Chapitre 2 : Les griffes

Par Cherry
Notes de l’auteur : Voici la suite, en espérant qu'elle vous plaira. J'ai fait en sorte que le chapitre ne soit pas trop long, mais quoiqu'il en soit n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez :-)

L'aube se réfléchissait sur l'eau. Dans ce monde, le ciel et la terre ne faisaient plus qu'un. Parmi les montagnes de nuages, un dragon filait à toute allure, aussi vif qu'une étoile filante. Pa Di tendit la main pour l'attraper, mais elle se brûla. Bientôt, tout son corps se mit à brûler comme une torche vivante. Pa Di contempla d'un air horrifié le sourire satisfait du dragon.

Son cœur se mit à vibrer fort, si fort qu'il lui sembla sortir de sa poitrine. Si fort que Pa Di se réveilla.

Elle avait froid et mal partout, ce qui était normal après avoir passé une nuit sur le sol dur et glacial de sa chambre. Pa Di se frotta les yeux et se redressa, l'air hagard. Elle tâtonna le sol à la recherche de ses lunettes qu'elle enfila aussitôt. Ce rêve lui avait laissé des frissons d'angoisse. Il lui avait semblé si réel...

C'était donc à cela que ressemblaient les Zaj quand ils pouvaient encore se métamorphoser en dragon ? Ils devaient être terrifiants à affronter. Maintenant, le clan des dragons n'était plus que l'ombre de lui-même. Le roi arrivait tout juste à changer ses ongles en griffes acérées. Pour le reste, corruption et commérages allaient bon train dans la Cité Fleurie pendant que de tristes expériences visant à restaurer le prestige des Zaj se soldaient par des échecs. Il fallait se résigner à dire adieu à la gloire d'antan. Près de deux siècles s'étaient écoulés sans que le peuple hmong n'eut pu célébrer un dragon. L'ancienne génération semblait s'obstiner tandis que la nouvelle préférait se résigner.

Pa Di, elle, ne se sentait pas du tout concernée. Peindre suffisait amplement à son bonheur. Sa petite chambre était comme un refuge qui la protégeait du monde extérieur. Peu lui importait qu'un Zaj parvienne à se transformer en dragon ou qu'une guerre éclate. Pa Di était plutôt satisfaite de la vie qu'elle menait, cachée derrière les murs de la Cité Fleurie. Néanmoins, elle n'était pas proche de ses cousines. Pa Di avait conscience qu'elles ne l'appréciaient pas, et elle-même ne les portait guère dans son cœur.

Mais aujourd'hui, sa bulle de tranquillité allait voler en éclat car durant trois jours, le pays tout entier allait célébrer le Nouvel An. La Cité Fleurie, lieu de résidence du clan Zaj depuis des siècles, allait ouvrir ses portes à des milliers de visiteurs.

Rien que d'y penser, Pa Di soupira d'ennui. Les festivités du Nouvel An rassemblaient tout le clan Zaj. Impossible d'y échapper. Le seul côté positif était probablement la présence de Gao-Jer – l’unique cousine avec laquelle elle était amie – et bien entendu l'Arlequin – l'un des peintres les plus célèbres au monde. Mais il n'empêchait que durant trois jours, elle allait devoir saluer une ribambelle d'oncles et tantes, engager la discussion avec une armée de cousins et cousines et servir le thé à une tripotée de grands-parents infirmes. Jouer les gentilles filles dociles pendant soixante-douze heures allait être éreintant. On pouvait déjà entendre des coups de marteaux, des éclats de voix et des bruits de pas, preuve que les domestiques s'affairaient aux préparatifs du Nouvel An.

Clac !

Pa Di sursauta. La fenêtre était ouverte et un vent glacial faisait claquer les volets. Le moral au plus bas, Pa Di s'arracha du sol pour fermer le ventail quand elle trébucha sur un pot de peinture. Une vague écarlate s'étala sur le sol, se dispersant dans les sillons du bois ancien. Une odeur de peinture fraîche s'empara de l'atmosphère. La journée avait très bien commencé.     

Pa Di saisit un torchon qu'elle jeta âprement sur la flaque de peinture tout en grelottant, lorsque la porte de sa chambre s'ouvrit d'un coup sec.

Sur le seuil se tenait, droite comme un soldat, Dame Kao – sa préceptrice. Les traits sévères de son visage se muèrent en une expression de fureur.

–          Attendez, je peux tout vous expliquer, tenta Pa Di en lâchant le torchon imbibé de peinture, telle une voleuse prise la main dans le sac.

–          Princesse, votre mère vous a formellement interdit de peindre la nuit ! Votre chambre est dans un état irrécupérable, éructa Dame Kao en levant les bras au ciel.

En effet, sa chambre était l'incarnation même du désordre. Son lit défait était surmonté par une montagne de vêtements où trônait dangereusement un gramophone. Une avalanche de livres, de plantes, de toiles vierges et de jouets s'était extraite d'une armoire. Le parquet était jonché de pinceaux de toutes tailles, de bocaux renfermant des pigments et d'autres substances liquides, et un mannequin en bois était affalé au sol. Durant la nuit, un coup de vent avait dû décrocher les croquis et photographies en noires et blancs des murs. Ils étaient éparpillés un peu partout dans la pièce, semblables à des flocons de neige. Il ne restait qu'un petit rectangle d'espace libre, où Pa Di avait passé la nuit.

–          Misère ! La fête va bientôt commencer et toutes vos cousines sont déjà prêtes ! Mi, Jalia, venez m'aider à habiller la...

Dame Kao gémit d'une voix si plaintive que Pa Di cru qu'elle s'était blessée, mais elle réalisa que sa préceptrice tenait du bout des doigts le tissu qu'elle utilisait un instant plus tôt pour débarbouiller le sol.

–          Princesse, glapit Dame Kao en agitant le torchon sous le nez de son élève, savez-vous de quoi il s'agit ?

–          D'un torchon ? risqua Pa Di en se distordant nerveusement les mains.

–          Ce n'est pas un bout de tissu quelconque, mais la robe que vous étiez supposé porter aujourd’hui ! Il s'agit d'un trésor d'une valeur inestimable, fulmina Dame Kao qui fut interrompue par l'arrivée de deux domestiques dans la chambre. Nous n'avons plus le temps, passons pour cette fois... Les portes s'ouvriront à neuf heures piles et nous n'avons plus qu'une trentaine de minutes. Et moi qui vous pensais déjà prête, j'ai eu tort de vous faire confiance. Hier soir, vous m'avez assuré que vous pouviez vous préparer toute seule. Quelle belle plaisanterie, vous vouliez vous débarrasser de moi pour peindre. Mi, Jalia, dépêchons-nous, nous avons du pain sur la planche.

Pa Di comprit qu'elle devait cette fois faire profil bas et laisser sa préceptrice la préparer. Elle l'avait suffisamment énervée pour le reste de la journée. Cachée derrière un paravent en papier, Pa Di se déshabilla et enfila un haut noir à manches longues orné de motifs fleuris. Elle passa en revue chaque détail qui avait été cousu minutieusement. La broderie, art ancestral, permettait de retranscrire sur le tissu aussi bien le savoir-faire des couturiers que des événements historiques. Pa Di ne savait pas coudre sans se blesser avec une aiguille. Cet art demandait beaucoup de persévérance et une bonne vue et Pa Di ne possédait ni l'un ni l'autre. C'était la raison pour laquelle elle préférait peindre.

Pa Di se glissa dans une longue jupe blanche plissée où elle s'emmêla les pieds et risqua de se rompre le cou. Après ce fâcheux incident, Dame Kao noua un tablier noir si fort que Pa Di eut du mal à respirer. Cette dernière se cramponna à une armoire, serrant les dents. Il semblait que la colère de sa préceptrice n'avait pas totalement disparu. Dame Kao rajouta une ceinture rouge par-dessus, de sorte que sa jeune élève se redressa malgré elle. Chaque couche supplémentaire semblait la forcer à se tenir encore plus droite, de sorte que lorsque Pa Di s’observa à travers sa glace, elle fut effrayée de se voir aussi raide qu’un bâton.

Jalia lui présenta une paire de chaussures plate en tissus noir où Pa Di camoufla ses pieds. Ces souliers étaient inconfortables et chaque pas lui faisait souffrir le martyr mais elle n'en souffla mot, de crainte d'agacer encore plus son professeur.

Comme le temps leur manquait, il fut décidé que Pa Di ne se maquillerait pas – à sa grande satisfaction – et on se contenta de remonter ses cheveux en un petit chignon bancale. Sans prévenir, Dame Kao enfonça un turban noir sur sa tête et Pa Di sentit son crâne exploser. Ses lunettes dégringolèrent et Pa Di les retint de justesse. Le chapeau traditionnel était le dernier élément de sa tenue. 

Pour le petit déjeuner, Pa Di eut tout juste le temps d'avaler quelques gâteaux secs et une tasse de thé froide avant que Dame Kao ne la pousse vers la cour principale.

Cette cour pavée était l'unique accès au public. Elle s'étendait sur des kilomètres et pouvait accueillir des milliers de personnes. Derrière les portes, on pouvait déjà entendre la foule s'agiter et s'exciter. Ce n'était pas tous les jours que la Cité Fleurie ouvrait ses portes au peuple.     

Pa Di se dénicha une place en retrait et chercha des yeux Gao-Jer. Ses cousines étaient déjà toutes prêtes, alignées comme des pions. May Gocy était devant, affichant un sourire affable. Ses cousins étaient de l'autre côté, eux aussi sagement rangés. Le roi était en arrière, perché en haut des marches d'escalier, entouré de membres du gouvernement et de ses fils. Il était serti de sa plus belle veste de brocart qui scintillait au soleil et une coiffe d'or en forme de tête de dragon pendait sur son crâne dégarni.

Néanmoins, Gao-Jer manquait à l'appel. Pa Di la chercha des yeux mais jeta vite l'éponge car il était impossible de la chercher dans cette immense cour. Pa Di se plia sur elle-même comme un roseau, soudainement moins confiante. Ses cousines arboraient les mêmes habits traditionnels qu'elle, mais le résultat était différent. Elles les portaient avec beaucoup d'assurance et se tenaient avec fierté. Pa Di, elle, marchait sur sa jupe trop longue et son chignon commençait à retomber en arrière. Des cernes monstrueux encadraient ses yeux déjà restreints par d'épaisses lunettes rondes. Pa Di tentait vainement de se concentrer sur ses chaussures, faisant abstraction des regards de ses cousines qui la scrutaient des pieds à la tête. Elle brisait l'harmonie de leur groupe telle une tache sombre sur un tableau blanc. Or, Pa Di détestait être le centre de l'attention. À ce moment-là, elle aurait donné tout ce qu'elle possédait de plus cher au monde pour disparaître dans les profondeurs de la terre.

Pa Di était entourée par une centaine de jeunes filles avoisinant son âge. Elle ne les connaissait pas toutes mais Pa Di savait que le même sang coulait dans leurs veines. Ces jeunes filles allaient profiter de cette fête pour se trouver un bon parti. Pour les parents, le Nouvel An était une aubaine inestimable qui leur permettait de conclure des accords de toutes natures. Il pouvait très bien s'agir d'accords commerciaux, d'engagements politiques ou tout simplement de mariages qui fortifiaient les clans entre eux et étaient garants de la paix. Toutefois, les unions à l'intérieur d'un même clan étaient formellement proscrites à cause de la consanguinité. Depuis près deux mille ans, les dix-neuf familles fonctionnaient ainsi. Il était imposé à chaque homme désirant épouser une femme de payer une dot à sa belle-famille, et celle-ci pouvait atteindre des sommets. Le prix était fixé par les parents de la mariée et gare à celui qui n'arrivait pas à payer. Surtout si la femme en question était une Zaj.

Épouser une Zaj était non seulement un moyen pour montrer sa puissance et mais aussi une manière de se rapprocher davantage de la famille royale. Chaque année les clans se disputaient pour savoir lequel d'entre eux aurait pour bru une fille des dragons. 

Pa Di ressentit un élan de compassion envers les animaux rien qu'à l'idée d'être marchandée comme eux.  

Ses pensées furent interrompues par le grondement d'un gong suspendu au-dessus des portes. Ces dernières s'ouvrirent dans un grincement. Aussitôt, une marée humaine pénétra dans l'enceinte.

May Gocy et ses cousines s'avancèrent vers une estrade et se mirent en position, attendant que la cour se remplisse de monde. Des musiciens triés sur le volet patientaient sagement à proximité, tapotant leurs instruments de leurs doigts.

Ce petit monde qui se bousculait pour entrer dans la Cité Fleurie ressemblait à une joyeuse palette de couleur. Les gens venaient de tout horizon – nobles, pauvres, mendiants, classe moyenne, marchant ambulants, étrangers, photographes et journalistes... En tout cas, chacun revêtait son plus bel habit. Il était inaccoutumé d'obtenir une autorisation pour pénétrer dans ce lieu sacré, et tous voulaient être vu par le roi.

Face à autant de gens, Pa Di sentit son cœur s'emballer si précipitamment qu'elle eut l'impression qu'il allait se rompre. Pour se calmer, elle posa une main tremblante sur sa poitrine. Une autre main se posa sur la sienne. Pa Di sursauta.

–          Gao-Jer !

–          Pa Di... Tout va bien ?

–          Maintenant oui mais toi, où étais-tu ?

–          Disons que j'ai eu une indigestion à cause du buffet d'hier, se justifia Gao-Jer en rougissant.

Les deux amies se fixèrent pendant quelques secondes, puis éclatèrent de rire jusqu'à ce que le silence de la foule les fasse taire : les musiciens s'étaient mis à jouer et May Gocy et ses cousines dansaient aussi gracieusement que des papillons. Les longues robes qu'elles portaient suivaient leur mouvement comme une extension naturelle de leur corps. Leurs chapeaux épousaient parfaitement la forme de leur visage. May Gocy, époustouflante, était l'incarnation même de la grâce. À sa grande surprise, Pa Di ressentit une pointe de jalousie. Elle savait qu'au fond, jamais elle ne serait comme sa cousine. Jamais on ne la regarderait comme le public le faisait actuellement. Elle essaya de s'imaginer à sa place puis, se sentant ridicule elle chassa ces illusions de sa conscience.

La danse dura une dizaine de minutes, puis la foule les acclama à grand bruit. May Gocy resplendissait dans son costume. Encore une fois, elle s'était rendue inoubliable. Tandis qu'elle et ses danseuses reculaient en arrière, le roi s'était avancé au soleil pour débiter son annuel discours pour fêter la nouvelle année. Il déploya théâtralement ses bras, les longues manches traînantes de sa veste coulant au sol comme des cascades.

–          Mes chers frères, mes chères sœurs, mes chers enfants. Aujourd'hui, nous sommes réunis pour célébrer une autre année de bonheur, de félicité, de victoires et de santé. Durant trois jours, la Cité Fleurie sera ouverte pour partager ce moment de gaieté. Venez boire, manger, danser et rire. L'alcool coulera à flots et le riz sera distribué à tous. Soyez sans crainte car ici, vous êtes en sécurité. Nul autre endroit sur terre ne peut se vanter d'être à notre niveau. Ces derniers temps, un groupe terroriste armé et violent s'amuse à effrayer tous ceux qui se mettent en travers de leur route... Ils frappent dans le monde entier, laissant des veuves et des orphelins dans leur sillage. Ils ne craignent pas la mort, mais exècrent de voir une famille royale heureuse. Je refuse de leur donner le plaisir de prononcer leur nom absurde – qui n'a aucun sens. Eh bien aujourd'hui, demain et après-demain, festoyons, mangeons, buvons et rions à volonté. Il en faudra plus pour nous éliminer de la surface de la terre. Montrons-leur que nous n'avons pas peur et surtout, que nous, les hmong, sommes les rois du monde. Je vous souhaite à toutes et à tous, une merveilleuse année !

Les applaudissements et cris de joie tonnèrent de tous côtés, et même au-delà des remparts. Le sol et les murs tremblèrent. Le roi affichait un sourire confiant et remerciait cette vague d'allégresse par des signes de la main. Au premier rang, des photographes s'empressaient d'appuyer sur leur objectif pour capturer ce moment, engendrant des volutes de fumée. Aveuglées par les flashs, Pa Di et Gao-Jer détournèrent le regard.

–          Il ne sait pas encore ce qu'est la peur.

–          Pardon ? fit Pa Di qui avait du mal à entendre la voix de sa cousine au beau milieu de cette cohue.

–          Il n'a encore jamais vu les Serviteurs de l'Aube. Cela se voit, à son expression. Il ne connaît pas encore la peur. Personne dans cette cour ne la connaît non plus, décréta Gao-Jer, les yeux perdus dans le lointain. 

Pa Di resta silencieuse. Elle savait que sa cousine avait dû voir des choses affreuses lors des missions de son père. Elle ne se sentait pas le droit de lui poser des questions, de crainte de faire remonter à la surface des souvenirs douloureux.

Toutes les filles rentrèrent dans le palais pour accueillir les invités. Gao-Jer et Pa Di étaient restées en arrière, abritées dans une alcôve où allaient et venaient leurs cousines. Elles étaient assises sur des malles contre le mur. Ce ne fut qu'à ce moment-là que Pa Di se rendit compte de l'apparence de Gao-Jer : elle portait les mêmes vêtements qu'hier. Ils étaient relativement propres mais des effluves chimiques s'en dégageaient.

–          D'où vient cette odeur ? voulu savoir Pa Di. Si tu veux, je peux demander à mes domestiques de nettoyer tes vêtements...

–          Non merci, ma chère Pa Di, refusa Gao-Jer, embarrassée. J'ai malencontreusement fait tomber la pharmacie de ma chambre sur ma valise hier soir ! Il va falloir que je la répare avant de...

–          Petite vaurienne, je me suis ruinée pour t'offrir une éducation de princesse et voilà ce que je récolte : une malpropre, une imbécile !

Un tourbillon de bijoux et de chaînes avait fait irruption dans la pièce. Toute serrée dans sa robe noire recouvertes de parures démesurées, une femme enflait de colère. Ses narines dilatées et son épaisse poitrine qui se soulevaient par saccade rappelaient un taureau enragé. 

Toutes les filles s'étaient figées pour regarder la scène. Certaines pouffaient de rire. Pa Di, affolée, ne savait plus quoi faire dans cette situation embarrassante. Ce qui était sûr, c'était que dans quelques minutes, le palais tout entier saurait que Pa Jow s'en était pris à fille.

–          Salut, maman ! fit Gao-Jer d'une voix mélancolique.

–          Ne me parle pas comme ça ! rugit cette dernière. Regarde comment tu es : malpolie, négligée, affreuse dans cet accoutrement. Tu me fais honte, tout comme ton père.

–          Discutons calmement, d’accord ? pria d'une voix douce Gao-Jer. Tu peux y aller, Pa Di, je te rejoindrais plus tard.

Pa Di se dépêcha de quitter l'alcôve et de fermer la porte afin d'éloigner les plus curieux. Elle chipa un plateau d'argent et quelques tasses puis s'empressa de rejoindre le salon de Jade qui accueillait les invités. Rois et reines, princes et princesses, dirigeants étrangers, hauts gradés de l'armée, ambassadeurs, chef de clan, shamans talentueux, aristocrates, artistes, journalistes ou scientifiques, tous étaient réunis pour aujourd'hui.  

Les domestiques n'avaient pas le droit d'entrer dans le salon de Jade. C'était aux filles du clan Zaj de s'occuper du service. Cette tradition ancestrale, qui avait perduré au fil du temps, était ce qui faisait l'originalité des Zaj.

Presque aussi grand que la cour extérieure, le salon de Jade était une véritable ode à l'art : des statues et sculptures étaient exposées, provenant de la collection personnelle du roi ; du jade ainsi que d'autres pierres précieuses étaient incrustées aux murs aux côtés de tableaux et de broderies anciennes ; des lustres en cristal aussi pointus que des stalactites étaient suspendus au plafond. Ce n'était que des profusions de jade, d'or et de merveilles issues des quatre coins du monde. Cette pièce sacrée était un véritable musée. Des collections du monde entier étaient rassemblées ici. Certaines appartenaient à la famille royale, d'autres n'étaient que de passage. Il n'y avait pas de fenêtres et seul quelques portes permettaient d'y accéder. Les dragons étaient représentés partout : sur les tapisseries, le sol en carrelage, les meubles, les statues et sculptures, le plafond, les murs et les portes. Tout était fait pour rappeler la grandeur et la magnificence de cette dynastie millénaire. La sobriété n'avait pas sa place dans ce lieu.

Pa Di n’était pas du tout impressionnée par cet endroit. Au contraire, elle mourrait d’envie d’y échapper. Elle distribua le thé à tous ceux qu'elle croisait, en essayant d'être la plus souriante possible. Mais la plupart du temps, ils avaient tous déjà été servis par ses cousines et refusaient poliment. Excédée de courir à gauche à droite, Pa Di se reposa sur une chaise et se mira sur le plateau. La sueur perlait sur son front et embuait ses lunettes. Elle se força à sourire, mais le résultat fut catastrophique. Le sourire n'était pas naturel. Il tirait sur son visage et amplifiait ses fossettes. Si seulement elle pouvait avoir un dixième du charisme de May Gocy ! 

Une main la saisit brusquement par le bras, la faisant presque tomber au sol. Son turban vascilla et laissa échapper des mèches rebiquantes.

Une vieille tante claudicante tonitrua :

–          Viens donc faire le lancer de balle avec tes cousines, ma fille. Ne sois pas timide !

–          Ma tante, je vous prie de m’excuser mais je ne peux…

–          Ne t'en fais pas, je connais pleins de garçons riches et beaux !

Les tasses de thé glissaient dangereusement sur le plateau pendant que la vieille tante tirait de toutes ses forces sur le bras de Pa Di. Autour d’eux, les invités commençaient à glousser de la scène. Pa Di comprit qu'elle n'avait aucune chance de s'en sortir. Elle posa le plateau sur la chaise et se laissa traîner par la tante en soupirant. 

Elles abandonnèrent le salon de Jade et son atmosphère fraîche pour une cour ensoleillée remplie de jeunes. Pa Di eut l'impression de quitter un bain d'eau froide pour s'immerger dans un sauna. Un frisson lui parcourut tout le corps. Était-ce à cause du changement de température ou de la tournure des événements ?

Dans cette cour, les filles et les garçons se faisaient face, écartés par quelques mètres comme une haie d'honneur, et chaque duo se lançait une balle en cuir. Cette pratique ancienne leur permettait de faire connaissance et de dialoguer. C'était ainsi que certains décidaient de se marier, parfois sur un coup de tête.

Les adultes encourageaient leurs enfants à y participer afin de sélectionner les prétendants ou prétendantes. A cette occasion, les filles revêtaient leur plus beaux bijoux d’argent et les garçons s’enveloppaient de tissus précieux.

Certaines filles gloussaient en lançant les balles tandis que les garçons s'encourageaient en se donnant des tapes dans le dos. Ces jeunes étaient issus de la famille royale et de l'aristocratie, ou bien de familles fortunées.

« Ou bien les rejetons les plus pourris gâtés du pays, résuma sèchement Pa Di. »

–          Tiens, ma fille, voici mon neveu. Parle sans honte ! caqueta la tante avant de se faire apostropher par une connaissance et de s'éclipser.

Un adolescent haut perché lui faisait face. Il se dandinait dans sa tenue richement parée, les mains dans les poches. On aurait dit qu'une brique était coincée dans bouche tant sa mâchoire était carrée. Sa minuscule tête quadrilatérale reposait sur de grandes épaules robustes et dodelinait sur les côtés. Quelques timides poils faisaient leurs premiers pas sur le menton du garçon. Ce jeune homme ne devait pas avoir plus de seize ans.

Sans même la prévenir, il lui lança une balle qu'elle rattrapa de justesse. Pa Di n'avait aucun réflexe, ce garçon allait devoir garder patience. Elle espéra secrètement qu'il serait tellement ennuyé qu'il l'abandonnerait sur-le-champ.

–          Comment t'appelles-tu ? lui demanda-t-il.

–          Pa Di Zaj.

–          Pa Di Zaj ? Waouh, on peut dire que j'ai touché le gros lot ! s'esclaffa le jeune homme. Je vois très bien qui sont tes parents, tu dois être apprentie milliardaire. Moi, je suis Kai du clan Lo. Nous sommes des tigres fiers et puissants ! Nous sommes toujours les premiers sur la ligne de front, nous ne craignons rien ! Comme on le dit chez moi, vive l’empire des Lo !

Pa Di se demanda s'il était obligé de brailler comme un âne et de raconter tous les exploits de son clan. On entendait la voix criarde de Kai Lo jusqu'à l'autre bout de la cour. Sa voix portait loin et il attirait bien des regards. Pa Di se rembrunit et essaya de se faire toute discrète. Elle priait de tout son cœur pour que Gao-Jer vienne à sa rescousse.

–          T'es pas très bavarde, toi, fit remarquer Kai.

–          Abruti, ne t'adresse pas comme ça à une princesse de haut rang. Tu ne dois pas lui parler aussi familièrement, lui rappela son voisin en lui donnant un coup de coude. Son père est le neveu du roi.

–          Je vais bientôt entrer dans sa famille, autant qu'elle s'y fasse.

Pa Di faillit s'étouffer avec sa salive. Le regard incrédule qu'elle décocha à Kai le fit éclater de rire.

–          Alors toi, ça se voit que t'étais pas dans la confidence. Aujourd'hui, je vais demander la princesse May Gocy en mariage. Ses parents ont fixé la dot à cinq millions de tyanns – c'est la première fois en quatre cents ans qu'une princesse atteint ce prix. Bien entendu, mon clan a payé jusqu'au dernier sous, fanfaronna Kai en lui lançant la balle. J'ai entendu dire que tes parents étaient plus riches que le roi, mais vu ta tête, les prétendants doivent pas se presser aux portes...

Pa Di sentit ses joues lui brûler et jugea plus intéressant de regarder ses souliers qui lui faisaient mal. Pas autant que les mots de ce crétin de Kai. La balle tomba à ses pieds et Pa Di s'accroupit pour la ramasser.

Embarrassé, le voisin de Kai exigea que ce dernier lui présente des excuses. Kai accepta, un sourire mielleux collé aux lèvres.

–          Pardonne-moi, future cousine. Je voulais juste te taquiner un peu, dit-il tout en faisant une révérence exagérée. Je suis désolé de t'avoir blessé.

Sa voix était tout sauf désolée. Pa Di eut une folle envie de le gifler, de le frapper avec ses poings, de l'insulter, mais comme d'habitude, elle n'émit aucun son et resta muette, affichant un air d'indifférence. C'était là l'un des problèmes de Pa Di : elle manquait de courage pour dire ce qu'elle ressentait. Elle n'arrivait pas à s'exprimer correctement. Elle était lâche et se dérobait dès que la situation l'effrayait. Et Pa Di s'en voulait chaque jour d'être peureuse. Contrairement à elle, Gao-Jer ne craignait pas le regard des autres. Elle disait tout haut ce qu'elle voulait quand elle voulait, fidèle à elle-même. Au plus profond d’elle, Pa Di aspirait à être aussi brave que sa cousine. Certes, jamais elle ne mettrait un pied sur un champ de bataille, mais Pa Di en avait plus qu’assez d’encaisser sans jamais rien dire.

Elle serra la balle dans son poing et au même instant, elle ressentit son cœur vibrer à la folie dans sa poitrine. Exactement la sensation de ce matin. La même douleur qui lui tiraillait l'esprit depuis toujours. Le même chagrin qui lui étreignait la poitrine. Elle en avait plus qu'assez de fuir. Maintenant, il était grand temps qu'elle affronte ses démons. Une décharge électrique se répandit dans toute sa chair pour la réveiller. Pa Di tressauta. C'était comme si son corps l'empêchait de faire demi-tour.

Pa Di se redressa lentement, le cœur toujours aussi lancinant et sa bouche s'ouvrit toute seule, mue par le ressentiment et l'amertume qu'elle retenait depuis sa naissance.

–          Kai Lo... Quand on est aussi laid que vous, on ne peut pas se permettre d'imposer ses critères de beauté sur les autres. 

Elle soutint le regard de Kai Lo, prête à entendre une répartie cinglante, mais elle ne vit que la peur et la surprise mêlées sur sa petite tête quadrilatérale. Bientôt, tout le monde autour d'eux afficha le même air en dévisageant Pa Di. Sa voisine poussa un petit cri pendant qu'une vague d'exclamation gagnait toute la cour. Abandonnées, les balles en cuir roulaient par terre. Plus personne ne jouait.  

Kai Lo, tout tremblant, pointait Pa Di d'un doigt frémissant. Il était au bord de l'évanouissement et se cramponnait à son voisin.

Perplexe, Pa Di jeta un coup d'œil sur ses mains, mais elle ne vit que de longues griffes de dragon transperçant la balle de cuir.

Vous devez être connecté pour laisser un commentaire.
Pouiny
Posté le 11/04/2021
La fin est vraiment intriguante x) Ca fait plaisir de suivre le point de vue de Pa Di, qui apparaissait le plus en retrait jusque là. On voit toute cette différence entre ce qu'on est et ce qu'on nous impose, et ça fait très plaisir de la voir se rebiffer face à l'impertinence de Kai à la fin ! Je vais lire la suite, comme ça je serai prêt pour la reprise de l'histoire cette été ! :D
Cherry
Posté le 11/04/2021
Je reprends en juin au cas où :)

Pa Di a effectivement vécu une journée des plus incroyable, la pauvre a besoin de se reposer. Quant à Kai j'ai bien envie de le torturer encore plus ! Mais bon.
Voir Pa Di se effrayer Kai est tellement satisfaisant x)
Pouiny
Posté le 11/04/2021
Super, j'ai hâte de voir ça ! :)
Shangaï
Posté le 30/03/2021
Coucou !

Comme toujours voici mon ressenti au fil de ma lecture :

« un dragon filait à toute allure, aussi vif qu'une étoile filante. » -> Répétition de filer.

Je trouve encore une fois que « Pa Di » revient trop souvent. Il faudrait alterner un peu plus avec le jeune fille ou d’autres manière de la qualifier. La tu n’utilise que son prénom et elle.

« Ces souliers étaient inconfortables et chaque pas lui faisait souffrir le martyr » -> la faisait souffrir, me semble plus correct non ?

« Je refuse de leur donner le plaisir de prononcer leur nom absurde – qui n'a aucun sens » -> Je trouve que la fin de la phrase le « qui n’a aucun sens » alourdit et n’est pas nécessaire, c’est redondant avec le mot absurde !

Tiens j’avoue que je suis très surprise qu’il y est des photographes. Je m’imagine ton histoire bien avant cette invention ^^’

Je suis un peu perturbé par la scène ou Pa Di échange une balle avec un garçon. Lors de sa description je me l'imaginais comme timide et dés qu’il se met à parler ça ne semble pas du tout être le cas. Il fait même sure de lui ! Ah oui ok, en fait je viens de comprendre que c’est un parfait crétin !

J'ai beaucoup aimé la fin de chapitre, qui rappel le début. Et j'avais effectivement devinée qu'elle devais s'être transformé en dragon ! Vraiment génial comme pouvoir !

Dans l'ensemble j'ai trouvé ce chapitre agréable, même si je pense que tu pourrais rendre les parties explicatives sur le protocoles un peu plus vivante en les intégrants plus à petites touches dans des dialogues ou des scènes de vies. Par moment cela ressemble un peu trop à mon goût à un exposé et cela casse le rythme ! Après encore une fois ce n'est que mon avis !

J'ai en tout cas grande hâte de savoir comment Pa Di va vire ce changement !!!
Cherry
Posté le 30/03/2021
Hey !

Merci pour ce joli commentaire :)
Sans m'en rendre compte, j'ai répété un peu trop le nom de mon personnage et j'ai beau me relire, mes yeux ne voient plus rien x) Heureusement que tu es ma bêta lectrice

Haha c'est cool que tu ai deviné que Pa Di allait se transformer mais j'avais aussi peur que ce soit prévisible (parce que le titre, c'est "Les griffes" donc je me sentais bête XD)
Effectivement, Kai est un crétin, je le déteste moi-même!

Je vais réfléchir quant aux dialogues pour insérer les explications, ce serait plus naturel ! Je ne me doutais pas de cet effet explicatif type exposé >.< merci de me l'avoir relevé

Quant aux photographes, tu n'es pas la première à me le faire savoir. En fait mon univers se base sur l'Asie au début du XXème siècle. Voilà, j'espère que ça te plaira et à bientôt Shangaï !
ModesteContesse
Posté le 17/03/2021
Me revoilou :)

J'ai bien apprécié ce chapitre ! Tes descriptions sont agréables ; elles permettent de vraiment imaginer les lieux avec aisance et sans être trop étouffantes non plus. Le point de vue de Pa Di est intéressant. On sent une jeune fille très frustrée, brimée et faible (à comprendre pas dans le sens péjoratif mais objectif). J'aime beaucoup son opposition avec Gao-Jer ! La fin du chapitre est donc une chute très surprenante ! On se doutait de la transformation en effet, mais moi c'est plus la réplique orale lancée à Kai Lo qui m'a surprise à vrai dire ! A ce niveau-là, ça m'a paru presque... contradictoire ? Enfin, tu présentes une fille qui n'ose jamais rien dire, et là tout à coup elle exprime sa pensée ? J'aurais aimé peut-être plus de précisions sur pourquoi elle choisit de dépasser sa timidité à cet instant précis et pas à un autre (j'imagine que c'est pas la première fois qu'elle entend ce genre de commentaires vaseux). Peut-être juste ajouter quelques phrases disant que le fait qu'il va bientôt faire partie de sa famille ça la dégoute, qu'il se permette de lui faire un commentaire sur son physique (alors que le physique c'est vraiment un truc pour lequel on est impuissant), c'est la première fois que c'est aussi direct et violent, et elle le supporte pas ? Enfin je ne sais pas, juste quelque chose qui répondrait à la question "pourquoi maintenant ?" :) Ou alors insister sur le rapport avec son rêve peut-être ? Comme elle a rêvé du dragon, alors elle se sent plus à fleur de peau que d'ordinaire ? Enfin je ne sais pas, ce n'est que mon avis et je crois que ça n'a pas perturbé les autres alors peut-être que c'est juste moi qui suis pénible xD

Quelques chipotages :
"Ils devaient être terrifiants à affronter." --> c'est une impression personnelle mais je trouve que la phrase perd de son impact avec le "à affronter" à la fin. "Ils devaient être terrifiants" me semble plus efficace, car va droit au but, et est moins redondant (on se doute bien qu'ils ne sont pas terrifiants à cuisiner ou pour faire une partie de ping pong avec, tu vois ? ^^) :)
"preuve que les domestiques s'affairaient aux préparatifs du Nouvel An." --> tu écris trois fois Nouvel An entre ce paragraphe et celui d'au-dessus, du coup je pense que là tu peux supprimer et écrire simplement "les préparatifs". On comprend que tu parles du Nouvel An ;)
"Pa Di saisit un torchon qu'elle jeta âprement" --> l'adjectif âprement à côte du verbe jeter est un peu étrange je pense, peut-être trouver un adverbe un peu plus approprié ? Précipitamment par exemple ? ;)
"photographies en noires et blancs des murs" --> noir et blanc :)
"Dame Kao gémit d'une voix si plaintive" --> gémit et plaintive sont répétitifs, peut-être utiliser un autre adjectif ?
"d'une voix si plaintiveque Pa Di cru" --> crut
"de sorte que lorsque Pa Di s’observa à travers sa glace" --> répétition de "de sorte" avec la phrase du dessus, et je trouve que le "sa" glace est répétitif avec "s'observa", qui contient déjà un possessif ;)
"une paire de chaussures plate en tissus noir" --> plates (c'est plus les chaussures qui sont plates que la paire je pense :)) et "tissu noir"
"chaussures plate en tissus noir où Pa Di camoufla ses pieds" --> où sonne étrangement ici, j'utiliserais plutôt "dans lesquelles" ;)
"un petit chignon bancale" --> bancal
"Il était serti de sa plus belle veste de brocart" --> le verbe sertir me gêne ici, utilisé pour un humain ! À chercher, mais je pense que ça ne s'applique que pour des objets, comme des bijoux sertis de pierres précieuses par exemple. Cela dit je peux me tromper là-dessus ^^
"Des cernes monstrueux encadraient ses yeux déjà restreints" --> le mot restreindre m'a fait tiquer, ça veut dire limiter et là je ne comprends pas bien l'idée ? Tu voulais pas dire plutôt "ternis" ou "rapetissés" ?
"Elle brisait l'harmonisation de leur groupe" --> l'harmonie, tout simplement (harmonisation est l'action d'harmoniser) :)
"et tous voulaient être vu par le roi" --> vus
" Jamais on ne la regarderait comme le public le faisait actuellement" --> préciser ici : "comme le public regardait May Gocy à cet instant" car à la lecture de ta phrase on comprend que jamais les gens ne la (Pa Di) regarderaient comme ils la (Pa Di aussi) regardent actuellement.
"d'être à notre niveau" --> c'est très subjectif mais je trouve l'expression très actuelle et peu soutenue dans la bouche d'un roi ^^

Aussi, attention à l'utilisation du mot terroriste ! Je sais que ton histoire se situe dans un monde fantasy qui n'a pas de date réellement, mais tu t'es inspirée de l'histoire chinoise et tu essaies d'y coller le mieux possible pour les coutumes, moeurs, etc il me semble. Le mot terroriste est donc un peu étrange dans ce contexte très ancien, car c'est un mot très récent à l'échelle de l'humanité (apparu post révolution française pendant la période de la Terreur il me semble) !

"lors des missions de son père" --> le père de qui ?
"voulu savoir Pa Di" --> voulut
"Ses narines dilatées et son épaisse poitrine qui se soulevaient" --> se soulevait
"Salut, maman ! fit Gao-Jer d'une voix mélancolique." --> le point d'exclamation est de trop ici à mon avis, j'ai du mal à imaginer comment on peut s'exclamer "d'une voix mélancolique" je l'avoue ^^
"chef de clan" --> chefs (tous les autres noms sont au pluriel)
"tous étaient réunis pour aujourd'hui" --> pour aujourd'hui ça sonne un peu familier je trouve ! Pourquoi pas dire "réunis aujourd'hui" tout simplement ? :)
"Il n'y avait pas de fenêtres" --> fenêtre / "et seul quelques portes permettaient d'y accéder" --> seules quelques portes
"Certaines filles gloussaient" --> tu as utilisé plusieurs fois le mot glousser dans le chapitre déjà, peut-être utiliser un synonyme ? :)
" on ne peut pas se permettre d'imposer ses critères de beauté sur les autres. " --> aux autres ?

Au fait, j'ai une question : tu dis que la famille royale ne pratique pas la consanguinité (bonne idée soit dit en passant). Mais Kai Lo va épouser May Gocy (qui est la cousine de Pa Di), or Kai Lo est le fils d'une de ses tantes... Donc il y a consanguinité là il me semble ? Ou alors tu voulais dire consanguinité au premier degré, peut-être ? Là ça doit être du deuxième degré sans doute ? J'avais juste un petit doute sur ça ^^

Voilà, j'ai fini d'être pénible (pour cette fois :P) C'est super long je suis vraiment trop désolée :/
A bientôt pour la suite (si tu acceptes que je pollue encore ton espace commentaire xD) ;)
Cherry
Posté le 17/03/2021
Hello Modeste Contesse !

J’avoue que tu as raison concernant l’instant où Pa Di décide de répondre à Kai. Je devrais peut-être mieux amener sa colère, qui sait ? En plus le physique c’est vraiment quelque chose sur lequel on n’y peut rien.

Quant au mot terroriste, je ne savais pas qu’il était aussi récent. J’en apprends des trucs sur PA ! Mais sur le coup, il me semblait que c'était le mot adéquate pour parler des Serviteurs de l'Aube

Sur la consanguinité, c’est assez complexe.
La femme que Pa Di a appelé « tante » n’est pas vraiment sa tante. Dans mon ethnie, on peut appeler une femme qu’on ne connaît pas mais qui est âgée « tante », sans pour autant être de la même famille. Ici, Pa Di est faiblement reliée à la tante de Kai Lo mais elle l’appelle « tante » comme le veut la tradition. Ne t’en fais pas, je suis contre la consanguinité ^^

A bientôt 😉 j’acceptes que tu pollues encore mon espace commentaire, c’est un plaisir de lire tes remarques !
ModesteContesse
Posté le 17/03/2021
Après je ne sais pas vers quelle époque est censée se passer ton histoire ? Enfin sur quelle époque ça se base ? Parce que j'ai lu que tu parlais de coups de feu et de flashs alors dans ce cas si c'est récent c'est pas choquant ! Juste, si c'est censé se passer avant 1700 et quelques alors c'est anachronique ^^ Mais je suis d'accord que sinon le mot convient bien :)

D'accord pour la tante ! Je pensais que c'était dans le sens premier qu'il était utilisé ici ! Si ce n'est pas vraiment sa tante alors je comprends mieux :) Ne t'en fais pas, je me doute bien que tu es contre la consanguinité, mais ça ne t'aurait pas empêchée d'écrire une histoire où les coutumes sont contraires à tes croyances ça peut se faire (je dirais même que je ne fais que ça pratiquement personnellement ^^) ;)

Très bien alors je continuerai mes longs commentaires ^^
Cherry
Posté le 17/03/2021
L'époque où l'histoire se déroule est durant le début du XXème siècle, quand l'Asie entre dans une phase de modernité tout en tentant de conserver les traditions.
Du coup ça fait steampunk si je ne me trompe pas. Je pensais beaucoup à la révolution industrielle (l'influence de la Passe Miroir ^^).
ModesteContesse
Posté le 17/03/2021
D'accord ! Dans ce cas je retire ce que j'ai dit : le mot terroriste apparaît pertinent non anachronique ici :)
(Je n'ai pas lu la Passe-Miroir mais j'en ai beaucoup entendu parler ^^)
Cherry
Posté le 17/03/2021
ah bah je te le recommande vivement ^^ ça a été l'une de mes plus grandes inspirations pour l'écriture
ModesteContesse
Posté le 17/03/2021
Alors je l'ajoute à ma PAL de 2408945626372345 livres xD
Cherry
Posté le 17/03/2021
x) moi c'est bizarre actuellement je n'arrive plus à lire de livres IRL mais sur PA je me consacre entièrement à ça ^^
ModesteContesse
Posté le 17/03/2021
Ton dévouement envers les plumes est admirable ^^ ;) J'avoue que je fais de même, parce que j'ai pas le temps de lire IRL alors le peu de temps qu'il me reste je le consacre à PA aussi :)
Natsunokaze
Posté le 15/03/2021
Coucou ^^

Eh bien ! J'ai adoré ce chapitre, c'est tellement bien écrit, tellement complet, tu prends le temps de bien poser les personnages, les lieux, l'ambiance de la scène, j'aime <3

Et je suis contente de retrouver Pa Di pour faire un peu mieux connaissance avec elle. Comme ce que j'ai pu en voir dans le chapitre 1, elle n'est pas le genre de fille qui aime se rebeller ou attirer l'attention. C'est même plutôt tout le contraire et du coup, je me retrouve beaucoup en elle. Je pense qu'elle est celle dont je suis la plus proche niveau caractère ^^ Et du coup, ça m'a fait plaisir de la voir sortir de sa coquille sur la fin et de renvoyer une petite pique bien senti à cet imbécile de Kai Lo sur la fin. Je suis presque déçue qu'elle se soit transformée partiellement en dragon (je me doutais que c'était ça, ah ah ah !) parce qu'en fin de compte, ça prend le pas sur son élan de courage premier. Mais bon... si ça permet de rabattre le caquet à tous les autres, je ne vais pas cracher dans la soupe !

Gao-Jer ! La pauvre xD Elle ne peut jamais être tranquille ! Déjà qu'elle doit supporter ses pestes de cousines mais en plus, elle a une mère super chiante à gérer. Elle n'a pas de chance x)
Je note ce qu'elle dit à propos de ces terroristes, les Serviteurs de l'Aube (la classe !) car c'est le premier semblant d'élément perturbateur qui pointe son nez dans l'histoire et je sens qu'on va en entendre parler, de ceux-là. Et en effet, elle qui les a combattus, elle sait de quoi elle parle alors que roi et les nobles, bien à l'abri dans la cité Fleuri, ont beau faire les courageux, en fin de compte... ils ne font que profiter de la sécurité de leur mur en pensant que ces terroristes ne les atteindront jamais et que, du coup, ça ne les concerne pas vraiment. Il y a de quoi être énervé ! Mais je pense qu'ils ont tort de faire les fortes tête en mode "Nous, on ne les craint pas U.U" Parce que quelque chose me dit que l'avenir leur réserve un bon gros doigt d'honneur xD

La tant de Pa Di... sérieusement... mais lâche-là, la pauvre ! Et en plus, elle la met en binome avec cet arrogant de Kai Lo qui est juste bon à se vanter des exploits de sa famille et à rabaisser une pauvre fille trop timide pour répliquer. Franchement, je m'en faisait pour May mais en fin de compte, je pense qu'elle aura toutes les facilités du monde pour contrôler son imbécile de mari et l'amener à faire ce qu'elle veut --" Franchement, Pa Di ne perd rien.

Bref, je me hâte sur la suite (j'espère que je vais avoir le temps de lire et commenter, je pars bientôt >.<)

Natsunokaze
Cherry
Posté le 15/03/2021
owww mais franchement tes messages font tellement du bien :) ça me fait sourire
eh oui c'était prévisible qu'elle allait se métamorphoser partiellement (surtout avec le titre du chapitre explicite)

oh, tu pars en voyage ?
Natsunokaze
Posté le 15/03/2021
Et bien, étonnement, ce n'est pas le titre du chapitre qui m'a mis sur la voie x) Mais plutôt cette sensation qui bouillonnait en elle. Je me suis dit "elle va finir par se transformer, ils ne vont rien comprendre" et elle l'a fait xD

Pas du tout, c'est beaucoup plus prosaïque que ça mais bon, n'empêche que je voulais terminer ma lecture avant de devoir me déco x)
Cherry
Posté le 15/03/2021
hoooo je vois eh bien... Bon, c'était cool d'écrire ce chapitre. J'essayais de trouver une manière subtile pour la transformation tout en faisant en sorte que le titre ne spoile pas l'action

à bientôt sur PA ;)
robruelle
Posté le 11/01/2021
Et coucou !

Tout d'abord je te souhaite (un peu en retard, mais on peut quand même) une très bonne année !
Je reprend ma PAL en ce début d'année, alors je me replonge avec plaisir dans ton histoire !
La pauvre Pa Di dénote dans cet univers de strasse et de paraitre, c'est un personnage intéressant, dont on se sent proche de par justement son décalage avec son univers.
J'ai trouvé amusant le passage avec la vieille tante furax (très réaliste :-P) et la compétition un peu vaine entre toutes ces cousines qui cherchent un bon parti.
Je ne vais pas m'appesantir sur les coquilles et petits soucis relevés par le remarquable commentaire de Castelein :)
Juste que j'ai bien aimé la fin du chapitre, je m'y attendais pas alors que tout était sous mon nez depuis le débit, et j'ai trouvé ca très cool

A bientôt !
Cherry
Posté le 11/01/2021
Hey merci ! Bonne année à toi aussi x) ( tout le mois de janvier est consacré à se souhaiter une bonne une année )

Tu n'as pas senti la fin venir ? Tout était dans le titre du chapitre du coup je croyais que tout le monde allait le deviner mais tant mieux si tu ne l'a pas vu ^^ je craignais d'être trop prévisible
Quant à la vieille tante, je me suis inspirée de gens que je connais dans la vraie vie...

A plus !
robruelle
Posté le 12/01/2021
Beh tu vois non je me suis fait avoir :) bon je me doutais bien que ca allait parler de griffes à un moment ou à un autre vu le titre du chapitre, mais je me suis quand même fait surprendre !
Pour la vieille tante ... je m'en suis un peu douté ;) surtout le passage sur les narines bizarrement haha c'est chouette en tout cas
Cocochoup
Posté le 09/01/2021
Ah génial.
Justement je me demandais pourquoi le pouvoir des zaj avait tant diminué et au fil de la lecture je me disais que je l'aimais décidément beaucoup cette Pa Di. Et paf, elle se retrouve avec des griffes de drgaons au bout des doigts 😂 je sens que l'autre abruth va venir s'excuser bien plus platement qu'il n'avait prévu 😏
Cherry
Posté le 09/01/2021
Kai est fait pour être détesté, alors si tu es parvenue à le haïr ça veut dire que mont travail est à la hauteur de mes espérances ^^

Tant mieux si tu apprécie le personnage de Pa Di x) je voulais la rendre aimable sans trop tomber dans les clichés
A.C. Castelein
Posté le 05/01/2021
Il est grand temps que je rattrape mon retard de lecture, moi ! C’est 2021, c’est une nouvelle année… mais je suis toujours une Béta-Lectrice Casse-Pied. BREF ! Je me lance !

Déjà, je retrouve avec plaisir ton univers ! Il y a un côté poétique dans ton texte, qui est agréable. Et crois-moi, c’est un énorme compliment, car j’ai horreur des récits poétiques d’ordinaire ^^

Mais là, ça passe très bien. Comme du lait chaud qu’on boirait devant la fenêtre en regardant tomber la neige… ahum, je m’égare.

De manière globale, attention à la manière dont les choses s’enchaînent dans ce chapitre. Ce n’est pas toujours très bien maîtrisé, d’un paragraphe à l’autre (parfois à cause de changements de points de vue pas toujours très heureux)

« Ils devaient être sacrément terrifiants à affronter. »

Ici, le mot « sacrément » est d’un registre un peu trop familier, comparativement au reste du texte

« Le roi arrivait tout juste à changer ses ongles en griffes acérées. »

Je ne sais pas pourquoi, mais cette phrase m’a fait penser aux anciens dragons dans l’univers de Game Of Thrones ; ceux dont les crânes étaient exposés dans la salle du trône du Donjon Rouge, à l’époque d’Aerys Targaryen : des crânes imposants, puis de plus en plus rabougris, au fur et à mesure qu’on se rapprochait du trône et du temps présent. Oui, je vais chercher loin.

« C'est dans cette perspective peu motivante que Pa Di s'arracha du sol pour fermer le ventail quand elle trébucha sur un pot de peinture mal fermé. »

Quelle perspective ? Pas très clair tout ça.

« Ce n'est pas un bout de tissu quelconque, mais la robe que vous étiez supposé porter aujourd’hui ! »

Oups…

« Elle passa en revu chaque détail qui avait été cousu minutieusement. »

« passer en revue » 😉

« La broderie était un art ancestral permettant de retranscrire sur le tissu aussi bien des émotions que des événements historiques. »

Là, attention, on tombe sur ce que j’appelle les « descriptions documentaires », qui font un peu penser à des définitions du dictionnaire. Ce genre de description a tendance, par son côté un peu froid et distant, à sortir le lecteur du texte. Peut-être faudrait-il reformuler la phrase ?

« Chaque couche supplémentaire semblait la forcer à se tenir encore plus droite, ce sorte que lorsque Pa Di s’observa à travers sa glace »

« de sorte que »

« on se contenta de rehausser ses cheveux en un petit chignon bancale. »

Je ne sais pas si le terme « rehausser » est bien utilisé ici ? Rehausser sous-entend plus « souligner », « mettre en valeur », du coup, ça coince un peu (à mon sens)

« Pour le petit déjeuner, Pa Di se borna à quelques minuscules gâteaux secs et d'une tasse de thé froide »

La formulation est un peu maladroite ici

« Il était affublé de sa plus belle veste de brocart qui scintillait au soleil et une coiffe d'or en forme de tête de dragon pendait sur son crâne dégarni. »

Je titille, hein, mais là, le verbe « affubler » sous-entend qu’il est déguisé. Est-ce volontaire ?

« Elles les portaient avec beaucoup assurance et se tenaient avec fierté. »

Je crois qu’il manque le « d’ »

« Pa Di était entourée par une centaine de jeunes filles avoisinant son âge. Elle ne les connaissait pas toutes mais Pa Di savait que le même sang coulait dans leurs veines. »

Le prénom qui se répète d’une phrase à l’autre peut faire un peu lourd.

Dans les deux paragraphes qui suivent, on retrouve cette « description documentaire » dont je t’ai parlé avant. Du coup, ça sort complètement le lecteur de ton texte et c’est dommage ! Tu as une solution dans le paragraphe juste après, dans lequel Pa Di compare l’histoire de la dot au marchandage d’animaux. Tu pourrais essayer de reformuler tes paragraphes en décrivant les éléments de son point de vue ?

« Épouser une Zaj était non seulement un moyen pour montrer sa puissance et mais aussi une manière de se rapprocher davantage de la famille royale »

Le « et » est en trop

« Elle essaya de s'imaginer à sa place puis, se sentant ridicule elle chassa ces illusions de sa conscience. »

Là le « de sa conscience » est peut-être de trop ?

« La danse dura une dizaine de minutes, puis la foule les acclama à grand bruit. »

Comme c’est formulé, on a l’impression que la foule acclame… les minutes. C’est un peu bizarre XD

« Encore une fois, elle avait tapé dans l'œil de tous. »

L’expression « taper dans l’œil » est un peu trop familière à mon sens

« Tandis qu'elle et ses danseuses reculaient en arrière, »
Pléonasme ?

« le roi s'était avancé au soleil pour débiter son annuel discours pour fêter la nouvelle année. »

C’est assez lourd…

« Eh bien aujourd'hui, demain et après-demain, festoyons, mangeons, buvons et rions à volonté. »

Quelque chose me fait tiquer : le chapitre précédent, où on suivait notamment Gao Jer… c’était la veille de celui-ci ou le même jour ?

« Un tourbillon de bijoux et de chaînes avait fait irruption dans la pièce. Toute serrée dans sa robe noire recouvertes de parures démesurées, une femme enflait de colère. Ses narines dilatées et son épaisse poitrine qui se soulevaient par saccade rappelaient un taureau enragé. »

Quand as-tu rencontré ma mère ? (ah et « soulevait », au lieu de « soulevaient » ?)

« Il était inouï de recevoir une invitation de la Cité Fleurie. Contrairement au peuple qui restait cloisonné dans la cour, ces invités de marque pouvaient pénétrer dans l'enceinte même du palais et avaient été longuement choisis. »

On retrouve les « descriptions documentaires » ici. Idem dans les deux paragraphes suivants, qui sont trop impersonnels

« écartés par quelques mètres comme une haie d'honneur »

Un peu maladroit

« Cette pratique ancienne leur permettait de faire connaissance et de dialoguer. C'était ainsi que certains décidaient de se marier, parfois sur un coup de tête. Après chaque Nouvel An, le nombre de mariages augmentait en flèche. »

Description documentaire, blablabla toussatoussa

« Certaines filles gloussaient en lançant les balles tandis que les garçons s'encourageaient en se donnant des tapes dans le dos. Ces jeunes étaient issus de la famille royale et de l'aristocratie, ou bien de familles fortunées.
« Ou bien les rejetons les plus pourris gâtés du pays, résuma sèchement Pa Di. » »

Elle ne le dit pas à haute voix, rassure-moi ?

« Pa Di se demanda s'il était obligé de brailler comme âne et de raconter tous les exploits de son clan. »

Il manque le « un » avant « âne »

« C'était là l'un des problèmes de Pa Di : elle manquait de courage pour dire ce qu'elle ressentait. »

Je reconnais un peu l’adolescente que j’étais ici.

« elle ressentit son cœur vibrer à la folie dans sa poitrine comme ce matin. »

Maladroitement formulé :- /


« C'était comme si son corps l'empêchait de faire demi-tour. »

Elle avait songé à partir avant ? Il ne me semble pas, mais peut-être que j’ai mal lu


J'aime beaucoup ce final ! La timide petite Pa Di qui se transforme en dragon ^^
Cherry
Posté le 05/01/2021
Salut !

Quel plaisir de recevoir un autre commentaire en cette belle année ;-) surtout que ce commentaire est minutieux. Merci mille fois de toute cette attention. Et je suis heureuse que cette fin te plaise :) je n'avais pas du tout pensé que mon texte puisse être poétique (disons que je n'avais pas pensé à faire de la poésie en premier temps XD)

> J'avoue que j'ai du mal à changer les points de vue, mais je vais tenter de corriger ça. Toutefois, j'essaye de m'y appliquer et de faire en sorte que ce soit facile à comprendre. Je reconnais que ce n'est pas ma tasse de thé

> Le chapitre précédent était la veille.

> Nan je te rassure que Pa Di ne le dit pas à voix haute ^^ elle n'aurait pas assumé

> Elle n'avait pas pensé à partir avant mais je voulais exprimer le fait que de toute façon Pa Di ne pouvait plus revenir en arrière

C'est bizarre parce que je n'avais pas remarqué toutes ces petites erreurs et coquilles (même si ça semblait évident). Je crois que mes yeux se fatiguent x)

Merci encore pour ces remarques aiguisées ;-)
Vous lisez