Chapitre 29. Le corps est à l'humain ce que la racine est à l'arbre

Par dcelian
Notes de l’auteur : BONSOIR !!!!
Alors là, j'ai rarement attendu autant entre deux publications... Bon, j'ai enfin réussi à boucler ce chapitre, et c'est déjà pas une petite victoire. Enfin, il est pas bien long remarquez... BREF
Pour les bonnes nouvelles, plutôt : j'ai ENFIN terminé l'écriture complète de mon scénario. ça avait tendance à me bloquer de pas tout savoir à l'avance, donc ça y est, je sais définitivement où je vous emmène, et croyez-moi c'est aussi loin que chouette !! Héhé
Bonne lecture !!! Et merci d'être là <3

Feu de cheminée, bois qui crépite. Et la paix, tout autour. Une paix des autres jours, des jours d'avant. Une paix un peu comme dans les collines. Sans vent ni océan. Au loin, le feu. Qui crépite et qui réchauffe, qui écarte le froid de ses jolies mains d'or.
Elle grelotte, quand même. Ça caille. Malgré la couette qui la recouvre, malgré les braises pétillantes. Se recroqueville. Un peu plus. Garder la chaleur en son sein. Encore un instant peut-être. Mais le sommeil s'échappe et les rêves avec. Les rêves... ? Trou noir.
Quels rêves ?

Gaëlle ouvre les yeux et se redresse lentement. Reposée. Longtemps qu'elle avait pas dormi comme ça. Sans les habituelles pensées sombres et douleurs. Bien. Mais les démons s'éveillent avec elle, et elle secoue la tête, pas le temps pour ça, pas maintenant, pas déjà. Un sourire force son chemin sur ses lèvres. Oui, un sourire. Pourquoi pas. Mieux vaut ça, non ?

Autour d’elle, aucun bruit, rien d’autre que le frétillement du feu, et c’est drôle parce qu’il paraît très proche et lointain à la fois, ce feu, il pourrait être dans cette pièce comme dans un autre monde, écho braisé du bois changé en fumée. Crépite, crépite. Force est de constater qu’il n’est pas dans cette pièce, cependant. Terne, froide, vide, seul son lit grinçant l’habite et l’habille. Alors Gaëlle se lève entièrement, étire son corps engourdi et se fige dans la douleur qui revient à elle aussitôt, accompagnée des derniers souvenirs. Les marécages, l’embuscade, le sifflement de la bague tournoyante. Léanne. Et puis quoi ? Où est-elle maintenant ? Où est passée la femme-mystère ? Combien de temps s’est écoulé ? S’en est-elle sortie, en ont-elles réchappé ? Ou a-t-elle plutôt été faite prisonnière par cet autre Traqueur ?

Les plaies constellant sa peau sont bandées, et le silence de feu – crépi-crépite – ne témoigne de la présence de personne. Elle s’imagine mal enfermée ici. L’image de Léanne refait surface, ses émotions indiscernables, son ton naviguant savamment entre un mépris absolu et une touche de détachement, son talent, surtout, ses gestes silencieux, nobles, grâcieux, presque, et pourtant d’une précision puissante et vive, et alors c’est vrai, Gaëlle peine à l’imaginer perdre. Mais plutôt que d’imaginer, elle préfère constater.

À pas lents d’abord parce que son corps rechigne, et puis à pas plus vifs parce que, enfin, merde, elle va quand même pas y passer la journée, depuis quand son corps se permet-il d’interférer avec sa volonté, elle se dirige en chancelant activement vers la porte, qu’elle ouvre avec sa vigueur habituelle, quoique ses jambes grincent et que son pouls accélère sous cette simple impulsion. Le parquet accueille sa petite révolution avec des gémissements râleurs, et la porte couine un instant avant de s’abattre avec fracas contre un mur. Voilà une entrée en scène comme elle les mérite : dans le vacarme et les protestations. Mais le calme retombe rapidement. Personne.

Face à elle, un salon paisible, terne aussi, muré dans la même paix silencieuse, et le vrombissement perpétuel et perturbant des flammes cheminées – crépite...crépite... Monte à la tête. Qui crépite aussi. Un peu. Elle reste...droite. Pense à l’océan, chant des goélands, vagues en défilé sur le sable chaud. Le feu s’éloigne un peu, murmure en fond de toile. Supportable. Gaëlle se détend. Repart.
Un fauteuil usé, des livres. Voilà à quoi se résume la pièce. Des livres partout, du bas des murs au plafond, dans des meubles et puis, quand y en n’a plus, dans des piles impeccables où chaque mot semble avoir sa place. Gaëlle s’en approche, laisse naviguer son doigt sur les couvertures fraîchement dépoussiérées aux noms inconnus triés par ordre alphabétique, se dit qu’il y a là un sacré paquet de temps à perdre, des années, millénaires peut-être, et une fois encore, le vieux maître envahit ses pensées. Son silence concentré, cette fois, silence de lecture, silence-pas-pour-être-brisé, de ceux que Gaëlle détestait le plus. Les phrases sur le papier qu’elle essayait de faire résonner dans sa tête mais qui sonnaient toujours faux, toujours à côté de la plaque, toujours si loin du réel, du monde du vrai, du dehors et de toutes ses promesses d’expériences et de dangers exaltants.
crépite, crépite.
Gaëlle chasse les souvenirs, parce que c’est ce qu’ils sont : des souvenirs, des bouts d’une histoire déjà écrite, déjà terminée. Alors à quoi bon, finalement, à quoi bon. Mais cette maison est étrange, tout de même, vraiment étrange. Entre les braises – CRÉpitent. crépit.ent – dont l’écho incertain jamais ne diminue ni ne disparaît, les tours de livres, et sa mémoire qui tourne en rond, elle se sent...oui, elle se sent déphasée, perdue, faible aussi, épuisée, affamée, quelque chose dans son corps semble crier, c’était presque inaudible mais ça s’amplifie à mesure qu’elle bouge.

Dans son esprit, la voilà revenue à une période occultée, une de celles qu’elle a préféré taire et enterrer, qu’elle croyait définitivement oubliée. Avec elle ressurgit la colère. Comme les flammes – cr.épi...tCRÉ.....pitent –, elle grandit lentement. La vieille voix de son vieux maître qui résonne, qui emplit l’espace de ses échos graves et puissants, comme si chacune des phrases qu’il prononçait était une prière, une incantation dont l’ordre et la composition des mots serait le plus sacré des soucis, un art en lui-même, l’art de s’exprimer, de dire et de captiver. Elle plonge entièrement dans son passé.

*

— Le corps a une mémoire, une histoire qui se distingue des souvenirs. Si ton âme garde pour elle le ressenti émotionnel, l’enveloppe charnelle a cette capacité mystérieuse de se rappeler l’empreinte du vécu. Dès lors, on n’est jamais mieux trahi que par son corps. Il suffit de me regarder pour le comprendre, mais regarde-moi, Gaëlle, regarde-moi sans peur ni jugement, imprègne-toi de cette image. C’est fait ? À présent ferme les yeux. Tes poumons sont une forêt. L’air qui y circule est pur, léger, frais, il sent le bois moussu. Inspire profondément. Tu sens cette brise courir dans tes veines, dans tout ton être ? Expire. Et recommence. Ancre tes pieds dans la terre malléable, marque ta trace, vis les connexions qui se créent tout autour de toi. Le corps est à l’humain ce que la racine est à l’arbre. Elle est à la fois source de sa survie et cause de son ancrage. Un prix à payer pour ressentir le monde. Retiens bien ceci, Gaëlle : la vie est une histoire, il faut un corps pour la raconter. Sa mémoire s’étend profondément sous terre, serpente et s’enfonce dans des abîmes insondables, bien loin de la nôtre, mémoire consciente, qui prospère et fleurit vers le ciel comme les fleurs du printemps. Mais quiconque oublie cette autre mémoire, cette mémoire inconsciente, se voit retenu au sol quand il voudrait s’y arracher. Traversé par une sensation terrassante d’échec, on retombe inlassablement à la terre qui nous accueille encore. On n’est jamais mieux trahi que par son corps, Gaëlle, mais comme tout traître, le corps a un point faible : on peut apprendre à le connaître.

Dubitative face à cette argumentation, Gaëlle a une moue peu convaincue et réplique :
— Elle est incompréhensible votre métaphore. Si je suis un arbre, comment mes poumons pourraient être une forêt ? Ça n’a aucun sens.
Les vieilles lèvres desséchées de Maître Fillus se redressent dans une grimace énigmatique, et Gaëlle ne peut s’empêcher de froncer les sourcils parce que, non, c’est certain, elle ne l’a jamais vu sourire avant, et elle comprend maintenant pourquoi : il en est physiquement incapable, mieux vaut s’épargner cet effroi. Pourtant le voilà, muet du silence des réflexions qu’il aime tant, les yeux dans le lointain, la bouche déformée par la mimique d’un contentement qu’elle pensait inatteignable. Puis il dit :
— Au contraire, Gaëlle. Je crois que ça en a. Tu mets involontairement le doigt sur les détails les plus intéressants de cette réflexion, mais je vois là une preuve de tes bons instincts plutôt que de ta maladresse. La forêt derrière l’arbre... Hm. Je crois même que ça en a beaucoup.

*

Crevant de faim sur ses pieds nus, Gaëlle subit un mouvement de balancier déroutant, elle oscille entre la paix que lui apportent ces mots et la rage qu’ils engendrent aussi. Mais le feu tout autour – ....répit....e...eti...p..é..rc – accentue le feu qui la ronge et renaît, souverain en elle comme il l’a été autrefois, progressant avec la volupté nonchalante de celui qui se sait victorieux. Il a raison, sans doute, parce qu’elle se sent brûler. Brûler alors qu’elle revoit son maître, si droit dans sa tenue comme dans sa morale, rejeté du monde mais pas d’elle, jamais d’elle, parce qu’il est – était – un Traqueur exceptionnel, un de ceux qu’on ne fait plus. Brûler alors qu’elle vit à nouveau son départ au loin, l’apprentissage achevé, pâmée de fierté, à se dire qu’on pouvait enfin compter sur elle, à se sentir devenue quelqu’un qui allait pouvoir protéger les autres. Brûler alors qu’à son retour, les cachots d’argent renfermant le travail d’une vie de son maître sont vides, vides ? vides. Résolument vides. Arrachés et vides. Brûler face au cadavre de celui qui lui a tout appris. Ses yeux arrachés. Son vieux corps malmené par les signes d’une lutte à sens unique. Et le silence, surtout, qui dit comme tout et tout le monde s’en fiche, comme ça n’a aucune importance, silence de mort, accablant, avec elle au milieu pour l’occuper, mais avec quoi au juste ? avec quoi ? Des pleurs ? Jamais. Elle ne pleurera plus jamais. Brûlera plutôt.

La suite est un aveuglement. La mort de son maître tellement brutale qu’elle a pris possession d’elle aussi, et Gaëlle qui l’a laissée venir, qui l’a laissée aller, réceptacle des marées furieuses, ouverte à tous les vents mais surtout ceux qui criaient « Vengeance », haut et fort : déjà elle était partie. Fracturée, dissoute, décomposée en morceaux brûlants, rien d’autre en elle que la haine et la soif. Soif de savoir : qui a bien pu faire une chose pareille ? Quelle Ombre serait assez folle, assez téméraire pour se rendre dans un endroit aussi dangereux que la demeure d’un Traqueur ? Au fond, peu importait. Gaëlle est partie, sans rien de plus que son équipement et les dernières images de son maître en tête, partie semer le chaos dont elle et Fillus ont été les victimes hasardeuses. De là, les souvenirs sont épars, indiscernables, reste le ton glacial et terrible de la mélodie qui murmurait ses représailles.

Gaëlle est parcourue d’un frisson violent qui la ramène à sa réalité. La maison morte, ses livres et ses flammes – crrrrrr – dans les murs, peut-être, quelque part, n’importe où, mais le bruit semble diminuer, tout de même, il s’éteint ou plutôt ? S’éloigne. Un feu mouvant. Et Gaëlle est prise de l’envie d’en découvrir l’origine. Elle ne peut pas être folle, pas déjà, alors elle va trouver ces braises grésillantes et mettre un terme à leur bourdonnement. Suivant ses oreilles, elle ouvre une autre porte, débouche dans une cuisine tout aussi impersonnelle que le reste de l’habitation, au sol carrelé et glacial dont le contact avec sa peau lui fait réaliser combien elle a chaud, désormais, combien elle bout de l’intérieur, et c’est vrai que sa tête tourne, un peu, un peu, que ses pensées tournent aussi, en cercles et spirales infernales qui la ramènent toujours à ce passé effacé, à cette colère sourde, froide et terrible, cette colère qu’elle ne connaissait pas et a préféré oublier, encore, encore, et ça tourne violemment maintenant, elle se sent à l’étroit, dans sa peau se jouent des combats lui laissant trop peu d’espace, envie de sortir, et tous ces murs autour, pas de porte en vue, ou peut-être, si, là-bas, tout au fond, oui ! dehors, elle chancèle, tournoie, elle voit trouble mais garde le cap, fonce, et sans trop savoir comment finit par se retrouver à l’extérieur.

Accueillie par un jour clair et doux, elle retrouve un peu ses esprits mais continue à brûler étrangement. Ses premiers pas sont incertains, elle est dans une sorte de jardin, un endroit paisible, sans bruit, le feu... Éteint. Là, face à elle, Léanne l’observe d’un œil inquisiteur.

— Règle numéro quatre : l’apprenti se lève toujours avant le maître, et il prépare le petit déjeuner. S’il faillit à cette obligation, il sera privé de manger durant la matinée. » Léanne assène ses règles sur la même voix monotone et mécanique qu’hier, à croire qu’il ne s’est rien passé depuis, à croire qu’elles n’ont pas risqué leur vie, que tout ça était normal, bien sûr, normal, et puis quoi encore ? La rage du passé cogne contre sa peau, elle menace d’immerger dans le présent et de se projeter sur la première cible venue.
— Je vous arrête tout de suite : y a peut-être un temps pour les règles, mais ce n'est clairement pas maintenant. On s’est fait attaquer, j’ai des questions et je veux des réponses. Qu’est-ce qui s’est passé exactement ? Qui était le Traqueur qui nous a prises en embuscades ? On est où, là ? C’est quoi, ce bruit de braises qui pétillent et qui s’éteint quand je m’approche ?

Léanne ne modifie pas son regard, toujours figé, toujours glacial, et Gaëlle sent une éruption interne s’annoncer alors qu’elle comprend la Traqueuse décidée à ne pas lui répondre. Quoi ? La règle numéro cinq interdit à l’apprenti de poser des questions au maître, c’est ça ? Merde, hein. Il y a d’autres priorités que ses règles à la con.

— Règle numéro cinq : un apprenti non-conciliant est passible d’une punition selon le degré de son insubordination.

C’est la remarque de trop, sans doute, parce qu’un voile vient couvrir ses yeux. Les temps se mélangent, maître Fillus et sa voix rocailleuse, sa mort injustifiée, la haine de tout, tellement puissante qu’impossible à crier avec la voix, qu’il fallait la crier avec le corps, et alors que Gaëlle tremble elle se propulse vers Léanne pour faire crier son corps à nouveau.
Son poing est lancé dans un uppercut en direction de l’estomac de la Traqueuse qui le bloque d’une main à plat et retourne l’élan de son bras contre elle pour le coincer dans son dos.
Quand elle reprend la parole, son ton n’est pas irrité comme Gaëlle s’y attendait, il y a presque une touche de satisfaction dans les vagues de sa voix :

— C’est ça, cette colère, cette rage qui t’anime, c’est exactement ça. Elle te rend forte et t’affaiblit à la fois, forte parce que puissante, mais faillible parce qu’aveugle. Rappelle-toi pourquoi tu es ici, Gaëlle, et rappelle-toi qui sont tes ennemis. Tu trouves mon enseignement inutile ? Libre à toi de t’en aller, mais en ce cas pars vite, parce que cela fera de toi une cible, et tu n’auras aucune chance de m’échapper. Reste, en revanche, et tu devras apprendre à te contrôler. Je ne t’apprendrai rien tant que ta haine parlera pour toi. Tu trouves ça injuste ? Affronte ce sentiment. Pas celui qui l’instigue en toi. Règle numéro six : l'apprenti n'a ni égo, ni honneur à défendre durant toute la durée de sa formation. Il se trompe souvent, échoue, réessaie, telle est sa nature profonde et immuable, et aucun maître ne saurait tirer parti de cette situation. Il doit par conséquent apprendre à ravaler sa fierté et à endurer la frustration, car elles sont les piliers de sa réussite future.

Silence. Lourd, le silence. Puis :

— Voilà les conditions pour devenir mon apprentie.

***

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dodoreve
Posté le 28/06/2022
Coucou Célian ! Alors déjà bravo pour l’écriture complète de ton scénario, et merci-pas-merci si là où tu nous emmènes c’est aussi loin que chouette. Trop hâte, et j’espère que ça ne tardera pas trop non plus pour mon petit cœur et mes pauvres disponibilités. Et re-bravo, parce que c’est tout de même assez fou d’écrire une histoire si longuement sans la perdre de vue et sans l’abandonner. C’est qu’il y a vraiment quelque chose entre toi et elle, et forcément c’est fascinant.

Maintenant ce CHAPITRE. Tu sais que j’ai pris personnellement le premier paragraphe tant il me plaisait ? Pour une fois je ne vais pas m’accuser d’être mégalo, je pense que c’est ta faute d’écrire des choses si chouettes où tes lecteurices peuvent s’y retrouver comme ça. Quel chouette sentiment. « Feu de cheminée, bois qui crépite. Et la paix, tout autour. Une paix des autres jours, des jours d'avant. Une paix un peu comme dans les collines. Sans vent ni océan. Au loin, le feu. Qui crépite et qui réchauffe, qui écarte le froid de ses jolies mains d'or. » > Un truc sur la forme que j’ai trouvé super cool c’est (tout) la manière avec laquelle tu commences par le feu, avant de passer par les collines, et peut-être « sans vent ni océan » mais je sais pas ça en donne pas moins le sentiment ? Surtout quand tu reviens au feu qui serait loin alors que c’était le commencement (que ce soit ici pour ton chapitre que pour ton histoire en fait). Je trouve qu’on y retrouve bien une circulation-mystère très propre à ton histoire ? Je délire un peu mais voilà j’aime bien, et même si ça n’attirait pas moins attention pour ces choses-là juste l’enchaînement des mots est cool, donc bravo, et merci de me faire de nouveau entrer par ton histoire par le feu et un début aussi chouette.

Bref, ce chapitre n’est pas fait que de trois lignes, alors avançons.

« Mais le sommeil s'échappe et les rêves avec. Les rêves... ? Trou noir. Quels rêves ? » MINCE Gaëlle fait des nuits célianes, c’est terrible, paix à son âme

« Un sourire force son chemin sur ses lèvres. Oui, un sourire. Pourquoi pas. Mieux vaut ça, non ? » Je t’avais déjà dit que tes personnages souriaient beaucoup et ça me fait rire d’y revenir alors que je ne t’avais pas lu depuis si longtemps (ce commentaire est inutile, pardon)

« écho braisé du bois changé en fumée » ça j’aime bien

« Pense à l’océan, chant des goélands, vagues en défilé sur le sable chaud. Le feu s’éloigne un peu, murmure en fond de toile. » Bon je vais pas en faire des tartines parce qu’on en a déjà parlé et que c’est assez évident mais : Gaëlle dépassée par le feu qui se replie vers l’eau. Très Gaëlle (huhu)

Tout le truc sur la mémoire du corps : j’adore, c’est hyper fin

« Si mon je suis un arbre, comment mes poumons pourraient être une forêt ? » Plutôt « Si moi* je suis ? » ? Sinon je t’avoue que je ne comprends pas la syntaxe

Ok, je t’avoue que Léanne m’énerve autant que Gaëlle, en même temps ce qu’elle dit avant que tu ne coupes ton chapitre finit par m’atteindre un peu malgré tout, donc c’est que ça doit « marcher ». Je déteste malgré tout le délire à pas expliquer et à instaurer des règles autoritaires sans les justifier (les petits-déjs ça se mérite, déso). Mais justement c’est cool comme première impression, à voir si j’arrive à briser la glace et à l’apprécier malgré tout !
dcelian
Posté le 02/07/2022
COUCOU !! Me revoilà enfin (bondiou)
Haaa trop chou tes petites remarques du début, merci pour tes encouragements et ta foi en moi. C'est vrai que ça peut paraître un peu dingue de passer autant de temps sur un projet, mais venant de quelqu'un qui sait ce que c'est que d'écrire sur une longue durée, je suis sûr que tu me comprends parfaitement ;)

"Maintenant ce CHAPITRE. Tu sais que j’ai pris personnellement le premier paragraphe tant il me plaisait ? Pour une fois je ne vais pas m’accuser d’être mégalo, je pense que c’est ta faute d’écrire des choses si chouettes où tes lecteurices peuvent s’y retrouver comme ça"
HAHAH mais t'es zinzin ! Merci en tout cas... C'est tellement génial que t'arrives à te projeter encore malgré les intervalles infinis que je laisse entre chaque chapitre... gros cœur sur toi
Tout ce que tu dis sur la structure avec le feu étou : trop chouette. Je t'avoue que ça me fait un peu l'effet des analyses qu'on fait en français, dans le sens où : j'avais pas du tout réfléchi à ça quand je l'ai écrit (hahaha)
Donc je sais pas dans quelle mesure on peut vraiment analyser tout ça, mais c'est tellement cool que les rythmes et les mots te touchent <3

"« Mais le sommeil s'échappe et les rêves avec. Les rêves... ? Trou noir. Quels rêves ? » MINCE Gaëlle fait des nuits célianes, c’est terrible, paix à son âme"
Héhéhé comme tu dis
Non mais en vrai je vais probablement tenter d'accentuer l'aspect "rêves" à la réécriture, parce qu'ils vont commencer à prendre une certaine importance et je voudrais qu'on le comprenne plus rapidement, je crois. Enfin en tout cas : wé, Gaëlle galère à se souvenir de ses aventures oniriques (ça la saoule profondément)

"« Un sourire force son chemin sur ses lèvres. Oui, un sourire. Pourquoi pas. Mieux vaut ça, non ? » Je t’avais déjà dit que tes personnages souriaient beaucoup et ça me fait rire d’y revenir alors que je ne t’avais pas lu depuis si longtemps (ce commentaire est inutile, pardon)"
Hééééé oui, Louison m'a fait la même remarque. Non seulement ils sourient beaucoup, mais surtout : je crois qu'ils sourient un peu trop, les bougres. Je vais aussi tenter de remanier ça en réécriture

Merci pour tes compliments et citations, jvais pas tout reprendre pour des questions d'égo mais ça me touche énormément

"« Si mon je suis un arbre, comment mes poumons pourraient être une forêt ? » Plutôt « Si moi* je suis ? » ? Sinon je t’avoue que je ne comprends pas la syntaxe"
Ha oui en effet, petite bourde de mon côté, merki

Oh, étonnante ta réaction finale ! Mais du coup je me demande : est-ce que j'ai pas mal fait mon travail ? Ou alors, c'est juste que ça peut être interprété comme ça. Parce que je conçois sans mal que Léanne puisse être énervante, mais pas trop Gaëlle ? Enfin, bien sûr, le côté impulsif et tout, je peux l'entendre, mais j'avais fait bien gaffe à mentionner tout ce morceau de passé pour qu'on "comprenne" au moins un peu sa réaction, du coup si elle "t'énerve" c'est peut-être que j'ai pas assez accentué ça ? Est-ce qu'elle t'énerve parce que toi t'aurais agi différemment, ou plutôt parce que sa réaction te paraît incohérente ?
Enfin du coup, jsuis pas d'accord avec toi ! (c'est ok hein, on a carrément le droit de pas être d'accord, et même : je trouve ça cool, je veux juste être sûr que y a pas un souci dans ma narration)
Moi je trouve plutôt que ça permet de creuser un peu le personnage de Gaëlle, puisqu'on en apprend sur son passé, et en plus de développer sa colère, parce que Gaëlle est quand même un personnage assez énervé au quotidien, et on comprend pas toujours pourquoi. Du coup ça me paraissait aussi logique qu'elle "pète un plomb", parce que c'est souvent ce que finissent par faire les gens nerveux quand même ! Voilà mon point dvue !

Merci en tout cas pour ton retour, et atoute sur le prochain com" !! <3
dodoreve
Posté le 05/07/2022
OH NON CELIAN C'EST TERRIBLE - déso je commence par la fin mais vraiment ça s'est terminé sur un malentendu : Gaëlle ne m'énerve pas (PAS DU TOUT même, god je croyais que tu savais que j'étais pas loin d'avoir un crush sur elle tout de même), ce que je voulais dire c'était que Léanne m'énervait autant qu'elle énerve Gaëlle ! C'est vrai que c'était pas clair du tout tel que c'était écrit et vraiment toutes mes excuses, parce que du coup on est bien loin de mon ressenti dans la mesure où j'étais en colère non pas contre Gaëlle mais avec elle !!
Rololo je suis vraiment patate et navré.e que t'aies cru ça, faute à pas peaufiner ce que je dis ou à pas nuancer les choses et pas me relire. Déso, jte câlinerais bien mais t'aimes pas ça, donc je sais pas ;-;

Sinon pour répondre au reste de ton commentaire du coup, évidemment ça me parle si les rêves auront une place plus importante, et je trouve ça rigolo et cool que Gaëlle galère à s'en souvenir. En fait ça fait déjà rêves à ta sauce et j'aime bien, même si cette image s'éloignera peut-être de ce que t'écriras !

"Tout ce que tu dis sur la structure avec le feu étou : trop chouette. Je t'avoue que ça me fait un peu l'effet des analyses qu'on fait en français, dans le sens où : j'avais pas du tout réfléchi à ça quand je l'ai écrit (hahaha)" Là-dessus j'ai ri aussi, surtout par rapport au fait que tu parles d'analyse. Pour moi ça partait vraiment d'un ressenti très prégnant que j'ai tenté d'expliquer en cherchant ce qui l'avait guidé dans ton texte, plutôt que de tenter de comprendre "ce que tu avais voulu dire" exactement (l'impression que je retenais de ta comparaison aux cours de français ?). Après je vois très bien pourquoi tu retiens cette impression dans la mesure où je dis "quand tu fais ça blablabla" mais voilà, l'idée c'était pas tant d'apposer une analyse sur ton texte que de te montrer en quoi il m'avait fait ressentir des trucs cools. (...ce qui revient à analyser ? ça dépend comment on le prend mais je me dis que la "nuance" sera peut-être un peu plus claire, même si voilà j'en sais rien en fait)
(ça fait un peu : débrouille-toi avec ça lol déso)

wa et pour tes personnages qui sourient "peut-être un peu trop" oui je vois ce que tu veux dire, si tu veux donner plus de pouvoir à ces moments, les raréfier sera sans doute une bonne idée !

Encore une fois ça me désole vraiment trop d'avoir mal exprimé mon dernier ressenti, et puisque ça allait complètement à contre-poil de ce que tu voulais faire (et qui je répète : fonctionne, en tout cas pour moi), j'espère que ça ne t'a pas trop heurté. Enfin je me mets à ta place et je crois que ça aurait pu me chagriner pas mal... Alors, je répète (encore, oui) : je m'énerve AVEC Gaëlle aka MON CRUSH sur cette histoire
ლ(ಠ益ಠლ)
dcelian
Posté le 05/07/2022
Hahahah coucou c:
Ménon t'inquiète, en vrai je crois que j'aurais aussi compris que tu sois en colère contre Gaëlle ! Mais je trouve ça beaucoup plus chouette que tu sois en colère AVEC elle du coup, effectivement, merci pour la précision hahah. J'ai ajouté une dernière règle dans la dernière tirade de Léanne, peut-être qu'elle adoucira un peu ton regard sur elle ? Je veux pas que le perso soit trop agaçant non plus, même si c'est bien qu'elle apporte cet élément de frustration qui manquait un peu jusqu'alors à mon sens. Mais bref, elle va évoluer de toute façon !! C'est juste pour faire en sorte que la première impression qu'on a d'elle soit pas non plus trop terrible.

Bhahah oué je comprends ce que tu veux dire sur l'analyse (je crois). En réalité c'est pas tellement l'analyse de mon texte, c'est plutôt l'analyse de ce qu'il fait chez toi ! C'est donc carrément plus cool qu'un cours de français ;)

Mais vraiment tfais pas de souci hein, et au pire tu peux dire des trucs qui me contrarient ouèche (on est où là), jsuis pas ici que pour entendre des choses qui font plaisir. Et je pense aussi que si ça me contrariait (ce qui je le répète : n'est pas le cas ici hahah), ça serait la preuve que je suis pas à l'aise avec ce que tu soulèves, et donc qu'il y a probablement quelque chose à modifier quelque part ! brefouille, n'hésite pas avec les critiques/reproches, ça peut que m'aider à améliorer l'histoire au final !! (tu peux aussi continuer les compliments, j'aime bien héhé)

Mercis++ pour ta lecture inconditionnelle (et pour ton crush sur Gaëlle, c'est pas rien tout dmeme!) et grobizoux
dodoreve
Posté le 05/07/2022
Pour l'ajout, est-ce que tu parles bien de "Tu trouves ça injuste ? Affronte ce sentiment. Pas celui qui l’instigue en toi." ? Parce que dans tous les cas je trouve qu'il ajoute effectivement quelque chose de très très cool. En fait ce que je n'aime pas avec la dureté de certaines figures de profs, parfois idéalisées dans les livres ou les films, c'est le côté "gratuit" de la méchanceté. Là j'y trouve une utilité certaine, et du coup ça me plait beaucoup, ça excuse un peu plus Léanne, tout en conservant malgré tout le petit sentiment de révolte à son égard qui reste cool ! (Disons que ça contribue à dynamiser nos ressentis envers ton histoire et ses personnages : on a tout un éventail qui n'est pas fait que de sentiments tout lisses et positifs et c'est ce qui rend ces gens humains !)

Sinon pour ce qui est de te contrarier je comprends ce que tu veux dire, mais franchement ça aurait été un peu brutal tout de même, non ? Je sais carrément qu'on peut discuter et j'attends les mêmes choses de toi (si tant est qu'il y ait un textes à commenter LOL), mais nuancer et envelopper les réserves d'un minimum de délicatesse c'est tout de même plus cool et dans l'esprit de cette plateforme. :')
Bref si un jour ça arrive c'est hors de question que je me mette à te dire de manière arbitraire et injustifiée "OUAIS TON PERSONNAGE PRINCIPAL M'ENERVE TROP LÀ FRANCHEMENT" ahah (téfou)

grobizoux et hourra à ma lecture inconditionnelle mais conditionnée par mon manque de temps (lol)
dcelian
Posté le 05/07/2022
HAHA NON j'avais même pas encore publié le petit ajout t'es allé trop vite x)
Mais tant mieux si ce que t'as relevé te paraît déjà cool !! Moi j'ai ajouté la Règle numéro six, sur l'honneur de l'apprenti ;)
dcelian
Posté le 05/07/2022
Et oui carrément d'acc pour la délicatesse, je tâcherai de garder ça en tête quand je commenterai ta réécriture de Loup N'EST-CE PAS (hihi)

"grobizoux et hourra à ma lecture inconditionnelle mais conditionnée par mon manque de temps (lol)"
;-; bhaha

T'inquiète, change rien c'est parf'

<3
dodoreve
Posté le 05/07/2022
"HAHA NON j'avais même pas encore publié le petit ajout t'es allé trop vite x)" Comme quoi j'étais plus sévère que ce qu'il fallait en fait ahah

La nouvelle règle me va très bien aussi ! Par contre pour "l'apprenti n'a pas ni égo, ni honneur à défendre" j'aurais tendance à enlever le "pas" qui me semble en trop par rapport à la structure "ni...ni", non ?
dcelian
Posté le 05/07/2022
Ha oué roh c'est ça quand on travaille à l'arrache que veux-tu... (merci<3)
Sklaërenn
Posté le 22/04/2022
Ploooooooopiplop :D Tu vas bien ? J'ai enfiiiiiiin du temps pour venir lire la suite. Oui, oui, je ne t'ai pas oublié :D !!!

"— Léanne. Je sais pas vraiment par où commencer. Merci pour ton aide, peut-être, merci de nous avoir tirés d'affaire et de m'héberger sans rien demander en retour, c'est... c'est gentil. C'est vraiment gentil. Mais il va falloir m'expliquer certaines choses. Et même : pas mal de choses, je dirais. Ce qui s'est passé dans les marécages, ce qu'est devenu le Traqueur, qui il était, pourquoi il nous a attaquées, si ça risque de se reproduire, ce que c'était que ce truc étrange qu'il faisait tournoyer, pourquoi il nous a laissées partir..."" Ouah, Une longue tirade ahah. J'y étais pas préparée ! Pour elle je veux dire. Avec Soa, ils sont plutôt du genre a économiser leur mot ( mais ça ne me dérange pas qu'il y ai de grands dialogue comme ça non plus. J'aime autant l'un que l'autre qui se fonde très bien sur l'univers que tu as crée ;) )

"— Ça fait bientôt une lune que j'enquête sur lui. Ilan. Personne m'a chargée de ça, évidemment, ici chacun fait comme il veut. Comme il peut, aussi. Et moi, je comprenais pas, et je voulais comprendre. C'est aussi un peu ça, notre métier, non ? Comprendre. Bon. Alors je voulais comprendre. Et donc je m'y suis rendue, moi, dans les marécages. Plusieurs fois... Beaucoup de fois. Grâce à ça que je vous ai dénichés à temps, d'ailleurs, mais passons.
Je sais pas où habite Ilan précisément, on sait pas, personne. Mais plusieurs fois, je l'ai vu, et je crois pas qu'il m'ait vue en retour. J'ai essayé de l'espionner, de le prendre en filature, je sais pas, comme une Ombre, je me suis dit, peut-être que ça fonctionne pareil. Et moi, j'ai vu. Personne d'autre a vu, mais moi oui. J'ai vu une femme aux longs cheveux sales et gras, couverte de boue et détrempée. Une sorcière des marais, évidemment, j'ai pensé. Eh ben... il lui parlait, Ilan. Vrai de vrai. Et son intérêt, ses yeux, tout ça, ça disait qu'il lui parlait pas comme on parle à une sorcière des marais, pour lui dire, je sais pas moi, "crève, charogne", non. Il parlait. Il fricotait."" Pourquoi un saut à la ligne au milieu ?

J'ai vraiment pris plaisir à retrouver ton univers et à lire les échanges entre Gaelle et Léanne. On change un peu d'ambiance. On sort un peu du sombre. Ça réchauffe. Je pense qu'elle en avait besoin notre petite Gaelle :)
dcelian
Posté le 29/04/2022
COUCOU!!!!!
Rohlala et moi je trouve seulement maintenant le temps de te répondre, la mégalose :'

"Oui, oui, je ne t'ai pas oublié :D !!!"
>> Mais MERCI bondiou t'es beaucoup trop adorable ;-;

"Ouah, Une longue tirade ahah. J'y étais pas préparée ! Pour elle je veux dire. Avec Soa, ils sont plutôt du genre a économiser leur mot ( mais ça ne me dérange pas qu'il y ai de grands dialogue comme ça non plus. J'aime autant l'un que l'autre qui se fonde très bien sur l'univers que tu as crée ;) )"
>> OUI ! Longues tirades dans ce chapitre, on commence à changer d' "arc" dans mon histoire, et je pense que si le premier était très silencieux et empreint de mystère, celui-ci s'annonce beaucoup plus bavard et explicatifs. Enfin, j'ai quand même un bon paquet de péripéties à écrire, jte rassure !! mhahah
En tout cas c'est super de savoir que ça t'a plu aussi, et que ça te paraît pas en dissonance avec le reste. J'ai vraiment envie de faire parler ces pauvres petits qui en ont gros, maintenant ! Et de les faire changer d'horizons c:

"Pourquoi un saut à la ligne au milieu ?"
>> ahhh, euh, je crois que j'ai déjà vu ça dans des bouquins, une longue tirade coupée en plusieurs morceaux. Je trouvais ça pas mal ici, vu que la tirade est quand même assez longue, et elle se divise un peu en deux bouts, genre
I. Elle parle de ses motivations et de son but
II. Elle parle de l'enquête en elle-même
Voilà mon raisonnement !

"J'ai vraiment pris plaisir à retrouver ton univers et à lire les échanges entre Gaelle et Léanne. On change un peu d'ambiance. On sort un peu du sombre. Ça réchauffe. Je pense qu'elle en avait besoin notre petite Gaelle :)"
>> Ahlaalaaaaaa, MERCI punez, jsuis vraiment désolé de vous faire autant attendre entre les chapitres, je trouve ça tellement nul comme rythme, mais ça me fait tellement plaisir que tu sois là à chaque fois malgré tout ! T'es TROP GENIALE <3
Sklaërenn
Posté le 29/04/2022
Coucou :D

"Ahlaalaaaaaa, MERCI punez, jsuis vraiment désolé de vous faire autant attendre entre les chapitres, je trouve ça tellement nul comme rythme, mais ça me fait tellement plaisir que tu sois là à chaque fois malgré tout ! T'es TROP GENIALE <3" Mais t'inquiète pas; tu fais comme tu peux <3 Chacun son rythme ;) Et si je suis géniale, sache que l'es TOUT AUTANT <3
dcelian
Posté le 14/05/2022
Hahahhaah trop de génialerie dans ces commentaires mazette :')
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