Chapitre 26 : Le journal

Par Mary

XXVI

LE JOURNAL

 

 

 

 

— Préparez une seconde bordée ! rugit le Capitaine.

Les minutes passaient et ils guettaient une réaction adverse. Le Corbeau avait sorti ses avirons et s’alignait lentement sur eux, mais ne tirait toujours pas.

Alban n’arrivait pas à détacher son regard de la frégate, la main serrée autour de la poignée de son sabre. Sur le qui-vive, le corps tendu, il attendait avec terreur le moment où le Lotus ne pourrait plus éviter le feu ennemi.

— La Bombarde ! appela Erin par-dessus le bastingage. Vise la poupe ! Ils ne tirent pas, tant pis pour eux. Prêts ?

— Prêts !

— FEU !

Dans une secousse tonitruante, les boulets partirent à toute vitesse. Trois manquèrent leur coup et plongèrent à quelques brasses de la coque, mais deux atteignirent leur cible. Il était encore trop tôt pour savoir s’ils avaient fait plus qu’égratigner le bois, difficile à discerner à travers la fumée de la canonnade. Alban fronça le nez, l’odeur de poudre piquait les narines et lui arrivait en pleine face. Le vent tournait. Pas suffisamment pour leur permettre de reprendre leur route à bonne allure, mais dans le gréement, les voiles commençaient à s’agiter. Une fois la brume dissipée, Alban plissa les yeux. Les canonniers avaient bien visé et touché la poupe. Le gouvernail avait été raté de peu, le Corbeau se dirigeait toujours normalement et ne cessait pas sa poursuite. Laurens avait tout le temps : un mot de sa part, et sa puissance de feu enverrait le Lotus Noir par le fond en un battement de cils.

Cela dit, pour le moment, rien ne bougeait.

— Mais qu’est-ce qu’il fabrique ? ronchonna Killian.

Le Capitaine lança sa longue-vue à Philippe.

— Va voir, ordonna-t-elle.

Le matelot grimpa agilement le long du mât en crochetant ses pieds. Il gagna la hune, monta encore jusqu’aux vergues des perroquets. Une fois en haut, la silhouette désormais minuscule, il déplia la lunette et inspecta le navire en face d’eux, qui restait étrangement immobile.

Erin ne tenait pas en place. Sur le pont, les hommes désemparés se tournaient les uns vers les autres, haussaient les épaules ou croisaient les bras. Cet entre-deux s’avérait tout à fait détestable, surtout après l’attaque-surprise du Corbeau qui avait réveillé les instincts les plus belliqueux.  

— Ça bouge ! s’écria Paul.

Alban regarda au loin. Ils avaient rentré les avirons et on apercevait du mouvement dans les voiles. 

Son sang se glaça. On y était. Il se prépara à la riposte ennemie.

Qui ne venait toujours pas.

— Assez maintenant ! La Bombarde, troisième bordée ! hurla Erin.

— Capitaine !

Tous levèrent la tête. Philippe dégringolait le hauban.

— Capitaine, ils replient leurs sabords !

— Quoi ?!

— Et je crois qu’ils ferlent les voiles.

— Alors que le vent se lève ? Ça n’a pas de sens !

Et pourtant, de là où il était, Alban voyait clairement des ombres dans le gréement replier ses huniers. Qu’est-ce qu’il se passait ? Le Corbeau n’avait rien à craindre d’eux, pourquoi renoncer alors qu’ils se trouvaient largement à portée de canons ?

La Bombarde déboula derrière eux par la trappe.

— Capitaine, qu’est-ce qu’on fait ?

Lentement mais sûrement, le Lotus distançait son ennemi.

— C’est ça, Laurens, rentre chez toi ! Je t’étriperai la prochaine fois ! s’époumona Erin vers le Corbeau.

Haletante, elle se tourna enfin vers son équipage.

— La Bombarde, garde tes hommes prêts jusqu’à ce qu’on les perde de vue. Les gabiers, abattez les voiles et suivez le vent !

Tandis qu’ils obéissaient, elle arracha presque le journal de son père des mains d’Hector et se dirigea à grands pas vers la porte du gaillard arrière.

— Alban ! Dans mon bureau !

 

Erin se laissa choir sur la banquette. Elle non plus ne parvenait plus à faire semblant. Malgré toute la rage et l’énergie qu’elle avait déployées, elle était à bout de forces. Alban fit comme s’il ne le remarquait pas et s’assit en face du bureau. Killian referma derrière eux, s’approcha de la commode dont il tira une bouteille et trois verres. Il les remplit largement, en tendit un à Alban et en apporta un autre au Capitaine.

— Merci, souffla-t-elle en observant le navire ennemi s’éloigner par la fenêtre.

D’un geste vague, elle désigna le carnet qu’elle avait posé sur la table.

— Alban. Tiens, lis-le.

Le jeune homme attrapa le journal de bord d’une main peu assurée.

— Que dois-je y chercher ?

Erin avala une gorgée de rhum avant de se frotter la tempe.

— Je ne sais pas. Quelque chose qui donne un sens à tout ça. J’ai mes propres théories, mais je ne veux pas t’influencer.

— Vous savez qui a tué le Naufrageur ?

Elle plongea son regard épuisé dans le sien.

— Lis.

Alban se cala dans le fond du fauteuil, caressa la vieille reliure de cuir usée avec émotion, puis ouvrit le carnet.

            Toute gondolée, la première moitié des pages avait pris l’eau. L’encre avait coulé et teinté les fibres du papier. On discernait çà et là quelques mots épars qui avaient survécu à l’inondation, « juillet », « Anglais », « pain », qui se diluaient ensuite dans les filaments bleutés d’une écriture fine et pleine de déliés. Qu’était-il arrivé ? Et quand ?

— Il n’y a rien dans ces pages-là, fit le Capitaine d’une voix rauque. Le texte recommence un peu après le milieu.

Alban attrapa son verre. Killian s’était installé de l’autre côté du bureau et nettoyait son arme avec un chiffon noirci. Lui aussi surveillait le Corbeau, désormais loin derrière eux.

Le ventre réchauffé par la boisson, Alban tourna les pages et tomba enfin sur des paragraphes lisibles, rédigés avec un mauvais crayon d’une main hésitante.

 

Ils disent que cela fait trois semaines qu’ils nous ont trouvés. J’ai repris connaissance seulement hier. Ils ont soigné ma jambe comme ils ont pu. Je suis trop faible pour rester assis trop longtemps.

 

Ortega est passé me voir. Il a l’air de s’être mieux remis que moi. D’après lui, nous sommes en septembre. 1708? Je ne suis pas certain. Il pense que le village se situe quelque part entre Maracaibo et Caracas.

 

— Ortega ? demanda Alban.

— Juan Ortega, de la Marine espagnole. Un bon gars. On l’avait attaqué, une fois quand j’étais petite, soupira Erin, les yeux mi-clos. Il s’est rendu à la loyale et nous a même proposé de se faire otage pour qu’on épargne ses hommes et son navire. On en a tiré une belle rançon, ajouta-t-elle. En voilà un qu’on avait pas coulé !

À l’évocation de ce souvenir, un léger sourire étira ses lèvres malgré elle.

— Poursuis ta lecture, les explications mettent du temps à arriver.

 

Un véritable déluge depuis des jours. L’humidité me fait atrocement souffrir. Il aurait mieux valu qu’ils me coupent la jambe.

 

J’ai dormi pendant quatre jours. Alma dit que j’ai déliré et que je parlais dans mon sommeil. Elle me soigne bien. Sans elle, Ortega et moi serions certainement morts.

 

Les nuits sont longues maintenant.

 

Me suis réveillé avec le petit-fils d’Alma assis à mes pieds. Il ne doit pas avoir plus de trois ou quatre ans. Des grands yeux noirs.

 

Les notes continuaient ainsi, sans enchaînement logique. De ce qu’Alban comprenait, le Naufrageur s’était échoué avec Ortega dans un village de pêcheurs. À la suite de quoi, mystère, mais il avait eu la jambe cassée et sa convalescence avait duré longtemps.

Au fur et à mesure, les paragraphes augmentaient d’un mot ou deux. Puis une phrase de plus, laborieusement, puis deux. Comme s’il se rendormait pour une période indéterminée entre deux entrées de carnet.

            Il parlait beaucoup du temps qu’il faisait, de ce qu’il arrivait à manger, d’Alma, sa soigneuse et de son petit-fils Felipe. La vie quotidienne. Le fumage des poissons à l’automne. Les pluies glaciales de l’hiver.

            Mais rien de tout cela ne concernait Alban. Il releva la tête.  

— Capitaine, je…

Mais il s’interrompit. Erin s’était assoupie. Alban avait peine à croire qu’il s’agissait bien de la même femme qui avait brûlé un drapeau une heure plus tôt. Avec son visage paisible et sa respiration régulière, il avait l’impression de la voir pour la première fois. Elle était indéniablement la fille du Naufrageur. Leurs profils présentaient de remarquables similitudes, notamment dans la forme du nez. Les fines mèches de cheveux qui s’égaraient sur ses joues rehaussaient l’élégance de ses traits, dissimulés d’ordinaire derrière sa constance inébranlable.

Elle avait abandonné son masque de Capitaine, au moins pour un temps. D’une certaine façon, Alban était touché qu’elle se sente suffisamment en confiance pour baisser la garde en sa présence, même si en son for intérieur, il se doutait bien qu’elle était épuisée par tout ce qui venait d’arriver ces derniers jours.

Killian attira l’attention d’Alban et mit un doigt sur ses lèvres. Il se redressa, ouvrit une des portes latérales de la cabine et se pencha dans une petite pièce pour attraper une grande couverture à carreaux rouges, aux motifs semblables à un tartan. Il s’approcha silencieusement de la banquette et étendit l’étoffe de laine sur Erin, en prenant soin de la recouvrir des épaules jusqu’aux pieds, avec des gestes un peu trop doux pour un simple second.

C’était tellement évident, en fait.

Killian vint se rassoir près d’Alban.

— Qu’est-ce qu’il y a ? murmura-t-il.

Alban hésita.

— Je ne vois pas ce que le Capitaine veut que je trouve. Il n’y a là que la vie du Naufrageur dans ce village.

— Je crois que la suite t’intéressera plus. Apparemment, il a mis du temps à pouvoir rester assis, encore plus à se concentrer longtemps. Sa jambe a dû s’infecter, c’est un miracle qu’il ait réussi à guérir, encore plus à marcher. Si tu te souviens bien, il y avait une canne dans la cabane. À croire qu’il n’a jamais pu récupérer tout à fait.

Killian lui enleva le carnet des mains et le feuilleta.

— Attends je crois que c’était par-là. À un moment, il explique… ah voilà.

Il lui indiqua un endroit où l’écriture déliée du Naufrageur recouvrait le papier avec moult circonvolutions sur plusieurs pages.

           

20 juin 1709 : Maintenant que je suis à peu près rétabli, il est temps pour moi d’affronter mes erreurs. Par la force des choses, je suis resté loin de chez moi depuis trop longtemps. J’ai même du mal à me rappeler tout ce qui s’est passé. J’avais tout raconté au début de ce journal, mais le naufrage d’Ortega m’a fait tout perdre. Il faut que je remette de l’ordre dans mes pensées. Cela fait, Dieu! cela fait neuf années que je n’ai pas revu mon Erin. Voici comment c’est arrivé.

Le Lotus Noir mouillait le long de la côte. Les Anglais m’ont tendu une embuscade alors que je longeais les rochers. Ils m’ont eu à douze contre un. Au début, ils ont cru que je n’étais qu’un simple contrebandier, mais l’un d’eux m’a reconnu et m’a ramené à son capitaine, Grant Hayworth. Ils m’ont fait prisonnier et m’ont emmené à Plymouth. Je suis resté dans une cellule froide et humide pendant des semaines, presque sans manger.

La rage a eu le temps de me passer avant que je ne voie quelqu’un. Grant Hayworth lui-même, nommé commandeur pour avoir m’avoir capturé. Il m’a proposé un marché. Je devais guider ses vaisseaux sur nos repaires, lui donner des noms, des navires. Il disait vouloir éliminer la menace pirate, que notre temps était révolu. J’ai refusé. Il m’a juré que je changerai bientôt d’avis, et qu’il aurait certainement plus de patience que moi. J’ai honte de le reconnaître, mais il avait raison. Le froid, la faim, les rats, cette odeur de pourriture anglaise qui remontait de la rue sous ma cellule. J’ai supporté, alors que les mois passaient et que la folie me guettait. La deuxième fois que j’ai vu Hayworth, il m’a annoncé que cela faisait un an que je croupissais dans ses geôles. Son marché tenait toujours. J’ai accepté, à bout de forces. Il m’a montré une liste de noms, et je devais lui dire s’ils vivaient encore, à ma connaissance, et sur quel navire les trouver. J’ai parlé vrai comme le dernier lâche sur Terre, et j’ai eu raison. Hayworth disposait déjà de ces informations, il désirait seulement savoir si je disais la vérité. En attendant, j’ai pu manger à ma faim ce soir-là.

Ce petit manège a duré très longtemps, des années. Je ne voulais pas vendre mes compagnons pour rien, alors je donnais le moins de renseignements possible tout en préservant ma survie. Je ne sais pas combien des nôtres j’ai envoyé par le fond, mais je devais rester en vie. Je le devais. Petit à petit, j’ai gagné la confiance d’Hayworth, qui me consultait également pour des questions de navigation. Il envisageait d’établir d’autres routes commerciales, plus sûres, moins connues. Je ne lui ai jamais dit que nous, pirates, trouverions toujours un moyen de les coincer. Nous sommes et demeurerons les rois des océans, car nous n’appartiendrons jamais à personne.

Il m’a fait cadeau de ce carnet, car outre ma fille et mon Lotus, la tenue d’un journal de bord était ce qui me manquait le plus.

Finalement, en janvier 1708, il m’annonce que le Roi ne sait plus comment s’y prendre avec Nassau. Hornigold et Jennings ont fondé leur République et elle résiste trop à leur goût, une telle présence pirate dans les Caraïbes devient inacceptable. J’en avais souvent rêvé, et ces deux-là avaient réussi, au nez et à la barbe des Anglais! Si je savais quelque chose qui pourrait les aider, je devais le dire ou je passerais en procès. J’ai choisi le procès. Hayworth m’a supplié de changer d’avis, que si par miracle je survivrai à la traversée, je mourrais au bagne dès la première semaine. Je l’ai laissé parler et pendant l’audience, j’ai seulement demandé à garder mon manteau et mon carnet.

J’ai été embarqué à fond de cale avec toutes les pauvres âmes enguenillées qu’on envoyait aux travaux forcés. Je ne pensais pas qu’on pouvait trouver pire qu’une prison anglaise, mais si : un cargo anglais. Au cinquième ou sixième jour de voyage, les canons ont commencé à rugir. J’ai cru ma dernière heure arrivée quand le silence s’est abattu sur le navire, mais la trappe s’ouvrit et des Espagnols nous ont fait remonter sur le pont. Ils semblaient mécontents de ne pas être tombés sur une cargaison plus rentable que nous. Ils allèrent chercher leur capitaine; j’avais l’impression de voir un fantôme— alors que le fantôme, il me l’apprit, c’était moi. Juan Ortega, que j’avais revendu à son pays des années auparavant! Il a fini par me reconnaître et m’a invité à son bord. Il avait abandonné la Marine et dirigeait une sacrée troupe de mécréants qu’il emmenait au Brésil. Il n’avait pas de nouvelles d’Erin ou du Lotus Noir, mais pour la première fois depuis des années, je reprenais vie.

Un typhon nous surprit après la troisième semaine de trajet. Le Valiente fut démâté en quelques heures et s’écrasa sur un récif, où ma jambe se brisa. Nous perdîmes presque tous les hommes. Nous nous servîmes d’un bout de pont en guise de radeau. Bientôt, il ne resta plus qu’Ortega et moi. Nous avons dérivé, et je ne me souviens de rien d’autre avant de me réveiller chez Alma.

 

Les mains tremblantes, Alban s’interrompit et termina son verre d’une traite. Comment le Naufrageur avait-il survécu à tout cela ? C’était surhumain. Il regarda brièvement Erin, toujours assoupie dans sa couverture. La lecture du journal avait dû être éprouvante pour elle, savoir que son père avait enduré tout ça, collaborer avec l’ennemi pour rester en vie, pour finalement finir presque mourant dans un village vénézuélien.

            Killian attrapa la bouteille de rhum et le resservit.

— C’était quelqu’un, pas vrai ?

Alban acquiesça sobrement en gigotant pour se détendre les muscles et retrouver une position confortable. Le récit expliquait l’absence prolongée du Naufrageur, et comment il était arrivé chez les Espagnols. Néanmoins, pour le moment, il n’y avait rien concernant les parents d’Alban ou la mystérieuse clé. Pour tout avouer, il perdait patience. Il tourna la page.

Le Naufrageur avait griffonné le dessin d’un coffre, aux coins carrés ornés de petites ferronneries, fermé par un cadenas élaboré.

Alban reçut un coup au cœur. Il caressa l’esquisse de sa main, et se retourna brusquement vers Killian en s’exclamant :

— Je connais ça !

Vous devez être connecté pour laisser un commentaire.
Aliceetlescrayons
Posté le 22/01/2020
Coucou,
me voilà de retour avec grand plaisir sur le Lotus Noir. Je te préviens, j'ai tout lu d'une traite en prenant des notes sur les chapitres donc, tu risques d'avoir une rafale de commentaires aujourd'hui :D
Je suis bien consciente aussi d'arriver un peu après la bataille. Tu as du effectuer des corrections depuis et je vais peut-être dire des trucs qui vont arriver comme un cheveu sur la soupe, je m'en excuse par avance :)

Sur ce chapitre en particulier :
Le chapitre est bien mené : on passe de la tension extrême avec l’attaque du Corbeau à un moment plus calme mais tout aussi intense parce qu’on découvre enfin ce qui est arrivé au Naufrageur.
Je garde une petite frustration sur le retrait du Corbeau sans explication :D Mais ce n’est finalement pas plus mal.
"Le matelot grimpa agilement le long du mât en crochetant ses pieds" => j’ai du mal à visualiser l’image à propos des pieds...
Mary
Posté le 22/01/2020
Tout retour est bon à prendre, même encore maintenant ;)
Tu auras ta réponse pour le retrait du Corbeau. Un peu plus tard, mais tu l'auras !
Renarde
Posté le 27/09/2019
Roooh, Erin et Killian ! Trop mimi ^_^

Bon, hormis cette remarque hyper constructive, le chapitre est bien mené. On en apprend... mais pas trop. Du coup on est parfaitement dans la peau d'Alban qui emmagasine des informations certes intéressantes, mais très loin pour l'instant de sa préoccupation principale.

Quant au revirement du Corbeau, c'est un vrai mystère...
Mary
Posté le 28/09/2019
Héhé :p
Pourtant, y'a un bonne raison avec le Corbeau...:) C'est l'avantage de ce POV, c'est que vous apprenez tout en même temps qu'Alban !
Isapass
Posté le 25/09/2019
Que ça fait du bien de retrouver ton histoire ! C'est toujours aussi passionnant et ce retour dans le passé est très bien mené. L'alternance de narration et de passages entiers du carnet est vraiment très bien rythmée.
Alors moi j'avais compris qu'Erin avait repris le commandement dès que son père avait disparu, mais je ne sais pas si ça correspond au niveau des dates, vu qu'il a disparu pendant neuf ans. C'est bien ce qui s'est passé ou il y a eu un autre capitaine, entre les deux ?
En tout cas, les épreuves et le récit du Naufrageur font vraiment très vrais, et j'aime beaucoup la référence historique à cette révolte des Bahamas (enfin si j'ai bien compris).
Quant à l'histoire du coffret... très bon cliffhanger ! Je vais d'ailleurs tout de suite lire le chapitre suivant ;)
Ah oui, je n'ai pas parlé de la première partie, mais pour l'instant, je n'ai pas grand chose à dire, tellement la réaction de Laurens et du Corbeau est surprenante ! L'équipage se serait-il mutiné ?

Détails et pinaillages :
"Grant Hayworth lui-même, nommé commandeur pour avoir m’avoir capturé." : il y a un "avoir" en trop
"Hayworth m’a supplié de changer d’avis, que si par miracle je survivrai à la traversée," : je survivais (même si c'est un futur dans le passé, la concordance nécessite l'imparfait) + ta seconde proposition ne devrait pas commencer par "que si", parce qu'il n'y a pas de "que" dans la première, du coup ça ne se rattache à rien. Peut-être : "Hayworth m’a supplié de changer d’avis : si par miracle je survivais à la traversée,..." ?
"Ils allèrent chercher leur capitaine ;" : ça fait bizarre ce passé simple, alors que ce passage est entièrement au plus-que-parfait. Pas choquant mais un peu étonnant.
"j’avais l’impression de voir un fantôme" : j'ai eu l'impression ?
"collaborer avec l’ennemi pour rester en vie" : collaboré
Mary
Posté le 25/09/2019
Merci pour tous ces détails, j'ai tellement retravaillé le chapitre, je voyais plus rien XD Erin a repris le commandement du Lotus environ 6-8 mois après la disparition de son père, tu verras il y a plus d'explications après, mais il n'y a pas eu d'autre capitaine entre les deux. Pour le corbeau, je laisse planer le mystère pour l'instant, mais non pas de muniterie ;)
À très vite !
Gabhany
Posté le 22/09/2019
Il s'en passe des choses dans ce chapitre ! Je trouve très intrigant le revirement du Corbeau ...
Et le journal du Naufrageur ! Ça n'avance pas beaucoup Alban mais c'était très intéressant de découvrir sa vie et ce qui lui est arrivé. Quel homme, et quelle vie !
Et ok, j'abandonne AlbErin =D killian et erin sont trop mignons, de toute façon ^
Mary
Posté le 22/09/2019
Non, pour le coup, le journal n'est pas (encore) d'une grande utilité à Alban, mais tout n'a pas été sympa côté Naufrageur. Tu l'as dit, quel homme !
Hahaha en plus, la scène était pas spécialement prévue, puis Erin s'est endormie, et Killian l'a vue, et puis ils ont fait ce qu'ils ont voulu XDD
Litchie
Posté le 21/09/2019
Hannnn Killian et Erin <3

J'aime bien l'idée du journal pour raconter l'histoire du Naufrageur. C'est assez classique comme technique, mais je trouve que tu t'en sors très bien avec les incursions de la vraie vie (Killian qui tourne les pages pour lui montrer quoi lire etc.).

Bon, et ça avance quand même tout ça :D
Mary
Posté le 21/09/2019
Oui, j'ai eu beau chercher j'ai pas trouvé mieux que le journal T_T en même temps sinon j'allais vous rester sans réponse vis à vis de l'histoire. Mais ça lui va bien, le coup d'écrire un journal, c'est tout à fait cohérent avec son perso.

Ben viiiiiii Killian et Erin quoi ❤
Oui la fin commence tout doucement à se dessiner, mais j'ai encore des révélations en réserve :P
Sorryf
Posté le 20/09/2019
J'aime beaucoup ce chapitre ! l'histoire du naufrageur est intéressante et bien racontée... c'est moche, aussi T.T le pauvre, a peine il retrouve la liberté qu'il... enfin.
Erin et Killian : trop mignons !!
J'aime bien ce nouveau perso, Ortega, un peu "frenemy" sur les bords, même s'il penche plus vers le "ami" finalement. Je pense que cet homme peut être une nouvelle piste.
Et le coffre ! un dessin okay mais ce serait mieux le coffre en vrai quand meme :p
Mary
Posté le 21/09/2019
Merciiii ! Ca me rassure un peu je t'avoue je l'ai écrit tellement en fragmenté que j'avais peur de rater des trucs.
Ca arrive, ca arrive, je peux décemment pas tout vous dire en même temps ! ;)
Vous lisez