Chapitre 3

Je rassemblais mes affaires en vitesse. Finalement, il avait dit oui pour ce soir ! Son plan c’était décommandé et comme je n’avais de toute façon rien fait de ma journée au travail, je n’allais pas commencer maintenant. Je lui avais proposé qu’on se retrouve à 17h30, juste le temps de faire le voyage. De son côté, il était un peu surpris de l’horaire mais avouait lui aussi ne pas vouloir travailler plus.

Nous avions rendez-vous sur le parvis de la Défense, près de son boulot. J’avais donc repris le RER pour deux stations. Arrivée sur place, j’étais un peu en avance et décidais d’aller en vitesse au centre des 4 temps pour acheter de quoi me remaquiller chez Sephora. Je passais en caisse rapidement et me mis un petit coup de crayon sur les yeux quand je reçus son message : « C’est bon j’ai fini rendez-vous devant le CNIT, j’y serai dans 5 min ». Chouette chouette chouette ! Je pris la direction du parvis d’un pas rapide. Il me fallait le traverser pour arriver jusqu’à destination. Je me recoiffais rapidement, un coup d’œil dans les vitres des immeubles, tout était ok.

Petit aparté, j’étais en baskets pourries. D’habitude en talon, j’avais quelques jours auparavant fais un tordage de cheville malencontreux en voulant attraper le train le soir pour rentrer chez moi (après avoir picoler en afterwork… Du propre). Me voilà donc la cheville à plat dans la seule paire de baskets que j’aimais tellement qu’on aurait dit qu’elles avaient survécu à un ouragan. Soit, je n’avais pas prévu de le voir si rapidement et puis ça n’était pas si mal avec mon long manteau gris d’hiver. Il faudrait juste que je trouve une démarche potable histoire de ne pas avoir l’air d’un canard boiteux. En tout cas l’ensemble donnait un style parisienne décontracte dirons nous.

J’arrivais la première. Il n’était pas encore là. Je trépignais d’impatience. Je guettais autour de moi tous les promeneurs et autres personnes sorties de bureau comme un aigle à l’affut quand je le vis de loin. Il était penché sur son téléphone et avançait rapidement en m’envoyant un sms pour me dire qu’il était là.

Il était… magnifique comme je l’avais imaginé physiquement : 1m75 (une tête de plus que moi), des cheveux blonds et un look cool décontracté et sobre sans chichi ni m’as-tu-vu, choses que je ne supporte pas. Non, il avait une tenue simple, chaussures de ville marrons, chino beige, tee-shirt col v bleu, et veste bleue. Je n’étais pas déçue de passer du virtuel à la réalité car même de là où j’étais, à bonne distance, tout correspondait. Il avait l’air stressé et souriant aussi vu de loin. Le trac montait. Pourvu que ça allait coller ! Je me surpris à penser que c’était peut-être lui enfin le futur homme de ma vie et père de mes futurs enfants. Calm down ! « Pas de faux pas » me répétais-je intérieurement. Pas question de le faire fuir avec un regard de merlan fris ou des paroles trop abruptes. Et puis restait à connaître le spécimen. « Pas de précipitations, pas de précipitations » me disais-je encore.

Il se trouva bientôt à ma hauteur et je lui fis un petit coucou pour me signaler. Il souri comme soulagé de me voir. Ouf ! Je n’avais pas du faire trop mauvaise impression.

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MayaAubray
Posté le 11/09/2020
Aller ! ALLER ! Les choses avancent bien !
J'aime beaucoup le fait que ça soit pas hyper parfait, que l'héroïne ne soit pas apprêtée.
Il me tarde de savoir comment va se passer le rencard!!
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