Chapitre 3 : histoires d'estomacs

Notes de l’auteur : C'est là que vous allez commencer à rencontrer mes personnages, j'espère qu'ils vous plairont ! Je me suis rendue compte avant d'entamer ce chapitre que je bloquais parce que je n'avais pas du tout assez préparé cette partie de mon univers, donc je m'y suis recollée avant de reprendre !

La chose qui s'appelait maintenant Ethel resta de longues minutes immobiles, et, pour une fois, Clo respecta ce silence en gardant une distance respectueuse. La jeune fée finit par tourner le dos au miroir qui, heureusement, n'était pas assez grand pour qu'elle puisse voir les ailes qui dépassaient désormais de son dos. Si elle les avait vues à cet instant, elle ne pouvait jurer qu'elle ne les aurait pas arrachées, elle aussi. Et à vrai-dire, elle avait eu son compte de douleurs pour la journée.

Elle tourna le dos au miroir, carrant les épaules comme elle en avait l'habitude quand elle voulait se montrer plus sûre d'elle qu'elle ne l'était en réalité. Elle se sentait souillée, dépossédée de son identité profonde. Réduite à l'état d'objet. Mais à quoi cela aurait-il servi de le dire ? Clo était certainement l'une des personnes les mieux placées sur cette foutue planète pour savoir ce qu'elle traversait. Elle ne l'aurait avoué pour rien au monde, mais elle avait apprécié qu'elle reste dans la pièce avec elle pour ce moment. Sans ce léger ancrage, cette personne qui avait l'air de lui parler comme à une entité humaine et pas un objet, elle aurait peut-être bien sombré dans la folie, à l'instant ou son regard avait croisé ces yeux qui n'étaient plus les siens.

Lentement, comme une personne convalescente levée du lit après un long moment passé assoupie, elle revêtit la robe vaporeuse fournie par Clo. Des ouvertures avaient été pratiquées dans le dos pour laisser passer les ailes avec naturel. Une question absurde lui traversa l'esprit. Où diable avait-elle trouvé cette robe d'une taille ridicule ? Elle n'avait pas l'air faite de bric et de broc comme le reste de ce qu'elle avait pu voir jusqu'ici.

"Ce sont les vêtements pour fées du commerce. Ils sont aussi fabriqués ici, dans la partie textile de l'usine. Du coup on y fait parfois des virées pour piquer de quoi s'habiller correctement."

Ok. Il allait visiblement falloir qu'elle s'habitue à ce que la petite fée rousse lise dans ses pensées. Enfin, si ça pouvait lui éviter de trop parler, elle n'allait pas cracher sur cette idée. Lorsqu'elle se sentit prête, elle fit un signe de tête à Clo, qui alla prévenir les autres fées de son arrivée. Les autres fées. Cette pensée qui venait de faire sa place dans sa tête la fit sourire amèrement. A vrai dire, ça n'était pas vraiment comme ça qu'elle avait imaginé le pays des merveilles, mais maintenant qu'elle avait les deux pieds dedans, il ne lui restait plus qu'à l'explorer. Et éventuellement trouver un moyen de tout faire péter, bien entendu. Elle se demanda de façon fugace si elle avait été une fana d'explosif, dans sa vie antérieure. Rien ne laissait supposer ça dans les nombreux souvenirs qu'elle possédait encore, mais la joie féroce qu'elle avait ressenti à cette pensée toute simple l'amusa un peu.

Clo ressurgit dans la pièce et se plia en deux, ailes en l'air. Elle planta son regard dans le sien et lui adressa un sourire mutin en étendant le bras de façon extravagante vers la sortie de la pièce. Une fois de plus, Ethel lui emboîta le pas, arborant malgré elle un petit sourire au coin des lèvres. C'est qu'elle était forte, cette Clochette…

Derrière un rideau qui formait une sorte de vestibule, les deux fées débouchèrent dans ce qui devait de toute évidence être autrefois un embranchement de tuyaux. L'espace avait été entièrement réaménagé pour tenir lieu de salle commune. Au centre de la pièce, un gobelet en fer avait été reconverti en brasero. Une table en bois avait été fabriquée, probablement en utilisant des restants de cagettes trouvées aux cuisines. Le même matériau avec d'ailleurs été utilisé pour créer des étagères de divers formats, qui contenaient tout ce que les habitantes du lieu avaient pu trouver intéressant de près ou de loin. Parmi ces objets comptaient un nombre impressionnant d'instruments de musique flambants neuf. Sur les murs de métal, des œuvres discutables avaient été barbouillées à la peinture. Le mot d'ordre concernant ces ornementations semblait être le chaos et la couleur. Assises auprès du foyer, installées sur les boites d'allumettes posées tout à côté, les fées interrompirent leur conversation en la voyant arriver.

Elles étaient quatre en tout, et à l'exception de l'une d'entre elles qui lui adressa aussitôt un regard noir totalement gratuit, elles semblaient plutôt heureuses de la voir débarquer. Si elle avait dû qualifier le lieu étrange dans lequel cet étrange conciliabule se tenait, elle aurait penché entre un magasin de jouets beaucoup trop pailleté et un bar clandestin aux allures punk. Clo, à qui le petit sourire en coin de Ethel n'avait visiblement pas échappé, continua à en faire vingt fois trop avec ses gestes théâtraux et lui présenta ses compagnes d'habitation comme s'il s'agissait d'une troupe de troubadours ambulante qu'elle devait introduire à un public entier.

- Mesdemoiselles, messieurs, laissez-moi vous présenter, la grande, la magnifique, la plantureuse Sera, meilleure cuisinière de tout le comté de Fairy !

La Sera en question rosit délicatement sous le compliment et se tapota les joues de contentement, tout en feignant d'être ennuyée par le compliment.

- Allons, allons, arrête donc un peu tes singeries, tu vois bien que la petite a l'air toute déboussolée ! Viens donc par là, je parie que tu n'as rien mangé depuis des heures entre les mains de cette petite écervelée ! Avant qu'elle n'ait eu le temps de protester ou de remercier qui que ce soit, Ethel se retrouva assise de force sur une boîte d'allumettes, un dé à coudre rempli d'une singulière bouillie entre les mains. La cuisinière la fixait avec insistance, les yeux pleins d'étoiles, attendant manifestement qu'elle plonge la cuillère dans le pot pour lui donner un avis éclairé sur sa boustifaille.

" Sera… Laisse lui un peu d'espace, on n'a même pas encore vérifié si elle avait encore son estomac", lança une blonde aux cheveux striés de mèches roses assise à sa droite. Comment ça, "si elle avait encore son estomac ?" La panique dut se lire sur son visage, car la perspicacité surnaturelle de Clo frappa à nouveau.

"Oh, oups… Désolée, on est tellement habituées à tout ça maintenant qu'on ne fait plus trop attention aux mots qu'on utilise." Elle jeta un regard chargé de reproches à la blonde qu'elle lui présenta comme Masami. Cette dernière pris un air un peu contrit tout en haussant légèrement les épaules. L'une des autres fées agita la tête frénétiquement à ces mots.

"Ouaip, en effet… Moi c'est Linda, je suis arrivée il y a quelques jours maintenant, et je n'arrive pas encore tellement à m'y faire !"

Ethel se souciait toutefois de ces excuses comme de son premier biberon. Tout ce qui l'intéressait à cet instant était cette sombre histoire d'estomac. Elle parvint enfin à verbaliser son interrogation au milieu de tout ce babillage. "Comment ça, ils nous enlèvent l'estomac ?"

"Ça serait trop louche si leurs jouets devaient être nourris comme des humains, je suppose… Du coup ils ont fait quelques modifications au niveau du système digestif. Ce n'est pas vraiment qu'ils enlèvent l'estomac, plutôt qu'ils le modifient pour qu'il ne soit plus capable d'ingérer que leurs produits. En plus, c'est tout benef pour eux, ça leur permet de vendre plus de produits d'entretien", expliqua Masami, en fronçant le nez d'un air dégouté en lui tendant une pochette plastique remplie d'une gelée bleu épaisse. La chose qui tremblotait dans l'emballage était tout sauf appétissante. Elle avait faim, elle était fatiguée, et elle avait envie de manger de la vraie nourriture réconfortante. Si en plus on lui annonçait qu'elle ne pourrait plus jamais le faire, elle ne répondait plus de rien. Elle ignora totalement Clo qui était en train de lui expliquer qu'il fallait qu'elle se rende à l'atelier pour se faire examiner. Que la Fairy Factory aille se faire foutre : elle engloutirait la bouillie de Sera, que ça lui plaise ou non. Elle saisit le bol, et d'un seul mouvement, elle porta la nourriture à sa bouche, l'enfourna avec délice et déglutit en fermant les yeux alors qu'une cacophonie de voix inquiètes envahissait l'espace autour d'elle autour d'elle. Quand elle les rouvrit, le visage inquiet de Clo se trouvait à environ 5cm du sien et elle manqua lui envoyer son poing en pleine figure par pur réflexe.
"Ça va ??? Tu ne te sens pas mal ? Tu es complètement folle d'avoir fait ça, ça aurait pu complètement te…"
"Laisse tomber, si elle veut y aller à la dure, ça la regarde… Après tout, c'est comme ça qu'on faisait avant que Mélusine ne débarque et ne se mette en tête de décortique le monde entier." Elle aurait juré que la fée qui lui avait jeté un regard peu amène, lors de son arrivée, avait nuancé sa voix d'une petite pointe d'appréciation. Mais comme elle n'était pas là pour gagner la sympathie de quiconque, ça lui touchait un ovaire sans faire bouger l'autre. Elle continua d'engloutir sa bouillie avec délectation, ravie que son estomac ait finalement eu l'amabilité de rester entier. Sera la couvait du regard, contente que sa cuisine soit finalement appréciée. Il fallait reconnaître que ça n'était pas mal du tout. Elle lui accorda un grognement appréciateur. Autour d'elle, les conversations se remirent en route, à son grand soulagement. Elle n'aimait pas trop être au centre de l'attention.

Elle profita de ce moment de répit pour observer les fées à la dérobée. Clo semblait être la rigolote du groupe, visiblement toujours prête à écouter les histoire des autres et faire travailler ses zygomatiques. Elle avait cependant une capacité d'écoute que Ethel avait rarement vu chez quiconque. La fée au regard noir s'appelait Sacha. Elle se rappela ce que Clo lui avait dit au sujet des ailes arrachées, accrochées en blason à l'entrée du repaire. Effectivement, la dénommée Sacha n'arborait aucune aile dans le dos. Elle ne portait d'ailleurs de toute évidence pas non plus les vêtements made in Fairy Factory. On aurait plutôt dit de vieilles nippes noires, cousues ensemble à la va-comme-je-te-pousse, et agrémentées ça et là de parties renforcées en pièces de métal. Quelque chose lui disait qu'elle devait surement les fabriquer elle-même. Ses oreilles étaient percée de clous, et elle arborait de courts cheveux noirs en bataille, qui ne ressemblaient pas, là non plus, à ceux d'une fée quelle qu'en soit le modèle. Il lui semblait qu'elle avait tenté par tous les moyens de prendre le contre pied de ce pour quoi on l'avait façonnée.

Masami arborait un air plus calme et portait sur son entourage un regard aussi attentif que distant. Ses cheveux blonds et roses retombaient sur ses épaules avec une élégance irréelle et des yeux roses bonbon scrutaient les environs avec le regard de celle qui ne relâche jamais vraiment son attention. Elle portait des vêtements de fée, mais il s'agissait probablement des plus simples qu'elle avait pu trouver. Son nom attisa la curiosité d'Ethel. Avait-elle des origines japonaises ? Si c'était le cas, son identité avait été remodelée à un point effrayant. Mais n'était-ce pas le cas de toutes les fées ? Elle même, elle se demandait encore ce qu'elle avait vraiment perdu dans toute cette histoire, hormis son apparence physique.

Pendant que tout ce petit monde discutait et organisait, il lui semblait les taches des jours à venir, Sera ne disait mot. Penchée au dessus d'une marmite improvisée, visiblement forgée à la main à partir d'une chute de métal récupérée, elle mitonnait un déjeuner en chantonnant. Ou un dîner, pour ce qu'elle en savait. Elle avait complètement perdu la notion du temps. Seraphina, de son nom complet -un nom de série, sans doute - se déplaçait autour du brasero d'une façon unique, les bras légèrement écartés de son corps, d'un pas presque dansant et en même temps très précautionneux. On aurait dit qu'elle suivait une chorégraphie dont la partition était écrite dans sa tête. Ethel frissonna en se disant que cela pouvait très bien être le cas. Pourtant, se reprit-elle, elle dégageait quelque chose qui n'avait certainement rien à voir avec une injection artificielle. Il lui semblait qu'en elle, reposait l'âme du foyer de ces fées. Soudain, Sera lui lança un regard aiguisé, comme si elle avait deviné qu'elle était observée en catimini. Un grand sourire orna aussitôt son visage fin. Ethel eu l'impression que la perfection de ses traits ne laissait pas assez de place au sourire qu'elle aurait dû avoir naturellement. L'effet était un peu dérangeant. Clo s'assit à ces côtés à ce moment-là.

"Tu devrais discuter avec elle, un de ces jours. Elle se vante toujours de ses rondeurs d'autrefois, et du fait qu'elle séduisait le monde entier avec ses formes voluptueuses", lui dit-elle en riant doucement. Curieusement, malgré le corps filiforme qu'elle arborait désormais, elle n'avait pas de mal à l'imaginer. Ses rondeurs chaleureuses, on pouvait presque les ressentir à travers sa façon d'être.

Linda, quant à elle, observait la scène avec un détachement poli. Elle n'appartenait pas encore pleinement à ce monde, et ça se sentait. Elle ne donnait pas, d'ailleurs, l'impression de vouloir s'intégrer particulièrement. Elle était assise un peu à l'écart, assise sur sa boîte d'allumettes comme si elle était isolée comme sur une île déserte et elle ajoutait de temps à autre du combustible dans le gobelet-brasero.

"Elle a l'intention de partir après-demain. On va monter une expédition pour l'accompagner jusqu'à la porte", lança Clo comme si elle s'amusait à sous-titrer les pensées d'Ethel. C'était donc de ça qu'elles discutaient pendant qu'elle dévorait sa bouillie… "Bon ! Il est temps d'aller vérifier ce que tu as de cassé", lança-t-elle comme si l'idée n'avait rien de terrifiant. Par habitude, Ethel carra les épaules. "Je vais très bien", assura-t-elle. Elle avait envie qu'on lui fiche la paix une bonne fois pour toutes, pas qu'on la materne ad vitam aeternam… Elle s'apprêtait à partir explorer les lieux en solo quand une main sur son épaule l'arrêta. Évidemment, la main était fine et délicate, mais la poigne ne l'était assurément pas. "Ça t'amusait peut-être de jouer les écorchées vives dans le monde extérieur, mais ici, on est obligées de jouer en équipe. Et devine quoi : si on perd, on meurt. Alors je n'ai aucune envie de dépendre d'une éclopée qui ne sait pas où elle est abîmée. Donc tu vas faire comme tout le monde et tu vas aller voir Mélusine, ma cocotte." Elle soutint le regard de Sacha en lui adressant son regard le plus noir. Elle s’apprêtait à l'envoyer balader sèchement lorsque celle-ci reprit la parole. "Ça te dérange ? Vas-y, ne te gêne pas, la porte est ouverte… Enfin, si tu penses pouvoir te débrouiller toute seule, bien sûr", ajouta-t-elle d'un air sarcastique. Ethel serra les mâchoires de toute ses petites forces de fée, mais ne dit pas un mot. Elle était peut être solitaire, mais pas suicidaire. Et là, tout de suite, elle devait bien admettre que les options ne se bousculaient pas au portillon. Elle dégagea la main inquisitrice d'une bourrade de l'épaule, se refusant à laisser transparaître la douleur aiguë qui fusa, et se retourna vers Clo, ignorant ostensiblement Sacha. "Elle est où, votre foutue Mélusine ?"

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Bleiz
Posté le 12/01/2022
Bonjour,
Une chouette introduction des personnages, on sent bien toutes les personnalités différentes et les potentielles amitiés et inimitiés entre elles. Ton style d'écriture est toujours efficace et agréable à lire. Cela dit, je pense que découper certaines parties en de nouveaux paragraphes aideraient à rendre le tout encore plus fluide.
À bientôt ! :)
Poppy Bernard
Posté le 04/12/2021
Houuuuu, le duo Ethel / Sacha promet des étincelles !
Super description des personnages, ces petites fées arrivent à conserver une personnalité unique malgré leur transformation (j'ai bien aimé ces raisonnements sur leur vie antérieure, notamment pour Sera et Masami. Sacha est plus mystérieuse, mais Clo aussi... Comment (pourquoi?) peut-elle conserver cette bonne humeur ?).
Une petite remarque (même si franchement le texte est très bien ficelé, c'est vraiment pour chipoter ! ) :
"Elle était assise un peu à l'écart, assise sur sa boîte d'allumettes comme si elle était isolée comme sur une île déserte" ; on retrouve quelques répétitions dans ce passage (assise / comme), peut-être à remanier.
(sinon, imaginer ne plus pouvoir manger... Pire que de me faire arracher les côtes! ... enfin, j'imagine.)
Marlène Goos
Posté le 05/12/2021
Ah ah oui au final ces deux là se ressemblent un peu trop pour leur bien ^^ justement j'essaie de semer des choses sur l'histoire des différentes fées au fur et à mesure. Mais maintenant que tu le dis je me demande si j'ai suffisamment développé celle de clo... Faudra que je vois ! Merci pour le chipotage, au contraire, je vais avoir beaaaaucoup de travail de réécriture ensuite donc tout retour me facilitera la tâche :)
Poppy Bernard
Posté le 08/12/2021
Hey !
Pour Clo je trouve ça bien de ne pas donner trop d'indices tout de suite, ça lui donne une importance supplémentaire (c'est quand même la sauveuse de E!), et ça crée un horizon d'attente :)
Μέδουσα
Posté le 01/12/2021
On découvre un peu plus l'aménagement de notre pays des merveilles, tout nouveau tout beau ahah, et mine de rien j'aimerais bien le voir en vrai, ça risque d'être incroyable ! "Si elle avait dû qualifier le lieu étrange dans lequel cet étrange conciliabule se tenait, elle aurait penché entre un magasin de jouets beaucoup trop pailleté et un bar clandestin aux allures punk", c'est un peu comme ça que je l'imaginais effectivement ^^

Ouf, elle a encore son estomac dans son intégralité !

J'ai beaucoup aimé rencontrer les autres fées, elles ont l'air toutes très intéressantes ! Et J'aime toujours la personnalité d'Ethel, son côté solitaire et réservé, j'aime beaucoup.
Marlène Goos
Posté le 04/12/2021
C'est vrai que je pense que ça aurait été encore plus compliqué pour elle si elle s'était aperçue qu'elle ne pouvait plus manger :O Elle a un rapport assez fusionnel à la nourriture, ça reviendra d'ailleurs plus tard dans l'histoire ;) Contente que mes petites fées te plaisent, j'avoue que je m'y suis bien attachée aussi ! C'était un challenge pour moi de développer une histoire avec "autant" de personnages. Il n'y en a pas tant que ça au final, mais souvent j'écris des choses où on s'attache vraiment à un seul protagoniste ou presque.
Edouard PArle
Posté le 01/12/2021
Coucou !
Chapitre de présentation des protagonistes. Tu prends le temps de les caractériser et différencier, j'ai plus ou moins un trait de caractère de chacune d'elles. J'imagine que tu vas approfondir chacun de tes personnages dans les prochains chapitres.
J'aime bien le petit incident de fin de chapitre. C'est intéressant que tout ne se passe pas dans la joie et la bonne humeur. Surtout que de tels évènements ça doit sacrément taper sur les nerfs^^
Quelques remarques :
"resta de longues minutes immobiles," -> immobile
"La chose qui s'appelait maintenant Ethel" la chose ? celle serait pas mieux ? Je comprends que tu veux dire que son corps est artificiel mais ça reste le nom qu'elle a choisi donc c'est un peu étrange de dire la chose.
Un plaisir,
A bientôt !
Marlène Goos
Posté le 04/12/2021
Oui c'est un peu l'intro des personnages, c'est cool que ça passe, j'avais peur que ça fasse un peu trop grosses ficelles. C'est vrai que "la chose" c'est peut être y aller un peu fort ^^ je voulais marquer le fait qu'elle met à distance jusqu'à sa condition d'humaine, mais il faudra que je repense à la formulation du coup si ça fait bizarre ! Merci encore de tes retours !
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