Chapitre 3 : L'adolescence

Notes de l’auteur : Merci à vous d'être assidû'e dans votre lecture de mon autobiographie !

La chapitre 3 sera séparé en plusieurs parties (pour l'instant 6), regroupés par thématique car j'ai énormément de choses à dire

Sur ce, bonne lecture à vous

Partie 1 : le divorce

 

Sortez les violons, car les larmes vont commencer à couler. Tout à commencé quand j’avais 11 ans. J’étais une personne toujours très rêveuse, croyant toujours au Père Noël et à la Petite souris. Peut-être pour me protéger des violences déjà vues auparavant, peut-être simplement car j’étais naïf’ve, dans tous les cas, j’y croyais et ça m’allait très bien comme ça. Ça aura son importance dans la suite, c’est promis.

 

Tout commence donc à mon entrée au collège. Monde merveilleux qui me tira vers le fond. Mes parents ont commencé à s’engueuler à ce moment là, ou en tout cas, c’est à ce moment qu’on a commencé, ma sœur et moi à les entendre. Pendant 2 mois et demi, tous les soirs, ou ce qui semblait être tous les soirs pour mon moi de cette époque, mes parents se mettaient devant la porte, fermée, qui menait au couloir dans lequel se trouvait nos chambres. Et tous les soirs, je pleurais à chaudes larmes. Ma chambre, la plus éloignée, était à peine à 4 ou 5 mètres de l’entrée, autant dire que deux adultes qui crie, même à travers deux portes, à cette distance, on entend. Et le pire, je crois, c’est qu’on entend sans pour autant distinguer ce qu’iels se disent. Pourquoi est-ce qu’iels crient ? Est-ce qu’Anaïs (ma sœur) et moi avons fait quelque chose de mal ? Aucune idée. Aucun mot ne filtrait. Sauf une phrase. Une phrase qui hanta mon esprit pendant 7 longues années avant que j’ose demander à mes parents ce qu’elle signifiait. 7 longues années à vivre dans la peur que cette phrase ressorte, que tout explose. Une phrase prononcée par ma mère à l’attention de mon père, toujours criée bien plus fort que tout le reste « Tu l’aurais fait pour elle et pas pour nous ! ». Aujourd’hui je sais ce qu’elle signifie et pourtant, elle continue de me terrifier. Ça me renvoie à cette période là, période que j’ai détestæ de toute mon âme, les plus longs 2 mois et demi de ma vie. Qui se sont finis par la pire souvenir de ma vie. La seule chose que je ne pourrai jamais pardonner à mes parents. Au bout de ces 2 mois et demi, une idée me traversa l’esprit. Si moi je pouvais entendre leurs cris, alors ma sœur, dans la chambre juste à côté, le pouvait elle aussi. Je dormais à l’époque dans une mezzanine, dont je sauta aussitôt pour me précipiter dans le couloir. Encore aujourd’hui je m’en veux terriblement de ne pas y avoir pensé avant, de ne pas avoir pu protéger ma petite sœur de tout ça. Anaïs, si tu passes par là, pardonne moi de ne pas avoir été aussi réactif’ve. Je me suis précipitæ vers la porte de ma chambre et l’ai ouverte violemment. Ce que j’ai vu à cet instant restera à jamais gravé dans ma mémoire. La lumière du couloir qui était allumée m’éblouit quelques instants, puis au fur et à mesure que mes yeux s’habituaient au soudain changement de luminosité, je la vis, au milieu du couloir, debout. Ma sœur. Elle s’est lentement retournée vers moi, le visage en larmes. Une vague de rage et une profonde tristesse m’ont envahi comme elles m’envahissent en me remémorant ceci. J’ai raccompagnæ ma sœur, exécutæ le petit rituel qu’elle avait à l’époque pour s’endormir et ait attendu qu’elle s’endorme. Les cris de mes parents perçaient de l’autre côté de la porte pendant ce temps. Quand elle fut enfin endormie, j’ouvris sèchement la porte qui me séparait d’eux et leur ordonna d’aller se coucher, les yeux humides. Iels me fixèrent et comprirent leur erreur, qui durait déjà depuis bien trop longtemps. Iels partirent sans un mot. Ce souvenir est à ce jour le pire que j’ai, gravé au fond de moi à jamais. Quelques mois plus tard, iels nous annoncèrent qu’iels allaient se séparer. Je ne voulais pas y croire, j’étais en larme, encore une fois. Ma sœur, elle, bien plus pragmatique que moi malgré qu’elle soit plus jeune ne pleura pas. Elle s’y attendait. Et encore quelques mois après, mes parents nous annonçaient que le Père Noël ainsi que la Petite Souris n’existaient pas. Ça peu paraître anodin, mais vous le verrez dans la partie 2, j’avais besoin de rêver encore un peu, de me raccrocher tant bien que mal à quelques souvenirs d’enfance pour ne pas sombrer et cette nouvelle m’anéantis, bien plus que celle de la séparation de mes parents. À 11 ans à peine, on venait de me retirer tout ce qui me permettait de rêver encore un peu, je n’y avait plus le droit. Je basculait brusquement du monde de l’enfance à celui des adultes, sans y être préparæ et en n’étant certainement pas prêt’e. Cette année et les deux qui suivirent furent un calvaire. Mais ça, vous le verrez dans le chapitre suivant. Ce sera de loin le pire, alors je vous préviens de suite. Préparez vous mentalement avant de le lire ou ne le lisez pas si vous ne le sentez pas. Je préfère que vous ne le lisiez pas plutôt que vous vous mettiez à mal pour simplement le lire. Ça ne vaut pas le coup.

 

Le reste de leur séparation se passa bien. Iels ont fait attention à ne plus nous inclure dans leur disputes ou dans ce qu’iels se reprochaient.

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Hugo Melmoth
Posté le 16/07/2021
Je viens de terminer la lecture de ce nouveau chapitre, encore une fois relatant des extraits lourds et douloureux de ton passé. J'espère, je me le répète, qu'écrire t'a permis de te libérer un minimum de ces mauvais souvenirs.
Bon courage pour la suite, à dimanche pour ton prochain chapitre que je lirai de nouveau.

H.M.
GasteropodMissy
Posté le 19/07/2021
Oui, écrire me permet de tout extérioriser et me fait énormément de bien !!
Merci beaucoup, le chapitre arrive avec un peu de retard, la semaine dernière a été compliquée et j'avais besoin de sommeil
petite_louve
Posté le 14/07/2021
Je viens de lire !
Ça commence à pas mal remuer tout ça ! J'espère que ça ne t'a pas fait trop de mal et que ça t'a fait du bien d'écrire tout ça malgré tout.
A travers tes écrits, on ressent la détresse que tu as éprouvé et les émotions que tu as ressenti au même de retranscrire tout ça. Le travail des émotions est bien mené.
L'avertissement de fin est bienvenue pour les plus sensibles ;)
Encore bravo pour ton travail et tout le courage que ça demande !

Petites remarques pour la syntaxe :
"Tout à commencé" : pas d'accent sur le "a" ;)
"deux adultes qui crie" : "crient"
"je sauta " : "sautai"
"ne vague de rage et une profonde tristesse m’ont envahi" : "envahi.e" (je ne sais pas comment le mettre en neutre ^^)
"et ait attendu" : "aie"
"leur ordonna d’aller se coucher" : "ordonnai"
"j’étais en larme" : il me semble que "larme" prend un "s"
"cette nouvelle m’anéantis" : "anétantit"
"Je basculait" : "basculais"
GasteropodMissy
Posté le 14/07/2021
Ouais, c'est clair, et clairement, il y a mon pire souvenir à l'intérieur, alors forcément, c'est rempli d'émotions !!
Oui, je fais toujours attention pour que les personnes qui pourraient être trop brusqué'e's par ce que j'écris l'évite à tout prix, je ne veux pas rendre mal les personnes !!

Merci, je prends note, la syntaxe a toujours été mon grand défaut et je t'avouerai qu'avec les émotions qui s'y rajoutent, ça aide pas !!
J'essaierai de faire + attention pour les prochains chapitres, mais je ne promet rien
SoupeSieste
Posté le 14/07/2021
Un très bon chapitre ! Tu nous transmet bien tes émotions et le cadre terrible dans lequel se déroule cette scène de ton passé.
Par contre, lorsque tu parles de tes parents pourquoi tu utilises le pronom "Iels" ?
Et c'est purement esthétique et mon côté maniaque, mais réfléchis à mettre le texte en justifier XD
GasteropodMissy
Posté le 14/07/2021
Merci beaucoup. Encore aujourd'hui ce moment me hante et il continuera je pense de le faire toute ma vie, puis le travail des émotions, c'est ce que j'ai appris'e à faire depuis des années, alors je suis content'e d'y arriver à travers ce chapitre !!
Parce que la règle du masculin l'emporte je la trouve très mysogine et que je veux que ma maman soit visible aussi dans le pluriel !!
Oui, je le fais d'habitude mais j'ai oubliæ, je le ferai pour les prochains, promis !!
SoupeSieste
Posté le 14/07/2021
Tu peux toujours modifier ton texte, c'est pratique pour corriger les coquilles :)
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