Chapitre 23. S’il est un lieu où il faut choisir de mourir

Par dcelian
Notes de l’auteur : Bonjour !!! Voilà enfin le chapitre suivant, et je dois dire qu’en le relisant je suis plutôt fier de mon travail. J’espère qu’il vous plaira autant qu’à moi !
Mais j’ai bon espoir. D’autant que la fin est... bon. Je vous laisse le plaisir de le découvrir ;)
Bonne lecture !

Gaëlle n'a pas bougé d'un pouce. Elle est là, enterrée dans le sable, complètement paralysée par la renaissance qui se joue sous son regard, complètement hypnotisée par cet étrange spectacle que lui offre la nuit claire. Elle se tait.
Elle connaît la volonté de vivre, elle sait les forces qu'elle engendre, elle sait l'inexplicable qui s'y rattache pour l'avoir vécu. Mais elle n'avait jamais été témoin de cet embrasement autrement qu'en elle-même. C'était inimaginable d'envisager que son baptême aurait lieu dans de telles circonstances. Pourtant la voilà, immobile sur le désert comme un bateau qui contemple la force brute de l'océan devant lui.

Peu à peu, la silhouette de l'homme à terre reprend forme, elle reprend vie et elle reprend sa marche, elle avance droit avec cette détermination paradoxale qui caractérise les gens ayant renoncé à tout. C'est ça. Face à elle progresse péniblement cet homme qui ne croit plus en rien, et qui offre sa vie comme tribu à sa foi perdue.

Gaëlle se dit que, à y réfléchir, leurs parcours sont relativement similaires. C'est une lente agonie pour les promesses. Tout se joue dans ces paroles données pour la volupté d'une reconnaissance qui ne vient pas. Et quand se perd l'espoir de cette gratification, alors la folie l'emporte enfin sur l'ardeur, elle emporte tout dans ses flots sombres.

Puis Gaëlle regarde la nuit tout autour. Elle se dit que s'il est un lieu où il faut choisir de mourir, elle comprend sans mal que ce soit celui-ci et nul autre. Mais elle n'a pas encore choisi de mourir. Elle n'a encore rien choisi du tout. Elle est là, toujours muette alors que la vague s'approche irrémédiablement. C'est une vague étrange, avec une démarche plus étrange encore, chancelante, elle paraît sur le point de s'effondrer à chaque instant. Mais Gaëlle connaît l'océan. Elle sait qu'il faut toujours se méfier des vagues. Pourtant, elle est figée dans cet état de contemplation, elle est incapable du moindre geste, de la moindre parole, elle attend. Et à ses côtés, Hollis attend aussi.

Hollis.

Hollis à qui elle voulait épargner la confrontation, Hollis qu'elle voulait préserver des déchirements à venir.

Elle prend soudain conscience que l'homme est dangereusement proche. Ses sens se réveillent brusquement et son corps se remet aussitôt en mouvement. Et alors le monde accélère, tout ne se joue plus que sur les secondes à venir.

Gaëlle se tourne vers Hollis et se propulse dans sa direction pour l'entraîner vers l'église. Elle réalise tout à coup que le silence d'une rainette n'est jamais de bon augure. Parce qu'elle comprend alors ses intentions dans le mutisme de l'enfant et, lorsqu'elle tend sa main pour l'attraper, c'est un instant trop tard.

Toujours sous sa forme animale, Hollis fléchit ses pattes arrières et bondit droit vers leur assaillant, droit dans la gueule du loup, de la marée, iel se précipite à la noyade.
Gaëlle reste un temps de plus qu'elle l'aurait voulu sur place, elle sent la fatigue qui l'accable, la faim, la soif, son corps affreusement faible, elle sent tout ça. Mais elle ne peut pas laisser l'enfant.

Elle inspire un grand coup, comme si elle s'apprêtait à plonger sans savoir quand elle pourrait respirer à nouveau, elle inspire presque brutalement et ça envahit tout son être, ça se propage en elle comme le courage qu'elle rassemble. Elle prend appui à son tour et... rien. Rien du tout. Elle voudrait poursuivre Hollis qui atteindra bientôt le point de non-retour, elle le voudrait sincèrement, mais son corps la retient, il n'esquisse plus le moindre geste. Elle ne peut qu'assister à la scène, se maudissant de l'incapacité dont elle fait toujours preuve dans les moments qui comptent.

Mais cette fois c'est différent. Il y a comme cette petite voix dont les échos lui paraissent étrangement familiers. Elle résonne dans sa tête sans qu'elle parvienne à en comprendre les mots. Est-ce que cette petite voix emploie réellement des mots ? C'est impossible à dire. Elle murmure à son oreille dans cette langue que Gaëlle ne comprend pas. Une voix de femme ? Elle parierait dessus. La Traqueuse se concentre un instant. Ça vient de derrière.

Le temps qui filait se fige sous ses yeux, il semble s'étirer éternellement, et tout s'écoule désormais avec une infinie lenteur. C'est comme si ses sens se décuplaient alors que sa conscience la quitte peu à peu. Elle entend nettement le feulement enragé de Hollis, Hollis qui –
Elle entend l'air frais qui balaie le désert et ses cheveux, elle entend le sable sous ses pieds et Soa qui respire paisiblement, collé contre elle. Elle prend tout à coup conscience du froid qui s'est abattu sur eux depuis la nuit. Elle frissonne un peu. Et puis, au milieu du tumulte nocturne, il y a cette voix.

A mesure qu'elle se retourne en tendant l'oreille, Gaëlle se sent comme enveloppée dans une sorte de flou. Les choses semblent se distordre et adopter des formes incorrectes, les sons sont atrophiés, distants.
Elle est sous l'eau.
Elle est perdue au beau milieu du désert, et elle est sous l'eau.
Il fait meilleur, ici. Les courants tièdes lui rappellent la chaleur caractéristique des étés dans les collines, des étés chez elle, loin.
Dans cet état second, elle perd finalement Hollis des yeux tandis qu'iel se sacrifie au danger. Pour elle.
Mais pourquoi, déjà ?
Les courants noient son présent pour mieux faire remonter les souvenirs.

Gaëlle achève finalement de se retourner pour retrouver la vision mystérieuse de l'église de travers. Et alors, elle en est intimement persuadée, elle sait que c'est elle qui l'appelle. Toujours dans cette transe étrange mais pleinement consciente malgré tout, la Traqueuse pose un pied plus loin, puis un autre, elle laisse derrière elle Hollis et le chaos, elle dérive ailleurs.
Non qu'elle en ait envie, mais elle n'a pas d'autre choix. Elle le sent dans sa chair. Alors elle accélère le pas, et le sable s'écoule sous ses pieds mais rien ne l'arrête plus, elle approche résolument.

Elle est saisie d'un nouveau frisson lorsqu'elle atteint la pierre glacée qui ceint le drôle de bâtiment. Ce n'est pas un contact désagréable, simplement inattendu. Et comme la voix qui s'amplifie à mesure qu'elle avance, cette froideur ne lui est pas étrangère.

Le réel se défait peu à peu. Des images vagues se forment dans son esprit avant de disparaître dans une écume incompréhensible, prenant le dessus sur tout le reste. Est-ce que ces souvenirs viennent d'avant ? Avant les joies de son enfance, avant la mer et le soleil, avant ses parents et leur musique comme un été qui chante. Avant l'avant.

Les battants de la porte de l'église sont ouverts comme une mâchoire. Ils laissent place à ce grand vide qui murmure et qui semble la happer tout entière. Là, derrière, il y a les réponses, il y a les secrets enfouis et les promesses à tenir. La voix est à portée de main.
Elle a la désagréable impression de laisser quelque chose derrière elle, mais quoi ? Impossible à dire. La nuit ne se résume plus qu'à ce chuchotis qui l'envoûte, tout le reste s'est évaporé en silence. Alors elle avance avec ce poids sur les épaules – Soa ? elle n'est plus certaine de se rappeler. Elle entre sans crainte. Elle s'engouffre dans le trou béant.
Et les battants de la porte se rabattent derrière elle, l'engloutissant dans un claquement sinistre.

Dedans, la nuit est absolue. Gaëlle a pénétré son royaume. Ses paupières clignent à répétition dans le vain espoir d'enfin déceler les formes. Vain espoir, car ici les formes sont autres. Ici, l'espace est différent, mystique, le visuel n'a pas sa place, ce qui compte est ailleurs.
Elle tend l'oreille.
L'eau s'éloigne à mesure qu'elle se concentre. Elle entend de nouveau sa respiration et celle de Soa, elle entend l'écho de ses pas qui s'éteint peu à peu dans les murs. Elle émerge enfin. Et sa mémoire défaillante se remet en marche aussi sec. Elle comprend cependant un peu tard que tout ceci n'était qu'un piège, que la voix n'était qu'un envoûtement, qu'on a tenté de l'appâter ici et qu'elle a marché avec la naïveté de l'enfant qu'elle n'est pourtant plus.

Aussitôt, elle resserre son emprise sur Soa comme s'il était le dernier rempart, la dernière parcelle de réel à laquelle s'accrocher à tout prix. Elle se serait trompée d'endroit ? Maude lui aurait menti ? Quelle que soit la vérité, ce n'est définitivement pas celle qu'elle est venue chercher.
Elle serre les dents. Dans cette obscurité, impossible de déterminer ce qui l'attend, alors elle se prépare au pire. Mais pourra-t-elle réellement lui faire face, dans son état pitoyable ? Rien n'est moins certain.

C'est alors qu'une voix vient rompre le silence des secrets.

"Un piège ?"
C'est une voix absolument différente de celle des murmures. Plutôt féminine, il s'en dégage une froideur lasse et molle.
Gaëlle distingue mieux les contours et les ombres, mais rien n'est encore précis, rien ne se discerne clairement.

"Qui est là ?"

Sa question se fait prisonnière des murs avant de s'échapper dans la nuit. Rien ne bouge. Tout se tait. Silence d'un temps. Gaëlle attend, elle sent une tension naître dans le vide qui l'entoure. La sienne, peut-être ?
On attend quoi, au juste ?
Mais une profonde inspiration résonne, et la même voix lui répond finalement.

"Ah... Encore des questions... Et toi, qui es-tu ?"
Elle marque un temps avant de se raviser :

"Non, finalement, ne dis rien... Ça ne m'intéresse pas."
Plus que la froideur, il y a une lenteur infinie dans son ton, comme si chacun de ses mots étaient précieux. Ou comme si elle avait du mal à articuler ses pensées. Ce n'est pas de l'antipathie, il y autre chose, comme un détachement, une distance qu'elle placerait entre elle et Gaëlle, entre elle et le monde.

Peu à peu, les ombres s'éclaircissent et prennent vie, la Traqueuse distingue enfin l'intérieur de l'église. C'est une salle unique et imposante, conçue tout en hauteur comme le laissait imaginer sa morphologie. Et dans son maigre corps circulaire, quelques rangées de bancs séparés par une allée principale, un immense pilier central voûté et une masse sombre, tout au bout de la pièce, que Gaëlle n'a encore jamais vue dans une église auparavant. Un autel propre aux gens d'ici ? Ont-ils une religion différente de celle qu'elle connaît ?
Impossible à dire. Ce qui est certain, c'est qu'il n'y a toujours aucune trace de la voix ni de sa profonde lassitude.

"Ecoutez, vous n'avez peut-être pas envie de m'entendre mais c'est probablement le cadet de mes soucis. Ouvrez-moi la porte ! J'ai laissé quelqu'un derrière, je ne peux pas l'abandonner comme ça."

Une fois de plus, la voix se tait, elle laisse passer son temps, et Gaëlle serre les poings pour ne pas se mettre à hurler. Non mais pour qui elle se prend, celle-là ? Peut-être qu'elle a l'éternité devant elle mais c'est loin d'être son cas, alors il faudrait veiller à se bouger, et rapidement !
Finalement, l'autre reprend, toujours invisible. Et sa réponse tend chacun des muscles de la Traqueuse :

"Silence."

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Sklaërenn
Posté le 27/06/2021
Plop !

Je ne m'attendais pas à une tournure du genre ! Comme dodoreve, je m'attendais à voir débarquer Maude ou Cléa, mais pas un personnage de ce style ( que tu amène magistralement bien - comme tout le reste 8D ) C'est vrai que ça m'a aussi fait penser à Farouk de passe-murailles, j'avais manger son nom jusqu'à lire le commentaire de dodo ahah ( pourtant je l'ai lu il y a peu ! )

Soa se réveille enfin à la fin du chapitre et du coup, il emporte toute nos questions avec lui qui trouveront réponse dans le prochain chapitre ( ou pas XD ) Est-ce qu'il a capter ce qui se jouait à minima ou est-ce qu'il a juste pioncer comme un ours en pleine hibernation ? S'il pionçait comme un ours, il va rien capter ^^'' Je me demande ce qu'on fait nos autres persos en attendait et ce que signifiait cette mise en garde concernant les lueurs et les conflits qui guettent. Sûrement en lien avec l'enlèvement de Soa, mais c'est toujours aussi abstrait pour l'instant ce qui se joue derrière nos deux protagonistes préférés :)

Et du coup, je me demande si nous reverrons Hollis, un coup on parle de son sacrifice, mais d'un autre on nous dit de croire en lui, ce qui me laisse à penser qu'il ne s'est pas vraiment sacrifier au final et qu'il a encore un rôle à jouer dans l'histoire.
dcelian
Posté le 28/06/2021
Salut :D
Eh ben dis donc, quel honneur que vous ayez tous les deux eu cette image en me lisant... Merci infiniment <3
Pour Soa : hahaaaa, tu verras bien. Mais ce qui est sûr c'est que ça va faire tout drôle de le retrouver après 9 chapitres sans lui... J'espère que le décalage sera pas trop étrange !
En tout cas, j'ai hâte de vous partager ça. Enfin, ça et toutes les réponses aux mille questions que vous me posez, évidemment ;)
A bientôt :D
dodoreve
Posté le 25/06/2021
Eh bien je ne m'attendais pas à finalement pouvoir trouver le temps de lire ton chapitre, mais faut croire que c'est le soir des grands exploits !

"Elle connaît la volonté de vivre, elle sait les forces qu'elle engendre, elle sait l'inexplicable qui s'y rattache pour l'avoir vécu. Mais elle n'avait jamais été témoin de cet embrasement autrement qu'en elle-même. C'était inimaginable d'envisager que son baptême aurait lieu dans de telles circonstances. Pourtant la voilà, immobile sur le désert comme un bateau qui contemple la force brute de l'océan devant lui." Ah, j'ai adoré les images que tu utilises ici ! C'est hyper subtil, ça fonctionne bien ensemble et c'est pas sur le compte de la gratuité des jolis mots. J'aime beaucoup !

"C'est une lente agonie pour les promesses. Tout se joue dans ces paroles données pour la volupté d'une reconnaissance qui ne vient pas. Et quand se perd l'espoir de cette gratification, alors la folie l'emporte enfin sur l'ardeur, elle emporte tout dans ses flots sombres." J'ai eu la même impression en lisant ce passage, qui me donne à réfléchir sur des choses très profondes dans la vie (je le remarque en riant, mais c'est vrai).

"Elle se dit que s'il est un lieu où il faut choisir de mourir, alors elle comprend sans mal que ce soit celui-ci et nul autre." Ça ne me choque pas démesurément, mais j'ai dû relire la phrase plusieurs fois (en dehors du plaisir de retrouver le titre) : le "alors" est peut-être en trop ?

"Mais Gaëlle connaît l'océan." Avec ce beau début où il est tant question d'eau, et mes théories dans ma sacoche, je ne peux que dire : oui oui oui oui oui !

"Une voix d'une femme ?" CLEA IS THAT YOU???
C'est la première pensée que j'ai eue x) Mais je peux pas m'empêcher de remarquer que le "une" sonne un peu redondant, pour moi il faudrait choisir entre "La voix d'une femme ?" ou "Une voix de femme ?"... à toi de voir ce que tu en penses :)

"Soa qui respire paisiblement" Ce gars et moi on partage les mêmes dodos, tranquille pépère. Mais faut savoir se réveiller, et j'espère comme Gaëlle que Maude réussira à le tirer du sommeil, tout de même x)

"Dans cet état second, elle perd finalement Hollis des yeux tandis qu'iel se sacrifie au danger. Pour elle." Là je plisse les yeux. Je ne sais pas ce qui se trame, je ne sais pas ce que Gaëlle s'imagine, mais moi je REFUSE tout simplement qu'il arrive quoi que ce soit à Hollis aka mon poticha. Non. non non non.

"Non, finalement, ne dis rien... Ça ne m'intéresse pas." THE END (oui ça m'a fait rire, ce gros vent que Gaëlle se prend)

"On nage en plein délire." Ah bah oui, parce que Gaëlle va pas vivre ça sans râler, quand même. + Tu ne t'étonneras plus, mais je peux pas m'empêcher d'apprécier le "nager" d'ici, évidemment.

"Parce que sacrifier un enfant, même pour une cause qui semble juste, ça n'est pas la vérité que Gaëlle a choisi de suivre. Peu importe si c'est contraire aux grands principes de ce monde, ça, c'est un autre problème." Merci Gaëlle, ramenez-moi mon poticha maintenant

Si je m'attendais à cette histoire de déesse, wow...! J'ai cru à tout instant que Maude allait débarquer, que Cléa allait débarquer, que la Déesse se révélerait, et finalement ça reste une présence très mystérieuse et inexpliquée (pour le moment ou pour toute l'histoire d'ailleurs, ça ne m'étonnerait presque pas). J'ai bien aimé ta manière de la décrire, j'y retrouvais un peu l'ambiance qui se dégageait de l'esprit de famille Farouk, dans La Passe-Miroir -- cette espèce d'amnésie géante et hors du temps. Vraiment, ça m'intrigue et j'ai hâte de savoir ce que tu feras de cet autre arc. Que concluront-ils sur ces lueurs ?

Et Soa, qu'est-ce qu'il aura à raconter ? Est-ce que malgré son énorme dodo, il aura des choses à nous apprendre ? Comment vont-ils se retrouver avec Gaëlle ? (Lui fera-t-il des excuses ?) Le pauvre ne va rien comprendre quand Grégor et elle se serreront la pince de gratitude 8) Et Maude, qu'est-ce qu'elle va dire du retour des deux zigotos sans son aide ? ET CLEA ELLE EST OÙ CLEA ?? (ahahah)
(Oui bon je rigole mais reste tout de même sa présence qui intrigue tant, et puis c'est un peu sur ses conseils que Soa s'est mis dans ce pétrin, donc je voudrais bien savoir comment elle va rejoindre le fil de ton histoire...)

En tout cas c'est un chapitre que j'ai trouvé hypnotisant, entre l'absence trop proche de Hollis (on sent tellement bien la frustration de Gaëlle, d'ailleurs) et la présence énigmatique de la Déesse (la fatigue joue peut-être, tu as vu l'heure ?). Je comprends qu'on est loin d'être à la fin de cette affaire, et c'est pour mon plus grand plaisir 8) À vite !
dcelian
Posté le 27/06/2021
Rhaaaa merci d'avoir relevé tous ces petits passages au début, j'en étais particulièrement fier quand je les ai écrits. Je leur associe vraiment la vibe idéale que je souhaiterais donner à toute mon histoire, ce style un peu métaphorique si ce n'est mystérieux mais en même temps très imagé et parlant (est-ce que ça fait sens ? probablement pas, mais je me comprends x)), du coup voilà : MERCI
"J'ai eu la même impression en lisant ce passage, qui me donne à réfléchir sur des choses très profondes dans la vie (je le remarque en riant, mais c'est vrai)." bhahah je souris en lisant ça mais ça me fait plaisir aussi. J'ai remarqué que j'avais tiré beaucoup de conclusions sur 'la vie' en général dans ce chapitre, comme si j'étais devenu très spirituel pendant quelques lignes... mystérieux. J'ai décidé de laisser comme tel, j'aime bien le rendu. Et si t'aimes bien aussi, alors je me dis que j'ai bien fait !
Toutes tes remarques sur l'eau m'ont fait beaucoup rire, comme toujours x) Je pense que je les incorpore de plus en plus consciemment, et le fait de voir que t'es toujours au taquet pour les relever m'incite carrément à continuer sur cette idée (qui est originellement la tienne, donc merci à twa <3)
""Une voix d'une femme ?" CLEA IS THAT YOU???
C'est la première pensée que j'ai eue x) Mais je peux pas m'empêcher de remarquer que le "une" sonne un peu redondant, pour moi il faudrait choisir entre "La voix d'une femme ?" ou "Une voix de femme ?"... à toi de voir ce que tu en penses :)" ew t'as bien fait de relever, ça m'avait échappé à la relecture mais c'est définitivement pas intentionnel ! Et pour la phrase du titre aussi t'as raison, je vais suivre ton habile conseil ;)
"Là je plisse les yeux. Je ne sais pas ce qui se trame, je ne sais pas ce que Gaëlle s'imagine, mais moi je REFUSE tout simplement qu'il arrive quoi que ce soit à Hollis aka mon poticha. Non. non non non." éwé là je dois dire que je suis désolé parce que ça m'a fait beaucoup souffrir aussi d'écrire cette séparation. Mais c'était nécessaire, donc je ne regrette rien malgré tout. Gaëlle par contre... oh, ça elle s'en veut, tu peux t'en assurer.
"Si je m'attendais à cette histoire de déesse, wow...! J'ai cru à tout instant que Maude allait débarquer, que Cléa allait débarquer, que la Déesse se révélerait, et finalement ça reste une présence très mystérieuse et inexpliquée (pour le moment ou pour toute l'histoire d'ailleurs, ça ne m'étonnerait presque pas). J'ai bien aimé ta manière de la décrire, j'y retrouvais un peu l'ambiance qui se dégageait de l'esprit de famille Farouk, dans La Passe-Miroir -- cette espèce d'amnésie géante et hors du temps. Vraiment, ça m'intrigue et j'ai hâte de savoir ce que tu feras de cet autre arc. Que concluront-ils sur ces lueurs ?" WOW OK je n'ai jamais été aussi flatté que maintenant actuellement. Une comparaison à Christelle Dabos ??????? TU VAS TROP LOIN PARDON
Punez, si tu savais comme ça me fait plaisir que tu dises ça... en plus c'est EXACTEMENT la vibe que j'avais en tête quand j'écrivais la Déesse (un mélange de Farouk et de Marie dans Frappe-toi le cœur, un autre roman formidable)
Du coup ben....merci....ça me touche beaucoup....et je suis très gêné parce que maintenant va falloir veiller à pas ternir cette image x)
Pour en revenir au fond de ton commentaire : effectivement, la Déesse est un personnage très énigmatique (merci pour ce mot <3), et ça me fait aussi très plaisir que tu dises : "et finalement ça reste une présence très mystérieuse et inexpliquée (pour le moment ou pour toute l'histoire d'ailleurs, ça ne m'étonnerait presque pas)"
Quand je lis ça j'ai l'impression d'avoir déjà un peu 'fait mon boulot', dans le sens où j'ai visiblement réussi à poser cette atmosphère de mystère dans laquelle on accepte que tout n'a pas forcément une 'solution' ou une 'réponse' très claire. Je t'ai déjà dit merci ?
héhé
Quant aux lueurs, je me garde bien d'écrire quoi que ce soit à leur sujet. Je les laisse dans les Ombres... pour le moment :)
"Et Soa, qu'est-ce qu'il aura à raconter ? Est-ce que malgré son énorme dodo, il aura des choses à nous apprendre ? Comment vont-ils se retrouver avec Gaëlle ? (Lui fera-t-il des excuses ?) Le pauvre ne va rien comprendre quand Grégor et elle se serreront la pince de gratitude 8) Et Maude, qu'est-ce qu'elle va dire du retour des deux zigotos sans son aide ? ET CLEA ELLE EST OÙ CLEA ?? (ahahah)
(Oui bon je rigole mais reste tout de même sa présence qui intrigue tant, et puis c'est un peu sur ses conseils que Soa s'est mis dans ce pétrin, donc je voudrais bien savoir comment elle va rejoindre le fil de ton histoire...)" hahaha, merci aussi pour ton enthousiasme ! J'ai très hâte de vous partager la suite, et ça m'a fait TRES plaisir de reprendre le point de vue de Soa après autant d'attente. J'espère que ça vous aura manqué, à vous aussi ! Et surtout, je suis content de pouvoir reprendre les chapitres rythmés par le changement de point de vue entre Gaëlle et lui, parce que c'est vraiment une dynamique qui me plaît énormément. Bref : vivement bientôt, histoire que je publie tout ça !
"En tout cas c'est un chapitre que j'ai trouvé hypnotisant, entre l'absence trop proche de Hollis (on sent tellement bien la frustration de Gaëlle, d'ailleurs) et la présence énigmatique de la Déesse (la fatigue joue peut-être, tu as vu l'heure ?)." mhahah encore une fois : les termes que tu emploies me font trop plaisir. 'hypnotisant'... héhé, c'est génial <3
Et tant mieux si la frustration de Gaëlle est perceptible ! Elle a été lourde à écrire, c'est toujours bien de savoir que j'ai pas fait ça pour rien :D
"Je comprends qu'on est loin d'être à la fin de cette affaire, et c'est pour mon plus grand plaisir 8)" muhahaha (rire diabolique)
Et moi donc...!
(merci encore)
dcelian
Posté le 27/06/2021
Je me rends compte que j'ai oublié de mentionner Cléa dans mon commentaire. Tout ce que je peux te dire, c'est que là où se trouve Soa, elle n'est jamais bien loin...
dodoreve
Posté le 27/06/2021
Tant de mystères 8)
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