Chapitre 28 : "Allez en prison. Ne passez pas par la case "Départ". Ne touchez pas 200$"

 

Un bruit métallique tira Sandy de la somnolence dans laquelle elle était plongée depuis ce qu’il lui semblait une éternité. Elle porta la main à son front pour essayer de soulager la douleur qui martelait ses tempes. Étrange, elle ne se rappelait pas avoir eu le temps de picoler avant de... Elle s’assit d’un coup. Tout lui revenait. La maison blanche. Ses parents. Le bar. Bradford.

Avait-elle fini par lui défoncer le crâne pour de bon?

« Ça a l’air d’aller mieux? » interrogea une voix masculine.

Sandy se décida à regarder autour d’elle. La situation n’était pas réjouissante : de toute évidence, elle était en taule. Ce n’était pas vraiment une surprise, étant donné le nombre de témoins qui l’avaient vue essayer de refaire le portrait de Jimmy quasiment sans aucune provocation.

Elle était étendue sur une banquette défraichie, sinon douteuse, rivetée au mur d’une cellule fermée par une grille qui décourageait toute velléité d’évasion. Derrière les barreaux, assis sur une vieille chaise pliante, un homme d’âge mûr la dévisageait. Le cheveu grisâtre en bataille et le costume passablement froissé, on aurait dit l’inspecteur Colombo après une nuit particulièrement alcoolisée.

« Ça va mieux ? » répéta-t-il.

Elle hocha la tête de haut en bas, incertaine de la conduite à tenir. Sa cellule était encadrée par deux autres sur le même modèle mais l’ensemble semblait plutôt à l’abandon. De plus, son évanouissement aurait justifié un tour aux urgences avant de se faire boucler… Si son gardien n’avait pas l’air très menaçant, elle se trouvait néanmoins complètement à sa merci.

« Bien, dit-il encore. Je suis le lieutenant Richard Weisz. Si tu as fait ta scolarité dans les parages, ma tête doit t’être familière. Je me tape régulièrement les sessions de sensibilisation au travail de la police à l’école. 

— Je ne suis pas du coin, » répliqua Sandy sèchement.

Sans relever sa réponse, le lieutenant se pencha pour ramasser un dossier cartonné qui trainait à ses pieds. Il l’ouvrit et en sortit un permis de conduire.

« Emma Smith, lut-il. C’est ton nom ? »

Sandy se mit lentement en position assise. Elle s’attendait à avoir des vertiges mais, au final, elle se sentait l’esprit plutôt clair. Emma Smith était une identité d’emprunt que Devon lui avait fourni quelques années auparavant. Normalement, elle devait rester crédible en cas d’enquête.

« Oui, » finit-elle par répondre.

L’homme tapota le permis sur son dossier.

« Pourquoi pas Jane Doe (1) ?

— C’est comme ça que je m’appelle, tant pis si ça vous pose un problème. Qu’est-ce que je fiche ici ? Je suis en état d’arrestation ?

— Ça reste à voir. Ça dépendra du résultat de notre conversation. »

Sandy se leva et avança droit sur la grille qu’elle attrapa à deux mains.

« Vous avez entendu parler des droits Miranda (2) ? Parce que moi, je n’ai aucun souvenir qu’on me les ait signifié. Si je ne vois pas un avocat rappliquer au galop dans l’heure, je vous promets de sacrés ennuis. »

Weisz croisa les jambes, apparemment peu impressionné. Pendant quelques minutes, il se contenta de fixer le visage de la jeune femme avec intensité.

« Sais-tu que j’ai l’impression de t’avoir déjà vue quelque part? finit-il par laisser tomber.

— Vous avez écouté ce que je viens de dire?

— Pourquoi as-tu agressé Jimmy Bradford?

— Qui? »

Sandy plongea deux yeux innocents dans ceux de l’homme qui lui faisait face. Elle s’y attendait. À l’évidence, Weitz n’était pas un bleu et elle avait réagi comme une hystérique en reconnaissant Jimmy. De là à en déduire qu’elle avait déjà eu affaire à lui...

« Le gars que tu as essayé d’assommer à coup de bière. Il s’appelle James Bradford.

— Connais pas.

— Tant mieux. C’est une ordure. »

Il n’en dit pas plus, cessa même de faire attention à elle. Sandy savait très bien qu’il lui tendait une énorme perche mais elle ne put s’empêcher de demander :

« Qu’est-ce qu’il a fait? »

L’attention de Weitz revint sur elle. Il la dévisagea avec insistance.

« Je pense qu’il a violé et, ou, tué une gamine du coin, jeta-t-il.

— Hein? Mais qui? Quand? »

Le sang de Sandy ne fit qu’un tour. Une autre victime? Elle secoua les barreaux d’énervement alors que Weitz restait impassible. Il observait toujours son visage.

« Il y a une douzaine d’années. La petite s’appelait Sandra Ann Harper. Elle a disparu du jour au lendemain après avoir eu des histoires avec Bradford. Des bagarres à l’école pour commencer mais c’est vite devenu plus sérieux. Ce petit salopard était vraiment une sale engeance, j’ai toujours cru à sa culpabilité lorsqu’elle a disparu mais... »

Weitz s’avachit un peu. Il avait l’air soudain plus vieux et plus fatigué, comme si ses souvenirs le rongeaient intérieurement.

« Mais? » souffla Sandy.

Elle connaissait déjà la réponse.

« Mais on n’a jamais retrouvé le corps de la petite. Bradford a fait un séjour à l’hôpital au moment de sa disparition. Il a eu un accident assez sérieux, je n’ai jamais cru à la coïncidence. Pourtant... impossible de faire le lien entre les deux. Bradford était mineur, son père était avocat... Il ne l’a pas lâché d’une semelle pendant les interrogatoires. »

Parce qu’il fallait bien qu’elle dise quelque chose, Sandy marmonna un « c’est horrible ». Elle fourragea dans ses cheveux d’un mouvement rageur. Tout cela était effroyablement con : pendant qu’elle se cachait des flics, eux essayaient de coincer son agresseur. Si seulement elle n’avait pas cédé à la panique. En face, Weitz avait repris du poil de la bête. Il s’accouda à ses cuisses dans un mouvement plein d’énergie.

« La seule bonne chose dans cette histoire, c’est que, quoi qu’il ce soit passé ce jour-là, ça a mit une bonne claque à Bradford. C’était un sale môme, faux-cul et malin. Il aurait pu continuer, faire pire. Mais à l’hosto, il avait surtout l’air d’un gars qui a pris la rouste qu’il méritait depuis longtemps. Il a appris la leçon. Après ça, il s’est tenu à l’écart des problèmes. Le pire qu’on ait pu lui reprocher, ce sont quelques bagarres d’ivrognes et des propos déplacé vis-à-vis des femmes. »

Il s’interrompit, attendant une réaction que Sandy ne lui offrit pas.

« La seule chose qui pourrait complètement me soulager, c’est d’apprendre que la petite Sandy est vivante quelque part et qu’elle a pu faire quelque chose de sa vie. 

— Pourquoi aurait-elle disparu si longtemps si elle était vivante?

— La trouille de Bradford? Il lui est tombé dessus après des semaines de traques et de terreur. Elle a réussi, je ne sais pas comment, à le mettre mal en point. Elle a fichu le camp. À sa place, j’aurais mis un état ou deux entre nous.

— Et ses parents? Elle aurait pu leur en parler, leur demander de l’aide... »

Weitz pointa un doigt vers Sandy.

« J’y ai pensé. Si j’ai bien reconstitué l’affaire, Sandy s’est attirée les foudres de Bradford en prenant la défense d’une autre gamine qu’il persécutait. Je n’ai jamais trop su comment, mais les choses ont dégénéré et ça a fini en empoignade dans la cour du lycée. Sandy a réussi à flanquer son poing dans le nez de Jimmy, elle s’est fait virer trois jours pour ça. Le père Bradford est monté au créneau et a menacé les Harper des pires ennuis si les choses s’envenimaient encore entre les gosses. Un comble. »

Il secoua la tête avec dépit.

« La petite a voulu les protéger, peut-être. 

— Ça aurait été un peu con de sa part, non? » fit Sandy en lui tournant le dos.

Elle s’adossa à la grille.

« C’était une gosse terrifiée, agressée... Quoi qu’elle ait fait, c’est Bradford qui méritait de payer. Point final. »

L’un et l’autre laissèrent le silence s’installer un bon moment. Sandy se sentait mal à l’aise de s’être laissée embarquer dans cette discussion. Elle aurait du tempêter pour ameuter tout le poste. D’un autre côté, les paroles de Weitz l’avaient aussi un peu réconfortée. Si lui voyait les choses comme ça, peut-être que ses parents...

 « Tu sais, reprit Weitz, les parents Harper n’ont pas lâché l’affaire pendant des années...

— Écoutez, je ne veux pas savoir, ça me regarde pas. Est-ce que vous allez me faire sortir d’ici, oui ou merde?!»

Elle croisa les bras, butée.

« Juste pour dire que du bon est sorti de cette histoire. Pour s’en tirer, ils se sont investis dans des associations caritatives pour les jeunes. Et ils ont croisé la route de Nebil. 

— Nebil? »

Le garçon qu’elle avait vu? Le monologue de Weitz recommençait à l’intéresser.

« Un gamin syrien qui a atterri chez nous un peu par hasard. Orphelin, paumé. Il ne parlait quasiment pas un mot d’anglais. Les Harper l’ont pris en charge et se sont démené pour qu’il puisse rester chez eux. C’était un sacré merdier administratif mais ils se sont battus comme des lions. »

Weitz s’animait de plus en plus, échauffé par son histoire. Elle ne put s’empêcher de sourire à l’évocation de ses parents luttant comme des forcenés pour venir en aide à un gosse laissé pour compte. Où avait-elle bien pu pêcher qu’ils flancheraient devant le père de Bradford au lieu de se battre pour leur fille?

Que se passerait-il si elle disait à Weitz qui elle était?

Elle se reprit. Ce n’était pas le moment de sortir les violons. Pas tant qu’elle n’avait aucune idée des intentions de Weisz à son égard.

« Est-ce qu’on pourrait en revenir à la raison pour laquelle je suis bouclée ici. En toute illégalité en plus, à vue de nez? »

Weisz changea de position sur sa chaise. Il feignit de feuilleter à nouveau son dossier. Sandy attendit patiemment qu’il ait fini son cirque. Au bout d’un moment, de guerre lasse, il releva la tête.

« Figure-toi qu’hier soir, mon vieux copain Georges - tu le connais, il t’a servi une bière dans son bar - mon vieux copain Georges, donc, m’appelle pour me prévenir qu’il a été obligé d’alerter mes collègues à cause d’une gamine qui a refait la truffe de Jimmy Bradford à coup de chopine. »

Il fit une pause, les épaules secouées d’un rire silencieux.

« Georgie savait que j’apprécierais l’évènement à sa juste valeur. C’est moi qui ai écopé du dossier de la petite Harper. J’ai toujours regretté de ne pas pouvoir coller cette petite ordure au trou. »

Sandy s’appuya à nouveau aux barreaux. Elle commentait à se lasser de ce petit jeu.

« Et comme vous n’avez pas pu coincer Bradford, c’est moi que vous mettez en taule. C’est d’une logique fulgurante...

— En fait, j’espérais plutôt que tu témoignerais contre lui. 

— Je crois que vous n’avez pas bien suivi : c’est moi qui l’ai agressé. »

Elle faillit ajouter « cette fois » mais se retint à temps. Weisz se leva pour s’approcher de la grille.

« La question que je me pose est ‘’pourquoi’’? »

Sandy lâcha les barreaux et fit un pas en arrière.

« Il a... parlé de mes fesses. »

En fait, si ses souvenirs étaient exacts, elle l’avait d’abord bousculé. Ensuite, il avait bien fait un commentaires graveleux mais qui ne justifiait pas vraiment sa réaction.

« Tu as un tempérament sacrément sanguin, dis-moi. En ce qui me concerne, j’ai une autre théorie.

— Balancez la et qu’on en finisse...

— Je pense que tu as déjà eu affaire à Jimmy. C’est pour ça que tu l’as attaqué. Avant que lui ne t’attaques. »

Sandy soupira bruyamment.

« Je vous ai dit que je n’étais pas du coin. Je ne connais pas ce type. Disons que, oui, j’ai un caractère de merde. »

Ce qui n’était pas totalement faux.

« Je vois. »

Weisz retourna à sa chaise d’un pas lourd. Cependant, il ne se rassit pas. Il refit face à Sandy.

« Tu sais où tu te trouves? » demanda-t-il.

Sandy secoua la tête de droite à gauche.

« Je t’ai installée dans une partie désaffectée de nos bâtiments. De vieilles cellules qui ne servent plus. D’ici quelques mois, ces locaux seront détruits. Tout ça pour dire...

— Que vous êtes un psychopathe et que je peux commencer à m’inquiéter?! »

Elle commençait à trouver que la plaisanterie avait un goût saumâtre. Si le bonhomme lui avait paru sympathique au début, elle se demandait maintenant si ce n’était pas un copain de Jimmy que celui-ci aurait mandaté pour en finir avec elle. Elle sentit un frisson désagréable courir le long de sa colonne vertébrale. Weisz se mit à rire.

« Non. Je comprend que la situation puisse paraitre bizarre mais je ne te veux pas de mal. Je suis du côté des gentils.

— Vous m’excuserez mais vos plans tordus disent le contraire.

— Si je t’ai mise à l’écart, c’est pour qu’on puisse discuter tranquillement, à l’abri des manigances des Bradford père et fils. Tu te rappelles? Je t’ai dit que le père Bradford était avocat. Lorsque mes collègues sont arrivés au bar, c’était un bordel épouvantable. Bradford était fou de rage, ses copains et lui voulaient te faire la peau et toi, tu étais dans le cirage. Tu dois une fière chandelles à Georges. Il les a maintenu à distance. »

Sandy resta muette mais elle eut une pensée reconnaissante envers le grand barbu. Weisz poursuivit sans se démonter.

« Du coup, mes petits camarades en uniforme ont préféré embarquer tout le monde pour éclaircir les choses au poste où je suis arrivé un peu après vous. Au début, je voulais juste profiter de l’aubaine. Je pensais que Jimmy avait fait des siennes et qu’il était tombé sur une fille plus combative que les autres. Une qui serait d’accord pour témoigner contre lui pour l’envoyer en taule. J’ai réalisé que les chose étaient un peu plus compliquées que ça. Mais c’est quand Papa Bradford a débarqué que je me suis dit qu’il y avait un loup. »

Il fit une pause, attendit une réaction qui ne vint pas.

« Bref. Alors que Jimmy était prêt à te crucifier sur place, il s’est complètement dégonflé quand Papa s’est pointé. Il ne voulait plus qu’une chose : aller se faire soigner à l’hôpital et oublier tout ça. Plus Papa Bradford réclamait ta tête, moins Jimmy était motivé. Ça m’a intrigué. Et pas qu’un peu. D’où ma supposition que vous aviez des antécédents tous les deux. Et mon espoir de pouvoir le faire tomber pour quelque chose de sérieux. »

Sandy se mit à faire les cent pas dans sa cellule.

« Votre méthode est quand même sacrément fumeuse. 

— Bradford père a le bras long par ici. Je ne voulais pas qu’il mette la main sur toi avant d’avoir ta version de l’histoire. 

— Admettons. Qu’est-ce qui se passe si ma version reste que j’ai réagi trop violemment à un commentaire salace?

— Je laisse la justice faire son job. Si Jimmy ne veut pas faire d’histoire, ça n’ira pas très loin. Si Papa Bradford s’en mêle, tu peux avoir de sacrés problèmes. »

Sandy évalua la situation. Aujourd’hui, le père de Jimmy ne lui faisait pas peur. Elle serait presque heureuse de lui agiter sous le nez la menace de révéler qui elle était. Elle se massa les tempes du bout des doigts. Quelle merde... Tout ce qu’elle voulait, à la base, c’était renouer avec ses parents. Pas se payer un nouveau round avec la famille Bradford...

« Je vais te laisser réfléchir quelques minutes, le temps d’aller voir si ça ne s’énerve pas trop du côté des bâtiments neufs. Quand je reviendrai, il faudra qu’on prenne une décision. »

Il se dirigea vers la sortie, son dossier à la main. Sandy eut un geste pour le retenir mais renonça. Elle se laissa tomber lourdement sur la couchette.

 

1) Jane Doe : nom générique attribué aux personnes dont on ne connait pas l’identité

2) Droits Miranda : « Vous avez le droit de garder le silence. Si vous renoncez à ce droit, tout ce que vous direz pourra être et sera utilisé contre vous devant une cour de justice. Vous avez le droit à un avocat et d’avoir un avocat présent lors de l’interrogatoire. Si vous n’en avez pas les moyens, un avocat vous sera fourni gratuitement. Durant chaque interrogatoire, vous pourrez décider à n’importe quel moment d’exercer ces droits, de ne répondre à aucune question ou de ne faire aucune déposition.»

Vous devez être connecté pour laisser un commentaire.
Alice_Lath
Posté le 04/06/2020
J'adore ce retournement de situation! Comme quoi elle aurait été la bienvenue depuis le début, qu'elle n'est pas rejetée, mais accueillie, ça fait vraiment plaisir à voir. Puis ce flic, même s'il fait pas des choses mega légales, il fait quand même grave plaisir à voir, genre vraiment. C'était une super partie qui m'a fait chaud au coeur, de pouvoir en apprendre plus sur le passé de Sandy, ça la rend encore plus attachante qu'elle l'était déjà (et elle l'était déjà beaucoup). Bref, que du tout bon pour moi encore!
Aliceetlescrayons
Posté le 07/06/2020
C'était le moyen pour moi de raconter la genèse de l'histoire de Sandy. C'est top que ça te la rende encore plus sympathique <3
MbuTseTsefly
Posté le 14/05/2020
Bonjour Alice, j'ai repris la lecture de Gumbo Street, je te reste fidèle malgré une pause plume - reprise boulot. Je laisse donc ici un commentaire pour les deux chapitres précédents et celui-ci. Le récit prend un sacré rythme et le suspense monte. C'est une sacrée surprise qui attend Sandy chez elle, qui c'est ce type qui prend sa place? C'est plutôt inattendu vu qu'on aurait tendance à imaginer la famille malade de chagrin. La réaction de Sandy se comprend, mais le fait qu'elle détale m'a un peu dérangée - je n'imagine pas une réaction de vélocité mais plutôt de lourdeur après sa découverte. Ca correspond néanmoins à son tempérament de feu.

Columbo! Attention, l'orthographe de son nom varie pas mal dans ce chapitre. Autant en choisir une et faire un rechercher-remplacer pour les autres.

J'ai bien aimé ce personnage sympathique, assez typique. En revanche j'ai trouvé que le dialogue manquait de naturel, ça ne roule pas complètement. Au départ, j'ai trouvé étrange qu'il lui déballe toute cette histoire. Un flic qui raconte tout à une inconnue qu'il a arrêté. Et qui l'isole. Je comprends qu'il la reconnue, qu'il souhaite son aide et la méfiance de Sandy mais j'ai trouvé le début du dialogue difficile. Ça va mieux sur la fin. En anticipant le chapitre suivant, je les ai trouvé beaucoup plus naturels et, oui, son intervention roule comme sur des roulettes.
Aliceetlescrayons
Posté le 17/05/2020
Bonjour MbuTseTsefly,
je comprend ce que tu veux dire quand tu t'étonnes de la fuite de Sandy face à sa famille. J'ai raisonné en partant du principe qu'il est très difficile pour elle de justifier son long silence (qui n'est pas de sa faute mais elle n'est pas totalement consciente de l'intervention de Tantine) Elle aurait pu affronter ses parents mais pas avec un témoin.
Merci pour "Columbo". C'est fou, j'ai regardé je-ne-sais-pas-combien d'épisode et je ne suis pas capable de l'orthographier correctement :'D
Merci pour ta fidélité et tes commentaires toujours constructifs. Je reviendrai sur le début du dialogue entre le policier et Sandy :)
Bon courage pour la reprise!
A bientôt
Àlice
MbuTseTsefly
Posté le 17/05/2020
Ah, je me suis mal exprimée, ce n'est as de Columbo mais de Weitz / Weisz dont je parlais - je n'avais pas remarqué l'orthographe de Columbo :-)
Vous lisez