Chapitre 23 : le banquet

Notes de l’auteur : Le voilà enfin !
Désolée pour le retard, mes partiels sont sans pitié >~<'
Et promis, je vais répondre aux commentaires des dernières semaines ! (ça prendra le temps qu'il faudra, mais ça sera fait ^v^)

La soirée commença par un moment pénible. Alors que Mathilde pénétrait dans la salle à manger en compagnie de Galis, une ombre noire fondit sur elle comme un oiseau de mauvais augure. Lady Tymphos venait déchaîner sa colère qu’elle avait trop longtemps retenue.

— Mademoiselle Eth’Arken ! siffla-t-elle, faisant voler sa voilette. J’ai deux mots à vous dire.

Mathilde se fit toute petite devant la harpie. Les yeux mauves de la Directrice adjointe lançaient des éclairs et elle sentait déjà sur sa nuque le frisson qui annonçait le déploiement de son charisme. Galis lui jeta un regard inquiet, incapable de trouver quoi dire pour prendre sa défense.

— Vous avez délibérément désobéi à mes prescriptions, enfreint un ordre direct et trahi la confiance du Collegium, et cela dès le premier jour ! tempêta la femme, si fort que tous les Filleuls se tournèrent vers eux.

— Je… je vous présente mes plus plates excuses, balbutia Mathilde, fixant la pointe de ses souliers.

Lady Tymphos fronça le nez avec dégoût.

— Je n’ai que faire de vos excuses, petite impertinente. Lorsque je donne des ordres, j’entends qu’ils soient observés à la lettre, et vous semblez n’avoir que faire de vos supérieurs !

Mathilde se mordit la lèvre, cachée derrière le rideau blond-blanc de ses cheveux. Ces accusations et cette attitude exacerbée étaient excessives, elle ne pouvait pas être autant hors d’elle pour une recrue qui s’était seulement perdue à sa première visite de la Cour Impériale. Il n’y avait qu’une explication logique pour son comportement : elle voulait faire d’elle un exemple. C’était pour cela qu’elle n’était pas venue la chercher dans sa chambre pour la réprimander et avait attendu le moment où ils étaient tous rassemblés.

— Cela ne se reproduira plus, Milady.

— Et que valent vos paroles ? Vous avez l’air d’oublier que vous faites maintenant partie d’un corps de l’armée Imperiale. Votre châtiment se fera en accord avec…

— Bonsoir Arabella.

Une voix d’outre-tombe ébranla toute la salle à manger et la température chuta d’un coup. Droit comme une lame, le Chambellan se tenait sur le pas de la porte et dominait la Directrice adjointe de tout son corps décharné. Un silence glacial tomba sur la pièce, et lorsqu’il s’avança vers Lady Tymphos, ses bottes claquèrent sur le plancher avec un air de marche funèbre. Pourtant, Mathilde ne put retenir un soupir de soulagement. Il tenait sa promesse.

— Vous ici ? s’étonna Lady Tymphos avec un froncement de sourcil désapprobateur. N’étiez-vous pas sensé nous rejoindre demain ?

— J’ai pu me libérer. N’est-ce pas là une excellente nouvelle ?

Mathilde frissonna. Si ses paroles avaient un air enjoué, son ton ne l’était pas du tout, et ses yeux avaient pris une teinte bleue incisive avec une légère touche d’orange lumineuse. L’effet était saisissant, mais il n’émut pas pour autant la directrice adjointe.

— Certainement. Je suppose que vous vous joindrez à nous pour le dîner.

— C’est bien mon intention.

Il marqua une pause, puis posa sa main arachnéenne sur l’épaule de Mathilde, qui tressaillit à ce contact glacé.

— Allez donc vous asseoir au lieu de rester plantée au milieu du passage.

Lady Tymphos se raidit.

— Cette jeune personne a enfreint un ordre direct de ma part. Elle doit être punie.

Son ton inflexible traversa Mathilde de part en part, la figeant de peur. Galis l’attrapa par la manche et la força à s’écarter des deux Tuteurs qui se défiaient mutuellement des yeux. Artag plissa ses lèvres en un rictus froid.

— Rassure-toi Arabella, elle aura le châtiment qu’elle mérite. Je m’en chargerai personnellement.

À chaque fois qu’il la tutoyait, ou l’appelait par son prénom, Mathilde voyait les rides de Lady Tymphos se creuser entre ses yeux. Elle ne lui permettait pas cette familiarité, mais à cause de sa fonction et sa position auprès de l’Empereur, elle ne pouvait pas la lui refuser, ce dont Artag avait parfaitement conscience. Lady Tymphos n’était pas stupide et s’avoua vaincue avant de tout à fait perdre la face.

— Je vous remercie. Vous savez combien il m’est désagréable de discipliner sans arrêt les Filleuls récalcitrants. Cela m’épuise.

Le Chambellan releva les coins de sa bouche et affecta de compatir. Puis, ils allèrent rejoindre les deux autres Tuteurs, Lady Thiang et Sir Malik Daher, qui les attendaient dans la salle à manger.

Ils s’assirent les premiers, à une table séparée, et les Filleuls se répartirent sur les trois tables restantes. Les Mauves s’assirent de leur côté avec Ariette, et la dernière table rassemblait Rok, Hans, Kaleb et Glen, lequel avait l’air contrarié par ce plan de table. Il pinça le nez et éloigna même sa chaise le plus possible de Rok. Mathilde roula des yeux. Il était ridicule !

Pour sa part, elle était plutôt satisfaite des convives à sa table. Elle se retrouvait en compagnie de Galis et de deux autres filles qu’elle n’avait fait que croiser jusque-là : Luisa la belle Sandéenne, et Lalëy, la Yolmarine à l’air décidé.

Les plats arrivèrent bientôt, et dissipèrent le silence dans la grande salle. Ils étaient dignes des plus somptueux banquets qu’avait vu Mathilde sur Nimar : des paons grillés dégoulinants de sauce, des éventails colorés de légumes fumants saupoudrés d’herbes odorantes accompagnés d’un assortiment de salades fraîches, fromages et vin… Mathilde en avait l’eau à la bouche et son ventre gronda, lui rappelant les repas qu’elle avait manqués. Il était temps !

Chacun se servit abondamment des victuailles, puis Luisa prit la parole la première, d’une voix mélodieuse.

— Que diriez-vous de faire les présentations en bonne et due forme ? Je ne crois pas avoir eu l’occasion de vous voir tout à l’heure au petit salon.

Mathilde songea au moment de détente qu’elle avait passé au jardin avec Galis. Les autres avaient en effet profité de ce temps pour faire connaissance. Galis acquiesça avec un battement de cils enjôleur.

— Merveilleuse idée. Veux-tu commencer ?

Comme personne ne s’y opposa, Luisa inaugura les présentations.

— Je m’appelle Luisa da Fontana, et j’ai grandi sur Sandae dans une famille Noble. Je me passionne pour la littérature et l’archerie. J’aime aussi beaucoup les bals et les réceptions où l’on peut rencontrer de nouvelles personnes.

Mathilde hocha la tête en enfournant une tranche de viande brûlante dans sa bouche. Rien de surprenant de ce côté-là, Luisa avait tout d’une jeune fille accomplie, et intelligente en plus d’être belle. Bref, elle disposait de tous les atouts dont une noble peut rêver. Lalëy se redressa et prit le relais.

— Moi, c’est Lalëy Thuc. Je suis née Roturière sur Yolmar, dans la vallée tisserande de Wumka. Je sais tisser, broder et monter à cheval selon les coutumes de mon peuple, les Thuc.

Son ton était fier, presque défiant. Mathilde remarqua qu’elle les scrutait, guettant une désapprobation sur leurs visages. En tant qu’unique Roturière à leur table, elle était sur la défensive. Mathilde lui sourit, en souhaitant qu’elle se sente un jour assez à l’aise pour ne plus prêter attention à leurs anciens rangs. Depuis que le Test les avait déclarés Filleuls, ils étaient tous Nobles.

Vint le tour de Galis. Il délivra avec un maintien exagéré son nom, son île et quelques mots sur ses goûts personnels. Il aimait la danse, l’escrime et les mondanités. Là encore, personne ne fut surpris. Puis, il invita Mathilde à l’imiter. Celle-ci avala à la hâte sa bouchée et termina le tour de table.

— Je m’appelle Mathilde Eth’Arken, et je viens de Nimar. J’aime beaucoup la musique, et si le Test n’en avait pas décidé autrement, j’en aurais fait ma profession.

La tête appuyée sur ses mains et les coudes sur la table, la Yolmarine haussa les sourcils, intriguée.

— C’est pas commun pour une Noble, de faire un travail d’artiste je veux dire. Et tu joues de quoi ?

— Du violon surtout, mais je sais aussi jouer du piano, de la harpe et de la guitare.

— Eh ben ! Ça fait un paquet !

Mathilde sourit à la Yolmarine, un peu désarçonnée par son parlé de Roturière. Son accent chantant la rendait difficile à comprendre. Son amie Sandéenne pour sa part scrutait Mathilde avec un air perplexe.

— Excuse-moi, mais tu as dit « Eth’Arken » ? Tu es la fille d’Edmund Eth’Arken ?

Mathilde se crispa. Son nom de famille lui attirait encore des bricoles. Et puis pour quelle raison appelait-elle son père par son prénom ?

— Oui… Pourquoi ?

Luisa la regardait bouche bée.

— Pourquoi ? Mais ton père est célèbre sur mon île ! C’est l’un des principaux partenaires commerciaux de Sandae !

Son enthousiasme était si sincère que Mathilde ne se sentit pas aussi embarrassée que d’habitude lorsqu’on mentionnait la fortune de sa famille. Son père lui avait souvent parlé de ses voyages, et des échanges interinsulaires qu’il dirigeait. Chaque île avait sa richesse à partager avec les autres, et pour Sandae, c’étaient essentiellement des fruits exotiques et des verreries précieuses. Nimar était particulièrement friande de ces denrées, si bien que les deux îles faisaient souvent commerce. Elle ravala sa gêne et sourit à Luisa qui s’extasiait sur les bienfaits que son père avait apportés à son île.

— J’ai eu la chance de le rencontrer une fois à une réception à la Cour. Je n’ai pas pu lui parler, bien sûr, il y avait bien trop de monde qui se pressait autour de lui, mais j’ai tout de même pu le voir. Il était aussi impressionnant qu’on le raconte ! Grand, raffiné et si pâle… sur Sandae, c’est assez rare. Tu sais, il parlait souvent de sa famille, de ta mère surtout. C’était très drôle de le voir éconduire toutes les dames qui lui tournait autour, tout en restant un parfait gentilhomme. Tu as de la chance d’avoir un père comme cela 

Luisa avait des étoiles dans les yeux, si bien qu’elle ne remarqua pas le rictus de Galis devant son exubérance. Mathilde, pour sa part, se détendit tout à fait. Luisa ne portait aucun intérêt à sa fortune, sinon à la personnalité captivante de son père. Elle rougit en l’imaginant bourreau des cœurs dans toutes les Cours qu’il visitait lors de ses voyages d’affaires. Sa mère se serait réjouie d’apprendre qu’elle restait envers et contre tout l’unique femme dans son cœur.

Revigorée par ces nouvelles inattendues sur sa famille, Mathilde se lança avec plus d’entrain dans leur échange. D’abord timide, elle leur raconta quelques histoires que son père leur avait rapportées de ses voyages, puis Luisa étendit la conversation à la fratrie de Mathilde. On parla de Jadice, et de ses concerts tout autour de l’Archipel. Luisa regrettait beaucoup de ne pas avoir pu assister à sa performance, mais elle transmit à Mathilde tous les compliments qu’elle avait entendus sur sa grande sœur.

— Crois-tu que nous aurons l’occasion de la voir ici à Impera ? On m’a dit qu’elle vivait à la Capitale.

Mathilde pinça les lèvres et secoua la tête.

— Elle vit bien à la Cour des Mauves, mais il y a peu de chance pour qu’on puisse la rencontrer. Elle est… très entourée. Je ne pense pas pouvoir t’obtenir d’entretien avec elle, nous ne sommes pas vraiment en bons termes.

Les épaules de Luisa s’affaissèrent un peu, néanmoins elle ne perdit pas son entrain du repas. La conversation passa de la famille de Mathilde à celle de Luisa. Fille unique, son père était Commandant d’une des bases militaires majeures de l’Empire, en territoire conquis au nord de la Finkadie. Comme c’était une zone où les tensions et les combats étaient plus que fréquents, elle n’avait pas souvent l’occasion de le voir.

Sa mère, la Duchesse da Fontana, était une grande propriétaire terrienne Sandéenne, renommée pour son talent à diriger son domaine. Ses yeux pétillaient lorsqu’elle parlait des exploits de ses parents. Le cœur de Mathilde se serra. Toutes les obligations de sa famille devaient la laisser esseulée.

Galis dut se faire la même réflexion, car lorsque Luisa le questionna sur sa propre famille, il lui décrivit une version simplifiée de sa vie à Ilarna, beaucoup plus sobre que celle qu’il avait racontée à Mathilde. Il passa sous silence les grandes réunions familiales où régnaient un chaleureux chaos et un joyeux désordre, les courses à cheval avec ses cousins dans la toundra, et les bals sur lac gelé où on patinait jusqu’au matin.

Sans pour autant lui peindre un tableau froid, il appuya sur les aspects de ses parents qu’il trouvait les plus agaçants, la manie de sa mère à se plonger pendant des jours entiers dans des papiers administratifs, ou celle de son père à exiger une articulation parfaite lorsqu’on ouvrait la bouche. Comme à son habitude, l’Ilarnais en rajouta assez pour friser le ridicule, et provoqua l’hilarité de Luisa. Alors, avec un petit sourire triomphant, il se tourna galamment vers Lalëy pour lui donner la parole.

Le menton dans ses mains, la Yolmarine les regardait avec des yeux ronds.

— Ben ça… vous vous la coulez douce ! Vous ne travaillez même pas ? Moi j’ai commencé à douze ans…

— Nous n’étions pas oisifs tout de même, s’empressa de répondre Luisa. Les Nobles doivent étudier beaucoup afin de pouvoir hériter des devoirs de leurs parents.

— Oh, j’ai compris, on ne vient vraiment pas du même monde.

— Plus maintenant, la coupa Galis avec une bienveillance teintée de malice. Tu es comme nous à présent. Si j’en crois l’entraînement qu’on nous réserve, tu seras bientôt aussi savante que n’importe quel Noble.

Pour la première fois, Lalëy se fendit d’un vrai sourire.

— Ça, c’est une idée qui me plaît bien. Mais je ne serais jamais comme vous.

— Et pourquoi cela ?

Son sourire prit un air carnassier.

— Si j’apprends vos livres et vos politiques, je garderais aussi ce que je sais de chez moi. Donc, en termes de connaissance, je serais meilleure que vous.

Mathilde pouffa et se retint de justesse d’applaudir.

— Très juste ! Elle t’a eu à ton propre jeu, Galis.

L’Ilarnais agita sa frange avec un profond soupir, puis inclina la tête, la main sur le cœur et son rictus aux lèvres.

— Je suis pris et vaincu. Tu pourrais en effet devenir l’ultime combinaison des expériences sociales de l’Archipel.

Lalëy le toisa sans comprendre.

— T’en fais un peu trop là, tu ne crois pas ?

— Oh, ne t’en fais pas, intervint Mathilde, il est tout le temps comme ça.

— Ah bon… C’est un truc de Noble ?

— Non, plutôt son « truc » à lui. N’y fais pas attention.

La Yolmarine roula des yeux, mais garda son sourire. Elle engloutit une grosse bouchée de viande et de légumes et mastiqua un temps avant de pointer sur Mathilde sa fourchette dégoulinante de sauce.

— Vous êtes bizarres. Mais toi, t’as pas l’air d’une bêcheuse. Ça me plaît.

— Euh… Merci ?

Avec un sourire un peu canaille, Lalëy se balança en arrière sur son siège et les considéra tous les trois du regard.

— En fait, vous n’êtes pas si terribles, ni si différents de nous, vus de près. C’est rassurant.

Elle plongea le nez dans son assiette avec un petit grognement satisfait. Le dîner se poursuivit plus calmement. Galis s’appliqua à faire rire tout le monde en racontant des anecdotes sur les pratiques rocambolesques de la Cour Ilarnaise, et Mathilde savoura ce moment avec l’envie de l’étirer dans le temps. Un poids s’était ôté de ses épaules, et une chaleur réconfortante l’envahissait à mesure qu’elle s’abandonnait à l’ambiance légère et avenante de leur tablée.

Ils marchaient sur des œufs, et usaient beaucoup de précautions oratoires. Après tout, ils faisaient tout juste connaissance. Les personnalités se heurtaient un peu, surtout celles de Galis et Lalëy, mais ça n’allait jamais plus loin qu’une joute verbale et Luisa était toujours là pour amortir les chocs, avec une douceur pleine d’ingénuité. Lalëy posa beaucoup de questions à Mathilde concernant la musique et les instruments qu’elle jouait, et celle-ci se fit un plaisir de lui répondre. Ils achevèrent joyeusement le repas en dégustant des verrines de fraises à la crème.

Puis, le Chambellan se leva et tous les Filleuls l’imitèrent dans un même grincement de chaise qui résonna dans l’énorme salle. Artag grimaça et s’adressa à eux de sa voix sépulcrale.

— Maintenant que ce repas est terminé, veuillez me suivre dans le petit salon. Il y a deux ou trois choses que je dois mettre au point avec vous…

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Pétrichor
Posté le 21/04/2021
Salut Emmy !

C'est vraiment super que tu arrives à trouver le temps d'écrire au milieu de tes partiels ! Un grand bravo pour ça.

Bon, pas très surpris de la réaction de Lady Tymphos. Heureusement que Artag était là pour sauver la peau de Mathilde :D
Mais j'ai quand même l'impression qu'en dehors du cercle impérial, le chambellan n'est pas très apprécié... La tension entre lui et Lady Tymphos est presque palpable !

Les présentations des Filleuls est très bien faite, et sont amenées d'une manière très naturelle. Est ça c'est vraiment sympa. On en apprend plus sur les camardes de Mathilde. Et franchement ils m'ont l'air assez sympathique pour l'instant.
Heureux de voir Mathilde participer comme ça à la conversation ! C'est vraiment cool qu'elle discute avec les autres Filleuls. Je pense qu'on a pas fini de l'embêter avec son nom de famille par contre !

Je trouve juste un peu étrange que tu dises "Ils marchaient sur des œufs, et usaient beaucoup de précautions oratoires", alors que juste avant tu as dit que l'ambiance était avenante et légère.
Et d'ailleurs, je trouve Arabella (je l’appellerais plus que comme ça désormais ^_^) bien silencieuse ! Je verrais bien quelques mentions d'elle, du chambellan et des autres Filleuls qui ne parlent pas beaucoup non plus. Juste rappeler leur présence quoi. J'avais un peu l'impression en lisant que le dîner se passait avec Mathilde, Galis et deux trois autres.

Enfin bon, je râle pour pas grand chose.
Parce qu'en revanche, je suis obligé de te féliciter pour tes descriptions que j'aime toujours autant, et tes comparaisons. C'est toujours bien trouvé, souvent très juste, et parfois drôle. Donc je dis voui.

Bon, hâte d'entrer dans ce petit salon alors ! À la semaine prochaine, bon courage pour la suite !


Ton assidu lecteur,
Pétrichor.
Emmy Plume
Posté le 15/05/2021
Hello Pétrichor !

Contente de pouvoir te retrouver (les partiels ont retardé ma réponse, mais j'ai enfin un peu de temps!). Quel plaisir de relire ton commentaire, vraiment il fait chaud au coeur.

Artag en impose, c'est le moins qu'on puisse dire. Cependant, tu as raison, il n'est pas très apprécié par les autres Nobles. Est-ce sa position de pouvoir qui rend les autres jaloux, ou l'absence total d'effort de sa part pour se faire aimer qui en est la cause ? Sans doute un peu des deux. XD

C'est en effet un chapitre où Mathilde a l'occasion de se mêler aux autres Filleuls et donc une opportunité pour moi d'esquisser ses futurs camarades de classe ;)
Je suis contente qu'ils t'aient plu.

Je prends en note ta remarque. C'est en effet un peu étrange à la relecture, je verrais ce que je pourrais faire pour y remédier ;)

Un grand merci encore pour ton retour sur mon chapitre ! A bientôt =^v^=

Emmy Plume
Blanche Koltien
Posté le 21/04/2021
Oh la la!!!! Trop cool que Mathilde se fasse de nouveaux amis!!
Sinon vraiment passionnants tout ça!! Elle l'a échappé belle en tout cas ^^
Heureusement que Artag est arrivé... Je l'apprécie de plus en plus!

A part ça, j'espère que tes partiels se passe bien!
Bon courage!!
Emmy Plume
Posté le 15/05/2021
Coucou Blanche !

Me revoilà !! (oui, je sais, il était temps ^^')
Merci pour ton commentaire ! je suis contente que ce chapitre t'ai plu. Mathilde saisit en effet l'occasion de se lier à d'autre de ses futures camarades de classe, et c'est un soulagement autant pour nous que pour elle ;)
Et oui, le sauvetage d'Artag était vraiment à point nommé. XD

Au plaisir de te lire à nouveau ! =^v^=

Emmy Plume
Hastur
Posté le 18/04/2021
Hello !

C'est par où le petit salon ? Il faut que j'y aille aussi. Ca m'a l'air fort intéressant ! :D

Tout d'abord, bravo d'avoir trouvé le temps de penser à Mathilde pendant ta période de partiels ;). J'espère que ça se passe bien.

Toujours aussi chouette. Mention spéciale à l'arrivée du Chambellan pour sauver Mathilde.
"Droit comme une lame, le Chambellan se tenait sur le pas de la porte et dominait la Directrice adjointe de tout son corps décharné."
Je trouve qu'on a vraiment un sentiment de, il vient d'ailleurs, tellement il parait différent et plus fort que les autres. L'image de domination avec un corps décharné paraît paradoxale au premier abord, mais le fait que cette domination soit vraie et ressenti par tous et toutes dans la scène, renforce énormément la puissance du personnage d'une certaine manière. Enfin, je ne sais pas si ce que je raconte est clair, mais l'image est vraiment forte et bien trouvée dans cette phrase !

On rencontre d'autres filleuls, car ENFIN Mathilde daigne se mêler aux autres (hu hu hu je plaisante ! :D). C'est agréable de la voir enfin moins tendue, plus à l'aise avec ses nouveaux compagnons/collègues.

Bon et bien, je n'ai plus qu'à patienter à la porte du petit salon :).

Bon courage pour la suite ! :)
Emmy Plume
Posté le 15/05/2021
Hello Hastur !

Après un silence radio trop long à mon goût, je trouve enfin le temps de répondre à tes commentaires, (il était temps!!).

Mes partiels ... sont passées, et je ne veux plus les revoir! XD
En tout cas, c'est un vrai plaisir de relire tes commentaires, même après plusieurs semaines.

Je suis contente que mes descriptions te plaisent toujours autant. Et oui, Artag en impose grave, et cela malgré son allure paradoxalement "décharnée". Pour moi qui suis très visuelle, la comparaison du Chambellan avec une lame me parait à point nommée.

Quant à Mathilde, elle saisit enfin sa chance de créer du lien avec d'autre Filleuls et c'est un soulagement pour tout le monde (surtout pour elle je crois ;)

Merci pour ton retour et ton soutien ! A bientôt dans un autre commentaire (oui, je vais enchaîner autant que je peux les réponses) =^v^=

Emmy Plume
Aryell84
Posté le 17/04/2021
Hello!!!
J'aime toujours autant, le sauvetage in extremis de Mathilde face à Lady Tymphos était génial (même si je me demande comment elle va être punie par Artag maintenant ^^), et les 2 filles que Mathilde apprend à connaître sont très attachantes, ce qui est rassurant pour elle :)

2 petites erreurs de grammaire et c'est tout:
- « Lady Tymphos venait déchaîner sa colère qu’elle avait trop longtemps retenue » → la colère qu’elle avait…
- « Luisa ne portait aucun intérêt à sa fortune, sinon à la personnalité captivante de son père » → le "sinon" cloche car il est censé apporter une nuance, une limite (ce qui n'est pas le cas ici)

Continue comme ça!
Bisous!
Emmy Plume
Posté le 15/05/2021
Coucou Aryell84

Merci pour ce commentaire ! Je suis contente que tu aies apprécié la confrontation entre Lady Tymphos et Artag, c'était un vrai plaisir à écrire.

Merci également pour ce chaleureux accueil de mes deux nouvelles venues (sur le devant de la scène). Lalëy et Luisa sont des Filleules que je brûle de vous faire découvrir depuis un certain temps, alors lorsqu'enfin est arrivé le moment de les présenter en bonne et due forme, j'étais un peu nerveuse. ^^

Au plaisir de te lire à nouveau, merci pour ce retour ! =^v^=

Emmy Plume
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