, je t’invite à venir douter avec moi. »
Et bien tu as raison ! Il y a bien un s de trop

Bien vu pour les répétitions, mes pires ennemies ! Je vais voir comment arranger ça ^^
dcelian
Posté le 13/01/2021
toujours et décidément très drôle
la relation entre tes deux personnage est prometteuse, j'ai hâte de voir (que dis-je, de lire !) comme elle va évoluer
en plus, j'ai pas trouvé de faute dans ce chapitre, donc c'est encore plus agréable, bravo !
petite question concernant la couverture : c'est toi qui l'a faite ? si oui, mille fois bravo, elle est magnifique
AnatoleJ
Posté le 13/01/2021
Leur relation est très très cordiale tout du long, bien évidemment x)

Pour la couverture, oui c'est bien de moi ! Un mélange de traditionnel pour le tracé à l'encre, et colorisé à l'ordi ^^
dcelian
Posté le 14/01/2021
waaaaah !!
encore bravo, elle est superbe !
AnatoleJ
Posté le 14/01/2021
Merciiii :D
MariKy
Posté le 27/12/2020
Bon, tout est franchement drôle, et tu glisses de la biologie gnome au milieu de tout ça avec brio ! Je me suis franchement marrée en lisant le passage "C’était vrai, mais pas vraiment pertinent."... et j'avoue que l'image du poney qui essaye de monter sur un autre me hante désormais l'esprit
AnatoleJ
Posté le 28/12/2020
Désolé pour l'image maudite gravée dans ta mémoire xD
Je suis content que les passages biologiques passent bien au milieu du reste !
Leïsa.P
Posté le 05/12/2020
Et hop ! Troisième chapitre. Je ne m'arrête plus ! ^^

Et dire que je suis entrain de lire une histoire avec un gnome et un poney qui parle... J'adore ^^ Tu es un auteur que je n'oublierai pas de si tôt, crois moi ! Ton chapitre m'a amusé. Je n'ai pas cessé de sourire tout du long. On peut dire que la relation entre ces deux rigolos n'est pas de tout repos !

PS : Pour connaître la définition de "l'amour vache" se référer à Muse et au "sac-à-puce" !

Non plus sérieusement, j'ai adoré. Je sais que ça fait deux chapitres que tu dois lire ça mais je ne saurais pas décrire mes émotions autrement. On continue d'en apprendre un peu plus l'un sur l'autre. C'est excellent. Tu poses peu à peu les bases, nous entraîne un peu plus loin sur le chemin de leur quête.

Poney aurait donc un frère qui aime lui monter sur le dos... ? Mes yeux se sont arrondis nets ! Je me suis imaginée deux poney avec l'un en position cavalier et c'était... bizarre. Drôle mais bizarre. A moins que ce ne soit un hybride ? Au fond de moi, je sens que tu nous réserves pas mal de surprise.

Juste une petite remarque que j'ai oublié de te faire dans le chapitre précédent : fait attention avec tes paragraphes. N'oublie pas de sauter des lignes pour mieux aérer ton récit, comme tu as fait pour le premier chapitre ;)

Allez, je fonce lire ton quatrième et dernier chapitre posté ! Je suis curieuse...
AnatoleJ
Posté le 07/12/2020
Tu as précisément eu la vision d’horreur que Muse a essayé de chasser de son esprit en découvrant que Gulliver avait un frère x) J’espère que tu t’en remettras !

Merci d’avoir laissé des commentaires si enthousiastes, je suis ravi que mon duo de bras cassés te plaisent autant :D
Hastur
Posté le 02/12/2020
Encore une fois une lecture fort chouette avec le café ! Le bulbe ne m'a pas coupé l'appétit hu hu !

Il y a toujours ce mélange entre humour et mélancolie qui me plaît. Ce côté clown triste. La relation entre Muse et Gulliver est vraiment top. Des échanges toujours efficaces qui nourrissent un peu plus les traits des personnages.

Oh il ne serait pas un poney à l'origine... Mmmmmh !

En tout cas je suis très curieux de lire la suite :). Bon courage pour l'écriture/correction !
Hastur
Posté le 02/12/2020
Oups j'ai oublié d'ajouter mes petites notes que j'ai prises durant ma lecture:

"T’es vraiment une cavalière de merde"
Cette sincérité m'émeût au plus au moint ! ^^

"- Tu m’as foutu dans la merde à un point inimaginable, poney. "
Il y a une petite répétition de point avec la phrase du dessus.
A remplacer peut-être ?

"plus énergique, moins nauséeuse, et presque motivée à bouger ses fesses.
Est-ce que plus énergique est vraiment nécessaire ? La dernière partie veut dire
exactement la même quelque part non ?

Voilà :)
AnatoleJ
Posté le 03/12/2020
La mention « cavalière de merde » est un hommage à tous les équidés de fictions qui doivent supporter des débutants complets sur leur dos sans aucune mention du cauchemar qu’ils leur font vivre à rebondir comme des bilboquets dans les étriers. Carottes et amour sur eux 😔

Bien vue pour la répétition de « point », je vais changer ça !

J’avais choisi « énergique » pour parler du physique et « motivée » pour parler du mental, mais c’est vrai que la distinction est pas forcément si claire dans le contexte ... je vais voir si je trouve des mots plus pertinents.

Merci pour tes petites notes de lecture, elles aident beaucoup !
Cauccinelle
Posté le 28/11/2020
Hello ! J'ai enfin pu m'attaquer à ton texte, et j'en suis bien contente.
Tes personnages sont attachants et j'ai bien aimé leur relation, elle est amusante. Des fois j'avoue avoir un peu pouffé de rire, car ton écriture est légère et rafraichissante, le ton passe très bien avec ton histoire :) (J'ai d'ailleurs bien aimé la fluidité du passage sur le changement de genre de Muse, c'est arrivé de façon si smooth, parfaitement naturel)

J'ai remarqué pas mal de détails disséminés dans le texte sur ton univers, tu as l'air d'avoir beaucoup potassé ton monde et c'est vraiment intéressant (les pauvres gnomes, tout est toxique pour eux, ça a l'air terrible !)
Le livre que tu as écris sur l'univers étendu, est-ce une histoire où Muse (et/ou Gulliver) tient/tiennent un rôle ? (Félicitation pour son édition, d'ailleurs !)

Du coup je suis très curieuse de la suite, ça ne commence pas très bien pour les deux, ils ont déjà des problèmes pour survivre alors qu'ils n'ont même pas atteint les montagnes.. On compatit fort pour Muse, qui sent la fin de sa vie arriver et qui doit bien réfléchir à tout ce qu'elle fait, ne semblant même pas satisfaite avec ce qu'elle a pu faire au cours de son existence. J'espère qu'elle trouvera un peu de bonheur avant de finir ses jours, en dehors d'avoir un poney qui accepte d'écouter ses chants D:

Merci de nous avoir partagé ce début d'histoire, je serai là pour la suite ! A bientôt :D
AnatoleJ
Posté le 30/11/2020
Merci de l’avoir lu, ton retour me fait très plaisir :D

Ça me rassure que le changement de genre de Muse passe crème, j’ai hésité un moment avant de l’expliquer davantage (puis après je me suis dit, si les lecteurs peuvent comprendre qu’un poney parle sans justification, y’a pas besoin de s’embêter sur des détails plus mondains non plus !)

Ni Muse ni Gulliver n’apparaissent dans l’autre livre, mais c’est le cas pour deux autres personnages que tu n’as pas encore rencontré (le premier apparaît à la fin du chapitre suivant, et il est dans presque tous mes projets qui se passent dans cet univers, le pauvre n’a jamais de congés).

Oui, Muse en bave déjà beaucoup, et elle n'a même pas de tasse de thé pour faire passer tout ça, quelle indignité !

Encore merci de l’avoir lu :D
Cauccinelle
Posté le 02/12/2020
Yavait pas besoin de plus de détails sur ce changement de genre oui, c'était parfait :D puis le poney qui parle.. oh c'est de la fantasy, on connaît pas toutes les règles de ton univers alors on accepte peut être plus facilement ce genre de trucs xD

Ohh eh bien j'ai encore plus hâte de lire la suite pour les découvrir alors ! (si c'est un perso récurrent, tu dois beaucoup l'avoir travaillé alors ce sera forcément intéressant héhé)

A bientôt o/
(Courage Muse !)

Mathilde Blue
Posté le 28/11/2020
Coucou ^^
Je viens de lire tes deux derniers chapitres et j'avoue que je m'amuse bien avec Muse et Gulliver ! Leurs échanges sont vraiment bien réussis ! L'écriture aussi est agréable à lire et on y retrouve beaucoup de spontanéité.
En tout cas je me demande bien dans quel pétrin Muse est en train de se fourrer x)
À bientôt !
AnatoleJ
Posté le 30/11/2020
Je suis content que tu ais autant apprécié la suite que le début :D
Muse aussi se pose la même question, avec une pelleté de regrets en prime xD
A bientôt !
C05i
Posté le 28/11/2020
Bonjour !
Je viens de lire tous les trois chapitres sans m'arrêter !
Je trouve cette histoire vraiment super bien écrite car, malgré le fait que les personnages soient irréels où qu'ils aient des pouvoirs, ce roman est si réaliste :)
On retrouve le côté mignon, qui montre la dépendance entre le gnome et le poney malgré le côté brut, que le gnome rejette envers le poney et il y aura sûrement un côté tragique, si j'ai bien compris le résumé :)...
AnatoleJ
Posté le 28/11/2020
Bonjour :)
Je suis content que tu y trouves un côté réaliste, c'est un aspect auquel je fais particulièrement attention (même si à force, je ne serais plus si surpris de croiser de poney qui parle en sortant de chez moi ...)
Tu as bien compris le résumé, l'histoire traitera de sujets assez sombres (sans que ce soit déprimant, enfin j'espère!). Merci d'avoir lu ces trois premiers chapitres ^^
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