Chapitre 26. Flou

Par dcelian
Notes de l’auteur : Ohlala, bonjour vous ! J'avoue tout : j'ai oublié de publier hier. Mes plus plates excuses. Pour me rattraper, voilà un bon gros chapitre comme je les aime, et je dois dire que celui-ci me laisse une drôle d'impression. Pas dans le sens "mauvaise impression", plutôt dans le sens "impression étrange", "impression de fin", il me laisse comme un goût de "on se rapproche". Mais de quoi, au juste ? Peut-être de la fin d'une première moitié, je dirais. Oui, dit comme ça, ça paraît absolument infime et donc anodin, mais quand je regarde tout le chemin parcouru, je me dis que quand même, c'est pas tout à fait "rien". C'est même un peu fou, finalement. Bon, j'arrête mes bêtises. Très bonne lecture, et merci pour tout.

Le jour s'est probablement levé, là-haut. "Probablement", parce que, de son siège de cocher, c'est difficile à dire. Et pour cause : un brouillard opaque s'est emparé de la forêt depuis plusieurs heures déjà. Alors le jour s'est probablement levé, mais tout reste flou.

Flou.
C'est un mot agréable, "flou"

Quand on y pense, ça évoque des images douces, légères. Flou, c'est souvent les souvenirs. Les souvenirs lointains, ceux de l'enfance, paisibles, ceux qui dessinent les sourires des visages, empreints de cette teinte permanente de joie et de simplicité.
Mais flou, c'est aussi l'état étrange dans lequel ils se trouvent, Gaëlle et lui, depuis le départ d'Agnès. Ils ont été incapables de se rendormir, alors ils sont repartis dans la forêt encore sombre. Le temps s'est figé sans même qu'ils s'en aperçoivent.

Du vert foncé ambiant, ils sont passés au blanc laiteux, translucide mais s'épaississant toujours plus, presque tangible. De la forêt nocturne, ils sont passés aux brumes matinales, mais le flou interne est resté, lui. Il était déjà là et il ne les a pas quittés.

Ils ne parlent pas. C'est un accord tacite qu'ils ont passé depuis plusieurs jours maintenant : inutile de remplir le vide qui les entoure, qui les enveloppe, qui enveloppe tout autour. Ils se taisent et le temps parait infiniment long, pas du fait de ce silence, mais simplement parce que ce sont des choses qui arrivent, parfois, alors qu'on se perd en soi-même.

Se rappelant au monde réel, Soa jette un bref regard sur le paysage, ou du moins ce qu'il en distingue, autant dire pas grand-chose, le brouillard s'épaississant toujours plus. La forêt se métamorphose lentement autour d'eux, et les arbres familiers laissent place à d'autres formes inconnues qui se dessinent de façon inquiétante derrière les nuages de brume. A l'air humide et à cette flore qu'il ne connaît pas, il comprend qu'ils entrent dans une zone marécageuse des bois de Rune. Il se rappelle avoir lu quelque part que ces endroits sont à éviter car les sols peuvent se révéler trompeurs. Il semblerait que ce soit un peu tard, à présent.

En jetant un regard sur la route, il constate qu'ils ont quitté le sentier, ce qui ne faisait pas partie de leur plan. Les chevaux l'ont probablement perdu de vue dans le flou, et le retrouver n'est probablement pas une option vu le manque de visibilité. C'est à peine s'il distingue les sabots des bêtes, pourtant harnachées juste devant lui.

Soa se demande ce qu'il est préférable de faire. Continuer en prenant le risque de traverser ces marécages ? S'arrêter et tenter de revenir sur leurs traces ? Il penche pour la première option. Il ignore combien de temps il s'est perdu en songes, ce qui veut dire qu'ils peuvent avoir quitté le sentier depuis quelques minutes comme depuis plusieurs heures. Certes, ils ne transportent plus Maude et n'ont donc plus d'impératif. Pour autant, Soa aime mieux ne pas s'éterniser ici. Cette ambiance glauque et moite ne lui convient pas, il se sent à découvert, épié.

Il faut dire qu'ils ne sont pas ici chez eux, et les êtres qui peuplent ces terres hostiles en connaissent donc bien mieux les secrets. Alors si Rune est leur échappatoire le plus proche, et si Rune se trouve effectivement dans la direction qu'ils continuent de suivre, il est d'avis que c'est le choix le plus raisonnable. Même s'il faut pour cela quitter les sentiers battus.

Les mots de Jeanot se rappellent alors à lui comme une promesse funeste, et Soa songe qu'il aurait très franchement pu s'en passer.
"Et pi... t'vois le ch'min, lo ? [...] T'en éloigne po, d'accord ? On raconte des drôles d'histoires de bonshommes qui le r'trouvent plus après l'avoir quitté... moi, j'y crois po trop, à ces cochonneries, mais on sait jamais..."
Il est parcouru d'un frisson alors que la calèche s'enfonce toujours plus profondément dans la brume. Il semblerait que l'heure soit venue d'affronter les on-dit.

A ses côtés, Gaëlle semble émerger lentement d'une profonde réflexion, elle aussi. Il se demande à quoi elle pensait. Il se demande ce qu'elle ne lui a pas dit, les secrets qu'elle a gardés, mais ce qui est certain, c'est qu'ils la travaillent : son air absent en témoigne. Il se demande comment elle a rencontré Maude, le lien qui les unit. Il se demande comment elle vit son départ aussi brusque, si ça la peine autant que lui. Il se demande si elle a su lire Agnès, si elle a compris. Il pense que oui. Il se demande quelle part de responsabilité elle croit avoir là-dedans, si elle s'en veut, ou plutôt à quel point elle s'en veut, parce que son visage dit qu'elle n'a pas la conscience tranquille. Sans doute que l'abandon de Hollis n'est pas non plus étranger à ces émotions qui ont l'air de la tirailler.
Il se pose toutes ces questions, il se demande comment elle va, elle, pour pouvoir éviter de comprendre comment il va lui. Ça, c'est un autre sujet, et il ne sait pas encore à quel point il est risqué de s'y aventurer.

Malgré tous ses affects, elle semble aussi avoir remarqué qu'ils se sont écartés du chemin pavé qu'ils suivaient jusqu'à présent. Elle ne dit rien mais ses traits sont tendus, elle a cessé de se réfugier à l'intérieur d'elle-même – si tant est que ce soit un refuge – pour s'ouvrir à nouveau au monde extérieur. Elle paraît à l'affût du moindre bruit, du moindre geste.

Alors il inspire un grand coup et tâche de faire de même. Les luttes internes n'ont pas leur place ici. Il les enferme au fond de lui pour un temps, il inspire un grand coup. Mais cette atmosphère étrange, cet air humide, ces marécages, partout autour... Soa est mal à l'aise. Il ne parvient pas à chasser la désagréable impression qu'il a eue tout à l'heure, et il se crispe sur son siège grinçant. Il en est presque certain, maintenant : quelqu'un les observe, tapi dans les Ombres du matin.

***

Voilà maintenant un bon moment que Gaëlle a quitté ses songes pour rejoindre les marécages, ce qui n'est fondamentalement pas bien différent, quoique les brouillards de l'un soient beaucoup plus légers – et surtout moins moites – que ceux de l'autre.
Toujours rien.
Pourtant, elle ne pourrait pas l'inventer, il y a quelqu'un là, quelque part, quelqu'un ou quelque chose. Elle ne sait pas comment, elle le sait, voilà tout.

Faire demi-tour n'est pas une option, mais elle sent les chevaux très tendus. Le rythme de leurs pas est de moins en moins régulier, et leurs expirations nerveuses semble signifier une désapprobation indicible. Gaëlle n'est pas sourde à leurs angoisses. Elle sait comme l'instinct est imprévisible, elle sait comme il est inexplicable. Elle sait aussi que celui des animaux est différent du leur, il n'est pas rare qu'ils sentent des choses qu'eux-mêmes ne perçoivent pas. Alors elle reste sur ses gardes, elle se méfie.

Les environs sont indiscernables, tout se noie dans cette brume épaisse et humide, ils sont perdus dans un nuage. Enfin, l'image serait presque pertinente si leur nuage à eux n'était pas aussi gadoueux et puant, s'il n'était pas – ne serait-ce que probablement – infesté de créatures dissimulées dans la vase, s'il n'était pas aussi glissant et hostile à leur présence, bref, l'image serait presque pertinente si leur nuage à eux n'abritait pas un marécage.

Ils avancent et la tension grandit au même rythme : lentement mais inexorablement. La vérité, c'est qu'elle n'est pas certaine de la source de cette atmosphère tendue. Certes, le cadre y est pour quelque chose. Ces bois sont sinistres, ils sont probablement surveillés et le danger pourrait surgir à tout moment. Mais il n'y a pas que ça. Il y a ce silence, leur silence, qui pèse tellement lourd sur ses épaules. Elle se demande si Soa le ressent, lui aussi, ou si elle est la seule à s'en préoccuper réellement. Il a l'étrange habitude de se taire, alors peut-être trouve-t-il simplement ça normal.
Mais ça n'est pas normal.

Un tel manque de communication ne peut résulter que d'un blocage, d'une part ou de l'autre. En l'occurrence, le blocage vient probablement d'elle, elle en a conscience. Quelque chose au fond de son être se refuse au pardon, que ce soit son pardon à elle ou celui de Soa. Il reste plusieurs cassures qu'elle n'a pas su réparer, plusieurs fêlures qui laissent encore passer les questions. Les questions douloureuses. Celles qu'elle préfèrerait oublier à tout jamais.

Est-ce que Hollis est encore en vie ? Le bruit très net de son corps se brisant sur le sable l'envahit tout entière. Serrant les poings, elle chasse douloureusement cette musique macabre, puis elle secoue la tête. Qu'a-t-elle fait ? Comment a-t-elle pu oser ? D'abord Hollis, maintenant Maude...
Est-ce que c'est sa faute ? Est-ce que c'est celle de Soa ? Un peu des deux, sûrement. Mais dans ce cas, pourquoi a-t-il l'air si serein, alors que ses mains sont en partie tâchées du sang d'un enfant ? Est-ce que ce n'est qu'une façade ? Et si oui, que cache cette façade, qu'y a-t-il réellement derrière ? Quels sont les autres secrets qu'il lui tait ? Quant à ceux qu'il n'a pas pu taire... Gaëlle n'arrive toujours pas à se mettre d'accord avec elle-même là-dessus.

Comme les Sorcières et les Gobelins, il attire les lueurs – quoiqu'elles ne brillent pas dans le brouillard. Or les Sorcières et les Gobelins sont nés en Aïag, cela voudrait-il dire que Soa aussi ? Aurait-il été aspiré ici par un Sanctuaire, comme les créatures qui pullulent dans le Comté ? Pourquoi n'a-t-il l'apparence d'aucune de ces créatures, alors ? Remarque, Simon avait une apparence humaine, lui aussi...

Par-dessus tout, elle ne comprend pas comment il parvient à rester si calme dans ces circonstances ? N'a-t-il pas fait le rapprochement ? Était-il déjà au courant ?
Et cette prophétie étrange, "ne faites pas confiance aux lueurs", que peut-elle bien vouloir signifier ? Faut-il se méfier des êtres autour desquels elles virevoltent, ou faut-il au contraire se méfier d'elles en tant qu'entité à part entière ? Est-ce qu'elle peut encore travailler de pair avec Soa après ces révéla...

Soudain, sans un bruit, un bras surgit de la brume, mince à faire peur mais d'une longueur inhumaine, et à une vitesse empêchant toute riposte, il saisit l'un des chevaux par la patte avant et l'attire dans les Ombres avec une force surprenante. L'animal étant relié à la calèche et à l'autre cheval par son équipement en cuir, il doit probablement peser plus d'une tonne, mais la main squelettique ne lâche pas pour autant. La pauvre bête leur adresse un hennissement de terreur pure tandis que l'engin se met à tanguer en grinçant.

***

Pris par surprise, ni Gaëlle ni lui n'ont encore réagi. Ils sont comme paralysés dans un instant de flottement qui s'éternise, faute de savoir quoi faire.

Soudain, un deuxième bras surgit du brouillard et agrippe le cheval plus fermement, manquant de faire basculer la calèche entière. Cette fois, Soa sort de sa torpeur et saute sur le côté pour s'extirper du véhicule avant qu'il ne s'effondre sur lui. Il atterrit sur une terre molle et gluante, trempée et désagréable.
Une seconde plus tard, Gaëlle fait de même et se propulse dans l'autre direction.
Une nouvelle seconde et la calèche s'écroule et éclate au contact du sol dans un impact brutal. Le cheval agrippé disparaît aussitôt dans la brume, ses liens probablement sectionnés par les longues griffes qui ornaient les doigts fins de la créature.
Une dernière seconde et le second cheval s'évapore à son tour, sans un bruit ni une trace, englouti par le brouillard.

Quatre secondes, en somme.

Quatre secondes et les voilà à terre, haletants, privés de leur moyen de transport, de leurs braves bêtes et de toutes les provisions qui étaient encore à leur disposition. Soa est parcouru d'un frisson brutal en songeant à ce qui serait arrivé à Maude s'ils l'avaient gardée à bord.

Et eux, que peut-il leur arriver maintenant ?

Un bref regard alentour lui permet de comprendre qu'ils évoluaient en réalité en plein milieu des marécages et non dans leur direction. C'est à se demander par quel miracle les chevaux n'étaient pas tombés dedans avant. Ici, la végétation lui est inconnue et hostile. Ces arbres comme des rideaux dont les longues feuilles effleurent la surface de l'eau stagnante, cette vase qui fait croire à de l'herbe et toujours cette brume épaisse, pesante, presque suffocante : tout ici semble propice à la dissimulation et aux mystères. Chaque recoin est la cachette idéale pour attendre et mieux piéger sa proie, or il ne se fait pas d'idées à ce sujet : les proies, ici, ce sont eux et personne d'autre.

Il imagine nettement la créature-aux-longs-bras déchiqueter la chair des chevaux au fond des eaux troubles, avant de remonter à la surface pour mieux les guetter depuis les brumes. Si frustrant que ce soit, il doit bien admettre ne pas être d'une grande utilité dans un endroit pareil. Il se sent aveugle, aveuglé, en tout cas, il se sent profondément impuissant. Si la bête ressurgissait là, maintenant, tout de suite, il serait incapable de s'en protéger, il serait même incapable de la voir venir. Ils sont sur son territoire, et la seule pensée qui l'occupe désormais, c'est qu'il faut partir, il faut quitter cet endroit au plus vite. Ils n'y survivront pas longtemps.

Alors il se relève, et il jette un coup d'œil à Gaëlle qu'il distingue vaguement dans le flou. Il ne lui adresse qu'un mot, simple, rapide, efficace :

"Partons."
Un hochement de tête et un redressement plus tard, la voilà prête à ses côtés.

A une lenteur qui lui paraît infinie, ils s'enfoncent peu à peu dans le voile blanc avec l'espoir illusoire de fuir en un seul morceau. Illusoire, parce qu'une chose est certaine : si la créature ne veut pas qu'ils retrouvent leur chemin, alors ils ne le retrouveront pas.

Une angoisse certaine tant bien que mal cachée dans ses entrailles, il tâche d'accélérer le pas sans toutefois jamais distancer Gaëlle, car s'il est au moins une certitude à avoir dans ces limbes mystérieux, c'est que leur groupe est une force dont il ne faut sous aucun prétexte se départir.
Quelques mètres derrière lui, elle garde un rythme relativement lent, sans doute pour ne pas faire de faux pas. Une chute dans les marécages, et l'air libre ne sera plus qu'une lointaine promesse intenable.

Il se demande ce que voient ses yeux de Traqueuse, il se demande ce qu'elle pense, en ce moment-même, les hypothèses qu'elle émet, les analyses qu'elle tire de cet environnement inconnu. Une chose est certaine : au vu de ses regards inquiets pour le brouillard et de son expression tendue, ses conclusions sont loin d'être optimistes. Connaît-elle la créature qui les a assaillis ? Connaît-elle cet endroit ? Elle n'en a pas l'air. Elle semble perdue, comme lui, mais plus habituée à ces situations d'imprévu, et plus maître d'elle-même, sans doute. Lui, il préfère un plan bien ficelé et exécuté sans bavures. Maintenant... maintenant, rien. Il n'a aucune idée ni de ce qu'il faut faire ni d'où il se dirige. Il avance, et c'est tout ce qu'il est capable de faire.

Mais tout de même, quelque chose le tracasse. La créature qui a emporté les chevaux disposait assurément d'une grande force physique qui lui permettrait sans souci de les entraîner à leur tour dans les profondeurs du marécage. Pourtant, voilà maintenant un moment qu'ils progressent à l'aveuglette, et toujours rien. Aucun signe du monstre.

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dodoreve
Posté le 29/08/2021
Mah, une impression de fin mais pas de fin mais de fin de première partie quand même comme je me disais, en somme c: !

Merci pour le mot "flou", évidemment j'ai adoré ce passage, évidemment j'adore ce mot, avec ce "f" qui se souffle toujours bien moins que dans d'autres mots (selon moi en tout cas).

"Ils se taisent et le temps parait infiniment long, pas du fait de ce silence, mais simplement parce que ce sont des choses qui arrivent, parfois, alors qu'on se perd en soi-même." Je ne sais plus si je l'ai déjà exprimé comme ça, mais j'aime beaucoup ta manière de ne pas TOUT dramatiser : ici c'est un silence de plomb non pas parce que la gravissime gravité, mais parce que ça arrive - j'aime beaucoup parce que ça convoque des sensations qu'on a tous les jours et qu'on délaisse facilement dans les livres. Merci de me rappeler ces sensations à la lecture !

Je pense à un petit quelque chose : ils restent dans le silence, mais il étudie pas mal le visage de Gaëlle et son attitude, tout compte fait. C'est que les regards, malgré le flou, malgré le mutisme, sont acceptés ? Pour quelqu'un de réservé, je trouve que ça compte beaucoup !

"l'air est moite" C'est un adjectif que tu utilises assez ici, si bien qu'au bout d'un moment il n'est plus très "neuf" : une solution que je verrais à ça ce serait de dire que "l'air est toujours aussi moite" (mais bon il y a d'autres solutions)

Pourquoi Cléa ne se montre-t-elle que lorsque Soa est seul, alors qu'a priori Gaëlle n'est pas un problème ? Je trouve ça louche, moi.

Tu m'as retiré un combat à la faux, je t'en veux un peu, même si ce nouveau personnage risque de bien dynamiser les choses. Je me demande quel genre de duo elles feraient avec Gaëlle (si duo il y aura) - et quoi qu'il en soit, tu me retires peut-être un combat à la faux, mais c'est pour m'amener une autre Traqueuse donc c'est chouette ! Et reste que ce passage dans les marécages était bien tendu, comme toujours quand tu gères le suspense et l'action elle-même. La "communication" entre Soa et Gaëlle était intéressante à lire aussi, car bien que silencieuse et construite sur des non-dits, on sent bien qu'elle a évolué. Et sinon merci Cléa de te moquer de Soa, j'adore (huhu).
Donc c'est cette séparation qui signe la fin de ta première partie ? On attend quand pour le prochain chapitre ;-; ?
J'y serai en tout cas, comme toujours (ça tu sais)
dcelian
Posté le 01/09/2021
Coucou !!
Éwé, comme tu dis, une impression de fin mais pas vraiment non plus. Disons que la transition entre le « maintenant » et l’ « après » est suffisamment discrète pour ne pas être trop ressentie à la lecture, mais pour moi ça va quand même changer pas mal de trucs. Je ne spoile rien, mais pour commencer y a cette séparation de Gaëlle et Soa. Ils ont été ensemble pendant un sacré paquet de chapitres, mine de rien, et même quand ils n’étaient pas ensemble (à Aïag notamment), leur but était de se rejoindre et de se retrouver. Ici c’est un changement assez drastique puisque pour la première fois depuis TRÈS longtemps ils se séparent volontairement et leurs objectifs divergent. Là où Gaëlle veut en apprendre plus sur cette région étrange et s’entraîner aux côtés d’une comparse potentielle, Soa veut se rendre à Rune pour percer en percer les secrets. Pour autant, y a toujours cette « quête de fond » qui est leur quête du « soi », de comprendre qui ils sont vraiment et d’où ils viennent, et c’est un peu mon fil rouge.
Bref !!! Je n’en dis pas plus mais voilà, c’est la direction que je prends à partir de maintenant. Pour les prochains chapitres, aucune idée ni aucune promesse (tu sais maintenant ce que j’en pense ;-;). Mais ça viendra ! Faut juste me laisser un petit moment… un petit moment d’une durée indéterminée ^^’
Merci d’être là malgré tout, et merci pour ta lecture <3
À très vite :)
Sklaërenn
Posté le 22/08/2021
Coucou !

" Pas dans le sens "mauvaise impression", plutôt dans le sens "impression étrange", "impression de fin", il me laisse comme un goût de "on se rapproche". Mais de quoi, au juste ? Peut-être de la fin d'une première moitié, je dirais. " Ahah, je vois tellement ce que tu veux dire, je l'ai ressenti quand j'ai franchi la moitié de mon T.1, puis quand j'ai franchi le moment du dernier tiers et là, je sais que je m'approche ++ de la fin x) On est d'accord, c'est pas rien et même un peu fou *^*

"Il en est presque certain, maintenant : quelqu'un les observe, tapi dans les Ombres du matin." Maha, qui ? Qui ? Je veux savoireeeeuuuh !

"Le bruit très net de son corps se brisant sur le sable l'envahit tout entière. Serrant les poings, elle chasse douloureusement cette musique macabre, puis elle secoue la tête. Qu'a-t-elle fait ? Comment a-t-elle pu oser ? D'abord Hollis, maintenant Maude..." Peuchère, j'ai envie de la prendre dans mes bras ;-;

"— S'il y en a plusieurs, je suis désolée de te le dire mais on risque de pas faire de vieux os." Chut ! Garde tes mauvais présage pour toi è-è

"— Je suis encore jeune, alors je n'ai jamais eu d'apprenti, mais... tu pourrais être la première ! Et puis, comme tu es déjà rodée, ça irait d'autant plus vite. En plus, un peu de compagnie ne me ferait pas de mal... oui, vraiment, ce serait une super idée ! Je vous emmène chez moi ? J'habite une petite ferme dans les Plaines centrales, c'est à une petite journée de marche d'ici." Nyaha, elle m'amuse, elle est bavarde fou et se monte en épingle toute seule :3

Le retour de Cléaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa ! Pourquoi elle se ramène quand lui et Gaëlle se séparent :o j'aimerais trop voir la rencontre Cléa / Gaëlle moi ;-; Bon Léanne me donne envie de lui faire confiance, mais le ressenti de Soa me fait douter ! C'est le bordeeeeeel ! Sigh, le retour de Cléa me rend folle visiblement x)
dcelian
Posté le 22/08/2021
Hahaha bon retour par ici, même si je dois m'excuser de t'avoir rendue folle avec mon chapitre (si, si, quand même, désolé x))
"Ahah, je vois tellement ce que tu veux dire, je l'ai ressenti quand j'ai franchi la moitié de mon T.1, puis quand j'ai franchi le moment du dernier tiers et là, je sais que je m'approche ++ de la fin x) On est d'accord, c'est pas rien et même un peu fou *^*"
Ahh je suis content de voir que tu me comprends là-dessus. C'est une sensation vraiment étrange, mais c'est chouette si on peut partager ça à plusieurs !! Bon courage pour la fin de ton roman également. J'ai un million et demi de bouquins à lire, mais j'essaierai quand même d'aller voir le tien, ne serait-ce que par sympathie pour toi et pour te remercier de ton investissement ici. Je me sens vraiment nul, sinon :/
Enfin bon, comme tu l'as constaté, chose promise chose due : il s'est passé pas mal de trucs, alors forcément c'est le bordel, comme tu dis !! Mais ouiiii, c'est le grand retour de Cléa (et ce passage m'a vraiment fait plaisir à écrire, je les trouve vraiment mignons tous les deux) !
Merci pour ton retour, en tout cas, et ce que tu me dis de Léanne est précisément ce que je voulais : qu'on ne sache pas trop si on peut lui faire confiance ou non. Tant mieux si c'est l'impression qu'elle te donne !! ça se précisera probablement par la suite... hihi
J'avoue que j'ai très peu écrit cet été donc le rythme de parution risque de ralentir (encore....) à l'avenir, mais je vais faire tout mon possible pour continuer malgré tout !!
A très vite, et merci encore :D
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