Chapitre 20

Notes de l’auteur : Coucou ! On atteint la deuxième dizaine, ce qui équivaut à environ 40% de l'histoire ^^ Bonne lecture !

Contrairement à la capitale et à Arenell, Eäril ne possédait pas de murs fortifiés. Sans doute les conditions climatiques constituaient un rempart naturel tout au long de l’année. Mais il était tout de même étonnant qu’il n’y ait pas un seul garde à l’entrée de la ville.

Lorsqu’ils entrèrent dans la cité, Alexander et Altaïs descendirent de leurs montures et attrapèrent leurs rênes pour les guider. À leur grande surprise, les rues étaient quasiment désertes.

— C’est étrange, constata le Protecteur.

Sous sa capuche, Altaïs fronça les sourcils. Soudain, quelqu’un passa près d’eux en courant.

— Attendez ! l’interpella Alexander. Que se passe-t-il ?

L’homme se retourna vers eux.

— Vous n’êtes pas au courant ? Il y a une flagellation sur la place publique ! Un gosse ! Vous vous rendez compte ? Alors tout le monde est là-bas, même les gardes. Ils veulent sans doute éviter les débordements ceux-là.

Alexander sentit Altaïs se raidir près de lui.

— Mais je croyais que ça ne se faisait plus, protesta-t-il.

— Oh pas dans le Nord, c’est monnaie courante depuis que le duc l’a remise au goût du jour. Pfff, et la royauté s’étonne que ce soit pas la joie après…

Et il reprit sa course vers ce qui devait sans doute être la place dédiée aux flagellations. Sans avoir besoin de se concerter, Altaïs et Alexander s’élancèrent aussitôt à sa suite. Un brouhaha leur parvint rapidement alors qu’ils croisaient davantage de passants. Ceux-ci allaient tous dans la même direction. Au bout d’une dizaine de minutes, ils arrivèrent sur une grande place noire de monde.

— On doit laisser les chevaux ici si on veut s’approcher.

Altaïs acquiesça et attrapa la sacoche accrochée à sa monture. Alexander fit de même et ils s’approchèrent. La foule était agitée, des cris de protestation et de fureur la secouaient. Ils durent jouer des coudes pour pouvoir se rapprocher du centre de la place.

Les gardes formaient une barrière humaine pour empêcher la population de passer. Derrière eux, une estrade de bois avait été dressée et soutenait un large poteau. Altaïs serra les dents. Un enfant qui ne devait pas avoir plus de huit ans y était attaché, torse nu. Même si la neige ne tombait plus, il devait mourir de froid. De là où il était, le prince pouvait aisément le voir sangloter. Un homme monta sur l’estrade, un fouet à la main, et clama :

— Dix coups de fouet pour avoir volé !

— Ce n’était que du pain, hurla quelqu’un dans la foule. Il avait seulement faim !

Mais le soldat ignora les cris et s’approcha de l’enfant dont les pleurs s’accentuèrent. Lentement, il leva le fouet.

Altaïs bougea, aussi rapide qu’un courant d’air. Il bouscula les gardes qui empêchaient la foule de passer avec tant de violence que ceux-ci ne purent l’arrêter. Alexander n’eut pas non plus l’occasion de le retenir et il vit avec horreur le sang gicler lorsque le prince s’interposa. Sous l’effet de la surprise, le soldat qui venait de faire claquer le fouet eut un mouvement de recul.

Le silence envahit la place.

Altaïs abaissa lentement le bras qui avait protégé son visage éclaboussé par son propre sang. Un filet carmin coula de la large entaille s’étendant jusqu’à son poignet. Il dévala le long de sa main, avant de finalement goutter sur le bois de l’estrade. Sa capuche avait glissé et révélait la lueur meurtrière qui animait son regard, fixé sur le soldat.

— Putain ! T’es qui toi ? s’exclama ce dernier avec rage.

Le prince l’ignora et tourna la tête vers l’enfant au visage baigné de larmes.

— Est-ce que tu vas bien ? demanda-t-il, d’une voix étonnamment bien maîtrisée.

L’enfant hocha la tête, incapable d’émettre un son.

— Je te parle ! cracha le soldat en lui attrapant brutalement l’épaule.

Altaïs repoussa alors violemment la main qui le touchait et l’homme couina de douleur. D’autres soldats arrivèrent, des armes brandies devant eux.

— Ça suffit, gronda soudain Alexander.

Il avait réussi à passer la barrière des gardes et s’avançait vers l’estrade d’un pas furieux. Il fit un geste de la main et les liens qui retenaient l’enfant tombèrent, tranchés. Aussitôt, celui-ci descendit de la petite esplanade de bois. Une femme se précipita vers lui, bousculant les soldats qui barraient le passage, trop surpris par la situation. Elle était en pleurs.

— Oh Gabriel, gémit-elle en l’enlaçant. Merci, merci ! Mon bébé !

Alexander reporta son regard malachite vers l’estrade où se trouvaient toujours Altaïs et le reste des soldats.

— C’est un gamin, cracha-t-il. Vous n’allez pas le fouetter parce qu’il était affamé !

Des murmures d’assentiment parcoururent la foule.

— La loi c’est la loi, répliqua le soldat qui tenait le fouet. Maintenant dégage, si tu ne veux pas subir le même sort que le gosse et ton copain !

— Essaie seulement, répondit Alexander avec colère.

Les soldats se firent plus menaçants et le fouet s’éleva à nouveau, mais un bouclier semblable à du diamant enveloppa soudain Altaïs qui n’avait pas esquissé le moindre mouvement. Alexander releva sa manche, dévoilant le tatouage de l’armée qu’il portait sur le bras.

— Je suis soldat aussi, mais je sais quand je dois adapter les ordres !

L’homme qui tenait le fouet, et qui semblait être le plus haut gradé, trembla de rage.

— Attrapez-les, ordonna-t-il. Que je leur fasse passer l’envie de s’élever contre moi !

Altaïs leva la main, et une bourrasque balaya soudainement l’estrade avec tant de force qu’elle jeta les soldats à terre. Vif, il sauta à terre en direction d’Alexander alors que la foule s’agitait, accaparant les gardes encore debout.

— Attrapez-les ! répéta le haut gradé en se relevant tant bien que mal.

Mais son cri se perdit dans ceux de la foule alors qu’Alexander et Altaïs profitaient d’une brèche pour disparaître parmi la multitude de personnes rassemblées.

 

***

 

Heureusement, ils avaient pu récupérer leurs chevaux, ce qui leur avait permis de s’éloigner rapidement. Ni l’un ni l’autre ne connaissant la ville, ils s’étaient contentés d’aller le plus loin possible. Lorsqu’ils estimèrent être suffisamment en sécurité, ils s’arrêtèrent dans une ruelle déserte.

— Quelle bande d’enfoirés ! ragea Alexander en descendant de sa monture.

Il braqua son regard pailleté d’or sur Altaïs avec colère.

— Et toi ne fais plus ça ! Ça aurait pu bien plus mal tourner !

— Ils allaient le fouetter, protesta Altaïs. C’était juste un gamin !

— Et s’ils t’avaient reconnu ? répliqua le Protecteur en haussant la voix.

— Ça n’a pas été le cas !

— Parce que ton visage est couvert de ton sang !

— C’était juste un gamin, répéta Altaïs en serrant les dents.

Alexander se rendit compte que le prince tremblait légèrement et sa colère redescendit d’un coup.

— Excuse-moi, dit-il.

Il attrapa le bras d’Altaïs avec délicatesse et regarda celui-ci avec attention. Le prince ne protesta pas.

— C’est assez profond, constata le Protecteur.

Heureusement que l’enfant n’avait pas encaissé ce coup, songea-t-il un instant.

— Je sais. Mais ce n’est pas la première fois, je ne souffre pas autant que le gamin aurait souffert s’il avait reçu le coup.

— Tu étais si jeune la première fois que cela t’est arrivé ?

— J’avais quatre ans, murmura Altaïs sans le regarder. Au début ce n’étaient que des coups de ceinture, et puis il y a eu un moment où ça n’a plus suffi.

Alexander tressaillit alors qu’une douce lumière blanche enveloppait ses mains pour guérir la blessure. Il se doutait que le prince était jeune les premières fois où il avait été maltraité, mais que celui-ci le confirme rendait la vérité d’autant plus terrible.

Pris d’une impulsion subite, Alexander redressa le menton d’Altaïs d’un geste doux et plongea son regard dans les iris pâles.

— Ça n’arrivera plus, jura-t-il. Je ferai tout pour que ça n’arrive plus.

— Tu es trop gentil, répondit son vis-à-vis avec un sourire. Un jour ça te jouera des tours.

— Ne dis pas de bêtises.

Alexander finit de soigner l’entaille comme il put, mais la peau claire du prince demeura tout de même marquée.

— Nous devrions nous remettre en route maintenant, la nuit ne va pas tarder à tomber.

Le prince acquiesça et rabattit sa capuche sur la tête. Inutile d’attirer l’attention plus que de raison.

 

***

 

Il leur fallut moins d’une heure et quelques indications pour atteindre le comté de Stonel. Celui-ci était effectivement collé au duché d’Alvsborg et se trouvait donc tout près d’Eäril. Lorsqu’ils avaient franchi la frontière, Alexander et Altaïs avaient tous les deux senti l’ambiance changer sensiblement.

La population, si elle ne semblait pas plus aisée que dans le reste du pays, paraissait néanmoins plus souriante. Poussé par cette impression chaleureuse, Alexander n’hésita pas à demander où se trouvait la demeure du comte. Le visage de la femme à qui il avait posé la question se ferma immédiatement.

— Qu’est-ce que vous lui voulez au comte ? demanda-t-elle avec méfiance. J’espère que vous voulez pas aller lui causer des ennuis.

— Bien sûr que non ! s’exclama le Protecteur.

Il hésita un instant avant de poursuivre.

— On nous a conseillé d’aller le trouver. Il est le seul à pouvoir nous aider.

La femme les jaugea d’un œil qui se voulait menaçant, mais la sincérité qui se lisait dans le regard d’Alexander dut la faire changer d’avis, car son visage se détendit.

— Le comte est bon avec nous, mais le duc d’Alvsborg lui cause bien des tracas, soupira-t-elle. Si jamais quelqu’un apprend que vous vous êtes mal comportés, il vous en coûtera, ajouta-t-elle en posant les mains sur ses hanches.

— Je vous donne ma parole que nous n’avons pas de mauvaises intentions.

La femme hocha la tête, visiblement convaincue par les paroles du Protecteur.

— Vous n’êtes plus très loin, dit-elle. Si vous continuez sur cette route, vous arriverez à la demeure du comte dans peu de temps.

Alexander la salua et talonna légèrement son cheval.

— Natt n’avait pas tort, commenta Altaïs lorsqu’ils se furent éloignés. Le duc fait vraiment partie de cette partie de la noblesse la plus méprisable.

— Tu l’as déjà vu ?

— Deux ou trois fois de loin. Cela lui est arrivé de venir à la cour. Je ne lui ai jamais vraiment adressé la parole, mais il ne m’inspirait pas confiance. C’est le genre de personne qui se sert de toi jusqu’au jour où il n’en a plus besoin, ajouta-t-il avec dédain.

— Comment est la cour ?

— C’est un ramassis d’hypocrites imbus d’eux-mêmes, fermés d’esprit et qui n’hésitent pas à te planter un couteau dans le dos si cela peut leur servir.

Alexander grimaça.

— Tu n’as pas l’air d’avoir eu une très bonne expérience de la cour.

— Non, pas vraiment. Ne me fais pas croire qu’aucune rumeur sur mon compte ne t’est jamais parvenue, dit Altaïs en lui jetant un regard en coin.

Le Protecteur ne démentit pas. Il ne s’était jamais particulièrement intéressé à ce genre de choses, mais il fallait être sourd et aveugle pour ne pas avoir eu vent de certaines de ces rumeurs. Et Altaïs avait à de nombreuses reprises fait l’objet d’un acharnement de la part du reste de la noblesse. Nul doute que sa froideur et son sarcasme ne l’avaient pas aidé, encore moins si son oncle avait ajouté son grain de sel.

— C’est pour cela que tu as fugué ?

Le visage du prince se ferma.

— C’est un peu plus compliqué. Bien sûr, je ne supportais plus la cour et encore moins ma famille, mais la situation a sérieusement dérapé.

Alexander s’apprêtait à lui demander des précisions, mais ils venaient d’atteindre un grand portail, ouvert, dont le fer forgé formait de belles arabesques. Ils échangèrent un regard.

— On dirait que nous sommes arrivés, constata Alexander.

Altaïs se raidit imperceptiblement.

— Tu restes, n’est-ce pas ? demanda-t-il.

Le Protecteur le regarda, interloqué.

— Tu te fiches de moi ? Bien sûr que je reste.

Il vit le corps du prince se détendre.

— Quoi qu’il arrive, ajouta-t-il, l’air décidé.

— Jusqu’au jour où les étoiles tomberont, murmura Altaïs.

— Jusqu’au jour où les mers s’assècheront, compléta Alexander.

Malgré la cape qui dissimulait le visage du prince, le soldat vit son étonnement.

— Tu connais ?

— Bien sûr que je connais, répondit le Protecteur avec un grand sourire.

Nora, une orpheline plus âgée qui s’était beaucoup occupée de lui, chantait souvent cette ballade que lui avait apprise sa mère avant d’être emportée par la maladie. Alexander talonna sa monture.

— Allons-y, dit-il d’une voix assurée.

Et leurs chevaux s’engagèrent sur le chemin.

La neige avait été repoussée sur les bords de la route afin de faciliter l’accès à la demeure, mais ni l’un ni l’autre ne s’étaient attendus à ce que celle-ci soit si éloignée du portail. Le terrain paraissait immense et le chemin principal serpenta entre les arbres un long moment avant de révéler un vaste parc au centre duquel était construite une impressionnante bâtisse. Alexander poussa un sifflement admiratif : celle-ci était magnifique.

Mais alors qu’ils s’en rapprochaient, leurs chevaux s’arrêtèrent brusquement en hennissant et ils se retrouvèrent encerclés par une dizaine de gardes.

— Les inconnus ne sont pas les bienvenus sur ces terres ! lança l’un d’entre eux.

— Nous voulons seulement parler au comte ! s’exclama Alexander en essayant de maîtriser son cheval.

— Qui êtes-vous ?

— Allons, allons, les interrompit une douce voix grave. Ce n’est pas comme cela que nous traitons nos invités.

Tous les regards se tournèrent vers le nouveau venu. La cinquantaine, ses cheveux blond cendré étaient coupés plutôt courts et dégageaient ses traits bienveillants. Ses yeux d’un bleu très vif se posèrent sur Alexander et Altaïs alors que les gardes rengainaient aussitôt leurs armes.

— Tu n’as plus besoin de ta cape, annonça-t-il calmement.

Alexander le regarda avec surprise. Lentement, Altaïs abaissa sa capuche et dévoila son visage encore maculé de sang. Ses yeux pâles brillaient d’un éclat farouche.

— Je suis le comte de Stonel, se présenta l’homme. Je vous souhaite la bienvenue sur mes terres.

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Gabhany
Posté le 02/05/2021
Coucou Mathilde ! Désolée ça fait un moment que je ne suis pas venue par ici. J'ai trouvé ce chapitre bien rythmé, même si je devine que l'intervention d'Altaïs au début va leur causer des ennuis... J'ai hâte de voir ce que leur réserve ce comte de Stonel !
Mathilde Blue
Posté le 03/05/2021
Coucou !

Pas de soucis, je suis moi aussi absente depuis un moment (mais je finis mes partiels à la fin de la semaine donc je compte bien revenir vite !). Je suis contente que le rythme soit bien, j'avoue qu'à un moment j'avais hésité à fusionner ce chapitre avec le précédent mais finalement c'est bien comme ça aussi ^^
AnatoleJ
Posté le 22/04/2021
Hello :D

Je l’avoue, j’ai lu d’une traite et j’ai oublié de prendre des notes tellement j’étais pris dedans... (oups) Donc je vais essayer de faire avec la faible capacité d’organisation de mon cerveau, ce commentaire sera probablement plus court et potentiellement anarchique mais j’ai une bonne excuse x)

Déjà, c’était très intense, de quel droit tu nous fait sauter comme ça d’une scène stressante à autant de douceur ? ? (continue, c’est parfait).
On note qu’Eäril est une ville super accueillante, il n’y a pas de murs pour rendre les festivités locales accessibles à tous (les soldats sont extrêmement berks, si Altaïs leur avait mis une vraie raclée ça n’aurait pas été volé), alors que finalement Stonel est enfermée, comme quoi le niveau de protection ça ne dit rien sur ce qu’il y a l’intérieur ^^
Le maquillage au sang a l’air aussi efficace que les lunettes de Superman, quoique l’improbabilité de retrouver un prince en fuite dans ce genre de situation doit aussi pas mal contribuer à le garder planqué héhé (c’est risqué mais il faut en profiter !). Sa magie semble aussi répondre de façon plus précise, j’ai l’impression, je sens qu’on approche d’une utilisation maîtrisée !
Et cette petite scène après la fuite était si mignonne ? ? (Alex est faible, très faible). J’ai beaucoup aimé aussi ce petit morceau de ballade, c’est définitivement pas hétéro du tout de leur part de compléter les morceaux de paroles comme ça héhé

J’étais un peu moins convaincu par les passages de transition (l’entrée dans Eäril, puis dans le comté de Stonel), et j’ai presque eu l’impression que tu ne savais pas trop comment nous amener là ? Si c’est le cas, je pense que ce serait tout à fait okay de sauter directement dans l’action : par exemple, pour l’entrée dans Eäril, on savait au chapitre précédent qu’ils allaient dedans, donc si tu nous amènes directement devant la foule rassemblée pour la flagellation publique (avec quelques mots de contexte bien sûr), ça passe tranquille !

Voilà pour le bazar qu’a été ma lecture de ce très chouette chapitre, désolé pour le semi-chaos x) A bientôt !
Mathilde Blue
Posté le 24/04/2021
Hello !

Je le prends plutôt bien que tu aies oublié de prendre des notes parce que tu étais plongé dans la lecture XD

Je fais des choses comme ça moi ? ^^ (C’est ma passion hehe)
Oui Eäril a l’air fun, n’est-ce pas ? Il faudrait que je retravaille la description de la ville cela dit… Mais j’ai été très tentée par le fait de laisser Altaïs en coller une aux soldats (mais bon y avait plus urgent). Et puis le maquillage au sang ne peut qu’avoir une efficacité limitée, ils ont eu de la chance, mais heureusement ils ne sont pas assez fous pour pousser le bouchon trop loin ^^
C’est vrai qu’Alex ne résiste jamais bien longtemps à Altaïs XD (Mais ce qu’on aime, on va pas se mentir). Ils sont trop choupis T_T

Alors j’avoue que l’entrée dans Eäril était pas la scène qui m’a le plus inspirée… Mais je me disais qu’en retravaillant la description de la ville ça serait peut-être mieux tout compte fait ? Par contre, l’entrée dans le comté de Stonel, je me souviens pas avoir eu ce problème (enfin il fallait bien qu’ils demandent leur chemin ^^), il faudrait que je reprenne toute la structure du chapitre pour voir.

Haha, t’inquiète, c’était pas si chaotique ^^ À tout de suite !
Hastur
Posté le 10/04/2021
Hello !

Et bien et bien, le fouet pour les enfants, en voilà des manières. Il a retrouvé définitivement un bon contrôle de sa magie notre cher prince déchu. Ca annonce du joli pour la suite hu hu hu !

Décidemment, les gens du Nord, enfin surtout les soldats, ils aiment interroger les étrangers avec la pointe de la lame ! Heureusement, le comte a l'air plus civilisé, surtout qu'il attendra la visite de pied ferme j'imagine :).

Nous avons encore le droit à une fin, qui n'est pas vraiment un twist de compétition, mais qui appelle tout de même à tourner fort rapidement la page :D.

A bientôt :).
Mathilde Blue
Posté le 11/04/2021
Coucou !

Un bon contrôle je n'irai peut-être pas jusque là, mais il peut enfin s'en servir hehe.
Oui totalement, ils sont un peu farouches dans le Nord x)
Haha, le retour des fins "tourne-page" ^^

À bientôt !
Blanche Koltien
Posté le 08/04/2021
Ah la la j'ai lu les deux derniers chapitres d'une traite!!! Vraiment passionnant!! On sent qu'on est en plein dans l'action, et c'est chouette!!

Le moment qui m'a particulièrement marqué c'est quand Altaïs défend le petit garçon face à son bourreau... Le pauvre, on sent bien que les réminiscences du passé sont douloureuses...

Bref, on attend la suite avec impatience!!
Mathilde Blue
Posté le 09/04/2021
Coucou !

Je suis super contente que ça te plaise ! Et que ça s'enchaîne bien aussi ^^
Oui, voir tout ça lui a rappelé de mauvais souvenirs :(

À bientôt :D
Cherry
Posté le 07/04/2021
Tout se passe très vite dans ce chapitre mais ça se lit aussi agréablement qu'un chocolat chaud en hiver ^^ il manque un peu de descriptions pour accentuer le côté lugubre et froid de Eäril mais sinon ta plume est toujours autant fantastique !
Mes impressions :
« Mais il était tout de même étonnant qu’il n’y ait pas un seul garde à l’entrée de la ville. » : je trouve que le « tout de même » fait très informel et familier.
« Soudain, quelqu’un passa près d’eux en courant. » : justement, si quelqu’un court vers eux, ils auraient dû le voir plus tôt ? Ah et aussi, tu utilises très souvent le « Soudain, un… » pour introduire une action. Je trouve que ça gagnerait en beauté si tu employais d’autres mots pour amener une action au lieu de fréquemment mettre un « soudain ». Disons que c’est très facile de choisir ce mot (moi aussi j’utilise beaucoup de « soudain »)
« Altaïs repoussa alors violemment la main qui le touchait et l’homme couina de douleur. » : Altaïs ne fait que repousser l’homme et celui-ci « couine ». Sa réaction me semble exagérée ici. Après ça dépend aussi du degré du violence utilisé par Altaïs x)
Quand Alex et Altaïs discutent après avoir sauvé le gamin, il y a un passage où ils répètent le mot « coup ». Aussi, je suis contente de voir Alex s’énerver sur son protégé 😉 dans le sens où il montre enfin son côté désagréable. Jusque-là, il était très peu hors de lui. Je trouve que ça ajoute à sa personnalité. Du coup, Alex aurait voulu ne pas sauver l’enfant si Altaïs n’avait pas réagi ? Il n’est peut-être pas aussi parfait que je le pensais et j’aime cet aspect à vrai dire
« Le duc fait vraiment partie de cette partie de la noblesse la plus méprisable. » : attention à ne pas répéter « partie » pourquoi pas : Le duc appartient à cette partie…
« Nora, une orpheline plus âgée qui s’était beaucoup occupée de lui, chantait souvent cette ballade que lui avait apprise sa mère avant d’être emportée par la maladie. » : j’ai trouvé cette allusion assez soudaine. Tu pourrais l’introduire d’une autre manière qui ferait moins soudain ^^ Est-ce que ce personnage a eu un impact sur Alexander ? C’est comme si tu donnais une info comme ça, subitement.
J’aime tellement voir Alexander se montrer tendre et attentionné envers Altaïs x) sérieux, y a tellement d’alchimie entre eux ça fait plaisir tout ça
Mathilde Blue
Posté le 09/04/2021
Coucou !

Aaaaah les descriptions, toujours le point que je dois retravailler haha x) Mais je suis contente si tu trouves que le chapitre se lit bien !

Par rapport à tes notes :

"justement, si quelqu’un court vers eux, ils auraient dû le voir plus tôt ?"
Alors dans ma tête c'est parce que je voyais la personne arrivait d'une rue adjacente, donc ils n'auraient pas pu la voir avant. Et tu as raison pour le "soudain", dur de s'en départir x)

"Sa réaction me semble exagérée ici."
Mmh, oui c'est pas faux. Après le geste d'Altaïs était assez brutal, mais peut-être que la surprise qualifierait mieux le couinement que la douleur !
En ce qui concerne Alex, effectivement il aurait pris le parti de ne pas aider l'enfant parce que selon lui c'était trop risqué et qu'Altaïs passe en premier ;) Et donc il s'énerve ^^

" j’ai trouvé cette allusion assez soudaine. "
Je pense comprendre ce qui t'a dérangé, mais c'est parce qu'en fait c'est une remarque qui vient directement d'Alexander (une forme de discours indirect je crois) et qui fait donc écho à sa réponse !
Mais oui ils sont trop mignons T_T

À bientôt :D
dodoreve
Posté le 07/04/2021
40% ? Cool, on arrive donc bientôt à la moitié de cette histoire, et ça nous laisse tout plein de temps encore !
J'ai bien aimé la scène de flagellation empêchée par Altaïs, et je m'attendais bien à ce qu'on le reconnaisse en conséquence, comme l'a remarqué Alexander. Le semblant de dispute qui suit est donc pertinent, même si ça dure pas longtemps x) (Je ris parce qu'Alexander supporte pas le moindre sentiment négatif qu'Altaïs peut exprimer, même si vu ses souvenirs c'est justifié, évidemment.)
Tout pareil, le passage avec la ballade est très mignon. Je te l'ai déjà dit à propos de la magie (...plus d'une fois je crois, pardon si je me répète), mais j'aime beaucoup ta façon de réussir à suggérer des choses sans nous les donner entières. Les deux vers qu'Altaïs et Alexander citent sont très jolis et je trouve que pouvoir s'imaginer toute la ballade qu'il y a derrière la rend d'autant plus belle :)
(Et je me permets de contredire mon plaisir en te demandant : tu l'écriras entièrement ? Parce que malgré tout, ce serait typiquement le genre de lecture "complémentaire" que j'adorerais lire à côté de ton histoire !)
Merci pour ce chapitre et bonne semaine d'ici mercredi prochain :D !
Mathilde Blue
Posté le 09/04/2021
Coucou !

Eh oui, le chapitre 26 marque la fin de la première partie du roman ;)
En vrai ce n'est pas tellement qu'Alexander ne supporte pas le moindre sentiment négatif d'Altaïs, c'est surtout que là il a eu super peur (à raison haha).
Oh je suis contente que le passage avec la ballade te plaise :D Mais je ne pense pas l'écrire entièrement en revanche ^^ Je laisse ça à l'imagination de chacun haha.

Merci pour ton commentaire et à bientôt :D
dodoreve
Posté le 09/04/2021
Ce qui me faisait rire c'était surtout qu'ils commencent à se disputer, et dès qu'Alexander voit qu'Altaïs tremble un peu ou quoi tout disparaît aussitôt ^^ Altaïs aurait tous les pouvoirs s'il voulait faire un gros caprice ahahah
Tant pis et tant mieux pour la ballade alors :D
Mathilde Blue
Posté le 09/04/2021
Haha c'est pas faux XD
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