Chapitre 24 : Une mine d'or

Notes de l’auteur : Bonne lecture à tous =^v^=

Le petit salon était directement adjacent à la salle à manger et avait des proportions tout à fait raisonnables. Meublé de nombreux fauteuils et sofas, on l’avait destiné à la détente d’une fin de repas copieux. Pourtant, lorsqu’ils s’assirent, les Filleuls gardèrent le silence. La haute silhouette du Chambellan se penchait sur eux comme un mauvais présage. Mathilde se tortillait sur son siège. Qu’avait-il à leur dire ?

Le Chambellan se plaça dos au manteau de la cheminée, de façon à avoir une vue sur tous. Avant de parler, il sonda les Filleuls un moment de ses yeux multicolores. La journée avait été longue, et certains peinaient à rester éveillé. Cependant, d’autres — comme Mathilde — dardaient sur lui un regard d’intense curiosité.

Les lèvres de l’Ilarnais se plièrent légèrement et Mathilde reconnut dans ses iris la lueur rose framboise. Leur curiosité le divertissait et il prolongeait délibérément le silence. Lorsqu’il ouvrit enfin la bouche, son ton raclait toujours autant qu’une pierre contre une lame, mais Mathilde commençait à comprendre qu’il s’agissait plus des effets de son accent que d’une volonté d’effrayer.

— Je tenais tout d’abord à me présenter formellement, commença-t-il, car je n’ai pu être présent lors de votre accueil au Collegium. Je me nomme Sir Artag Novinkov, et je suis détenteur d’un Sylphe du Deuxième Cercle.

Les Filleuls échangèrent un regard perplexe. « Du deuxième cercle » ? En quelques mots, le Chambellan avait su capter leur attention. Le rose scintillait dans ses prunelles, bien que son visage gris ne laisse filtrer aucun autre signe de son amusement.

— Si je vous ai réuni ici, c’est parce qu’à cause de mon absence, je n’ai pas pu vous communiquer un certain nombre d’informations. Étant le seul Tuteur possédant un Sylphe, je suis également chargé de vous introduire à certaines réalités de notre monde que vous ignorez encore.

Il fit une pause, comme pour laisser à leur impatience le temps de germer.

— Vous avez vu l’enregistrement des Augures hier soir, n’est-ce pas ? Vous avez donc une petite idée de ce qu’est un Sylphe, une entité magique, un concentré d’énergie, etc. C’est bien plus compliqué que cela, bien entendu, mais c’est le rôle des Augures de vous expliquer en détail tout ce qu’il y a à savoir sur les Sylphes.

Il y eut quelques soupirs déçus, mais il suffit à Artag de croiser le regard des personnes en question pour qu’elles se taisent.

— Rassurez-vous, les Sylphes ne sont pas la seule manifestation magique en ce monde, et Lady Thiang sera chargée de vous apprendre tout ce dont vous aurez besoin à ce propos.

Mathilde se remémora la Tutrice Yolmarine au visage sévère dont la main ne quittait pas le pommeau de son sabre. Même avec sa petite taille, elle n’était pas moins impressionnante qu’Artag.

— Son cours portera essentiellement sur les armes, mais il y aura aussi une partie réservée à un peu d’histoire naturelle, surtout lorsque vous aborderez le sujet des poisons.

Il caressa son bouc, balayant son regard perçant sur ses élèves.

— … Nous allons faire un test. Combien d’entre vous ont entendu parler des Chimères ?

Mathilde tiqua. Les Chimères étaient des créatures de contes pour enfants, des bêtes gigantesques et monstrueuses pour effrayer les tout-petits, pourquoi poser une question pareille sur un mythe bien connu ? Elle leva la main, dubitative, comme la majorité des autres Filleuls. Seuls les Mauves ne bougèrent pas, regardant autour d’eux avec une grimace perplexe. Artag hocha la tête.

— Et maintenant, qui en a déjà rencontré ?

Des rires fusèrent, vite étouffés, tandis que toutes les mains se baissaient.

Enfin, toutes… il en resta une, celle de Rok Mordsson. Mathilde se pencha pour voir s’il plaisantait, mais son visage était aussi sérieux et hermétique que d’ordinaire. Il n’accordait d’ailleurs son regard qu’au Chambellan, qu’il scrutait avec une certaine méfiance. Les lèvres du Tuteur s’étirèrent en un sourire grave.

— Je m’en doutais. Katchyn est l’un des derniers endroits où ces bêtes foisonnent encore, cachées dans vos forêts. Merci jeune homme, vous pouvez baisser la main.

— Vous n’allez pas nous en dire plus ? s’insurgea Hans, qui roulait des yeux gros comme des billes.

Artag secoua lentement la tête.

— Pas aujourd’hui. Je ne voudrais pas voler à ma collègue le plaisir de vous faire découvrir ces créatures. Mais ne vous en faites pas, bientôt vous aurez tant à apprendre que vous regretterez cette dernière soirée de tranquillité.

Mathilde le croyait sur parole… mais elle partageait tout de même l’impatience du rouquin. Comment pouvait-il leur faire de telles révélations, et s’en tenir tout simplement là ? Même pour éveiller leur intérêt, c’était cruel. Avec cela, il n’y avait pas moyen qu’elle trouve le sommeil !

— Il y a cependant une chose qu’il vaut mieux vous dire tout de suite, reprit le Chambellan, afin d’éviter toute maladresse à la Cour. Vos camarades Mauves le savent déjà, mais les Augures ne montrent jamais leur visage en public. L’enregistrement que vous avez vu hier, où ils se présentaient à vous la tête nue, est un privilège réservé aux Filleuls et à l’Empereur. Personne ne doit savoir à quoi ils ressemblent sous leurs masques, car cela reviendrait à éventer un secret de l’Empire.

Il croisa les bras sur sa poitrine, et sa voix sembla descendre d’une octave, à la fois pesante et vibrante.

— Les Augures ont établi l’alliance entre les Sylphes et l’Empire, à l’aube de la création de celui-ci. En devenant l’incarnation du lien entre les deux partis, il y a de cela plus de trois cents ans, ils sont entrés dans la grâce des Sylphes. Depuis cette bénédiction, le temps ne les atteint plus.

Mathilde hoqueta de surprise et dut tousser pour retrouver sa respiration. Autour d’elle, il n’y avait que des grimaces incrédules et des regards interrogateurs. Artag ne leur laissa pas l’opportunité de le questionner et poursuivit son propos avec le plus grand naturel.

— Autrement dit, si leurs visages étaient vus, l’ampleur du pouvoir des Sylphes serait alors révélée au monde, ce que redoute l’Empire. La Finkadie s’empare du moindre renseignement qu’elle peut, et plus elle en sait sur nos avantages militaires, plus la guerre est rude. Me suis-je bien fait comprendre ?

Mathilde acquiesça vigoureusement, de concert avec ses camarades. Sa gorge se serrait à la simple mention des affrontements réguliers qui opposaient l’Empire aux Finkadiens. Enfant, elle avait vu des hommes revenir à la Cour couverts de bandages sous leurs redingotes, et parfois même avec un membre en moins.

Elle se souvenait bien des traits tirés des femmes d’officiers, des discours inquiets de son père à table, des crises de panique de sa mère à chaque fois qu’on lui annonçait la mort d’une de ses connaissances au combat. Mathilde avait la chance d’avoir un père menant une carrière commerciale, mais ce n’était pas le cas de ses frères…

— Tu as entendu ? Lui chuchota Galis, l’arrachant à ses pénibles pensées. Il insinue que les Augures sont… immortels ! Je n’arrive pas à croire que les Sylphes soit capables d’une chose pareille !

Ses murmures parvinrent aux oreilles du Chambellan, dont les yeux retrouvèrent leur teinte framboise.

— Jeune homme, les Sylphes ont des pouvoirs qui dépassent l’entendement, il n’y a rien d’étonnant à ce que vous ayez quelques difficultés à y croire…

— Alors, dites-nous en plus ! Le coupa Lalëy, la voix gonflée d’envie.

Luisa lui attrapa aussitôt la main, un sourire crispé sur les lèvres, et elle lui chuchota quelques mots pour l’inciter à se calmer. Sans s’offusquer de ce manquement à l’étiquette, Artag pencha la tête sur le côté.

— En savoir plus sur les Sylphes ne vous aidera pas à ce qu’un d’entre eux vous choisisse. Ce n’est pas la connaissance qui compte. Pour tout dire, l’entraînement lui-même est pratiquement inutile de ce point de vue.

Il prononça ces mots d’un ton si égal que Mathilde ne les comprit pas tout de suite. Puis Galis pouffa.

Aussitôt, toutes les têtes se tournèrent vers lui, arborant des expressions choquées. Galis n’en parut tirer aucune gêne.

— À quoi sert-il alors ?

Artag croisa ses bras en baguette en haussant les sourcils sur son grand front.

— À faire de vous des représentants dignes de votre titre, quel que soit votre milieu d’origine. L’Empire ne peut se permettre d’avoir des ignorants ou des incapables parmi ses candidats à l’élection d’un Sylphe.

La voix du Chambellan se fit plus tranchante.

— Ne vous faites aucune illusion. Sur votre promotion, il est peu probable que la moitié soit choisie.

— Alors que nous enseignerez-vous ?

Cette fois-ci, c’était Kaleb qui avait parlé, très droit dans son fauteuil. Le Dilkarien ne paraissait pas intimidé par le Chambellan et il y avait dans son air une fierté à toute épreuve. Son regard vert vif affrontait courageusement ceux du professeur sans ciller. Artag sourit en relevant étrangement les lèvres. Mathilde frissonna.

« Revoilà son sourire de loup. »

— Votre entraînement comporte deux objectifs : faire de vous des personnes compétentes, et former votre esprit à l’endurance et au calme. Tous les cours ont un peu des deux, comme celui de Lady Thiang. Cependant, mon cours se concentrera sur le second aspect.

Il désigna ses yeux, en cet instant d’un bleu argent.

— Pour obtenir un Sylphe, il n’existe qu’une seule condition à votre disposition : la maîtrise de soi. Un esprit agité, divisé, apeuré, anxieux, colérique ou même euphorique se ferme à la présence des Sylphes et ne peut être choisi.

Ce disant, il portait un regard insistant sur Galis, qui ne se séparait pas de son sourire.

— Et comment comptez-vous vous y prendre ? lança-t-il avec légèreté.

Mathilde serra les dents pour contenir son embarras. Le rictus espiègle de son cousin était tout sauf approprié dans ce genre de situation. S’il ne ressentait aucune gêne, elle en avait assez pour deux. Elle glissa sa main jusqu’à son bras pour l’inciter à adopter un profil bas, mais il lui répondit par un clin d’œil malicieux. Pas inquiet pour un sou, il avait l’air de trouver les circonstances très divertissantes.

Contre toute attente, Artag ne le réprimanda pas, comme s’il considérait que cela n’en valait pas la peine.

— Vous voulez une démonstration ? Très bien, pourquoi pas ?

Il agita la main. Le sourire de Galis se dissout et il éclata brusquement en sanglots, des larmes coulant en abondance de ses yeux. Ses épaules frissonnaient et il s’écroula la tête dans les bras sur l’accoudoir du sofa. Dans le silence pesant du petit salon, on n’entendait que ses pleurs.

Artag claqua des doigts et Galis cessa à l’instant de geindre, se redressant sur son séant comme si on avait remplacé sa colonne vertébrale par une barre de fer. Les yeux écarquillés de surprise, il contempla ses mains, trempées de ses larmes. Son rictus insolent avait disparu.

— Qu’est-ce… Qu’est-ce qui m’est arrivé ?

Il était hébété, incapable de mettre un mot sur cet insurmontable chagrin qui l’avait submergé. Artag arbora de nouveau son sourire terrifiant.

— Ceci, cher élève, est l’un des pouvoirs que m’accorde mon Sylphe. Je peux contrôler les émotions et les transformer à volonté. Si je vous veux triste, vous le serez. Si je vous veux en colère, vous le serez. Et vous ne saurez pas que cela vient de moi.

Un gloussement retentit derrière Mathilde, plein d’un dédain à peine masqué. Fineas, la main à sa voilette, n’avait pas pu se retenir.

— C’est tout ? s’exclama-t-il. C’est tout ce dont sont capables les Sylphes ? Même sans ces abstractions, les Impériens sont élus dès la naissance avec un pareil don. Mon charisme peut en faire autant sans la moindre formation !

Le Chambellan décroisa lentement les bras, patiemment. Mais Mathilde remarqua que ses yeux viraient à un orange flamboyant. Elle avait déjà vu cette couleur, lorsqu’il s’était énervé contre les Nobles qui avaient ridiculisé Rok. Il était en colère.

— Jeune homme, ne parlez pas de ce que vous ignorez. Je possède le Sylphe de l’Empathe et mon contrôle des émotions excède tout ce que votre petite vague de suggestion mentale ne pourra jamais accomplir.

Le visage de Fineas se crispa tant qu’il ne forma plus qu’une grimace outrée.

— Vous osez insulter les Mauves ? Vous ? Un Roturier ?

Plusieurs Filleuls sursautèrent et lui lancèrent des regards d’alerte. Artag Novinkov avait peut-être été Roturier avant d’être Filleul, mais il était à présent l’un des plus hauts dignitaires de l’Empire. Fineas allait trop loin. Les flammes qui dansaient dans les yeux du Chambellan redoublèrent d’ardeur.

— Prenez garde. Vous vous engagez sur un chemin dangereux.

Mais Fineas était trop obnubilé par les propos d’Artag sur son peuple, qu’il prenait comme une insulte.

— Mes « vagues de suggestions mentales » peuvent autant mettre une foule à genoux que vos yeux bariolés !

— Certes. Pour le temps que durerait votre concentration, et encore ! Il existe des moyens d’échapper à vos petits jeux d’esprit.

— Pe… Petits jeux d’esprit ! s’étouffa le Mauve, rouge de colère.

Rentrant la tête dans les épaules, Mathilde se demanda si c’était la première fois qu’on osait dénigrer les Mauves devant lui. Ce garçon avait de singuliers problèmes de gestion de sa frustration. Les yeux du Chambellan n’étaient plus que des lames affilées, le transperçant de part en part.

— Il est impossible d’échapper à mon Sylphe, que cela soit par l’espace ou le temps !

De nouveau, ses prunelles étincelèrent et Fineas s’écroula sur son fauteuil, le visage flasque et les membres lourds d’une irrépressible lassitude. Galis tressaillit, les yeux toujours aussi grands que des soucoupes. Mathilde ramena ses bras autour d’elle, prise d’une sueur froide. L’effet de son Sylphe était immédiat, accablant, instantané ! Artag avait dû se retenir lorsqu’il avait fait taire la Cour. Peut-être aurait-il pu tous les réduire aux larmes ? De plus, cela n’avait pas l’air de lui coûter le moindre effort.

Le silence de la pièce se teintait de crainte à mesure que les Filleuls réalisaient l’étendue du pouvoir de leur professeur. En un geste, une pensée, il pouvait leur faire accomplir n’importe quoi, les manipuler comme des poupées de chiffons. Son Sylphe n’était pas seulement puissant, il était dangereux. Artag se rapprocha d’eux, les mains dans le dos, plus sérieux que jamais.

— Vous tous, gardez-vous de sous-estimer les Sylphes. Vous n’avez aucune idée de la force qu’ils offrent à leurs hôtes.

Il claqua des doigts et Fineas put retrouver sa vigueur. Il foudroya le professeur du regard, mais son corps était encore ébranlé par sa soudaine impuissance. Il rentra ses mains dans ses manches pour qu’on ne les voie pas trembler. Imperturbable, Artag continua :

— Chaque Sylphe est unique et procure des habilités différentes. Mon Sylphe de l’Empathe a des capacités qu’aucun autre Sylphe ne possède. Ne vous basez donc pas sur mes pouvoirs pour vous les représenter. De manière générale, l’étendue de leurs pouvoirs n’est limitée que par votre corps et votre volonté. Face à un détenteur de Sylphe, personne, pas même un Mauve, ne fait le poids.

Il s’arrêta dans son élan. Une main s’était levée, un peu hésitante. Luisa, une expression mi-fascinée, mi-alarmée sur le visage, gardait néanmoins son sang-froid.

— Si vous avez une telle emprise sur nos émotions, comment pourrons-nous nous entraîner à nous maîtriser nous-mêmes ? Vous nous réduiriez à l’impuissance ou à la panique en un clin d’œil.

Artag hocha la tête avec un air satisfait.

— Enfin une question intelligente. Jeune fille, je ne suis pas un monstre. Lors de mon cours, mon but sera de vous former à garder le contrôle de vous-même, pas de vous écraser. J’ai assez de maîtrise sur mon Sylphe pour calibrer l’exacte pression mentale nécessaire pour vous entraîner à résister. Satisfaite ?

Luisa da Fontana acquiesça vivement, les yeux brillants d’excitation. Mathilde se répétait intérieurement les informations qu’elle saisissait au vol les unes après les autres. Comme elle se l’était imaginé, son Tuteur était une vraie mine d’or à ce sujet. Elle n’était pas la seule à l’avoir remarqué, car une main voisine se leva bientôt.

Artag laissa planer un nouveau silence, détaillant celui à qui elle appartenait. Assis à côté de Luisa, Tycho, le Mauve blond à la figure d’angelot, avait la même étincelle de curiosité dans le regard.

— Puisqu’il faut éprouver notre résistance aux variations de nos émotions, dit-il, est-ce que le charisme peut tout de même être un moyen de s’entraîner ?

Mathilde fit la moue, surprise d’entendre des propos sensés s’échapper de la bouche du Mauve. À force de l’avoir toujours vu escorté de Fineas, elle les avait mis dans le même panier. Peut-être l’avait-elle jugé un peu vite. Maintenant qu’il était aux côtés de la Sandéenne, il semblait plus calme, moins mesquin que lorsque son compère était dans les parages. Artag fit la grimace, réticent à répondre.

— … certes, le charisme peut se montrer utile… au même titre que d’autres techniques plus classiques comme des situations où votre maîtrise de vous-même est mise à l’épreuve. Mais rien de comparable à ce qui aura lieu dans mon cours.

Ces mots donnaient l’impression de lui arracher la langue. Mathilde prit conscience que son Tuteur devait avoir une dent contre les Mauves. Se redressant de toute sa hauteur, il claqua dans ses mains et tous tressaillirent, hypnotisés par le jaune intense qui miroitait dans ses prunelles.

— Enfin, il se fait tard et vous aurez tout le temps pour le découvrir demain. Gravez-moi seulement cela dans vos mémoires avant de regagner vos dortoirs : plus vous aurez la maîtrise de votre esprit, plus un Sylphe puissant sera susceptible de vous choisir.

Vous devez être connecté pour laisser un commentaire.
Pétrichor
Posté le 20/05/2021
Salut Emmy !

Oh lala... Que de révélations ! C'est super d'en apprendre autant !
Bon, pas surpris pour un sou que Rok ait déjà rencontré une chimère...

J'ai très très envie de titiller, alors je vais le faire :D (sorry d'avance)
-> *Enfant, elle avait vu des hommes revenir à la Cour couverts de bandages sous leurs redingotes, et parfois même avec un membre en moins."
Un membre en moins ça doit être quand même très rare, non ? Puisque ces hommes sont à la Cour, ils sont nobles donc ce sont des officiers, non ? Bon après, je ne sais pas du tout comment fonctionne ton système militaire, mais j'imagine que ce ne sont pas les généraux qui mènent la charge, si ?
C'est l'existence des Augures qui est un secret de l'Empire, ou juste leur visages ? Parce que si c'est juste leurs visages, je vois pas trop ce que ça apporte pour l'ennemi des les connaître. Comment peut-on voir le pouvoir des Sylphes sur leurs visages ?
Bon, c'est bon, j'ai fini d'être relou ;)

La démonstration sur Galis est assez impressionnante... Elle m'a mit assez mal à l'aise. Honnêtement le pouvoir d'Artag est quand meme assez terrifiant...

Bon, encore un chapitre génial. Décidément !
Hâte de lire le suivant !

À très vite !

Pétrichor.
Emmy Plume
Posté le 24/05/2021
Hellooooo ^^

Hé oui, ce chapitre est un bouquet de révélations, à la fois par les explications d'Artag, et par sa petite démonstration. Tu as raison, son pouvoir est assez terrifiant, et ça peut te donner une idée de la manière dont il est perçu à la Coure ;)

A propos du système militaire, il est assez classique, donc ce que tu me soulignes tiens plus d'une maladresse de ma part ^^'

Par contre, pour les Augures, c'est plus une question de précision manifestement : Les Augures ne sont pas un secret, seul leur visage l'est. La raison est qu'ils ne vieillissent pas et que ça fait plus d'un siècle qu'ils ont le même visage (décrit lors de la projection au chapitre "les Tuteurs"). Je n'ai peut-être pas assez insisté sur le fait qu'ils étaient immortels (ou du moins qu'ils ne vieillissent pas à cause de leur lien particulier avec les Sylphes) dans ce chapitre, mais c'est pour cette raison qu'ils portent des masques.
Je ne sais pas si c'est claire, n'hésite pas à me le dire autrement ;)

Merci beaucoup pour ton commentaire et à bientôt (sur ton histoire ou la mienne) =^v^=

Emmy Plume
Timie
Posté le 27/04/2021
Bueno bueno...
Si je peux me permettre, ça devient très très frustrant de ne pouvoir lire qu'un chapitre par semaine!!
Heureusement tu es très active sur insta et tes dessins sont magnifiques!
( mais que de talent !!)
Hâte d'être vendredi !
Emmy Plume
Posté le 15/05/2021
Ah ! je te comprends XD
Si je pouvais, j'aimerais aussi vous donner à lire le livre entier d'un seul coup... sauf qu'il faut encore que je le termine pour cela XD
Je suis contente que mes illustrations sur insta t'ai plu, pour moi le dessin et l'écriture sont très liés.

A la prochaine fois =^v^=

Emmy Plume
Hastur
Posté le 24/04/2021
Hello !

Ah superbe chapitre riche en informations et surtout quelles informations ! Un vrai plaisir, comme une sorte de petite récompense de commencer à percer le secret des Sylphes en compagnie de tous les filleules !

Les Chimères sont un nouvel élément de mystères qui s'invitent ! J'ai hâte d'en découvrir plus sur la façon dont tu vas nous faire découvrir !

Et faire fermer sa bouche à un Mauve arrogant, quel pied ! Enfin un peu de justice ! :D

Je t'ai mis des p'tites notes, remarques et pensées en cours de lecture:
"et certains peinaient à rester éveillé."
éveillés ?

"Étant le seul Tuteur possédant un Sylphe,"
Oui tous les autres sont des gros nullos ! 14-0 pour Artag ! :D J'y pensais ça en lisant cette phrase ^^*

"Enfin, toutes… il en resta une, celle de Rok Mordsson."
Aaaaaaaah, je crois que j'ai ma petite idée sur l'origine de la cicatrice ! :D

"que les Sylphes soit capables"
soient ?

Bon courage pour la suite de l'aventure ! Et les illustrations aussi :D.

A bientôt !
Emmy Plume
Posté le 15/05/2021
Me revoilà !

Ce commentaire, c'est de la joie en barre pour moi ! Ce chapitre m'a pris tellement de temps alors ça fait chaud au cœur de le voir apprécié comme ça ^v^

J'effleure la surface du mystère, et j'en rajoute un nouveau. Pour Artag, l'essentiel est de leur faire comprendre que le monde où ils vivent est plus vaste qu'ils le pensent.

Et oui, rabattre le caquet à Fineas était un plaisir. Un orgueil pareil et aussi mal placé ne peut lui attirer que des ennuis face à Artag ^v^'

" 14-0 pour Artag ", là tu m'as tuée ! XD

Hâte de te faire découvrir les Chimères en plus des Sylphes, et de continuer cette aventure ! A bientôt =^v^=

Emmy Plume
Vous lisez