Chapitre 3 : Le cœur de Galma

Par Isapass

Chapitre 3 : Le cœur de Galma

 

Le lendemain et les jours suivants, aussitôt le déjeuner terminé, Cali part à la rencontre de Liam. Il n’en a parlé à personne. Pour l’instant, c’est son secret. Il a envie de le garder encore un peu, comme un trésor.

 

Il montre à Liam les endroits qu’il aime, sur la plage, dans la forêt et sur les pentes du volcan éteint qui descend jusqu’au rivage. Le garçon reste bouche bée en découvrant que Cali peut respirer sous l’eau. Lui, il n’est pas très à l’aise, dans la mer. Alors, patiemment, son ami lui apprend à nager.

Quant à Liam, il raconte son voyage depuis une autre planète appelée La Terre. Il explique qu’il y a trop d’habitants, là-bas, et que certains construisent des vaisseaux, comme l’engin volant que Cali a vu arriver, pour s’installer sur d’autres mondes.

 

Les deux garçons continuent à faire connaissance à leur manière, lentement, geste après geste, dessin après dessin. Et leur amitié n’en devient que plus forte. Cali aime la bonne humeur de Liam et sa curiosité. L’heureux caractère du garçon déteint sur lui.

 

***

 

Un jour, alors qu’ils explorent la forêt sur les pentes du volcan, Liam tombe dans un trou dissimulé par des buissons. Cali vient l’aider à se relever et découvre que c’est l’entrée d’un tunnel.

Il hésite à entrer dans la caverne. Il a entendu parler de cette grotte et croit savoir qu’elle est sacrée. Mais Liam, très curieux, l’entraîne derrière lui.

 

Ils marchent un long moment, dans des galeries de plus en plus étroites. Au fur et à mesure qu’ils avancent, ils entendent un souffle, comme une respiration paisible.

Un peu inquiets, les deux amis pénètrent finalement dans une gigantesque salle souterraine. Un magnifique spectacle s’offre à leurs yeux.

Au milieu d’une épaisse végétation, un étrange animal les observe. Il ne possède ni pattes ni nageoires. Il est long comme la moitié du village de Lauza, et aussi haut que le plus grand des arbres de la forêt. À travers sa peau d’un blanc pur, son corps émet une lueur rose qui éclaire la caverne entière.

 

Une voix s’adresse aux deux garçons. Elle résonne dans leur tête et ils comprennent que c’est la créature qui leur parle.

– Je suis le Cœur de Galma. Je suis l’esprit de la terre.

 

Cali a grandi avec les histoires des esprits de la planète, sans trop savoir s’ils existaient vraiment. Mais le Cœur se trouve bien là, réel et vivant.

– À vous voir amis tous les deux, reprend la fabuleuse bête, je suis rempli de bonheur. Vos différences vous ont rapprochés, au lieu de vous opposer. Souvenez-vous que c’est une force immense. Je veux vous offrir un cadeau. Je vous donne à chacun le langage du peuple de l’autre.

 

Un courant d’air tiède passe sur les deux garçons. Ils ne se sont jamais sentis aussi bien. Quand ils sortent de la grotte, en effet, ils se comprennent comme s’ils avaient toujours parlé la même langue.

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sifriane
Posté le 06/01/2020
bonjour,
j'ai lu les 2 précédents chapitres avec attention, et comme pour eux il y a des petites choses qui me chiffonnent. Ce n'est que mon avis d'apprentie écrivain(qui a d'ailleurs du mal à se sentir légitime à donner des conseils) mais je me lance:
vous écrivez: "les deux garçons continue à faire connaissance à leur manière", pourquoi à la place ne pas décrire une action qui montre leur rapprochement, et c'est un peu comme cela dans les 3 chapitres et c'est dommage qu'il manque de descriptions car je trouve l'idée très bonne et les personnages donne envie de les découvrir...à très bientôt pour le prochain chapitre
Isapass
Posté le 06/01/2020
Bonjour Sifriane,
Ah non, aucun scrupule ou complexe à avoir : d'abord tous les commentaires sont bons à prendre (enfin peut-être pas ceux qui sont vraiment très laconiques genre "sympa ton histoire" ou "c'est nul", hein), et ensuite tu as tout à fait raison ! J'ai été relire ce chapitre (je l'ai écrit il y a longtemps donc ce n'était plus très frais) et en effet l'expression "à leur manière" est assez cryptique, alors que je voulais dire qu'ils continuaient à faire ce que je décris au-dessus : s'amuser ensemble sans parler la même langue...
Bref, c'est le même problème que dans l'autre histoire que tu as lue : 15 000 signes pour raconter une intrigue qui doit faire autant rêver qu'un roman beaucoup plus conséquent, ce n'est pas un exercice facile ! Et il faut croire que je ne suis pas encore au point, il faudrait que je refasse des essais. Peut-être avec des contextes plus légers et en essayant l'humour ?
En tout cas, je te remercie pour ta lecture et ton retour.
A bientôt !
PS : tout le monde se tutoie sur PA, n'hésite pas à faire pareil ;)
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