Chapitre 3 : Le Führer

Deux soldats pénétrèrent dans la pièce. Ils étaient vêtu d'un manteau noir, d'un casque à visière orange ainsi qu'une muselière.

Ce qu'ils apportaient avec eux, retint l'attention de Light : un siège metallique et argenté.

C'est ça ? C'est avec ça qu'il compte déjouer le blocage psychique ? se dit Light, intrigué.

— Je te présente : Le Memorizer. Ma dernière création. annonça fièrement Don. Il est spécialement conçu pour t'accueillir, tu en as de la chance ! Mais avant cela, il va falloir te remettre d'aplomb.

Il ordonna à ses subordonnés de le libérer de ses chaînes. Ceci fait, il bascula tête la première en avant, ses muscles atrophiés n'ayant plus la force de le supporter.

Putain, putain, putain.

—Tch, tch, tch. soupira Don. C'est un spectacle lamentable que tu nous offre la, mon vieux. Ramassez le et posez le moi sur le siège, le Führer ne devrait plus tarder à nous rejoindre !

Light fut traîné comme une loque jusqu'au siège.

Froid.... se dit-il au contact du métal.

Tu es en place, il ne reste plus qu'une chose. Il fit signe à l'un des soldats de lui apporter une mallette grise de laquelle il retira une seringue ou baignait un liquide noirâtre.

Des nanomachines...encore. comprit Light, habitué à ce remède miracle qui devenait à chaque fois un peu moins efficace.

Don lui enfonça la seringue dans le bras, l'observant d'un regard fou. Il pouvait sentir la substance traversaient ses veines qui remuer de l'intérieur, chacun de ses muscles prit de soubresaut après son passage. La douleur de ses blessures s'envolait peu à peu dans un frémissement d'os et de chair.

— Elles vont finir par devenir totalement inefficaces. dit Light, ayant recouvré assez de force pour parler.

— C'est très certainement la dernière injection et ce sera amplement suffisant pour ce que l'on te réserve. lança Don, les yeux plein de malice.

Des bruits de pas résonnèrent à l'extérieur : lourd et de plus en plus proche.

Stalker...

Une grosse main poussa la porte dévoilant une masse dont l'ombre vint les engloutir de ses ténèbres.

Il était la, devant eux : Stalker, le chef suprême du Borderland et le dirigeant des Sons Of Borders. Son long manteau noir orné d'épaulières dorée, ses cheveux blanc plaqué en arrière se terminant en queue de cheval et son visage marqué de cicatrices aux nez et à l'œil gauche, ne faisait que renforcer sa carrure.

— Mon Führer ! l'accueillit Don qui prit immédiatement une posture solennel, droit comme un piquet.

— Tout est prêt ? demanda t-il, de sa voix rauque.

— Oui, mon Führer ! le Memorizer est prêt, nous avons minimisé les risques de mort prématuré autant que nous le pouvions, cependant... il fut brusquement arrêté par Stalker qui leva la main.

— Je pensais pourtant avoir été clair dans ma demande. soupira t-il tandis que les veines de son front se gorgée de sang. Je ne veux pas être emmerder par des soucis techniques, tu le sais bien ? dit-il en serrant son poing.

— Je... Je vous assure que tout va fonctionner sans problème. assura Don la gorge noué de crainte.

— Cela vaut mieux pour toi. menaça t-il alors que ses veines disparaissaient de nouveau sous sa peau. Que va t-il se passer maintenant ?

— Nous allons sélectionner une année sur le Memorizer et ce dernier ce chargera de nous dévoiler les souvenirs de Light.

— Une année ? Pourquoi pas une période précise ? demanda t-il d'un ton à la fois calme et inquiétant. Don prit quelques instant avant de répondre, se raclant plusieurs fois la gorge.

— Suite... suite au délai imposé nous n'avons pas pu optimiser la machine... j'en suis profondément navré, mon Führer. s'excusa t-il, d'une voix basse avant de s'incliner.

Les derniers échos provoquaient par sa voix stagnèrent quelques seconde dans l'atmosphère avant de disparaître, rendant au silence son droit et pouvoir. Le Führer n'avait pas réagit mais Light avec pu déceler en ses yeux sa terrible intention.

Sa veine grossit affreusement ne laissant plus aucun doute. Il saisit d'une main aussi ferme que la pierre un des soldats par la tête, aussi facilement que s'il était fait de papier et d'une simple pression, il broya le casque dévoilant un visage à la détresse abyssale.

À peine le pauvre bougre eût-il le temps d'hurler, soudainement prit de conscience que sa tête fut projeter contre les blocs froid et dur de la pièce qui se chargèrent d'engloutir son visage.

Finalement, un second et dernier choc acheva l'œuvre morbide de Stalker, transformant son faciès en une bouillie de chair et de sang virevoltant au travers de la pièce.

— Il fallait que ça sorte... vociféra t-il, jetant ce qui rester du soldat au sol tel un déchet, du sang chaud dégoulinant du cadavre.

Il demanda au second soldat restait totalement stoïque à la mort de son camarade, d'approcher pour essuyer ses gants plein de sang sur lui, l'air de rien.

Light ne fut pas surpris par ce déchaînement de violence. Pour Stalker la vie de ses hommes ne valait rien, ils n'étaient la que pour le servir.

— Bien vidé le vieux ? provoqua Light.

Stalker décocha un coup si fort à son visage en guise de réponse, qu'il crut que sa tête s'était détaché du reste.

— Insolent, mon frère ne t'a pas bien dressé visiblement ! Don, entame la procédure. Je perd patience. ordonna t-il.

— Oui, mon Führer ! dit-il en se pressant. Début de la Phase 1 ! s'écria t-il.

Un mouvement se déclencha dans le siège, comme si un rouage entier s'animer en son sein. Sans qu'il puisse s'en rendre compte, des bras mécaniques s'extirpèrent du dos du siège venant saisir ses membres telle une araignée capturant sa proie.

— Phase 1 terminée ! déclara une voix féminine robotique provenant du Mémorizer.

— C'est quoi encore ce truc de tordu ? demanda Light, totalement immobile.

— Ne sois pas impatient, tu vas voir.

— Espèce d'enfoiré !

— Début de la phase 2 ! dit-il en ignorant Light.

La machine entra de nouveau en action et vint lui enfoncer un casque ornée d'une lunette sur le crâne.

Ça fait un mal de chien ! pensa t-il en grimaçant, il sentait des aiguilles lui traverser le crâne et venir se connecter à son cerveau.

Peu à peu son corps entier s'engourdit, le rendant aussi réactif qu'un légume.

— Phase 2 terminée ! déclara la voix du Mémorizer. Un petit marteau à la main, Don tapota Light, un peu partout.

— Bien tu ne sens plus rien... c'est terminé Light, nous allons bientôt retrouver Noor. lui annonça Don qui l'observer avec intensité. Dire que ce seront tes yeux qui vont nous conduire à elle, les fenêtres de ton âme, la où tout commence et tout prend fin. Début phase finale !

Une lueur blanche apparue dans les verres de la lunette, Light était happé par elle.

Light...

Cette voix était celle de Noor, il en était sûr. Mais comment ? Était ce la machine où alors un tour de son esprit ? il ne parvenait pas à la comprendre davantage.

Pardonne moi... Noor. lui répondit-il, avant d'être totalement emporté par cet lumière chaude et irrésistible. Il était désormais maître de rien et chaque choses étaient plongé dans un océan de brume.

 

 

 

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Sklaërenn
Posté le 06/03/2021
"— Je pensais pourtant avoir été clair dans ma demande. soupira t-il tandis que les veines de son front se gorgée de sang. Je ne veux pas être emmerder par des soucis techniques,

tu le sais bien ? dit-il en serrant son poing." petit souci de retour à la ligne ici.

On sent bien le désespoir qui s'empare de lui sur la fin, j'aurai bien dit qu'il aurait peut-être du se débattre un peu plus, mais quand on sait le temps qu'il a tenu, je pense qu'il s'est déjà bien débattu et à franchement bien tenu. Il peut reposer en paix (si tant est qu'il soit réellement mort), il aura fait de son mieux.

Stalker est bien flippant. Je n'aimerais pas avoir à faire à lui. Je me demande ce qui les intéresse autant chez Noor pour insister à ce point. La suite me l'expliquera.
Ozymandia-Sadek
Posté le 06/03/2021
Salut à toi ! Merci de m'avoir signaler qui a été corriger.

Light est totalement au main de Stalker, il ne peut rien faire et le dernier rempart qu'il avait été le blocage psychique qui est désormais déjouer par la machine de Don.

Stalker est pas commode du tout c'est clair !

À bientôt pour le prochain chapitre !
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