Chapitre 25 : L'attaque

Par Mary

XXV

L’ATTAQUE

 

 

 

 

Le chagrin tordait l’estomac d’Alban. Les épaules secouées de sanglots, il ne pleurait pas tant la mort du Naufrageur, quoiqu’il compatît à la peine du Capitaine, mais surtout ses espoirs envolés et la vérité sur ses parents, à jamais perdue. Échouer si près du but ! Il s’était donné tellement de mal, et se retrouvait maintenant à des semaines de chez lui sans rien de plus qu’au début de son périple. Retour au point de départ. Pas d’oncle, plus de sauveur à l’étoile, une clé éternellement sans serrure. Sa poitrine se contractait à chaque soubresaut, il s’entendait gémir doucement, bien malgré lui, alors qu’il pleurait comme jamais auparavant. Comment cela pouvait-il faire aussi mal ?

Il avait tant attendu.

Il y avait tellement, tellement cru.

Il se sentait condamné. Il devrait continuer sa vie sans connaître les réponses à ses questions, hanté par ses cauchemars. Avec, toujours présente au fond de lui, cette impression de creux, d’un trou béant quelque part vers son cœur qui ne trouverait jamais ce qui lui manquait. La source de son angoisse ne se tarirait pas. Et malgré toute l’affection qu’il ressentait pour elle, malgré tout ce que ça avait déjà changé en lui, il savait que même Nora ne pourrait rien contre ça.

Alban demeurerait esclave de son passé.  

Tout était fini.

Des larmes amères traçaient des sillons sur son visage encore maculé de la poussière du trajet. Il se vidait du peu d’énergie qui lui restait. Cela lui paraissait sans fin. Qui avait bien pu tuer le Naufrageur ? Dans quel but ? Pourquoi précisément maintenant ?

Il entendit des hommes monter dans le gréement. Les tissus claquèrent sourdement quand Ronan et les jumeaux détachèrent les sangles.

Pour aller où ?

Quelle importance, au fond ?

Le Lotus Noir s’ébranla doucement. Ils quittèrent la crique au ralenti. Le vent leur arrivait de face et peinait à gonfler les voiles.

Paul et Thibaut apparurent sur la vergue et s’approchèrent de lui.

— On est désolés, vieux.

— Ça avait un lien avec tes parents, c’est ça ?

Alban hocha la tête.

— Maugis nous a envoyé te chercher, fit Thibault.

Agrippé à un corsage, Paul se balança en avant pour lui tendre la main en souriant.

— Où est-ce qu’on va ? articula Alban dans un souffle.

— Le Capitaine a demandé un temps de réflexion, ça se comprend. En attendant, on retourne vers les Caraïbes. Ce sera plus sûr et on aura toutes les routes pour nous.  

Alban finit par saisir la main de Paul qui le tira doucement et l’aida à se relever. Tout remué, les muscles encore raides, il stabilisa ses appuis puis s’engagea sur le hauban.

            Il avait à peine posé le deuxième pied sur le pont qu’il fut accueilli par Maugis qui lui donna une accolade bourrue et chaleureuse.

— Viens par là, fiston. Tu vas aller manger un morceau et te reposer un peu, mmh ?

Le gabier l’entraîna vers la coquerie. Sur la dunette, Noël tenait la barre. Aucune trace d’Hector ou de Killian. Ils avaient certainement rejoint le Capitaine dans ses quartiers. Miguel était déjà attablé quand Alban arriva. Un peu plus loin sur le banc, John le considérait discrètement par-dessus son livre. Maugis rapprocha un tabouret et Alban s’assit. Oliver lui apporta gentiment une assiette garnie de quelques lamelles de jambon salé, qu’Alban avala avec difficulté. Il grignota ensuite la moitié d’un biscuit sec, sans conviction. Il n’avait aucun appétit. En face, l’Argentin n’en menait pas large et son visage affichait un air las et triste qu’on ne lui connaissait pas. Lui non plus n’avait pratiquement pas touché à sa nourriture et suivait les lignes de son tatouage du bout des doigts.

Le médecin brisa enfin le silence et désigna alternativement Miguel et Alban.  

— Je le dis, entre lui qui a le mal du pays et lui qui est complètement sous les nuages, vous avez triste mine !

— John a raison, allez fermer les yeux une heure ou deux, ordonna Oliver depuis sa cuisine.   

Vaincu, Alban délaissa son assiette et se dirigea vers son hamac. Pas forcément pour dormir, juste pour se reposer un peu, à l’abri, au chaud, bercé par le navire. Il s’enroula dans sa couverture. À peine couché, cependant, la fatigue le rattrapa et il s’assoupit presque aussitôt.

 

*

 

Il se réveilla brusquement, trop peu de temps après. Le jeune homme s’enfouit dans la laine rêche, se recouvrit la tête, et fondit en larmes sans bien savoir pourquoi. Comme après un cauchemar, les événements de la nuit en plus.

Il devait prendre l’air. Sortir. Rester prostré de la sorte ne lui apporterait rien. Alban s’essuya les joues, repoussa la couverture et se leva. S’il avait les yeux rouges, il mettrait ça sur le compte de la fatigue. Personne ne s’y tromperait, mais tant pis. Il décida qu’il ne fournirait pas d’explications, à moins d’en avoir envie. Il ne voulait plus faire semblant que tout allait bien. À quoi bon ?

Une légère brise, animée de petites rafales de temps à autre, soufflait depuis la proue. Vent debout, le Lotus avançait malgré tout, vaguelette après vaguelette. L’équipage s’était rassemblé sur la dunette et tous fixaient quelque chose derrière eux. Alban monta l’escalier, dépassa le timon et arriva à côté Samuel pour regarder à son tour. La bande de terre de la côte vénézuélienne s’étirait en un mince filet sombre à l’horizon, mais l’important se situait à un peu plus d’un mille de leur position.

 Une frégate les suivait, reconnaissable entre toutes. Une coque noire, lustrée, surmontée d’une ligne blanche au bastingage.

La Chimère.

— Allez chercher le Capitaine ! cria Philippe perché sur la vergue de la brigantine.

La Bombarde dégringola les marches et Alban l’entendit frapper à la porte du gaillard arrière. Samuel tourna la tête vers lui :

— Il devrait pas être là. Nous non plus, j’sais bien. Ça commence à faire beaucoup. Je sais que ça a l’air fou, mais à croire qu’il nous suit. C’est p’tet moi qui me fais des idées, mais d’habitude, j’suis plutôt bon pour flairer le mauvais coup. Ça va, Alban ? T’as l’air bizarre.

Le jeune homme ne répondit pas et se contenta de regarder le navire en face d’eux qui battait le vent, déterminé à avancer coûte que coûte. Pour les rattraper ? Sans aucune raison, cette seule idée l’effraya.  

La Bombarde revint, suivi de Killian, Hector, et enfin du Capitaine. Les traits tirés, les yeux fatigués et encore un peu brillants, elle tenait à la main le carnet du Naufrageur, un doigt passé entre les pages, comme si elle venait d’interrompre sa lecture.

— On l’a repéré y’a pas très longtemps, mais on était pas bien sûrs que ce soit Laurens, expliqua Noël.  

— Encore ?! s’exclama Killian. On le retrouve à Fort-Royal alors qu’il est censé voguer vers Haïti, et ce matin, on le voit à quai à Maracaibo comme si de rien n’était ?

Ce matin ? Alban n’avait pas remarqué… mais si! Quand Miguel s’était arrêté au milieu du chemin !

— La Compagnie a dû l’envoyer pour acheter un comptoir ou je ne sais quoi, comme ils l’ont fait à Trinidad, supposa le Capitaine à mi-voix. Par contre, on est bien loin d’Haïti…

Ça y est ! Alban venait de comprendre ! Il se serait giflé de ne pas avoir fait le rapprochement plus tôt ! Quel idiot, vraiment ! Il ne voulait pas en dire trop, mais il ne plus se taire :

— Capitaine ! Je ne crois pas qu’il s’agisse d’une mission commerciale.

Tout le monde le regarda, les yeux ronds.

— Qu’est-ce que tu veux dire par là ? l’interrogea Erin en penchant la tête.

— Quand j’étais à Saint-Malo, j’ai… surpris une conversation entre le secrétaire de la Compagnie et le capitaine Laurens. Ils parlaient d’une mission très importante pour la famille Le Bardelier, qu’on ne pouvait confier qu’à lui. La mission en Haïti servait juste de couverture.

— Que…

— Et si c’était nous, la vraie mission ?

Erin fronça les sourcils.

— Je suppose que tu ne nous révèleras pas comment tu as eu vent de tout ceci ?

— Non, je ne peux pas, répondit Alban fermement.

L’équipage entier assistait à l’échange, l’air interrogateur.

Erin se replongea dans le livre de son père, tournant fébrilement les pages.

— C’est impossible… murmura-t-elle.

« Elle ne me croit pas », songea Alban.

La voix de Philippe retentit alors :

— Capitaine ! Capitaine, il y a du mouvement dans le gréement !

Elle releva brusquement la tête, confia le carnet à Hector qui lui tendit sa longue-vue en retour. Elle s’avança en la dépliant, grimpa sur le bastingage, et colla son œil contre la lentille.

— Ronan, hisse nos couleurs !

L’ancien mousse obéit et leva le drapeau écarlate le long du mât, puis l’abaissa pour une salutation officielle. Sur le Corbeau, une tache rouge apparut à son tour en haut des voiles.

Mais ne redescendit pas.

Une attaque en règle.

— Tu oserais, Laurens ? TU OSERAIS ? rugit Erin.

La colère du Capitaine s’était réveillée. Implacable, flamboyante. Dévastatrice. Elle replia sa longue-vue dans un claquement sec et violent. Elle haussa encore le ton :

— Tout le monde à vos postes, il l’aura cherché ! La Bombarde, prépare tes canons ! Nous les battrons aux manœuvres. Ouvrez les sabords tribord ! Hector, prends la barre ! Les jumeaux, allez chercher les armes !

Les hommes hésitèrent.

— Capitaine, vous croyez vraiment que… commença Maugis.

— Ce que je crois, c’est qu’Alban pourrait bien avoir raison.

Les hommes se turent. Passées la surprise et l’incompréhension, un murmure commença ensuite à enfler, mais Maugis y coupa soudainement court en grondant :

— Allez, les gars, on verra les détails après ! Exécution !

Alors que tout s’agitait autour de lui, Alban restait perplexe. Elle le croyait donc ? Elle ne lui en demandait pas plus ? Le Capitaine avait redéplié sa lunette et sa fureur allait croissante.

— J’ai jamais pu te supporter, Laurens.

La Chimère se rapprochait. De là où il était, Alban apercevait des silhouettes se démener dans les voiles pour attraper plus de vent.

— Alors, c’est comme ça ? fulminait Erin. Tu veux ta bataille ? Tu vas l’avoir !

Elle se dirigea vers les marches.

— C’est bon pour nous, Capitaine ! cria la voix de La Bombarde d’en bas.

Au loin, l’air claqua.Une énorme éclaboussure jaillit de la surface de l’eau et Alban sursauta. Un coup de semonce, venant de la Chimère, offrait une unique possibilité de reddition. Après, il serait trop tard. 

Si Laurens se permettait une attaque, c’est que sa mission l’y autorisait, non ? Qu’avait la Compagnie à gagner en abattant ses propres vaisseaux ? Quelque chose échappait à Alban, que le Capitaine semblait avoir compris. Mais quoi ?

Sur le pont principal, tout le monde se tenait prêt et contemplait la rage d’Erin qui se répandait comme une traînée de poudre. Après avoir accroché ses armes à la rampe de l’escalier, elle rejoignit à grands pas un des haubans, et commença à grimper vers la hune. Rapide et agile, elle escalada les croisés en un rien de temps. Elle ne passa pas par le trou du chat et à la force de ses bras, se hissa sur la plateforme où les pavillons étaient restés en berne après les salutations inutiles.

En bas, ses hommes reculèrent pour mieux voir.

Elle se baissa, attrapa un large coutelas dissimulé dans sa botte droite, et sans une once d’hésitation, planta la lame dans l’étendard écarlate de la Compagnie. Dans un bruit de déchirure retentissant, elle tira d’un coup sec et l’arracha à son filin.

De la flamme corsaire à bord du Lotus Noir ne subsistait désormais qu’une balafre rouge le long d’un mât. Erin enroula le reste de l’étoffe autour d’elle et descendit en se maintenant à la drisse qui remonta la moitié de la grand-voile à bâbord.

Personne ne soufflait mot. Le Capitaine atterrit sur le pont, la mine féroce. Elle ôta vivement le couvercle d’un petit réservoir d’huile de lampe arrimé au chandelier et plongea une partie de la toile dedans, puis repartit sur la dunette en laissant deux ou trois gouttelettes brillantes dans son sillage. En passant, elle récupéra son pistolet qu’elle glissa dans son pantalon.

L’équipage se regroupa dans l’escalier. Killian, nerveux, se retenait d’intervenir.

            Le vent dans le dos, debout sur la balustrade du gaillard arrière sans sécurité aucune, Erin déplia le drapeau de la Compagnie face à la Chimère pour le rendre bien visible, une grande trace d’huile s’élargissant en plein milieu. Elle le leva de sa main gauche, le tendit au-dessus du vide, et de la droite, saisit son arme.

Erin colla le silex en contact avec l’huile. Le coup de feu partit avant qu’ils aient pu faire quoi que ce soit pour l’empêcher. Le drapeau s’embrasa. Un instant plus tard, de hautes flammes orange parcouraient le tissu, dégageant une épaisse fumée noire.

            Elle lâcha le brasier qui, emporté par une rafale venue de la poupe, s’envola pour s’étaler sur l’eau sans pour autant cesser tout de suite de flamber. Les lambeaux calcinés s’enfoncèrent ensuite sous les vagues, ondulant sous la surface avant de sombrer définitivement.

            Le Capitaine descendit de la rambarde, arborant un sourire sauvage, satisfait, et parfaitement effrayant.

— Tu aurais pu tous nous faire brûler, déclara Killian avec beaucoup trop de flegme.

Elle ne lui répondit pas et hurla :

— Hector, barre à tribord ! La Bombarde, à vos canons ! Les autres, reprenez vos places ! Tenez-vous prêts, à mon signal…

Le Lotus pivota. Plus la Chimère gagnait en netteté et la peur s’emparait d’Alban, plus encore que devant le Crimson. Quatre-vingts marins naviguaient sous les ordres de Laurens, Milo le lui avait dit quand ils l’avaient déchargé.

Ils n’étaient que treize.

— FEUUU !

Le bois trembla sous ses pieds et il se retint de se boucher les oreilles. La Bombarde venait d’envoyer une première bordée qui écorcha la surface de la mer à moins d’une toise de la figure de proue ennemie.

Les tympans bourdonnants, les hommes du Lotus Noir attendirent la réaction de la Chimère.

 

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Dan Administratrice
Posté le 15/09/2019
13 contre 80 ? Les doigts dans le nez.

Pas de repos pour les braves, comme on dit ! On perd pas une seconde pour replonger dans l'action. J'ai beaucoup aimé la façon dont les deux intrigues se sont rejointes ; c'est vrai que jusque-là on se demandait un peu comment l'espionnage de Nora allait influencer le reste. Eh ben voilà, on sait !

Ça annonce bien des complications, tout ça... Et du coup, avec le geste d'Erin (très classe ! on sent qu'elle est au bout la pauvre, et qu'elle va peut-être bien profiter de l'occasion pour évacuer le trop-plein d'émotions...) est-ce que ça veut dire que le Lotus n'est plus un bateau de corsaires mais de pirates ??

J'ai beaucoup aimé la façon très pudique et réservée que l'équipage a de prendre soin d'Alban. Encore une fois, les descriptions et l'introspection étaient très justes !

Pour en rajouter au petit relevé d'Isa, j'ai noté une répétition de "doucement" dans les premiers paragraphes et, dans la toute première phrase, il me semble que tu as un problème de sujet : "Les épaules secouées de sanglots, le chagrin tordait l’estomac d’Alban en nœuds douloureux." : le sujet est "le chagrin", mais le chagrin a pas d'épaules ! (je crois xD)

J'ai vraiment hâte de voir ce que la confrontation va donner ! J'espère qu'on aura pas à subir des nouvelles pertes humaines T.T
Mary
Posté le 19/09/2019
Ca paaaaasse XD

Oui, ça met le temps mais ça se rejoint. Quand je vous disais que je semais des petits détails partout !
Alors techniquement, ils sont toujours corsaires, puisqu'elle n'a pas brûlé la lettre de course qui est le seul document officiel qui compte. Bon après, dans sa tête, c'est autre chose.... Comme tu dis, elle est à bout - à raison.
Hahahaa non le chagrin n'a pas d'épaules XDD Quelque chose me titillait dans cette phrase, mais j'arrivais pas à trouver quoi. Merci !
La suite arrive :p
Gabhany
Posté le 10/09/2019
Rha juste au moment où ça devenait intéressant !!
Quelle classe cette Erin ! J'adore ! Ai-je raison de faire un parallèle entre la présence du Corbeau et la mort du Naufrageur ?? =D Il y aurait donc des traîtres au sein de la Compagnie ! DE plus en plus intéressant !
Mary
Posté le 10/09/2019
Ah parce qu'avant ça l'était pas? Sniiiif.
Je plaisante, hein :D

Je ne dirai rien, je serais muette ! En même temps, il doit rester une dizaine de chapitres, en gros, vous allez vite tout savoir.

A très vite !
Sorryf
Posté le 09/09/2019
Puree 13 contre 80 c'est ric-rac!
Martial ou est-tu quand on a besoin de toi? Revieeeeens! 14 contre 80 c'est tout de suite mieux lol

Erin a la classe ATOMIQUE dans ce chapitre quand elle brule le drapeau ! Et j'adore Killian qui dit qu'elle aurait pu foutre le feu a tout le bateau d'un ton zen xDD

J'avais completement oublié cette conversation a St Malo! Joli!!!

Et maintenant: bastoooon!!!
Mary
Posté le 09/09/2019
Hahahaha oui, tout de suite 14 v. 80 ça fait tout de suite une meilleur ratio XD
Ouais, j'adore cette scène avec Erin, ça faisait partie des plus claires dans mon esprit depuis le tout début - je suis d'accord, elle a carrément la classe :D
Mouhaha, TOUT EST LIÉ.
A bientôt pour la suite !
Aliceetlescrayons
Posté le 09/09/2019
Raaaah! Ce suspens!! O_O
Super rebondissement après beaucoup d'émotions.
Une seule chose me tracasse : il n'y en a pas un qui se pose clairement la question de savroir QUI a tué le Naufrageur?? Il me semble que, même dévasté par sa frustration, Alban pourrait légitimement se poser la question? Surtout que le meurtrier lui casse complètement sa barraque...
Mary
Posté le 09/09/2019
Hmmmm, ce que tu dis là a du sens (approbation de la tête suivi d'un facepalm discret :D) Il faudrait qu'au moins Alban se pose la question maintenant - il y a plusieurs interrogations pour les autres dans les chapitres qui viennent. Je vais voir comment je peux arranger ça. Merci beaucoup !
Litchie
Posté le 09/09/2019
Bonsoiiiiir ! (oui il est 10:03 c'est le soir).

Haaaa vivement la suite :D

Dans ce chapitre, j'ai adoré deux phrases :
- "Alban demeurerait esclave de son passé. " - celle-ci parce que je la trouve très lourde de sens et qu'elle résume, en gros, ce qu'est le personnage d'Alban à ce moment.
- Et l'autre c'est "Tu oserais, Laurens ? TU OSERAIS ?" parce que je trouve cette ligne de dialogue très vivante. En revanche le verbe "crier" me gêne parce que je le trouve... faible, au regard de la phrase :D

Une chose m'a ceci dit gênée dans le chapitre, un peu comme Isa, c'est "Mais alors, cela voudrait dire que…" simplement parce que je trouve que c'est un procédé narratif qui triche un peu. Soit le lecteur a les informations et dans ce cas la phrase n'apporte pas grand chose, soit il ne les a pas et c'est frustrant :D (soit il est comme moi et il était "mais merde j'ai oublié ça veut dire quoi ? C'est une info que j'ai ou pas ? Mais meeeerde xD).
Mary
Posté le 09/09/2019
Bonsoiiiir ! (et c'est vraiment le soir !)
Merci beaucoup <3 Pour Erin, est-ce qu'un truc du genre "rugir" collerait mieux?
Oui, moi aussi, maintenant que Isa me l'a dit, les phrases pas finies me dérangent. Ca va se rayer fissa fissa !
Renarde
Posté le 08/09/2019
Ah, c'est ça pour toi un chapitre de transition ? Non mais XD !

Je trouve excellent que les liens se fassent entre le Corbeau et le Lotus. On en est qu'aux prémices (que de zones d'ombre encore !) mais les choses s'assemblent petit à petit et j'ai hâte de savoir comment tout s'emboîte.

J'ai juste eu un problème avec cette phrase : "Alban s’essuya les joues, puis se désincarcéra de sa couverture et se leva." Désincarcérer, cela fait très "voiture" et donc très moderne. Cela m'a un peu sorti de l'époque du coup.

Dans tous les cas, ça promet !
Mary
Posté le 08/09/2019
Oui, Isa a déjà souligné le problème, je pense que je vais la suivre sur le "se dégagea" XD
Ben oui, avec le chapitre suivant en fait (j'ai réparti transition / action pour pas qu'on s'ennuie)
Merci beaucoup !
Elia
Posté le 08/09/2019
Non mais cette fin c'est pas possible !! Tu nous tortures là xD
Je présage des pertes du côté du Lotus et je ne sais vraiment pas comment ils vont s'en sortir. Il y aurait un lien avec Martial ? Je suppose aussi qu'ils sont liés à la mort du Naufrageur mais je suis en train de me dire que le secrétaire qui a parlé avec Alban (à propos de son oncle) il aurait pu précipiter sa mort non ? (Quand ils ont fait l'escale avant d'aller au Venezuela).

Huuuuum bon j'espère que tu vas publier la suite très vite !
Mary
Posté le 08/09/2019
J'espère aussi :D
Je ne peux rien dire encore pour le moment, sinon que non, le secrétaire n'a rien à voir là-dedans.
A très vite, j'espère !
Isapass
Posté le 08/09/2019
Argh... et tu nous laisses là-dessus ?! Quelle cruauté pour tes pauvres lecteurs ! Comment vont-ils s'en sortir, à 13 contre 80 !?
Bon, c'est cool, on raccroche enfin les deux arcs narratifs : le principal et les conversations surprises par Alban et Nora, sur les sales trafics de la compagnie.
Du coup, j'imagine que Laurens et l'équipage du Corbeau doivent y être pour quelque chose dans la mort du Naufrageur...
J'aime beaucoup ce chapitre : la tension monte progressivement et on finit sur un gros cliffhanger. Ça relance très bien après les chapitres précédents qui jouaient plus sur l'émotion.
J'ai juste un peu tiqué sur les phrases pas finies d'Alban, avant qu'il dise ce qu'il sait sur la mission secrète. Tu as utilisé deux fois une phrase coupée avec des points de suspension("Ce matin ? Alban n’avait… " et "Mais alors, cela voudrait dire que…"). Je trouve ça dangereux parce que c'est très frustrant pour le lecteur et ce n'est pas forcément un stratagème narratif très subtil ;) Je ne l'utiliserais qu'une fois, à ta place (pour la première fois, tu peux facilement finir la phrase, ça n'enlève pas de suspense). Oui, bon, c'est totalement du pinaillage ;)
Comme d'habitude, j'ai pris beaucoup de plaisir à te lire. Vivement la suite !
Détails :
"Alban s’essuya les joues, puis se désincarcéra de sa couverture et se leva." : désincarcérer, j'aurais plutôt vu ça pour un crash automobile. Se dégagea ?
"Alban monta l’escalier, dépassa le timon et arriva à côté Samuel pour regarder à son tour." : à côté DE Samuel
"« Elle ne me croira pas », songea Alban." : pourquoi la phrase est au futur ? Pourquoi pas au présent ? Je trouverais ça plus logique.
"Elle lâcha le brasier qui, emporté par une rafale venue de la poupe, s’envola pour s’étaler sur l’eau sans pour autant cesser tout de suite de flamber sous l’effet du combustible." : j'enlèverais "sous l'effet du combustible", je pense que ça donnerait plus de force.
Mary
Posté le 08/09/2019
Merciiiii !
Tes détails me sont précieux, j'avoue que j'ai tellement retourné ce chapitre dans tous les sens qu'à la fin je voyais plus rien XD Ouais, les phrases pas finies, va falloir que je me calme haha. Oui, ça y est, y'a plein de pièces du puzzle qui commencent à s'agencer ;p Dis moi si je me trompe, mais il doit rester quelques zones d'ombres encore, même si on y voit un peu plus clair. J'espère garder mes mystères jusqu'à la fin, malgré les indices que je vous laisse un peu partout.
Je fais au mieux pour la suite !
Isapass
Posté le 08/09/2019
Ah ben il reste carrément des zones d'ombre, oui : le rôle de Mathias, la raison de l'attaque du Corbeau et donc, la trahison de la compagnie, et bien sûr, le mobile et le responsable de l'assassinat des parents d'Alban. La clé aussi... je suis sûre que tout est lié, ceci dit ;)
Bref, on commence à PEINE à y voir plus clair... Ne nous laisse pas en plan !
Mary
Posté le 08/09/2019
Ah bon ça va, j'ai encore de la marge alors !
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