Chapitre 20. Peut-être deux

Par dcelian
Notes de l’auteur : Bonjour !!
Petite note de déception pour annoncer que c'est le dernier morceau que je publie selon mon planning habituel. Mes chapitres sont relativement conséquents, et je suis relativement lent dans mon processus d'écriture, alors je commence à être pris de vitesse par ce rythme que je m'étais imposé. Pas d'inquiétude, je continuerai à publier, mais pas selon un calendrier précis et établi, je ferai ça un peu comme j'en aurai envie et - surtout - quand j'en aurai le temps. Je ne veux pas que mon écriture se dégrade à cause du stress, donc je préfère ne pas trop me contraindre. Désolé pour ça, je sais comme l'attente est difficile ! J'espère au moins qu'elle en vaudra le coup :)

Lorsqu'elle revient enfin à elle, Gaëlle est enveloppée par un calme étrange, un calme nocturne, un calme dont les échos murmurent les mots d'une langue qu'elle ne connaît pas, comme un millier de craquements tout autour. Ils la bercent un peu, ils lui disent de ne pas s'inquiéter, que tout va bien, que tout ira bien. Elle a été avalée par une vieille maison.
Elle est dans un drôle d'état, un peu second. Elle parvient à écouter, perçoit vaguement les choses, mais ses yeux restent fermement clos. Elle ignore totalement où elle est, simplement, là, dans ce lit confortable, entourée de ce doux silence, dans le ventre de la bicoque, elle pourrait aussi bien se laisser aller au sommeil. De toute façon, il l'appelle, il guette le moment propice pour l'attirer dans ses profondeurs.

Elle résiste pour un temps. Peut-être deux. Elle se dit qu'elle ne devrait peut-être pas l'écouter et plutôt se lever, se réveiller tout à fait. Mais elle se ravise, elle n'a rien à faire d'autre que de dormir, après tout, elle dort et c'est très bien comme ça.
C'est très bien comme ça, pas vrai ? D'accord, il y avait sûrement autre chose à faire, avant. Mais elle ne se rappelle plus, elle n'est pas certaine d'encore le vouloir. Ça fait mal, de se rappeler, c'est bon pour les vivants. Elle, elle ne sait plus très bien où elle en est. Parce qu'elle n'est pas morte, ça non, elle est trop consciente pour être morte, elle est trop vivante pour être morte. Mais elle n'est pas vraiment vivante non plus, allongée là, seule, à ne pas savoir, à ne rien savoir, à ignorer tout sur tout.

Lentement, elle sent le sommeil prendre plus de place, il s'enroule autour d'elle. Il est tout chaud.
Pourtant, elle en est certaine, maintenant. Il y avait quelque chose d'autre, quelque chose à ne pas oublier. Elle essaie de creuser ce sentiment, mais la fatigue pèse toujours plus lourd. Bientôt, elle l'écrasera tout à fait.
Gaëlle cherche, pourtant, elle s'accroche encore un instant, si infime soit-il.
Il y a bien cette voix, rauque, brisée, comme une vague sur le sable, apaisante. Il y a cette voix qui lui parle, elle semble venir de loin, de très loin, même, et elle lui dit des choses qu'elle ne comprend pas. Est-ce que... est-ce qu'elle l'appelle ? On dirait presque. Si elle avait encore la force de se concentrer, elle tendrait d'avantage l'oreille, mais faute de mieux, il n'y a que ce murmure. Elle en est certaine, pourtant : il répète son prénom, infatigable, il fait, "Gaëlle ? Gaëlle ? Gaëlle ?"
Alors Gaëlle essaie de répondre, elle voudrait dire : "oui !", elle voudrait crier, plus fort encore, mais elle ne peut pas, elle en est totalement incapable.
Peu à peu, l'écho de la voix faiblit, il s'enfuit dans la nuit.

"Gaëlle... ?"

Elle s'abandonne au sommeil.

*

Il fait jour, maintenant. Des oiseaux chantent et l'air est plus doux, il est imprégné de la chaleur du soleil qui l'enveloppe délicatement.

Soudain, Gaëlle sent une vague de colère monter en elle, incontrôlable, alors ouvre les yeux et se redresse brutalement dans le lit, ce qui provoque une réaction en chaîne plutôt étonnante quand on sait la simplicité de ce geste.
Déjà, une douleur aigue dans ses côtes lui rappelle son état lamentable, et elle doit retenir un cri de douleur avant de se forcer à se rallonger en douceur. Ensuite, une violente nausée la saisit, presque comme quand elle s'est retrouvée tout en haut des remparts de Grimard, c'est une profonde déstabilisation, une sensation de vertige qui vous remonte l'estomac dans la gorge. Et puis, enfin, l'énorme chat – qu'elle n'avait pas remarqué – endormi contre elle sursaute violemment et s'éloigne en la fixant d'un regard aussi noir que son pelage.

De nouveau allongée et immobile, parce que c'est visiblement beaucoup plus sûr, Gaëlle bouillonne de l'intérieur tandis qu'elle tente de faire le point.
Elle se souvient de l'étrange état de transe dans lequel elle s'est éveillée cette nuit, et elle se souvient d'avoir oublié. C'est pour ça qu'elle brûle, pour ça qu'elle voudrait partir d'ici aussi vite qu'elle le peut. Elle avait oublié. Cette nuit, alors que le calme l'envoûtait, elle s'est endormie en ne pensant plus à sa mission, en ne pensant plus à la Traque. En ne pensant plus à rien, en réalité.
Comment a-t-elle pu oser ? Comment a-t-elle pu se permettre de laisser tomber, ne serait-ce qu'un instant infime, ce pourquoi elle est là et ceux à qui elle a promis ?

Allongée sur ce lit inconnu, dans cette pièce inconnue de vieille maison inconnue, elle enrage. Contre sa condition et contre elle-même, elle enrage de tout, parce qu'elle n'a pas le droit de lâcher Soa comme ça, parce qu'elle entend encore la voix de Grégor qui se fend de mille cassures alors qu'il lui tourne le dos, parce qu'elle a donné sa parole, tout simplement.
Et elle ne revient jamais sur sa parole.

Alors elle inspire un grand coup, pour chasser sa colère, ou plutôt, pour en faire une force, sa force, pour se propulser vers les horizons lointains, et puis, une fois que l'air est bloqué là, en son sein, elle se redresse lentement mais sûrement tout en expirant ses tensions. Elle entend ses os qui protestent, mais elle continue, qu'est-ce que ça peut bien faire, au point où elle en est ?

Enfin assise et presque stable, la tête toujours bruyante des remous d'une migraine naissante, affaiblie par la douleur qui s'accroche à elle, qui s'accroche à sa peau, qui accompagne tous ses gestes, elle découvre la pièce d'un point de vue plus vertical.
C'est un petit endroit chaleureux orné de nombreuses plantes vertes, en pots ou courant sur les murs, ainsi que de guirlandes lumineuses, de couleurs et de beaucoup, beaucoup de livres, "rangés" pour ainsi dire dans des étagères débordantes et joyeusement bordéliques. C'est l'un de ces endroits où les objets se perdent d'eux-mêmes avant de sortir de leur cachette des années plus tard pour réveiller la curiosité des premiers jours.
Elle est installée sur un lit qui fait face à une porte entrebâillée par laquelle l'énorme chat s'est probablement faufilé. A sa droite, une autre porte – en verre, celle-ci – donne sur un petit jardin. Et puis, derrière le jardin, il y a la forêt et ses arbres immenses, la forêt qui abrite les Ombres, même sous le soleil qui la recouvre. On dirait qu'elle l'appelle. Décidément, ça devient une coutume.

Des bruits de pas résonnent alors à l'extérieur de la pièce, ils semblent se rapprocher. Ce sont des pas lourds et pressants qui pourraient correspondre à une personne bruyante ou maladroite. Ou les deux.
Alors forcément, quand une femme discrète pénètre dans la chambre, Gaëlle est un peu étonnée. Il y a comme un désaccord, chez elle, entre le bruitage et le visuel.

"Ah, vous êtes réveillée !"
Sa voix n'est pas très harmonieuse, mais Gaëlle y perçoit les notes d'un vrai soulagement. Elle ne comprend pas. Qui est-elle, cette étrange étrangère qui lui cède son lit et qui semble autant se soucier de son sort ?
Elle n'a pas l'air hostile, c'est même tout le contraire, mais ça l'intrigue peut-être plus encore.

"Vous dvriez pas déjà vous rdresser. Vous avez été très gravement blessée, 'faut prendre du repos !"
Elle parle fort, mais elle parle surtout vite, tellement vite qu'elle mange un peu certains mots, comme si elle avait peur de les oublier. Pourtant, il émane d'elle une vague d'empathie qui soulage grandement Gaëlle, sans qu'elle puisse expliquer pourquoi.
Elle la sent très bavarde malgré une timidité évidente, et probablement tourmentée par mille questions, mais c'est une femme intelligente et pleine de tact, alors elle ne les laisse pas sortir, elle les garde pour elle-même, pour le bon moment.
Gaëlle sourit.

"Merci de m'avoir sauvée. Je m'appelle Gaëlle, au fait, et vous pouvez me tutoyer."

Etonnamment silencieux quand on considère son gabarit, l'énorme chat se glisse alors dans la pièce à son tour et vient se frotter contre la jambe de la femme étrange qui se met à lui gratter la tête tout en secouant la sienne, l'air de dire, non, c'est rien, pas de soucis. Mais ce n'est visiblement pas ça qu'elle entendait par là :

"C'est pas moi qu'y faut rmercier, c'est Hollis."
Et elle désigne du menton le matou noir ronronnant. Gaëlle n'est pas experte en chats, mais elle est presque certaine que la taille de celui-ci est tout à fait anormale. Il atteint presque le genou de sa maîtresse. C'est à ça que ressemblent les bêtes de ce monde ? Ses oreilles se dressent alors sur sa tête tandis que ses yeux restent clos de contentement.
Et puis, comment ça, c'est le chat qu'il faut remercier ?

"Visiblement, ce garnement avait compris que tu t'réveillerais aujourd'hui, parce qu'il a pas quitté ton lit depuis c'matin ! Ah... Et moi c'est Hameline. Tu... tu peux aussi me tutoyer, tant qu'on y est."

Depuis ce matin ?
Quelque chose cloche. Elle a dit ça comme si ça faisait plusieurs jours qu'elle était ici, alors que, ça se peut pas, pas vrai ? C'est impossible. Mais il faut quand même poser la question. Il faut être sûre. Alors elle inspire un grand coup.

"Ça fait combien de temps que je suis ici exactement ?"
Hameline marque un silence, et Gaëlle serre les dents, déjà parce que sa tête la lance encore, mais aussi parce que, si elle réfléchit, c'est mauvais signe.
Finalement, elle semble se souvenir et reprend :

"Deux jours, je crois. Attends... Oui, deux jours, j'suis presque sûre. Hollis t'a amenée ici un matin, après ça j't'ai transportée ici, et puis t'as à peu près dormi un jour et demi. Deux jours ! Je suis quand même bigrement surprise que tu te sois réveillée aussi tôt, je m'attendais plutôt à ce que..."

Hameline continue sur sa lancée, mais Gaëlle ne l'écoute plus vraiment. Elle a été frappée par la nouvelle comme un poing dans le ventre, et il faut dire qu'elle commence à devenir experte en la matière.
Deux jours.
Deux jours entiers.
Alors il n'en reste plus que trois, en comptant celui-ci qui a l'air déjà bien entamé. Plus que deux jours et demi, donc. Plus que deux jours et demi avant de devoir retrouver Soa et rallier l'église.

Gaëlle se sent totalement paralysée, totalement démunie, elle est à nouveau prise d'un vertige et s'allonge en tâchant de calmer sa respiration qui s'accélère.
Elle qui suit toujours le vent, elle a la sensation d'avoir été prise dans une bourrasque dont l'ampleur la dépasse totalement, elle se sent démunie au milieu du chaos qui l'entoure.

Hameline s'est tue. Elle s'assoit alors sur le lit et pose une main rassurante sur la sienne. Elle ne dit rien, elle reste simplement comme ça, pensive. Elle ne comprend pas, mais elle comprend quand même. Et ça lui fait un bien fou, cette main, elle a l'impression de pouvoir partager sa peine, d'être comprise, complètement comprise.

"Ce srait bien que tu restes quelques temps, quelques jours au moins, histoire de rprendre des forces."
Dans son ton, il y a une peine qui étonne un peu Gaëlle. Peut-être de l'inquiétude. Aurait-elle compris ses intentions ?
Elle ne dit rien, pourtant, elle serre juste un peu plus sa main dans la sienne.

Finalement, Hameline se relève et dépose un verre contenant un étrange liquide verdâtre sur la table de chevet, à côté de Gaëlle. Le bruit du verre sur le bois et de ses pas lourds sur le plancher grinçant sont les seuls meubles de cette séparation.
Quand la porte se fermera, elles ne se reverront plus, Gaëlle le sait pertinemment et elle a l'impression que Hameline le sait aussi. Mais c'est sans doute plus facile de faire comme si, de faire semblant que ce n'est pas vraiment vrai, que ça n'a pas d'importance. Alors elle ne dit rien. Elle l'écoute qui s'éloigne, elle écoute la porte qui grince. De toute façon, elle ne sait jamais quoi dire, dans ces instants-là. Et puis, sa tête la lance toujours, et elle ne connaît pas cette femme, alors il ne faut pas s'en soucier, il faut faire abstraction du plus futile.

Mais elle ne peut pas. Alors, avant que la porte ne claque tout à fait, elle lance :

"Merci encore, Hameline."
Son geste se suspend, le battant reste immobile un instant mais Gaëlle ne distingue déjà plus sa sauveuse, de l'autre côté.

"Merci pour tout."
Elle ne la voit pas, mais elle la devine qui hoche la tête avec un léger sourire. Et elle croit entendre dans son silence qu'elle sait, qu'elle a compris, qu'elle ne l'arrêtera pas.

*

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dodoreve
Posté le 21/05/2021
"Lorsqu'elle revient enfin à elle, Gaëlle est enveloppée par un calme étrange, un calme nocturne, un calme dont les échos murmurent les mots d'une langue qu'elle ne connaît pas, comme un millier de craquements tout autour. Ils la bercent un peu, ils lui disent de ne pas s'inquiéter, que tout va bien, que tout ira bien. Elle a été avalée par une vieille maison." Aw, j'aime bien quand tu commences tes chapitres comme ça <3
"Allongée sur ce lit inconnu, dans cette pièce inconnue de vieille maison inconnue, elle enrage." Gaëlle en colère, un grand classique <3
"C'est l'un de ces endroits où les objets se perdent d'eux-mêmes avant de sortir de leur cachette des années plus tard pour réveiller la curiosité des premiers jours." Manh la la <3
Oh bah, finalement Hameline est une femme = a priori humaine ?? J'aurais vraiment juré qu'elle devait être autre chose ! Et en même temps elle a une aura un peu autre je trouve. Peut-être lié au fait que ce soit "l'inverse" d'une humaine ? (Dans un monde inverse à celui qu'on a suivi pour le moment, alors qu'il lui ressemble beaucoup ?)
"Ses oreilles se dressent alors sur sa tête mais dont les yeux restent clos de contentement." J'ai trouvé la formulation un peu curieuse :o
"Deux jours entier." J'aurais plutôt écrit entiers* mais je ne sais pas trop
"Et elle croit entendre dans son silence qu'elle sait, qu'elle a compris, qu'elle ne l'arrêtera pas." Leur interaction était courte mais vraiment toute pleine de respect et d'attention, d'une douceur que j'ai vraiment appréciée. Mais je me dis qu'on ne va pas l'abandonner tout à fait quand même, si ?
Hollis. est. un. CHAT.
Je ne m'y attendais pas du tout ahahah Tu me surprends bien sur ce coup-là ! J'avoue que je peux pas m'empêcher de me demander s'il peut prendre une forme humaine, surtout que Gaëlle se fait une réflexion sur son "apparence" à un moment.
"Ben alors, pourquoi tu t'arrêtes ? Je te dis qu'on se rapproche. Bon, d'accord, j'exagère un peu, mais je pensais que ça te motiverait, c'est tout ! Pas la peine de bouder." J'aime bien son énergie en tout cas ahah
C'est une fin toute mystérieuse ça, un espèce de cliffhanger doux, j'aime bien ! Et le fait que Gaëlle soit désormais accompagnée par Hollis, cool aussi ! C'est marrant mais j'ai vraiment l'impression d'avoir assisté à un personnage de jeu vidéo qui se joint à ton équipe de manière complètement inattendue et injustifiée, et ça ne me déplaît pas pour autant x) J'ai hâte d'en savoir plus sur ce nouveau personnage et sur ce qui est arrivé à Gaëlle avec cette nuit sans étoiles pleine d'étoiles !
Bon courage pour le reste de ton histoire, on patientera comme des enfants sages et bien élevés :x
dcelian
Posté le 25/05/2021
Merchiiii pour tous ces compliments, ça m'a fait très plaisir.
"Gaëlle en colère, un grand classique <3" Bhahahaha ça me fait beaucoup rire, et en même temps j'espère aussi qu'elle ne passe pas pour ce qu'elle n'est pas, puisqu'elle reste un personnage assez sensible et doux (ok, elle a du mal à le montrer clairement je te l'accorde). Mais j'imagine que c'était pas un reproche, donc : merci, ça me fait trop rire de voir comment on peut "s'approprier" un personnage en tant que lecteur. J'adore !
Pour la formulation bizarre : rien d'étonnant, cette phrase n'a absolument aucun sens puisque je l'avais réécrite en oubliant d'enlever ce qui était là avant heh (on pourrait croire que c'est le genre d'erreurs qui s'évitent à partir d'un certain temps, mais je crois que mon cas est trop désespéré)
"Oh bah, finalement Hameline est une femme = a priori humaine ?? J'aurais vraiment juré qu'elle devait être autre chose ! Et en même temps elle a une aura un peu autre je trouve. Peut-être lié au fait que ce soit "l'inverse" d'une humaine ? (Dans un monde inverse à celui qu'on a suivi pour le moment, alors qu'il lui ressemble beaucoup ?)" Heheeeeeee j'adore tout ce petit passage de questions et de confusion, c'est PAR-FAIT !
"Leur interaction était courte mais vraiment toute pleine de respect et d'attention, d'une douceur que j'ai vraiment appréciée. Mais je me dis qu'on ne va pas l'abandonner tout à fait quand même, si ?" Tu me fais très plaisir ici, parce que j'avais justement peur qu'on se dise "ah oui, d'accord, et c'est tout ?" donc si ça t'a paru chouette ou si ça a au moins su t'intriguer un peu : trocool !
Par contre je te le dis quand même : c'est très peu probable que les personnages des interludes réapparaissent par la suite. Il me faudrait des romans entiers pour les développer, et c'est pas ce que j'ai prévu dans l'immédiat ;)
"Hollis. est. un. CHAT.
Je ne m'y attendais pas du tout ahahah Tu me surprends bien sur ce coup-là !" OUI hahahaha
C'est génial si vous vous en doutiez pas (toi et Sklaërenn, j'entends), et c'est génial si ça tombe comme une surprise un peu marrante. Effectivement, Hollis est un peu à part dans ce monde de brutes, mais c'est un personnage que j'adore écrire et qui me plaît beaucoup dans les dynamiques qu'il permet de créer avec les autres, notamment parce que son énergie est très différente de la leur en général. Et puis, ça me tenait à cœur d'écrire au moins un enfant, alors Hollis me paraissait le compromis idéal, parce que c'est un enfant pour le moins... sauvage, disons ! hihi
Merci pour ta lecture, merci pour ta patience, je tâcherai de pas en abuser et de tirer profit de ces plus longs écarts entre mes publications pour en améliorer la qualité !
A très vite :D
dodoreve
Posté le 26/05/2021
J'ai l'impression que globalement mes impressions te satisfont vraiment toutes donc c'est cool ! Et non t'inquiète pas pour Gaëlle, telle que je me l'imagine c'est loin d'être une colère acariâtre et malsaine ! Trop trop hâte de voir mes questions éclaircies héhé :*
Sklaërenn
Posté le 18/05/2021
Coucou, pour commencer, je comprends totalement ce que tu veux dire dans la note d'auteur et ne t'inquiète pas, je serais là quand tu postera la suite, même si c'est pas aussi vite que tu l'aurais souhaité ;)


J'adore le début sur le fait que Gaëlle sent qu'il faut qu'elle se rappelle, mais que sa fatigue est plus forte que le reste.

" Comment a-t-elle pu se permettre de laisser tomber, ne serait-ce qu'un instant infime, ce pourquoi elle est là et ceux à qui elle a promis ?" bichette, elle s'auto culpabilise alors que vu son état, ça se comprends tellement !

Quewa Hollis est un chat ? Un chat anormalement grand, mais un chat ? Ouah celle-là je l'avais pas vu venir ! J'adore !

Ma qu'elle fin, on se rapproche, mais on y est pas encore et ça laisse des questions en suspense. Va-t-elle y arriver ? Hollis apportera-t-il une aide supplémentaire ? Ou alors quelqu'un d'autre arrivera ? Et qu'en est-il du côté de Soa?
dcelian
Posté le 20/05/2021
Merci, ça me fait chaud au cœur de te revoir à chaque nouveau chapitre, et je suis heureux de savoir que tu seras là par la suite <3
"" Comment a-t-elle pu se permettre de laisser tomber, ne serait-ce qu'un instant infime, ce pourquoi elle est là et ceux à qui elle a promis ?" bichette, elle s'auto culpabilise alors que vu son état, ça se comprends tellement !" hahahaha j'adore ce 'bichette' sache-le (bon, Gaëlle aimera sans doute moins mais je lui dirai rien ;))
Et oui, elle prend toute la responsabilité sur ses épaules, elle est comme ça, que veux-tu.... elle veut toujours en faire plus, résultat elle se retrouve alitée pendant une semaine et elle manque de tout fiche en l'air ! Entre elle qui est trop entreprenante et Soa qui ne l'est pas assez, c'est une belle team de boulets que je vous propose de suivre dans ces étranges aventures :^)
"Quewa Hollis est un chat ? Un chat anormalement grand, mais un chat ? Ouah celle-là je l'avais pas vu venir ! J'adore !" ehhhh oui, surprise !! Tant mieux si c'était inattendu, et tant mieux si tu aimes ! C'est un personnage que j'affectionne beaucoup, probablement parce que c'est l'un des seuls 'enfants' de mon histoire, et les traits de caractère qui vont avec l'enfance me parlent beaucoup !
Quant à tes questions, je ne peux évidemment pas y répondre pour le moment, mais ce qui est certain c'est que tout ceci n'est pas gagné d'avance ;-;
Merci encore pour ta lecture :D
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