Chapitre 21. C'est à ça que servent les promesses

Par dcelian
Notes de l’auteur : Bonsoir !
Bon ben voilà, je pense que c'est à peu près comme ça que ça va se passer à partir de maintenant : un chapitre toutes les deux semaines environ. Désolé, je sais que c'est pas tiptop mais croyez-moi, ça ne veut absolument pas dire que je me désintéresse du projet. Au contraire, je trouve que le chapitre que je viens de terminer (le 23 !) est vraiment trop cool, et j'ai hyper hâte de vous le partager !!
D'ici-là, j'espère que vous apprécierez la lecture et que tout va bien pour vous <3

Demain.
Gaëlle est dans une bulle. Une bulle de rien, une bulle de flou, elle arrondit les contours, elle empêche de comprendre réellement. Ses yeux sont clos, mais son esprit s'éveille peu à peu. Elle le laisse émerger, elle prend son temps.

Demain.
C'est quoi, ce bruit étrange ? C'est doux, fluide, apaisant, c'est une mélodie qui berce ses songes encore un instant. Les sons sont altérés, presque imperceptibles, comme filtrés par un voile qui déforme tout, alors ça semble venir de loin, de très loin, de beaucoup plus loin. Une flûte ? Oui... on dirait une flûte. Gaëlle se laisse bercer par les souvenirs qui se rappellent à elle, les souvenirs d'un autre temps.
Elle revoit son père qui emplissait l'air de mélodies joyeuses, et sa mère qui dansait avec ses mouvements amples et gracieux, baignant dans le soleil. Elle se revoit, elle aussi, assise sur une chaise, à écouter ses parents vivre, heureux. Elle se rappelle comme le bonheur irradiait, à cette époque, comme il résonnait dans tous les recoins, même les plus infimes. Ils n'avaient besoin de rien, ils avaient déjà tout ce qu'il fallait. Et il ne fallait pas grand-chose, mais le bonheur était simple autant qu'il était léger et permanent, c'était un bruit de fond qui les enveloppait comme la chaleur bienveillante d'un été éternel.
Finalement, ils ont dû partir. Et puis, ça a été son tour de partir.
Les aurait-elle rejoints ?

Demain.
Mais demain quoi, bon sang ?
Autour d'elle, elle sent la bulle qui rétrécit, tout se fait plus net, et le son de la flûte lui parvient plus distinctement. A mieux se pencher dessus, Gaëlle constate que l'instrument produit un son différent de celui qu'elle a connu. C'est une flûte, plus aucun doute n'est permis, mais c'en est une autre. Celle-ci joue des airs moins entraînants, elle est plus calme, plus douce, elle parle au cœur directement, elle parle à l'âme et aux fissures, elle leur dit que tout ira bien, que tout finit toujours par aller bien.
Gaëlle sourit. Elle sourit parce que c'est vrai et qu'elle l'a trop longtemps oublié, elle sourit parce que tout passe, alors sa douleur finira par passer.
Sa douleur. Mais pourquoi cette douleur, au fait ?

Demain.
La bulle se resserre encore, elle menace d'éclater, et avec son départ imminent renaissent les souvenirs plus proches, ceux qu'elle avait encore égarés.
Soa. Demain pour Soa. Demain pour l'ultimatum de Maude. Demain pour la fin de la Traque, la fin de tout.
Gaëlle soupire, elle soupire très fort, et il n'y a pas une once de motivation dans ce souffle. Elle est fatiguée. Oh, oui, d'accord, elle est Traqueuse et elle n'a pas le droit d'abandonner maintenant, pas après tous les efforts fournis, parce que ce serait idiot, pas vrai ? Et puis, elle est forte, elle est beaucoup plus forte que ça, quelle image elle renvoie, là, à se morfondre sur son sort, à perdre pied ? Mais elle n'a pas envie. A mesure que la réalité lui retombe dessus, elle n'est plus certaine d'en vouloir.

La flûte s'arrête. La bulle se brise tout à fait, et avec elle toutes les fausses impressions.
Elle est allongée par terre, à même la mousse fraîche et délicate, à même la terre vigoureuse et fertile, elle est là, simplement, sous le ciel qui pleut, sous les fines gouttes qui s'écrasent mollement au sol, sur elle, partout, elle n'a plus envie de rien. Hier, en se réveillant, elle était saisie d'une rage dévorante, contre elle-même et contre tout le reste. Maintenant, pourtant, elle se sent vide.
Tout finit par passer, alors la rage s'est envolée sans un bruit, elle l'a quittée sans prévenir. Pour laisser quoi ? C'est bien là tout le problème : elle ne le sait pas, elle serait bien incapable de le dire. Elle se sent envahie d'une grande lassitude, celle qui vous assomme après les efforts, celle qui forme les tourbillons et les nœud trop serrés.

A quoi bon s'acharner ? Elle ne tient pas debout, elle vacille au moindre coup de vent, elle n'est remise d'aucune blessure, et elle a pris un retard qu'elle ne peut plus espérer rattraper. Soa est parti, maintenant, il est hors d'atteinte, hors de son atteinte, trop loin de tout. Elle aura fait des efforts, mais il est des sacrifices qu'on ne peut pas concéder à autrui, et Gaëlle ne se sent plus de rien sacrifier, elle voudrait retrouver le calme des collines et l'océan.

Elle se sent loin, elle aussi, loin de tous ces problèmes, comme si elle se rendait enfin compte de l'immensité des mondes. Ces histoires la dépassent, elles ont un poids qu'elle ne peut plus prendre en charge seule, ses jambes tiennent déjà à peine son propre corps, comment pourraient-elles supporter les responsabilités qui lui incombent ? Non, décidément, c'est impossible. Elle n'a plus l'énergie que tout cela requiert.

Soudain, la flûte reprend. C'est étrange, parce que Gaëlle pensait qu'elle appartenait au flou, qu'elle appartenait à la bulle et aux souvenirs, qu'elle avait imaginé sa mélodie. Pourtant non, maintenant que les rêves ont fui et que les pensées troubles demeurent, l'instrument emplit à nouveau le silence pluvieux et morne, il enveloppe sa lassitude et la berce doucement.
L'air qu'il joue est doux, léger, flottant, les problèmes semblent disparaître un instant et la souffrance avec. C'est à croire que la flûte l'a entendue penser et qu'elle l'aide à se rappeler. Parce que cet air-là n'est pas anodin, il dit, tu as donné ta parole, tu te souviens ? Et tu ne reviens jamais sur ta parole.
C'est vrai.

Pour une flûte, on peut dire que ses arguments sont très censés, parce que c'est la stricte vérité. Elle serait incapable de retourner sur ses pas sans avoir accompli la mission qu'elle s'est fixée. Pas pour elle. Ce n'est pas une question d'égo. C'est pour Grégor, pour Grégor à qui elle a promis, lui qui a tout abandonné pour qu'elle sauve Soa, pour qu'elle sauve son fils. Comment pourrait-elle oser le regarder en face, si elle revenait les mains vides ?

Mais la flûte ne dit pas que ça. Gaëlle le sait pertinemment. Parce que cette musique qui recouvre le ciel de pluie et la forêt humide murmure tout bas, parce qu'elle lui chante que c'est normal, de ne pas pouvoir y arriver seule, que c'est à ça que servent les amis. Même les amis les plus atypiques.
Et puis Gaëlle se fige. Parce que, malgré tout, quelque chose ne va pas.
Elle se fige, parce que malgré tout, elle ne comprend pas.

Qui peut bien jouer de cette flûte étrangère ?

Elle se redresse un peu brusquement, et ça réveille la douleur dans ses côtes, dans sa tête, dans son corps, partout, mais elle balaie les environs du regard, qu'importe, elle doit le voir pour savoir. Et le grondement lointain d'une migraine se fait ressentir, et les os de son corps grondent aussi, mais tout ça n'importe pas, tout ça n'a aucune espèce d'importance.
Parce qu'elle a trouvé.

Là, juste là. Sur le petit rocher, il y a ce petit garçon qui ferme les yeux dans sa concentration, et qui tient une flûte entre ses jolis doigts. L'instrument, lui, les sons qu'ils produisent ensemble, ça forme un tout, ce tout petit tout de rien, ils sont là, à fleurir sous ses yeux, à l'envoûter dans leur simplicité, ils font fuir les heures sombres et les Ombres qui les peuplent.
Et alors, elle sait qu'elle n'est pas si seule que ça, finalement. Elle n'est même pas seule du tout. Ce petit bonhomme qui apaise les maux, avec sa flûte, avec son aura mystique et flottante, légère, ce tout petit bonhomme de rien, c'est Hollis, c'est Hollis et personne d'autre.

Gaëlle sourit sous la pluie. Elle est là, simplement, sous le ciel qui pleut, sous les fines gouttes qui s'écrasent mollement au sol, sur elle, partout, et elle sent la douleur dans son corps qui la quitte un peu, au moins l'espace d'un instant, elle se sent prête à nouveau.
Cette fois, le doute a failli l'engloutir, mais elle n'est pas toute seule.
C'est à ça que servent les amis.

Alors elle se redresse, et la pluie rend le sol glissant, mais elle ne trébuche pas, elle ne s'effondre plus. Elle se lève sous les encouragements silencieux de la forêt, accompagnée par les airs de la flûte. Oh, elle a mal, c'est certain. Son corps tout entier gémit au moindre mouvement, elle est encore faible, terriblement faible. C'est loin d'être la première fois. Ça ne sera sans doute pas non plus la dernière. Pourtant, elle ne s'est jamais sentie aussi forte.
Elle y arrivera parce qu'elle n'est plus toute seule.
C'est à ça que servent les promesses.

"Ah, t'es réveillée !"
La flûte s'est interrompue pour laisser place à la jolie voix de Hollis, pétillante, enjouée, vivante. Comme Gaëlle ne dit rien, il reprend :

"T'inquiète pas, cette fois t'as pas dormi longtemps. Quelques heures, je pense. Oui, quelques heures, pas plus !"
Gaëlle grimace. Quelques heures sont déjà de trop, malheureusement. Plus que jamais, le temps lui file entre les doigts, et demain c'est le dernier jour, demain tout est terminé. Pourtant, si étrange que ça puisse paraître, elle ne s'affole pas, elle ne s'inquiète de rien.
Elle sourit simplement.

Le clapotis de la pluie s'est progressivement arrêté pour laisser place au silence encore humide de la forêt. Certains nuages flottent déjà vers d'autres horizons, paisibles, et c'est comme s'ils emmenaient avec eux une partie de la tension qui régnait, c'est comme si l'air se faisait plus léger et supportable.
Gaëlle est là, debout, au milieu du calme naissant, à apprécier chaque bouffée de cet air frais au goût de terre trempée, parce qu'il va bientôt falloir repartir, et que son corps tout entier refuse cette obligation. Pourtant, elle n'ira pas loin sans lui, alors il va bien falloir le convaincre.
Finalement, elle se retourne vers Hollis.

"Pourquoi tu ne m'as rien dit ?
— A propos de quoi ?
— A propos du fait que t'es un petit garçon qui se cache dans le corps d'un énorme chat.
— Un petit garçon ?
— T'es pas un petit garçon ?
— C'est quoi, ça ?"
Une grande confusion vient s'ajouter au mal de crâne de Gaëlle. Comment, "c'est quoi ça" ?

"Ben... C'est comme ça que ça marche, normalement. Quand tu nais, on regarde si t'es un garçon ou une fille."
Hollis arbore un air confus et inquiet.
"Mais comment on sait ?
— Euh... C'est en fonction de... ce que t'as entre les jambes, disons.
— Entre les jambes ? Et c'est ça qui décide, alors ?
— Oui, c'est ça.
— Et pourquoi ?"
Elle ne répond pas, elle se tait simplement. Un léger sourire se dessine au coin de ses lèvres. C'est vrai, ça, et pourquoi ?
Mais visiblement, Hollis ne compte pas en rester là :
"Hein, pourquoi ? Pourquoi c'est ça qui décide ? A quoi ça sert ? Et puis, pourquoi il faut choisir entre garsson et fy ? Comment on fait si on veut choisir autre chose ?"

Gaëlle le regarde maintenant avec amusement. Quand elle reprend, elle s'étonne elle-même de la douceur dans sa voix, peut-être encore plus qu'elle ne s'étonne de ce qu'elle dit.

"Rien de plus simple, pas la peine de s'énerver. Vas-y, choisis ce qui te fait plaisir.
— Maintenant ?
— Maintenant ou autre jour. Jamais, si tu veux. C'est pas tellement important.
— T'es sûre, hein ?"
Le sourire de Gaëlle s'accentue, parce qu'il y a une vraie pointe d'angoisse dans sa voix, et qu'elle n'en a jamais été aussi sûre.

"Certaine."

Alors Hollis lui livre un grand et beau sourire, lui aussi.

"Au fait, Hollis, t'as quel âge ?
— Huit !"

Gaëlle l'a quitté.e des yeux pour inspecter les alentours, mais iel a gardé son expression, elle le sait en entendant sa voix, c'est une voix qui chante et qui rit, une voix sincèrement heureuse, celle d'un enfant, claire et nette. "Claire et nette". "Rainette".
Elle se retourne vers l'enfant.

"Dis, ça te va si je t'appelle Rainette ?
— Mais je m'appelle pas rainette, moi !"
Hollis la regarde un instant sans comprendre, et puis, comme si c'était l'idée la plus hilarante qui ait pu être, iel éclate d'un grand rire.

"Mais bon, d'accord !"
Alors Gaëlle sourit à son tour. Une petite rainette dans le corps d'un énorme matou. Elle aurait eu bien du mal à le deviner.

***

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dodoreve
Posté le 31/05/2021
Oh la la, ce "Demain." qui tonne, quelle tension ! J'ai filé une première lecture sans faire de relevés tellement ça me prenait aux tripes, et je croyais vraiment que c'était bon, là, qu'on allait enfin remettre la main sur Soa. (Et non. ahah) (C'est pas une critique hein !)
D'ailleurs le passage où Gaëlle court me renvoie au premier aperçu qu'on avait eu de Soa : tu décris vraiment bien la précipitation, la course, et le souffle qui manque aux pensées et à ce qui se passe dans l'immédiat. C'est hyper chouette, pas du tout confus, et pourtant très urgent malgré tout, alors que ça ne doit pas être évident à écrire !
Et la pluie dans la forêt, aw. Elle n'est pas ressentie joliment à chaque instant (dans le ressenti des personnages, pas dans ton écriture hein), mais je l'aime tout autant malgré tout. À propos de météorologie, ça m'étonne un peu d'ailleurs que le sable soit 1. pas mouillé 2. chaud le matin mais après tout, Gaëlle a peut-être couru une distance si importante que la pluie est loin derrière elle ? Et mine de rien, il a l'air bien intense ce soleil. Je trouve ça dingue aussi que "comme par hasard" on arrive à l'église où elle a rendez-vous avec Maude : elle se trouverait donc être l'endroit où Simon emmène Soa ? Vu l'importance qui est celle des portails, ça s'explique sans doute, mais hâte de le comprendre un peu mieux.
À ce propos c'était très cool le moment où Simon se remet en question, puisqu'évidemment on en fait de même avec notre propre lecture. Au final c'était présent dès le chapitre 1 et ça se filait aussi avec la rencontre entre Gaëlle et Soa, mais là on le vit bien plus comme un revirement, même si on avait déjà eu le point de vue de Simon auparavant. C'est intéressant, je trouve.
Et HOLLIS mon dieu adorable cet enfant. J'avoue que j'ai eu un moment de doute avec cette flûte ("hé dang j'ai encore oublié un truc de l'intrigue moi") mais si on doit parler de revirement, c'en est un magnifique que celui de se mettre à respecter son identité et à adapter ton écriture en fonction de ça <3 Je sentais bien venir ce moment où Hollis ne pouvait pas être qu'un chat, et surtout ce moment de révélations et de discussion sur le genre, mais tu l'as abordé avec beaucoup de finesse et de simplicité, c'est super chouette. Merci de faire ça ! En plus ça fait du bien de vivre cette adaptation comme quelque chose de très simple (...rien qu'une question d'écoute et de respect, en fait), en cours d'histoire et du point de vue d'un personnage qui en mégenre un autre avant de revenir sur ses aprioris. Formidable <3
"Les arbres défilent encore et toujours, et Gaëlle commence à en avoir foutrement marre, de ces gros troncs statiques et de leurs craquements incessants, elle commence à en avoir assez de cette foutue forêt et de son imprévisibilité, des couleurs ternes, des bêtes étranges et des immenses branches qui filtrent les rayons du soleil. L'océan lui manque. Elle voudrait se laisser bercer par son chant calme et ses mille teintes de bleus. Elle voudrait pouvoir sentir sur sa peau et dans tout son être l'air salin du bord de mer, les embruns et le cri des goélands. Elle voudrait pouvoir plonger dans l'eau fraîche, se sentir minuscule au milieu de l'infini, se sentir voler au creux des remous éternels." Un passage un peu long relevé pour la fin, malgré tout, parce que quand même <3 Il y en a eu d'autres, plus courts aussi, mais j'ai bien aimé cette réflexion, parce que je crois que ce serait bien le genre de celles qui pourraient passer à travers la tête de mon frère alors que ça ne me traverserait jamais l'esprit à moi. Et pourtant, l'eau me manque tellement rapidement aussi ! Bref, on aurait pu se complaire dans le plaisir de la forêt, mais je trouve ça finalement chouette et normal, pour quelqu'une d'habituée à la mer, de râler après elle. Très très chouette.
Vraiment hâte de lire ce chapitre 23 ! Me connaissant je risque d'oublier que tu nous en avais parlé, pour y arriver et me dire "WOW DINGUE ET TOI TU NE NOUS PRÉPARES MÊME PAS À ÇA BAH D'ACCORD" alors que... la preuve est là, quoi. (ahahah)
D'ici là je te souhaite de bien écrire comme tu veux ! À bien vite, je crois :)
dcelian
Posté le 01/06/2021
AHHHHH vous êtes adorables, c'est trop *-*
Merci pour tous tes jolis compliments, ils me vont droit au cœur. Comme je le disais à Sklaërenn, je voulais absolument un personnage que j'aurais aimé découvrir en étant adolescent, et Hollis me paraissait parfait à cet égard. Tout ce que je voulais c'est précisément cette simplicité, cette évidence, même, qu'on se dise "ben oui après tout, c'est logique !", donc si tu trouves que c'est réussi c'est génial.
Merci aussi pour ce que tu dis au début, sur la course poursuite. J'ai énormément de mal à relire ces passages parce que je me plonge pas dans l'univers comme on devrait le faire d'un point de vue extérieur, et du coup j'ai toujours l'impression qu'ils sont un peu bancals, alors le fait que t'aies été tenu.e en haleine et que t'aies dû lire sans rien relever : génial, absolument trop chouette, merci <3
C'est marrant que tu relèves la phrase où Gaëlle râle du manque de mer, parce que justement je crois que c'est un ajout que j'ai fait après. Je sais pas, ça permet d'ajouter une certaine légèreté de la voir se plaindre grossièrement à nouveau, ça casse un peu la tension. Et puis, ça correspondait tellement au personnage que ça m'est apparu comme l'évidence même x)
Effectivement, ça peut paraître un peu bizarre que le sable ne soit pas mouillé mais c'est simplement parce que la pluie ne tombe pas sur le désert. Il est constamment sous le soleil de plomb. Je devrais peut-être le préciser, je sais pas, je verrai !
Merci aussi pour ta patience et ta hâte, je m'en sers comme d'un moteur pour me pousser à continuer malgré tout, et ça c'est un bonheur indicible.
Bref, comme d'habitude, merci pour tout quoi :D
A très vite !
Sklaërenn
Posté le 30/05/2021
On s'adaptera au nouveau rythme de publication ;) Aucun soucis pour moi :)

" Hein, pourquoi ? Pourquoi c'est ça qui décide ? A quoi ça sert ? Et puis, pourquoi il faut choisir entre garsson et fy ? Comment on fait si on veut choisir autre chose ?
Gaëlle le regarde maintenant avec amusement. Quand elle reprend, elle s'étonne elle-même de la douceur dans sa voix, peut-être encore plus qu'elle ne s'étonne de ce qu'elle dit." Mouah comment aborder un thème pas si facile que ça d'une manière innocente et tout à fait juste <3 Je trouve ça génial d'avoir placé ça de cette manière !

"— Maintenant ou autre jour. Jamais, si tu veux. C'est pas tellement important." Moah bis ! Réponse si juste là aussi <3 C'est juste parfait :3

"Gaëlle l'a quitté.e des yeux pour inspecter les alentours, mais iel a gardé son expression, elle le sait en entendant sa voix, c'est une voix qui chante et qui rit, une voix sincèrement heureuse, celle d'un enfant, claire et nette. "Claire et nette". "Rainette".
Elle se retourne vers lui." Oh et en plus cerise sur le gâteau, tu glisse dans l'écriture inclusive ! C'est un perfect !

J'ai adoré l'hésitation de Simon sur ses motivations, celle de gaëlle, le bien / le mal etc... C'est bien amené. Ainsi que son choix de continuer malgré tout en y laissant une partie de lui-même.

Hollis / Rainette est trop chou avec ces réponses et Gaëlle est aussi chou sur la façon dont elle l'accompagne dans ces questionnements. Je me demande si Hollis les accompagnera dans le monde de base ? Je me demande aussi quand est-ce que Soa va se réveiller et quand est-ce que Cléa refera son apparition et son lien avec tout ça. Je me demande aussi ce qu'il en est du côté de Grégor etc...

J'ai aussi apprécié la résignation que Gaëlle ressentait au début du chapitre et le fait que la présence d'Hollis / Rainette change tout. C'est franchement bien amené. Je suis fan d'Hollis du coup ahah.
dcelian
Posté le 31/05/2021
Awww merci Sklaërenn <3
J'avoue que quand j'ai commencé à écrire cette histoire, je la voulais absolument inclusive parce que c'est des choses que j'aurais aimé comprendre/apprendre quand j'étais petit et que je lisais de la fantasy moi aussi !
Mais pour l'amener de façon intéressante, je me suis dit que le point de vue de Hollis serait parfait. Son jeune âge et son innocence absolue à l'égard du genre et des clichés qui l'accompagnent en faisait le personnage idéal pour montrer qu'on peut être un héros sans être un homme blanc hétéro et cisgenre :^)
Quoiqu'il en soit, je suis content que ça t'ait plu, parce que Hollis me touche tout particulièrement et j'ADORE écrire les dialogues où iel intervient <3
Effectivement, comme tu le constates, je me suis mis à l'écriture inclusive en même temps que j'ai introduit ce personnage non-binaire (je m'en étais déjà servi dans le chapitre 12 en réalité, mais ça compte pas vraiment, je te l'accorde). En revanche et à ce propos : je ne suis pas DU TOUT familier avec cette forme d'écriture, et je la trouve d'une part assez laide et d'autre part pas si pratique. Malgré tout je pouvais pas faire autrement pour faire honneur à Hollis, évidemment ! Tout ça pour dire : je suis pas du tout expert en la matière, donc si tu trouves des incohérences ou des choses à améliorer/des oublis, n'hésite pas à me les signaler !!!
Merci pour ton retour adorable, merci pour ta patience et à très vite :D
Sklaërenn
Posté le 31/05/2021
Hola :D

Je ne suis pas mieux placée que toi à ce sujet. J'ai les bases, mais j'en apprends tous les jours ahah. Je trouve aussi que parfois, selon le mot, c'est peu pratique, mais ça m'amuse beaucoup de mon côté ^^

Mais si jamais je vois de potentielles coquilles, je te le dirais promis ;) et de rien, c'est avec plaisir <3
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