Chapitre 25 : l'Examen

Notes de l’auteur : Bonne lecture à tous ^^

Lorsque la cloche du Collegium sonna huit heures, tous les Filleuls se rassemblèrent devant les portes de leur salle de classe. Aux mines cernées de ses camarades, Mathilde constata qu’elle n’était pas la seule à ne pas avoir fermé l’œil de la nuit. Les paroles du Chambellan avaient étendu leur conscience à un monde inconnu. À présent, ils n’attendaient plus qu’une chose : en savoir plus.

La veille, les Filleuls s’étaient rassemblés autour de Rok Mordsson à la sortie du petit salon. Ils l’avaient tous assailli de questions sur la Chimère qu’il aurait rencontrée. La plupart n’y croyaient pas et lui demandaient des preuves. Mais ils s’étaient heurtés à un mur glacé. Le Katchynien n’avait pas ouvert la bouche et s’était contenté de se frayer un passage à travers eux, et rejoindre sa chambre. C’était à peine s’il leur avait prêté attention.

Ce faisant, il s’était attiré les foudres de nombres d’entre eux, et il continuait de se tenir à l’écart du groupe. Mathilde se consumait de curiosité, mais n’osait l’interroger. Elle avait la désagréable intuition que cette « rencontre » avec une Chimère avait un rapport avec sa cicatrice. S’il évitait délibérément ce sujet, il devait avoir une bonne raison.

Un domestique leur ouvrit la classe et leur transmit que Lady Tymphos arriverait sous peu. Ils n’avaient qu’à s’installer en attendant. En pénétrant dans la pièce, Mathilde ne put s’empêcher d’en admirer la beauté. C’était la plus grande de toutes les salles disponibles au second étage, et elle se composait d’un amphithéâtre surplombé d’une mezzanine qu’on avait transformé en une gigantesque bibliothèque.

Les murs étaient littéralement couverts de livres en tout genre, de toute taille et de tous âges. Les bureaux de bois étaient desservis par deux escaliers tapissés de vert absinthe et les parois libres étaient peintes d’un blanc crème, qui contribuait à cette atmosphère apaisante. Mathilde inspira profondément l’odeur familière de vieux papiers qui flottait dans l’air. La pièce sentait déjà les études et le sérieux.

Ils se répartirent en binômes sur les bureaux les plus proches du tableau noir. Comme à son habitude, l’Empire semblait avoir prévu assez de matériel pour le nombre impensable de trente Filleuls. Mathilde chercha des yeux Galis parmi les rangées. Elle le situa en haut, sur l’une des tables les plus éloignées du bureau central où se tiendrait leur professeur. Il lui fit signe de le rejoindre. Presque tout le monde avait déjà pris place, elle ne devait pas tarder.

Alors qu’elle gravissait les dernières marches, Glen la dépassa en coup de vent, laissant dans son passage une forte odeur de parfum. Avant qu’elle puisse réagir, il s’assit triomphalement sur la chaise qu’elle se destinait avec une mine soulagée. Il fallut plusieurs secondes au garçon pour s’apercevoir des regards que Galis et Mathilde lui jetaient, abasourdis et outrés.

— Tu permets ? dit Mathilde en maîtrisant de son mieux son agacement. C’est ma place.

Galis appuya de la tête, prêt à le botter hors de son siège si Mathilde le laissait faire. Glen parut ne rien remarquer et se contenta de la toiser d’un air condescendant.

— Trouve-t’en une autre. Je suis sûr que tu en es capable. Regarde, là-bas, elle n’attend que toi.

Mathilde suivit des yeux la direction qu’il lui pointait et tomba, à l’opposé de la pièce, sur un bureau occupé par Rok. Toutes les tables étaient déjà prises par des binômes. Il n’en fallut pas plus à Mathilde pour comprendre le soulagement de Glen. Il ne voulait pas s’asseoir à côté du géant. Par peur ou par dégoût, peu importe : il était prêt à lui voler sa place pour lui échapper, quitte à se rendre ridicule. Galis siffla d’une voix mi-miel, mi-fiel :

— Et de quel rang es-tu donc pour te permettre de parler à ma cousine ainsi ? Oh ! c’est vrai : du même que nous.

Glen ne lui accorda pas la moindre attention et agrippa les bords de sa chaise pour bien signifier qu’elle lui appartenait. Mathilde en aurait presque ri, tant son comportement était puéril.

— Lady Tymphos arrive ! lança-t-il d’un coup, comme une bénédiction.

La harpie passa le pas de la porte à double battant, vêtue d’une robe à col boutonné jusqu’en haut, aussi noire que les précédentes. Elle balaya la classe d’un œil sévère et tomba sur Mathilde, debout au milieu des escaliers. Ses pupilles se rétrécirent et ses lèvres se tordirent en une grimace mauvaise.

— Mademoiselle Eth’Arken, que faites-vous planté là ? Allez donc vous asseoir comme tout le monde !

Son ton acide n’admettait aucune discussion. En désespoir de cause, Mathilde foudroya Glen du regard, qui pour sa part avait l’air aux anges. Puis, après avoir dissuadé Galis de monter au créneau d’un geste discret, elle se résigna et descendit les marches vers sa nouvelle place. Ce n’était peut-être pas si terrible. Elle serait amenée à fréquenter Rok tôt ou tard, pourquoi ne pas commencer maintenant ? Si elle évitait le sujet de la Chimère ou de sa cicatrice, il serait peut-être plus disposé à lui parler.

Elle s’assit à côté du Katchynien, pour qui la table semblait un peu basse. Il n’ouvrit pas la bouche, concentré sur Lady Tymphos qui s’installait sur le bureau central, en contrebas. Celle-ci tambourinait des doigts sur ses bras avec impatience. Dès que Mathilde eut pris place, elle grinça.

— Bien ! Puisque les retardataires sont enfin installés, nous allons pouvoir commencer. Dans ma classe, vous apprendrez les nobles disciplines de la politique et de la stratégie militaire. Je donnerais également des cours de maintien pour les ignares en matière d’étiquette. Bienvenue dans votre premier cours au sein du Collegium.

Mathilde frissonna nerveusement. Avec sa voix traînante, elle laissait entendre exactement le contraire. Comme lors de leur première rencontre, elle voyait en leur entraînement une corvée désagréable. Lady Tymphos sortit d’une mallette une grande pile de feuilles et chargea Hans de les distribuer. Ils reçurent chacun une liasse de papier couverte de minuscules caractères. Un sourire de mauvais augure pointa sous la voilette de la femme.

— Et quoi de mieux pour bien commencer l’année qu’une évaluation générale de vos connaissances sur mes matières ? Vous avez quatre heures pour finir.

Des gémissements s’échappèrent des lèvres ici et là tandis qu’on feuilletait le contenu de l’interrogation. Il y avait une centaine de questions, et elles étaient loin d’être simples ! Lady Tymphos haussa ses sourcils épilés avec un sourire cassant.

— Un classement sera établi sur la base de vos résultats et votre charge de travail sera proportionnelle à vos lacunes. Bonne rédaction.

Elle s’assit à son bureau et sortit un livre avec une mine satisfaite, ignorant les grincements de dents qu’elle avait provoqués. Mathilde, atterrée, contempla l’insurmontable pile de feuilles avec une sensation de vertige. Quatre heures ? Cela ne suffirait jamais… Il leur faudrait au moins une journée ! Elle allait devoir se montrer efficace, choisir les questions auxquelles elle répondrait. Elle claqua ses mains contre ses joues.

« Il me faut de la méthode. De la méthode ! » se répéta-t-elle.

Elle se saisit de la plume mise à sa disposition, la trempa dans l’encrier et s’appliqua à lire chaque consigne le plus vite possible sans affecter sa compréhension. Il y en avait de toute sorte, sur les différences économiques entre les îles de l’Archipel, sur les complexes relations politiques entre les noblesses insulaires, sur des tactiques militaires employées dans des batailles précises contre la Finkadie… Cela n’en finissait pas.

Son ventre se serra, étranglé d’angoisse. Elle inspira, expira puis se raisonna durement. Ses parents lui avaient offert un excellent enseignement, sans doute au-dessus du standard de la Noblesse Nimariante. Elle n’était pas complètement désarmée face à ces détails techniques.

Elle entoura le numéro de toutes les questions auxquelles elle pensait pouvoir répondre facilement, puis marqua d’un trait celles dont elle connaissait la réponse, mais qui lui demandait un développement chronophage. Celles qui ne lui disaient rien, elle les abandonna et se força à ne plus y songer. Elle ne s’en préoccuperait que lorsqu’elle aurait terminé les autres.

Cette manœuvre lui coûta presque quarante minutes, mais c’était un prix raisonnable à payer, car une fois ces repérages accomplis, elle savait par où commencer l’ascension de cette montagne.

Mathilde s’immergea dans le moindre souvenir qu’elle avait en rapport avec les questions de l’examen. Peu à peu, sa plume gratta sa feuille avec plus d’insistance. Les réponses glissaient de sa main au papier en s’imprégnant d’encre, aussi fluides qu’un cours d’eau. Ce n’était pas qu’elle aimait ces matières, mais elle avait l’habitude d’en entendre parler. Intérieurement, elle bénissait son père et ses frères de l’avoir gavée de leurs récits sur l’économie ou les batailles historiques, qui n’auraient pas su l’intéresser autrement.

Elle revoyait Charles lui expliquer les moindres mouvements de l’armée de l’Empire lors de l’assaut de Kos, la Cité fortifiée des rives Finkadiennes, George se charger de lui mimer la scène. Puis, il y avait les débats menés régulièrement par son père sur la meilleure manière d’exploiter le marché insulaire…

Au fur et à mesure des questions, Mathilde réalisait combien sa famille, bien qu’au-delà des mers, l’aidait encore à traverser cette épreuve. Grâce à elle, elle avait amassé une culture générale aussi large que variée. Ses heures passées dans le cabinet de son père à attendre son retour en dévorant livre sur livre portaient des fruits inespérés.

Un peu avant le terme des quatre heures, elle cessa d’écrire. Elle avait serré si fort sa plume qu’elle avait creusé le bout de ses doigts, et sa main tremblait, comme parcourue de décharges électriques. Elle examina un moment sa copie, épuisée. Il lui restait encore un peu moins d’un quart des réponses à compléter, mais elle ne parvenait plus à articuler de propos cohérents. Mieux valait simplement se relire pour chasser le plus de fautes de ses phrases.

Mathilde prit conscience que son voisin ne bougeait plus. Sa plume en suspens, Rok plongeait la tête au-dessus de sa feuille comme s’il allait passer au travers. Le sang s’était retiré de sa figure, faisant ressortir sa cicatrice, et Mathilde l’entendait respirer bruyamment, comme une bouilloire ayant atteint son degré de pression maximum.

Sa copie était presque blanche. Ici et là, on trouvait quelques mots griffonnés d’une grosse écriture sans fioriture, simple, mais propre. Sa détresse pesait si lourd sur ses épaules que Mathilde n’avait pas besoin de déchiffrer ses réponses pour deviner son sentiment d’impuissance face au jargon technique de l’examen.

Elle dirigea son regard vers les trois autres Filleuls Roturiers : Lalëy, Ariette et Hans. Tous affichaient un visage blême, sidéré devant la difficulté de leur tâche, le rouquin avait même pris sa tête entre ses mains. À l’inverse, les trois Mauves avaient terminé et relisaient patiemment leur copie.

Tous les Nobles n’étaient pas aussi à l’aise, Glen en particulier semblait peiner. Mathilde reporta son attention sur son voisin. À son expression crispée, nul doute qu’il se sentait humilié. Il devinait déjà l’écart qui béait entre lui et les autres. Le cœur de Mathilde se serra. Elle souhaita pouvoir l’aider… au moins, si cette épreuve était étrangère à ses capacités, il réussirait mieux pour celles impliquant le physique. Tout n’était pas perdu pour lui.

À l’heure pile, Lady Tymphos ordonna à Rok de ramasser les copies. Le Katchynien obéit en ravalant sa frustration. Sur le bureau voisin, Fineas laissa échapper un ricanement lorsqu’il aperçut les réponses sur le devoir du géant.

— Pas trop dur pour toi ? dit-il, plein d’arrogance.

Rok tendit la main en grinçant à travers ses mâchoires serrées.

— Ta copie.

Le Mauve lui sourit puis, en le regardant droit dans les yeux, il fit tomber sa liasse de papier de sa table.

— Oups.

Les pages s’éparpillèrent sur le parquet et sur les marches de l’escalier. Une fois encore, Mathilde crut Rok sur le point de démolir le joli minois du Mauve. Ce prétentieux était-il à ce point inconscient ? L’œil valide du géant brûlait de cette lueur sauvage qu’elle avait vue à la Cérémonie d’Accueil. Pourtant, cela ne dura qu’un instant. Il parvint à se contrôler et s’accroupit pour ramasser les feuilles de Fineas.

Il ne lui jeta ni air de défi ni remarque tranchante par la suite, il passa simplement son chemin. Mathilde, impressionnée, le suivit des yeux à travers les rangées, dans tout l’amphithéâtre, pour enfin le voir déposer le paquet de copies sur le bureau de la directrice adjointe. Celle-ci ne lui accorda aucun remerciement et se contenta de ramener les devoirs à elle.

— Qui a pu finir toutes les questions ?

Les trois Mauves levèrent la main, ainsi que Galis.

— Qui en a fait la moitié ou plus ?

Cette fois, Mathilde se signala en même temps que Luisa et Kaleb.

— Et qui en a fait le quart, ou moins ?

Hésitantes, les mains des Roturiers s’élevèrent, avec celle de Glen qui rougeoyait de honte. Lady Tymphos pinça le nez.

— Vous avez beau être nombreux cette année, il y a toujours plus d’incompétents que de vrais élus dans un groupe…

Un bienheureux carillon interrompit le laïus qu’elle s’apprêtait à leur prodiguer, et la directrice adjointe du Collegium poussa un profond soupir.

— Nous en avons fini pour aujourd’hui. Votre déjeuner vous attend dans la salle à manger. Le cours de Lady Thiang Nizaard commence d’ici une heure, ne soyez pas en retard.

***

Lorsqu’elle passa la porte, la pression retomba des épaules des Filleuls et un soulagement sonore voleta de bureau en bureau. Enfin, on pouvait se détendre ! Ces quatre heures avaient été intenses. Leurs membres étaient engourdis à force d’immobilité et leurs ventres criaient famine. Mathilde se laissa crouler sur sa table, mentalement exténuée. La vive concentration qu’elle avait dû rassembler pour affronter ce test avait brûlé plus d’énergie qu’elle ne l’avait cru.

— Alors comme ça, on n’a même pas atteint le quart ? persifla Fineas derrière elle.

Elle leva les yeux au ciel. S’il s’obstinait à provoquer Rok, il allait vraiment se le prendre, ce poing ! Et si le géant ne passait pas à l’acte, elle s’en chargerait bien volontiers pour lui ! Mathilde se retourna pour évaluer la situation. Rok se tenait face au Mauve, le visage fermé, indéchiffrable. Fineas continuait à lui lancer des pics avec l’air de trouver cela particulièrement récréatif.

— Vois-tu, disait-il, j’ai répondu à toutes les questions. Sans exception. C’est ce qu’on appelle être dans son milieu de compétence. Le tien est parmi les sauvages.

À ces derniers mots, le Katchynien se fendit d’un inattendu et dangereux sourire. Fineas sursauta malgré lui et Mathilde écarquilla les yeux. C’était la première fois que son visage balafré se mettait en mouvement. Le résultat était saisissant !

— Des sauvages, hein ? dit-il tout bas. Alors me provoquer ne doit pas être une bonne idée.

Fineas essaya de se reconstituer un rictus moqueur, sans grand succès. Rok s’était approché et le dominait de toute sa taille.

— Dis-moi, continua le géant, que jugerais-tu plus important ? Le nombre de questions auxquelles tu as écrit une réponse, ou le nombre de réponses justes ?

Fineas balbutia, mais il était trop déstabilisé pour formuler quelque chose d’intelligible. Rok lui tourna le dos et sortit de la salle de classe, le laissant en plan, frustré et humilié. Il avait parlé à peine plus haut qu’un murmure, si bien que Mathilde devait être la seule à avoir entendu leur échange. Elle se mordit la lèvre pour ravaler son sourire. C’était mieux qu’un coup de poing !

Le Mauve était vert de rage et c’était justice après son acharnement sur le géant. Fineas repéra son expression rieuse et la fusilla du regard. Pas un son ne franchit ses lèvres, mais le message était clair : elle avait intérêt à tenir sa langue. Mathilde sentit le poids de son charisme sur son cœur, stimulant la peur dans sa poitrine.

Elle cligna des yeux, surprise. En comparaison avec ceux qui avaient déjà usé de leur charisme sur elle, sa suggestion mentale lui paraissait faible, et la pression sur son esprit plus légère. Rien d’agréable, mais cela ne dura pas. Fineas ne semblait pas capable de maintenir sa concentration très longtemps. Mathilde exhala alors que les effets se dissipaient. Elle tourna le dos à Fineas pour qu’il ne puisse pas voir le soulagement qui s’épanouissait sur son visage.

Son père l’avait prévenue, et pourtant ce n’était que maintenant qu’elle parvenait à le croire. Elle pouvait encore l’entendre la rassurer : « Tu sais, c’est un talent assez peu répandu chez les Mauves, et il n’est pas très puissant. Ne les crains pas, avec ton caractère obstiné, ils ne pourront jamais vraiment t’entourlouper longtemps. » Quelle joie de constater qu’il avait raison !

En y songeant bien, elle n’avait rencontré que des personnes spéciales : l’Ambassadeur avait dû être sélectionné pour ses capacités, Lady Tymphos était une Filleule sans doute surentraînée à cet exercice, et Berlioz… eh bien c’était le Prince, et son charisme était différent de tous ceux auxquels elle avait eu affaire.

Fineas n’était encore qu’un jeune Noble sans expérience. Peut-être même resterait-il médiocre ? Les Mauves n’étaient peut-être pas tous aussi dangereux qu’elle se l’était représenté. Mathilde quitta la pièce et alla rejoindre Galis, le cœur léger.

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Hastur
Posté le 07/05/2021
Hello !

Lady Tymphos est détestable. Elle provoque parfaitement le sentiment d'injustice à la lecture. En ça je trouve que le personnage, bien qu'on ne l'ait pas vu encore très souvent, est marquant et bien construit. Et elle a, j'imagine, sa part de paradoxe, car elle n'a été choisie par aucun Sylphe. donc quelque part elle a peut-être échoué à sa manière et n'est pas si grande, puissante que cela finalement... :D

Rok me semble être quelqu'un de fort intelligent. Il me parait avoir retenu la leçon la plus important qu'ils ont tous reçu la veille si je ne dis pas de bêtise. Contrôler ses émotions. Et en se montrant plus futé par les mots que par les poings, il fait d'une pierre deux coups !

J'imagine presque de la pitié dans le regard de Mathilde lorsqu'elle prend conscience que le charisme de Fineas est ridicule d'une certaine manière. C'est une évolution intéressante :-).

Comme d'habitude, j'attends la suite avec impatience :D
Emmy Plume
Posté le 15/05/2021
Coucou ^^

Je continue sur ma lancée ;)
Ça va peut être sonner bizarre, mais je suis contente que tu aie ressenti l'injustice de Lady Tymphos. Cela veut dire pour moi que mon écriture atteint son but, et que j'ai réussi à transmettre ce que je voulais. Elle a en effet sa part de paradoxe, mais ce n'est certainement pas une bonne raison pour lâcher la frustration de son échec sur ses élèves.

Tu as eu l’œil à propos de Rok. Même si je ne le souligne pas plus que ça parce que Mathilde n'y apporte pas un intérêt particulier, Rok applique en effet le conseil d'Artag, qui est sans doute le plus important pour toute leur formation. Sa maîtrise n'est pas parfaite, mais il s'engage sur la bonne voie.

Et oui, le charisme de Fineas fait pâle figure après les manifestations auxquelles Mathilde a assisté. Même s'il est Mauve, il n'est pas forcément exceptionnel pour autant ;)

Sur ce, je passa à ton commentaire suivant. Encore merci pour tes lectures et tes commentaires toujours au rendez-vous ! =^v^=

Emmy Plume
Aryell84
Posté le 01/05/2021
Hello!!!
J'ai beaucoup aimé les deux derniers chapitres, les révélations d'Artag mettent l'eau à la bouche, et c'est satisfaisant de voir Mathilde plutôt à l'aise pendant l'épreuve de 4h (et de voir Rok rabattre le claquet du Mauve!!!).
J'ai hâte que Mathilde trouve le courage et l'occasion de tendre la main à Rok, son personnage me plaît beaucoup!
Une petite remarque:
- « lui lancer des pics » → piques
Des bisous <3
Emmy Plume
Posté le 15/05/2021
Hello Aryell84 ^^

Merci pour ce commentaire ! Ces deux derniers chapitres ont en effet été assez intense (à l'écriture, c'était une vraie tannée, mais je suis assez contente du résultat ;)
Mathilde était à l'aise, et cela à sa grande surprise. C'est en observant la difficulté des Roturiers face à ce contrôle qu'elle réalise ses propres facilitées.

J'ai moi aussi hâte de vous en montrer plus sur Rok, c'est un personnage que j'aime beaucoup (et je me réjouie de constater qu'il te plait autant ;)

A bientôt dans un nouveau chapitre =^v^=

Emmy Plume
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