Chapitre 28. Aux cendres

Par dcelian
Notes de l’auteur : Bonjour !!
Je suis assez excité de publier ce chapitre parce que j'en suis vraiment très fier. J'espère que vous l'apprécierez autant que moi ! En plus, double fierté parce que j'ai mis moins de deux semaines à l'écrire (il est très très court, en même temps...)
Je me permets aussi de l'ajouter dans cette petite note, c'est le privilège des lecteurs de PA : ce chapitre est TRES important. J'espère qu'on s'en doute en le lisant, même si on ne doit pas y comprendre grand chose.
En un sens il ressemble un peu au chapitre 12, ils sont étranges et peu clairs mais ils permettent de donner la forme de la plus grande intrigue, ce qui me plaît beaucoup :D
Sans plus vous retarder, bonne lecture <3

La migraine était née sous la lune, et la nuit s'était aussitôt embrasée. Des flammes, des flammes, des flammes. L'aube approche, désormais. Des flammes. Des flammes qui mordent les yeux dans leur charnière, qui transpercent les globes, là, juste derrière, sous le crâne, sous la boîte en fusion, au creux du magma des pensées. Des flammes de soleil, ardentes, qui serpentent et répandent dans une danse fantasque leur infect venin, pour mieux tout ronger au sang, pour mieux tout ronger aux cendres. Lorsqu'il ne restera rien de moi que les fumées succédant aux carnages, je m'envolerai enfin. Pour l'heure, je fonds à n'en pas finir, et les maux enflammés grandissent dans la douleur exponentielle.

Et voilà l'autre qui arrive. Des flammes. Il a vomi ses charmes habituels, de quoi endormir les soupçons, mais moi, je ne suis pas dupe, je sais tout, malgré la chaleur étouffante, moi, je sais bien. La pièce tangue et une brutale envie de frapper, de briser, une brève envie de faire du mal s'éveille dans mon ventre. Comme la sensation d'un étau soudain trop serré, qui ne laisse plus la place à assez d'air, que ces flammes, de plus en plus noires, ça chauffe, ça tourbillonne, je m'embrase des intérieurs.
Non.
Il faut garder les doigts joints et la tête haute, refroidir, les joues rosies mais jamais rouges, jamais rouges comme les flammes, jamais rouges comme ce qui vit sans plier, comme ce qui vit sans s'embarrasser, jamais rouges parce que le teint des jolies filles est toujours pâle à faire faner les fleurs, ne pas perdre la face, surtout, ne pas perdre la face, n'est-ce pas ? Mes ongles pénètrent la peau fine de mes paumes mais le sourire demeure, éternel. Tant pis pour les doigts joints. Des flammes. Un noyau compact. Des flammes aflammées dont les épines s'enfoncent toujours plus profondément dans mes chairs, perçant une à une mes défenses silencieusement érigées. Chaque battement des paupières, chaque inspiration, chaque déglutition, chaque réflexe de vie est devenu synonyme de petites morts, de morts locales, précises, chirurgicales, de morts dégoulinantes, immondes. Je ne sue pas encore, mais la disgrâce ne saurait plus tarder.
Et l'autre qui me regarde et qui n'y voit que du feu – c'est presque ironique. La bouillie de mots qui franchit ses lèvres danse étrangement autour de moi, les lettres se décomposent et me dévisagent sans comprendre, elles tournent et tournent encore. Bon sang, faites qu'il s'en aille !

Et soudain le monde disparait. Je suis encore consciente, mon corps est là, il brûle, mais l'aube tout autour a cédé sa place au noir. Dense, opaque.
Je me consume en silence au milieu d'une nuit subite.
C'est en heurtant le sol que je comprends mon erreur : si le monde s'est évaporé, je n'ai pas eu la même chance. Mes yeux ont fini de fondre, simplement. Les nerfs calcinés, un par un, et puis le vide qui suit, le vide non pas avéré mais devenu ma réalité, la seule réalité perceptible par moi.
Me voilà bien, là, à terre, vidée de ma substance, parce que je ne définis pas le monde, c'est lui qui est à la source de moi, alors moi sans lui, oui, me voilà bien.

Ma douleur, au moins, a eu la présence d'esprit d'évacuer. Je n'ai plus mal. La douleur n'est qu'un message, une perception, qu'un autre sens s'autodétruise et c'en est fini de son cycle infernal, le cerveau est un simple chaos de terminaisons nerveuses, brouillez-en quelques-unes et il perd pied.
En attendant, c'est moi qui ai perdu pied.
Mais déjà l'autre se précipite, grand seigneur au pas grossier – ça résonne fort –, toutes les bienséances aux commissures de ses lèvres que je ne vois pas mais sais rongées et sèches, comme lui, rongées et sèches, et son air de compassion divine fixé par-dessus tout le reste, par-dessus le masque de chair, oui ! cet air-là, précisément, le monde est noir mais je ne vois que lui, ha, quelle merveilleuse expérience que cette extinction des feux, que ce décès impromptu, me voilà enfin seule face à mes ébullitions internes, et je peux les maudire sans plus de retenue.

Dégage, gros lard ! Qui crois-tu être pour souiller mes intégrités de ton hideuse abnégation mensongère ? Seul toi t'intéresse, comme c'est commode ! Tu es ton seul souci, ta seule source de tracas, tes problèmes naissent de toi et se dirigent vers toi, règle-les et te voilà libre à nouveau, si libre que tu en oublies la contrepartie. Tu en oublies qu'un marché n'est jamais à sens unique, très cher, oh, je n'ai plus peur de le dire, je suis dans le noir et sans compagnie. Alors ? Quelle crois-tu être ta mission, vil vautour sans morale ? Aurais-tu si peu de jugeotte que tu l'as oublié ? Moi, je n'oublie pas. Moi, je n'oublie jamais. Et donc ? Réponds. Quelle crois-tu être ta mission sinon ramper, toujours plus bas, ramper encore ? A quoi crois-tu devoir ton salut ? A mes pieds, au sol, près des souillures dont tu côtoies le mode de vie, rampe. Rampe donc, mais rampe hors d'ici, misérable. Je suis rendue aveugle mais j'y vois toujours mieux que toi.

Tout à coup le noir se brise et les flammes enfin s'endorment. Peut-être...oui. Peut-être que je perds tout à fait connaissance. Mais alors, quel est cet étrange sentiment ?

***

Le flot des sensations se tarit enfin et il revient brusquement à lui. Dans la pièce, dans la nuit, la pénombre est absolue. Une flamme dansante surgit finalement de l'obscurité pour éclairer les visages. Ils sont deux, en plus du sien. Ils le fixent avec un mélange d'inquiétude et de curiosité.
Tout autour, l'atmosphère est lourde de sous-entendus. Les huit sièges vides qui le dévisagent, impassibles, en témoignent. Il n'a jamais aimé cet endroit. Il reste serein, pourtant. Couché sur la table circulaire, au centre des cercles et inscriptions en arabesques, au centre de la nuit, au centre du monde, couché. A prendre son temps. A savoir faire patienter. A apprécier son effet.
Puis le voilà qui inspire profondément et se redresse avec souplesse, grâce et lenteur. Lenteur, surtout.

— Elle s'est enfin évanouie... Elle aura résisté près de vingt-quatre heures, ses progrès sont incontestables.
Les deux autres ont une moue. Déçus, oui, mais tendus, surtout. Ils avaient misé gros. Lui, il garde son sourire. Il ne s'en départit jamais. C'est un sourire tendre qui tend vers les mystères, une expression tout à fait neutre, abordable, indéchiffrable. Ses pensées tourbillonnent et ses mains tremblent presque sous l'excitation, mais son visage reste figé et rien ne bouge.

— J'ai réussi.

Pendant un court instant, le silence retombe et les yeux s'écarquillent.

— Vous avez...
Et alors, oui, peut-être son sourire s'étend-il un peu plus que de raison, c'est vrai, mais quoi de plus savoureux qu'un visage ne sachant quelle expression adopter ? Une stupeur absolue s'empare de l'instant mais lui, au centre de la nuit, au centre des mondes, il ne bouge pas, il reste encore assis pour un temps.

L'un des deux éberlués rassemble les restes de sa dignité pour enfin terminer la phrase dont dépendent désormais tous les avenirs :

— Vous avez... vu ? Par ses yeux, vous avez pu voir de l'autre côté ?

Il ne répond pas immédiatement. A vrai dire, il ne répond même pas du tout. L'art des silences. L'art de se jouer du temps. Voilà au moins une pratique digne de ses intérêts grandioses. Pour toute confirmation, il se contente de fixer l'autre dans les yeux.
Ce qu'il y voit, personne ne peut en être certain.
L'on dit que notre perception du monde nous est propre, que nos sens, nos neurones, la moindre particule qui nous compose est un réceptacle unique dont tous les éveils nous échappent encore par leur complexité. Pourtant, en cet instant étrange, l'autre est frappé par une grâce à laquelle personne ne peut possiblement être insensible, et alors il voit tout, parce que dans ces yeux, il y a tout, il y a tout et rien à la fois, ces yeux sont un vide, un gouffre sans fond, dévorant, incomplet, dont les savoirs secrets sont perceptibles mais intouchables, et dont la soif, toujours grandissante, jamais étanche ne sera. Alors l'autre chute, figé, il chute sur place, en continu, encore et encore, il est enfermé dans cette sensation tétanisante d'infini tandis que ses genoux s'affaissent et que son corps glisse sur le sol.

Lorsqu'il en détache enfin son regard, il ne reste du curieux qu'un corps se tordant à terre dans la peur éternelle de cette grandeur qu'il lui a été donné d'entrevoir, parfait tableau de l'immonde transcendé.

— Des nouvelles de Cléa ?
— Oui, à ce sujet, nous avons comme qui dirait...un léger problème. Il semblerait qu’il y ait eu une altercation, voyez, et...
— Faites venir les autres conseillers. Et débarrassez-moi cette vermine.
D'aucuns y verront une cruauté déplacée, mais lui sait agir pour le mieux. S'il n'a pas leur peau, c'est eux qui prendront la sienne. Il n'a pas hésité tout comme ils n'hésiteront pas.
Sous l'aube, pourtant, il conserve son sourire tandis que ses yeux se perdent dehors. Le ciel est dégagé, mais pas une étoile n'illumine les nuées. Une... "étoile" ?

D'où Diable lui est venue cette pensée déroutante ?

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Sklaërenn
Posté le 29/12/2021
Coucou !

Je trouve enfin le temps de passer :D

"cet air-là, précisément, le monde est noir mais je ne vois que lui, ha, quelle merveilleuse expérience que cette extinction des feux, que ce décès impromptu, me voilà enfin seule face à mes ébullitions internes, et je peux les maudire sans plus de retenue." Il manque la majuscule et je trouve que cette phrase est un peu trop longue. Peut-être couper après " (....) mais je ne vois que lui'' et idem après '' (...) que ce décès impromptu" Pour apporter plus de fluidité et en même temps nous emmener un peu plus dans le ressenti ? Après, c'est une proposition, tu fais ce que tu veux ;)

"— Vous avez... vu ? Par ses yeux, vous avez pu voir de l'autre côté ?" Ooooooh :o Ça en dit tellement et si peu en même temps >o<

Tellement de mystère dans ce chapitre, de question, de pourquoi, de comment, de qui, de où, qui je sais trouverons leur réponse dans la suite. J'ai hâte de voir le puzzle se compléter <3
dcelian
Posté le 01/01/2022
Coucou ! Content que t'aies pu trouver le temps de te faufiler par ici (t'as vu, je t'ai facilité la tâche : le chapitre est super court !)
J'espère que t'as passé de bonnes fêtes :D

Je vois ce que tu veux dire pour la phrase, mais je pense que je l'aime bien comme ça ! Le personnage tombe dans une sorte de folie étrange et je trouvais que ce morceau chaotique lui correspondait assez bien, je sais pas si tu vois ce que je veux dire ?

""— Vous avez... vu ? Par ses yeux, vous avez pu voir de l'autre côté ?" Ooooooh :o Ça en dit tellement et si peu en même temps >o<"
muhahaha comme tu dis, j'ai hâte que vous en appreniez plus, et j'espère que ça vaudra le coup !! Comme tu dis, le puzzle va commencer à s'assembler de lui-même. Les réponses ne devraient plus trop tarder...du moins certaines d'entre elles ;)

A bientôt !!
Sklaërenn
Posté le 02/01/2022
Coucou !

Oui, j'ai passer de plutôt bonnes fêtes et toi ?

Si je vois ce que tu veux dire. C'est même cohérent du coup parce que pas dans ce que tu nous habitue à la base. J'y avais d'ailleurs penser, mais après avoir écrit mon commentaire 😅

À bientôt 😘
dcelian
Posté le 10/01/2022
Hahaha aucun souci, tant mieux si tu comprends !
Et les fêtes étaient chouettes pour moi, merci :D
En revanche la semaine d'examen qui a suivi beaucoup moins... Mais j'en ai fini et je suis de retour, maintenant, donc je vais pouvoir me remettre à écrire !
A bientôt <3
dodoreve
Posté le 20/12/2021
Ok alors je t'ai déjà envoyé des cris de rage et de désespoir autre part mais voilà, j'avais écrit un commentaire franchement pas très court et j'ai mis trop de temps, je l'ai perdu.
Et c'est pas cool pour toi mais je me laissais complètement porter par mes pensées, si bien que j'ai du mal à remettre le doigt sur ce que j'avais dit.
Je sais que je reconnaissais, dans un premier temps, combien c'était mystérieux. (Surpris ?) Et que j'en venais à me demander si ça ne pouvait pas justifier un statut différent pour ces 12 et 28, comme des intermèdes, sachant que ça ne me convainc pas entièrement non plus, d'autant que tu as prévu de les rattacher à l'intrigue, si j'ai bien compris (disons que je m'interroge sur la propension de ces chapitres à "perdre" les lecteurs, mais bon... je me demande si ce n'est pas vraiment chipoter. en fait ça dépend de l'endurance qu'il nous faudra sur le long terme par rapport à ce complot longuement caché).

Je ne listais pas tellement mes hypothèses, qui essaient pour la plupart de rattacher ça aux personnages qu'on connait déjà et aux premiers chapitres (parce que tu attires notre attention sur le 12 mais quid de Soa enfant qui voit une femme se faire emmener au bûcher ? quid du prologue ?), parce que ces hypothèses sont trop fragiles, et que ce chapitre se prête à un mystère qui se savoure pour ma part sans mettre de mots dessus.

Il se prête difficilement au relevé aussi, alors qu'il est vraiment bien écrit, mais c'est une question si générale : le rythme, la hargne, l'enchaînement global de tous les mots, ça donne envie de l'entendre frappé/clamé.

Je retenais juste celui-ci, dans toute sa longueur tant pis, parce que c'était la fin de mon commentaire :
"L'on dit que notre perception du monde nous est propre, que nos sens, nos neurones, la moindre particule qui nous compose est un réceptacle unique dont tous les éveils nous échappent encore par leur complexité. Pourtant, en cet instant étrange, l'autre est frappé par une grâce à laquelle personne ne peut possiblement être insensible, et alors il voit tout, parce que dans ces yeux, il y a tout, il y a tout et rien à la fois, ces yeux sont un vide, un gouffre sans fond, dévorant, incomplet, dont les savoirs secrets sont perceptibles mais intouchables, et dont la soif, toujours grandissante, jamais étanche ne sera. Alors l'autre chute, figé, il chute sur place, en continu, encore et encore, il est enfermé dans cette sensation tétanisante d'infini tandis que ses genoux s'affaissent et que son corps glisse sur le sol."
En fait plus je le lisais plus je lui trouvais un sens sans le comprendre, comme s'il pouvait tout aussi bien décrire une scène "originelle", ou un propos plus général, tout en laissant ouvert un large champ de possibles pour saisir ce qui se passe ici.

Question : quand est-ce qu'on comprendra ? :')
(Je rigole, ça peut rester rhétorique. Mais j'ai si hâte de voir ce puzzle dans son entièreté.)
À la prochaine <3 !
dcelian
Posté le 20/12/2021
Trooooop trop deg de pas avoir ta première impression mais ça fait rien, comme je disais, merci d'avoir pris le temps de réécrire un commentaire malgré ça. J'ai déjà commis la même erreur et laisse-moi te dire que je n'ai pas eu ton courage (oups)

Je vois carrément ce que tu veux dire, j'espère aussi ne pas perdre le lecteur. Ma volonté, c'est même plutôt l'inverse : j'aimerais l'intriguer et lui faire se dire "tiens mais qu'est-ce que c'est donc que ce chaos étrange ?"

J'adore ta capacité à établir des liens entre autant de choses, ça me fascine beaucoup. C'est malin d'avoir pensé à tous ces petits détails, au prologue, à bébé Soa, d'une manière (et sans répondre précisément à tes interrogations) je peux te dire que mon but est de tout lier, mais tu t'en doutais probablement ;)

"Il se prête difficilement au relevé aussi, alors qu'il est vraiment bien écrit, mais c'est une question si générale : le rythme, la hargne, l'enchaînement global de tous les mots, ça donne envie de l'entendre frappé/clamé"
= Merci pour ça, oui, c'est carrément l'énergie que je voulais transmettre donc c'est hyper cool que tu l'aies perçu comme un tout. ça me dit aussi que le chapitre est cohérent (c'est aussi pour ça que je l'ai fait si court), et c'est vraiment une bonne chose.

Pour ce qui est de "comprendre", maintenant. Je pense pouvoir dire que de nombreuses théories ont été émises jusqu'ici, que ce soit par des lecteurs complètement géniaux tels que toi ou encore par mes personnages d'amour, mais c'est vrai, peu de réponses. J'ai essayé de construire tout du long cette espèce de quête aux clés des énigmes, tout en insistant sur Rune et ses secrets. Là-dessus, je n'ai pas menti : cette ville sera le théâtre de bien des révélations. QUAND exactement, je peux pas te donner d'idée précise, tu sais comment je fonctionne, tout ça se construit au feeling... MAIS on s'approche. On s'approche même très fort. Et je vais tâcher de ne pas retarder cette avancée par trop de descriptions, même si l'envie très forte m'en prendra forcément ;)
Content de savoir que t'as hâte de voir tout ça s'assembler malgré cette attente infinie, encore navré, encore merci.

Rapide passage sur le paragraphe que t'as cité : crois-le ou non j'ai beaucoup imaginé cette scène comme l'extension du territoire de Gojo, ce moment où tronche-de-volcan se retrouve un peu paralysé face à l'infini, ça m'a grave plu et je m'étais dit que ça correspondait parfaitement à mon personnage.
Tant mieux si t'as vu ici une sorte de "scène originelle", c'est carrément l'idée que je m'en faisais. Je t'accorde sans mal que tout ça est très mystique et théorique, mais je vais faire de mon mieux pour le rendre bien concret sous peu. Hihihi, moi aussi, quelle hâte :D

Bonne nuit <3
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