Chapitre 24. (partie 2)

Par dcelian

Voilà. C'est fait. Et maintenant qu'il s'est engagé sur cette voie, il ne peut plus faire marche arrière. Il jette un bref regard à Cléa, et la confusion qu'il voit sur son visage n'a pas l'air feinte. Il soupire de soulagement et laisse un silence s'écouler tandis qu'il se prépare à la réplique. Elle ne tarde pas :

"Ash ?
— Un démon. Un peu comme un fantôme... Un peu comme toi, en fait."
Cette fois, son expression se fige brusquement. Soa ne peut pas s'empêcher de le remarquer et de trouver ça étrange, parce que Cléa est relativement impulsive et spontanée, or là, elle s'est simplement arrêtée comme pour peser ses mots, comme si elle cherchait quel visage revêtir dans cette circonstance. Comme si elle avait quelque chose à cacher ?
Finalement, elle coupe sa réflexion en rebondissant :
"Et il voulait quoi, ce démon ?
— ... je sais pas vraiment."
C'est d'ailleurs plus vrai que ça n'en a l'air. Au final, il n'a aucune idée de ses réelles intentions.
"Comment ça, tu sais pas vraiment ? Un démon t'apparaît, tu sais pas vraiment pourquoi mais tu décides quand même d'écouter ce qu'il a à te dire ? T'aurais pu... RAH ! Andouille.
— Il..."
Elle plante aussitôt son regard dans le sien pour l'encourager à poursuivre. Ses grands yeux étincelants sont suspendus à ses lèvres hésitantes. Il décide de se lancer :

"Il m'a proposé la vérité... Il m'a proposé de tout m'expliquer et de répondre à mes questions."

Cléa éclate alors d'un rire qui remplace toutes les expressions sur son visage. Il n'y a plus que cette joie soulagée, presque nerveuse, qui vient succéder aux troubles les plus profonds.

"Un démon t'a proposé la vérité ? Mon pauvre... T'es trop naïf pour ton propre bien, Soa. Tu finiras par le regretter."

Il rougit, il baisse les yeux et elle rit à nouveau. Était-ce si idiot que ça ? Probablement. Oui, elle a probablement raison.
Mais il soupire, parce qu'il subsiste toujours des questions qu'il n'ose pas lui poser. Par exemple, elle a rapidement dévié le sujet quand il a abordé sa ressemblance avec le démon. Qu'est-ce que ça peut vouloir dire ? Est-ce qu'elle s'en moque éperdument, ou est-ce qu'elle a préféré lui dissimuler quelque chose ? Ou encore, pourquoi cette expression étrange sur son visage, qu'elle a rapidement remplacée par un rire presque soulagé ?

Pourtant, plus il y réfléchit et plus il se dit qu'il est idiot. Peut-être bien que Cléa a raison, là encore. Il la connaît depuis toujours, et s'il y a bien une chose en laquelle il peut croire, c'est leur lien, c'est elle, c'est eux. Il voue à Grégor un amour timide mais sans bornes, c'est vrai. Malgré tout, Cléa, c'est différent. Cléa, c'est son puits à secrets comme il est le sien. C'est les rires, les chamailleries complices, les conversations avec les yeux. C'est un été perpétuel dont la chaleur chasse les doutes et les orages, dont les éclats rendent son monde un peu plus beau.

Alors si elle lui tait sa vérité, c'est qu'elle a de bonnes raisons de le faire. Le moment viendra où ses secrets devront être confiés, et il se devra d'être là pour les recevoir. Il n'a plus qu'à patienter et à lui faire confiance.
Il se redresse sensiblement et lève ses yeux jusqu'aux siens. Il ne dit rien, elle ne dit rien non plus, mais il sent qu'elle a compris. Il ne dit rien, elle ne dit rien non plus, mais il dit "je suis là, je t'attends", et il le pense sincèrement.
Une fois de plus, Cléa se dirige vers lui et le serre dans ses bras. Cette fois, en revanche, elle ne le frappe pas, elle ne bouge plus. Ils sont figés à nouveau.

Finalement, Soa sent le corps contre lui perdre sa consistance et lui échapper. Elle repart déjà. Il resserre son étreinte pour les derniers instants tandis qu'elle disparaît dans le gris pluvieux filtré par la fenêtre. Lorsqu'elle s'éteint totalement, il est presque certain d'entendre un soupir lui parvenir, un soupir qui dirait quelque chose comme, "idiot".
Il murmure "toi-même" et il sourit, mais la pièce n'en paraît pas moins triste ni terne.

***

Lorsqu'elle émerge de son profond sommeil, Gaëlle est prise d'un vertige étrange. Les mots de la Déesse résonnent encore dans son crâne, ils forment un écho qu'elle ne parvient pas à chasser véritablement.

"J'entends la rumeur des terribles conflits qui guettent. Ne faites pas confiance aux lueurs."

Elucubrations d'une vieille femme excentrique ou avertissement divin ? Difficile de faire la part des choses quand on a si peu d'informations en mains. Alors elle soupire. Elle soupire parce que ce n'est pas le moment de dormir, parce que... Mais où est-elle, au fait ? Elle se souvient de la Déesse, elle se souvient du portail, et puis... Gaïa ? Si tout s'est passé comme prévu, ils devraient être rentrés dans leur monde. Mais Gaëlle a beau tendre l'oreille, le silence obscur dans lequel est plongé cette étrange petite pièce ne lui est pas familier. Il est interrompu de vieux craquements humides, comme si...

"Chhhh..."
Une drôle de voix surgit du silence trempé et... elle lui ordonne manifestement de se taire ? Qui est là, avec elle ? Ce n'était pas Soa, pourtant ça ne peut logiquement qu'être lui, qui d'autre sinon ?

Cette fois, c'est un coup de canne sur son crâne qui lui intime chaleureusement de la fermer. De la fermer ? Elle n'a même pas ouvert la b-
Maude. Gaëlle se redresse brusquement, provoquant une vague de douleurs dans son corps meurtri par les épreuves passées la forçant aussitôt à se rallonger. Maude. C'est elle. C'est forcément elle. Alors ça a marché. Ils sont de retour à la maison.

"Vous êtes rentrés, oui. T'as été épatante. Mais maintenant tu la boucles et tu prends du repos. T'es dans un sale état, et c'est encore le meilleur des remèdes."

Gaëlle retombe sur le matelas pourri qui la supporte tandis qu'un sentiment étrange l'envahit. Il y a une grande part de satisfaction, oui, mais la satisfaction ne vient visiblement pas seule. Elle est accompagnée de cette pointe d'insuffisance et de remord, comme un arrière-goût désagréable, une sensation d'inachevé, presque un semblant d'échec. Et elle n'a pas besoin de creuser très loin pour savoir à quoi ces troubles sont dus. Elle en est parfaitement consciente. Hollis.
Une fois encore, ce sont les paroles de la Déesse qui lui reviennent.

"Hollis est digne de confiance. Il faut croire en Hollis."

Comme si c'était si facile. Gaëlle sent la colère affluer de nouveau. Ça ne devrait pas être comme ça. Ça ne devrait jamais être comme ça. Les enfants doivent se reposer sur les adultes, pas l'inverse. Pourtant, elle a laissé Hollis derrière sans scrupules. Il n'y a pas de repentance pour ça, seulement une culpabilité profonde qui ne se déloge jamais autrement que par les plus bas mensonges.

Et il faudrait qu'elle dorme ? Elle ne s'en sent pas capable. Elle a sauvé une vie au prix d'une autre, et c'est un choix qui ne devrait jamais avoir à être parce qu'il implique de renoncer à la chose essentielle : son humanité.
Et il faudrait qu'elle dorme ? Mais dormir, c'est s'échapper, c'est aller plus loin. Elle ne peut pas faire ça. C'est impossible.

Soudain, la voix de Maude s'élève à nouveau, rompant le cercle vicieux de ses pensées sombres. Elle chante ? On dirait qu'elle chante. C'est un murmure aux sonorités inconnues, un murmure grave et rauque de sa vieille voix chevrotante qui apaise les tensions et qui fait taire le silence.
A mesure que la mélodie se poursuit, pourtant, Gaëlle sent qu'il se joue là autre chose. Maude ne chante pas. Elle psalmodie. Elle invoque les forces occultes. Mais dans quel but ?

Tout devient flou, et ses yeux se ferment compulsivement. Est-ce que c'est elle que Maude ensorcèle ?
Elle se laisse happer par le sommeil.

*

 Quand elle rouvre les yeux, elle sent qu'un temps s'est écoulé. L'atmosphère est différente. La mélodie des lieux est la même, bien sûr, toujours ce silence étrangement humide et poisseux, mais son instinct lui assure que plusieurs heures se sont écoulées. Et Gaëlle le croit.
Elle se sent plus légère, plus apaisée. La culpabilité est toujours là, coincée quelque part au-dedans, mais alors qu'elle se redresse, elle sent qu'elle sera capable d'avancer malgré elle. Oh, elle n'en souffrira pas moins. Mais les souffrances sont son lot quotidien, et si elle avait préféré ne pas souffrir, elle aurait tout aussi bien pu vivre une autre vie. Or elle ne regrette pas la vie qu'elle a vécu.
Elle vivra encore. Elle vivra pour Hollis. Elle lui doit au moins ça.

Lentement, elle sort des rêves, elle sort des projections, elle sort du lit. Elle se redresse bien droite et elle sent toutes les fragilités de son être, mais ça ne l'arrête pas. Le grincement du sommier l'accompagne. Quand elle pose un pied par terre, c'est le parquet qui grince à son tour. Tout ne se résume plus qu'à ce déchirement disharmonieux qui la pousse dans ses efforts, qui lui dit, allez, du nerf ma cocotte, il va bien falloir se lever quand même ! Alors elle se lève. Comme si c'était si simple, depuis le début. Elle chancèle un peu, mais elle est là, debout, vivante, et encore pour longtemps. Le bois sous ses pieds en témoigne.

Elle fait un pas, puis un autre. Les grincements lui répondent. Elle ne sait pas où elle se dirige, mais elle se sent inarrêtable, elle continue, peut-être vers ce filet de lumière qu'elle croit discerner au milieu des Ombres.
A tâtons, elle découvre la pièce dans toutes ses aspérités et finit par comprendre que le semblant de jour qu'elle aperçoit provient d'une fenêtre couverte par un épais rideau. Elle le tire aussitôt, et ses anneaux s'entrechoquent sur la tringle qui les retient en un tintement métallique, se mêlant un instant aux gémissements de la chambre tout autour.

La lumière envahit les lieux, envahit ses yeux, et elle les ferme un instant. Le ciel est couvert mais elle a passé trop longtemps dans le noir, elle met un temps à s'habituer à nouveau. Dans la continuité de son élan, prise d'un sursaut de vie, elle soulève le loquet et tire vers elle de toutes ses forces. Il y a un grand bruit de verre et de bois, puis la fenêtre s'ouvre sur le dehors. Les yeux toujours clos, elle devine ce qui lui fait face tandis que la rumeur de la ville lui parvient dans le vent.
Ce calme mystérieux, cet air frais. Grimard.

Elle se laisse bercer un instant. Les grincements se taisent. Ses pensées aussi. Le silence fait irruption dans la pièce avec le jour, et tout retient son souffle comme pour mieux apprécier cet interlude de paix passager. Son corps meurtri se réveille au contact des minces filets de soleil que laissent passer les nuages, et elle l'entend qui se détend, qui se réjouit, même. Elle a réussi. La culpabilité n'y changera rien. Hollis aurait sans doute préféré la voir sourire. Alors elle tâche d'être convaincante, timidement, un peu crispée, son visage s'étire et ses tensions s'envolent discrètement. Gaëlle les confie à la brise.

Pourtant, à mesure qu'elle revient à elle, à mesure qu'elle reprend conscience de son corps, de l'air qui y circule, du sang, aussi, elle réalise qu'il manque quelque chose.
Maude. Elle ne l'a pas entendue. Et elle a un mauvais pressentiment.
Elle perd toute la sérénité qui la gagnait progressivement. Elle se retourne pour balayer la pièce des yeux, et son regard se fige aussitôt qu'il tombe sur la vieille femme. Parce que c'est une vieille femme, maintenant.

"Maude ?"

C'est une vieille femme qui git là, écroulée au sol à côté de sa chaise en bois renversée.

"Maude !?"

Gaëlle se précipite vers elle. Elle tente de garder son sang-froid malgré la panique qui cherche à s'emparer d'elle, elle inspire fort, elle expire fort aussi, et ça lui fait penser qu'elle devrait vérifier si Maude fait de même, si elle respire, alors il n'y a plus que ça qui compte, le souffle sacré de la très vieille dame, l'air qui circule dans son corps, c'est la seule chose au monde qui est encore digne d'intérêt.

Gaëlle tâche de calmer sa tension pour mieux se concentrer mais rien n'y fait, elle n'entend que sa propre respiration, elle prend presque toute la place sonore et n'en laisse que suffisamment pour que son cœur batte fort, plus fort que tout, il résonne en elle, brutalement vivante face au corps de Maude que la vie semble quitter peu à peu.
Maladroitement, elle s'affaire à chercher le pouls de la très vieille femme, mais rien n'y fait, elle ne sent que son propre sang qui pulse et qui la nargue de sa vitalité à elle, elle qui survit toujours par des miracles inexplicables, elle qui survit contrairement à tous les autres. Les images confuses de ses parents, de son maître et de Hollis se mélangent devant ses yeux embués de larmes.
Et puis elle secoue la tête.

Non.

Elle en a assez. Si la mort compte emporter Maude, elle aura affaire à elle. Quel intérêt, de toute façon, d'emporter une trop vieille dame, comme ça ? Si elle avait dû partir, voilà des siècles qu'elle l'aurait fait. Maintenant, c'est trop tard, la mort a raté le coche, tant pis pour elle. Hors de question que Gaëlle supporte encore ses visites à l'improviste.
Hors de question qu'un être cher s'éteigne encore sous ses yeux.
Plus déterminée que jamais, elle met une main tremblante devant la bouche de Maude. Contre sa paume et toute attente, elle sent son souffle, léger, presque imperceptible, mais bien là. Elle respire. Elle respire pour de vrai. Alors tout n'est pas foutu.
Oh, bordel, la puissance de l'espoir qui la traverse alors. Bien sûr, que c'est pas foutu. La mort n'a qu'à bien se tenir.
Parce que Maude n'a pas dit son dernier mot.

***

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Sklaërenn
Posté le 10/07/2021
L'histoire d'une rainette x) Le titre colle avec la fin ahah.

Bon ! Bah voilà à peine arriver et un poil rétabli, qu'ils sont déjà repartie nos loupiaux !

Du coup... Le cas Hollis sera-t-il vraiment éclairci un jour ? Ou resteront nous sur cette question existentiel : Est-il toujours vivant ? Ouai, je suis frustrée x)

J'aime beaucoup comment tu ramène le personne du début qu'à Sauver Gaëlle au moment présent et du fait de devoir passer par elle pour se rendre à leur prochaine destination. On sent que chaque perso que tu met là a son utilité et que c'est pas juste pour faire jolie.
dcelian
Posté le 11/07/2021
Ahhh merci beaucoup ! J'essaie de faire très attention à tous mes personnages, et j'aime beaucoup leur permettre de réapparaître, officiellement ou non, par la suite. Content que tu l'aies relevé !
Pour Hollis : pardon pour ta frustration mais je préfère quand même te laisser dans l'ignorance ! (je suis démoniaque)
Toujours content de te revoir ici, en tout cas, merci infiniment pour ta patience et ta présence :D
A bientôt <3
dodoreve
Posté le 10/07/2021
"L'espace de cet instant, Soa craint que Gaëlle ne le frappe comme l'a fait Cléa plus tôt. Il faut dire que, cette fois encore, il croit bien mériter une telle attention de sa part. Mais la Traqueuse n'en fait rien. Un éclair traverse ses yeux sombres, un éclair qui dit, toi, je m'occupe de toi juste après, alors Soa déglutit nerveusement tandis qu'elle inspire un grand coup." ahahah <3
"Ils se rendront à Rune. Reste à savoir comment s'y prendre." Eh bah, pas le temps de niaiser
"Vous allez me faire pleurer, tiens. Bon, les madeleines, on a de la route devant nous ! Et si Maude cane en chemin à cause de vos bêtises, soyez certains qu'elle vous hantera jusqu'à la fin de vos jours." Je commenterai pas le moment qui précède mais tu peux pas savoir mon plaisir à entendre la réaction de Gaëlle ahahah Heureusement qu'elle est là pour porter mes émotions x) (+ mention spéciale pour le "Et si Maude cane en chemin" ahahah)
J'ai adoré le silence de Soa, qu'est-ce qu'il m'a fait rire. Et les réactions de Gaëlle, comme toujours ("Ha ! On ne peut pas dire qu'il se soit foulé."). Tu gères vraiment bien leurs deux points de vue, ils sont très singuliers l'un et l'autre, très différents, et ça donne une bonne dynamique quand on passe de l'un à l'autre. Une dynamique assez drôle, qui plus est.
Bon, j'ai pas tout à fait retrouvé Hollis comme je le voulais, mais en même temps je sais pas ce que j'attendais exactement à part un deus ex machina x) Mais je t'avoue qu'une part de moi espère bien qu'Hollis reviendra, soit à Gaïa, soit à Aïag, en vrai je sais pas et je m'en fiche mais je pourrais pas me faire à sa mort. Parce qu'on n'a rien vu de confirmé, après tout, même si Gaëlle s'en veut terriblement et qu'elle imagine le pire.
Pour l'instant ils vont à Rune, ceci dit. Okay, je suis. *s'embarque dans la calèche* Je me demande si Cléa va pointer le bout de son nez, puisqu'elle a déjà vu Gaëlle. Je me demande aussi, avec le recul, pourquoi elle ne savait pas où était Soa puisqu'elle a bien dû suivre Gaëlle de loin et en apprendre autant qu'elle, même si ensuite Gaëlle est partie à Aïag. Je me demande aussi si on peut vraiment lui faire confiance, parce que c'est vrai que Soa c'est un naïf bien comme il faut. J'espère que Soa s'ouvrira aussi un peu à Gaëlle parce que ce serait top pour mieux comprendre certaines choses (mon humble avis, qu'il ignorera probablement cet idiot). Plein de questions, quoi !
À BIENTÔT pour la suite 0:) (Je rigole hein, prends ton temps évidemment, le plaisir change pas <3)
dcelian
Posté le 10/07/2021
Hahahaha je comprends parfaitement ta frustration. En un sens, ma Gaëlle a quelque chose de ta Lyuris, et c'est pas pour me déplaire ! Content que t'aies été réceptif.ve à ses remarques et ses petites piques jetées à la cantonade, elle est très douée pour ça et c'est ce qui fait que je l'aime autant. Merci encore de souligner cette dynamique entre eux, bon sang comme j'adore alterner entre leurs points de vue pour parler de leurs états d'âme tellement tortueux, l'un comme l'autre ! Ah ça, c'est une belle équipe de bras cassés. Mais j'ai toujours beaucoup aimé les gens comme ça <3
Pour Hollis, je comprends aussi ta frustration. A peine apparue que la rainette repart déjà. J'espère aussi que son heure reviendra :c

Pour toutes tes questions, je me garde évidemment de te répondre mais j'espère que tu trouveras ton bonheur par la suite. Les réponses finiront sans doute par arriver. Et puis, l'attente fait partie du jeu, d'une certaine façon...
Pour l'instant, comme tu dis, c'est direction Rune. Et la suite promet d'être mouvementée, quoique très différente de ce que j'ai écrit jusqu'à présent.
Merci d'être toujours là, merci d'avoir lu si vite et avec ta ponctualité habituelle, et puis finalement, merci pour tout quoi <3
A très vite !!!
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