Chapitre 2 : la tache

Notes de l’auteur : Bon retour dans la Mémoire des Sylphes!
J'ai fait quelques corrections au niveau des prénoms des personnages, donc pour votre compréhension, je vous les notes : Jadis = Jadice, Charlotte Rimz = Ariette Blum). En espérant que vous comprendrez mes déboires d'auteur débutant, je vous souhaite une bonne lecture ^^

Lorsque la calèche la déposa à l’entrée de l’Ambassade, Mathilde sut immédiatement qu’un accident lui pendait au nez.

Sur chacune des sept Îles périphériques de l’Empire Far, il y avait une Ambassade impériale. C’était en général le lieu le plus luxueux de tous, celui qui dépassait les autres. Le plus magnifique pour les yeux aussi. Différents moyens pour Impera, l’île-capitale placée au centre de l’Archipel, de montrer son pouvoir et sa puissance, et de les rappeler aux peuples de chaque Île. Sur Nimar, l’Ambassade ressemblait à un palais de roi avec ses tours dorées qui s’élançait comme des flèches en direction du ciel. Même Mathilde, qui n’aimait pas particulièrement les excès, dut reconnaître en arrivant que les lieux étaient splendides. Elle se sentait de plus en plus quelconque à mesure qu’elle traversait à petits pas la gigantesque cour d’accueil. Toutes ces décorations et draperies précieuses aux accents orientaux visaient à impressionner le tout-venant, mais ne réussissaient qu’à persuader Mathilde qu’elle allait au-devant de la catastrophe. Sa nervosité la rendait maladroite et incroyablement plus gauche que d’habitude. Elle se prenait les pieds dans sa robe, trébuchait sur le dallage de mosaïques parfaitement lisse et s’empêtrait dans les recommandations des gardes en factions à chaque carrefour. Elle aurait été tout à fait perdue si l’un d’eux, particulièrement galant — et sans doute désespéré de la voir déchiffrer les indications qu’il lui donnait pour se repérer — n’avait pas fini par lui proposer son bras et la guider jusqu’à la salle d’attente où les autres jeunes de son âge patientaient pour passer le Test. Même s’il voulait le cacher, Mathilde vit très bien la pitié dans ses yeux. Son allure était-elle donc si terrible que ça ? Mathilde parcourut sa tenue d’un regard rapide et comprit très vite ce qui clochait. Une tache de la taille d’une main s’étalait disgracieusement sur le tissu sombre de la robe. Ce n’était pas une tache discrète qui se fondait dans les replis moirés du velours, loin de là. Elle luisait, avec un hideux aspect graisseux. Mathilde sentit ses joues s’enflammer violemment. La voilà, la catastrophe. Comment était-elle censée rencontrer l'Ambassadeur et ne pas tourner sa famille en ridicule avec une trace de crasse pareille ! Où donc l’avait-elle récoltée ? Au manoir ? Non, rien de ce qu’elle avait approché n’aurait pu lui attirer ce genre de marque. La calèche alors ? Mathilde se souvint qu’elle avait trouvé la poignée de la porte poisseuse. Elle regarda sa paume et la découvrit aussi noire que sa robe. C’était vraiment sa veine ! Son cerveau papillonnait dans tous les sens à la recherche d’une solution. Toutes les recommandations de sa mère resurgirent devant ses yeux, qui se brouillèrent malgré ses lunettes. Elle regrettait de ne pas avoir ses cheveux lâchés pour pouvoir se cacher derrière. Elle comprenait mieux la pitié du garde maintenant. Mathilde prit dans sa main le tissu souillé et tenta tant bien que mal de transformer son geste en quelque chose de naturel. Le résultat donnait l’impression qu’elle soulevait sa robe pour mieux marcher. À condition qu’il n’y aille pas d’autre tache hors de sa vue, les apparences étaient sauves… du moins tant qu’elle ne serait pas obligée lâcher sa robe.

Pendant ce temps, le garde l’avait mené devant la salle d’attente. Décorée d’un luxe égal à tout le reste de l’Ambassade, elle fit à Mathilde l’effet d’une claque orientale. Tout était rouge et or. Du tapis aux dessins alambiqué jusqu’aux tentures aux allures de voiles qui pendaient au plafond. Partout, des pendeloques dorées étincelaient à la lumière éclaboussante des lustres électriques. À demi aveuglée, Mathilde eut aussitôt la sensation d’étouffer. L’intention de l’Ambassade était plus claire que jamais. Nimar était la sixième Île de l’Empire Far et surtout l’une des plus riches. Ce style ostentatoire était destiné à remettre les Nimarians à leur place. Avec tous ces signes de richesse exorbitante, personne n’avait envie de se vanter de sa propre petite fortune. Mathilde remercia le garde, mais il ne prit pas la peine de lui répondre et, se dégageant d’elle aussi vite qu’il put, quitta la pièce. Mathilde ne lui en tint pas rancœur. Il était compréhensible qu’il ne veuille pas que l’Ambassadeur le voie hors de son poste.

Tentant de se défaire de la gêne où elle s’empêtrait, Mathilde se mit à observer les autres jeunes gens qui attendaient pour le Test. Elle fut soulagée de constater qu’elle n’était pas la seule à s’être mise sur son trente-et-un et à avoir l’air mal à l’aise dedans. Si elle reconnaissait quelques Nobles de la Cour Nimariante avec leur attitude guindée, leur peau hâlée et leurs rubans parfaitement repassés, Mathilde repéra une majorité de Roturiers, qui arboraient une peau pâle d’ouvrier et des vêtements froissés ou mal arrangés. Tous, pourtant avait fait un effort considérable pour avoir l’air présentable, peu importait les moyens employés. Il existait même des prêteurs sur gages qui fournissaient des robes et des costumes spécialement pour le jour Probatio. Mathilde s’aperçut qu’un bon nombre la détaillaient du coin de l’œil, un peu perplexe. Son apparence avait tendance à déstabiliser en société. Tout en elle lui donnait l’air de ces gens du bas de la classe sociale qui passaient leurs journées dans des usines et ne voyaient jamais le soleil. Elle n’avait que ses cheveux clairs qui indiquaient qu’elle n’était pas une Roturière. Seuls les Ilarnais arboraient ce genre de chevelure. Ils avaient également la peau claire, et ce même parmi les Nobles, ce qui prêtait à confusion pour les Nimariants. Mathilde tenta de se fondre dans le décor. Avec sa robe bleu sombre dans cet univers rouge éclatant, c’était loin d’être chose facile. Elle fixa le sol, voûta légèrement les épaules et s’appliqua à être la plus quelconque, la plus banale possible, pour désintéresser tous ceux qui auraient voulu lui chercher des noises. Les Nobles Nimariants guettaient le moindre signe de faiblesse, ou même de concurrence pour fondre dessus comme des rapaces, et Mathilde savait d’expérience qu’une fois dans leurs serres, on n’est pas prêt d’en sortir. Non, elle préférait nettement sa tranquillité à l’envie de briller.

Elle s’assit le plus discrètement qu’elle put sur un canapé garni de coussins brodés. Le regard perdu dans les tentures du plafond, elle enroulait une mèche presque blanche qu’elle avait réussi à extraire de son chignon. Elle avait beau avoir l’habitude des Nobles, tout ce luxe, ces regards méfiants qu’on s’échangeait, ça la rendait nerveuse.

Oubliez-moi. Oubliez-moi.

Une fille à deux fauteuils de là se mit à pouffer derrière son éventail. Sans précaution, elle pointa Mathilde à son voisin, qui éclata de rire. Il se reprit rapidement, soucieux de conserver son air digne, mais il était trop tard. Autour de Mathilde, les regards s’intensifiaient, s’amusaient. Des gloussements moqueurs émanèrent de plusieurs groupes de Nobles et Mathilde rougit violemment. Elle repensa soudain à la tache de sa robe et remit précipitamment la main dessus. Ce geste déclencha une vague d’hilarité encore plus forte.

« Je savais que ce Test était une mauvaise idée ! grommela Mathilde en son for intérieur. Je le savais ! »

Pour passer inaperçu, c’était une réussite. Elle s’appliqua à fixer les arabesques du tapis, se gardant bien de croiser le regarde personne. Surtout, pas de provocation. Ils finiraient bien par se lasser. Malgré elle, son corps se hérissait sous les railleries à peine voilées, comme pris d’un violent dégoût. Ces gens n’avaient donc que ça à faire ? Se moquer d’une tache ? Il y avait meilleurs moyens de faire passer le temps ! Même si elle s’efforçait de le cacher, Mathilde ne pouvait s’empêcher d'être blessée, à la longue. Ce n’était pas la bienveillance qui les étouffait ! En allait-il être de même avec l’Ambassadeur ?

Elle était si tendue qu’elle sursauta lorsqu’une main se posa sur son épaule. Une fille s'était approchée d’elle, si discrètement qu’elle ne l’avait pas sentie arriver. Elle arborait le teint pâle des Roturiers.

— Est-ce que ça va ? demanda-t-elle à Mathilde, l’air préoccupé. Tu trembles comme une feuille.

Mathilde réalisa qu’elle avait raison et se réfugia derrière ses mèches folles. Si cette fille comptait se moquer et lui faire perdre son calme, elle était venue au bon moment. Un peu plus et elle quittait ce rassemblement stupide, et au diable le Test ! Pourtant ce ne furent pas des reproches, mais une coupe de sirop à la menthe poivrée qu’elle lui mit sous le nez.

— Tiens, bois ça. Ça te fera du bien, crois-moi.

Elle parlait avec un léger accent plein de chaleur, ses 'r' plus roulés que nécessaire. Elle devait avoir des parents sur Sandae, la Troisième Île. Sa chevelure, plus brune que n’importe quel Nimariant, en arborait les boucles typiques. Pour le coup, il était plus probable que sa famille ait émigré plutôt qu’il y ait eu un mariage entre Îles. C’était plus courant dans ces milieux-là. Mathilde accepta avec reconnaissance le verre de sirop et s’efforça de le boire avec un semblant de dignité. Pendant ce temps, la jeune fille continuait de lui parler.

— Je m’appelle Ariette Blum. Disait-elle. La cadette d’une fratrie de huit enfants.

Tient tient. Une petite dernière, comme elle en somme. Mathilde sentit à son intonation essoufflée que la brunette ne devait pas avoir vécu la même enfance qu’elle. Les familles nombreuses chez les Roturiers étaient assez hautes en couleur, et il n’était pas rare qu’elles comptent plus de dix membres. Celles des Nobles dépassaient guère cinq enfants.

— Je m’appelle Mathilde Eth’Arken, dit-elle entre deux gorgées, la dernière d’une fratrie de quatre.

En entendant la particule du nom de famille de Mathilde, Ariette écarquilla ses yeux sombres frangés de longs cils, encore un signe de son ascendance Sandaéene.

— Dame ! Mais t’es une aristo ? s’exclama-t-elle, un peu trop fort au goût de Mathilde. Je pensais…

— Je sais… marmonna Mathilde en tortillant sa mèche de plus belle. Une aïeule Ilarnaise.

Ariette hocha la tête, comme fascinée par ses cheveux blond-blanc.

— J’avais vraiment cru que… désolée.

— C’est sans importance.

— Mais quand même ta peau…

Sa voix mourut avant qu’elle eût pu terminer sa phrase, pour le plus grand plaisir de Mathilde, qui commençait sérieusement à s’agacer qu’on souligne sans arrêt son métissage. De l’agitation, de l’autre côté de la salle, interrompit cette piètre tentative de conversation. Un homme venait d’apparaître sur le pas de la porte. Il portait le costume vert sombre des Ambassadeurs et ses cheveux en catogan. Son allure sobre détonait dans cet univers surchargé. Il posa les yeux sur une liste qu’il tenait à la main et appela. Reconnaissant son nom malgré l’accent chantant de la Capitale, une fille se leva et s’empressa de rejoindre l’Ambassadeur sans lésiner sur les minauderies et les clins d’œil aguicheurs. Mathilde fronça le nez, désapprobatrice. Même sa mère aurait été outrée par des manières aussi caricaturales. Si Mathilde était habillée pour un enterrement, ces filles se croyaient à un rendez-vous galant, un peu de tenue ne leur aurait pas fait de mal !

Tandis que l’Ambassadeur laissait galamment passer devant la Noble, Mathilde en profita pour le décortiquer du regard. Elle voulait savoir à qui elle aurait affaire dans quelques instants. Elle fut surprise de découvrir un homme assez jeune, d’une trentaine d’années, certes guindé, mais doté d’une beauté hors du commun. Ce n’était probablement pas le même Ambassadeur qu’avait rencontré sa gouvernante. Son visage lisse et rasé laissait voir une ligne de mâchoire bien dessinée, et le ruban qui retenait sa chevelure caramel était aussi sombre que ses habits…

Et puis, bien sûr, il y avait ses yeux, d’un violet saisissant, qui valait aux gens de son île le surnom de « Mauve ». C’était une couleur que seuls les habitants de la Capitale de l’Empire Far possédaient. Il n’y avait là-bas que cette couleur. Du violet sombre au mauve pâle en passant par le pourpre violacé, cette couleur était devenue la marque d’un sang noble parmi les nobles. Les habitants des Îles périphériques baissaient les yeux devant pareil regard. Sa mère disait souvent « ma fille, si tu pouvais mettre le grappin sur un Mauve, ça nous mettrait à l’abri du besoin pour des générations entières ». Comme s’ils avaient déjà été dans le besoin un jour… en attendant, sa mère avait rayonné de fierté lorsque Jadice lui avait annoncé ses fiançailles avec un Mauve de haute naissance. Mathilde comprenait mieux les minauderies des filles. L’Ambassadeur avait le charisme des gens sûrs de leur puissance. Ils semblaient si aveuglés par sa beauté qu’ils n’étaient pas capables de voir l’éclat endurci dans ses yeux. Mathilde n’était ni dupe ni aveugle, et assez avertie sur les Mauves pour ne pas être subjuguée par la curiosité. Cet homme, tout aussi inoffensif qu’il puisse paraître, voyait clair dans le jeu des jeunes gens qu’il testait. Aucune de leur tentative pour se faire bien voir ne passait inaperçue. Un frisson glacé lui remonta le long de la colonne vertébrale. Ce pouvoir que les Impériens semblaient avoir sur les gens lui donnait des haut-le-cœur. Peut-être lui attribuait-elle plus de pouvoir qu’il n’en avait réellement, mais la raison ne parvenait pas à chasser la peur qui lui rongeait le ventre. Ariette ne perçut rien de sa nouvelle anxiété et s’extasia comme une enfant en lui prenant la main.

— Tu as vu l’Ambassadeur ? Comme il est beau ! Il paraît qu’il est charmant.

Mathilde fit la moue derrière ses lunettes. Cette fille partageait le même enthousiasme pour les Mauves que sa gouvernante. En y réfléchissant, tout le monde se passionnait pour ces paires d’yeux violets, et jusqu’au mariage de sa sœur, Mathilde n’avait pas fait exception à la règle. Les habitants de l’île-capitale fascinaient.

— Charmant et charmeur, marmonna-t-elle sans que Ariette l’écoute un seul instant. Mais charmé, ça non.

De plus en plus anxieuse, Mathilde se tortillait sur le canapé. Cet Imperien la mettait mal à l’aise. Il lui rappelait l’annonce des fiançailles de sa sœur.

C’était au cours d’une soirée à l’Ambassade où la Cour avait pu rencontrer quelques familles Mauves en vacances. La beauté de sa sœur et sa voix céleste avaient fait sensation auprès des nombreux jeunes gens. Cette soirée lui avait attiré tant d’admirateurs qu’elle n’avait eu qu’à choisir le plus riche et le plus haut placé dans l’échelle sociale. Le plus beau était aussi un critère important, étant donné le goût ostentatoire de Jadice. Résultat, Mathilde se retrouvait avec un beau-frère de cinq ans plus âgé que sa sœur — sur ce point, Jadice avait échappé aux vingt ans d’écart — d’une beauté et d’une richesse à faire perdre la tête. Que des bons points si on omettait le narcissisme aigu dont souffrait le Mauve. Mathilde l’avait vu au premier coup d’œil lorsqu’il était venu pour la première fois à leur réunion de famille. Ça se voyait comme le nez au milieu de la figure qu’il se servait de la beauté de sa sœur pour relever la sienne. Mathilde n’avait pourtant pas fait de remarque, car elle soupçonnait sa sœur de faire exactement la même chose. Et puis sa mère l’aurait méchamment rabrouée si elle avait fait cela, complètement hypnotisée par les yeux du Mauve. Mathilde gardait un souvenir assez désagréable de cette soirée et elle craignait que ce Test en crée un nouveau.

Soudain, elle regrettait de ne pas savoir à quoi s’attendre. Ça ne la frappait que maintenant, mais elle s’était tant désintéressée du Test qu’elle n’avait écouté aucune des informations qu’on lui avait données dessus. Claudia avait bien dû lui en parler pourtant, sa gouvernante était une vraie pipelette. Mais en y songeant bien, Mathilde l’avait toujours coupée avant qu’elle puisse en dire plus, la confrontant à sa naïve croyance aux Sylphes. Aveuglée par l’envie d’avoir raison, hein ? Mathilde se rendit compte que si elle ignorait tout du Test en cet instant, c’était entièrement sa faute. Si elle avait été seule, elle se serait volontiers frappé le front de la main.

Non mais quelle andouille ! Je pinaille sur des points de détails et j’oublie l’essentiel ! C’est tout moi ça !

La voix de baryton de l’Ambassadeur appela Mathilde avant Ariette. Accompagné du sourire encourageant de celle-ci, Mathilde se leva, un peu chancelante, et s’engouffra dans l’antre du Mauve, baissant les yeux en arrivant à sa hauteur. Ce faisant, elle entendit une petite inspiration surprise émaner de lui. Peut-être avait-il été frappé par son attitude ou, plus vraisemblablement par son allure qui sortait de son train-train habituel. Elle avait l’aire d’une étrangère et, en tant qu’Ambassadeur, il devait l’avoir remarqué instantanément. La voix du Mauve, qu’elle trouvait de plus en plus douce à mesure qu’elle l’entendait, retentit encore tout près d’elle. Il fallut quelque seconde encore à la jeune fille avant de comprendre que l’Ambassadeur lui proposait son bras. Elle l’accepta avec un mélange d’appréhension et de gêne. Son attitude n’était-elle pas un peu méprisante ? Se moquait-il d’elle derrière son masque poli ? Impossible de savoir. Ce qui était sûr, c’était que son masque se mua en éclat de rire à la seconde où il posa les yeux sur sa robe. Le cœur de Mathilde s’affola dans sa poitrine. Elle avait posé ses mains sur le bras puissant du Mauve. Ses deux mains. Et qui donc se chargeait de masquer la tache à présent ? Elle resplendissait dans toute sa noirceur à la lumière des ampoules de la pièce, laissant à l’Ambassadeur tout le soin de l’admirer dans ses détails graisseux. Ses mains se crispèrent sur le bras du Mauve. Comment avait-elle fait pour commettre autant d’impairs en si peu de temps ? Sa mère avait eu raison de s’inquiéter. Son manque de distinction risquait-il vraiment de déshonnorer sa famille, comme elle l’avait laissé entendre ? Mathilde se fichait de son honneur personnel, mais la carrière militaire de ses frères risquait d’en prendre un coup sa famille tombait en disgrâce diplomatique. Cette tache pouvait très bien être prise pour une insulte, qui sait ?

L’Ambassadeur perçut son trouble et y mit fin en quelque mot prononcé sur un ton infiniment doux.

— Détendez-vous mademoiselle. Je ne mords pas.

Ces simples mots, que Mathilde trouva incongrus dans la bouche d’un homme à l’allure aussi strictement protocolaire, l’apaisèrent étrangement et elle se détendit. C’était plus fort qu’elle, une quiétude étrangère s’imposa en elle. Le charisme Imperien. Heureusement qu’elle ne pouvait momentanément pas faire autrement qu’être détendue, car cette facilité déconcertante avec laquelle il l’avait incitée au calme l’aurait rendue plus nerveuse que jamais. Ce don avait quelque chose de tout à fait effrayant à ses yeux. Emplie de cette tranquillité aussi artificielle qu’éphémère, Mathilde obtempéra quand il l’invita à s’asseoir sur un divan de velours. Aussitôt installée, elle ramena ses mains sur la tache, ce qui fit sourire le Mauve. Il prit la parole le premier, évitant de justesse qu’un silence gênant s’installe.

— Vous êtes donc la quatrième fille des Eth’Arken ?

— Oui Monsieur.

Sa voix lui fit l’effet d’un agneau qui ne maîtriserait pas encore les bêlements. Elle vit l’amusement persister dans les yeux violet pourpre du Mauve.

— Vous serez peut-être surprise d’apprendre que je connais votre sœur.

Mathilde frémit à peine sur sa chaise en entendant Jadice être mentionnée par l’Ambassadeur. Celle-ci s’était déjà vantée mainte fois au manoir d’avoir un cercle relationnel exceptionnellement étendu à la Cour Impériale. En plus de ses admirateurs. Le Mauve continua.

— Une cantatrice remarquable, vraiment. Si vous pouviez lui passer mes félicitations pour sa dernière prestation au Cantatorium, j’en serais ravi.

Le hochement de tête de Mathilde n’était que mécanique.

« C’est ça, compte sur moi pour chanter tes louanges à ma sœur qui est une femme mariée. »

Elle l’écoutait, mais de plus en plus sur la défensive.

— Mais revenons à ce qui vous amène ici, se rappela le Mauve en secouant en l’air sa blanche main, le Test, mademoiselle, le Test. Savez-vous en quoi il consiste ?

Mathilde bénit le ciel qu’il lui ait posé la question. Il ne l’avait probablement dite que par pure formalité, loin d’imaginer qu’on puisse être assez distrait pour passer le Test sans s’être renseigné. Comme quoi, sa mère avait tord, elle avait bien quelque chose d’unique. Mathilde hocha négativement la tête en faisant un gros effort pour ne pas en faire trop. Un peu de tenue, pas d’excès. Penser à l’avenir de ses frères. La surprise du Mauve fut sincère.

— On ne vous a donc rien dit ? s’étonna l’Ambassadeur. Permettez-moi alors de vous éclairer.

Il lui prit délicatement la main et Mathilde réprima un frisson. L’étincelle amusée était revenue dans ses prunelles.

— Tout ce qu’il me faut, susurra-t-il en plongeant ses yeux pourpres dans ceux transparents de la jeune fille, c’est votre sang.

À ces mots, elle ne put retentir ni son mouvement de recul ni son glapissement apeuré. Sa réaction accentua le sourire déjà grand de l’Ambassadeur.

— Rassurez-vous ma chère, une goutte suffit. Je vais vous expliquer si vous le souhaitez.

Il se leva et l’invita à faire de même. Mathilde le suivit sur des jambes chancelantes jusqu’à une autre porte qui donnait sur un cabinet un peu moins éclatant de luxe. Et pour cause, il avait été transformé en laboratoire. La longue table en bois qui remplissait tout l’espace était recouverte de tout un circuit de tuyaux de verre, de chauffe-eau, d’éprouvette et de liquides bouillonnants de toutes les couleurs qui répandait dans l’air une odeur infecte. En la voyant froncer le nez, le Mauve lui tapota la main d’un geste artificiel.

— Ne vous inquiétez pas. Les fragrances de ces produits sont épouvantables, mais inoffensives, je vous l’assure.

Plus que septique, Mathilde le laissa l’emmener jusqu’à l’une des extrémités de la table où un liquide devenu trouble aux légers reflets nacrés coulait au goutte à goutte dans une fiole de cristal. De larges bandelettes de papier buvard blanc étaient posées à côté. L’Ambassadeur les lui désigna.

— Le procédé du Test est très simple. La solution que vous voyez là a été pulvérisée sur ces buvards. Elle ne réagit qu’au sang possédant la capacité d’accueillir un Sylphe.

Mathilde tiqua. Un Sylphe ? Elle était sincèrement surprise d’entendre ces deux mots de sa bouche. Son accent Impérien les avait fait roulé comme sur du velours, mais pas moyen de faire erreur. Il avait bien fait référence à ces pouvoirs magiques de conte de fées. Brusquement, Mathilde se sentit plus perdue encore que depuis qu’elle avait mis les pieds à l’Ambassade. Elle aurait voulu poser les mille questions qui s’entrechoquaient dans sa tête, mais il ne lui en laissait pas le temps. Tel un prestidigitateur, le Mauve fit apparaître une fine aiguille entre ses doigts et, poussant la démonstration jusqu’au bout, il se piqua le doigt. Une perle de sang rouge ne tarda pas à apparaître sur sa peau blanche et il la fit tomber sur le papier. Celle-ci s’étendit sur le buvard immaculé et préserva sa couleur écarlate. Le Mauve brandit le test sous le nez de la jeune fille sans tenir compte du malaise qui l’avait prise à la gorge. Sa pâleur était telle que ses cheveux parurent soudain plus foncés que jamais. Mais l’Ambassadeur n’eut aucune pitié et continua son explication en lui secouant sa tache de sang devant les yeux.

— Comme vous le voyez, le Test est négatif. Il l’est dans plus de 98 % des cas, donc n’ayez crainte. Chaque Île ne fournit qu’entre un et quatre individus positifs chaque année sur les milliers de jeunes testés. Vous ressortirez très bientôt d’ici sans avoir plus rien à penser d’autre que votre avenir de Nimariante.

Sourire crispé de la part de Mathilde. Son avenir de Nimariante. Il avait dit ces mots avec une telle condescendance… avait-elle l’air si inoffensive qu’il pouvait se permettre de laisser filtrer le mépris qu’il entretenait envers ceux qui ne venaient pas de sa Capitale ? Il jouait manifestement avec elle. Que cela devait être drôle pour un Mauve de pouvoir décrire à ses semblables les maladresses d’une pauvre Nimariante ! Mathilde l’imaginait très bien raconter tous ses faux pas autour d’une tasse de thé dans un salon mondain. Elle se mordit l’intérieur de la joue. Elle devait au moins ne pas se ridiculiser en révélant sa peur viscérale du sang. Elle retint un soupir sarcastique. Au moins, le Test était aussi simple que tout le monde le prétendait. Les mots de sa gouvernante lui revinrent en mémoire.

« le Test n’est l’affaire que de quelques heures et n’est pas plus douloureux qu’une piqûre d’épingle »

Si elle l’avait un peu mieux écouté, elle aurait su qu’il ne s’agissait pas d’une métaphore. Plus droite que jamais, Mathilde se composa le visage le plus serein qu’elle put sans le soutien du charisme du Mauve et elle tendit sa main à l’Ambassadeur en l’accompagnant d’un sourire.

— Faites votre devoir, articula-t-elle d’une voix neutre.

Une lueur surprise apparut dans les prunelles violettes du Mauve, mais il n’en montra pas plus de signes. Il prit élégamment le bout de son index et, d’un geste rapide, il lui piqua le doigt. Mathilde ne put étouffer tout à fait son frémissement. La douleur était infime, cependant la vision du liquide rouge qui perlait sur sa peau lui retourna le ventre. Mathilde sentit qu’elle ne pourrait pas retenir ses nausées bien longtemps.

« Pourvu que le Test se finisse rapidement, songea-t-elle en croisant les doigts de son autre main dans son dos. »

Pour une fois, l’Ambassadeur était trop concentré sur ses gestes pour lui adresser l’une de ses mimiques. Consciencieux, il fit tomber la goutte de sang sur un papier buvard neuf qui portait les nom et prénom de Mathilde. Elle se répandit comme précédemment sur le papier buvard, écarlate. Mathilde détourna les yeux et se perdit dans les moulures dorées qui ornementaient la pièce. Elle n’en pouvait déjà plus. Sa journée était décidément beaucoup trop rouge à son goût. D’abord les décorations ostentatoires de l’Ambassade et maintenant cette histoire de sang… elle avait hâte d’en finir. C’était sans compter sur l’Ambassadeur qui lui tenait toujours le bras. Mathilde attendit un peu, usant les restes de patience qu’elle possédait encore. Elle attendit. Attendit. Attendit. La poigne du Mauve ne se desserrait pas. Au bout d’un moment, Mathilde tenta de se dégager, mais elle s’aperçut que la prise de celui-ci était forte, beaucoup trop forte pour elle. Elle ne pourrait jamais le faire lâcher prise en tirant, et compte tenu de l’aiguille qu’il tenait encore très certainement en main mieux valait ne pas essayer. Elle n’avait d’autre choix que de lui demander. Elle s’adressa donc au dos tourné qui lui bouchait la vue.

— Monsieur, pourriez-vous…

— Eh bien pour être inattendu, c’est inattendu ! s’écria soudain le Mauve en lui coupant la parole si fort qu’elle en eut mal aux tympans.

Il se tourna vers elle, pétillant, et lui brandit de nouveau la bandelette sous le nez.

— Regardez-moi ça ! répétait-il. Non, mais regardez-moi ça !

Mathilde eut bien du mal à s’exécuter tellement sa main tremblait d’excitation, mais elle finit par déceler ce qui clochait. La tache sur le buvard. Elle n’était plus rouge. Elle était bleue.

C’était un bleu sombre tirant sur le violet par endroit. Une très belle couleur en soi. Pourtant elle gela le cœur de Mathilde. Bleue. Pourquoi la tache était-elle bleue ? Ça ne pouvait être…

— Ma petite demoiselle, chantonna l’Ambassadeur tout guilleret, vous venez à l’instant de devenir une Filleule de l’Empire. Toutes mes félicitations !

Il lui serra vigoureusement la main et lui donna des petites tapes dans le dos. Il était fier comme si c’était lui qu’on venait de tester positif. Son débit de paroles était trop élevé pour que Mathilde, dans son état de choc, puisse en suivre un seul mot. Ses lunettes avaient glissé de son nez et l’une des bretelles de sa robe avait fait de même. Toute force l’avait brusquement quitté, replacée par un froid glacial qui se répandait dans tout son corps en suivant le chemin de ses veines.

Positive.

Ce même mot se répétait à l’infini dans sa tête comme un écho. À chaque fois que ses oreilles bourdonnantes l’entendaient, elles refusaient de l’analyser. Ce n’était pas possible. Pas concevable. Mathilde n’avait pas du tout prévu d’être…

— C’est toute votre vie qui va changer ma petite, continuait l’Ambassadeur, vous allez voir !

Non, je ne veux rien voir du tout ! Sa vie ne pouvait pas changer, c’était contraire à tous les plans qu’elle avait élaborés. Contraire à tout ce qu’elle avait pu imaginer. Elle n’avait pas pris en compte une seule seconde d’être… positive ! Ce mot l’ébranla une fois de plus. Elle ne voulait pas de cette nouvelle vie qui se profilait devant ses yeux. Mathilde réalisa alors qu’elle ne s’était jamais vraiment demandé ce qui arrivait aux personnes positives. Ça ne l’avait jamais vraiment intéressée, et de toute façon, même si les familles des Filleules étaient très médiatisées et obtenaient une place de choix à la Cour, elles ne s’étendaient pas vraiment sur le sort de leur enfant, exilé à la Capitale par ordre impérial. Car oui, la seule vraie conséquence que Mathilde connaissait — et qui était déjà beaucoup trop conséquente à son goût — c’était qu’elle devrait se rendre à Impera. Cette seule perspective suffisait à lui donner le vertige. Et cet Ambassadeur qui refusait de se taire !

— Je veux rentrer chez moi, murmura-t-elle du bout des lèvres.

Fuir. Le plus loin possible.

— Mais bien sûr ! s’exclama aussitôt le Mauve en passant son bras autour de ses frêles épaules. Il va falloir annoncer la nouvelle à votre famille. Que vous devez être fière ! La famille Eth’Arken compte désormais une Filleule dans ses rangs. Quel honneur !

Il continua à babiller ces sottises en la raccompagnant jusqu’à une porte derrière laquelle un garde attendait. Le Mauve lui donna quelques recommandations et, au moment de quitter Mathilde, il s’inclina pour réaliser le baisemain le plus respectueux que la jeune fille n’ait jamais vu. Puis il releva ses yeux violets vers elle et prononça des mots qui la firent frissonner jusqu’au bout des doigts.

— Vous allez devenir célèbre ! Dans quelques heures, à la conférence radiophonique impériale, tout l’Archipel connaîtra votre nom !

Mathilde ferma les yeux et se mordit les lèvres pour retenir le cri qui lui obstruait la gorge.

C’est une catastrophe.

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Lilye
Posté le 21/05/2021
Bonsoir Emmy,
Je suis inscrite depuis plus d'un an sur Plume d'Argent, mais totalement inactive jusqu'à aujourd'hui. Tu es donc la première que je lis et pour l'instant, je ne suis pas déçue du tout !!
Après ce deuxième chapitre, je confirme que j'aime beaucoup ta plume. La lecture est fluide et le style très agréable.
J'apprécie plus encore Mathilde dans ce chapitre, car je trouve que sa gêne et sa maladresse la rendent touchante et accessible.
J'ai par contre un peu de mal à cerner l'Ambassadeur, mais c'est peut-être le but. J'attends donc de voir ce que tu lui réserves pour la suite. A moins que l'on en entende plus parler !
Pour moi, tes descriptions sont plutôt claires et laissent la place à l'imagination pour ce que tu ne dis pas (j'avoue ne pas être une fan des descriptions trop longues ! ).

Je suis très contente de t'avoir découverte et de voir que tu as bien avancé au vu du nombre de chapitres que tu affiches. J'ai hâte de connaître la suite des aventures de Mathilde et de comprendre tous les enjeux de l'univers que tu créer.
Bonne soirée et que l'imagination soit avec toi ;)

Lilye
Emmy Plume
Posté le 24/05/2021
Hello Lilye !

Bienvenue sur la Mémoire des Sylphes ^^

Ça me fait super plaisir que mon histoire soit ton premier choix pour commencer à être active sur PA, c'est génial ! J'espère qu'à l'avenir tu auras l'occasion de vraiment te plonger dans les multiples univers des auteurs qui peuplent cette communauté ;)
Je suis moi-même là seulement depuis novembre dernier, donc en quelque sorte j'ai encore beaucoup à découvrir XD

Je suis très contente que Mathilde te plaise, c'est un personnage cher à mon cœur qui m'accompagne depuis quelques années déjà. Quant à l'Ambassadeur, il est effectivement dur à cerner, et cela d'autant plus du fait que notre chère Mathilde n'y arrive pas (en deux mots, c'est volontaire ;)

Je suis aussi touchée que ma plume te plaise, car c'est pour moi un sujet de préoccupation ^^' Et puis, au niveau des descriptions, ne t'inquiète pas, j'ai moi aussi du mal lorsqu'elles s'étendent sur des paragraphes entiers XD

En tout cas, merci de ta lecture et pour ton commentaire ! J'espère que la suite de mon roman te satisfera, au plaisir de te relire ! =^v^=

Emmy
Aryell84
Posté le 30/03/2021
Hellooooo !!
3 siècles plus tard, me voici, je suis vraiment heureuse de reprendre la lecture de ton histoire, et j'ai vraiment a-do-ré ce chapitre qui plonge totalement dans l'histoire et dans le ressenti de Mathilde: je me suis bien plus attachée à elle dans ce chapitre que dans le 1er (rétrospectivement, ton 1er chapitre a le défaut de ses qualités: il plante très bien le décor, mais l'exposition y semble un tout petit peu artificielle, alors que tout coule de source dans ce chapitre). Le personnage de l'ambassadeur est génial et pique la curiosité, en illustrant très bien la fascination pour les Mauves évoquée, et je trouve ça très bien, qu'il soit un personnage important pour la suite ou pas (même si de fait j'ai envie de le revoir maintenant ^^)
Bref rien à redire, quelque petites coquilles maladresses (à mon sens) que je te laisse le soin de corriger ou pas à ta guise ;)
- Ariette se présente comme la cadette, mais tu dis que c'est la dernière ensuite, or la cadette n’est pas la dernière → la benjamine
« Sans que Ariette » → qu’Ariette
« ça ne la frappait que maintenant » → cela, ou alors une autre expression un peu moins lourde (comme elle ne s’en rendait compte/prenait conscience/réalisait…)
« la carrière militaire de ses frères risquait d’en prendre un coup sa famille... » → si sa famille
« en quelque mot » → en quelques mots
« sa mère avait tord » → tort
« hocha négativement » → on comprend, mais un peu oxymorique, du coup ça m’a fait tiquer
Voili voilou, je m'en vais rapidement lire la suite, et BRAVO !!
Des bisous <3
Emmy Plume
Posté le 07/04/2021
Hellooooooo

J'arrive pas à croire que tu aies rattrapé aussi rapidement les 20 chapitres !! Merci pour les nombreux commentaires que tu m'as postés, ainsi que les remarques de styles qui me seront bien utiles pour ma relecture.

Je suis contente que ce chapitre t'ai plu. C'est un passage important du récit, et même si je pense qu'il peut encore être retravaillé, ça me réjouit que l'Ambassadeur te plaise, ainsi que la confrontation de Mathilde à cette "épreuve".

Je vais répondre à tous tes commentaires, mais comme je suis un peu prise par les études et les partiels en ce moment, il est possible que je mette un peu de temps (mais promis, ça arrive ;).

A bientôt (aussi vite que je pourrais) ! =^v^=

Emmy
Pétrichor
Posté le 01/03/2021
Waaa !

Je prends enfin le temps de continuer ton livre, et je ne le regrette pas !

Autant le chapitre précédent j'étais un peu retrait dans l'histoire, autant ici je sens que je suis plongé dedans !
Ma conclusion est que je n'ai rien à dire sur ton style d'écriture : il est franchement nickel !
Tu alternes parfaitement description et narration, le tout rythmé à merveille dans une prose imagé. C'est génial !

(Par contre c'est pas "Tient tient" mais "tiens tiens") :D

L'intrigue commence à montrer le bout de son nez, ou du moins la façon dont l'histoire va se dérouler. Et c'est exactement la direction qu'on voulait qu'elle prenne ! J'étais sur qu'elle passerait le test.

Bon. Je suis enthousiaste, et je vais continuer avec plaisir de ce pas !

Pétrichor.
Emmy Plume
Posté le 01/03/2021
Bienvenue Pétrichor ^^

Contente de te voir revenir sur la Mémoire des Sylphes et de me partager ton expérience de lecteur (c'est très instructif - et motivant - pour moi !)

Merci pour ces remarques sur mon style d'écriture, je suis heureuse qu'il te convienne (je passe beaucoup de temps à y travailler ;)

J'espère aussi que l'intrigue continuera de te plaire (merci aussi pour la coquille ^^')

Au plaisir de te relire et de te partager cette aventure =^v^=

Emmy
Lunatique16
Posté le 15/02/2021
Salut Emmy !

Mais wouah ! Quel chapitre ! J'ai vraiment adoré, tu retranscrit très bien le ressentit de Mathilde, et tes descriptions sont juste sublimes. Je me suis sentie presque aussi mal que Mathilde quand elle a découvert qu'elle était positive au teste. Et cette tâche incongrue... il fallait bien quelque chose pour tout gâcher pas vrai ? ^^'
J'ai aussi trouvé le comportement de ce "Mauve" particulier, je suis assez d'accord avec Mathilde, peu importe sa beauté et ses jolies paroles, son pouvoir sur les autres est malsain. Quoique je commence à me dire que sa réaction face au test positif est encore plus malsain ! Mais qui réagit de la sorte ? Complètement fou le bonhomme ! (Et sacrément hypocrite, il se foutait pas de sa gueule il y a même pas 5 minutes ?) Et vouloir l'annoncer à la famille, aie aie aie, quel malheur... quand sa mère va l'apprendre ça va être l'enfer, j'imagine déjà la scène ! Va-t-elle tenté de fuir en catimini ?

Enfin, tu l'auras compris, j'ai adoré ce chapitre. Mais j'ai remarqué quelques petites coquilles comme "Nimériants" qui devient "Nimérians" d'un chapitre à l'autre. Je trouve aussi que tu devrais passer à la ligne un peu plus souvent, ton texte est prenant mais aussi un peu étouffant à cause de ses longs paragraphes.

Bref, je ne traîne pas plus longtemps et je m'en vais dévorer la suite !

A bientôt ! ;)
Emmy Plume
Posté le 16/02/2021
Coucou Lunatique16 !

Quel plaisir de te lire dès le matin ! Je ne m'attendais pas à ce que tu répondes à mon commentaire, ni à ce que tu continues si vite ta lecture ^^
Rassure-toi, je ne suis pas un auteur qui mord ses lecteurs (on aura tout vu ;) Je suis plutôt de ceux qui apprécies les remarques constructives, comme je crois qu'il y en a tant sur PA (du moins je l'espère).

Cela me fait plaisir que ce passage t'ait plu, avec ses descriptions et les déboires de Mathilde. Ce n'était pas une surprise pour ce qui est du résultat (je veux dire, même le résumé en parlait ^v^'), donc j'avais plutôt intérêt à avoir un chapitre béton autour.

J'ai pris beaucoup de plaisir à inventer le personnage de l'Ambassadeur, qui mélange apparente frivolité et orgueil des Mauves. "malsain" est sans doute le mot le mieux choisi pour décrire le ressentit qu'il déclenche chez Mathilde ;)

Quant aux coquilles, il en reste bien quelques unes qui me file sous le nez. Ce n'est normalement ni "Nimériants" ni "Nimérians", mais bien "Nimarians".... J'ai des corrections à faire XD

enfin bref, merci pour ton retour, et je m'en vais répondre à ton commentaire suivant =^v^=

Emmy
Lunatique16
Posté le 16/02/2021
Contente d'apprendre que je ne risque rien à commenter ton histoire XD pour ce qui est des coquilles je me suis peut-être trompé ^^' j'avais tellement hâte de lire la suite que je n'ai pas vérifié, dans ma tête je lisais toujours "Nimérian" mais maintenant que tu le dis je me rend compte que je me suis trompé x)
Et je te confirme que ton chapitre est béton ! Tu as très bien travaillé ;)
KatiaB
Posté le 29/01/2021
Salut Emmy !
Je reprends ma lecture après une longue absence, mais je dois dire que je suis agréablement surprise par ce chapitre. Bien entendu, le résultat du test était attendu, mais je me demandais comment tu allais présenter tout le décorum autour.
Le personnage de l’Ambassadeur me plaît bien (un trentenaire sexy, forcément moi ça m'intéresse !), même si je n'arrive pas à savoir si c'est un "gentil" ou pas, ni même s'il aura de l'intérêt plus tard dans l'histoire.
J'ai beaucoup aimé tes descriptions et tes touches d'humour.
On sent bien la tension de Mathilde tout au long du chapitre.
La seule chose qui m'ait dérangée c'est que j'ai trouvé hautement invraisemblable qu'elle ignore TOUT du test. Après tout elle a des frères et sœurs et tout le monde passe ce test. Du coup elle devrait en savoir un minimum, même si elle ne se rappelle pas de tout. Surtout qu'en soi le test n'est pas très compliqué ou élaboré, donc pas compliqué à se rappeler.
Mon autre interrogation vient de l'utilité de la "tache" sur sa robe. Tu en parles beaucoup, ça accentue son malaise mais est-ce que Mathilde n'aurait pas été tout aussi stressée sans ça ? Ce n'est qu'une question., il est possible que tu y mette un sens que je ne vois pas encore.
En tout cas, un chouette chapitre. Hâte de voir la suite :)
Katia
Emmy Plume
Posté le 30/01/2021
Hello KatiaB

Bon retour sur la Mémoire des Sylphes !

Oui, le résultat du Test n'était sans doute une surprise pour personne (enfin, il faut bien que l'histoire avance ;)

C'est vrai que le fait que Mathilde ne sache rien du Test peu sembler étrange, et même un peu maladroit ^^' Pour moi, le faite que le Test soit si simple et considéré comme anecdotique par sa famille (il est plus vu comme une étape que comme un véritable enjeu) joue beaucoup dans l'approche de Mathilde. Comme tu le supposes, elle en a probablement entendu parlé, mais elle n'y a jamais prêté attention, en se focalisant plutôt sur ce qu'elle trouve absurde (les Sylphes). Je ne sais pas si je suis claire, mais c'est en tout cas ce que j'avais en tête ^^'

Quant à la tâche, elle a surtout de l'importance pour Mathilde, qui n'aime pas être le point de focalisation d'attention. Si ça t'intéresse, je te dirais que le titre du chapitre est à double sens parce que et la tache de sa robe et la tache bleu du Test vont attirer l'attention sur elle (et à long terme pour la tache bleu). C'est en ce sens que j'ai nommé le chapitre ;)

J'espère que la suite te plaira dans le développement des personnages comme dans l'ambiance et l'intrigue (bref, que ça te fera passer un bon moment)

Emmy
Acantha
Posté le 26/01/2021
Même si notre petite Mathilde est adorable, je fond devant les yeux violets des Impérieux, mauvaise comme je suis ;)
Le rythme est bien trouvé et l'immersion superbe ! Je trouve juste certains rapports entre les personnages un peu manichéen mais j'attends la suite avant de crier au loup trop vite !
Hâte de lire la suite !
Emmy Plume
Posté le 26/01/2021
Merci pour ton commentaire Acantha !

J'ai aussi toujours aimé l'idée des yeux violets, et je suis contente de leur avoir trouvé une place au sein de cette histoire.
J'espère que tu verras bientôt apparaître les nuances que je m'efforce d'introduire pour chacun de mes personnages.

A bientôt pour la suite !

Emmy
Mélissa D. NUIT
Posté le 24/01/2021
Je suis décidemment mordue !
Je me représente parfaitement les scènes, l'immersion dans ton monde est pour ma part, complète !

Je poursuis ma lecture avec la même curiosité !
Emmy Plume
Posté le 24/01/2021
Encore une fois, merci pour ton commentaire !

ça fait du bien d'avoir des retours des lecteurs. pour ma part, ça me donne l'énergie et le courage de persévérer (et ça donne confiance aussi ;)

Bonne continuation ! =^v^=

Emmy
Ben Baker
Posté le 20/01/2021
Salut!
Ce second chapitre confirme le ressenti que j'ai eu après la lecture du premier (désolé, j'avance tout doucement). Ton écriture est très agréable à lire et j'aime beaucoup ton personnage! Au passage, je ne sais pas si c'est toi qui l'a réalisée, mais ta couverture aussi est très chouette.
J'essayerai de te faire un commentaire un peu plus poussé un des ces jours, lorsque j'aurai lu plus de chapitres. Je ne sais pas où tu en es dans l'histoire, mais je t'encourage vivement à la continuer ^^
Emmy Plume
Posté le 20/01/2021
Hello !
Merci pour ton commentaire. Tu sais, je suis déjà contente de tu ais pris la peine de me partager par commentaire ton ressentit de ce chapitre (je sais d’expérience que ça peut parfois être un casse-tête).
D'autant plus que certains de mes chapitres sont longs (c'est le cas de celui-là ^^'), alors je ne vais en vouloir à personne de prendre son temps ;)

Je suis contente que mon histoire et mon personnage te plaisent. Je n'ai pas réalisée cette couverture, il s'agit d'une image libre de droit (même si je compte bien m'améliorer en dessin assez pour un jour véritablement illustrer mon histoire ;).

Pour l'avancée, il s'agit de premier jet, et je n'en suis que quelques chapitres plus avant que le dernier sorti. J'ai un plan pour me guider et un but bien précis, mais c'est tout (autrement dit, s'il y a des maladresses, faudra se rappeler que c'est un premier jet, et à améliorer, donc XD).

En tout cas, encore merci pour ton retour, j'ai hâte d'en savoir plus sur ton avis (mais prend ton temps, hein? pas de pression ;)

Emmy
Blanche Koltien
Posté le 13/01/2021
Hello Emmy!

Décidément, on est de plus en plus emporté par ta plume, quel plaisir! Bien sûr, l'issue du test était annoncée dès le résumé, mais on ne peux s'empêcher de ressentir ce que ressent Mathilde, et le tout est très bien amené!

J'ai particulièrement aimé les différentes descriptions de l'Ambassade, ainsi que celles des personnages comme l'Ambassadeur!

Il ne me reste qu'à aller lire la suite! ^^
Emmy Plume
Posté le 14/01/2021
Merci pour ton enthousiasme !

C'est vrai que la surprise du résultat du Teste n'en est pas vraiment une, mais au moins l'est-elle pour Mathilde ^^ Sans ça, il n'y aurait pas d'histoire, pas vrai ? ;)

Bonne continuation dans ta lecture !

Emmy
Brétie
Posté le 13/12/2020
On est de tout cœur avec Mathilde!
On a l'impression d'être une petite souris dans le récit.
Bravo Emmy de nous emporter dans tes histoires.
Hâte de lire la suite...
Emmy Plume
Posté le 13/12/2020
Merci Brétie !
Je suis contente que l'immersion dans l'histoire te plaise autant.
J'aime procurer ce sentiment (du moins c'est mon intention d'écrivain) et voir que tu vibres avec mon personnage me remplie de joie.
Merci encore et à bientôt pour la suite ^^
Emmy
Hastur
Posté le 06/12/2020
Sacré chapitre ! C'est un long chapitre, mais c'est plus sympa de l'avoir d'un coup. Pas de surprise pour le test, mais cela ne m'a pas empêché de partager la tension de Mathilde tout du long. Une écriture toujours aussi plaisante à lire.

Je te mets mes petites notes de lecture:
"À condition qu’il n’y aille pas"
n'y ait pas

"on est pas prêt"
on n'est pas ?.

"l’essentiel ! c’est tout moi ça !"
C'est ?

"La voix de baryton de l’Ambassadeur appela Mathilde avant Charlotte."
Aaaah enfin ! :D

"du sourire encourageant de cette-ci"
de celle-ci

"sur un cabinet un peu moins éclatante"
éclatant ?

Bon courage pour la suite :)
Emmy Plume
Posté le 06/12/2020
Merci pour ce retour et toutes ces coquilles soulignées !
Je vais évidement m'empresser de les corriger, parce que vraiment il y en a qui passe pas ^_^'
Merci pour ta lecture active, ça m'aide vraiment!

A bientôt pour la suite ^^
Casssice
Posté le 06/12/2020
J'adore ce chapitre, on a vraiment les sentiment de ton personnage, les décors sont bien décrit et la description sert aussi à rendre compte des sentiments de l'héroïne, je ne trouve pas que le chaître soit trop long, justement la tension est à son comble. Dans notre vie on a déjà tous eu un gros moment de stress et d'attente pour qu'au final cela ne soit rein du tout et c'est justement ce stress qui monte de plus qui est très bien amené. L'écriture je trouve est différente du premier chapitre vraiment, les mots sont juste, les dialogues sont bien et ne sont pas superflu. Un dialogue comme on pourrait en avoir dans la vie dans ce genre de contexte. J'ai hâte de savoir ce qui va lui arriver et surtout les problèmes qu'elle rencontrera à la cour. J'ai hâte aussi de voir son caractère changer, sa maturité arriver et surtout comment elle fera pour s'adapter à un monde complètement inconnu et comment elle y trouvera sa place. ^^
Emmy Plume
Posté le 06/12/2020
Merci pour ton commentaire !
ça m'a fait vraiment plaisir que tu partages avec moi ton ressenti de lecteur, je crois que ça m'aide à m'améliorer ^^
Pour l'instant, les retours que j'ai eu montre qu'un chapitre de cette longueur vous convient, donc je suis soulagée ! Je trouvais ça térriblement dommage de couper en deux ce crescendo ;D
Merci d'avoir pris le temps de me lire et de m'écrire,
A bientôt pour la suite ^^
Prudence
Posté le 06/12/2020
Bonjour !
Décidément, ta plume m'emporte ! J'ai adoré ce chapitre et j'ai très hâte de lire la suite. Mathilde est un personnage à part que j'apprécie énormément. Les malheurs qui lui tombent dessus sont... comiques. J'adooore. Bref.

Autrement, j'ai quelques petites remarques :

-j'ai remarqué de petites incohérences au niveau de la typographie-orthographe (CourE, Jadi(ce), etc.) et quelques coquilles (leurS enfantS, accompagnéE)... rien de bien méchant.
-"Comment était-elle sensée rencontrer l'Ambassadeur..." --> ici "censée", car sensée vient du mot "sens", cela désigne plutôt quelqu'un qui réfléchit avec raison.
-Aussi j'ai trouvé les paroles du Mauve un peu exagérées. C'est très subjectif, mais je le trouve étrange, je ne l'ai pas compris. Parfois, il se révèle très subtil, rusé comme s'il était important, qu'il serait important à l'intrigue, puis cette impression se dissipe comme s'il n'était en fait qu'un figurant de passage. Qu'il n'est pas rusé mais juste le pantin d'un système qui le surpasse (ce n'est pas une remarque négative, je pense juste que cela gagnerait à être précisé.)
Je ne sais pas si ce que je raconte est très clair... Oo
-De manière plus générale, je trouve les nouveaux personnages (Charlotte, par exemple) peu approfondis ou tout simplement pas assez. Justement, je pense que leur donner déjà quelques très de caractères évidents pour pourrait les rendre plus consistants à un premier abord (et plus réalistes, de ce fait). Peut-être plus "personnaliser" les échanges ? Des tics de langages, des gestes, une façon de s'habiller, de regarder les autres, une voix grave, claire...

Le format du chapitre ne m'a pas gênée, pour répondre à ta question dans la note d'auteur ^^

Je me répète mais j'ai adoré le chapitre malgré ce que j'ai pu souligné, et j'ai beaucoup ri. La réplique/pensée de fin est un délice, d'ailleurs :-)

J'espère que mon commentaire t'aidera un peu.

A bientôt ^^
Emmy Plume
Posté le 06/12/2020
Bonjour Prudence
Merci pour ce nouveau commentaire, si constructif.
Les remarques que tu me fais sont très sensée (oui, pas de faute de frappe cette fois-ci ;-p ) tu soulèves une interrogation que je me suis posée avant de poster ce nouveau chapitre. Il se trouve que Charlotte est un personnage très passager, elle n'apparaît que dans ce passage. Du coup, je me suis dit que trop la détailler serait mettre le lecteur sur une fausse piste (malheureusement, vue que tu as été embrouillée, j'ai quand-même heurté l'iceberg...). Si tu as des conseils pour ce genre de situation, je suis preneuse ^^'
Quant à l'Ambassadeur, les deux aspects que tu as perçu sont vrai. Il gagnerait certainement à être clarifié, et ça ne saurait tarder (je m'y engage ^^)
Sinon, le changement de Jadis à Jadice vient d'un retour qu'on m'a fait. Il semblerait que la première option porte trop à confusion (et c'est vraiment la dernière chose que je veux pour mes lecteurs ^^'). J'ai donc changé. Pour Coure et Cour, c'est juste une faute d'orthographe que je vais m'empresser de corriger ;) .
J'espère que mes déboires d'écrivain ne nuiront pas trop à ton plaisir de lecture
A bientôt pour la suite
Prudence
Posté le 07/12/2020
Des conseils ? Mmm... Eh bien, je pense qu'il y a un tas de solutions possibles.
Soit tu changes d'avis, et Charlotte deviendra importante dans l'intrigue (bien plus tard ou très bientôt). C'est souvent ce qu'il se passe de mon côté : des personnages s'invitent tout seuls, et je n'ai d'autre choix que de les accepter, haha...
Sinon, je pencherais pour ne pas faire mention de son prénom, les personnages qui n'ont pas de noms retiennent moins l'attention du lecteur, je crois.
Ou encore... peut-être pourrais-tu faire partir Mathilde vers le Mauve moins brutalement de la discussion, qu'il y ait un petit désintéressement entre les deux personnages ? (Que Charlotte et Mathilde se détournent progressivement l'une de l'autre, en gros).
Ou tu pourrais te poser la question en quoi l'intervention de Charlotte au récit est-elle essentiel au déroulement de l'histoire ?
Voilà donc des petits conseils en vrac... XD
J'espère avoir pu t'aider un peu ! N'hésite pas à aller jeter un œil au forum (Discussions littéraires) si ce n'est pas déjà fait. Tu trouveras une mine d'or d'informations ! ;-P
Emmy Plume
Posté le 07/12/2020
Merci beaucoup pour tes conseils ^^
Il vont m'être très utile (j'ai d'ailleurs trouvé une solution pour Charlotte ;) ) Je suis déjà allée faire un tour sur le forum et c'est vraiment géniale, les gens sont super sympas et vraiment bienveillant (ça fait du bien!) Je vais travailler à prendre contrôle de mes personnages, ils ne manqueraient plus qu'ils me désobéissent xD)
merci encore et à bientôt !
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