Chapitre 22. Pour alléger ses fardeaux

Par dcelian
Notes de l’auteur : Bonjour !
Voilà le chapitre 22 sans plus d'attente (ça fait déjà beaucoup). Je dois dire que je suis particulièrement fier de sa fin. D'une manière générale, j'ai du mal à me projeter dans la lecture comme j'ai trop de recul par rapport à tout ça, mais j'espère qu'on arrive à se mettre à la place des personnages, et j'espère que leurs raisonnements paraissent sensés et cohérents.
En tout cas, le dernier jour avant l'ultimatum de Maude est venu, le rideau est prêt à être levé et les révérences à être tirées. Est-ce que Gaëlle pourra récupérer Soa et rejoindre le Sanctuaire à temps ? héhé, bonne lecture :D

La chaleur est presque assommante, on a du mal à croire que l'hiver guette, ici aussi. Il fait d'autant plus chaud qu'il marche sans discontinuer depuis plusieurs heures maintenant, et le sable semble embraser la plante de son pied droit, encore douloureux des journées précédentes. Il sent les milliers de grains sous son corps, partout autour, il tâche de se concentrer sur leur doux frottement pour oublier le fait qu'ils s'infiltrent dans sa peau et qu'ils infectent probablement ses plaies.

Il grimace en songeant que, finalement, il aurait peut-être dû garder sa botte au pied. Mais maintenant, c'est trop tard, il faut faire face aux conséquences de ses actes. C'est comme ça et pas autrement.
Le soleil est haut dans le ciel, à présent, la mi-journée doit être passée et il n'a rien mangé depuis les quelques baies d'hier soir, il se sent affreusement vide et faible.
Pourtant, il continue.
Malgré Soa sur son dos qui semble tellement lourd, malgré les douleurs et malgré le soleil qui brûle ses chairs ouvertes, malgré l'air chaud qui assèche sa gorge serrée, il a décidé de ne plus s'arrêter.

Par instants, il jette un rapide coup d'œil derrière, et le doute grandit en lui à mesure qu'il trace sa route dans le sable. L'a-t-elle vraiment suivi ? A-t-elle réellement survécu à ses blessures ? Il est sans doute trop tard pour se poser ces questions, mais il faut bien s'occuper l'esprit, parce qu'autrement la douleur occupe toute la place, elle le ronge de l'intérieur et ça fait foutrement mal et –

Il n'a eu qu'une occasion de la voir à l'œuvre, mais il a croisé son regard, un regard enflammé comme le désert tout autour, un regard brûlant de volonté de survivre, alors il en est persuadé, ou plutôt, il s'en persuade : elle le traque encore, elle le traque de toutes ses forces, elle le rattrapera bientôt. Et il sent son corps qui se tend et qui accélère à cette pensée.
Peu importe le coût, il faudra qu'il arrive d'ici-là.

De lourdes gouttes de sueur perlent sur son front, obstruant tantôt sa vision. Chaque effort lui demande une concentration épuisante, l'horizon danse sous ses yeux, mais il a dépassé l'église, et il approchera sous peu des premières serres, le désert n'est plus très long après ça, il retrouvera vite les arbres et leur fraîcheur apaisante.

Il pourrait aussi s'arrêter là, s'effondrer dans le sable fin et chaud, s'endormir pour un temps et ne se réveiller qu'après. Après quoi ? Après tout. Après les orages qui menacent, après le passage de la tempête. Mais il ne s'effondre pas, et il ne ferme pas un œil. Il n'en a pas le droit. Parce qu'il a pris le temps d'y réfléchir, et c'est décidé : le sort de deux humains ne peut pas primer sur celui d'un peuple entier, c'est impossible.

Simon grimace sous le poids de Soa en manquant de trébucher. A croire qu'il l'a entendu penser...
Il secoue la tête. Peu importe. C'est malheureux pour eux d'avoir été piégés dans de tels conflits, mais l'heure n'est plus à la pitié ni aux remords. C'est comme ça et pas autrement.

Il raffermit sa prise sur Soa et allonge le pas. La ville n'est plus très loin, il le sent dans sa chair qui souffre et qui semble hurler pour le lui rappeler. Alors, malgré la douleur qui l'étreint, lancinante, la douleur qui ne le quitte jamais depuis plusieurs jours maintenant, il sourit. Il n'interrompt pas sa progression, il sourit simplement, et il se dit qu'il doit avoir l'air idiot, là, au milieu du désert vide de vie, vide de tout, à sourire bêtement au sable qui l'entoure.

Etonnamment, il sourit de plus belle.

Le destin est enclenché, et il marche à son côté pour alléger ses fardeaux.

*

Ça fait un long moment que Simon n'a pas regardé derrière lui, maintenant. Peut-être est-ce par prétention, celle de se croire à l'abri de tout, accompagné par le destin comme il l'est. Peut-être est-ce par paresse, celle qui lui murmure que tout ira bien, maintenant, qu'il s'est déjà suffisamment surmené, qu'il n'a plus qu'à avancer droit sans rien tenter d'irresponsable.

C'est sans doute pour ça qu'il ne l'a pas remarquée. Pourtant elle est bien là, cette ombre qui rôde, non loin derrière, elle atteindra bientôt l'église, elle se rapproche à pas vifs tout en se dissimulant comme elle le peut à l'abri des cactus qui croisent son chemin. Elle semble guetter le moment propice, mais son allure rapide dissimule mal toute l'impatience qui l'habite. Elle se contient, pourtant. A ses côtés, il y a cette deuxième forme, beaucoup plus petite, presque... animale ? D'ici, c'est impossible à dire. Et puis, de toute façon, c'est bien inutile, puisque Simon ne se retourne pas d'un pouce. Il continue simplement à avancer avec son grand sourire et Soa sur son dos, le destin à ses côtés.
Mais le destin n'est pas venu seul. Il est même redoutablement bien accompagné.

***

Deux minutes. Ça fait environ deux minutes qu'elle l'a repéré au milieu de la fournaise, deux minutes qu'elle distingue sa silhouette et qu'elle s'en rapproche irrémédiablement. Il avance à faible allure, et le rythme de sa marche semble perturbé par un pied droit défectueux. C'est donc que la blessure était sérieuse, et qu'elle pourra le rattraper si elle s'en donne les moyens. Pourtant, elle n'accélère pas, elle rôde en maintenant la distance qui les sépare, elle préfère se donner le temps. Parce qu'il a beau être blessé, elle l'est aussi, et elle ne veut prendre de risques sous aucun prétexte.

Gaëlle ferme les yeux un instant. C'est étrange, elle aurait juré que marcher dans ce désert immense serait d'un silence absolu, mais il semblerait qu'elle se trompait. Tout autour, le sable murmure en continu, il leur parle de sa voix chaude et douce dans une langue aux sonorités chantantes.

Elle trébuche sur quelque chose de dur – sûrement un caillou enterré –, ce qui lui arrache un juron alors qu'une vague douloureuse se propage en elle, puis elle jette un regard à Hollis, non loin derrière, qui progresse péniblement dans le sable. Le bruit de ses pas s'entrecroise et se mélange au sien en un doux frottement qui vient remplir leurs silences.

Hollis. Hollis qui ne dit rien, qui se tait mais qui avance résolument, comme si ce combat était aussi le sien. Alors que non, c'est faux, il ne faut pas tout mélanger. Elle a apprécié sa présence, mais leurs routes vont bientôt se séparer. Gaëlle soupire à cette idée, parce qu'elle ne connaît l'enfant que depuis peu, mais elle a déjà très bien compris tout l'entêtement qui le caractérise, et c'est une lutte qui n'est pas gagnée d'avance. Pourtant, il faudra qu'iel comprenne. D'une manière ou d'une autre.

Elle lève un instant les yeux vers le ciel et son soleil de plomb. La chaleur est étouffante, Gaëlle sent sa tête qui tourne, elle sent sa peau moite coller aux vêtements beaucoup trop lourds qu'elle porte, elle sent la sueur qui trempe son dos et son visage, mais elle ne s'arrête pas. Il est trop tard pour ça. Elle trébuche à nouveau, son corps crie et ça résonne longtemps, dans toutes ses côtes encore fragiles, dans tout son crâne encore sensible aux moindres perturbations. Elle s'arrête, ferme les yeux un instant, inspire un grand coup et repart du même pas. Maintenant que Soa est là, à portée de main ou presque, il faut être forte encore un instant.

Lorsque son regard se reporte sur l'horizon, elle réalise que l'église se rapproche à vue d'œil. Elle se dresse fièrement, tout en hauteur dans le désert infini qui l'entoure silencieusement. Ce sera leur dernier sanctuaire, ce sera l'ultime étape avant l'aboutissement de la Traque. Elle se raccroche à ça, à l'espoir que fait naître cet étrange bâtiment solitaire.

Elle se demande qui a pu avoir l'idée saugrenue de construire un lieu de culte dans un endroit aussi improbable. C'est comme s'il était arrivé là par malheur, contre sa propre volonté. Gaëlle ne la distingue pas encore nettement, avec sa tête qui tourne et cette chaleur dansante, mais elle a l'impression de voir l'église tanguer et pencher curieusement sur la droite. C'est à croire qu'elle veut s'effondrer sur le sable pour se reposer enfin des vieilles années qui pèsent sur sa carcasse. De toute évidence, elle est restée plantée là un long moment. Qu'attend-elle, seule au milieu de ce désert, pétrifiée dans sa patience éternelle ?

On ne peut même pas dire que ce soit un monument impressionnant. Ce n'est qu'une tour, une simple tour, une petite tour de rien du tout. Elle ne dégage pas cette aura presque charismatique qui émane de certains châteaux. Elle n'est qu'une simple petite tour de rien du tout au milieu de l'infini. Pourtant, plus Gaëlle s'en approche, plus elle est persuadée qu'elle arrive à destination. Quoi de mieux que ce vieux bâtiment inaperçu pour cacher l'un des Sanctuaires dont parlait Maude ?

A mesure qu'elle avance, l'écart entre ses pas se réduit inconsciemment, elle accélère la cadence, une pointe d'excitation l'a gagnée, elle grandit jusqu'à l'envahir peu à peu, et sa respiration accélère en rythme, tout son être est propulsé vers l'avant, toujours plus rapidement. A côté d'elle, Hollis presse le pas aussi, comme si cette émotion étrange était contagieuse, comme si elle l'avait gagné.e à son tour.
La chaleur s'abat de plus en plus durement sur eux, elle les écrase et menace de les faire tomber, mais iels ne tombent pas, iels continuent de braver le sable brûlant et la distance qui reste, iels arrivent presque, iels arrivent déjà...

Quand les pieds nus de Gaëlle entrent en contact avec le socle de pierre qui semble soutenir l'église, elle est surprise de constater qu'il est glacé malgré les rayons persistants du soleil, comme s'ils n'arrivaient pas jusqu'ici.
Dès qu'iel la rejoint, Hollis reprend forme humaine et s'écroule de tout son être sur le sol frais avec un soupir de plaisir. C'est à se demander comment iel a survécu jusqu'ici avec son épaisse fourrure. Pourtant, iel ne fait aucun commentaire, aucun bruit, iel reste simplement au sol, là, comme ça, à profiter de ce bref répit qui leur est accordé.

Le désert avait habillé leur mutisme de couleurs chaudes et lumineuses, mais il semble soudain s'être tu. Gaëlle n'est pas surprise, pourtant. Elle ne croit en rien, c'est vrai, mais elle a compris qu'il est ici question d'autre chose. Les églises ne sont pas qu'un lieu de culte, et d'ailleurs, pour ce qu'elle en a compris, une église n'a pas besoin d'être un immense monument austère et glacial.
C'est simplement un endroit où une vieille promesse de calme a été faite, une promesse tellement ancienne qu'on l'a même oubliée, mais qui lie les âmes, qui lit les âmes, et dont l'écho résonne encore, parfois, si l'on sait lui prêter l'oreille. Et Gaëlle s'étonne de trouver ça doux, ce lieu, ce silence, cette promesse qui veille pour un temps.

Elle secoue la tête et sort de sa transe religieuse. Une autre fois peut-être. C'est loin d'être le bon moment. Elle tâche d'observer l'église pour se familiariser avec, parce qu'il faudra revenir, et quand elle reviendra, il faudra être prête.

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Sklaërenn
Posté le 15/06/2021
Je trouve ça cool que tu ai développé le point de l'église ! Et je me demande ce que Simon entendait par "le sort de deux humains ne peut pas primer sur celui d'un peuple entier, c'est impossible."

Ça laisse pointer beaucoup de questions :D

J'aime beaucoup le fait de savoir que le désert s'est installé en cinq ans et ça me ferait presque penser à un certaine dérèglement climatique IRL, même si on est pas encore à ce stade ^^"'

J'aime bien le coup du Caktus. On sent qu'Hollis appuie plus sur cette lettre, d'où l'écriture :) c'est joli.

Du coup la fin me fait poser question. Est-ce vraiment Simon qui trouve la force de se relever ou quelque chose d'autre ?

Soa va-t-il bientôt se réveiller et Cléa où en est-elle xD ? Tellement de question et si peu de réponses :sigh: ( je fais pareil alors bon je suis mal placée pour me plaindre ahah )

En tout cas ,j'ai hâte de la suite :) je patienterais le temps qu'il faudra t'inquiète, ne te mets pas la pression ;) juste pour te dire que j'apprécie toujours autant ton histoire :D
dcelian
Posté le 16/06/2021
Toujours aussi adorable, merci pour ta lecture *-*
"Et je me demande ce que Simon entendait par "le sort de deux humains ne peut pas primer sur celui d'un peuple entier, c'est impossible."
Ça laisse pointer beaucoup de questions :D"
Hahaha effectivement, c'est une partie de l'histoire qui doit être frustrante à lire vu toutes les questions que je pose et le peu d'entre elles auxquelles je réponds x)
"J'aime beaucoup le fait de savoir que le désert s'est installé en cinq ans et ça me ferait presque penser à un certaine dérèglement climatique IRL, même si on est pas encore à ce stade ^^"'"
Yep, ça me fait plaisir que tu aies pensé à ça parce que c'est exactement le but. Sans trop t'en dire, je peux déjà t'annoncer que ce point de "dérèglement climatique" sera une notion importante par la suite, donc bien vu pour cette remarque ;)
"J'aime bien le coup du Caktus. On sent qu'Hollis appuie plus sur cette lettre, d'où l'écriture :) c'est joli."
Hahaha je sais pas si tu dis ça par rapport au commentaire de dodorêve, mais quoiqu'il en soit : oui, Hollis est vraiment un petit être d'une mignonceté difficilement égalable <3
"Du coup la fin me fait poser question. Est-ce vraiment Simon qui trouve la force de se relever ou quelque chose d'autre ?"
ça vous intrigue, hein, qu'il se soit relevé dans cet état ?? Hahaha, j'apprécie vos questions en tout cas, et je n'ai plus qu'à te dire : la suite y répondra peut-être ;)
"Soa va-t-il bientôt se réveiller et Cléa où en est-elle xD ? Tellement de question et si peu de réponses :sigh: ( je fais pareil alors bon je suis mal placée pour me plaindre ahah )"
Oui, désolé, j'avoue que ça commence à faire bien longtemps qu'il est dans cet état étrange. J'ose espérer qu'il ne se réveillera pas trop tard à tes yeux... Enfin, s'il se réveille un jour.... héhé
En tout cas : merci encore, pour ta patience comme pour ta lecture, c'est vraiment génial d'avoir des gens comme toi qui me lisent, c'est un vrai plaisir de pouvoir échanger et d'avoir un aperçu de vos ressentis, merci, merci, merci <3
dodoreve
Posté le 14/06/2021
"En tout cas, le dernier jour avant l'ultimatum de Maude est venu, le rideau est prêt à être levé et les révérences à être tirées. Est-ce que Gaëlle pourra récupérer Soa et rejoindre le Sanctuaire à temps ? héhé, bonne lecture :D" :o Je crois que mon cerveau se serait bien entêté à remettre à plus tard cette tension mais d'accord alors wow c'est parti
"ils s'infiltrent dans sa peau et qu'ils infectent probablement ses plaies." Ce passage me dérange tellement si tu savais :))
"Chaque effort lui demande une concentration épuisante, l'horizon danse sous ses yeux, mais il a dépassé l'église, et il approchera sous peu des premières serres, le désert n'est plus très long après ça, il retrouvera vite les arbres et leur fraîcheur apaisante." Voilà, je me demandais aussi : vu comment se terminait ton dernier chapitre, je m'étonnais de voir cette église arriver comme si c'était aussi l'objectif de Simon, comme quoi c'était vraiment un hasard curieux, mais là c'est bien d'en savoir au moins un peu plus là-dessus
"le sort de deux humains ne peut pas primer sur celui d'un peuple entier, c'est impossible." Mh mh, je vois poindre un enjeu narratif intéressant ici. On était censé en avoir plus conscience avant ? Si oui j'avais oublié, si non c'est cool de le faire intervenir à ce moment qui se présente alors comme un climax.
"Deux minutes" Je ne sais plus si on avait déjà évoqué ça ensemble, mais le temps se mesure-t-il de cette même manière et aussi précisément dans ce monde que dans le nôtre ? (Je suis pénible, hein.)
J'aime bien les réflexions que Gaëlle se fait sur l'église - "Qu'attend-elle, là, seule au milieu de ce désert, pétrifiée dans sa patience éternelle ?" (Une question que je me pose, au fait : pourquoi si Maude lui a donné rendez-vous ici pour ouvrir un portail église-église, ce n'est pas ici que Gaëlle est initialement arrivée ?)
"Le désert avait habillé leur mutisme de couleurs chaudes et lumineuses, mais il semble soudain s'être tu." yuss <3
"C'est simplement un endroit où une vieille promesse de calme a été faite, une promesse tellement ancienne qu'on l'a même oubliée, mais qui lie les âmes, qui lit les âmes, et dont l'écho résonne encore, parfois, si l'on sait lui prêter l'oreille." yussss <3
"c'est des choses que les enfants font" j'entends plutôt "ce sont" dans la bouche de Gaëlle, non ?
"— Cinq ans ? Tu veux dire que, avant ça, y avait pas de désert ici ? — Ben non." ahahah Hollis, ce ton de l'évidence <3
"Des caktus." Je chipote mais comment sait-on que Hollis se trompe et écrit le mot avec un -k ? Je me dis que si tu veux buter sur lui comme le ferait un enfant, ce serait "tactus" à la limite, mais bon ça te convaincra peut-être pas plus (et c'est pas grave, c'est que du détail après tout)
"Et je te demande pas de m'emmener, je peux m'emmener seul.e ! Pas besoin de ton aide." <3
"il sent qu'un de ses ongles a été arraché dans la chute" Nom di diou comme tu me déranges avec ce personnage ! Aie pitié de nous x) Je rigole hein, car quand tu développes un peu plus sur sa souffrance on ne peut pas dire qu'on ne la ressent pas
"il pleure ce qu'il sait et qu'elle ignore" Beh dis lui, Simon !
Remarque sur ce paragraphe : entre les tapotis, les larmes, les noyés dans le désert infini, c'est Gaëlle / l'eau qui revient en masse ! Encore mes délires analytiques, peut-être, mais j'aime bien ^^
Eh bien, cette fin ! J'ai l'impression que Simon ne s'est pas relevé dans un état très humain, mais c'est dur à dire tant c'est l'intuition glacée de Gaëlle qui peut influencer notre propre ressenti. Avec la demi-conscience, ça m'évoque malgré tout l'Ombre que peut être Soa aussi, donc je ne sais pas trop non plus, à voir. En tout cas, je suis incapable de me projeter sur la suite. Simon me semble épuisé donc il faudrait vraiment qu'il soit dans un état second pour changer quelque chose, maintenant que Gaëlle a récupéré Soa. Et d'ailleurs il se réveille quand ce gros sac ? (Et Cléa elle est o-)
"Il est temps de clore ce chapitre." Méta 8)
Va falloir encore patienter pour savoir ce qui se passerait ce dernier jour d'ultimatum, du coup ! Mais t'inquiète, je patienterai (héhé)
À bientôt pour cette suite !
dcelian
Posté le 15/06/2021
"Ce passage me dérange tellement si tu savais :))" Cette remarque me fait tellement plaisir si tu savais :))
Plus sérieusement : je partage ta douleur. En le relisant, j'ai grincé des dents à plusieurs reprises en me demandant comment j'avais pu oser être aussi horrible, mais à la fois je trouve ça TELLEMENT intéressant la douleur, la douleur et tout ce qu'elle engendre en fait. Oui, cette fois je l'affirme : c'est une forme de sadisme. Ou une passion pour le macabre. Je suis tordu ;-;
"Voilà, je me demandais aussi : vu comment se terminait ton dernier chapitre, je m'étonnais de voir cette église arriver comme si c'était aussi l'objectif de Simon, comme quoi c'était vraiment un hasard curieux, mais là c'est bien d'en savoir au moins un peu plus là-dessus" Eh oui, toujours le mystère de ce côté-là : quel est le véritable objectif de Simon, dans cette histoire ? héhé
"Mh mh, je vois poindre un enjeu narratif intéressant ici. On était censé en avoir plus conscience avant ? Si oui j'avais oublié, si non c'est cool de le faire intervenir à ce moment qui se présente alors comme un climax." Ta mémoire ne t'a pas fait défaut : c'est la première fois qu'on apprend le réel enjeu de cet objectif que s'est fixé Simon. Il reste encore pas mal de zones floues autour de lui, mais ça me permettait au moins de donner cette information (que je trouve assez capitale, tout de même).
""Deux minutes" Je ne sais plus si on avait déjà évoqué ça ensemble, mais le temps se mesure-t-il de cette même manière et aussi précisément dans ce monde que dans le nôtre ? (Je suis pénible, hein.)" Mais non t'es pas pénible. Je viens de commenter le mot "kitsch" sous ton histoire, tu peux largement te permettre ça x)
Et par contre je pense que la notion de temps est relativement la même, puisqu'il y a des églises dans les villes et qu'elles sonnent les heures. Après bon, elle a pas de montre au poignet, mais je m'étais dit que 2 minutes sont relativement faciles à compter dans sa tête, surtout pour une Traqueuse qui a l'habitude de ces courses-poursuite
"Une question que je me pose, au fait : pourquoi si Maude lui a donné rendez-vous ici pour ouvrir un portail église-église, ce n'est pas ici que Gaëlle est initialement arrivée ?" Question tout à fait légitime encore une fois, et je pense que je vais devoir le préciser en amont parce que je l'ai pas dit de façon claire. En gros, Maude a simplement ouvert le Sanctuaire mais elle n'avait aucune idée du Sanctuaire qui allait réceptionner Gaëlle de l'autre côté. C'est notamment dû au fait qu'elle n'avait jamais fait cette manœuvre auparavant.
""Des caktus." Je chipote mais comment sait-on que Hollis se trompe et écrit le mot avec un -k ? Je me dis que si tu veux buter sur lui comme le ferait un enfant, ce serait "tactus" à la limite, mais bon ça te convaincra peut-être pas plus (et c'est pas grave, c'est que du détail après tout)" ça me fait beaucoup rire que tu dises ça parce que ça m'a même pas traversé l'esprit. En fait le 'k' c'est pour signifier une sorte d'accentuer du son 'qu'. Je l'entends parfaitement quand je l'imagine, mais je comprends ce que tu veux dire. Je crois que j'avais entendu une youtubeuse le prononcer comme ça, un peu 'cakeutus' tu vois ? Et du coup dans ma tête c'était ça l'idée x) Je crois que je suis pas très clair, là ;-;
""Des caktus." Je chipote mais comment sait-on que Hollis se trompe et écrit le mot avec un -k ? Je me dis que si tu veux buter sur lui comme le ferait un enfant, ce serait "tactus" à la limite, mais bon ça te convaincra peut-être pas plus (et c'est pas grave, c'est que du détail après tout)" le retour du sadisme hein... Mais j'assume. Je sais pas si tu connais la trilogie "Le Chaos en marche" (de Patrick Ness) (oui c'est anglais mais la traduction est exceptionnelle) (bref), mais l'auteur a une façon de gérer la souffrance de ses personnages qui est complètement phénoménale, et je pense que c'est de là que me vient cette passion un peu macabre
"Beh dis lui, Simon !" Y peut pas, le pauv' boug :c Il a plus de souffle, plus de salive, plus aucune énergie, RIEN. Il est au bout de sa vie le pti père là
"Remarque sur ce paragraphe : entre les tapotis, les larmes, les noyés dans le désert infini, c'est Gaëlle / l'eau qui revient en masse ! Encore mes délires analytiques, peut-être, mais j'aime bien ^^" Hahaha effectivement, t'as carrément raison. Je pense que dès le premier commentaire où tu m'as fait remarquer les parallèles implicites de Soa/vent et Gaëlle/eau, je les ai adoptés inconsciemment x) Et depuis j'en glisse par-ci par-là, et ça me rend très heureux de voir que tu les remarque ;)
"Eh bien, cette fin ! J'ai l'impression que Simon ne s'est pas relevé dans un état très humain, mais c'est dur à dire tant c'est l'intuition glacée de Gaëlle qui peut influencer notre propre ressenti. Avec la demi-conscience, ça m'évoque malgré tout l'Ombre que peut être Soa aussi, donc je ne sais pas trop non plus, à voir. En tout cas, je suis incapable de me projeter sur la suite." Très étonnamment (oui) je trouve ça génial que t'arrives pas à te projeter. J'y vois le signe que tout ça reste assez imprévisible, et j'aime bien ce côté "mais où est-ce qu'il nous emmène ce malade ?"
"Simon me semble épuisé donc il faudrait vraiment qu'il soit dans un état second pour changer quelque chose, maintenant que Gaëlle a récupéré Soa." Oui c'est clair, mais faut quand même pas le sous-estimer, il a déjà prouvé qu'il savait parfaitement se battre ! Et puis (et surtout), les choses que la douleur peuvent faire faire sont parfois insoupçonnées ;-;
En plus, Gaëlle aussi est en mauvais état, donc rien n'est joué !
""Il est temps de clore ce chapitre." Méta 8)" Haaa si tu savais comment j'étais CONTENT de terminer le chapitre comme ça !!! Et d'ailleurs, ça signait aussi officiellement la fin des points de vue de Simon, donc en un sens ça permet de clore CE chapitre mais aussi SON chapitre. Attention, je ne dis pas qu'il va mourir pour autant... Enfin. Je ne dis pas qu'il va vivre non plus. Je dis plutôt : tu verras bien. Héhé
"Va falloir encore patienter pour savoir ce qui se passerait ce dernier jour d'ultimatum, du coup !" Ouais j'avoue j'ai été cruel sur ce coup-là, j'ai annoncé dans la note qu'on aurait le fin mot de cette histoire alors qu'en réalité pas du tout. Bientôt....... ?
Hahaha j'arrête cette torture. Merci pour toutes tes suggestions, pour ta lecture et tes compliments, ça me motive tellement à continuer, si tu savais <3
dcelian
Posté le 15/06/2021
Oop j'ai cité deux fois les "caktus" hahaha
La deuxième fois c'était ça : ""il sent qu'un de ses ongles a été arraché dans la chute" Nom di diou comme tu me déranges avec ce personnage ! Aie pitié de nous x) Je rigole hein, car quand tu développes un peu plus sur sa souffrance on ne peut pas dire qu'on ne la ressent pas"
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