Chapitre 27. Et que la douleur, brusquement, l'embrase

Par dcelian
Notes de l’auteur : Bsoir :)
Hébé, voilà un sacré moment que je n'étais pas repassé par ici. C'pas faute d'avoir pensé à vous, pourtant ! Faute de temps, plutôt, ou même un peu par flemme, j'avoue ?
C'est vrai, j'avais prévu de réécrire les premiers chapitres..et en fait non ? Pardonnez mon indécision, je dois avouer que je ne comprends pas tout moi-même. C'est vraiment unique, ce qu'on éprouve en écrivant une histoire. Unique et bizarre. Bizarrement unique.
Enfin, me revoilà avec chapitre 27 ! J'espère que vous l'apprécierez malgré mon irrégularité, je sais que c'est difficile de suivre avec autant d'écart entre les chapitres, sowy :c

PS au cazoù : il est plusieurs fois question de directions cardinales pendant une partie de ce chapitre, et ça peut être un peu troublant parce que l'Est se trouve à gauche et l'Ouest à droite. Ils sont simplement inversés parce qu'on est face au Sud. Désolé si c'est galère de s'y retrouver, n'hésitez pas à me donner votre ressenti.
Des bisous sur vos deux joues :)

Marcher. Tout ce qu’il reste à faire. Pour se sauver, marcher. Marcher à nu, à s’en arracher la peau, à crever de fatigue.
Vide.
S....e..u.l.
Dévoré. DévORé. Par de petits insectes sournois. Qui habitent les cauchemars. L’encerclant tou..jours. Poursuivant sa route. Mais qu’il ne parvient jamais....jamais. à toucher. jamais. Surtout pas. Tout droit, tout droit, en vogue ! petit être. peut être. bien peu de choses. Rune est au loin : bataille encore un instant ! Rune est..  loin. Où ça ? n......nul ne sait. Tout droit. ?  tout droit ! et avec entrain. Les routes nocturnes savent guider les âmes perdues.
Est-ce qu’il....dort ? paisible. sous les arbres qui défilent. encore et encore.      ?
Possible.

*

Lorsqu’il revient à lui, Soa marche dans la pénombre. S’arrête aussitôt. La tête tournant violemment, les jambes désormais insensibles, brûlées, brulantes, la gorge en feu, son souffle rauque qui va et vient comme une brise dans le désert. À bout. Au bout. Terminé. Il est arrivé au bout de la forêt. Dans une transe qui ne laisse aucun autre souvenir que cette impression désagréable, dérangeante, détruite, presque, cette impression qu’il s’est fragmenté en chemin, que quelques morceaux de lui sont restés sous les arbres. Plusieurs vies... Oui, il a la sensation nette que plusieurs vies se sont écoulées tandis qu’il était là, à déambuler dans la nuit solitaire.
Il est soudain saisi par le froid glaçant. Le vent, puissant, qui carresse l'herbe rase et fait danser les feuillages. Et là-bas, au loin, au très très loin sous l’horizon, plein est, une éclaircie se devine déjà. Encore une heure peut-être, une précieuse heure avant l’aube morne des automnes, avant que la vie ne commence vraiment. Il a été lent. Très lent. Il ne faut plus perdre une seconde.

Les premiers instants hors des arbres lui font l'impression d'émerger d'une longue et épuisante apnée. Alors il reste ainsi, figé pour mieux percevoir tous les secrets nocturnes, il cherche l'air vivifiant, l'air du grand large, l'air qui lui a tant manqué, tandis qu'un nouveau sentiment se fraie un chemin dans ses voies internes. Une forme d'aboutissement.

La nuit ombragée est similaire, le ciel éteint voilé des nuages infinis aussi. Mais au fond de lui, un changement infime vient d'opérer, comme le premier rouage des mystères qui se serait enfin enclenché. Ses mouvements sont encore fébriles, tout juste de quoi emporter un autre engrenage dans son sillon, lentement, mais si lente soit-elle, la mécanique est en marche. Les forces de son monde convergent toutes vers Rune, et Rune enfin s'ouvre à lui. Ou du moins ses contours assombris, mais c'est plus que suffisant.

Son souffle récupéré, il se remet en marche. La nuit ne l'attendra pas.

Dans un coin de son esprit, Cl......éa. Sourit. S’éclipse....pse. engloutie rapidement. Clé.a.. ? Chassée par le vent. Le vent. Ici, il prend une tout autre dimension, un tout autre sens. S'il n'est que passager à Pryven, derrière l'abri des forêts, il prend ici sa source. Eternel. Parfois si léger qu'imperceptible, mais jamais absent, jamais. Il balaie la lande de son parfum iodé, balaie tout, nuages, silences, ancrages, ne laissant derrière que le goût du sel et du renouveau. C'est ça, un renouveau perpétuel : le vent chasse l'habitude, empêche les racines de prendre, emporte tout et crée sans cesse dans des mouvements invisibles.

Le chemin du serpent s'achève, avec la forêt, brusquement. Les immenses troncs des arbres en sommeil cessent de prendre racine aussitôt que la rumeur de la ville leur parvient. Soa n'entend rien, pourtant, mais les arbres savent mieux. Les arbres savent toujours. Ils laissent place à cette rue incroyablement large au milieu d'un paysage vierge et plat, et puis là-bas, bientôt, le vide, bout du monde. C'est une transition brutale : du bois vert nuit il retourne à la pierre éternellement grise, mais c'est bien, il songe, c'est mieux ainsi. La forêt a su abriter ses pas pour un temps, pourtant elle n'est jamais qu'une voie de passage vers ailleurs, qu'un pont pour relier deux rives.
A mesure qu'il s'en éloigne, il se tourne une dernière fois vers elle. Déjà, les silhouettes majestueuses de ses géants feuillus fusionnent en une masse informe à la profondeur impénétrable.

Etrangement, son esprit s'envole vers les Terres Inconnues. Est-ce ainsi qu'elles naissent, au bout des arbres ? La forêt prend-elle réellement fin, si on s'enfonce suffisamment loin au Nord ? Personne n'en est jamais revenu pour le dire.

La péninsule sur laquelle trône royalement Rune s'étend juste là, au bout des pavés noyés de noir. Et tout autour, il y a l'eau – l'océan. On dit qu'il recouvre le monde et qu'il est la source de toutes les peurs humaines. Comme si elles se nourrissaient de lui, comme s'il les alimentait à leur insu, de ses danses en arabesques infinies. Soa frissonne. On compare souvent les ténèbres marines à celle de la nuit. Il n'a jamais vu l'océan, mais qui dit "océan" dit eau, et l'eau ce n'est pas la nuit. L'eau, c'est Grimard, c'est la surface qui disparaît et les poumons qui s'embrasent, les gestes ralentis, désespérés, et la conscience qui tangue dangereusement, qui menace à chaque instant renouvelé de disparaître tout à fait. L'eau, ce n'est pas la nuit, ce sont les profondeurs insondables et les terribles énigmes englouties. L'eau, ce n'est pas la nuit, c'est la mort.

Pourtant Soa continue d'avancer, fébrile mais déterminé, car au-dessus de la mort, il y a Rune. Elle la surplombe depuis ce large morceau de terre, depuis ce large morceau de rien, esseulé, au bout du Comté. La plus immense des villes à la fin du monde.

La nuit pour seule planque, au milieu de cet interlude sans reliefs, Soa se sent vulnérable. Ses sens s'activent comme de curieux pinceaux, donnant une forme à l'invisible, mais l'inconnu le cerne par tous les côtés, il rôde à l'affût d'un instant de faiblesse dont il pourrait aussitôt s'emparer. Sa respiration se fait plus courte, saccadée, et les battements de son cœur accélèrent au même rythme.

Tandis qu'il progresse, la terre se réécrit, rétrécit, et le chemin de pierre en couvrira bientôt toute la largeur. A droite, à gauche, partout, l'océan approche dangereusement. Il est loin en contrebas, mais les quelque vingt mètres de falaise qui l'en séparent ne sont qu'une raison de plus de le craindre. Ici, la chute est mortelle. Le moindre faux-pas signe une fin tragique au bas de la page, les corps se broient contre les parois rocailleuses avant d'être silencieusement engloutis par l'écume, et puis plus rien, déjà, le monde qui tourne, la houle qui flatte les flancs de la terre, les oiseaux qui oublient, et la vie reprend son cours.
C'est un gouffre qui vous efface tout entier. Efface. tout....entier.

Incertains, les assauts répétés du vent tentent de le déraciner, de le faire perdre pied. Il tient bon. Subit la ruée. L'accepte.

Malgré son empressement, il ralentit l'allure, presque inconsciemment. L'eau est là, désormais. La terre s'est repliée comme par peur d'elle et de ses vagues qui l'assaillent incessamment. Pourtant, elle ne plie pas sous les assauts, elle reste fermement ancrée sur ses positions, elle garde le cap.

Cette vision est moins effroyable qu'il l'aurait cru, à vrai dire. Parce qu'il arrive enfin au bout du monde, au bout de son monde, et les perspectives n'en sont pas tant terrifiantes que renouvelées.
Il est impossible d'imaginer le sol brusquement s'arrêter sans l'avoir constaté pour soi-même, et alors les yeux voient différemment, parce qu'aucun spectacle n'est pareil à celui de la terre qui meurt.

Soa s'arrête, apaisé, confus, mitigé, hésitant entre toutes ces sensations grisantes d'aventures et d'infinis qui s'offrent à lui par-delà les vagues. Il a le ventre parcouru de ces frissons étranges qui naissent parfois lors des grandes découvertes ou des histoires pour les enfants, et aussitôt ses pensées se laissent d'elles-mêmes prendre au jeu de l'imaginaire.

Et si le Comté était une île mouvante, gigantesque, ballotée par les courants, une île que la houle sans cesse ramènerait au point de départ ? En fermant les yeux et en se laissant sentir les vents, oui... On pourrait presque croire que la terre se meut en silence. Mais ce n'est sans doute qu'une impression...

Cela étant, les domaines du possible et de l'impossible sont à l'évidence bien plus flexibles qu'il le soupçonnait. Un mois plus tôt, il doutait encore de l'existence d'une quelconque magie. Aujourd'hui, il a traversé des mondes. Peut-être les Hommes ont-ils volontairement obstrué leur perception pour rendre le quotidien plus supportable. Peut-être ont-ils fait mythes ces réalités perdues. Ou peut-être les "sachants" les dissimulent-ils au grand nombre, par peur des effondrements qu'elles ont le pouvoir de causer.

Soa reprend sa marche, mais les questions grandissent avec la ville qui approche. Parce que le Comté pourrait bien être une île en mouvement. Et parce que, plus inimaginable encore, d'autres îles pourraient aussi flotter sur cet océan. Inimaginable, oui, mais pas impossible. Et même, il fronce les sourcils à cette idée, probable. Non ? Comment pourraient-ils être seuls sur ce monde qui n'en finit jamais ?
D'autres îles.
Il hoche la tête, de plus en plus convaincu par sa théorie. Après tout, rien n'est réellement insensé si l'on prend le temps d'y réfléchir.

En laissant son regard se perdre du côté de l'horizon, il ne distingue plus aucun mouvement, rien qu'une nappe noire et paisible. Pas l'ombre d'une île, mais la nuit est encore épaisse. Peut-être l'océan s'est-il endormi, privé des étoiles.

Mais, dans ce cas, qu'est-ce qui expliquerait qu'on n'ait jamais aperçu de terre à l'horizon ? Il marque un temps. Peut-être sont-elles simplement portées par des vagues différentes, de sorte qu'elles ne croisent jamais leur trajectoire ? Ou peut-être, au contraire, ont-elles déjà été aperçues. Peut-être cela fait-il partie des mystères qui sont tus, des mystères qu'on étouffe secrètement, qu'on conserve à l'abri des regards les plus curieux.
On, mais qui ? Qui aurait assez de pouvoir, assez d'influence pour mentir au Comté tout entier ? Troublé, Soa ne saurait plus dire si cette boule dans son ventre est le signe d'une curiosité grandissante ou bien d'une troublante inquiétude.

Une fois encore, il ressent l'absence de Gaëlle, et même, il la regrette. Elle qui connaît l'océan, peut-être aurait-il pu lui faire part de ses théories ?

Ses réflexions sont soudain interrompues, si étrange que cela puisse paraître, par le calme ambiant. Quoiqu'il n'ait aucun point de comparaison, Soa croit deviner que l'eau n'est pas très agitée, ce soir. Ses lents allers-retours se succèdent dans un bal gracieux pour venir caresser les parois rocheuses de la falaise qui semble creusée par endroits. Il ne peut s'empêcher de trouver ça doux, cette brise, cette étendue infinie, cette ville sur la mer, peut-être n'est-ce pas aussi terrible qu'on le prétend ?

Pour autant, il reste sur ses gardes. Ses pas le rapprochent toujours plus de Rune, et Soa ne peut s'empêcher de trouver étrange la transe dans laquelle elle semble baigner. Au-delà de l'océan qui en noie les rumeurs de son murmure continu, il y a l'absence de mouvement, surtout. Dans une ville, il y a toujours du mouvement, même lorsque les Ombres enveloppent les rues.

Il y a ceux pour qui la nuit est un métier, ceux pour qui elle sonne la fin d'une longue journée, ceux à qui elle murmure des conseils érudits, ceux qui enfin y trouvent la paix, et ceux qui s'y faufilent pour secrètement rejoindre quelque amour interdit.

Une ville ne meurt pas dans le noir. A fortiori une ville de cette ampleur.

Pourtant, là-bas, bientôt désormais, la ville est morte. Suspendue. Le temps s'y est figé pour, semble-t-il, ne reprendre son cours qu'au petit matin – qui ne saurait plus tarder. Aucune chandelle ne vacille, aucun feu ne crépite, aucune fenêtre n'émet la plus infime lueur. La nuit est partout, dans chaque recoin. Il n'y a que Soa pour en perturber l'inquiétante léthargie.

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dodoreve
Posté le 19/12/2021
Ah, ça fait si plaisir de retrouver ta plume ! Le premier paragraphe fait du bien, c'est vraiment joliment écrit, avec des passages qui me percutent tout de suite. Déjà le "bois vert nuit", oui, et puis toute la réflexion que Soa se fait ensuite en arrivant à Rune - "L'eau, ce n'est pas la nuit, c'est la mort." - je la trouve très intéressante. Voilà. C'est joliment écrit partout, évidemment, mais cet aspect contemplatif lui a toujours été assez propre, et comme ça fait un petit peu que je ne t'avais pas lu, je le redécouvre avec joie.

"Il est impossible d'imaginer le sol brusquement s'arrêter sans l'avoir constaté pour soi-même, et alors les yeux voient différemment, parce qu'aucun spectacle n'est pareil à celui de la terre qui meurt." Cette réflexion aussi me touche droit au cœur, tu exprimes très bien ce sentiment, merci. <3

"Pas l'ombre d'une île, mais la nuit est encore épaisse." J'ai trouvé la syntaxe un peu curieuse, comme si ce "mais" annonçait autre chose comme un "donc" ? Disons que je m'attendrais plus à un "même si", mais comme ce n'est pas incorrect pour autant, je ne sais pas trop :v

"et son air de petit vent. Petit vent." J'ai beaucoup aimé la répétition, parce que je trouve qu'elle suggère tout légèrement la pensée que Gaëlle dirige vers Soa. Une pensée brève mais une pensée quand même. Je trouve que ça dit bien la petite place un peu étrange qu'il a prise en venant dans sa vie avant de repartir aussitôt.

Alors j'avoue que le truc de rive gauche/droite me perturbe un peu parce que je ne savais pas que ça se disait en prenant une rue pour point de repère ? Pour moi c'est l'eau, rien que l'eau ; et l'océan soit il t'entoure soit tu y fais face, donc il n'y a qu'une rive. Non ? Soit j'apprends quelque chose (possible, et dans ce cas je trouve ça très poétique qu'on parle de rives pour une rue), soit c'est une particularité de Rune et dans ce cas je dirais qu'il faut souligner cette particularité ? Je ne sais pas.

Et sur cette incertitude, je maintiens comme je l'avais fait dès le tout début que tu écris vraiment bien l'action. C'est toujours très vif, ça nous tient en haleine, on ne se perd pas dans les mouvements, bravo. J'attends de voir où cette rencontre nous mènera, parce que je me dis même qu'après tout on connaît à peine Léanne et que ce Traqueur a certainement ses raisons, mais même aussi court il me faudra réserver la suite pour une prochaine fois.

Merci pour ce chapitre en tout cas et au plaisir de rattraper mon retard (et puis hé, à plus tard). Bonne nuit !
(ノ◕◡◕)ノ*:・゚✧
dcelian
Posté le 19/12/2021
Coucouuuuu et trop chouette de te voir ici, merci d'avoir pris le temps ça me touche super fort
Merki pour les compliments, y a pas à dire, ça me fait toujours autant plaisir que tu relèves toutes ces petites phrases ou idées qui t'ont plu d'une manière ou d'une autre.

"Cette réflexion aussi me touche droit au cœur, tu exprimes très bien ce sentiment, merci. <3"
Mais roh avec PLAISIR, j'adore cette idée de la mort des choses, d'ailleurs elle revient plusieurs fois dans le chapitre (et je m'en rends compte que grâce à ton commentaire...ah, Freud, quand tu nous tiens)

""Pas l'ombre d'une île, mais la nuit est encore épaisse." J'ai trouvé la syntaxe un peu curieuse, comme si ce "mais" annonçait autre chose comme un "donc" ? Disons que je m'attendrais plus à un "même si", mais comme ce n'est pas incorrect pour autant, je ne sais pas trop :v"
YEP je vois ce que tu veux dire. Mon idée c'était "pas l'ombre d'une île, mais la nuit est encore épaisse alors qui peut vraiment en être sûr ?" tu vois ? Mais si c'est pas clair alors c'est pas clair, je vais devoir trouver une solution !

Comme tu l'as constaté j'ai définitivement adopté ton image de Gaëlle/Eau et Soa/Vent, et en écrivant cette microphrase j'ai carrément souri dans mon absence de barbe en te faisant un clin d'œil mental. Tant mieux si tu trouves la remarque bienvenue en plus du clin d'œil, ça veut dire que ton image fonctionne donc je te conseille de t'auto-féliciter ;)

Pour les rives : AUCUNE idée, ça m'est venu tout naturellement et je viens seulement avec ton commentaire de réaliser que ben oui, logique, en fait une rive c'est quand y a de l'eau et pas une rue au milieu, wadafak.
Pour autant cette idée des rives me plaît bien, comme tu l'as dit je trouvais ça assez joli. Je pense que t'as raison dans l'absolu : ça ne devrait pas fonctionner, mais finalement c'est de la fantasy, alors faisons comme si :D
(j'ajouterai peut-être une remarque, mais je vois difficilement comment être subtil pour l'instant)
(merci pour la remarque, en tout cas, quel boulettos je suis parfois, misère)

Merci pour mon action, ton "bravo" me va droit au cœur. J'essaie vraiment de plonger dans la scène pour écrire ces choses-là (je vais même jusqu'à les mimer parfois, mais personne ne dispose de preuves alors je peux toujours le nier hihi)
C'est toujours assez fou de lire tes commentaires et de se dire "ça a marché", j'ai encore du mal à m'y faire mais c'est absolument génial, vraiment.

T'es adorable de me remercier pour le chapitre, j'ai envie de dire : merci surtout à toi parce que c'est certain que je serais pas arrivé ici sans ton aide, et prends tout le retard que tu veux (ne l'appelle même pas du retard, tiens, ça sera moins anxiogène), tu connais de toute façon mon rythme de publication légendaire...hahaha...la belle paire punez x)

A vite <3
dodoreve
Posté le 20/12/2021
"Mon idée c'était "pas l'ombre d'une île, mais la nuit est encore épaisse alors qui peut vraiment en être sûr ?" tu vois ? Mais si c'est pas clair alors c'est pas clair, je vais devoir trouver une solution !" Ok je comprends maintenant, du coup je m'attendrais malgré tout à un autre truc du genre "gn gn après tout." mais c'est du détail, et ça se trouve c'est moi qui n'ai pas compris sans que ça soit lu pour autant de cette manière par tout le monde !

"Comme tu l'as constaté j'ai définitivement adopté ton image de Gaëlle/Eau et Soa/Vent, et en écrivant cette microphrase j'ai carrément souri dans mon absence de barbe en te faisant un clin d'œil mental. Tant mieux si tu trouves la remarque bienvenue en plus du clin d'œil, ça veut dire que ton image fonctionne donc je te conseille de t'auto-féliciter ;)" Je me rends compte que je l'ai même pas écrit dans le commentaire mais OUI j'ai adoré évidemment ! Et ça faisait partie du plaisir de retrouver ton histoire : j'ai mentionné le fait que c'était toujours plus contemplatif avec Soa mais ça aussi ça va avec le parallèle vision/audition que je leur avais remarqué huhu Du coup bravo, j'adore les caractérisations par l'écriture comme ça, c'est vraiment trop chouette.

"Pour autant cette idée des rives me plaît bien, comme tu l'as dit je trouvais ça assez joli. Je pense que t'as raison dans l'absolu : ça ne devrait pas fonctionner, mais finalement c'est de la fantasy, alors faisons comme si :D
(j'ajouterai peut-être une remarque, mais je vois difficilement comment être subtil pour l'instant)" Cool ! Parce que vraiment, je trouve ça très joli de voir les choses de cette manière. Et c'est pas être boulettos que découvrir des jolies choses, même si c'est par hasard ahah

"je vais même jusqu'à les mimer parfois, mais personne ne dispose de preuves alors je peux toujours le nier hihi" Ok pour un combat à la faux, au couteau ou au sabre irl huhu (et puis c'est marrant, ça aussi je l'avais pas souligné mais c'est quand même la raison pour laquelle on a commencé à se parler !)

Bon, j'ai vraiment trop hâte de savoir ce que ça va donner mais faut que je patiente un peu huhu (ça devrait pas trop tarder non plus !)

À vitvite :°
Sklaërenn
Posté le 09/12/2021
Hola !

"Il est loin encontrebas, mais les quelque vingt mètres de falaise qui l'en séparent ne sont qu'une raison de plus de le craindre." Petit espace manquant au niveau de "en contrebas " :)

Je me suis laissée avaler par ton chapitre et j'en ai oublier de relever ( si tant est qu'il y en ai besoin ) d'éventuels fautes ou tournures ahah. Je suis trop en love de ces points de vue qui change en un même chapitre. De ta plume toujours si poétique que je prends toujours plaisir à retrouver et ce, peu importe le temps qu'il me faudra attendre pour lire la suite :)

J'ai pas grand-chose à dire de constructif du coup, mais sache que je ne regrette pas l'attente. La lecture en vaut le coup <3

À la prochaine.
dcelian
Posté le 14/12/2021
Rohlala mais vraiment MERCI du fond du cœur, tout ce que tu dis me touche beaucoup. Je m'en veux pas mal de vous faire autant attendre, mais savoir que l'attente en vaut la peine à tes yeux est vraiment vraiment chouette. Merci merci merci <3
Tant mieux si le chapitre t'a "avalée", c'est clairement l'un des plus beaux compliments que tu pouvais me faire alors t'en fais pas de ne rien avoir d'autre à dire hahaha
Les points de vue changeants sont un point clé de cette histoire et je m'éclate tellement à les écrire que j'ai parfois un peu peur d'aller trop loin dans mon délire. Du coup c'est génial si tu me dis que ça te plaît aussi, je n'arrêterai pas de le dire : tout ça prend sens grâce à vous, donc : encore merci pour ta patience et tes doux mots.
Merci aussi pour la coquille !! Et à bientôt j'espère, mais le prochain chapitre ne DEVRAIT pas tarder si tout va bien. Il est très court mais je l'aime beaucoup !
<3
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