Chapitre 21 : Franchise

Notes de l’auteur : Bonne lecture ^^

Mathilde suivit docilement le Chambellan jusqu’à son carrosse personnel, qui attendait à la lisière du parc, et s’assit sur les sièges de velours noir. Il s’installa en face d’elle et donna un ordre au cocher. Alors que les cahots des pavés commençaient à secouer les banquettes, Mathilde décortiqua dans sa tête ce qui venait de lui arriver.

Elle avait tant joué avec le Prince qu’elle en avait oublié l’heure, et le Chambellan avait été envoyé à la recherche de Berlioz. Tout le monde, les Filleuls inclus, était parti en les laissant seuls. Si la gouvernante n’avait pas perdu le Prince et averti Artag, elle n’aurait jamais pu rentrer au Collegium. Peut-être même aurait-elle déclenché un véritable incident diplomatique, qui sait ?

Elle s’enfonça dans son siège, étourdie par le nombre de bévues qu’elle avait commises en une matinée. Son séjour à Impera prenait vraiment le meilleur départ possible… Elle était déjà éreintée, usée par les constantes variations de ses émotions qui échappaient à son contrôle. Même Berlioz, si craquant avec ses aventures imaginaires, l’avait mise à rude épreuve avec son charisme. C’était involontaire de sa part, mais le résultat était le même : il l’avait épuisée.

Elle releva la tête vers Artag, soudain consciente du silence pesant qui planait dans l’habitacle. Le Chambellan la fixait avec la même curiosité que celle qu’il avait manifestée sous le saule pleureur. Ses yeux la brûlaient, trop intenses. Ils changeaient sans arrêt de couleur, comme s’ils suivaient le rythme de ses pensées. Les teintes elles-mêmes étaient si vives qu’elles paraissaient luire, animées de leur vie propre. Il s’aperçut de sa mine gênée. Ses iris virèrent à un rose framboise et il s’esclaffa, un son étrange dans cette voix trop grave.

— Je vous fais peur, n’est-ce pas ?

Comme elle s’apprêtait à nier, il leva un doigt devant son nez crochu.

— Ne mentez pas. Je peux le sentir, et je déteste ça.

Il ne lui donna pas le temps de s’offusquer ni de le contredire et continua sur sa lancée.

— Vous n’avez pas à avoir peur de moi. De toute la Cour, je suis sans doute celui qui vous nuira le moins.

Son ton était plus abrupt qu’une falaise, ce qui rendait sa tentative de réconfort — si c’en était une — difficile à déchiffrer. Mathilde esquissa un sourire factice, pour au moins feindre un soulagement.

— Parce que vous êtes mon Tuteur ?

Il croisa ses bras en baguettes de tambour sur son torse osseux.

— Bien sûr. Comment voulez-vous que je vous apprenne quoi que ce soit si vous ne me faites pas confiance ?

« La confiance, ça se gagne », songea Mathilde, « et pour l’instant, c’est plutôt mitigé ». Elle se contenta d’acquiescer de nouveau. Elle était trop fatiguée, trop nerveuse pour cette conversation, et plus encore pour prendre des précautions oratoires.

— Et je devrais vous croire parce que vous dites détester les mensonges ? demanda-t-elle sans pouvoir tout à fait effacer le sarcasme de sa voix.

Artag se renversa contre le dossier moelleux de la banquette. Contrairement à ses attentes, il eut un sourire lugubre, en découvrant ses dents ivoire à la manière d’un loup.

— Parfaitement. Vous vous rendrez vite compte que ce n’est pas monnaie courante à la Cité Impériale.

Mathilde frissonna et, déstabilisée, baissa les yeux sur son médaillon de Filleule, qu’elle se mit à triturer. Pourquoi ce sourire ? Que sous-entendait-il ? Mathilde s’y perdait, elle ne le comprenait pas. Plus elle se creusait les méninges pour arriver à une conclusion sur son caractère, plus il lui échappait.

Au fil de ses pensées, Mathilde réalisa d’un coup que, lorsqu’il disait « sentir » le mensonge, il parlait peut-être littéralement. En considérant comment il avait réduit la Cour entière au silence d’un battement de paupière, cela rentrait probablement dans ses cordes. Son cœur cogna plus fort dans sa poitrine, ranimé par cette hypothèse. Mathilde releva le menton, piquée de curiosité.

Finalement, cette situation n’était pas si terrible. Artag Novinkov possédait un Sylphe, il devait assurément en connaître la nature précise, ce qui signifiait qu’elle se trouvait en compagnie d’une vraie mine d’or d’informations. Il ne tenait qu’à elle de poser les questions.

— Vous vous dites donc homme de confiance ? l’interpella-t-elle, revigorée.

Il arqua ses hauts sourcils blonds en accent circonflexe.

— Je suis même celui de l’Empereur.

Il n’y avait aucune vanité dans ses mots, il ne faisait qu’exprimer les faits.

— Alors, continua Mathilde, si je vous posais une question sur un secret de l’Empire, que feriez-vous ?

Il pencha la tête sur le côté, plissant les yeux, comme s’il voulait creuser un trou à travers elle.

— Pour une Noble, vous êtes étonnamment franche.

Mathilde haussa les épaules, sa fatigue lui soufflant qu’elle n’avait plus rien à perdre.

— Rappelez-vous, je grimpe aux arbres.

Ses iris reprirent une teinte framboise tandis qu’il éclatait de rire. Ce son lui évoqua celui d’une avalanche de rochers à flanc de montagne, presque trop puissant pour s’échapper d’une cage thoracique si maigre.

— Le moins qu’on puisse dire, c’est que vous ne mâchez pas vos mots ! s’exclama-t-il si fort que Mathilde sursauta. Ça me plaît ! Très bien, Mademoiselle Eth’Arken, que voulez-vous savoir ? Voyons un peu si j’ai le droit de répondre à votre demande.

Il se pencha vers elle, et elle ne put réprimer un mouvement de recul. Elle n’était peut-être pas aussi téméraire qu’elle l’aurait voulu. Incapable de soutenir l’intensité de son regard comme de détourner la tête, elle fixa un détail de la couture de son col et articula tout bas.

— Auriez-vous le droit de me parler de votre Sylphe ? J’ai cru comprendre que c’était un sujet assez tabou…

Sa voix mourut en même temps que sa gorge se serrait. Ça y est, elle avait posé la question. À présent, elle n’osait même pas regarder sa réaction. Allait-il répondre ? Elle avait le droit de savoir, non ? Après tout, cela viendrait tôt ou tard dans son entraînement. Les informations des Augures étaient insuffisantes, elle voulait en apprendre plus, tout de suite. Qui ne le voudrait pas après autant de phénomènes étranges concentrés en une matinée ?

— Vous ne perdez pas le nord, vous… N’avez-vous pas déjà eu la première explication des Augures ?

Son ton était calme, parfaitement plat. Impossible de savoir ce qu’il pensait sans regarder son visage. Mathilde se résolut à lui faire face. Tant pis, après tout. Si cet homme devait l’aider à l’avenir, elle préférait se présenter telle qu’elle était plutôt que d’afficher sans cesse une soumission effacée.

— Oui, mais cela n’explique pas ce qui s’est passé ce matin.

Son expression était presque aussi indéchiffrable que son ton. Presque. Il y avait dans ses yeux un éclat plus vif qu’avant, comme si elle avait capté son intérêt de professeur. Il caressa lentement son bouc.

— La magie vous intrigue, n’est-ce pas ? Je parierai que vous n’y croyiez pas avant le Test.

— Et même après…

Son sourire de loup revint sur ses lèvres, terrifiant.

— Vous êtes donc une sceptique. Ma performance à la Cour a dû vous faire un choc.

Mathilde ne répondit pas, mais le rouge qui lui montait aux joues le fit pour elle. À présent qu’elle se trouvait devant son Tuteur, porteur d’un Sylphe, elle se sentait stupide de ne pas y avoir cru plus tôt. Tout l’Archipel y croyait, les histoires chantaient leurs exploits, pourquoi avait-elle décidé que la magie n’existait pas ? La raison vint d’elle-même. Parce qu’elle n’en avait jamais vu. Parce que personne de sa connaissance n’en avait jamais vu. Le Chambellan haussa ses épaules anguleuses.

— Il y en a chaque année, détendez-vous. Vous en avez même un ancien devant les yeux.

Lui aussi avait douté ? Mathilde se prit à évaluer l’âge que cet homme devait avoir. Son aspect squelettique rendait l’exercice difficile et ses cheveux naturellement clairs n’arrangeaient rien. Elle parvint à une fourchette entre cinquante et soixante ans. Il était peut-être plus jeune, mais sa peau grisâtre empêchait toute suggestion dans cette direction.

— Vous avez raison en appelant cela un secret de l’Empire, admit-il, son accent Ilarnais durcissant chaque mot sortant de sa bouche. Parlez de votre entraînement à quiconque hormis vos Tuteurs et les Augures et vous aurez des ennuis.

— On me l’a dit, répondit-elle en songeant aux radotages de la harpie sur les sanctions, mais vous êtes mon Tuteur.

— Certes, cependant nos cours n’ont pas encore commencé.

Au frémissement de ses lèvres, Mathilde se rendit compte qu'il s’amusait à la faire tourner en rond.

— Enfin, se rendit-il alors qu’elle perdait patience, je suppose que vous ne cesserez pas de vous creuser les méninges tant que vous n’aurez pas d’information sous la dent, et mon Sylphe est plus ou moins de notoriété publique à la Cour Impériale. Je peux donc vous en apprendre plus sans mettre en danger mon honneur d’homme de confiance.

La lueur framboise dansait dans ses yeux, manquant d’envahir totalement ses iris pour une troisième fois, et Mathilde commençait à comprendre sa signification. Face à lui, elle était comme un enfant maladroit et hésitant, dont les premiers pas sont si brouillons qu’ils en deviennent comiques. En résumé, il se moquait. Elle se mordit la langue pour s’empêcher de parler. Ce n’était pas le moment de défendre son amour-propre, il était sur le point de répondre à ses attentes. Elle pourrait tout gâcher.

Artag leva une main et écarta ses longs doigts osseux. Aussitôt, la fatigue s’envola des épaules de Mathilde. Une bulle de chaleur naquit en elle et grossit jusqu’à l’emplir tout entière d’un sentiment intime de confort, de paix profonde. Son corps lui paraissait si léger qu’elle avait l’impression de flotter au-dessus de son siège. Mathilde avait l’esprit clair, et tous ses soucis bien en tête, mais ils ne la faisaient plus souffrir.

Bouche bée, Mathilde se rappela la sensation qui avait mis fin à la pression du charisme de Berlioz, sous le saule pleureur. C’était donc lui ! Elle n’avait pas rêvé. Artag referma son poing et, tout en douceur, la fatigue revint peser sur sa poitrine.

— Agréable ? demanda-t-il, un rictus aux lèvres.

Elle écarquillait les yeux, incapable de se faire à l’idée qu’on avait fait usage de magie sur elle. Ce qu’elle avait ressenti surgissait de si profond qu’elle aurait pu le croire venu d’elle-même. Viscéral.

— Très. Qu’avez-vous fait ?

— Mon Sylphe me permet un certain contrôle sur les émotions, lâcha le Chambellan d’un ton placide, presque indifférent. Les miennes comme celles des autres. Avant que vous me le demandiez, cela n’a rien à voir avec le charisme des Mauves. Ils ne font qu’influencer l’atmosphère autour d’eux, et si on connaît l’astuce, on peut y résister. De plus, leurs effets ne durent pas. En revanche, personne n’échappe à mon Sylphe.

Mathilde frissonna. En disant ces mots, il avait l’air plus dangereux que jamais. Il remarqua sa frayeur aussi facilement que si sa peau avait changé de couleur.

— N’ayez pas peur. J’ai assez de moral pour ne pas me servir de mon Sylphe à de mauvaises fins.

Dans sa voix, on pouvait presque comprendre le « à l’inverse des Mauves » qu’il sous-entendait, cependant Mathilde n’était pas convaincue.

— Et lors de la Cérémonie ? Vous avez réduit toute la Cour au silence…

— Je ne laisserais personne ridiculiser un de mes élèves ! s’exclama-t-il avec humeur. Cette bande d’aristocrates médisants est incapable de faire preuve du plus élémentaire des respects !

Il surprit de nouveau de la crainte sur son visage et reprit plus calmement.

— Je vous l’assure, si l’Empereur me fait confiance, je crois que vous pouvez vous le permettre.

— Avec tout le respect que je vous dois, déglutit Mathilde, j’aimerais en juger par moi-même. Je suis une de ces aristocrates après tout.

L’Ilarnais pencha la tête sur le côté, une certaine frustration dans l’arc de son sourcil.

— Vous êtes têtue.

— Vous êtes effrayant.

Elle se mordit la lèvre. Il fallait vraiment qu’elle se taise, la fatigue lui faisait dire n’importe quoi. Il ne sembla pas s’en offenser cependant. Ses mains arachnéennes tambourinaient seulement sur les manches de sa chemise, impatientes.

— Moi ou mon Sylphe ?

Mathilde se tint coite, déterminée à ne plus proférer de bêtises.

— Les deux, je présume, soupira-t-il. Comme vous voudrez. Après tout, je comprends. Mon Sylphe paraît idéal pour la manipulation. Pourtant, vous vous rendrez vite compte que je m’en sers à de plus nobles fins.

Ses yeux virèrent à un vert incisif.

— Je vous l’ai dit, je déteste le mensonge. Je le vois comme une tâche hideuse, je le sens comme une mauvaise odeur dans l’air. Je préfère encore que vous soyez franche avec moi, que vous me disiez que vous ne m’aimez pas, que je vous fais peur et que vous ne me faites pas confiance, plutôt que de prétendre l’inverse et salir l’atmosphère qui vous entoure.

Mathilde comprenait mieux à présent.

« Avec un pouvoir pareil, pas étonnant qu’il soit le confident de l’Empereur », se dit-elle. « Cela dit, il ne doit pas trouver la Cour très agréable… »

Avec toutes les flatteries et les commérages des Nobles, cela expliquait qu’il n'apprécie pas leur compagnie. Ne sachant quoi répondre, elle laissa le silence grandir, inconfortable. Le Chambellan, soupira, consulta une montre à gousset dans son veston puis jeta un regard par la fenêtre de la voiture. Le soleil, à son zénith, brûlait les pavés et les rendait éblouissants. La chaleur ambiante grimpait en flèche.

— Nous arrivons bientôt, mais l’heure de déjeuner est passée.

Mathilde haussa les épaules, ignorant le creux qui lui rongeait l’estomac. Elle préférait cela à affronter Lady Tymphos. Ou Ariette. Son abandon lui revint avec la violence d’une gifle en pleine figure. Elle serra ses bras contre elle, avec l’envie de se rouler en boule. La journée atteignait à peine sa moitié qu’elle se sentait déjà à bout de nerfs. Artag fronça les sourcils.

— J’ignore ce qui vous met dans un état pareil, mais vous devriez vous reprendre. Le Collegium n’est pas le lieu pour montrer sa faiblesse. Aujourd’hui est votre dernière opportunité de repos avant longtemps. Demain, l’entraînement débutera, et vous n’aurez plus un moment à vous.

Elle hocha mollement la tête, sans que son angoisse donne le moindre signe de disparaître. À présent qu’elle avait conscience qu’il lisait réellement dans ses émotions comme dans un livre ouvert, son regard la gênait plus encore. C’était comme s’il l’épiait dans ce qu’elle avait de plus intime. Et puis, il ne lui avait peut-être pas tout dit… peut-être que son Sylphe pouvait faire bien plus que cela, déchiffrer ses pensées par exemple ? Y avait-il seulement des limites à ces entités magiques ? Elle n’en savait trop peu pour cesser de s’inquiéter … Elle avait hâte de quitter ce carrosse.

— Que vais-je dire à Lady Tymphos ? Elle me posera sûrement des questions. Dois-je parler du Prince ?

— Laissez-moi me charger de la directrice adjointe. Il serait également préférable de garder pour vous votre rencontre avec le Prince. Sa présence à la Cour ne lui est permise qu’à condition de ne pas se faire remarquer, dans la mesure du possible.

Mathilde acquiesça, soulagée de ne pas avoir à affronter la harpie. Quoi qu’elle puisse penser de son nouveau Tuteur, il lui avait vraiment sauvé la mise en la raccompagnant. Elle devait au moins lui reconnaître cela. Les chevaux stoppèrent leur course devant le Collegium, et Mathilde descendit du marchepied avec une sensation de vertige. Elle allait devoir supporter les regards de tous les Filleuls, encore. Elle n’en avait aucune envie. Le Chambellan sortit à son tour sous le soleil, sa silhouette hivernale apparaissant décalée avec la chaleur ambiante.

— Regagnez vos appartements, Mademoiselle. Nous nous reverrons au dîner.

Elle s’inclina profondément.

— Merci pour votre aide.

Il agita la main, comme pour chasser sa gratitude puis planta ses yeux hypnotiques dans les siens une dernière fois avant qu’elle tourne les talons.

— Soyez plus vigilante à l’avenir. Et puis, si je peux me permettre un conseil, allez donc sympathiser un peu avec vos équipiers. Vous aurez besoin d’unité durant votre entraînement.

 

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Blanche Koltien
Posté le 08/04/2021
Eh ben, on en apprend davantage sur le Chambellan, c'est chouette!!
Il a l'air d'être bienveillant, malgré des dehors un peu sec, et Mathilde semble lui faire confiance mine de rien... peut être s'est-elle trouvé un allié?

On sent qu'il y a comme des tensions sous-jacentes dans cette Cour, des intrigues... ça rend la suite prometteuse!!

A part ça, je suis d'accord avec Pétrichor, tes descriptions et tes comparaisons sont très très réussies!!!!

A bientôt!

Blanche
Emmy Plume
Posté le 22/04/2021
Coucou Blanche ^^

Désolée pour cette réponse tardive, je profite d'une pause pour me pencher sur les commentaires que j'ai manqués (enfin!).

Je suis contente qu'Artag t'intéresse autant, Il se pourrait en effet que Mathilde se soit trouvé un allié... ^^

Des intrigues de Cour et quelques tensions, c'est le moins qu'on puisse dire ! XD

Merci pour ces compliments sur mes descriptions, ça me touche beaucoup (surtout au vu de l'énergie que je consacre à l'écriture ^^).

A bientôt dans un autre commentaire ! =^v^=

Emmy
Pétrichor
Posté le 07/04/2021
Bon, ça y est ;)

J'ai rattrapé mon retard ! Bon du coup ça veut dire que je vais devoir attendre une semaine à chaque fois pour un nouveau chapitre, zut...

Chapitre très sympa, on apprend pas mal de nouvelles choses à travers la discussion entre Mathilde et Artag ! Discussion très intéressante, où le profil du Chambellan se dessine un peu mieux... On sent qu'il est là pour faire son boulot, et le faire bien. Et son boulot consiste à être Tuteur de Mathilde.
Donc c'est clair qu'avec un maître comme ça, elle aura un bel appui contre Lady Tymphos et compagnie... Elle n'est pas non plus laissée à elle-même, et ça c'est cool.

Bon, toujours autant de questions vis à vis des Sylphes, mais chaque chose en son temps, je présume...

Tu as toujours de belles comparaisons, bravo ! "Ce son lui évoqua celui d’une avalanche de rochers à flanc de montagne, presque trop puissant pour s’échapper d’une cage thoracique si maigre."
Ou encore
"sa silhouette hivernale apparaissant décalée avec la chaleur ambiante."
Je les trouve très justes et hyper évocatrices ! Je pourrais en citer des dizaines comme ça :D
Mais ça enrichit beaucoup le récit, c'est vraiment top.

Hâte d'être à vendredi prochain alors, et découvrir la réaction de Lady Tymphos (et le dîner aussi, j'imagine ?)

À bientôt !


Pétrichor
Emmy Plume
Posté le 22/04/2021
Helloooo

Moi aussi je rattrape mon retard ! XD

On en apprend en effet plus sur Artag, et à la fin de ce chapitre, on peu désormais mieux cerner le Tuteur de Mathilde. Je vais me répéter, mais tu as une très bonne lecture, et chaque détail semble t'amener à une liste de possibilité d'action, qui est très divertissante à lire (autrement dit, tu as une lecture d'écrivain ;)

Merci beaucoup pour ces compliments sur mes descriptions et comparaisons ! Tu l'as peut-être remarqué, mais je suis quelqu'un de très visuel, j'aime donner des repères évocateurs pour que mon lecteurs puisse se représenter une image vivante ce mon récit. Le simple fait que ça te plaise me réjouit grandement ! ^v^

Je file répondre à ton prochain commentaire, qui m'attends déjà depuis trop longtemps. A bientôt ! =^v^=

Emmy
Aryell84
Posté le 05/04/2021
J'aime de plus en plus Artag (il me fait un peu penser à Thorn dans la Passe-Miroir ^^)!! J'aime beaucoup sa haine du mensonge, et on pressent qu'il peut potentiellement être un appui de taille pour Ophélie (tout en ayant l'air d'être un professeur intransigeant qui ne va pas lui rendre la vie facile).
C'est très juste le fait qu'elle soit beaucoup plus franche à cause de sa fatigue, mais j'ai trouvé que tu l'amenais un peu maladroitement, notamment "la fatigue lui soufflant qu'elle n'avait rien à perdre": si je comprends bien, la fatigue l'empêche de prendre sérieusement en compte les risques qu'elle prend en disant cela, mais du coup il me semble que la personnification de la fatigue ne colle pas ici, car la fatigue n'est pas quelque chose qu'elle peut écouter ou pas, mais son état auquel elle ne peut pas échapper et qui a des conséquences sur son comportement (comme quand elle lui fait dire des bêtises plus loin). J'espère que ce que je veux dire est clair ^^.
Petites coquilles:
- "j'ai assez de moral pour...": morale
- "elle n'en savait trop peu pour ne pas s'inquiéter" : elle en savait trop peu
Des bisous <3
Emmy Plume
Posté le 22/04/2021
Coucou Aryell84

Waaw ! Artag te fait tellement penser à Thorn que tu as appelé Mathilde "Ophélie" ! XD
Je suis contente qu'il te plaise en tout cas, parce que c'est un personnage important (et oui, maintenant qu'il est là, c'est pour un moment ;)

Je note tes remarques et te dis encore merci pour tes commentaires (qui se font très réguliers, ça me fait très plaisir!).

A bientôt dans un autre commentaire (j'ai presque rattrapé mon retard!). =^v^=

Emmy
Aryell84
Posté le 27/04/2021
Oups désolée, ma langue a fourché....
Hastur
Posté le 02/04/2021
Hello !

Etant déjà en WE, j'ai pu profiter de ce chapitre dès le matin :).

C'est toujours aussi chouette, toujours autant gorgé d'émotions et de sensations qui rendent le personnage de Mathilde très réaliste, comme cet étrange état de fatigue qui nous fait dire des choses au delà de notre timidité naturelle. Le personnage d'Artag se dessine de plus en plus, un maître qui semble très rude, mais juste on dirait.

Comme toujours c'est un plaisir à lire :).

A bientôt :).
Emmy Plume
Posté le 07/04/2021
Coucou Hastur ^^

Désolée du retard, je suis un peu ensevelie sous la tempête des partiels en ce moment ^^'

Bref, c'est toujours un plaisir de lire ton commentaire, je suis contente que tu ais pu en profiter au petit matin. ^v^

Cela me réjouit également de voir à quel point le personnage de Mathilde te plait. En considérant touts les efforts que je mets à établir et faire vivre son personnage, que tu me dises la trouver très "réaliste" me procure une grande satisfaction XD

Merci encore pour l'attention que tu portes à mon roman (et aussi à mes illustrations sur insta, ça aussi c'est trop gentils ^^) et je te dis à vendredi prochain ! =^v^=

Emmy
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