Chapitre 23: Le Naufrageur

Par Mary

XXIII

LE NAUFRAGEUR

 

 

 

 

— Est-ce qu’ils t’ont dit où le trouver ? On a plus un instant à perdre ! s’écria le Capitaine.

— Il vit plus bas dans la ville, expliqua Miguel, quelques rues après, je vous dirai. Dans le quartier sud, vers le lac, près des premières… ah, je sais pas comment on dit… les manglar.

— Les mangroves, compléta Killian.

— On se débrouillera avec ça ! En route !

Ils sortirent précipitamment. Enfin ! Le cœur d’Alban battait la chamade, l’excitation le rendait fébrile. D’un geste enthousiaste, il dégagea le ruban noir satiné de sous sa chemise pour arborer fièrement sa clé autour du cou. Elle rebondissait contre son torse à chaque foulée qui le rapprochait du Naufrageur et des réponses qu’il lui fournirait. Plusieurs pas devant lui, toute dissimulée dans sa cape, le Capitaine menait la troupe d’un pas vif.

Il repensa à la proposition de rester sur le Lotus avant de balayer l’idée. Il aurait tout le temps d’y réfléchir plus tard, à bord, l’esprit apaisé. D’abord, le Naufrageur. Le reconnaîtrait-il comme le fils de son meilleur ami ? Le petit garçon qu’il avait sauvé au péril de sa vie ? Quel danger le menaçait réellement, ce soir-là ? Cela avait-il un rapport avec sa soudaine disparition ? Qu’ouvrait donc cette clé ?

            Ils explorèrent les ruelles, mais se trompèrent en chemin et tournèrent dans une impasse. Finalement, Miguel demanda sa route à un vieillard somnolent installé sur un banc. Ses indications les menèrent dans une allée qui descendait vers les rives du lac. Malgré les fenêtres diffusant quelques rais de lumière rassurants, la rue n’était pas très engageante. De ce que la lune laissait voir, les toits délabrés auraient nécessité de solides réparations et certaines maisons n’avaient plus vraiment de porte à proprement parler. Au sol, la terre se transformait régulièrement en boue épaisse. Une odeur diffuse et désagréable persistait dans la fraîcheur de l’air. Alban fronça les sourcils et Erin ralentit l’allure.

— Ce serait vraiment ici ? demanda Hector à Miguel.

— Apparemment, grinça le Capitaine.

Effectivement, Alban imaginait difficilement le légendaire Naufrageur dans un quartier pareil. Peut-être s’étaient-ils trompés ? Pas la bonne rue, ou un autre vieux capitaine français. C’était bien possible, après tout.

            Lentement, ils explorèrent la rue. Là, un lambeau de rideau voletait, ici, un chien miteux grattait le long d’un muret, sans doute à la poursuite d’un rongeur. Des effluves de cuisine, de feu. Le rire d’une fille. Jusqu’où allaient-ils, ainsi ?

            Ils s’arrêtèrent plus loin, devant une masure de bois nu. Une petite plateforme surélevée faisait office de seuil et une échelle de fortune était appuyée contre un appentis pas tout à fait terminé. Deux hommes à la mine fatiguée discutaient à voix basse avec une femme enveloppée dans un châle ajouré.

— Miguel, ordonna simplement Erin.

L’Argentin s’avança et le groupe se retourna. Les deux hommes répondirent sobrement, mais la minuscule femme brune, munie d’une lampe tempête, partit dans un discours effervescent à grand renfort de gestes. Elle parlait diablement vite, d’une façon hachée et irrégulière. Alban suivait la scène sans comprendre un mot.

Miguel revint, le visage fermé et l’air inquiet.

— Alors ? interrogea Hector. C’est pas ici ? On s’est encore perdu ?

— Si, si, c’est bien là, mais… Ce sont les voisins. Ils n’ont vu personne, mais ils disent qu’il y a eu du bruit vers midi. Du bruit bizarre. Ils n’osent pas entrer et la porte est fermée à clé.

La poitrine du Capitaine se soulevait un peu trop vivement. Les petits cheveux à l’arrière du crâne d’Alban se hérissèrent. Quelque chose ne tournait pas rond.

En deux grandes enjambées, Erin se retrouva devant l’entrée. Elle fit jouer la poignée avec fermeté, sans succès, puis recula d’un pas.

— Poussez-vous ! Claro ! cria-t-elle.

Elle enfonça le bois d’un premier coup de pied retentissant. Au deuxième, la poignée se décrocha et au troisième, les gonds cédèrent dans un craquement. Défoncée, la porte bascula en arrière et rebondit faiblement sur la terre battue. Killian arracha presque la lampe tempête des mains de la voisine.

Ils pénétrèrent à l’intérieur et le monde s’écroula.

Au fond de la petite pièce, au milieu de la paille d’un matelas éventré, près d’une table renversée, celui qui avait été le Naufrageur reposait sans vie, la main encore crispée autour d’un vieux sabre et la chemise imbibée de sang.

Alban, tétanisé, se tourna lentement vers le Capitaine. Pâle comme un fantôme, elle laissa échapper un son étranglé, les yeux grands ouverts rivés sur l’horreur de la scène, son visage figé dans une expression à fendre l’âme.

            Le jeune homme luttait contre une nausée grandissante. Chaque battement saccadé de son cœur résonnait dans ses tempes. Ils se trouvaient tous immobiles, incapables du moindre mouvement. L’air s’engouffrait dans leur dos, par l’encadrement de la porte, lourd, tiède et moite, chargé de l’humidité stagnante du golfe. Au-dehors, dans l’obscurité, les oiseaux nocturnes se mettaient en chasse. Ils entendirent le grincement des chauves-souris, et au loin, le hululement d’une chouette. Deux chats se bagarraient, mais leurs feulements ne parvenaient pas à masquer le mugissement aigu du vent dans les interstices de la maison détruite.

            Le Capitaine finit par détacher lentement le regard, en se mordant la lèvre inférieure. Le menton tremblant, elle se dirigea vers l’extérieur, sans un mot. Elle ajusta sa cape, renfila son capuchon puis, après avoir jeté un dernier coup d’œil vers ses hommes par-dessus son épaule, fila dans la nuit.

Killian se pressa pour la rattraper, mais Hector l’agrippa par le bras :

— Laisse-la. Elle reviendra.

Alban restait pétrifié. Ses sens fonctionnaient, il percevait absolument tout, mais impossible de bouger, impossible de penser. Il transpirait alors que son corps tout entier se glaçait. Il tenait encore debout, mais ne sentait plus ses jambes. Tout se brouillait.

Pas d’erreur. Le Naufrageur avait vieilli, mais c’était bien lui, étendu là. L’épaisse tignasse noire, plus longue que dans ses souvenirs, s’était teintée de fils d’argent. Les bras puissants qui l’avaient soulevé, cette fameuse nuit, avaient perdu presque tous leurs muscles. Amaigri, l’homme s’était ridé et pourtant, même maintenant, il gardait dans ses traits cette prestance qui lui avait valu tant d’admiration. Alban revoyait désormais son visage, dans la boutique de ses parents. Des accolades que lui donnait la silhouette de son père.

Le feu. La sensation d’être tiré en arrière, loin des flammes.

L’angoisse qui monte. Et la colère.

Qu’est-ce qui lui était arrivé, ces dix dernières années ?

Où avait-il été, qu’avait-il vu, qu’avait-il fait ?

Pourquoi n’était-il pas revenu ?

Pourquoi l’avoir sauvé pour disparaître ensuite ?

Comment était-ce seulement possible, à quelques heures près ?

Le Capitaine…

Il n’aurait pas dû réveiller les vieux démons. Il aurait dû tout oublier, faire sa vie.

Pas juste, ce n’était pas juste !

Non.

Pas juste.

Au milieu de sa douleur, la gorge serrée, Alban se souvint qu’il fallait respirer et prit une inspiration sifflante. Autour de lui, ses compagnons hagards analysaient eux aussi la situation. Dans un coin, adossé au mur, Miguel priait à voix basse, les yeux fermés. Hector assimilait le désastre et Killian, les yeux pleins de détresse, avait levé la lampe à hauteur de son visage et examinait la pièce.

Malgré le désordre apparent, elle était peu meublée. Derrière la table aux pieds cassés, près de ce qui subsistait du matelas, une canne reposait contre le rebord d’une lucarne au carreau fissuré. Au fond, des casseroles en fer blanc s’empilaient sur un poêle éteint, et à quelques pas d’Alban sur la gauche, une masse sombre chiffonnée était couchée en travers d’une chaise de bois clair.

Alban avança une main tremblante. Se pouvait-il que… ?

Il en eut la certitude à l’instant même où ses doigts entrèrent en contact avec le tissu. Un sanglot lui remonta du fond de la poitrine, mais ne passa pas la barrière de ses cordes vocales.

Il s’empara du manteau qu’il avait tant cherché. La toile avait vieilli, elle aussi, s’était affaiblie avec les années. Le repli du col avait été déchiré. Les emmanchures s’étaient affaissées. Les boutons manquaient presque tous, et les deux derniers survivants étaient tout cabossés. Alban retourna le manteau et les larmes lui embuèrent les yeux.  

Le lotus brodé au dos n’étincelait plus. Le motif s’effilochait et les pétales s’effaçaient les uns après les autres. Le deuxième à droite avait presque entièrement disparu. Le tissu portait encore les marques en pointillés des endroits où le fil avait distendu les mailles des années durant. Alban resta planté là, désorienté, jusqu’à ce que la voix de Killian le fasse sursauter :

— Comment cela a-t-il pu arriver ? Ça ne peut pas être une coïncidence !

Accroupi près du Naufrageur, il inspectait la blessure.

— Celui qui l’a tué savait ce qu’il faisait, ragea-t-il. Il s’est défendu, c’est au moins ça. Il n’a pas été pris par surprise. Pas vraiment. Mais comment ? Pourquoi ?

— Si nous avons entendu les rumeurs, répondit Hector d’une voix rauque, d’autres ont dû les entendre aussi.

— De là à le tuer ?

— Je sais pas. Je sais pas.

Alban articula faiblement :

— J’aurais pas… j’aurais pas dû…

La suite de sa phrase se coinça au fond de sa gorge. Il aurait voulu hurler, mais rien ne sortait. Plus rien du tout.

Miguel se redressa en reniflant.

— Les hommes, tout à l’heure… Je n’ai pas compris, j’ai cru qu’ils blaguaient. Ils m’ont dit qu’il y avait beaucoup de Français sur le port en ce moment.

Killian secoua la tête et trancha :

— Ça n’a certainement pas de rapport. La moitié des navires de la Compagnie de Mers du Sud transitent par ici.

Il marqua une pause et soupira.

— On peut pas le laisser là.

— On peut pas le ramener à bord non plus, objecta Hector. Miguel, mon gars, va me chercher l’échelle dehors.

L’Argentin s’exécuta et se contorsionna pour la faire rentrer.

— Et le Capitaine ? murmura-t-il.

— Ne t’en fais pas. Je suis sûr qu’elle est pas loin. Il vaut mieux la laisser seule pour le moment, le rassura Hector en se saisissant de l’échelle.

Alban s’écarta d’un pas, serrant toujours le manteau entre ses bras. Il sentit quelque chose cogner contre son genou. Intrigué, il ouvrit délicatement le pan de gauche et découvrit une petite poche intérieure. Il en tira un carnet de cuir élimé, pas plus grand que sa main et épais d’environ deux pouces, fermé par une ficelle grossière. Son cœur s’emballa. Il faudrait le donner au Capitaine quand elle reviendrait. Il ne le regarderait pas sans elle. Où pouvait-elle être partie ? Elle n’avait pas supporté de perdre son père une deuxième fois. Comme elle devait souffrir ! Avait-il seulement le droit de partager son chagrin ?

Il se força à détourner les yeux du carnet. Hector et Killian avaient aligné l’échelle près du Naufrageur et faisaient glisser son corps dessus. Pour aller où ?

Chacun d’un côté du brancard improvisé, ils le portèrent hors de la maison. Miguel attendit Alban devant, le temps qu’il arrive à bouger. Le seuil de la porte grinça sinistrement sous sa botte. Le son acheva de lui briser le cœur et il serra le manteau plus fort encore contre lui.

Les badauds s’étaient dispersés. Désormais seuls, les hommes se dirigèrent vers le fond de l’allée, où les constructions laissaient progressivement place à une végétation dense.

Ils marchaient dans l’obscurité, une terre meuble sous leurs pieds. La flore expirait le surplus d’humidité en petits nuages brumeux et lugubres. Les bruits de la nuit s’opposaient par moments à son silence, et appesantissaient l’atmosphère de leur funeste convoi. Les membres raides et le souffle rapide, Alban suivait. Respirer était douloureux. Réfléchir était douloureux. Pleurer était impossible. Après ce qui lui sembla durer une éternité, il entendit un murmure, celui de l’eau clapotant doucement sur du bois.

Ils avaient atteint les rives du golfe. Entre deux rais de lune, Alban distingua un immense arbre au tronc massif qui disparaissait à moitié dans l’eau. Une vieille barque aussi longue que fine était attachée à une branche par une maigre cordelette recouverte d’algues filamenteuses. Près d’un rocher, une plante aux grosses grappes de fleurs blanches dégageait une odeur sucrée et entêtante. À gauche, vers la ville, quelques points de lumière brillaient malgré l’heure tardive et accrochaient le regard, comme de petits îlots de vie. À droite, le lac s’enfonçait vers un monde exotique vert foncé, où des oiseaux se répondaient en sifflements flûtés, puissants et mélodieux. Une telle vision, après l’horreur, leur fit le plus grand bien.

C’était un bel endroit.

 

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Pluma Atramenta
Posté le 25/08/2020
Coucou !
J'étais en train de me frotter les mains d'excitation à la perspective d'enfin connaître le Naufrageur et que voilà ? Il meurt. Je m'en frappe le front de désespoir. Et la Capitaine ? Va-t-elle augmenter en férocité, de ce fait ? Et Alban ? Et... Nora ? Tout comme Alban, je suis vraiment triste de ne plus la revoir. J'adore ce personnage ! Douce et farouche, qui hante les pensées d'Alban et qui l'oblige à pousser des petits sourires ! C'est adorable ! <3
Enfin bref, ton histoire est loin d'être ennuyante ! Jamais nos yeux ne se détachent de l'écran tellement tu nous happes, et nous embarquons à bord de tes mots avec un continuel ravissement ! Cette fluidité...
Je suis également d'accord avec Dan : je me mélange parfois les pinceaux avec tout tes personnages masculins. Je pense qu'en retirer un ou deux ne ferait pas de mal à notre cerveau en ébullition... Ou sinon, donnes-leur des caractéristiques physiques plus précises, on se repérera nettement mieux ! On saura que Bernard est celui avec la barbiche, Dominique celui avec le nez crochu et Bénédict, le bonhomme à monocle ! (j'ai tout inventé, hein XD)
Quelques maladresses à droite-à-gauche mais rien de bien méchant, cela n'ose pas nuire à notre lecture ! Tout est tellement prenant... Et l'atmosphère que tu as réussi à créer m'éblouit !
Quand le Naufrageur arrive (revenons-en!) tu nous met très rapidement dans l'ambiance, dans ce silence bourdonnant... Bravo ! Cependant, tu pourrais encore plus allonger ce passage pour atteindre la "perfection". Plus décrire.
….Et notre mâchoire se décrochera littéralement !

C'est tout pour moi, au plaisir de poursuivre les aventures d'Alban <3

Que les étoiles de ta vie clignotent d'inspiration !
Pluma.
Mary
Posté le 27/08/2020
Ah la la, j'ai ruiné tellement d'espoir chez tant de monde dans ce chapitre XDD
Désolée, mais promis, ça va s'arranger. Enfin, pour Alban, hein.
Merci pour ton avis et tes commentaires toujours aussi adorables. Je ne sais pas si je mérite vraiment tous ces compliments, mais ils me vont droit au coeur !

À bientôt pour la suite des aventures d'Alban !
Dan Administratrice
Posté le 11/08/2019
Coucou Mary !
J'ai fini ma lecture des chapitres disponibles du Lotus il y a peu, et je viens t'en faire un petit retour ! Déjà, merci de m'avoir envoyé les premiers en pdf, j'ai pu en profiter en Irlande, c'était trochouette ♥ Et puis une fois parvenue au 16 je me suis jetée sur FPA pour connaître la suite !
Je n'ai pas lu les autres commentaires qui t'ont été faits et peut-être que je n'ai pas eu la version finale des chapitres si tu as repris des petites choses entretemps, donc désolée d'avance pour les potentielles redites et les remarques qui n'auraient plus lieu d'être !
Il me semblait avoir compris que tu avais encore un peu de mal à cerner Alban et c'est vrai que dans les premiers chapitres, j'ai un peu peiné à m'en faire une idée claire. En fait, l'introduction m'a laissé un certain sentiment de flou que je vais essayer d'expliciter :
D'abord, le nombre d'adultes masculins impliqués dans l'histoire d'Alban. Tu vas me dire que c'est bête, mais alors au départ, entre le père, l'oncle, le sauveur à l'étoile, l'assassin, le Père Louis, puis Roger... POUAH ! Mon cerveau a explosé xDD Impossible de tous les remettre en place ; je m'acharnais à croire que l'oncle était l'assassin, ou que le Père Louis était l'oncle... Ce qui en soi est stupide, puisque tu précises bien leur rôle et leur relation. Je crois que c'est juste la profusion d'hommes d'âge moyen qui m'a embrouillée sans réelle raison. Je suis peut-être la seule dans ce cas et d'ailleurs je ne sais pas si ça nécessite forcément une correction, d'autant qu'assez vite j'ai pu replacer tout ce petit monde où il fallait, mais voilà, je te le signale !
Ca a entraîné pas mal de confusion de mon côté, parfois je n'arrivais plus à savoir qui Alban cherchait exactement : son oncle ? mais pourquoi, vu que ce n'est ni celui qui l'a sauvé ni celui qui a tué ses parents ? Comme à sa place retrouver l'oncle ne serait pas forcément ma priorité, je crois que j'ai transposé ça sur l'intrigue et je me suis auto-convaincue qu'il en cherchait un des deux autres ^^'
A partir de là ça a entraîné d'autres instants de doutes, mais tout ça s'est définitivement mis en place quand Alban embarque sur le Lotus. Là, j'ai été complètement transportée, j'ai trouvé que ta plume gagnait une force incroyable, j'ai adoré les descriptions, j'ai été soufflée par la clarté des termes, la crédibilité de tous les membres de l'équipage parmi lesquels je ne me suis jamais perdue... Bref, c'était sur les rails !
Les révélations arrivent toujours au bon moment et on ne s'ennuie jamais ; Alban trouve sa place et avec elle, une attitude et une personnalité beaucoup plus nette. Vraiment, à la fin, je ne pouvais pas me retenir de cliquer sur "suivant" et j'attends maintenant la suite de pied ferme ! Je suis épatée par le naturel avec lequel le personnage de Nora s'inscrit dans tout ça, alors qu'il me semble qu'il n'existait pas dans la version précédente ?
Bref, chapeau pour tout ça ! L'histoire est vraiment prenante, y a un tel sentiment de dépaysement, entre les voyages en bateau et les escales, c'est un plaisir d'y suivre Alban !
Ah, et j'avais une remarque plus précise : quand Alban commence son enquête à la recherche de son oncle, à bord du Lotus, c'est dans ce chapitre qu'on apprend que beaucoup de membres de l'équipage changent de nom en embarquant, ou utilisent un surnom. On laisse même à Alban la liberté de ne pas utiliser son prénom à lui. Pourtant à aucun moment l'idée que Yann ait changé de nom ne l'effleure ? Ca pourrait expliquer que personne ne se souvienne d'un Yann à bord ? Peut-être faudrait-il au moins qu'Alban se pose la question, même s'il réfute l'hypothèse parce que quelqu'un lui a assuré qu'il était resté connu sous ce nom, par exemple ?
On peut reparler de tout ça sur ton JdB si tu veux ! En tout cas sache que j'ai passé un excellent moment de lecture, merci pour cette histoire ♥
Mary
Posté le 24/08/2019
Coucou ! Je t'avais répondu sur le JdB vu qu'à ce moment-là, FPA était en chantier, mais je te remets la réponse là :

"Merci, encore une fois, de ton commentaire et même de ta demande en amont, j’en ai été très touchée :hugging:
Tu relèves la même chose qu’ @Isapass , à savoir que dans la première partie, Alban manque de consistance et de personnalité - ce qui est tout à fait vrai. Cela s’explique en partie par le fait que c’était le début de la réécriture et que je n’étais pas tout à fait fixée sur le nouvel Alban. Cette première partie mérite un grand coup de corrections pour qu’elle soit raccord avec la seconde où mon perso principal prend vraiment toute sa couleur. Je sais plus qui a dit que les corrections servaient à faire croire que la fin était prévue depuis le début, mais c’est l’idée :grin:
Pour le reste, c’est un mélange de ma difficulté à exprimer les émotions, l’étoffement de toutes les intrigues, l’apparition de Nora (qui effectivement n’existait pas :wink: ) et de tout ce qui lui est lié qui ont un peu tout chamboulé, pour le mieux d’ailleurs.

C’est vrai qu’Alban évolue dans un univers quasi-exclusivement composé d’hommes, d’où une possible confusion. J’ai pas mal réfléchi au problème, malheureusement l’époque veut que les femmes étaient presque invisibles… :person_facepalming_tone1: Dans l’absolu, Roger aurait pu être une femme par exemple, mais ses prérogatives en tant qu’aubergiste, entre autres choses, auraient été radicalement différentes et diminuées. J’ai peur, dans ce cas, de n’avoir le choix qu’entre “femme de pouvoir et de caractère” ou “femmes invisibles”.J’essaie dans tout le texte de coller au maximum avec le contexte historique, dans les bons comme les mauvais côtés. Après, ta remarque me fait réfléchir, dans le sens où il y a peut-être des modifications réalisables :thinking: J’essaierai de voir une fois que j’aurais tout terminé."

Pour le changement de nom, oui, il faut carrément que je retravaille ce passage !
Sorryf
Posté le 05/08/2019
noooooooon le timing !! Trop triste purée ! ça me fait trop de peine pour la capitaine, la pauvre T.T
J'adore le moment ou Alban ramasse le mantea, super émouvant et symbolique.
Qu'est-ce qu'ils vont faire maintenant ? J'espère que le carnet apportera un peu de réponses
Mary
Posté le 05/08/2019
 
Ouiiiii je suis au milieu de la forêt et je capte ! :D
Effectivement c'est pas le chapitre le plus joyeux... 
J'ai bien aimé écrire la scène du manteau malgré les circonstances. Globalement, en écrivant le chapitre je me suis sentie un peu cruelle -_- 
Mais oui t'inquiète pas, c'est pas encore fini :p 
Merci d'être passée !
Aliceetlescrayons
Posté le 02/08/2019
Booooooooooon... Je ne voudrais pas la ramener mais... Je l'avais bien dit que ça ne se règlerait pas aussi rapidement ><' Pauvre Alban. Et pauvre Erin.
Heureusement qu'il reste le carnet! Et ils peuvent aussi aller casser la figure à Martial, histoire de voir s'il sait quelque chose...? (oui, je suis pleine de bonnes idées xD)
 
Mary
Posté le 02/08/2019
Oui ils sont pas à la fête, les deux, dans ce chapitre... 
Je note tes idées haha. Mais selon toi, pourquoi Martial saurait quelque chose ? Aurais-tu une théorie à soumettre ? :p 
Gabhany
Posté le 01/08/2019
MAIS MAIS NON !! Voilà, c'est ma seule réaction à ce chapitre tellement frustrant !! 
Mary
Posté le 01/08/2019
Mais si, et je suis désolée.... 
Renarde
Posté le 01/08/2019
Oh mais non ! Je suis 100% d'accord avec Alban, c'est injuste... pour tes lecteurs :p
Cela fait depuis le dernier chapitre que je trépigne à l'idée de rencontrer le nauffrageur, et tu le tues ! Il n'y a pas un code de déontologie des auteurs qui interdit ce genre de truc ? 
Sinon, sa misère apparente fait mal au coeur. J'espère que le petit carnet nous donnera plus d'informations au chapitre suivant (y a intérêt à ce qu'il ne soit pas vide, hein).  
Juste un micro truc: 
"Une vieille barque aussi longue que fine était attachée à une branche, par une maigre cordelette recouverte d’algues filamenteuses." La virgule me chiffonne. "Une vieille barque, aussi longue que fine, était attachée à une branche par une maigre cordelette recouverte d’algues filamenteuses." ? On pourrait également l'enlever san ssouci je pense. 
Mary
Posté le 01/08/2019
Euh, oui tu as raison, cette virgule n'a rien à faire là. Je l'enlève de suite. 
Mouahahaha. Ouais, je sais c'est moche. Mais bon, pas le choix, désolée.
Non, le carnet n'est pas vide, rassure-toi. Patience, patience. Je me suis pas arrêtée au meilleur moment, c'est un peu s*laud mais j'ai pas choisi le timing v_v
 Merci. Tu m'en veux pas trop, dis? 
Isapass
Posté le 07/08/2019
Aaaaaaaaaaaaaaaaaah mais non, mais non, mais non ! Alors on va même pas faire la connaissance du fameux Naufrageur ?! Pauvre Alban, et pauvre Capitaine ! Rhoooo t'es dure avec eux, là, et aussi avec tes lecteurs ;)
Je m'attendais à ce qu'ils ne le trouvent pas, qu'il soit parti ou qu'il ait été enlevé, mais je ne pensais pas qu'il serait mort. Alors, là, ça change tout les enjeux : remise à zéro. C'est audacieux, bravo ! Maintenant, il va vraiment falloir retrouver l'oncle... Si ce n'est pas déjà fait. Ce qui nous ramène au cas Martial.
Du coup j'en profite pour répondre à une question que tu m'avais posée et à laquelle je n'ai pas répondu. J'avais la sensation que Martial ne pouvait pas être Yann parce que quand Alban rend visite à la compagnie, à Fort Royal, on y apprend que Yann était connu sous son vrai nom quand il était sur le Lotus. Or, le Capitaine, même jeune, y était aussi, non ? Et Hector. Donc même si Martial était Yann qui avait changé de nom, Hector et le Capitaine l'aurait su. Donc soit j'ai raison (Martial n'est pas Yann), soit j'ai tort masi alors ça vaut dire que Hector et le Capitaine savent que Martial est Yann, et n'ont pas été honnêtes avec Alban. Soit encore, j'ai loupé un truc et j'ai mal compris, ce qui est complètement possible :D
Sinon c'est un très beau chapitre : on sent bien l'atmosphère de Maracaïbo, l'impatience d'Alban et du Capitaine, et ensuite la tristesse et la déception d'Alban. Peut-être pourrais-tu renforcer encore un peu, en parlant d'une impression de vide, par exemple : après tout c'est le but de toute sa vie qui s'écroule. Bon, ceci dit, tu insistes bien sur l'injustice, donc c'est vrai que ça rejoint la déception. Et puis il est sous le choc donc ses pensées ne sont pas très construites.
Tu dis qu'Erin sourit quand ils partent de la maison close pour trouver la maison du Naufrageur. Or, je me suis demandé si elle pouvait être juste contente. Je veux dire : elle doit être impatiente de revoir son père, c'est sûr, mais est-ce qu'elle n'est pas aussi en colère ? Il l'a laissée sans explication après tout. Et puis il y a l'appréhension, etc... Bref, ce sourire du Capitaine et d'Alban (large, en plus) m'a paru un tout petit peu incongru. A voir (on peu en reparler, bien sûr).
Vivement la suite ! 
Mary
Posté le 07/08/2019
Mouahahahahaha. Selon l'adage, "je suis cruelle mais juste" XD
Oui, là, ça remet tout en question. Pour Martial.... gnnnnn je peux seulement te dire que je sème conscienceusement des indices depuis le début, pour une théorie ou poue l'autre. Je ne peux rien te dire sans te spoiler, surtout qu'à ma connaissance, tu es la seule à t'intéresser de près à ce personnage. On en discute quand tu veux, je te dirai ce que je peux (ou tout ce que tu veux le cas échéant).
L'impression de vide arrive dans le précédent chapitre. Je m'excuse d'avance, il sera pas hyper joyeux, comme tu dois t'en douter. 
Hum, là tout de suite, j'ai pas spécialement souvenir de ce sourire, je regarderai, mais c'est vrai que si je l'ai tourné comme un sourire (sans nuances) ce sera à rectifier parce que les sentiments d'Erin sont complexes.  
Il me tarde d'écrire la suite. Elle sera en plus postée sur le NFPA <3  
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