Chapitre 2 partie I - Tensions et pressentiment - Kaya

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Voici la suite :)

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Le réveil fut rude. Ils étaient tous sur le pied de guerre, quand moi j’émergeais tout juste. Caden avait déjà rangé sa chambre et ses affaires quand je sortis de la mienne. Je me dirigeai vers la table pour prendre mon café, histoire de trouver la motivation qui me manquait. Je détestais en boire, mais il fallait reconnaître que ça aidait à se réveiller plus rapidement. Après un énième bâillement, je commençai à ranger moi aussi. Jetant un coup d’œil rapide à ma montre, je savais qu'il nous restait vingt minutes avant de partir. Nos trois autres amis, eux, avaient déjà mis tous leurs équipements dans la voiture de Tom. Une vieille Ford Escort, mais qui tenait encore bien la route. J'adorais cette voiture. On en avait fait des kilomètres avec.
— Alors ? Pas trop dur ce réveil ? me demanda Ellie.
— Attends, elle a encore de la bave là, se moqua Tom. C'est devenu une marmotte avec le temps. Regarde, c'est la dernière levée quand même. Tu te rappelles quand c'était elle qui nous levait ? Elle s'amusait avec les casseroles et les ustensiles à faire sonner le clairon et gare à nous si on râlait.
— Pff. T'es con, c'est normal. Avec un enfant, tout change, lui rappela Josh.

En vrai, il n'avait pas tort et cela me faisait plutôt sourire. J'avais changé, c'était la vérité et alors ? Je n'en avais pas honte, parce que, aujourd'hui, j'ai un fils magnifique, un homme en or et une maison dans un cadre de rêve. Je n'avais vraiment pas à culpabiliser de mon évolution. Avant, j'étais une chieuse, courant après le temps avec cette impression de ne jamais pouvoir tout voir. Mais depuis Jessee, cette peur avait disparu. J'ai appris à profiter du temps, de la vie, de me satisfaire du moment présent.
— C'est vrai, et alors ? La naissance de Jess m'a fait grandir plus que je ne l'aurai imaginé. Bien sûr, les voyages me manquent et c'est d'ailleurs pour ça qu'aujourd'hui, je suis là. Nous avons même prévu avec Matthew de partir sur les routes d'ici quelque temps. Mais je ne veux pas revenir en arrière pour autant, alors tu peux bien te moquer, je m'en fiche. Et au passage, toi aussi, tu as encore la trace de bave au coin de la bouche, dis-je en indiquant l'endroit de l'index avant de partir en courant, ma tasse à la main pendant qu'il cherchait à me jeter un verre d'eau au visage.
— Tu sais que tu nous as quand même pas mal manqué ? me dit Ellie en posant la main sur mon épaule.
— Toi aussi tu m'as manqué, ma petite lionne de feu. Il faudra que vous veniez quelques jours chez nous un de ces quatre.
— Avec plaisir. Je pourrai voir si j'arrive à mettre la pâtée à Matthew maintenant que j'arrive à mettre Caden au sol.

J'éclatai de rire. Ellie et son envie de battre quiconque, c'était plus fort qu'elle. À peine le temps d'avaler le reste de mon petit-dej que tout était déjà nettoyé et rangé. Nous sommes partis sur la route après avoir réglé la nuit à la borne. L'accueil était géré automatiquement par un programme holographique. Tout passait par lui quand les patrons étaient absent, donc la manœuvre fut rapide. Cela nous évitait d'attendre leur retour. De plus les manoeuvres manuelles étaient d'une lenteur inutile. De fait, même lorsqu'ils étaient présents, il passaient parfois le relai à cette IA. Tom, Ellie et Josh devant et nous derrière. À cette heure-ci sur la route, il n'y avait presque personne, donc nous avancions plutôt rapidement et voilà que nous étions déjà sur l'autoroute. J'allumai la radio pour écouter la musique, mais la voix du présentateur s'imposa dans l'habitacle. Je baissai le son, car je détestais ça. Les pubs, les blagues vaseuses, et tout ce qui allait avec.
— Monte s'il te plaît, demanda Caden en fronçant les sourcils.
— Pourquoi ? C'est toujours les mêmes blagues nu...
— Monte, me coupa-t-il.

Ok chef. Quand il était comme ça, je ne cherchais pas à discuter. Quelque chose semblait le préoccuper alors j'écoutais plus attentivement.
— … Barrière rouge. La ville de Septaria a été mise à feu et à sang ainsi que deux autres proches de la barrière : Eidenville et Saldengrove. L'armée est déjà là-bas et tente de rétablir le calme. Les blessés sont orientés dans les hôpitaux des grandes villes Osange et Saltispring. Ne manquez pas le prochain bulletin d'information.

Un frisson me parcourut. Je pensais aux gens blessés et aux possibles morts. Ils avaient augmenté leurs attaques dernièrement, mais rien de bien inquiétant d'après les informations du G.A.C.U.* Ils ont visiblement passé un cran au-dessus cette fois et cela m'inquiétait plus que je ne souhaitais l'avouer.
— 'Tain. Ces chiens, ils ne comprennent pas que la paix est bien mieux que la guerre ? Nous étions tout juste nés à la fin de la dernière et pourtant, je me rappelle à quel point c'était dur de s'en remettre et de relancer le monde entier après tant de souffrance.

J'allongeai mes pieds sur le tableau de bord pour chasser les crampes qui commençaient à venir.
— Faut croire que certains ont la tête dure. Tu penses qu'ils vont arriver plus loin ?
— Non, l'armée à déjà dû les calmer et les remettre derrière la barrière, mais quand même.
— Ouais, ça craint. Bon, je vais changer, je préfère vraiment avoir de la musique plutôt que ces infos anxiogènes.
— Vas-y.
— Kaya, grésilla le talkie fixé au tableau de bord, un cadeau de Josh la veille. Il trouvait ça plus pratique de rester en contact, plutôt que d'utiliser nos téléphones.
— Kaya, Caden, répéta-t-il. Ça vous dit de faire une pause à la prochaine aire d'autoroute ?

J'attrapai le talkie-walkie et répondis :
— Avec plaisir, j'ai besoin de me dégourdir les jambes.
— Et moi de faire une pause, lança Caden.
— C'est noté. Ellie et Tom vont échanger aussi.

Sur l'aire, il y avait un distributeur automatique qui vendait des souvenirs, notamment une petite figurine en forme de poulpe avec de grands yeux qui tirait la langue et qui tenait une pelle dans une de ses tentacules et une pioche dans l'autre. Je trouvais ça rigolo et elle faisait partie de la collection que faisait Jessee sur les Zikernus. Quant à Matthew, il collectionnait les pièces commémoratives et il y en avait une avec une tête qui avait un côté d'ours et un côté de raton laveur avec marqué Lany Lake – Vallée animalière au dos. Sachant pertinemment qu'il ne l'avait pas, je la pris aussi au passage avec en prime un livre de mots croisés pour m'occuper sur la route et un paquet de raisins secs, mon péché mignon. Les raisins secs étaient devenus une denrée rare, donc j’étais vraiment contente d'en trouver ici. En observant le parking, je remarquais qu'il n'y avait personne d'autre que nous. Même la boutique était fermée. Bizarre, pensais-je. D'ordinaire, il devrait y avoir au moins une dizaine d'autres véhicules !

Je remontai en voiture côté conducteur cette fois et nous repartîmes sur la route. Après quelques kilomètres, nous arrivâmes sur le grand pont traversant le fleuve d'Orion. Je détestais passer dessus, même après autant d'années. Il me donnait le vertige à chaque fois. Comme s'il avait capté mon inquiétude, Caden mit la musique un peu plus fort. Une chose me frappa en me concentrant sur la route. Tout était désertique, trop désertique. D'abord le parking, puis ça ? Nous n'avions croisé aucune voiture depuis notre départ et pourtant nous avions entamé une bonne partie de la matinée. C'est un endroit plutôt bien fréquenté d'ordinaire. Enfin, d'après les souvenirs que j'en avais, c'était le cas. Avec le recul, je pris conscience que même le camping était désert et que nous étions rentrés avec validation vocale, les gérants étant absents. Cela ne nous avait pas choqués, car c'était déjà arrivé par le passé. Seulement, le tout compilé faisait naître en moi une certaine oppression au regard de cette situation inhabituelle.
— Tu ne trouves pas ça bizarre que nous n'ayons encore croisé personne ? Je veux dire, on est quand même sur une autoroute. Il y a toujours des gens sur une autoroute, non ?

Il haussa des épaules :
— Je ne saurai pas te dire. C'est vrai que lorsque j'ai parlé avec Ellie, elle aussi paraissait surprise à ce sujet.

Il se redressa.
— Quand même, c'est pas normal je trouve. Pas une voiture, pas un camion, rien. Même au camping ! Personne ! Tu ne trouves pas ça étrange ?
— Mouais. Moi ça ne m'inquiète pas. C'est pas comme si ...
— Laisse tomber, c'est peut-être moi qui me fais des films après tout.

Nous sortîmes de l'autoroute lorsque la radio grésilla et se coupa. Caden essaya de la remettre en changeant de chaîne, mais ça ne voulait pas fonctionner. Il entreprit donc de sortir sa clé USB et de la mettre à la place. Au moins, de cette manière, nous ne serions pas incommodés par les pubs. Après avoir emprunté la sortie vers « Solticea », nous passâmes par nos petits villages habituels. Savoir qu'ils gardaient encore le même chemin m'arracha un léger sourire.

De nouveau, je fus stupéfaite de ne croiser personne. D'accord, dans les petites bourgades, ce sont des personnes âgées principalement, donc on ne devrait pas les voir sortir à coup sûr, mais quand même ! J'avais du mal à rester bien droite pour conduire et à ne pas me tortiller. Je regardais de droite à gauche pour essayer de trouver quelqu'un, mais personne. Je n'aimais pas la sensation qui prenait le pas sur ma raison. Les frissons qui me parcouraient et la boule que je ressentais au creux de l'estomac m'empêchaient de réfléchir correctement.
— Euh, je sais que ça fait longtemps que je ne suis pas venu dans ce coin, mais c'est normal que ça semble aussi à l'abandon ?

Il se redressa et passa la main sur sa nuque avec un air un peu crispé. Visiblement, il semblait enfin dérangé par la situation.
— Non, enfin la dernière fois que nous sommes passés ici remonte à six mois et tout allait bien. Rien d'aussi...
— Lugubre..., finis-je. Bon, admets que ça n'a rien de normal tout ça quand même ! Tu penses qu'ils ont pu arriver jusque-là ?
— Qui ?
— Bah les Muraliens ! Franchement, entre les nouvelles de ce matin et l'atmosphère actuelle, ça pue tout ça !
— Non, je ne pense... pas. Enfin, ils l'auraient dit, il marqua une pause avant de reprendre : non ?

Je le fixai un instant avant de me concentrer à nouveau sur la route. Il n'était absolument pas convaincu par ce qu'il disait et ça se sentait bien. J'attrapai le talkie-walkie et contactai Ellie pour savoir s'ils savaient quelque chose.
— Non, désolé. Nous sommes passés ici il y a trois semaines et tout allait bien. Je ne comprends pas non plus. Tom dit que nous nous arrêterons au gîte du Lac où vivent sa tante et son oncle. Josh ne trouve pas ça normal non plus.
— Ils habitent dans le coin maintenant ?
— Oui, ils ont développé leur affaire et ça marche plutôt bien d'après les dernières nouvelles.
— C'est dans combien de kilomètres ?
— Une vingtaine à peu près, je dirais... Quinzaine d'après Tom. Donc, on y sera dans peu de temps.
— Ça marche, répondis-je simplement avant de couper le contact et de replacer le talkie-walkie à sa place.

Caden ne parlait toujours pas et ça m'agaçait au plus haut point. J'avais besoin de continuer à parler pour chasser l’angoisse qui me gagnait de façon insidieuse depuis que nous étions sortis de cette aire d'autoroute.
Comme par miracle, mon téléphone vibra et le numéro de Matthew apparut à l'écran.
— Tu peux décrocher, s'il te plaît ?

Il acquiesça et appuya sur l'icône verte pour répondre à l'appel et mit le haut-parleur.
— Kaya, tu vas bien ? demanda-t-il la voix pleine d'inquiétude, ce qui me fit stresser encore plus.
— Oui, bien sûr pourquoi ?
— Vous n'avez... enten... les nouvell... ?
— Pardon ? Tu peux répéter, on n'a pas entendu, ça coupe. On ne doit pas capter. Prends le téléphone Caden, essaye de voir si tu ne peux pas trifouiller quelque chose pour avoir du réseau.
— Ok, ok, fit-il en le prenant.
— Attention... rou... bloquée. Le G.A.C... population.
— Je ne comprends rien Matthew, je ne capte vraiment pas. Jessee va bien ?
— Oui, il... bien. Mais... ttention... la mur..., la communication s'arrêta là. Un silence pesant avait pris d'assaut notre véhicule.

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*G.A.C.U : Gouvernement accompagnant à la cohésion universelle.

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ModesteContesse
Posté le 03/04/2021
Ah ! J'ai beaucoup apprécié ce chapitre ! L'angoisse monte crescendo : la route vide d'abord, puis les villages, l'utilisation des talkie-walkie qui donne une ambiance un ou armée-mission secrète... puis la radio (je la retrouve avec plaisir, j'aime beaucoup ce parallèle avec le tout premier chapitre, là elle revient et cette fois Kaya ne peut pas lui échapper) La peur qui gagne peu à peu Caiden est très communicative ! A travers lui on vit le déni, puis l'inquiétude qui s'impose enfin. Puis cet appel cryptique évidemment ! Finir le chapitre là dessus est très bien fait je pense.

Du coup je pense que parler de la route ou des maisons vides dans la toute première partie pourrait faire un bon parallèle non ? :)
Sklaërenn
Posté le 04/04/2021
Dans la première partie, justement, les maisons ne sont pas vide et les rues ne sont pas désertes. Mais effectivement, je n'ai pas parler de la circulation, ni du monde qu'il croisent sur la route. Tu pense que ça pourrai être pertinent de le rajouter ?
ModesteContesse
Posté le 04/04/2021
Hm... Oui je pense que ça fonctionnerait ! Tu peux décrire la route, son état, le nombre de voitures, ou l'allure d'une voiture ! Il faut juste que Kaya voit ça comme quelque chose d'inquiétant ou anormal :) Par exemple, aucune voiture, ou alors une seule mais qui va beaucoup beaucoup trop vite, ce qui implique qu'il y a une question de vie ou de mort ! Quelque chose dans ce genre, en une phrase ou deux :)
Sklaërenn
Posté le 05/04/2021
Honnêtement, dans la première partie, il n'y a rien d'inquiétant de ce style. C'est d'autant plus pour ça que c'est prenant. Mais je verrais pour rajouter des détails sur le côté paisible, la vie bat son plein et tout va bien, malgré la menace des muraliens. Après pour le chapitre 2, au moment où tout s'enclanche, en fait, pour les endroits concernés, tout s'est passé dans la nuit ou au petit matin avant leur réveil, du coup, ils vont vraiment genre croiser personne parce que tout le monde se fait évacuer et ça passe par des rues spécifiques.
ModesteContesse
Posté le 05/04/2021
Après ma proposition n'était qu'une petite suggestion basée sur ce que j'apprécie moi, mais je ne suis pas représentative de tous les lecteurs ^^ Donc tu fais vraiment comme tu le sens, c'est toi l'auteur ! Si tu penses que la première partie n'a pas besoin de plus d'éléments inquiétants alors pas de problème, ça marchera bien comme ça aussi ;)
dodoreve
Posté le 08/02/2021
Bon, je ne résiste pas à te partager mes impressions, parce que j'ai peur que mon passage ici ne soit que de courte durée, alors tant que j'existe, je m'exprime (pardon). Je ne m'attendais pas à ce que l'ambiance change dès maintenant, mais je pense que ce n'est pas trop tôt non plus (même si je n'ai pas l'habitude de ce type d'histoire). Que tu parles de pressentiment dans le titre est bien choisi : avec cette autoroute déserte, cette radio qui n'annonce rien de bon... on s'attendrait presque à ce que le ciel se couvre en même temps, et en tout cas c'est un peu comme ça que je le perçois. Il a été question du type de films qu'évoquait le début d'ailleurs : là il y aurait clairement un changement d'étalonnage, l'image se fait de moins en moins toute belle, colorée et estivale, et se fait de plus en plus grisonnante. En tout cas dans ma tête, ce qui confirme que l'effet recherché est là. On sent bien ce qui arrive, mais ce n'est pas trop lourd, pas trop forcé. Voilà : j'essaie de continuer (ahah)
Sklaërenn
Posté le 08/02/2021
Partage, cela fait plaisir d'avoir des retours au fur et à mesure :) Exprime toi autant que tu en ressens le besoin. Je t'avoue que je n'ai pas non plus l'habitude d'écrire des histoires du genre. C'est une première pour moi. Je félicite ta persévérance malgré ta peur sur mes écrits.
Aline Prov
Posté le 06/01/2021
Hello !

Dans ce chapitre, l'ambiance commence à changer, et ça me plaît beaucoup ! Je trouve aussi que ton style s'accorde mieux avec les moments stressants qu'avec les moments de bonne humeur, ou bien c'est peut-être juste moi qui ai une préférence personnelle x)

En tout cas, ça pue tout ça, c'est sûr...!

(Et puis bon l'appel de Matthew est quand même bien compréhensible pour le lecteur x) )
Sklaërenn
Posté le 06/01/2021
Il est possible que je sois plus à l'aise dans les moments stressants ahah. Pourtant, j'ai eu plus de mal à donner le ton que je souhaitais au changement d'ambiance. Peut-être que, comme j'ai été plus tatillonne de ce côté-là, on le sent plus ? En tout cas, ça fait plaisir à lire.

Pour l'appel de Matthew, j'ai essayer de ne pas le rendre incompréhensible, c'est compliqué l'air de rien de couper au bon endroit.
Belara
Posté le 27/12/2020
Je n’ai pas assez de connaissances/expérience pour me permettre de juger le style mais j’ai beaucoup aimé le rythme et la fluidité du chapitre.
J’ai ressenti cette tension ambiante qui régnait dans l’habitacle et ça n’a fait qu’augmenter jusqu’au point final. Je suis également très curieuse d’en apprendre plus sur le contexte.
Sklaërenn
Posté le 27/12/2020
Je suis contente que ça te plaise. J'ai eu du mal à trouver comment tourner ça sans que ce soit trop lourd. La suite répondra peut-être à tes questions. Merci pour ton commentaire en tout cas, ça fait plaisir d'avoir de tels retours :)
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