Chapitre 3 - Deux affiches mystérieuses

Aube faisait le guet devant la maison. Elle aperçut le vélo de son amie qui dévalait la rue. Noémie, essoufflée, sauta à terre et lui tendit sa bicyclette.

— Tiens ! Essaie ! proposa-t-elle en haletant.

— Non, merci. Pas aujourd’hui, déclina Aube.

— Ton père n’a toujours pas monté la tienne ? insista son amie. Tu peux apprendre avec moi.

— Pas grave. J’attendrai qu’il ait moins de travail.

Aube était grande pour son âge, une impression accentuée par ses jambes fines et ses longs cheveux blonds. Pourtant, Noémie, qui avait six mois de moins qu’elle, la dépassait déjà d’une bonne tête. Une tête de canaille sous sa tignasse courte et ébouriffée. Elle dégageait une sensation de force et avait les membres musclés d’une enfant sportive. Aube n’avait rien à lui envier en matière d’énergie et de dynamisme. Elle entraîna son amie à l’intérieur.

— Viens ! On va écouter les chats !

— Encore ! rouspéta Noémie. Je n’y arrive pas. Tu sais très bien que je n’entends rien.

— Je sais, mais tu vas encore essayer.

— Pas la peine ! Je te crois ! Pourquoi est-ce que tu veux que j’y arrive aussi ?

— Parce que c’est super de les comprendre, dit Aube. Ils sont drôles. Puis ils me donnent toujours plein de conseils. Et ce n’est pas possible que j’y arrive et pas toi ! On est amies quand même ! Avec qui d’autre tu veux que je partage ça ?

— Bon, d’accord, céda Noémie. On essaie encore un peu puis on va jouer dehors.

— Chut, conclut Aube.

Elle montra du doigt Mistigri, la petite chatte noire qui passait la plupart de son temps à dormir sur le coussin d’un fauteuil devant la fenêtre du salon. Les fillettes approchèrent en silence.

— Je n’entends rien, s’impatienta Noémie.

— Normal, elle dort. Parfois, j’entends quand elle rêve, mais c’est bizarre.

— Et là ? De quoi elle rêve ?

— Si on n’entend rien, c’est qu’elle ne rêve pas, expliqua Aube. C’est bête. On la réveille ?

La petite chatte tourna les oreilles, ouvrit les yeux et se redressa.

« Fichez-moi la paix » pensa-t-elle en sautant en bas du fauteuil.

— Sympa, rétorqua Aube.

— Qu’est-ce qu’elle dit ? insista son amie.

— Elle veut qu’on la laisse tranquille. Oh ! Ce n’est pas drôle quand elle refuse de jouer !

Mistigri s’étira et sortit par la fenêtre restée ouverte.

— C’est ça, la salua Aube. Bonne balade !

— Et tes autres chats ? demanda Noémie.

— Les deux Chaussettes ? Ils sont toujours dehors. Mais eux, quand ils ne veulent pas se montrer, ce n’est pas facile de les trouver.

— On essaie ?

— OK.

Noémie ouvrit la porte. Aube la suivit. L’été touchait à sa fin, mais il faisait encore un temps magnifique. Le jardin de la famille de Aube donnait sur le flanc d’une colline. Un espace de nature préservée entre le centre-ville et leur quartier. Des prairies montaient en pentes raides et herbeuses jusqu’au sommet couvert de grands arbres. Plusieurs cerisiers qui les avaient régalés de leurs fruits, tous avalés depuis longtemps. Il restait quelques petites pommes dures sur une dizaine de pommiers moins costauds et de belles noix sur les deux majestueux noyers qui dominaient le paysage. Mais toutes les bogues étaient à présent ouvertes et, dès qu’une coquille tombait au sol, elle était rapidement ramassée par un animal ou un promeneur. La colline était coupée en deux par un bois de hêtres et de bouleaux qui plantaient profondément leurs racines dans la pente. Un sentier menait à un autre versant où des haies taillées et soignées entouraient les jardins privés de grosses villas. De leur côté de la colline, les jardins de la famille de Aube et de ses voisins communiquaient entre eux et les enfants pouvaient les traverser de part en part.

Au milieu, en contrebas, habitait Jeanne, une vieille femme que certains traitaient de folle parce que sa maison ressemblait à une cabane de conte de fées. Tous les volets étaient peints dans des couleurs différentes. Des fleurs poussaient sur les rebords des fenêtres comme en haut de la cheminée. Et le tout était entouré de fruitiers qui n’avaient jamais été taillés. Ils profitaient de ce bienveillant abandon pour proliférer et dissimuler la maisonnette aux regards. Jeanne était une originale. Elle prenait un grand plaisir à papoter avec les curieux et à leur offrir de ses fruits, des nèfles, des mirabelles ou des cornouilles, une sorte de cerises sauvages aigres, mais rafraîchissantes qui tachaient les doigts.

— Regarde ! cria Noémie.

— Quoi ? demanda Aube.

— Tes chats ! Ils sont là-bas, répondit-elle en indiquant la direction du jardin de Jeanne.

— Je ne vois rien du tout.

— Regarde bien, les deux taches blanches et noires qui se déplacent près d’une espèce de pancarte jaune fluo.

— Une pancarte jaune ? s’étonna Aube. De quoi est-ce que tu parles ? Je ne vois rien d’ici. Viens, allons-y !

— Aube ? Tu ne dois pas prévenir ta mère ?

— Pas besoin. Elle va encore s’inquiéter.

Les deux amies se lancèrent en se tenant la main. Elles quittèrent le jardin, escaladèrent la première prairie et longèrent les haies jusqu’au bois qui recouvrait la colline. Noémie avait raison. Les deux chats étaient là. Chaussette Blanche, le beau jeune matou noir et blanc, arborait ses étincelantes pattes couleur crème fraîche. Chaussette Noire, le vieux mâle qui, du museau, lui était tout à fait semblable, était campé sur ses pattes chocolat. Ils tournaient autour de deux pancartes recouvertes d’un avis imprimé sur du papier plastifié jaune, comme celui utilisé pour prévenir de travaux.

— Tu as une bonne vue, reconnut Aube.

— Allons observer ça de plus près, proposa Noémie.

Les enfants se frayèrent un chemin parmi les ronces jusqu’au terrain un peu plat derrière chez Jeanne.

— Écoute !

Aube arrêta son amie. Elle posa un doigt sur sa bouche pour l’inviter à prêter l’oreille aux deux voix douces et graves qui montaient jusqu’à elles.

« C’est une mauvaise nouvelle, sans aucun doute » s’inquiétait le plus jeune des félins.

« Quand les hommes s’agitent et plantent des piquets en terre, c’est rarement signe de bonne nouvelle » complétait son comparse expérimenté.

« Cette fois, je le sens. Les arbres tremblent. Ce que les humains préparent ici est dangereux, ils le savent. »

Aube se leva d’un bond, prit la main de Noémie et l’entraîna vers les chats.

— Tu as entendu ? Viens !

— Entendu quoi ? se désespéra Noémie en essayant de suivre son amie parmi les ronces.

— Les chats ! Ils disent qu’il y a un danger ! Qu’est-ce que c’est que ça ?

— Aube ! De quoi tu parles ? De quel danger ? s’énervait Noémie. Fais attention !

Inquiète, elle rejoignit son amie qui se tenait debout tentant de déchiffrer une pancarte. Les deux chats se frottaient contre ses jambes.

— Qu’est-ce qu’ils disent ? voulut-elle savoir.

— Tu sais bien que je ne parviens toujours pas lire, répondit Aube contrariée.

— Non ! s’emporta Noémie. Je te parle des chats. Qu’est-ce qu’ils disent ?

— Là ? Ils ne disent rien, ils sont contents de me voir.

Noémie se planta devant elle, exaspérée par les piqûres de ronces et l’impression de ne rien comprendre. Elle pointa son doigt sur la pancarte sous le nez de son amie.

— À propos de ça ! Qu’est-ce que les chats disaient à propos de ça ?

— Oh pardon ! comprit-elle. Ils disent que c’est une mauvaise nouvelle, sans doute dangereuse pour les arbres.

Noémie regarda autour d’elle.

— Évidemment ! conclut-elle. C’est un permis de bâtir.

— Un quoi ?

— Un permis de bâtir. Ça veut dire qu’on va bientôt construire quelque chose ici.

— Parce que toi tu arrives à lire maintenant ? s’étonna Aube.

— Non, mais j’ai déjà vu des pancartes comme celle-là. Alors ça doit être pour ça que les arbres sont en danger. Si on doit construire, on va sûrement les abattre.

— Ah ! Je n’aime pas ça.

Les deux amies observèrent le terrain autour d’elle. Il était assez éloigné de la rue. Sa partie plate était plutôt petite, occupée par une demi-douzaine d’arbres minces. De jeunes bouleaux qui avaient poussé parmi les pierres. Ensuite, l’espace s’élargissait pour devenir ce bois dense qui grimpait le long de la pente.

— Ce n’est pas si grave, déclara Noémie. Ils ne peuvent quand même pas couper tous les arbres de la colline.

Aube ne répondit pas. Elle observait Chaussette Noire qui s’était assis face à elle. Il semblait réfléchir avec les filles.

« Tout dépend de ce que l’homme construit » pensa-t-il.

Aube restait perplexe.

— Regarde, continuait Noémie. Ils ne peuvent construire qu’une petite maison ici, non ?

— Il faut déchiffrer la pancarte, s’emballa Aube. Il faut la lire. Ce qu’ils veulent construire est écrit ici.

— Mais on ne sait pas lire !

— Il faut qu’on apprenne.

— Ouais, tiqua Noémie. Pas la peine. On peut aussi juste demander à ton frère.

 

— Ils veulent construire une antenne, jeunes filles, les surprit une voix fluette derrière elles.

Les deux amies sursautèrent. Jeanne s’était approchée sans bruit de ses petits pas précautionneux.

— Bonjour, mesdemoiselles, ajouta-t-elle pour laisser le temps à leur frayeur initiale de se dissiper.

Jeanne n’avait jamais voulu leur faire peur, mais son petit effet l’amusait. Elle gardait un léger sourire moqueur.

— Bonjour, Madame Jeanne, répondit Aube.

— C’est qui ? chuchota Noémie, inquiète, à l’oreille de son amie.

— Qu’est-ce que tu dis ? demanda la vieille dame, visiblement un peu sourde.

— Madame Jeanne, je vous présente Noémie, se lança Aube. C’est une amie.

— Ah !

Jeanne s’avança en trébuchant.

— Est-ce que je peux vous aider ? proposa Aube.

— Qu’est-ce que tu dis ? répéta Jeanne.

— Est-ce que je peux vous aider ?

— Oh oui ! Donnez-moi la main. Mes vieilles jambes ne me portent plus bien.

Jeanne, soutenue par les deux jeunes filles, s’approcha de la pancarte. Les chats en avaient profité pour s’éclipser.

— Il semblerait que vous aussi vous ayez besoin de mon aide, les taquina-t-elle.

— Vous pouvez nous apprendre à lire ? s’enthousiasma Aube, provoquant le rire malin et généreux de la vieille dame.

— T’apprendre ? Il faudrait du temps. Mais je pourrais. C’est ce que j’ai de plus précieux, le temps.

— Est-ce que vous pouvez lire la pancarte ? demanda Noémie plus curieuse et plus pratique.

— Qu’est-ce que tu dis ?

— Est-ce que vous pouvez lire la pancarte ? s’énerva l’enfant.

Jeanne les dévisagea avec bienveillance.

— Ils veulent construire une antenne, répéta la vieille dame. Une antenne de télécommunication pour tous ces téléphones mobiles, si j’ai bien compris.

Aube et Noémie se regardèrent. Elles avaient saisi. Elles en savaient assez. Toutes les trois parlèrent en même temps.

— Un émetteur pour les communications sans fil, un amplificateur d’ondes, continua Jeanne.

— Une antenne-relais téléphone et internet, résuma Noémie.

— Juste une antenne pour mobiles, corrigea Aube. Internet ne passe pas par le téléphone. À la maison, il y a une antenne wi-fi dans le bureau de papa.

— Oui, mais tu peux aussi avoir internet sur ton portable. Papa, il a pris l’abonnement. Maman, elle a dit...

— Qu’est-ce que vous dites ? intervint Jeanne.

Aube ne put s’empêcher de penser très fort que la chose la plus horrible qui puisse lui arriver serait de devenir sourde. Elle l’aurait bien chuchoté à l’oreille de son amie, mais, même en sachant Jeanne incapable de l’entendre, elle ne se serait jamais permis de lui manquer de respect. Pourtant, la vieille dame se tourna vers elle et il survint un événement extraordinaire. Sans que Jeanne ne bouge les lèvres, Aube perçut la voix de la vieille femme dans sa propre tête.

« Oh, mais je ne suis pas sourde pour tout, ma princesse. »

— Vous entendez mes pensées ? s’écria Aube.

« J’entends beaucoup moins bien qu’il y a vingt ans. Est-ce à cause de la vieillesse ? Ou est-ce parce qu’alors il n’y avait pas encore autant de radios et de téléphones sans fil ? Mais il n’y a plus beaucoup de personnes qui se parlent vraiment aujourd’hui. Et qui a jamais écouté les arbres ou les animaux ? »

— Qu’est-ce qui se passe ? demanda Noémie qui observait le visage expressif de Jeanne fixer intensément celui de Aube.

Son amie tremblait légèrement et paraissait au bord des larmes tout en arborant son plus beau sourire.

— Oh ! Pardon, petite ! lui répondit la vieille femme en se retournant vers elle. Si je peux avoir la patience d’apprendre à lire à ton amie, je promets d’en garder pour t’apprendre à entendre ce que pensent sincèrement ceux que tu aimes.

Jeanne fit demi-tour s’accrochant toujours aux bras des enfants.

— Allez, mesdemoiselles. Ramenez une vieille dame chez elle. J’ai besoin de repos. Aujourd’hui, je ne vous propose pas d’entrer, il est tard. Mais quand vous reviendrez, je vous chaufferai une tasse de thé et vous goûterez mes gâteaux. Ils sont délicieux.

Elle rit en abandonnant les filles.

— Filez ! Je crois entendre une maman qui vous appelle, ajouta-t-elle.

— Mais comment ? voulut savoir Noémie.

— Et pour l’antenne ? la coupa Aube.

— Oui, l’antenne. J’oubliais. Tu as raison, répondit Jeanne. On ne peut pas rester les bras croisés.

— Il faut faire quelque chose.

— Patience, dit la vieille dame.

— Comment est-ce qu’on va empêcher sa construction ? insista Aube.

— Nous trouverons une solution. Oui, conclut Jeanne. Aie confiance et fie-toi à ton intuition.

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sifriane
Posté le 06/12/2022
Bonsoir,
J'ai beaucoup aimé ce chapitre.
On s'ennuie pas une seconde, depuis le début j'aime bien que les dialogues prennent le dessus sur le reste, je trouve ça très vivant et approprié pour de la jeunesse.
Coup de coeur pour Jeanne, j'espère qu'on la reverra bientôt ;)
A très vite pour la suite
MichaelLambert
Posté le 07/12/2022
Salut Sifriane !
Merci pour ton commentaire !
Je me sers beaucoup des dialogues dans cette histoire... mais je me pose toujours la question de savoir si je les fais bien parler comme des enfants de leur âge et si je dois écrire de manière un peu plus orale...
Jeanne est un personnage important pour Aube, son premier mentor, elle va avoir une place tout au long de l'histoire !
Bleiz
Posté le 05/12/2022
Bonjour !

Un chapitre aussi chouette que les précédents, plus même parce que l'atmosphère est plus légère ! L'histoire est très agréable. J'ai pris quelques notes pendant ma lecture :

"Elle dégageait une sensation de force et avait les membres musclés d’une enfant sportive. Aube n’avait rien à lui envier en matière d’énergie et de dynamisme." Ça donne une vision super claire de la situation, mais je me demande s'il n'y a pas moyen de rendre la description plus fluide, parce que là ça tombe comme ça et on sent que c'est description pour bien mettre en relief les deux personnages, surtout le personnage principal... Après ça gêne pas hein, je suis juste tatillonne x)

Donc Noémie n'arrive pas à lire non plus ! Je me demande si ça a un lien avec son sens de la vue développé... surdéveloppé peut-être ? Je garde mon hypothèse dans un coin !

WOOOOOH Jeanne qui entend les pensées ! Aube aurait-elle trouvé un mentor ? Quoi qu'il en soit, cette histoire d'antenne ne présage rien de bon. Je ne sais pas trop où nous mène cette histoire pour l'instant, quel va être le noeud du récit, mais franchement ça ne se sent pas : les chapitres se lisent facilement et avec plaisir ! J'aime bien le personnage de Noémie aussi, elle a l'air d'être plus pratico-pratique, ça va pouvoir donner lieu à des situations marrantes avec Aube qui me semble plus dans les nuages.

À bientôt ! :)
MichaelLambert
Posté le 05/12/2022
Bonjour Bleiz !
Mille mercis pour tes notes ! Je les garde précieusement pour retravailler mon histoire !
De manière générale, j'ai le sentiment d'être très lent à mettre les éléments en place, surtout que j'ai choisi des chapitres courts avec quelques nouvelles infos distillées à la fois. Maintenant que je relis tout mon début et que j'ai plus une vue d'ensemble, je suis en train de chercher une manière d'aller plus vite à l'essentiel, au nœud des enjeux, mais je n'ai pas encore trouvé...
Et oui, Jeanne va être un des mentors de Aube !
A bientôt pour la suite j'espère !
Claire May
Posté le 26/11/2022
Hmm, il me semble que cette antenne pour téléphones mobiles va plutôt brouiller les ondes communicationnelles que permettre aux gens de s'entendre d'avantage. C'est bien trouvé ! Ca explique peut-être pourquoi Jeanne n'entend plus très bien ce que pensent les gens ! J'aime beaucoup cette petite sorcière à la voix fluette et dure de la feuille. Toujours un plaisir à lire, en tout cas !
MichaelLambert
Posté le 27/11/2022
Exact ! La communication sous toutes ses formes, profondes ou superficielles, c'est tout l'enjeu de cette histoire ! Alors la vieille et expérimentée Jeanne qui n'entend que ce qu'elle veut bien entendre, c'est un clin d'oeil... ou un clin d'oreille !
Marlène Goos
Posté le 11/11/2022
Oh, cool, cette grand-mère ! Mais je ne suis pas objective du tout, j'ai un faible pour les grand-mères excentriques ;) C'est drôle, ma meilleure amie s'appelle Noémie, et quand nous étions enfants, on avait l'habitude d'aller jouer dans une zone encore assez naturelle, des sortes de marais, derrière son lotissement moderne. Et puis un jour, ils ont commencé à tout couper pour construire des zones commerciales ^^
MichaelLambert
Posté le 12/11/2022
Ah je suis content que le personnage de Jeanne te plaise ! Et elle va avoir un rôle important dans les aventures de Aube ! Et ce que tu racontes avec ton amie Noémie et la zone commerciale, c'est exactement ce qui m'a poussé à écrire cette histoire !
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