Chapitre 3 : L'adolescence

Notes de l’auteur : Désolæ, j'ai eu un peu de retard sur la parution de ce chapitre, la semaine a été un peu compliquée et j'avais besoin de repos.
Mais sans plus attendre voici la partie 2 du chapitre 3, bonne lecture à vous et merci d'être toujours au rendez-vous !!

Partie 2 : Le harcèlement

 

TW : Suicide

 

 

Bienvenue à vous dans la partie la plus sombre de moi-même, celle qui vous en dévoilera le plus sur moi, ce qui m’a construit’e. Préparez vos mouchoirs, votre doudou ou tout ce qui peut vous rassurer, vous réconforter, car si vous avez de l’empathie, croyez-moi, vous en aurez besoin. Bien, commençons.

 

Ma rentrée au collège se fut, je pense, classique. Des enfants de plusieurs écoles primaires se retrouvaient-là, dans la cours du bâtiment qui nous semblait immense et surtout à moi et mes ami’e’s. On venait d’une petite école, où, primaire et maternelle comprises, on n’atteignait pas la barre des 100 élèves, alors inutile de dire qu’un bâtiment qui en accueillait plus de 600 nous paraissait immense à l’époque. Le premier jour, la proviseure, avec un micro, appelait chaque élève de sixième un par un, dans l’ordre des classes. J’étais très heureuxe car j’étais dans la même classe qu’Antoine, un très bon ami de primaire qui deviendra par la suite mon meilleur ami et restera pour toujours une des personnes les plus importantes pour moi, encore aujourd’hui, même si nous avons très peu de contacts. Ce que je ne savais pas, ce que parmi les autres noms, se trouveraient des personnes qui feraient de ma vie un enfer. Le premier jour se passa tranquillement, des petits jeux avaient été prévus pour que nous nous acclimations à la grandeur des lieux. Mais très vite, un groupe de personnes, qui semblaient de prime abord être des ami’e’s, commençait à me lancer des blagues, puis à se moquer de moi. Au début, c’était une fois de temps en temps, puis c’est devenu quotidien. Mais, pourquoi donc ces personnes se moquaient de moi ? Eh bien, j’étais grand’e. Vraiment très grand’e. À mon entrée au collège, je faisais 1m70. Ayant fait une puberté précoce, commencée vers l’âge de 7 ou 8 ans, j’avais donc déjà de la pilosité. Un duvet sur la lèvre supérieure était apparu pendant les vacances d’été. Jamais rasé car je n’en avait pas l’utilité, il reposait-là, calmement. Quelques poils parsemaient le reste de mon corps et surtout, ceux qui seront par la suite beaucoup moqués, ceux aux niveaux des aisselles. De plus, j’ai toujours fait de l’anxiété sociale, donc me retrouver en groupe, prendre la parole, discuter, surtout plus jeune, était très compliqué pour moi. Le fait que mes parents commençaient à se disputer ne me donnait guère du courage pour me sociabiliser, au contraire. J’étais donc un grand poteau, parsemé de quelques poils à une époque où le plus grand nombre découvre à peine que ça leur arrivera un jour, enfermé dans son mutisme et son immobilité la plus totale. Autant vous dire que j’étais une cible qu’on ne pouvait pas louper. Les moqueries se portaient donc surtout sur ces points-là, mes différences, ce qui les accentuaient (surtout pour le mutisme, le reste dépendait seulement de ma puberté qui arrivait à son terme). Les soirs, en rentrant chez moi, je pleurais. Au début, de temps en temps, puis de plus en plus, pour finir par être le cas tous les soirs après les cours. Je ne sais pas à quel moment exactement c’est arrivé pour la première fois, je sais seulement qu’entre mes 11 ans et mes 13 ans et demi (je suis næ le 26 juillet, donc aux alentours de décembre/janvier), c’était arrivé 56 fois.

 

Je ne les ai pas comptées, ce chiffre s’est seulement inscrit dans ma peau, sans que je le veuille, sans que je ne le demande. 56. 56 fois où j’ai pointé un énorme couteau de cuisine, un de ceux pour découper tout ce qui est trop dur pour les couteaux classiques, droit sur ma carotide. Je restais comme ça pendant ce qui me semblais être des heures, après l’heure à laquelle ma sœur et moi étions censé’e’s nous coucher. Je regardais fixement les photos de mon père, ma mère, ma sœur posées sur mon bureau, en me demandant si ça changerait quoique ce soit à leur vie si je disparaissais. Peut-être qu’iels aussi me détestaient comme les gens à l’école, alors à quoi bon continuer à vivre si c’est pour souffrir continuellement ? Mais à chaque fois, le bruit de ma sœur remuant dans son sommeil me faisait lâcher prise et éclater en sanglot. Je ne pouvais pas l’abandonner. Si moi, qui était plus âgæ, je n’arrivais pas à gérer, comment pourrait-elle ? Ce que j’ai su bien plus tard, et même très récemment, c’est qu’elle aussi, de son côté, avait eu la même hésitation et finissait par renoncer pour la même raison. Pour moi. Pour ne pas me laisser seul’e. Si vous saviez ce que j’ai ressenti quand elle me l’a dit. Une tristesse sans fin, une rage immense envers mes parents qui n’ont pas su voir notre souffrance et encore moins nous aider et un amour inconditionnel pour elle qui avait préféré continuer à souffrir pour rester à mes côtés. Mais je digresse (gresse). À cette époque, je n’en pouvais plus. J’étais si jeune et pourtant déjà je pensais que jamais je ne pourrais passer à travers ces épreuves, tant les obstacles était grands. Heureusement, grâce au soutien que j’ai reçu, je l’ai été plus encore et même si je n’en suis pas encore tout à fait sorti’e, l’épopée touche à sa fin, plus de dix ans après. Je vais avoir le double de l’âge que j’avais à l’époque. Heureusement, il me reste encore (je l’espère) une grande partie de ma vie pour profiter d’être libéræ de ces fardeaux. Mais encore est-il, qu’à ce moment, plus les semaines passaient et plus les moqueries s’intensifiaient, se multipliaient, venant de toute part. Durant la première année où cela a duré, Antoine a essayé d’aller en parler à notre professeur principal. Nous étions enfant, qu’aurait-il pu faire d’autres ? Nous avons très vite remarqué que cela ne servait à rien, que la seule action qui avait été menée était un sermon sans aucune conviction prononcé au début d’un cours. Autant vous dire qu’il avait été oublié dès la fin de ce même cours. Désespéré, il fit quelque chose qui encore aujourd’hui me semble insensé et qui me touche au plus profond de mon cœur. Il était, à l’époque, assez petit et un peu gros, ne boudons pas les termes. Il se dit sûrement qu’il ferait une cible de substitution parfaite. Pendant plusieurs mois, il détourna le harcèlement que je subissais sur lui. Et ça marchait, on me laissait tranquille. Mais lui… Je ne sais pas ce qui m’était le plus insupportable entre subir le harcèlement ou le voir se sacrifier de la sorte pour moi. Je préférais encore souffrir que de voir souffrir mon entourage par, ce qui me semblait à l’époque, être de ma faute. Vous vous demanderez peut-être pourquoi est-ce que je n’en ai pas parlé à mes parents ? Eh bien ça sera le sujet du prochain chapitre, mais pour faire simple, je ne voulais pas leur rajouter des problèmes, iels avaient déjà les leurs. Je faisais donc comme si de rien n’était chez moi, leur faisant croire que tout allait bien et je ne sais pas s’iels étaient crédules à ce point où si iels devaient se dire que ça ne devait pas être si grave, mais encore est-il qu’iels n’ont jamais essayé de trop comprendre. Les années ont passé, les moqueries n’ont jamais cessées. Un’e élève faisait tout pour me pousser à bout, pour m’humilier au plus possible et naïf’ve que j’étais, je tombais à chaque fois dans le panneau. Je ne me juge cependant pas trop sévèrement, j’ai toujours voulu croire que les gens pouvaient changer et qu’iels ne pouvaient pas être si mauvais’e que ça après tout. Avec le temps, j’ai gardæ cet état d’esprit, mais je sais dorénavant en qui croire et avec qui c’est peine perdue. Je digresse, encore (gresse, encore). Cette personne a essayé pendant deux années de me pousser à bout et iel a réussi plusieurs fois. Plusieurs fois, j’ai éclatæ en sanglot devant les autres, ne pouvant contenir ma douleur et mes larmes, plusieurs fois je me suis maudit’e d’avoir encore cru en iel et pourtant, je faisait encore et toujours les mêmes erreurs. Néanmoins, dès mes premières larmes versées devant iels, une autre personne dans ce groupe compris que ça allait trop loin et que cela me provoquait un réel mal-être. Cette personne a par la suite essayé par tous les moyens de réparer les erreurs de cellui qui me faisait tant souffrir. Iels étaient meilleur’e’s ami’e’s, les deux faces d’une même pièce pour moi. L’une brisant et l’autre tentant de réparer ce que la première réduisait en cendres. Tout commença à se stabiliser à cette période, j’étais à deux doigts de toucher le fond, mais Antoine et cette deuxième personne me permettaient de l’esquiver de justesse. C’est alors que, 6 mois après le début de cette troisième année de torture, quelqu’un me sorti la tête de l’eau. Je n’utiliserai pas son nom car je n’ai aucun moyen de la contacter aujourd’hui, mais à ce moment, elle me permit de commencer à croire que c’était possible de faire autrement que de vivre dans une éternelle souffrance. En même temps, depuis un an, je voyais une psy. J’avais beaucoup de mal à lui parler et pourtant elle avait trouvé une technique pour nous permettre de communiquer et grâce à elle, j’avançais sur moi-même, sur mes blessures, sur tout. J’ai étæ suivi’e par cette psy jusqu’à mes 18 ans. Seulement, à force de la voir, je savais à l’avance ce qu’elle allait me dire. Au bout de 6 ans à se voir deux fois par mois, on commence à comprendre comment fonctionne l’autre et on en perd l’utilité principale de la thérapie. C’est ce qu’elle m’avait dit et je dois avouer qu’elle avait raison. Je n’ai pas suivi’e d’autre thérapie par la suite, n’en ressentant pas le besoin. Mais revenons-en à nos moutons. La personne qui m’aida à m’ouvrir aux autres et qui me libéra d’un gros poids sur les épaules. Je l’ai rencontræ sur League of Legends, un jeu auquel je jouais beaucoup à l’époque. Nous avions découvert’e que tout’e’s les deux étions Français’e’s et avons décidé’e’s de faire un vocal histoire de jouer ensemble. Je ne sais plus comment on en est arrivé’e’s à parler de nous, mais le soir même nous nous confions l’un’e à l’autre sur nos vies et nos problèmes. Petit à petit, elle est devenue ma meilleure amie, nous parlions très souvent, tous les jours à vrai dire. C’est elle qui m’a lancæ sur l’écriture. Elle m’avait conseillée d’écrire ce que je ressentais, alors d’une certaine manière, si cet autobiographie existe aujourd’hui, c’est grâce à elle, car c’est ce que je suis en train de faire, et c’est ce que j’ai fait à l’époque. J’écrivais, les yeux remplis de larmes, sans voir un seul mot de ce que je marquais, ma main écrivait seule, directement guidée par mon cœur, en mille morceaux. C’était si libérateur. Avant ça, je n’écrivais que des poèmes et depuis, je ne cesse d’écrire, sur tout ce qui me passe par la tête, par le cœur. Juste après l’avoir rencontrée, je n’ai plus jamais fait de tentative de suicide. Elle m’a permis’e de croire que je pouvais être heureuxe et même si je ne suis pas encore complètement libéræ du poids de mon passé, je vous le dis. Elle avait raison. À cette époque, j’ai pris un second souffle. C’est la première personne avec qui ça m’est arrivæ mais ce n’est pas la dernière. J’ai vécu tellement de choses avec elle, j’ai grandi’e si vite à l’époque et pourtant, notre relation amicale à distance n’a durée qu’un an, pour diverses raisons que je n’expliciterai pas ici car ce n’est pas nécessaire. Pendant une seule année, j’ai fait des pas de géants dans ma vie, si bien que cette année m’a semblé en durer trois. Après son intervention salvatrice dans ma vie, elle continua bien plus paisiblement, même si mon harcèlement ne s’arrêta pas là, malheureusement. Après la cinquième, cela se faisait plus discret et les moqueries se trouvaient plutôt dans mon dos qu’en face. Néanmoins, cela me faisait toujours souffrir. Heureusement, j’ai trouvæ un groupe d’amis que j’ai gardæ pendant un bon bout de temps. On formait le groupe des intellos, qui s’étoffa au fil des ans, avec des personnes incroyables ! Certaines personnes sont encore dans ma vie aujourd’hui, ont accueilli mon coming out non-binaire avec beaucoup de bienveillance et de soutien. Je vous le dis, j’ai eu énormément de chance dans mes rencontres, j’ai toujours trouvé des personnes pour me soutenir et m’aider à sortir de mon calvaire. Bref, les moutons bêlent encore, allons les retrouver. J’avais très hâte à l’idée de rentrer au lycée, car j’avais statistiquement peu de chances de retrouver des personnes de mon collège et donc peu de chances que le harcèlement continu. De plus, mon bourreau des deux premières années de mon harcèlement avait changé d’établissement vers des terres inconnues, donc j’étais serein’e et j’avais de grands espoirs. Malheureusement, deux personnes venant de mon collège et ne faisant pas parti’e’s de mon groupe d’amis ont ramenées les rumeurs me concernant dans la classe et cela a continué. Moins fort, pas en face, mais c’était la goutte de trop. Déjà en troisième, j’avais donné mon numéro au collège en disant que c’était celui de mon père, pour pouvoir sécher les cours comme je le voulais, j’avais aussi appris à imiter la signature de ma mère. Je l’avais fait car même ma mère avait du mal à nous différencier mon père et moi au téléphone, alors le collège, ce serait un jeu d’enfant. Et j’avais raison, ça marchait, mes parents n’étaient pas au courant, je faisais passer ça pour des bugs informatiques sur les bulletins pour mes parents, tout se passait très bien. Néanmoins, ce coup-ci, c’était différent. Après les vacances d’octobre, je me suis levæ pour le jour de la rentrée. Un mal d’estomac atroce, impossible de me lever, et plus je m’entêtais, plus j’avais mal. Quand mes parents me disaient que je pouvais rester à la maison, tout allait mieux, comme par enchantement. Et ce tous les matins, jusqu’aux vacances de Noël. À l’époque, mes rendez-vous avez ma psy se sont accélérés, je la voyais 2 fois plus qu’avant, chaque semaine. À la fin des vacances de Noël, ça n’allait toujours pas mieux, et pendant quelques jours, je ne suis toujours pas retournæ en cours. Un message d’une connaissance au collège changea la donne quand il me dit qu’une personne avec qui on avait flirté rapidement des années auparavant voulais me revoir. Mais je vous raconterai cette histoire en détail dans la partie 4. Tout ce qu’il faut savoir c’est que cela me donna la force de retourner en cours. Aaah, l’amour, sentiment étrange qui nous fait faire des choses tout aussi étranges. Seulement voilà, même si mon harcèlement s’était enfin arrêté à mon retour, il m’a laissé de nombreuses séquelles. Notamment le fait que pendant quelques années, chaque personne qui regardait dans ma direction, chaque personne qui riait en me regardant me faisait me méfier, me poser des questions. Je pensais que l’on se moquait de moi, peu importe la raison, alors que je ne connaissais pas ces personnes. Avec le recul, je sais que ce n’était sans doute pas le cas et que ces personnes vivaient juste leur vie sans me calculer, mais à l’époque ça me bouleversait réellement. Le retour a été difficile mais amorti par ces retrouvailles.

J’avais également le groupe d’amis qui s’était étoffé, et notamment deux d’entre elleux qui ont essayé de prendre de mes nouvelles et de me faire penser à autre chose. Les deux avaient été rencontré’e’s cette année-là. Je vivais à la campagne à l’époque, à une heure de bus de mon lycée, que je faisais matin et soir. Cet’te ami’e habitait en ville et n’avait jamais mis les pieds dans ma campagne et encore moins en bus ! Et pourtant iel avait fait le chemin jusque chez moi, en me faisant la surprise, un soir après les cours, pour prendre de mes nouvelles et m’apporter des bouquins à lui. Il avait eu mon adresse car à l’époque on jouait ensemble et après une partie, nous avions décidé’e’s de se montrer là où nous vivions sur Google maps et iel avait retenu’e le coin où j’habitais et avait mémorisé l’arrêt de bus. J’en ai pleuré, qu’une personne rencontrée il y a moins de 6 mois puisse faire cela pour moi me toucha droit en plein cœur, pour le meilleur. Aujourd’hui encore je ne comprends pas, mais ce geste me touche encore énormément. La deuxième personne est devenue ma meilleure amie. De son côté, elle m’avait invitée à un spectacle d’improvisation. J’ai beaucoup aimé ce moment et les comédiens étaient très bons, ce fût une super soirée. Malgré les preuves d'affection de mes ami'e's, cela ne suffit pas pour que je retourne en cours. Mais un amour de jeunesse et me voici de nouvau. Je ne comprendrais décidément jamais comment ça fonctionne à l’intérieur, mais je m’efforce d’avancer avec la machine tant bien que mal. Oui, je sais, les moutons, tout ça, désolæ. La fin de l’année se passa tranquillement, même si j’avais l’impression, dès que je me retrouvais seul’e que les gens au loin se moquaient de moi et qu’en fin d’année, une personne de ma classe me menaça de m’attendre devant le lycée avec des ami’e’s à ellui car je ne voulais pas mentir en sa faveur au conseil de classe. Charmant, l’adolescence. Iels avaient dû comprendre que c’était trop après mon absence de 6 semaines. Les autres années au lycée se passèrent sans harcèlement. Pas mieux, sauf pour ma première S, mais différemment car après tout ça, il a fallu que je me batte contre moi-même, mais je vous raconterai tout ça plus tard.

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SoupeSieste
Posté le 20/07/2021
Coucou !
L'adolescence, les gosses, les profs... Pfff ce n'est pas simple. Je suis désolé pour ce que tu as vaincu et suis contente que maintenant tu arrives à aller de l'avant. C'est le plus important. Ce sont des moments douloureux, mais ils nous permettent de devenir qui nous sommes et nous rendent plus fort pour la suite ! 🙂
GasteropodMissy
Posté le 21/07/2021
Oui, c'est aussi pour ça que j'assume et j'expose tout ça, car c'est ce qui fait la personne que je suis aujourd'hui, et je suis quand-même un peu fier de la personne que je suis devenu'e !!
Hugo Melmoth
Posté le 19/07/2021
Bonjour !
C'est encore un chapitre dur sur un période très sombre de ton enfance. Le collège n'est pas toujours facile, et cela est d'autant plus vrai pour certains, malheureusement.

J'ai remarqué une petite faute de frappe pas du tout importante comparé à ce que tu écris, mais je te la signale au cas où cela t'importe :
Ma rentrée au collège se fut, je pense, classique. => Ma rentrée au collège, ce fut, je pense, classique.

A mercredi pour la suite de ton texte, merci encore de nous conter ton histoire difficile, et bon courage !
GasteropodMissy
Posté le 21/07/2021
Oui, encore et ce n'est malheureusement pas fini, mais on fait avec !!

Non non, c'était bien l'intention initiale, utiliser le verbe "se faire", mais merci quand-même !!
petite_louve
Posté le 19/07/2021
Le collège, une période bien sombre pour beaucoup de personnes.
Je suis réellement navrée de tout ce qui t'est arrivé. C'est également rassurant de savoir que tu te reconstruits petit à petit. Certes, il faut du temps pour se remettre de la méchanceté et de la cruauté de certains, mais tu montres que c'est possible.

Être bien entouré est toujours une force, ça nous permet de nous relever et de trouver du soutien pour affronter les plus mauvais d'entre nous.

Je sais que certains ont essayé de m'humilier quand j'étais plus jeune, parce que tête de classe et appréciée de mes professeurs. Dommage pour eux, on m'a toujours dit de ne pas me laisser faire, et ce n'est pas parce que je suis une fille que je devais me laisser intimider par les garçons. Résultat : mes parents ont été convoqués 3 fois au collège pour ma première année, pour qu'on les informe que leur adorable petite fille était en fait une petite chose sauvage :') Mais ça ne m'a jamais porté préjudice et j'ai fini par me calmer puisque les autres se calmaient aussi. De temps en temps, il a fallu grogner encore, juste pour remettre les idées en place chez certains !

Courage à toi pour la suite de ta reconstruction ! Et pour la suite de l'écriture, qui ne sera sûrement pas simple. Mais l'écriture reste un bon moyen de s'exprimer et de faire sortir tout ce qui ne va pas !
GasteropodMissy
Posté le 21/07/2021
Merci beaucoup pour ton message, ça me fait beaucoup de bien !!
Oui, je me reconstruit petit à petit, j'y arrive et c'est très cool !!

J'avais malheureusement pas ton caractère et je suis extrêmement heureuxe que tu les ais envoyé se faire foutre !!

Merci beaucoup, je vais y arriver !! Et oui, je vais continuer à écrire, ça me fait du bien !!
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