Chapitre 26 : Duels

Notes de l’auteur : Désolée pour la pose inopinée de la semaine dernière, j'étais dans la phase finale de mes examens et n'ais pas eu du tout le temps d'écrire ^^'
Bref, j'espère que ce chapitre vous plaira ! Bonne lecture à tous ;)

Après un déjeuner rapide, les Filleuls revêtirent leurs tenues d’exercices et rejoignirent la salle de classe de Lady Thiang. Ils frémissaient tous de curiosité, les mots d’Artag résonnant dans leur tête. Qu’allaient-ils apprendre durant ce nouveau cours ? Peut-être leur révélerait-on ce qu’étaient les Chimères ? Cette seule perspective les rendait fébriles.

La pièce semblait être le résultat hybride d’une armurerie et d’un atelier d’alchimie. Des alambiques rutilants et des distillateurs étaient soigneusement alignés sur des étagères, non loin de quatre rangées de bureaux carrelés de brun. Là où les meubles laissaient place à un large espace libre au sol tapissé de paille tressée, les murs étaient recouverts d’épées, de sabres ou de mousquets. Mathilde eut l’impression de pénétrer chez un apothicaire avec une étrange obsession pour les armes. Il y avait aussi des mannequins peints d’une cible rouge sur le torse et la tête, qui portaient de nombreuses marques de coups.

Lady Thiang les attendait, habillée d’une tunique ample, lassée de cuire sur les tibias et les avant-bras, et la main sur son sabre qui pendait toujours à sa ceinture. Son chignon traditionnel Yolmarin rappelait celui de Lalëy, en plus simple et plus stricte. Pourtant, lorsqu’elle leur demanda de s’asseoir en face d’elle, il y avait quelque chose d’avenant dans son regard, comme si elle se réjouissait de leurs airs médusés.

— Bienvenu dans mon cours, dit-elle une fois qu’ils furent tous installés.

Mathilde reconnut l’accent de Lalëy dans sa voix, mais lui trouva une dureté plus sophistiquée. Lady Thiang était une Noble Yolmarine avant d’être une Filleule, et malgré sa ressemblance avec les tonalités Roturières, la mélodie du langage Noble restait bien distincte. Néanmoins, même sans sourire, elle avait une intonation plus accueillante que celle de Lady Tymphos.

— Je vois à vos têtes qu’Artag vous a touché un mot sur mon cours, remarqua-t-elle avec un léger frémissement des lèvres. Notre Chambellan aime à encourager la curiosité des élèves. Cependant, je préfère vous prévenir tout de suite : nous suivrons l’ordre du programme, et les Chimères ne figurent pas dans les premières séances.

Il y eut quelques soupirs déçus, qui accentuèrent l’étincelle dans ses yeux en amande. Elle dégaina alors son sabre, d’un geste rapide et fluide.

— Ici, vous apprendrez à vous défendre avec n’importe quelle arme à votre disposition. Que ça soit une épée, un arc, un fusil ou encore du poison, vous deviendrez apte à les manier.

Elle fit tournoyer sa lame et la glissa dans son fourreau.

— Bien sûr, ce type de maîtrise demande du temps, du savoir, de la persévérance et par-dessus tout de la rigueur.

Mathilde déglutit avec une pensée pour ses pauvres compétences en escrime. Elle avait eu des cours, et ses frères l’avaient souvent poussée à des duels, mais Mathilde n’avait jamais eu ni envie ni goût pour ce genre d’exercice. Un coup d’œil vers les autres Filleuls la rassura. Ariette affichait une mine déconfite, Petra fronçait le nez et Hans se tordait les mains. Elle n’était pas la seule que ce programme inquiétait.

— Cependant, continua Lady Thiang, aujourd’hui est un jour spécial, puisque je n’aurais le temps que d’évaluer vos présentes compétences. Ce test consiste simplement à me montrer avec l’arme de votre choix comment vous la manier. S’il s’agit d’une arme de jet, il faudra aussi me montrer comment vous les lancez.

Elle leur désigna la collection d’armes aux murs.

— Vous aurez tout ceci à votre disposition. Choisissez en fonction de ce que vous savez le mieux manier.

Mathilde exhala, soulagée. Cet examen-là n’avait pas l’air si terrible.

— Pour les autres, placez-vous en cercle autour de moi et observez bien chaque combat en attendant votre tour. Je vais commencer avec toi.

Elle pointa du doigt le rouquin en face d’elle.

— Moi ? s’étrangla Hans d’une petite voix. Mais je n’ai jamais tenu une arme… enfin, je suis Roturier.

— Plus maintenant, et cela ne change rien à mon test, répliqua-t-elle sans fléchir. Montre-moi ce que tu peux faire. Et vous autres, mettez-vous en place !

Ils s’exécutèrent, sortis de leurs hébétudes par cette voix naturellement autoritaire. Hans choisit un glaive parmi les armes accrochées au mur et pénétra dans le cercle avec l’assurance d’un agneau qu’on mène à l’abattoir. Il tenait son arme le plus loin possible de son corps, comme si la lame risquait de se retourner contre lui et de le trancher en deux.

— Pourquoi utiliser de vraies armes pour un entraînement ? gémit-il à mi-voix.

— Parce que ce n’est pas un entraînement, mais un test Monsieur Ambrasan. Rassurez-vous, les armes ne sont pas affûtées. Et maintenant, attaquez-moi.

Le rouquin esquissa un assaut timide, aussitôt paré par Lady Thiang.

— Mettez plus de force dans votre geste, sans quoi je vous y forcerai.

Hans tenta une deuxième attaque, à peine plus assurée que la première et la Tutrice la dévia avec une extrême facilité. Le coup qu’elle porta sur le glaive ébranla Hans de la tête au pied et lui fit lâcher prise sur son arme, qui rebondit sur le sol de paille tressée.

— Ramassez-moi votre arme, soupira la professeure, c'est à mon tour d'attaquer.

Hans s’exécuta, pâlissant sous ses tâches de rousseurs, et se mit en garde. Puis Lady Thiang passa à l’action, si vite que Mathilde sursauta. Hans ne put que serrer les dents et encaisser les chocs. Un coup, deux coups, trois coups, et il se retrouva assis par terre, hébété et endolori. Elle s’était servie du plat de sa lame pour le frapper, mais avec sa force, il allait avoir des bleus pour un moment.

Lady Thiang appela Galis en deuxième et celui-ci démontra avec beaucoup de plaisir et d’adresse son talent d’escrimeur avec un sabre ilarnais, fin et légèrement recourbé à la pointe. Après les mouvements maladroits et hésitants de Hans, Galis brilla par la précision de son geste, qui lui valut même un hochement de tête de leur professeur. Cependant, il échoua à l’approcher plus que le rouquin, et ne put arrêter qu’un coup sur trois.

Passèrent encore Lalëy, Luisa et Tycho, puis ce fut le tour de Mathilde. Galis l’encouragea d’une légère tape dans le dos, son autre main pressée contre un bleu qui se formait sur ses côtes. La gorge nouée d’appréhension, Mathilde choisit une rapière et se mit en garde. Déjà, Lady Thiang lui adressa un regard critique.

— Je sens que je vais avoir du travail avec vous, Mademoiselle.

« Pour me mettre à l’aise, c’est réussi. » songea-t-elle.

Mathilde affermit sa prise sur la poignée de son arme, refusant de se laisser déconcentrer. Il n’y avait pas d’enjeux dans ce combat, c’était juste un examen de plus. Peu importait qu’elle réussisse ou non, Lady Thiang était là pour leur apprendre.

Mathilde scruta son adversaire avec méfiance. La garde de la Yolmarine était pleine d’ouvertures, autant de cibles qui semaient le doute chez la jeune fille. Laquelle devait-elle attaquer ? La gorge, les reins, même sa poitrine semblait sans surveillance. Mathilde poussa sur ses jambes, l’épée pointée vers le cœur de Lady Thiang et engagea tout son corps dans son coup.

Soudain, alors qu’elle n’était plus qu’à quelques centimètres, la Tutrice disparut de son champ de vision. Emportée par son élan, Mathilde trébucha et manqua de se frapper la tête contre le sol.

— Foncer tête baissée n’a jamais été une bonne méthode, tous les débutants savent cela, dit Lady Thiang dans son dos. Quant à votre équilibre, tout est à revoir.

Mathilde se releva précipitamment, les joues rouges. Comment avait fait son professeur pour bouger aussi vite ? Elle n’avait rien vu venir.

— Je suis désolée.

— Ne vous excusez pas, et attaquez-moi. En tant que Noble, vous devriez avoir reçu une meilleure éducation.

Mathilde déglutit, le sang battant à ses oreilles. Du calme, ce n’était qu’un test, rien de plus. Elle avait le temps de réfléchir. À coup sûr, les ouvertures que la Yolmarine laissait dans sa garde étaient intentionnelles. Elle lui tendait un piège. Mathilde fit quelques pas de côté, sans quitter des yeux son professeur, qui imita ses déplacements en sens inverse.

La Tutrice était trop rapide pour que Mathilde puisse espérer la toucher, et elles en étaient toutes deux conscientes. Donc, ce n’était pas vraiment le résultat qui comptait, plutôt la méthode employée pour l’atteindre. N’importe quelle stratégie ferait l’affaire, tant qu’elle suscitait l’intérêt de son professeur. Lady Thiang connaissait forcément les mouvements classiques, elle devait se démarquer, la surprendre.

Elle se fendit, sa rapière sifflant en direction des reins de la Tutrice. Celle-ci dévia l’épée d’un coup sur la lame et Mathilde bascula en avant. La femme pinça les lèvres et soupira, déçue. Ce fut le moment que choisit Mathilde pour rouler au sol et enfoncer la rapière sous la garde de la Tutrice.

Elle n’avait jamais eu l’intention de terminer son geste, étant donné qu’elles se battaient avec de vraies armes, mais elle n’en eut pas l’occasion. Un instant sa lame se dirigeait vers la gorge de Lady Thiang, l’instant d’après elle avait les mains vides et la Tutrice se trouvait à trois mètres d’elle, sa rapière dans la main. Mathilde cligna des yeux, ahurie. Elle l’avait désarmée si vite que Mathilde n’avait pas eu le temps de sentir la poignée lui échapper.

— Cela suffira pour aujourd’hui, Mademoiselle, annonça Lady Thiang. Au suivant.

— Déjà ? s’étonna la jeune fille. Vous ne m’attaquez pas ?

— J’ai vu tout ce que j’avais besoin de voir, répondit la Yolmarine en lui rendant son arme. Vous ne m’apprendrez rien de plus en me montrant vos parades. Monsieur Fineas de Priscian, c’est à vous.

Mathilde se hâta de rejoindre sa place avant qu’elle ne change d’avis, heureuse d’échapper aux hématomes que causaient ses attaques. Galis l’accueillit avec un grand sourire.

— Bravo ! murmura-t-il. Tu as été plus maligne que nous, on dirait.

— Pourquoi ? Je n’ai rien fait de particulier.

— Avant toi, nous avons tous utilisé des méthodes classiques, et des gestes qu’on peut trouver dans les manuels d’entraînement. Même lorsqu’on les réalise parfaitement, comme moi, il semblerait que cela ne suffise pas à satisfaire notre professeur. Elle veut de la créativité ! Ton attaque n’était peut-être pas très effective, ni très prudente, mais tu as osé l’inventer et la mettre en pratique jusqu’au bout. Je crois que c’est ce que recherche Lady Thiang.

Les combats qui suivirent confirmèrent l’hypothèse de Galis. Seul Kaleb, — qui maniait le large cimeterre Dilkarien d’une manière très personnelle, mais non moins efficace, — évita les bleus de Lady Thiang. Rok fut le dernier appelé. Lorsqu’il quitta le cercle, Mathilde entendit encore Fineas cracher son venin à l’oreille de Glen.

— Regarde, on va s’amuser : le sauvage va devoir se servir d’une arme plutôt que de ses poings. Le pauvre, quel choc culturel cela doit être pour lui !

Mathilde leva les yeux au ciel, exaspéré et se retourna pour interpeller le Mauve. Galis la dissuada en lui attrapant le bras.

— Laisse-le, il croit se rendre plus intéressant en critiquant les autres. De toute façon, notre géant n’a pas l’air de s’en soucier.

Mathilde n’était pas de cet avis. Les épaules de Rok étaient tendues et lorsqu’il arracha son arme du mur, ce fut d’un geste plus brusque que nécessaire. Lady Thiang haussa les sourcils devant son choix.

— Tu es sûr de toi ? Une hache de guerre n’est pas une arme de débutant.

Pour toute réponse, le Katchynien leva le fer, large comme deux mains, et tourna le côté gauche de son corps vers Lady Thiang en une position défensive. Son œil valide se verrouilla sur elle et Mathilde sentit un frisson glacé lui remonter le long de la colonne vertébrale. C’était ce même regard sauvage, celui d’un chasseur face à sa proie. Sa pose elle-même était intimidante : il dominait leur professeur d’une bonne tête. Il maintenait malgré tout une nette distance de sécurité entre eux. Sa hache pointée sur elle, il patientait, à l’affût du moindre de ses mouvements. Les duellistes n’avaient pas encore bougé et pourtant Mathilde sentit une tension peser sur ses épaules. Rok était menaçant, et Lady Thiang le prenait au sérieux.

D’un coup, le géant s’élança. Tenant le manche de sa hache à deux mains, il traversa d’un bon la distance qui le séparait de la Tutrice et pivota pour lui assener un coup dans les côtes. De ce fait, il exposa l’angle mort de son œil aveugle à son adversaire. Lady Thiang saisit l’opportunité presque instinctivement et dirigea son épée tout droit sur cette ouverture. Elle allait le frapper du plat de sa lame sans qu’il puisse voir le coup venir. Cependant avant qu’il n’y eût contacte, le manche de la hache crocheta le sabre, le projetant violemment vers le haut. Dans un même mouvement, le fer fondit sur la poitrine à découvert du professeur.

Lady Thiang s’échappa en reculant prestement, mais seules sa vitesse et son agilité de maître lui permirent d’éviter le coup. L’échange avait été si rapide que Mathilde avait à peine pu le suivre des yeux, aussitôt entamé, aussitôt achevé. Le visage du professeur affichait surprise et exaltation. Elle rengaina son sabre et applaudit trois fois en scrutant le géant avec un nouvel intérêt.

— Belle feinte, jeune homme. Vous avez de l’expérience, c’est certain. Serait-il possible que je me sois trompée à votre propos ? Votre nom indique pourtant que vous êtes Roturier…

— Je le suis, Milady, affirma-t-il de sa voix grave, ou du moins l’étais avant le Test.

— Oh… Mais alors où avez-vous donc appris à manier la hache ?

— Je suis… j’étais bûcheron.

— Ce n’était pas les gestes d’un bûcheron. Tu t’es déjà battu auparavant, je me trompe ?

Rok baissa les yeux vers le sol.

— Oui, Milady. Mais sur Katchyn, tout le monde sait manier la hache.

Il avait l’air de vouloir mettre fin à cette conversation au plus vite. Mathilde le soupçonnait de regretter d’avoir révélé ses capacités de combattant. Lady Thiang caressa le manche de son sabre sans cesser de le fixer.

— Katchyn, bien sûr… à quel clan appartiens-tu ?

Rok tressaillit, et son visage devint plus pâle que d’ordinaire.

— Aucun, Milady.

— Vraiment ? s’étonna la Tutrice, dont la curiosité grandissait. Tous les Katchyniens ont un clan, tu es bien né dans l’un d’eux, n’est-ce pas ?

Mathilde crut que Rok allait briser le manche de sa hache à force de l’étrangler de ses mains. Sans qu’elle en saisisse l’origine, le malaise du garçon augmentait en flèche.

— Oui, Milady. Chez les Feagons.

Une étincelle brilla dans les yeux de la Tutrice.

— Je comprends mieux. Les guerres de clans sont un moyen plutôt expéditif pour apprendre le maniement des armes. Très bien, vous pouvez rejoindre les autres.

Rok ne se fit pas prier et, après avoir remis la hache en place sur le mur, il retourna dans le cercle avec un net soulagement. Les yeux à demi-fermés, il courbait l’échine, comme pour se faire plus petit, et accueillait d’une oreille distraite les chaudes félicitations de Hans sur son combat.

Ces histoires de guerres de clans ne disaient rien à Mathilde et elles ne firent qu’accentuer sa curiosité envers Rok. Si tout le monde avait un clan, pourquoi pas lui ? Ou plutôt, pourquoi considérait-il ne plus faire partie de celui où il était né ?

Lady Thiang interrompit ses pensées d'un claquement de mains.

— Bien ! Mon examen est terminé, et nous sommes dans les temps ! C’est merveilleux. Nous allons pouvoir enchaîner avec le cours de Sir Malik. Lui et moi travaillons souvent ensembles à cause de la compatibilité de nos disciplines. Vous finirez votre première journée avec lui. Son examen est beaucoup plus long, aussi dépêchons-nous. Je vais vous conduire au terrain d’entraînement, suivez-moi.

Sans attendre, la Tutrice prit les devants et sortit de la salle. Ses élèves se hâtèrent de lui emboîter le pas, peu enthousiastes à l’idée de devoir encore passer un test. Sir Malik Daher se chargeait de leur entraînement physique, autrement dit cette dernière séance s’annonçait éprouvante.

Les douze Filleuls sur ses talons, Lady Thiang descendit les escaliers puis traversa le hall d’entrée d’un pas énergique jusqu’à une imposante double porte. Elle ouvrit les battants en grand et révéla sous leurs yeux ébahis l’immense arrière-coure du Collegium.

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Aryell84
Posté le 14/05/2021
Hellooo!
Contente de te retrouver après la petite pause de la semaine dernière, j'espère que tu es soulagée maintenant!! :)

Un chapitre très intéressant, on est satisfait de voir que Mathilde s'en sort pas trop mal malgré le fait que le maniement des armes ne soit pas trop son truc et on comprend que sa créativité va lui rendre service donc c'est cool :) Je suis trop contente d'en apprendre un peu plus sur Rok, le mystère s'épaissit ça me plaît de plus en plus, et j'ai hâte de voir si et comment Mathilde va réussir à se lier avec lui!!!
Et oui ton écriture de l'action passe très bien (mais ça a déjà été dit ;) )

Un peu plus de maladresses que dans les derniers chapitres, mais j'imagine que tu t'es un peu dépêchée d'écrire avec les exams, et de toute façon, rien de grave ;) voici ce que j'ai noté:
- « il y avait des mannequins peints d’une cible rouge sur le torse et la tête, qui portaient de nombreuses marques de coups » → je crois que tu peux enlever la virgule, ça passerait mieux je trouve (oui ça s’appelle du chipotage ^^ )
- « lassée de cuire » → lacée de cuir
- « en plus simple et plus stricte » → strict
- « avec n’importe quelle arme à votre disposition » → ça me semble un peu redondant entre « n’importe quelle » et « à votre disposition »
- « me montrer avec l’arme de votre choix comment vous la manier » → me montrer comment vous maniez l’arme de votre choix
- « me montrer comment vous les lancez » → peut-être enlever le « montrer » qui est un peu répétitif et qui donne une tournure un peu maladroite : il faudra aussi la lancer (« la » parce que tu parles d’« une » arme de jet)
- répétition de « à votre disposition » et du verbe « manier » : si ce n’est pas un tic de langage de Lady Thiang, je pense que tu peux trouver moyen de l’éviter
- « sortis de leurs hébétudes » → leur hébétude
- « mettez plus de force dans cotre geste, sans quoi je vous y forcerai » → j’imagine que c’est un jeu de mot entre force et forcer, mais je te signale la répétition au cas où ;)
- « lâcher prise sur son arme » → je crois que le verbe lâcher prise est toujours intransitif
- répétition entre « hébétude » et « hébété »
- « ton attaque n’était peut-être pas très effective » → efficace?
- « cependant avant qu’il n’y eût contacte » → contact, et je pense que le « cependant » est trop long pour un scène d’action, un « mais » serait plus percutant
- « ses élèves se hâtèrent de lui emboîter le pas, peu enthousiastes... » → peut-être ajouter un « malgré » car leur manque d’enthousiasme est en contradiction avec leur empressement

Plein de bisous <3
Emmy Plume
Posté le 15/05/2021
Coucou Aryell84

Merci pour ton retour sur mon chapitre.

En effet, ce chapitre est un peu moins fignolé que les autres, car j'ai été un peu pressée par le temps, et surtout je n'ai pas pu le faire relire par un tiers avant de le publier, donc je note tes remarques ;)

En tout cas, je suis contente que ces scènes "d'action" t'aie plu, et qu'elles t'aie parues fluides.
Je révèle au compte goutte les informations sur Rok, et pourtant je brûle de tout vous dire d'un coup.... une vraie torture XD

J'espère que mon histoire continuera à te plaire autant et à susciter ta curiosité. A la semaine prochaine =^v^=

Emmy Plume
Hastur
Posté le 14/05/2021
J'espère que les examens se sont bien passés ;).

Si je ne dis pas de bêtise, c'est la première fois que tu nous proposes des scènes d'action/bagarre. Je trouve les descriptions réussies, fluides. On ne se perd pas et comprend bien ce que font les personnages ;).

Rok est impressionnant ! Ca va peut-être faire taire pendant un petit moment le vilain Fineas !

Le "Je sens que je vais avoir du travail avec vous, Mademoiselle." m'a tué ! Ce coup de pression totalement gratuit devant toute la classe. C'est pas gentil ^^'.

J'ai relevé deux petites choses:
"Et maintenant, attaquez-moi."
Elle le vouvoie ? Quand elle le désigne, elle dit "toi" un paragraphe au dessus.

"l’immense arrière-coure du Collegium"
arrière-cour ?

A bientôt :)
Emmy Plume
Posté le 15/05/2021
Yeees ! Je rattrape enfin mon retard >v<

Mes partiels sont passées, et j'en suis bien contente, je vais maintenant pouvoir me concentrer sur mon écriture !

Je suis tellement soulagée que ces scènes "d'action" te plaisent. Comme tu le dis, c'était la première fois, et je n'ai pas eu l'occasion de me faire relire cette semaine avant de poster ce chapitre, donc j'étais un peu tendue ^^' (d'ailleurs, je note les coquilles que tu m'as soulignées, merci ;)

Je ne pense pas que Fineas ai saisit à sa juste valeur les talents guerriers de Rok, en tout cas pas autant que Lady Thiang (leur duel était très bref, et le Mauve n'était pas particulièrement observateur). Néanmoins, il peut s'estimer prévenu si Rok ne se retient pas la prochaine fois qu'il l'insulte... XD

Je te dis à bientôt et encore merci pour ton retour sur mes écrits ! =^v^=

Emmy Plume
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