Chapitre 2 : Sean Parker

Par Blacky

Chapitre 2 : Sean Parker

Il y a des gens qui ont l'habitude, quand ils se lèvent, de voir le soleil descendre dans le ciel plutôt que de monter. Par choix ou par obligation, ce sont des papillons de nuit. À Elmadina, pour un grand nombre d'entre eux, c'était un plaisir. Ils vivaient de fêtes, se nourrissaient exclusivement de petits fours et de canapés et s'enivraient de grands crus au prix exorbitant. Il arrivait parfois qu'on les voie dans la pleine lumière du jour, à une garden party ou en route pour un rendez-vous qu'ils n'avaient pas pu esquiver. De l’aperçu que Sean en avait chaque soir en se rendant sur son lieu de travail, il pouvait dire que ce n'était vraiment pas une existence qui l'attirait.

La trentaine bien entamée, il se satisfaisait tout à fait de la petite vie qu'il avait réussi à se construire. Son appartement, dans une rue tranquille proche du centre-ville, et son chat étaient tout pour lui. Il ne possédait pas grand-chose, mais il y avait une étiquette avec son nom au-dessus de la sonnette et sur la boite aux lettres. Il avait un chez lui, c'était une preuve de son appartenance à cette vie, à cette ville. Tout au moins il essayait de s'en convaincre. Sean ne connaissait pas grand monde, pour toute famille il avait quelques cousins qui vivaient à l'autre bout du pays. Il croisait rarement ses voisins et il n'acceptait de considérer que deux de ses collègues comme des amis. Le seul point vraiment fixe de sa vie émotionnelle c'était Navette, la boule de poils blanche qui squattait son canapé. Ses journées étaient faite d'une routine éternelle.

Pour beaucoup de gens, ce mode de vie solitaire au rythme particulier aurait représenté l'enfer. Certes, son isolement lui pesait parfois, mais il avait fini par réaliser que cette façon d'être lui correspondait bien plus qu'une autre. Sa carrière était le centre de son existence et il travaillait d'arrache-pied pour la faire évoluer dans le sens voulu. Depuis des années, Sean ambitionnait d'entrer dans la police. Ce n'était pas une mince affaire, il y avait très peu de postes et la sélection était rude. Il s'était engagé comme gardien de nuit chez Hob'Corp, pour commencer. Il n'avait pas prévu d'y rester un si grand nombre d'années, mais il s'y trouvait toujours mieux qu'ailleurs en attendant de réaliser son rêve.

C'était cette profession, et cette volonté d'affronter le crime, qui avaient tenu sa vie sentimentale au point mort. Dans une cité qui frissonnait à l'entente du mot « malfaiteur », il avait eu du mal à trouver quelqu'un qui le comprenait. Et puis, après plusieurs échecs, il avait tout bonnement cessé de chercher. Chacun de ses moments de libre était dédié à son entraînement et chacune de ses pensées allait à ses rêves d'aventure. Alors pourquoi se lamenter à propos d'une relation inexistante ?

Son poste dans le domaine de la sécurité lui accordait le droit de porter et d'utiliser une arme. Il le tenait également à l'écart du Sérum. Il n'y avait bien que des gars avec le même genre de job que le sien qui avaient la possibilité de faire preuve d'agressivité sans avoir ensuite à subir l'injection. Ce n'était pas la raison première qui motivait Sean à vouloir continuer dans cette voie, mais c'était vraiment un point positif. Il ne se l'expliquait pas, mais il avait toujours éprouvé de la méfiance envers cette découverte. Pour lui, ça allait se ranger dans la catégorie des médicaments auxquels on découvrait des effets secondaires désastreux bien des années après le début de leur commercialisation. Savoir que la loi ne pouvait pas décider aussi facilement que pour un autre de lui imposer l'injection, ça le rassurait un peu. Il se sentait vaguement moins menacé : encore une chose que peu de gens à Elmadina étaient en mesure de comprendre.

Quand il sortait encore de chez lui durant ses nuits de repos, il avait eu des dizaines de fois la même conversation avec des femmes un peu guindées ou des hommes aux métiers sérieux, dans la banque ou le droit. Tous ces gens considéraient sa vocation comme obsolète. Plus que quelques années, lui disaient-ils, et il n'y aurait plus personne à arrêter. Une paix parfaite devrait gagner leur cité, puis le monde ! Les derniers conflits seraient réglés par des diplomates : adieu aux armes et à la force comme solution à tous les problèmes. Sean n'y croyait pas une seconde, il y aurait toujours des gens assez paranoïaques, dans les hautes sphères du pouvoir, pour maintenir une organisation spécialisée dans la sécurité, même si cela devait être absolument top secret et n'avoir aucune existence officielle. Il fallait juste, une fois qu'il serait entré dans la police, que Sean parvienne à montrer qu'il était le meilleur pour qu'on le garde dans cette troupe d'élite. Parce que, dans cette organisation plus encore que dans les forces de l'ordre actuelles, il n'y aurait pas de place pour les faibles et les incapables.

Parfois, Sean se prenait à rêver qu'il dirigeait cette organisation qu'il avait conçu dans sa tête. Ensuite, il se mettait mentalement trois claques avant de reprendre ses pompes ou ses tractions. En attendant, il travaillait pour un autre paranoïaque. Albert Hoblois, le PDG d'Hob'Corp, était le symbole vivant de la lutte contre le crime. C'était à lui que l'on devait l'exploitation de la formule du Sérum, après la mort de son créateur. C'était de ses usines que sortaient les doses employées par la police pour l'injection. Il possédait également une grande clinique privée et les laboratoires de son complexe principal étaient les plus réputés du pays. Sans en avoir le monopole, il dominait clairement l'industrie pharmaceutique du pays.

Bien qu'il soit celui qui apportait la tranquillité d'esprit à de très nombreux foyers, Hoblois n'était lui-même pas vraiment en confiance. S'il avait refusé qu'on déploie chez lui un dispositif trop imposant, il n'avait reculé devant aucune dépense en matière de sécurité concernant le building qui abritait son siège social et ses principaux laboratoires. En tant que cible privilégiée de la Mafia, ça semblait plutôt logique. Prudent, même…

Ce soir-là, Parker se rendait justement dans ce building pour travailler. Comme chaque fois, le soleil rougeoyait sur l'horizon, hors de vue à cause des grattes-ciel, alors qu'il marchait le long des trottoirs du centre-ville. Depuis que l'augmentation des taxes anti-pollution avait fait diminuer le nombre d'utilisateurs de véhicules particuliers, le bus, le métro et le tram étaient devenus les moyens de transport préférés des citadins. Mais Sean habitait si près de son lieu de travail qu'il aimait autant s'y rendre à pieds pour profiter de la fraîcheur de l'air. Quand il arrivait, il entrait par la porte de derrière grâce à une puce spéciale dans son intelli-montre, à la reconnaissance de ses empreintes digitales et à un scan rétinien. Ensuite, il passait au vestiaire pour enfiler son uniforme et récupérer son arme, qu'il nettoyait minutieusement et amoureusement après chaque service.

– Parker, le salua l'un de ses collègues devant les casiers. Qui est de corvée ce soir ?

– C'est moi, répondit Sean.

– Oh. Bon courage mon vieux, lui dit l'autre en lui assénant une claque dans le dos.

Il ferma son casier et quitta le vestiaire, laissant Sean seul. Parker prit le temps de boucler soigneusement sa ceinture et d'ajuster la veste de son uniforme bleu marine sur ses épaules. Il se dirigea ensuite vers la régie de la vidéo-surveillance du bâtiment. C'était ça la corvée : rester assis toute la nuit sur un siège inconfortable à scruter des écrans, regardant passer ses collègues qui arpentaient inlassablement les couloirs des étages, adressant parfois un petit signe à une caméra pour signaler que tout allait bien. Le seul amusement permis était de changer la vision normale pour le mode nocturne, infra-rouge ou thermique. Autant dire que les nuits de surveillance étaient longues…

Après deux heures à fixer les écrans, l'esprit dirigé sur son futur poste d'agent de police, Sean se laissa tenter par les jeux de son intelli-montre. Entre deux niveaux à empiler des briques multicolores ou à démolir des cochons avec des oiseaux furax, il jetait un œil aux images enregistrées par les caméras. Ce fut comme ça qu'il finit par remarquer que quelque chose n'allait pas. Au début, il ne s'en inquiéta pas trop : il arrivait que ses collègues disparaissent des écrans pendant un petit moment. Bon, c'était beaucoup plus rare qu'il les perde de vue tous les quatre en même temps et, quand après dix minutes, aucun n'avait réapparu, il sentit quelque chose monter en lui. Un mélange de peur et d'excitation qu'il se réprimanda de ressentir. Tentant de se calmer, il chercha méthodiquement les autres gardiens avec chaque caméra. Plus ses chances de les trouver s’amincissaient et plus l'alarme dans sa tête sonnait fort. Parker se régla sur la fréquence des intelli-montres de ses collègues pour essayer de les contacter, mais il ne reçut de réponse d'aucun d'eux.

Respirant à fond, il décida de prendre ça comme un test, une simulation de sa future carrière. S'il parvenait à garder son sang-froid et à agir au mieux pour venir en aide aux disparus, alors peut-être qu'il se ferait remarquer et qu'il aurait une chance d'intégrer la police sans même passer le concours. D'ailleurs, ne ferait-il pas mieux de les appeler pour leur signaler que quelque chose clochait ? Après tout c'était la procédure.

Il fut soudain interrompu dans sa réflexion : un mouvement sur l'un des écrans de surveillance attira son attention. Le soulagement l'envahit, accompagné d'une pointe de déception qui lui fit honte. Mais cela ne dura pas. Les déplacements étaient trop vifs, la silhouette trop petite pour être celle de l'un de ses collègues. Sean fit quelques réglages pour y voir plus clair et changea de caméra au fur et à mesure de la progression de l'intrus. Tout ce qu'il pouvait en voir c'était un long manteau et une capuche, il n'y avait aucun signe distinctif chez ce malfaiteur, et il prenait visiblement garde à ne pas montrer son visage.

D'un coup d’œil, Parker vérifia le numéro de la caméra. La personne ne se trouvait que deux étages au-dessus de lui, glissant comme une ombre d'un écran à l'autre. Le gardien de nuit repoussa sa chaise, bondit sur ses pieds, sortit son arme de l'étui à sa ceinture, puis quitta son poste. Il monta fébrilement dans l’ascenseur, tentant de réguler sa respiration. Quand, dans un petit « ding » sonore, les portes s'ouvrirent, il ôta la sécurité de son pistolet. Sean était sur le qui-vive, l'oreille tendue et les yeux grands ouverts pour tenter de percer l'obscurité ambiante. Il progressa aussi silencieusement que possible dans une direction jusqu'à ce qu'il entende un bruit de pas derrière lui. Une sueur froide coula dans son dos et il fit brutalement volte-face, pointant son arme devant lui. Mais il n'y avait rien d'autre à viser que du vent, il ne put apercevoir qu'une chaussure et le drapé d'un manteau qui claquait au coin du couloir.

Les tripes dansant le mambo, mais sans hésitation, il se lança à sa poursuite. Quand il tourna l'angle, le doigt crispé sur la gâchette, il réalisa que sa cible courait. L'épaisse moquette avait étouffé le son de ses pas. Les grandes fenêtres de cette partie du corridor faisaient baigner la scène dans un mélange de rayons de lune et des lumières de la ville. S'il n'avait pas eu la tête ailleurs, Sean aurait pu trouver ça beau. Mais il s'était déjà mis à courir. Le vent provoqué par la vitesse repoussa soudainement la capuche de l'inconnu en arrière et libéra une longue chevelure bouclée. Saisi de surprise, Parker s'arrêta et eut la seule réaction qui lui passa par l'esprit à ce moment-là.

– Plus un geste, hurla-t-il, ou je tire !

Sa voix avait tremblé, il en était conscient, aussi fut-il étonné qu'on lui obéisse. Sa supposition se confirma d'elle-même quand il vit son visage : l'intrus était bel et bien une intruse. Parker fit quelques pas prudents vers elle, cramponné des deux mains à son pistolet. Il déglutit.

– Qui êtes-vous ? demanda-t-il.

Il nota fièrement que sa voix était bien plus ferme que précédemment. Cependant, la femme face à lui ne semblait pas disposée à lui répondre. Elle le fixait avec beaucoup de calme, comme s'il l'avait dérangée alors qu'elle était dans son bon droit et non pas le contraire. Il ne l'avait pas remarqué au premier coup d’œil, mais maintenant qu'il était un peu plus près il se rendait compte à quel point elle devait être jeune. Son visage rond, blanc comme de la porcelaine, donnait plutôt envie de la secourir que de l'enfermer derrière des barreaux. Sean sentit sa résolution vaciller et il abaissa imperceptiblement son arme.

– Que faites-vous ici ?

Une autre question était de savoir comment elle avait fait pour entrer dans cette forteresse des temps modernes. Ou peut-être était-ce une employée du groupe qui n'avait pas vu l'heure et qui s'était laissée enfermer ? Ça n'aurait pas été la première fois. Mais oui, et peut-être que ses collègues étaient descendus pour lui ouvrir… Tous les quatre ? Sans l'emmener, elle, et le prévenir, lui ? De toute manière, elle n'avait vraiment pas l'allure de quelqu'un travaillant chez Hob'Corp. Ce genre de veste et ces étranges lunettes d'aviateur anciennes qui retenaient ses cheveux et dégageaient son visage n'auraient jamais passé l'entretien d'embauche.

La jeune femme ne semblait toujours pas décidée à lui répondre. Elle croisa les bras sur sa poitrine et elle releva le menton, le défiant du regard. D'un revers du poignet, Sean épongea la sueur sur son front. L'adrénaline était en train de retomber et son rythme cardiaque se calmait. La peur qu'il avait initialement ressentie était toujours là dans un coin, mais c'était surtout l'incompréhension, la perplexité et la curiosité qui l'habitaient.

– Qui êtes-vous ? Donnez-moi votre nom !

Est-ce que cette petite pouvait être de la Mafia ? Parker avait un peu de mal à l'imaginer, mais mieux valait ne prendre aucun risque.

– Vous allez me suivre bien gentiment, entendu ?

Il allait lui attacher les poignets et la faire patienter sur son fauteuil, pendant qu'il chercherait ses collègues en attendant l'arrivée de la police. Sauf qu'elle ne faisait pas mine de vouloir l'accompagner de son plein gré. Probablement que s'il la bousculait un peu elle se montrerait plus coopérative…

Sans baisser son arme mais sans mettre la jeune femme en joue trop clairement non plus, il fit un pas vers elle. Elle lui adressa alors un sourire qui le déstabilisa assez pour qu'il se fige. Son air neutre et sérieux en avait été transfiguré, et une sorte de lumière semblait émaner de ce sourire. Sean avait vaguement conscience qu'il devait arborer une expression stupide, il ouvrit la bouche et bégaya le début d'une phrase. Mais il s'interrompit quand il réalisa soudain qu'elle ne le regardait pas tout à fait et que son sourire ne s'adressait sans doute pas à lui. Elle fixait un point juste au-dessus de son épaule droite et son erreur éclata alors au visage de Sean. Il avait omis d'envisager qu'elle puisse avoir des complices.

Ce fut à ce moment-là qu'il remarqua dans la vitre le reflet d'une haute silhouette derrière la sienne. Il voulut se retourner mais c'était déjà trop tard. Il y eut un sifflement dans le silence du couloir et Parker se sentit attiré vers l'arrière alors que quelque chose comprimait sa gorge en entamant la peau. Son cœur se mit à battre à grands coups tandis qu'il cherchait son souffle. Il transpirait abondamment, complètement dévasté par la peur et la panique la plus profonde qu'il ait jamais éprouvée. C'était la crainte déclenchée par l'instinct de survie, la plus puissante de toutes : la peur de mourir. L'adrénaline se déversa dans les veines de Sean et il lutta comme il put. Dans le mouvement, il fit un grand geste incontrôlé avec le bras qui tenait son pistolet. Il appuya sur la détente sans même le faire exprès. La détonation, sèche, fut suivie du fracas du verre brisé.

La pression sur sa gorge se relâcha alors un peu et Parker sentit du sang chaud couler sous le col de sa veste tandis qu'il inspirait désespérément. Il saisit cette chance et envoya un coup de pied en arrière. Il ne récolta rien de mieux qu'un grognement. On se saisit violemment de son coude et son arme lui échappa, une seconde détonation résonna quand elle toucha le sol. Il y eut un bref instant de répit durant lequel il s'appliqua à respirer sans s'étouffer, les mains tirant sur la cordelette qui l'étranglait toujours. Puis un tintement bref parvint à ses oreilles, suivi d'une douleur vive et fulgurante qui s'insinua entre ses côtes.

 

Très vite, chaque respiration devint une torture pour le gardien de nuit. Il s'était écroulé à genoux et on s'acharnait sur sa main qui avait tenu le pistolet. Sean avait l'impression que chacune de ses cellules nerveuses était en feu et il n'entendait plus que le sang pulser dans ses oreilles, par-dessus le son déchirant de ses propres hurlements. La dernière vision claire qu'il eut fut celle de deux yeux verts, durs comme la pierre et inhumains comme ceux de la mort elle-même, fichés dans un visage de poupée. Alors, la terreur qu'elle lui inspira surpassa n'importe quelle souffrance. Puis la douleur reprit le dessus. Mais ce n'était pas grave, Sean Parker ne sentirait bientôt plus rien.

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Seja Administratrice
Posté le 10/01/2014
Meh, et Navette alors ? :'(
Bon, eh bien, force est de constater que j'aime et que je veux la suite. C'est joli, cette narration que tu as adoptée, ces changements de POV, ces personnages qui ne durent qu'un chapitre avant de se faire dégommer :')
Mais surtout, je trouve admirable que tu donnes autant de consistance à un personnage jetable. Ton Sean, il avait une vraie présence, de vrais rêves, et tout et tout. Il a pris forme le temps d'un chapitre et ça, c'était chouette.
J'ai complètement oublié de m'attarder dessus dans mes commentaires précédents, mais je trouve ton écriture super bien maitrisée. On se laisse guider par tes mots, on a des images qui dansent devant les yeux, le tout sans que ça fasse lourd ni rien. C'est juste plaisant, en fait. La grenouille approuve. Et elle veut la suite. Hein qu'elle va arriver bientôt ?
En tout cas, même si j'ai mis du temps à boucler ce triptyque, j'ai fait de très chouettes découvertes <3 
Blacky
Posté le 10/01/2014
Tu sais que j'avais de la peine aussi pour Navette quand j'ai terminé d'écrire le chapitre ? ^^' C'est bête mais, comme je le disais à Claquette, j'avais trouvé ça cool comme nom pour un chat et il n'en a pas fallu beaucoup plus pour que je m'attache à lui... 
J'aurais dû savoir que le concept du personnage "chair à canon" ou jetable comme tu dis, tu plairais xD Mais en tout cas, je suis vraiment très touchée de savoir que Sean t'a plu et que tu lui as trouvé une vraie présence malgré le peu de temps qu'on le voit... C'est vrai que c'était un peu le défi et du coup c'est génial pour moi de savoir que ça fonctionne !
C'est super gentil ce que tu me dis à propos de mon écriture : merci beaucoup ! Ça ne fait pas lourd et les images sont tout de même parlantes, je n'aurait pas pu rêver mieux comme compliment <3 Pour la suite, par contre, je n'ai aucune idée de quand elle arrivera ^^' J'ai quelques chapitres d'avance et j'aimerais bien les garder... Mais j'y travail en tout cas, sois en certaine !
De mon côté, je suis infiniement désolée de ne pas encore être venu lire Balles perdues saches je ne t'oublie surtout pas ! Malgré le Pano je vais essayer de venir cette semaine pour enfin clôturer ce triptyque ^^' Vendredi sans doute, je devrais avoir du temps =)
Des bisous Sej, en encore mille fois merci ! 
Elka
Posté le 25/11/2013
Arg mais tu... tu nous le tuerais pas quand même ! Ce serait horrible de le faire surgir, de voir l'action bouger de son point de vue et puis de le tuer !
Bon en même temps... c'est assez génial de, justement, faire bouger l'action de son point de vue ! Je trouve ça très original, comme de suivre un même film avec plusieurs prises de vues différentes ! Fallait oser et, pour le moment, tu t'en sors très bien !
J'ai même trouvé un parallèleavec Charline quand Sean parle de ces personnes qui vivent la nuit. Ce n'était peut-être pas voulue mais comme on découvre justement Charline la nuit, ça m'a de suite renvoyée à elle !
Ainsi donc tous les bons citoyens n'ont pas crié "alleluiah" a l'annonce du serum. Sa quasi naïveté quant au métier de policier était mignonne comme tout. Son petit côté "je vais partir à l'aventure et sauver le monde" fait très enfantin... c'est ce qui me plait chez Sean, et ça le rend attachant en peu de temps.
S'il survit (miraculeusement) ça me fera grand plaisir ! S'il ne survit pas (TT) et ben double chapeau parce que tu lui auras donné une chouette consistance en très peu de temps !
Allez Tim, j'espère que tu iras au moins nourrir ce propre Navette !!
Je suis bien curieuse de voir où et par quel chemin tu nous mènes avec cette histoire <3 J'attends la suite avec impatience !
Blacky
Posté le 25/11/2013
Coucou Claquette !
Je suis désolée d'avoir mis tant de temps à venir te répondre =S
Je suis vraiment hyper contente de savoir que cette histoire continue de te plaire et que tu as trouvée Sean attachant :D Par contre, euh... tu seras fixée sur son sort dans le prochain chapitre ^^' Les mots que tu utilises pour parler de lui me font vraiment plaisir : c'est comme ça que j'espérais qu'on le perçoive =)
Le lien avec Charline n'était pas voulu non, mais maintenant que tu le dis, c'est vrai qu'on pourrait presque croire que c'était fait exprès ^^ On va faire comme si :P
Tu es la seule à avoir pensée à Navette x) C'est stupide, mais je trouvais ça vachement classe comme nom, pour un chat...
Je vais faire tout mon possible pour ne pas trop tarder à mettre la suite en ligne, mais je trouve tellement peu de temps pour écrire en ce moment que je ne sais pas du tout quand le prochain chapitre arrivera...
Merci beaucoup pour ton enthousiasme et pour tes compliments, tes commentaires me font toujours vraiment très plaisir =)
A vite !
Blacky 
Jowie
Posté le 11/11/2013
Salut Blacky !
Yes ! Un troisième chapitre!
Bon, par où commencer ?
Aha ! Sean Parker, ça sonne très cool et c'est parfait pour un policier. J'aime beaucoup comment tu as traité sa vie sentimentale. Il n'a pas le temps pour, mais en même temps en tant que lecteur, on ose espérer que peut-être, peut-être, il y aura un mini quelquechose qui fleurira plus tard ?? <3 enfin...avant d'avoir lu la fin :S<br /><br />On voit que c'est un homme passionné, dumoins très absorbé par son travail : « son arme, qu'il nettoyait minutieusement et amoureusement après chaque service. »
Tu as un style bien à toi qui est très agréable et des expressions originales qui sont un plaisir à lire, comme par exemple : « Les tripes dansant le mambo »  ;)
« ou à démolir des cochons avec des oiseaux furax » Tiens, on dirait qu' Elmadina a aussi subi l'invasion des Angry Birds XD
Sinon, niveau ortho, j'ai juste trouvé ça, mais c'est un détail de rien du tout...
S'y rendre à pieds -> à pied<br /><br />La fin était très...intense ! Je dois dire que j'aimais bien ce Sean Parker, avant que tu le...enfin bref:D J'ai remarqué que tu nommes chaque chapitre d'après un personnage, même s'il n'aura peut-être qu'une petite fonction dans l'histoir. Tu rends ces personnages (principaux comme secondaires) uniques, en leur donnant des rêves, des habitudes etc. Je trouve qu'elle fonctionne bien, cette idée de un personnage par chapitre, est-ce que tu comptes le faire pour tous tes chapitres ? ( ça fera beaucoup de personnages :D)
A pluuus !
Blacky
Posté le 11/11/2013
Hello Jowie !
Oh, merci pour ton enthousiasme, tu es adorable !!
Tu trouves que "Sean Parker" ça sonne cool ? ^^ C'est vrai que je n'y avais pas trop fait gaffe mais c'est un peu un nom à l'américaine... En tout cas je suis contente si le personnage t'a plu, que tu as eu de l'espoir pour lui et que tu as ressenti un petit quelque chose à la fin du chapitre !
C'est sympa de m'avoir cité les phrases que tu as bien aimé, c'est intéressant de voir ce qui a fonctionné (les tripes dansant le mambo par exemple xD). En ce qui concerne Angry Birds, je me suis dis que ça pourrait être marrant de caser la référence, comme si, dans 60 ans, les gens y jouaient toujours ^^
Ca me fait super plaisir que tu trouves que le système du "un perso = un chapitre" fonctionne bien ! Surtout que c'est pas forcément évident de faire en sorte que le lecteur accroche avec le personnage en seulement quelques pages. Pour répondre à ta question, je compte effectivement écrire chaque chapitre du point de vue d'un personnage différent. Je me suis fixé un nombre de 10 chapitres par tome, sur 3 tomes. Et sur les dix points de vue, on en retrouvera 5 dans les 3 tomes, et 5 autres inédit dans chaque tome. Je sais pas si j'ai réussi à être très claire ^^ (Hésite pas à venir m'en reparler sur mon JdB si tu n'as rien compris xD)
Encore un grand merci pour revenir suivre cette histoire et pour tes gentils compliments Jowie !
A bientôt ;) 
Lula
Posté le 11/12/2013
Hello! Bouclement du triptyque! :) J'ai été contente de découvrire ton histoire et on va commencer comme d'habitude. Simplement je vais faire à la fois compliment et critique puis finir par une conclusion, je trouve ça plus simple.
Alors, j'ai adoré ta première phrase de ce chapitre XD Elle déconcerte c'est le moins qu'on puisse dire mais vraiment c'est bien trouvé! Le premier paragraphe dans son ensemble est d'ailleurs très claire. 
Le second paragraphe, si je pinaille, je dirais que tu pourrais juste allongé la tournure de cette phrase première phrase. Mais sinon, c'est limpide comme d'habitude. SI je dis ça c'est parce que tu passes de la tranche d'âge du personnage à direct un autre sujet. Du coup, on sent un peut que c'était fait pour placer cette info. Si tu peux l'atténuer c'est mieux, mais c'est correct selon moi sur le fond comme la forme.
(A part ça, le copier coller de mon ordi à un problème alors je te situerais au mieux mais je ne pourrais pas détailler aussi précisément que d'habitude... Sincère excuse.)
Avant d'en lire plus je trouve que les deux paragraphes suivant sont vraiment hyper bon. Simple, précis, tu nous dis l'essentiel sans de détour et c'est très bien. Maintenant, personnellement j'espère savoir à quoi ressemble ce cher Sean dans la suite pour pouvoir mieux me projeter. 
Le paragraphe d'après (5è) trace la grande problèmatique de ton roman et je trouve ça vraiment excellent comme explication. J'aime l'idée que les gens ne se rendent même plus compte qu'avec ce sérum, il gommait ce qui faisait d'eux des humains à part entière. Le pire comme le meilleur, il ne resterait plus grand chose et j'aime bien Sean car il s'en est rendu compte. Je pense que depuis le début de ton roman c'est avec ce perso que je me reconnais le plus. (Et ça pour plonger dans un livre c'est cool!)
Paragraphe 6: je l'allongerais un peu et donnerais plus de détail par là, à mon avis. Je pense que c'est le bon moment pour glisser d'autres info qui ont l'air absurde ou inutile afin de faire un choc plus loin. 
Les deux paragraphes suivant plus le dialogue, c'est parfait. :)
Les trois paragraphes suivant, alors, sache que j'a-dore le clin d'oeil à Angry Birds. Mais... Ces intelli-montre finalement c'est comme nos téléphone portable? Une montre? Pis ça a une liste de capacité infini ou y a une limite? Peut-être que tu devrait définir les limites de cet objet pour pas trop (ou pas assez) en faire.
A part ça, c'est à ce moment précis de l'histoire que je me dis que Sean va pas faire long feu... Je sais pas pourquoi... --' Du coup, effectivement description supplémentaire semble peu utile. Mais bon, on sait pas à quoi ressemble Sean, ni à quoi ressemble son uniforme et ça c'est détails qui serait pas mal pour le lecteur.
14e paragraphe Parker? Euh c'était pas Sean plutôt? Ou bien on est passé avec un autre sécu, mais alors là ta transition était trop rapide...
Paragraphe 15: Explique moi ce quîl y a de beau, parce que j'ai pas compris. Et puis je pense que tu pourrais reformuler ce passage. J'ai l'impression que c'est qqun d'autre qui l'a écrit...
Tout les paragraphes jus qu'à la dernière ligne du dialogue ; ok. Utile mais par  moment pas indispensable. Tu t'arrêtes beaucoup sur les pensées de Sean ce qui laisse à penser à tords - je suppose, qu'il fait parti des protagonistes de ton roman. Mais comme j'ai pas non plus revu Charline et que les deux seuls récurents son Tim et Eli, je reste sur mes gardes. En attendant, j'aime beaucoup ton optique d'écriture. Je trouve sympa que tu passe à travers les yeux de chacun comme ça. Hâte de savoir ce que pense Eli :)
Pour toute la fin... Bah voilà je savais qu'il allait mourir... Et je regrette ça. S'il avait attein ses objetifs, peut-être aurais-tu pu continuer à exploiter son point de vu depuis "l'autre côté de la barrière." Sur la forme j'ai rien à redire, c'est vraiment superbe! J'ai hâte de savoir la suite de tout ça.
Encore une fois (mais là c'est en tant que lectrice et non analyste), tu voudrais pas faire revenir Sean..? Sérieusement, j'arrive pas spécialement à accrocher ni à Tim ni à Eli alors du coup, un humble membre du commun des mortels faisant office d'un troisième regard ça pourrait être plutôt pas mal non? Et hônnetement, j'aime encore moins Eli, qui joue de son sourire pour faire venir Tim (je suppose). Ça m'a un peu énervé... Elle veut lui donner une solution mais elle fait ça, tu vois. Et même si ça changera pas l'histoire, bah ça m'énerve. Et l'optique qu'il n'y ait même plus Sean finalement c'est frustrant...
Si vraiment j'ai un truc à te dire pour la suite de ton roman c'est ramène Sean pour mettre en évidence le contrastre entre Eli et Tim. Le pourquoi du comment serait souligner je pense. Pis même si tu veux ramène Charline pour qu'ils se croisent les deux. Mais bon, ça c'est juste mes espoirs de lectrice hein! XD
En conclusion, je dirais que tu as su déclenché en moi la double personnalité au cours de notre triptyque. L'analyste qui a juste pour but de souligner les pour et les contres, mais aussi la lectrice qui sera plus "humaine" et passionnée suivant quoi. Je pense que ça résume assez clairement ce que je veux dire XD Pour faire simple : c'était bien! ^^ Ça m'a bien plus et même si tu auras de mes news, je te souhaite une bonne continuation après ce triptyque. 
Amitié,
Lula 
Blacky
Posté le 11/12/2013
C'est encore moi ;)
Je prend note de tes remarques paragraphe par paragraphe et nul doute qu'elles seront très précieuses au moment de reprendre tout ça !
Je comprend que le manque de descriptions du physique de Sean puisse être gênant pour certaines personnes. Ici, le chapitre étant de son point de vue, inclure une description n'était pas forcément évident et je t'avoue que ça ne m'est pas venu naturellement alors je n'ai pas forcé pour l'inclure.
Sinon, pour ta remarque sur le paragraphe 14, non, on reste bien avec le même personnage de bout en bout ^^ En faite Sean est son prénom et Parker son nom de famille, c'est bien la même personne ! =)
Eh bien, tu sembles sacrément attachée à Sean ^^ Je vois très bien où tu veux en venir concernant un troisième regard "de l'autre côté de la barrière" et tout ce que je peux te dire c'est que tu n'as pas encore croisé tout mes personnages réccurent ;) Pour Sean, désolée de te le dire : pas d'espoir. C'est un peu cruel à dire mais il va m'être beaucoup plus utile mort que vivant pour faire avancer l'intrigue comme je le veux. C'est vraiment dommage que tu n'accroches ni avec Tim ni avec Eli (Eli, encore, je peux comprendre, surtout après ce chapitre ci, mais mon cher Tim :'( ^^), j'espère que les personnages qui seront introduits dans les prochains chapitres te parleront plus !
Encore merci beaucoup de ton implication dans ce triptyque Lula ! J'ai beaucoup aimé lire tes longs commentaires très enrichissants =) Et je suis heureuse de savoir que ce que tu as lu de moi t'as plu !
A bientôt
Blacky 
Rachael
Posté le 17/11/2013
Hello Blacky,
Ce pauvre Sean Parker, on sent tout de suite qu’il ne va pas vivre vieux… enfin dès qu’on sait qu’il est gardien chez Hob’corp. Mais c’est tout de même intéressant de nous avoir brossé son portrait, on se prend à espérer que peut-être il va survivre à ce chapitre ; mais non, il se fait tuer. Comme on a l’impression de le connaitre un peu, cela rend sa mort plus « intéressante », plus émotionnelle.
Mine de rien, tu nous en dis un peu plus sur le serum et l’injection. Encore une fois, il y a peu de dialogues, mais ce n’est pas gênant du tout, ton style est vivant et agréable.
Concernant les références que tu emploies avec les jeux, j’ai trouvé l’idée bonne, mais avec UNE seule, pas deux : il ne joue pas qu’avec des vieux trucs, quand même. Il y a forcément des jeux inventés depuis… mélanger un vieux truc avec un nouveau, c’aurait été plus intéressant et vraisemblable, je trouve. (enfin c’est pas non plus central au chapitre…)
Bon, seule critique vraiment sérieuse du chapitre : je me suis quand même demandée pourquoi Parker ne sonnait pas une alarme, ou ne donnait pas l’alerte avant de partir à la poursuite de l’intrus. Il dit d’ailleurs qu’il aurait dû le faire, mais précisément puisqu’il y pense, il devrait le faire. J’ai un peu du mal à croire qu’il s’élance dans les couloirs, en dépit de toute procédure et de toute prudence. C’est quand même TRES débile, et il n’a pas l’air complètement ahuri, d’après la description que tu en fais avant.
J’aurais d’ailleurs tendance à penser que les systèmes de sécurité sont plus au point en 2072 qu’aujourd’hui, et que l’alerte « intrusion » aurait dû être lancée, sauf si le système a été désamorcé par nos deux intrus… Bref, je pense qu’il te faudrait un peu plus expliquer pourquoi ils peuvent entrer aussi facilement sans que l’alarme soit donnée, et pourquoi le vigile prend autant de risques. Enfin ce n’est que mon avis, je cherche peut-être trop « la petite bête ».
Sinon, les scènes suivantes avec la poursuite, et l’arrivée par derrière de Timotey, c’est très bien, glaçant, en un sens, parce qu’on en voit l’issue fatale. La vision de la scène par les yeux de Parker, c’était gonflé, mais ça marche super bien. Une fin de chapitre vraiment haletante !
Blacky
Posté le 17/11/2013
Et me revoici pour ton dernier commentaire ^^
Je ne crois pas que tu cherche trop la petite bête, non ! Si tu as été genée par le fait que Sean n'appelle pas à l'aide, qu'il ne déclenche aucune alarme ou même qu'il ne se fasse pas la réflexion qu'une alarme aurait dû se déclencher si des intrus sont là, je préfère que tu me le dise ! A la réflexion, c'est vrai que c'est quelque chose que j'aurais du plus développer, mieux expliquer... Alors je considère le passage comme devant être repris =)
Idem pour les jeux, je comprend très bien ce que tu veux dire et je prend la remarque en compte.
En tout cas, je suis contente si tu as accroché avec le portrait de Sean et avec cette fin depuis son point de vue. "haletant" et "glaçant", c'est précisément tout ce que j'attendais, ton compliment me comble !<3
Encore merci beaucoup Rachael ! Pour ces trois commentaires vraiment gentils et précieux en remarques constructives qui me seront d'une grande aide quand viendra le temps de reprendre la bête ^^
A très bientôt Rachael, surtout que je compte mettre mon nez dans ton travail également, dès que j'aurais le temps ;)
Blacky 
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