Chapitre 26. (partie 4)

Par dcelian

— Quant à vous... » Et cette fois c’est dans sa direction à lui qu’elle regarde. Il déglutit à nouveau mais garde une expression neutre. Elle semble lire à travers lui, mais ce n’est qu’une impression. S’en persuader. Elle soupçonne tout au plus.
Gaëlle... Non, pas maintenant. Il doit rester imperturbable.
— Vous, l’intrigant, je vous ai à l’œil. Je viens de dénicher une apprentie, il serait sans doute judicieux que je ne tranche pas la tête de son partenaire d’infortune le jour-même. »

Soa réalise un peu tard qu’il a été bien présomptueux de penser pouvoir la berner. Il inspire une bouffée rapide et sent son cœur manquer un battement. Elle aurait deviné ? Ou alors, s’est-il trahi ? La brume des marécages semble s’opacifier encore. Gouttes froides et bouffées chaudes. Garder l’esprit clair. Souffle. Souffler. Encore...
Et le monde se dévoile.

Elle reprend :
— Ma journée a été longue. J’ignore qui vous êtes, jeune homme, et je n’ai pas pour habitude de faire parler mes émotions. Pourtant j’ai la sensation qu’il est préférable de vous laisser partir. Autoriser un tel talent à s’échapper sous mes yeux... Voilà qui signe le début de la rédemption. Ou des malheurs... »
Son expression stricte et figée se déforme soudain en une nouvelle grimace, presque...un sourire ? Un simple rire lui échappe alors que son regard s’en va. Puis elle murmure pour elle-même :
— L’hiver approche, hein...Vieux fous. Nous avons d’autres problèmes. A moins que tout ne soit lié...

Soa reste prudemment muet. Il sent qu’elle dérive vers d’autres courants, comme si elle avait totalement oublié leur présence. L’occasion semble presque trop belle de s’éclipser dans le brouillard, mais il n’en fait rien, pourtant. La sensation écrasante de danger s’est évaporée, disparue dans l’air, envolée.

Soudain, elle plonge son regard dans le sien comme si elle n’avait jamais cessé de s’adresser à lui.
— Là. » Elle dit. Et pointe dans une direction, loin derrière les marécages. « Le chemin du serpent se trouve au sud d’ici. Continuez tout droit, ne vous arrêtez que si c’est absolument nécessaire. Marchez vite, gardez un œil sur vos pieds constamment. Ne laissez jamais le sol vous tromper, ce serait votre dernière erreur. Le jour est levé, vous atteindrez Rune dans la nuit qui suit. Les Skelts ne chassent que sous la lune, ils ne seront donc pas un problème, mais restez prudent... » Elle marque une pause d’un instant, et ses yeux luisent d’une étrange lueur alors qu’elle termine : « Les Ombres sont imprévisibles. »

***

— Nous partons. J’habite les Plaines centrales, à une petite journée de marche d’ici. »
C’est sans appel. L’intonation est plate mais ferme, on sent la force d’inertie qui se cache derrière ces quelques mots. Elle est face à une femme qui a pour habitude de se faire obéir sans tergiverser. Pourtant, Gaëlle hésite. Pas pour elle, sa décision est déjà prise, mais pour Soa plutôt. L’abandonner ici, comme ça, au beau milieu des marécages puants. Ils ont failli y passer à deux, et la Traqueuse a beau dire, c’est impossible de savoir s’il s’en sortira vraiment sans encombre. Plus que jamais, elle ressent le poids de tous ceux qu’elle a laissés derrière... Bon sang, faut-il vraiment quitter quelqu’un à nouveau ? Est-ce que c’est la seule solution, ou du moins, la meilleure ?

— Règle numéro un : l’apprenti obéit sans condition. Fin de la règle. »
Gaëlle lui sert un regard noir. De quel droit intervient-elle ? Cette séparation est peut-être nécessaire, mais ça ne la rend pas moins difficile. Tout plutôt que les regrets. Et oui, bon, ça va, hein ! Pas la peine d’en faire tout un plat. Mais c’est vrai qu’on s’y attache, à ce drôle de garçon.

Soudain et sans un bruit, la Traqueuse se précipite sur elle et, sans que Gaëlle ait le temps de réagir, lui balaie les jambes d’un chassé maîtrisé pour l’envoyer au sol.

— HÉ ! Ça va pas, n...
— Règle numéro deux : le maître veille toujours à la sécurité de son apprenti, d’où la nécessité de la Règle numéro un.
Et dans sa voix, il y a autre chose que ce froid. Gaëlle le remarque seulement maintenant, mais il y a cette inflexion étrange, cette tournure mystérieuse, presque une note...sarcastique ? Cachée très loin derrière. Une piste à creuser ? Gaëlle se sent étonnamment calme, surtout pour quelqu’un qui vient de se faire renverser brusquement. Cette femme n’est pas malveillante, elle est distante, simplement. Comme une forme de professionnalisme, un masque qu’elle revêtirait pour faciliter l’exercice de ses fonctions, pour mieux se préserver ? Elle ne saurait dire.

En se relevant, Gaëlle se tourne vers Soa. Il ne dit rien mais il hoche lentement la tête. Comme d’habitude, infoutu de dire avec des mots, il faut que les autres devinent pour lui... Alors elle tâche de deviner comme elle peut, elle entend « vas-y, je me débrouillerai », ou encore « bon courage » dans ce silence. Elle sourit étrangement, bien incapable de déterminer le sens de sa propre mimique. Peut-être « on se reverra » ? Peut-être autre chose.

Elle s’en va.

***

Tandis qu’elles s’effacent dans les brouillards, Soa regarde danser leurs silhouettes et écoute les derniers mots qui lui parviennent :
— Règle numéro trois : on se vouvoie mutuellement, mais je m’appelle Léanne. Souvenez-vous en.
— Ça n’a rien d’une règle ça, c’est des présenta... HÉ !! Non mais vous êtes pas... HÉ !
— Pas d’impertinence. »
(...)

Il se tait toujours, se pose des questions. Curieux duo qu’il vient de laisser s’échapper. A première vue, il n’aurait pas parié sur elles. Pourtant il émane de leur mélange une forme d’harmonie mystérieuse. Cette femme, tout de même, cette Léanne...elle est dangereuse. Il soupçonnait qu’elle ait compris son secret, mais il n’en est plus si certain. Il y a dans ses yeux une lueur indéfinissable, terrible, puissante, une lueur qui ne pardonne pas les lueurs. Mieux vaut ne pas recroiser sa route. Ni celle d’aucun des Traqueurs d’ici, à vrai dire. Gaëlle a-t-elle vraiment bien fait de la suivre ? Et surtout : a-t-il vraiment bien fait de la laisser partir ? Il ne sait pas. L’avenir est plus incertain que jamais. Ce qui demeure, c’est qu’à partir de maintenant, il est livré à lui-même, sans cargaison, sans chevaux, sans partenaire : il est temps de se tapir dans les ombres.

Un grésillement crépite dans l’air et l’apparition subite de Cléa coupe court à cette réflexion.
— Enfin seul ?
— Plus maintenant... »
Ils se taisent et se sourient un instant, doucement, paisibles.

C’est Soa qui finit par rompre le silence :
— Tu nous observes depuis combien de temps ? »
Sur le visage de Cléa défilent quelques ombres, dans ses yeux surtout, et son corps se crispe légèrement. Elle ne répond pas, le visage en point d’interrogation. Il enchaîne, plus ferme, décidé :
— Juste après Grimard, tu es apparue et tu as mentionné « tout ce qui s’y était passé », alors que tu as disparu bien avant l’inondation. J’en ai déduit deux possibilités : soit tu es venue à mon insu, soit tu as la possibilité de m’épier sans même te matérialiser. Dans les deux cas, je veux une réponse : tu nous observes depuis combien de temps ? Et combien de fois est-ce que tu m’as observé sans que je le sache, sans rien me dire ? » A mesure qu’il assène ses questions, d’autres émergent encore. Il décide de ne pas retenir leur flot. « Quel est ton lien avec Ash ? Avec les Ombres ? Pourquoi m’avoir menti sur tes apparitions ? Qu’est-ce que tu as à me cacher ? »
Cette fois, Cléa se crispe.
— Je te trouve un peu gonflé, Soa ! D’accord, j’ai gardé certaines choses pour moi, mais je l’ai fait parce que je pensais que c’était mieux comme ça. Mieux vaut ne pas tout dire, parfois. Il y a des vérités trop inutiles, trop difficiles. »
Elle baisse les yeux et Soa est pris d’un doute fulgurant, qui amène de nouvelles questions encore. Cléa « vit-elle » en-dehors de sa perception ? A-t-elle une existence propre, d’autres aventures, une famille, peut-être ? Il a toujours considéré que non, mais cette remarque attristée semblait faire référence à une expérience antérieure... Elle qui est toujours si joviale, si encline à poser des questions, Soa réalise qu’il ne les lui a jamais retournées.

— Et tu ne peux pas jouer aux innocents : tu m’as menti toi aussi. Alors mieux que n’importe qui tu peux comprendre à quoi ça sert, parfois, de ne pas tout dire.
C’est au tour de Soa de se taire, cette fois, parce que oui, c’est vrai, elle a raison. Et maintenant quoi ? Ils s’emmurent à nouveau dans leurs secrets, parce que c’est mieux de dissimuler les choses, parfois ? La brume des marécages s’est épaissie depuis le départ des deux Traqueuses, mais Soa soupçonne surtout qu’elle a gagné ses intérieurs. Tout est un peu flou, et l’apparition de Cléa qui éloigne habituellement les troubles n’apporte qu’une brume supplémentaire.

— Je suis née en Aïag. »
Soa redresse aussitôt les yeux vers elle pour constater qu’elle le fixe intensément, promesse secrète de sincérité dans le clair de ses pupilles. Les éternels reflets qui traversent habituellement son regard en dansant sont calmes, moins légers, empreints d’une forme de solennité que Soa ne lui connaissait pas. Il attend la suite avec une appréhension curieuse, un mélange de sentiments inquiets et affamés. Les vérités sont parfois redoutables.

— Je suis donc ce que vous appelez une Ombre : un être de l’autre monde. Je le sens dans ma chair, mais je suis incapable de le justifier. Je ne me rappelle pas Aïag. En revanche, Soa, je suis désolée de te le dire mais j’ai peu de réponses à t’apporter. Mon existence est encore à bien des égards un mystère. Je ne crois pas avoir de parents. Le terme de « naissance » est d’ailleurs assez inadapté à ma situation. Je ne suis pas née : je n’étais pas, et puis j’étais. Mon premier souvenir, il vient de chez toi. C’est le jour où on s’est rencontrés. Je me rappelle le déchirement que j’ai ressenti, comme si j’avais perdu ma propre famille. Et depuis, tu sais presque tout : je viens, puis je pars. Je voyage. Mais la plupart du temps, quand je me désagrège ici, je ne vais nulle part. Ça s’apparente plutôt à un profond sommeil : je suis enveloppée par une sorte de cocon chaud, et de là tout est sombre et vide. Je pense, beaucoup. À plein de choses. Et à de rares moments, je rêve. Des histoires sans queue ni tête. Mais quoi que je fasse, je conserve toujours un lien avec la réalité. Je ressens une part des sentiments qui te traversent. Et une part des... « forces » qui parcourent la terre. C’est difficile à expliquer... Enfin, il semblerait qu’on ait une forme de connexion inexplicable. Tu me rattaches à ton monde, et je vis ce monde à travers toi. Récemment, j’ai aussi découvert que je pouvais me matérialiser pendant de très courts instants loin de toi, et même me rendre visible d’autres personnes que toi. J’en apprends chaque jour un peu plus, il n’y a pas que toi qui te pose des questions.

Soa conserve son silence tandis que les explications de Cléa s’éteignent peu à peu dans l’air pour se dessiner dans sa pensée. Tout tourne très rapidement, les mots, les souvenirs, tout se mélange pour reformer une histoire cohérente, pour justifier ce qui ne l’était pas.

— Alors tu es apparue à Grimard ? Pendant que j’étais inconscient, c’est comme ça que tu as su pour l’inondation ? » Elle se contente de hocher la tête, le laisse poursuivre sa pensée encore confuse. « Tu dis que tu peux te matérialiser aux yeux d’autres personnes que moi... C’est Gaëlle, c’est ça ? Tu lui es apparue ? Pourquoi ne rien m’avoir dit ?
— Je sais pas, Soa ! Je sais pas. Franchement, on peut pas dire que tu m’interroges beaucoup... Et puis, parfois, ça me fout les jetons, moi, ces histoires. Mon corps est immatériel, Soa. Le seul être me ressemblant est une Ombre monstrueuse qui t’a tendu un piège dans un Sanctuaire ! Et si c’était ça, ma vraie nature ? Si c’était à ça que j’étais vouée ? Chaque réveil me terrifie. Je pourrais devenir pareil, un jour où l’autre. Je sens des choses étranges, alors pour me rassurer je me rattache à ce que je sais être réel : toi, le monde dans lequel tu vis, et j’ai l’espoir un peu fou que ça puisse te servir mais non, jamais rien, toujours tort. Quel intérêt, au fond ? Je passe des heures, des jours parfois, dans ma bulle noire, à réfléchir à tout sans jamais rien comprendre, à m’inquiéter pour toi, pour tout, à me poser des questions terribles auxquelles je préfèrerais ne jamais pouvoir répondre. Je te le dis franchement, Soa, méfie-toi. Méfie-toi vraiment. De tout et tout le monde. Les enjeux sont encore difficiles à discerner, mais je pense que ça peut être préférable. Toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire, toutes les réponses pas utiles à déterrer. Les démons enfermés l’ont été pour une raison. »
Il baisse le regard, presque honteux.
— Je crois... Je crois que j’ai besoin de comprendre cette raison. Même si ça te paraît inutile, voire dangereux, je crois que c’est de ces réponses-là que j’ai besoin pour avancer. Désolé. C’est vrai que je ne te demande jamais rien et...que je prends ta présence pour acquise. Désolé...vraiment. Mais Cléa, tu...tu n’es pas comme Ash. Et quand bien même, rien ne t’oblige à suive sa voie... »
Cléa pose alors une main sur sa joue et relève délicatement sa tête, rassurante. Le regard qu’elle fixe dans le sien est pourtant plus complexe que ce geste. Il est doux, c’est vrai, mais perturbé aussi. Des centaines de courants les parcourent, électriques, à la recherche des bons mots, des mots qui le toucheront au fond de lui.
— Soa, je tiens à toi plus qu’à n’importe qui, et c’est pour ça que je te crois. Je te crois sincèrement. Mais tu sais ce que je te crois aussi ? Naïf. Tellement naïf, même, beaucoup trop naïf. Alors cherche ce que tu as à chercher. Trouve-le, car je sais que tu y arriveras. Trouve-le à tes risques et périls. Mais là où tu vas, je ne peux pas te suivre. Cette curiosité terrible qui te ronge, cette faim insatiable, elle est trop dangereuse pour être un moteur. Si tu penses pouvoir t’engager dans cette voie, alors fais-le. Suis le chemin que tu crois juste. Je te soutiens quoiqu’il arrive. Et j’espère sincèrement me tromper en évoquant des éventualités aussi sombres.
— Mais Cléa, qu’est-ce que... Tu dis toi-même que je suis ta connexion au monde réel ! Qu’est-ce qu’il t’arrivera si tu arrêtes d’entretenir ce lien ? Comment tu comptes faire ? Et puis...moi ? Notre lien réel, pas ce lien étrange, notre amitié, nos souvenirs, tu...
— Je me débrouillerai, Soa. Je me débrouille toujours. Nos souvenirs ne disparaissent pas. On peut continuer à les chérir, chacun de notre côté. C’est difficile, mais...

Sa bouche continue de parler mais les mots ne la franchissent plus, ou alors c’est Soa qui a arrêté de les écouter, arrêté de les entendre, qui s’est arrêté de vivre, arrêté du monde, coupé, loin, il la regarde étrangement et le sourire inquiet qu’il voit est terrifiant, désormais, terrifiant parce qu’il est résigné, parce qu’il dit que ça fait longtemps déjà qu’elle mûrit cette décision en son sein, au creux d’elle-même, sans jamais l’évoquer, mais c’est pas possible, pas possible parce qu’il l’aurait su, non? même sans qu’elle le dise, il l’aurait deviné, un semblant de quelque chose, n’importe quoi ? Mais non, et elle lui annonce ça comme ça, alors que Gaëlle vient de partir aussi, le laisse...se...ul..dan.s....le..sOm.b.....re..s.

S............eul.

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dodoreve
Posté le 25/06/2022
Hé coucou Célian ! Je reviens en arrière dans l'espoir d'être "bientôt" à jour dans ton histoire et il me semble avoir déjà croisé plusieurs remaniements et reformulations (ou alors j'hallucine). Ce moment-là a retenu mon attention : "Cléa « vit-elle » en-dehors de sa perception ? A-t-elle une existence propre, d’autres aventures, une famille, peut-être ?" À aucun moment je ne l'avais ressenti comme ça, donc je trouve ça très surprenant la manière avec laquelle tu l'introduis ! Et c'est marrant je trouve, un peu comme les enfants qui ne captent pas que oui, tu existes en dehors de tes rencontres avec eux.

"Ils s’emmurent à nouveau dans leurs secrets, parce que c’est mieux de dissimuler les choses, parfois ?" C'est drôle comme je n'associe pas du tout cette réflexion à la personne que tu es, mais du coup ça m'intrigue aussi : est-ce que c'est un principe que tu vas suivre et décliner avec ta poésie céliane, ou est-ce que tu vas le déconstruire... Je verrai dans le futur huhu

"Je suis née en Aïag." Ok là c'est sûr je n'avais pas vu ça moi ! Tout sessplique. (enfin non, pas tout)

Intéressant cette conversation avec Cléa, avant sa disparition. Les points de suspension entre les lettres me rappellent Louison, peut-être que ce n'est pas ça mais c'est rigolo de voir comment on se nourrit sans doute les un.es les autres. Bon, je file reprendre ma lecture ! (sans trop détailler mais c'est un peu le compromis si je veux avancer ;-;)
dcelian
Posté le 26/06/2022
Coucou <3
Ouééé trobien si t'as déjà remarqué des différences, c'est génial que ça se constate c:
Effectivement, ce que t'as relevé y était pas avant, notamment la réflexion sur l'existence de Cléa hors de la perception de Soa. C'est vrai que j'avais pas du tout inclus ça, et en même temps ça me paraît hyper cohérent avec la personnalité de Soa. Il a ce côté très enfantin, et justement comme tu le dis, c'est un truc d'enfant de pas réaliser l'existence des autres hors de sa perception à soi, donc voilou. Et ça m'a permis aussi d'ajouter des détails sur Cléa et ses mystères, donc c'est tout bénef c:

"C'est drôle comme je n'associe pas du tout cette réflexion à la personne que tu es, mais du coup ça m'intrigue aussi : est-ce que c'est un principe que tu vas suivre et décliner avec ta poésie céliane, ou est-ce que tu vas le déconstruire... Je verrai dans le futur huhu"
>> Hahah la poésie céliane mais oibijpqojfhbu
Ecoute je te laisserai découvrir tout ça (heh), mais ici la remarque de Soa était assez acerbe, un peu "bah super, on va quand même pas faire ça si ?", donc voilou !

""Je suis née en Aïag." Ok là c'est sûr je n'avais pas vu ça moi ! Tout sessplique. (enfin non, pas tout)"
>> Hihihi

"Intéressant cette conversation avec Cléa, avant sa disparition. Les points de suspension entre les lettres me rappellent Louison, peut-être que ce n'est pas ça mais c'est rigolo de voir comment on se nourrit sans doute les un.es les autres."
>> Tant mieux si t'as trouvé ça intéressant, je trouve que ça permettait d'ajouter vraiment de la profondeur à leur relation et un tournant un peu inattendu, ça me plaisait bien !
Pour les petits points : oui ! Je vois grave ce que tu veux dire pour Louison. En vérité j'avais déjà prévu ces petits points, ils symbolisent vraiment quelque chose de particulier pour moi, mais effectivement Louison m'a grave aidé à laisser certaines choses se faire chez ma plume. C'est mégacool !

"Bon, je file reprendre ma lecture ! (sans trop détailler mais c'est un peu le compromis si je veux avancer ;-;)"
>> T'inquiète pas ouèche, déjà t'as RELU un chapitre en arrière, fin c'est trochou quoi ?? Donc vraiment pas de souci. Va au rythme que tu veux, fais les commentaires que tu veux. T'es hyperbusy, ça me touche déjà trop que tu prennes ce temps <3
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