Chapitre 2 - La gardienne

Notes de l’auteur : Reprise du prologue initial, qui n'est donc plus un prologue et qui a été scindé en deux chapitres distincts.

A des milliers de kilomètres de cet olivier, une autre jeune fille rêvait.

 

Elle se tenait au pied d’une falaise abrupte, sur laquelle le vent soufflait des promesses de tempêtes. La jeune femme couvrit son visage de ses mains et fit quelques pas, aveugle.

 

Flora ne se souvenait pas d'être arrivée là. Elle se retourna et contempla de ses yeux ébahis le mur de pierre qui s'élevait à quelques mètres d’elle, sa cime se perdant sous une épaisse couverture de nuages blancs. Au loin, on entendait l'orage gronder. Un frisson la parcouru, et elle fit volte face. Qu'importe ce qu'elle faisait là, elle devait s'éloigner de cette falaise. Au plus vite.

 

Il lui fallut marcher un moment avant que le grondement sourd du ciel  ne se tût. Tout au long de son cheminement sur une piste cahoteuse, Flora s’était demandée si elle rêvait. Elle finit par arriver à quelques mètres d'un village, à flanc d'une colline. Les maisons en briques rouges et blanches s'assemblaient à merveille avec les ruisseaux aux alentours et les prairies colorées. Quelques femmes arrangeaient des fleurs à leurs fenêtres, des enfants jouaient dans les petits jardins cerclés de barrières de bois blanc, et des hommes discutaient dans les petites rues paisibles. Elle voyait au loin, en dehors du village, un troupeau de moutons paisser tranquillement. Un chien se mit à aboyer autour des bêtes pour les rassembler auprès d'un homme, qui agitait bien haut son bâton de berger.

 

Avec un petit sourire, Flora entreprit de traverser le village, saluant les villageois d’un signe de tête. Mais tous se figèrent. Les enfants s'arrêtèrent de jouer, et certains rentrèrent chez eux, appelés par leur mère. Les hommes s'écartèrent sur son passage, l'air quelque peu effrayé. Aucun ne réagit à ses salutations, et la jeune femme tenta un petit signe timide de la main, auquel les gens ne répondirent pas non plus. L'étrangeté de la scène la mit mal à l'aise. Son sourire se réduisit peu à peu, et elle finit par se mordre les lèvres. Décidément, ça ne pouvait être un rêve. Tout ce qu’elle observait, ses pensées cohérentes, lui indiquaient qu’elle se baladait. Une bourrasque se leva de nouveau, et une odeur sucrée lui chatouilla les narines. Où pouvait-elle bien être ? Pourquoi les gens réagissaient-ils ainsi ?

 

Elle oublia ses craintes lorsqu'elle l'aperçue. Flora avait finit par sortir du village, et après avoir dépassé la dernière maison, elle voyait à présent un lac immense s'étendre au pied de la pente de la colline. En face d'elle, surplombant l'eau claire, un magnifique temple grec régnait sur toute cette splendeur. Flora en était assez proche pour apercevoir une silhouette entre deux colonnes. Une silhouette qui la fixait. Elle, la jeune fille perdue dans un étrange sommeil, dans un songe qui semblait ne pas en être un. Et au fond d’elle-même, Flora sentait que cette personne qu'elle voyait de loin était liée à tout cela, devinant un appel muet. Oubliant les incessants murmures des villageois qui s'étaient regroupés derrière elle à distance respectable, la jeune fille s'élança vers le temple.

 

Lorsqu'elle atteignit enfin les premières colonnes, Flora remarqua que le soleil avait continué sa course et commençait à laisser des filets rougeâtres, annonçant son coucher prochain. Elle ne se laissa que quelques secondes pour récupérer ses forces, attirée par les colonnes et les murs du temple. Elle en était convaincue, ce n'était rien d'autre qu'un temple grec. Exactement comme l’aurait été le Parthénon si le temps et les guerres ne l'avaient pas détruis. Emue de pouvoir contempler pareil trésor, Flora en oublia la silhouette qui lui avait value toute cette ascension. Des inscriptions avaient été taillées dans la roche qui constituait les colonnes et le mur qu'elle avait devant elle. Dans une langue qu'elle ne reconnut pas du tout. Aucune typographie reconnaissable, elle qui aurait pourtant juré que ce temple était grec. Flora fouilla dans ses souvenirs à la recherche d'anciennes écritures, allant même jusqu’à rappeler à sa mémoire l’écriture cunéiforme, mais rien. Un autre élément la troubla : le coeur du temple semblait être une pièce entièrement fermée. Une double porte en marbre, gigantesque, était la seule percée de ces murs.

 

Plongée dans ses réflexions, elle recula peu à peu, se demandant pourquoi ce qui paraissait commun à ses connaissances s’avérait être totalement étranger. A force de s’éloigner à l’aveugle, Flora finit par buter sur la silhouette inconnue qui avait justifié son ascension. En sursautant, elle se retourna et retint un cri d’effroi, sa main esquissant un geste de défense. C’était une femme. Au premier abord, elle ne vit que ses yeux, comme ensorcelée par l’impossible qui se déroulait devant elle. Pourtant, la femme n'avait rien de monstrueux, au contraire. Un visage fin, en parfaite adéquation avec un corps sec mais gracieux, était tiré par une longue queue de cheval noire.

 

Mais ses yeux… Ces yeux. Il n'y avait pas de pupille, ni d'iris. Des tourbillons de couleur dansaient dans le regard de la femme étrange, le vert et le marron entraient en ébullition rappelant les forêts et la terre battue, tandis qu’un rouge profond invoquait le feu d'un volcan, prêt à cracher sa furie. Flora se sentait observée, dévisagée, mise à nue. Elle se mit à trembler, la bouche sèche, effrayée par ce regard insencé.

 

Flora se demanda une nouvelle fois ce qu'elle faisait là, se rappelant soudain que la silhouette qui l'avait attirée était cette femme aux yeux dansant. Cette dernière n'avait pas bronché, se contentant de l'observer, la tête légèrement penchée sur le côté. Flora se força à se calmer, ses mains moites serrées, ses ongles s’enfonçant dans ses paumes. Elle pouvait presque sentir un danger invisible, et se mit à espérer de toutes ses forces que tout cela ne soit qu’un rêve. Elle examina alors la femme qui se tenait devant elle. Celle-ci portait une chemise à jabot blanche, et sa taille élancée était entourée d'un tissu de soie marron. Son pantalon, qui semblait être du cuir, était brun également et des bottes en daim de la même couleur lui arrivaient aux genoux. Flora, après l'avoir détaillé, ne pouvait que l'admirer une fois la frayeur de ses yeux passée. A sa grande surprise, un nom lui vint à l’esprit, et lui échappa.

 

— Gaïa.

 

Elle serra les dents, et plaqua sa main sur sa bouche, aussitôt que le nom eut franchit ses lèvres.

 

— Bienvenue Flora.


La voix était calme et pourtant, une certaine puissance, une profondeur émanait de celle-ci. Flora se mit à trembler un peu plus fort, désorientée. Elle avait prononcé le seul nom qui lui était venu à l'esprit. L'inconnue fit un pas sur le côté.

 

— Suis moi, ne te triture pas l'esprit avec des suppositions complexes, la réalité l'est assez pour cela.

 

Elle contourna Flora avec la grâce d'une danseuse et le silence d'un chat, et la jeune femme ne sentit qu'un courant d'air sur son visage, aux yeux écarquillés. Elle se retourna d’un geste, et vit la femme devant la double porte, les mains posées dessus. Celles-ci s'ouvrirent en grinçant, révélant un intérieur sombre et laissant s’échapper les effluves d’une forêt après une nuit pluvieuse. La femme jeta un regard à Flora, la mettant comme au défi de la suivre, et entra dans le temple.

 

Flora se mordit la lèvre, hésitant encore entre le rêve et la réalité. Elle finit par la suivre, ne sachant pas ce qu’il fallait craindre. Après s’être approchée de la double porte, Flora se sentit attirée par l'obscurité de la salle et l’odeur qu’elle dégageait. Mais avant d’y entrer totalement, elle dut s’arrêter sur le seuil, bouche bée. La pièce était immense, et si elle pouvait le voir, c'était parce qu'à chaque pas que faisait l'étrange femme qui la précédait, les torches sur les murs latéraux s'enflammaient. Le sol n'était ni en pierre, ni en marbre, et d’ailleurs, il n'y avait aucune richesse. C'était de la terre, de l'herbe et des fleurs, tandis qu’au milieu de la grande salle trônait un chêne colossal. Flora n'en crut pas ses yeux, et eut du mal à se souvenir d'en avoir déjà vu un aussi gros. Le plafond étant haut, les branches s'étiraient sur plusieurs mètres, tout comme le tronc. Mais Flora en était certaine : ce chêne était vrai, et la végétation aussi. Elle leva la tête vers le plafond de la structure, mais n'y vit aucune percée pour laisser passer la lumière. Comment faisait toute cette nature pour pousser sans le moindre rayon de soleil, dans l'obscurité quasi permanente ? Elle se mit à avancer doucement en regardant autour d'elle, ses yeux essayant de percevoir tous les végétaux qui existaient dans ce jardin. Des plantes grimpantes s’étaient agrippées aux murs, sur lesquelles avaient éclos des fleurs rouges, jaunes ou blanches, et dont les pétales semblaient bien lourds. Flora sentait sur sa peau et ses bras découverts l'humidité de la pièce et la douce chaleur qui y régnaient.

 

C'est en arrivant à quelques mètres de l'arbre qu'elle vit que la femme n'était pas seule. Une autre personne la fixait, cette fois un homme. Assis sur une racine haute, les bottes recouvertes d’une terre friable, lui non plus ne paraissait pas vieux et portait une chemise dont Flora distinguait à peine la couleur. Son pantalon était blanc, et ses cheveux foncés coiffés en catogan étaient attachés par un ruban sur sa nuque. Il avait l'air calme et un fin sourire, non pas méchant, éclairait son visage. Il paraissait presque amusé de la situation. L'étrange femme, qui avait rejoint le pied de l’arbre, prit la parole quand Flora traversa un dernier buisson fleuri pour s’arrêter à quelques mètres d’eux, sous les ramures.

 

— Tu te demandes si tu rêves n'est ce pas ? Certains te diront oui, d'autres te diront non. Ton corps est en sommeil, tu te reposes. Mais ton âme a quitté ton monde d'origine, pour rejoindre celui-ci. A mon appel.

Flora tressaillit. Qu'avait-elle dit ?

 

— Je ne comprends pas ce que vous dîtes.


Sa réaction ne parut pas gêner les deux personnes devant elle. Ses mains redevinrent moites, et elle sentit un filet de sueur froide couler le long de son dos. Elle les avait entendu, pour sûr. Mais son cerveau n’avait pas été capable de comprendre. Ça se passait toujours comme cela dans ses rêves, habituellement ?

 

— Il est normal que le sens de tout ceci t’échappe pour l’instant, reprit l’étrange femme. Mais tu n'as rien à craindre, nous ne te voulons aucun mal, et je suis là pour t'expliquer ta présence ici. D'abord, je vais me présenter. Je suis Gaïa, tu l'as d'ailleurs compris toi même il y a quelques minutes.


Flora eu du mal à enregistrer l’information. Ses oreilles se mirent à bourdonner. Savoir si elle rêvait vraiment ou pas était en réalité sa priorité première.

 

— Je… J'ai bien compris que vous vous appelez Gaïa, balbutia-t-elle. Seulement, je ne me sens pas… Je ne me sens pas comme d'habitude. Si je ne rêve pas, comment je peux être ici et dans mon lit ? Je ne comprends pas, répéta-t-elle, sentant un élan de panique la gagner.


Cette fois, l’homme se redressa et s'approcha. Il ne fit que quelques pas, mais cela suffit à Flora pour distinguer un éclat doré dans ses yeux. Pourtant, et elle dut réprimer un soupir de soulagement, ils n'étaient pas comme ceux de la femme.

 

— A mon tour de me présenter, fit-il avec un sourire. Je suis Hermès, messager des Dieux. (Il fit une courte pause et reprit) Tout cela est un peu difficile à t'expliquer Flora. Tu es en effet dans un autre monde que le tien, mais seulement ton âme, car ton corps dort. Il est au repos, dans la ville dans laquelle tu habites, et dans ton lit, comme d'habitude rassure-toi. Cependant, tu n'es pas vraiment comme tout le monde. Tu auras un rôle particulier à jouer dans le futur. Ce doit être difficile à appréhender pour toi, je peux l'imaginer, mais si nous t'avons appelé, c'est pour t'avertir de ce qu'il va se passer et également de ce qu'il va t’arriver dans peu de temps, puisque tu es liée à tout cela.

 

Flora ne pensait plus à rien. Il y avait quelque chose d'étrangement solennel dans les paroles de l'homme pour ne pas être entendu. Et elle était bien obligée d'admettre que la situation lui échappait totalement. L'homme se tourna vers la femme, qui avait levé la tête, et observait le haut du chêne majestueux. Lorsqu'elle prit la parole, elle avait détourné son regard, et Flora sentit comme une gêne à parler, comme si elle avait honte de quelque chose.

 

— On me nomme Gaïa, la Terre-Mère, fille de l'unique Chaos. Si nous t'avons appelé, c'est pour résoudre un problème, une énigme qui est en train de détruire ce monde. Ici, nous sommes à Aléaura, planète semblable à la Terre, une des rares planètes d'ailleurs où l'humanité a pu survivre. Aléaura a son importance, car vois-tu, cette terre est le carrefour de tous les autres mondes. C'est une zone de transit, là où circulent les humains possédant les capacités d’atteindre une autre partie de l’Univers. Cependant, cela n'est plus possible depuis de nombreuses années.

Gaïa se tut, perdue dans des pensées inaccessibles. Hermès reprit la parole et s’éloigna, commençant à faire les cent pas entre elles.

 

— Cette terre, ce monde s’est gouverné seul il fut un temps, commença-t-il,  lorsque les humains cohabitaient encore avec les Elfes, que les armes ne servaient qu'aux Dieux, et que les peuples n'étaient pas aveuglés par la cupidité, l'égoïsme et l'horreur. Mais je ne vais pas te répéter des choses que tu sais déjà, petite : l'Homme est avide de pouvoir, qu'il soit Dieu ou Humain, et ne recule devant rien pour atteindre son but. - Il fit une pause et se tourna vers elle, passant sa main sur ses cheveux, laissant ainsi s’échapper quelques mèches brunes. - Flora, connais-tu Cronos et Ouranos ? Je sais que l'on en parle sur Terre.

Presque rassurée de pouvoir comprendre la question, Flora acquiesça.

 

— Ce sont deux titans, non ?

 

— Tu as raison. Des millions de fois supérieurs aux dieux, tant par leur intelligence que par leur force mentale et physique. Ils n'ont peut être pas la même histoire que dans ton monde, mais n'en restent pas moins malfaisant.

 

A présent, Flora avait les yeux perdus dans le vague, pensant aux paroles de ses hôtes. Hermès s'approcha de la jeune femme et se pencha  légèrement pour être à sa hauteur.

 

— Flora, tu dois nous écouter attentivement. Ces deux titans, Cronos et Ouranos, plongent Aléaura dans une torpeur effroyable. Ils ont divisés le monde en deux parties et bien que les villages et les alentours te semblent paisibles, il n'en ai rien. Les cœurs des femmes, des hommes et des enfants sont souillés par la peur, personne n'ose reprendre ses voyages et la famine et les guerres civiles nous guettent. Ce monde devient chaos et nous n'avons aucune nouvelle de la partie plongée dans l'obscurité. Des familles ont été séparées, et pour l’instant, nous vivons en sursis, attendant que Cronos et Ouranos en aient fini avec le secteur perdu. Même nous, qui incarnons les dieux des temps anciens, ne pouvons rien faire contre eux. Les seules personnes qui pourraient les vaincre sont Gaïa et Rhéa, les deux autres titans à puissance égale à leurs pouvoirs. Tu es donc la seule avec ta partenaire Rhéa à pouvoir traverser l'abîme qui nous sépare, et venir à bout de…


Mais cette fois, ce fût trop pour Flora. Elle leva les mains en signe de protestation, et coupa Hermès.

 

— Ça suffit ! s’écria-t-elle d’un ton plus sec qu’elle ne l’aurait voulu. On arrête là, d'accord ? J'ai déjà du mal à comprendre ce que je fais là, à essayer de comprendre si je rêve ou pas… Et vous, vous êtes en train de me dire que je dois sauver votre monde avec je ne sais qui, sans même savoir comment ! Et puis d’ailleurs, je ne suis pas Gaïa, c'est elle il me semble non ? - fit-elle en montrant la femme d'un signe de tête.

 

Les deux autres se regardèrent, comme s'ils jaugeaient l'instant. Puis Gaïa se tourna vers Flora.

 

— Flora, je ne suis plus titanide, du moins telle que je l'ai été lors de la Création. Mes pouvoirs existent certes, mais dans des reliques, et c'est également vrai pour ma compagne, Rhéa. Il me reste de la magie, mais juste assez pour maintenir une forme physique et me déplacer. C'est pour cela que nous avons choisi, avec Rhéa, des personnes aptes à gérer notre force et les enjeux de ce désordre. Je t'ai choisi Flora, pour que tu me succèdes et puisses mettre fin à ce dilemme que nous posent Cronos et Ouranos. Tu seras l'être dans lequel mes pouvoirs se plongeront.

 

Ses yeux flamboyant transperçaient ceux de la jeune femme, qui sentit un saut d’eau glacée lui tomber sur le corps. Un silence s'abattit dans le temple. Une étrange brise balayait la salle, mais Flora ne paraissait pas s’en apercevoir. L'arbre remuait ses branches, ses feuilles et quelques fleurs envoyant des senteurs enchanteresses vers les trois intrus. La jeune femme ne pouvait pas ignorer les paroles de Gaïa. Au fond d’elle depuis le début, elle savait qu'il y avait quelque chose d'anormal dans ce rêve, que si elle était toujours là, c'est que tout cela pouvait être tangible. Flora porta sa main à son front, clignant des yeux à plusieurs reprises. Il lui était malgré tout impossible d’entendre ce que l’on disait d’elle.

 

— Non… murmura Flora. Écoutez, je… Je ne sais pas ce que je fais là, je pense qu'il y a erreur sur la personne.

 

— Il faut surtout que tu ouvres les yeux, fit Hermès, implorant. Tes rêves sont toujours aussi réels ? Tu as bien senti le vent passer par les portes, et respiré le parfum du Sanctuaire ! Au fond de toi même, tu sais que ce que nous t'avons raconté est vrai, car tu ressens une puissance, un écho que tu n'avais pas soupçonné jusqu’à présent !

Flora recula de quelques pas, s’empêtrant dans les herbes hautes. C’était faux, elle ne ressentait rien à part la peur qui pulsait, grandissante. Il fallait que quelqu'un lui explique ce qui se passait, mais surtout, que l’explication lui convienne. Pourquoi ne se réveillait-elle toujours pas, malgré les griffures qu’elle se faisait discrètement depuis un moment ? Qu’on la laisse tranquille avec cette histoire impossible, elle n’avait rien à voir avec ça. Gaïa mit son bras devant Hermès qui avait de nouveau ouvert la bouche, empêchant celui-ci de s'avancer davantage de Flora, et fixa celle-ci.

 

— Jeune fille. Je ne peux pas comprendre ton désarrois. Mais je suis sûre d'une chose. Quand tu te réveilleras dans ta chambre sur Terre parce que ton chat aura cassé un verre de faïence bleu, tu comprendras que quelque chose d'étrange s'est produit en toi durant la nuit. Je te laisse découvrir tes nouveaux dons. Et que tu le veuilles ou non, bienvenue sur Aléaura, Gaïa.

Vous devez être connecté pour laisser un commentaire.
Zig
Posté le 16/02/2020
Bon j'avais dit que je posterai à la fin, mais en incorrigible bavarde que je suis (Huhuhu), je voulais poster quelques remarques.
Puis j'ai vu que Tac avait déjà écrit exactement ce que je pensais.
Du coup je fais juste oui de la tête pour confirmer tout quoi il a dit.

Bon ce commentaire ne sert donc pas à grand chose... Mais avoue que je confirme avec beaucoup d'élégance.

*passe au chapitre suivant*
Lucchiola
Posté le 17/02/2020
Absolument pas inutile, rho ! Je valide l'élégance ;)

Si tu appuies ce que dis ma chère Tac, je ne peux que m'incliner et envisager sérieusement une refonte de ce chapitre. A vrai dire, même s'il a été "repris", l'intégralité a été rédigé quand j'avais 15 piges.. Donc ça remonte un chouïa.

Bref, je m'en vais lire la suite !
Tac
Posté le 07/12/2019
Re-yo!
Mon com a disparu suite à une mauvaise manip alors je vais essayer de le refaire (mais en version plus courte parce que j'ai pas le courage, donc pardon d'avance pour la sobriété de mes explications)
J'ai bugué au départ car je n'ai pas compris si Flora était aveugle ou non, d'autant plus que tu places l'adjectid deux fois mais ton héroïne se comportecomme une personne voyante.
"ne te triture pas l'esprit avec des suppositions complexes, la réalité l'est assez pour cela. "--> ah ce genre de phrases ! je les trouves très clichées et ça a tendance à me faire sortir de ma lecture, je trouve tout personnellement que c'est une façon maladroite et artificielle de créer du mystère
De façon globale toute la discussion avec Hermès et Gaïa est beaucoup trop explicative à mon goût, elle ne me créée quasiment aucun mystère et par conséquent suspens. le seul suspens que j'ai ressenti réside dans les enjeux que décrivent Hermès et Gaïa mais à ce stade de l'histoire je trouve que c'est maigre de s'appuyer seulement sur cela.
Je ne comprends pas pourquoi G&H passent autant de temps à expliquer à Flora si ellerêve ou non, clairement pour moi c'est justement l'info qu'ils laissent de côté pour aller droit au but. Ce que tu dis à la fin avec le coup de la faïence bleue et du chat je trouve que c'est amplement suffisant -et mystérieux.
Ah et jai trouvé un tantinet ridicule cette façon d'introduire le nom de Gaïa. Le nom qui échappe des lèvres de l'héroîne, ça ne fonctionne jamais avec moi. D'autant plsu qu'ici, tes personnages se présentent littéralement une minute plus tard, donc pour moi ce procédé maladroit n'est pas nécessaire.
Dans l'ensemble cela étant j'ai l'impression que tu as une bonne base, mais fais gaffe à ne pas trop en dire ;)
Plein de bisous !
Lucchiola
Posté le 06/02/2020
Hello Tac ! Je t'avais dit que je prendrais le temps de répondre, même mille ans plus tard, et c'est le cas !

Merci déjà pour ta succession de commentaire et de ta lecture, ça m'aide énormément. Figure toi qu'après relecture #4351, je suis d'accord avec les points que tu as cité ici. Je vais donc m'évertuer à simplifier le chapitre, qui ne ressemble plus à mon écriture actuelle en plus de cela !
Errylle
Posté le 04/12/2019
J'aime beaucoup tes descriptions, elles sont assez complètes pour placer le décor, les personnages, etc sans pour autant être trop riche ce qui permet aux lecteurs de faire fonctionner son imagination.
J'ai hâte de prendre le temps de lire la suite 😊
Lucchiola
Posté le 08/12/2019
Hey, bonjour ! Merci beaucoup d’avoir pris le temps de lire, et en plus de commenter :)

J’ai toujours peur de noyer les lecteurs en décrivant trop les scènes, mais je n’arrive personnellement pas à avancer si je ne peins pas un minimum le décors dans ma tête !

Au plaisir de te retrouver dans tes écrits et tes lectures !
ludivinecrtx
Posté le 21/11/2019
Bonjour,

J'ai trouvé ce chapitre très poétique. Comme le premier.

Toutefois attention aux répétitions dans tes descriptions. Elles peuvent être également longues.

"Tu seras l'être dans lequel mes pouvoirs se plongeront.

Elle avait plongé son regard flamboyant dans celui de Flora, qui sentit un saut d’eau glacée lui tomber sur le corps. "

Trouver un synonyme au verbe plonger serait bien.

A un moment tu utilises des parenthèses, pour moi elles sont inutiles et alourdissent le texte.

J'ai beaucoup aimé le dialogue, il permet d'en apprendre beaucoup sur les dieux =)
Lucchiola
Posté le 24/11/2019
Hello Ludivine ! Ca y est, j'ai corrigé mes 50 copies, je me plonge dans tes commentaires avec amour <3
Encore merci d'ailleurs ! C'est très gentil d'avoir pris du temps pour lire mes textes capilotractés.

J'ai pris note de ce qui t'avais embêté, et j'ai fait les corrections immédiatement. Pour le reste des répétitions, j'en trouverai surement plus tard, mais je ne vais pas réussir à les trouver toute car le chapitre est encore trop frais dans ma tête, elles vont surement me passer sous le nez. Merci ! Je vais voir la suite :D
ludivinecrtx
Posté le 24/11/2019
C'est normal, surtout si on est amené a parler de tes méchants il faut que je connaisse un peu ton histoire ! Oui comme je te disais, reprend cela plus tard. Il faut du recul pour ça.
Aliv
Posté le 30/10/2019
Un second chapitre bien écrit. Tu as bien expliqué l'enjeu de ton histoire. Ton intrigue me plaît beaucoup et j'ai envie de savoir comment tu vas tourner ton histoire.

J'ai trouvé certaines comparaisons très belles et bien travaillées, comme celle avec le volcan.

Encore une fois, fais attention aux répétitions, comme long,silhouette...

Je continu avec le dernier chapitre publié.
Lucchiola
Posté le 03/11/2019
Coucou ! Je suis ravie de voir que l'histoire t'intéresse, je fais de mon mieux pour m'appliquer à chaque passage.

Je vais regarder les mots dont tu me parlais, il faut que je refasse un énième jet pour arriver à zapper ces répétitions ! Merci !
Arabella
Posté le 28/10/2019
Reoucou Lucchiola,

Alors 1ère chose : tu viens de m’apprendre la conjugaison du verbe paître (que j’écrivais par principe toujours à l’infinitif ! hihi). Donc j’aime bien ce chapitre/prologue aussi : on a vraiment l’impression de voir la deuxième face d’une monnaie (Gabrielle et maintenant Flora).

On retrouve toujours un très bon rythme qui fait que malgré la présence de peu de dialogue, on ne s’embête pas. J’aime beaucoup par exemple ce genre de phrases : « Une silhouette qui la fixait. Elle, la jeune fille perdue dans un étrange sommeil, dans un songe qui semblait ne pas en être un. Et au fond d'elle même, Flora sentait que cette personne qu'elle voyait de loin était liée à tout cela, devinant un appel muet. » Il y a un réel souffle…serait-ce un souffle divin ? ☺

Typographie/Ecriture cunéiforme…etc, c’est intéressant, je ne pense pas que beaucoup de personnes connaissent l’écriture cunéiforme. Du coup, ça nous donne envie de connaître la vie de Flora. Fait-elle une profession autour de l’histoire ?

Peut être que l’expression : « Un être merveilleusement terrifiant. » est un peu « facile », c’est à dire qu’on retrouve souvent ce genre de phrases dans les romans, sans qu’elles n’aient (selon moi) beaucoup de sens. Attention : je pratique aussi ce genre de phrase, mais j’ai l’impression qu’il vaut mieux finalement détailler et laisser le lecteur se faire sa propre opinion sur le personnage décrit plutôt que de l’écrire ainsi. Je ne sais pas si je suis assez claire, l’idée c’est qu’il vaut mieux la décrire de façon merveilleuse…mais aussi terrifiante, plutôt que de le dire.

«ses yeux essayant de capter tous les végétaux qui existaient dans ce jardin. » peut être que le terme capter ici pourrait être modifié. Percevoir/ distinguer / comptabiliser…

« - Tu te demandes si tu rêves n'est ce pas ? Certains te diront oui, d'autres te diront non. Ton corps est en sommeil, tu te reposes. Mais ton âme a quitté ton monde d'origine, pour rejoindre celui-ci. A mon appel. ⇒ beaucoup aimé cette partie du dialogue. Il a l’air classe !

« - Je ne comprends pas ce que vous dîtes. » ⇒ Je ne connais pas le caractère de Flora, mais si j’étais à sa place, je hulerais comme une perdue, leur demanderais des explications de façon plus musclée. Peut etre qu’elle y va un peu trop doucement là, mais après on ne sait pas encore qui est Flora, donc cela s’explique.

Le dialogue est assez cool, on en apprend plus sur les dieux et les titans, Aléaura aussi. J’imagine la découverte des pouvoirs de Flora ! Le dialogue est fluide, clair est surtout, naturel !

Poursuis ton histoire, avec ton imaginaire ! La dernière réplique est super ! Courage pour la suite ! ☺


Lucchiola
Posté le 28/10/2019
Je suis ravie de t'avoir appris quelque chose haha !
Un souffle divin entre Flora et Gaïa, c'est on ne peut plus le cas ! ;)

Merci d'avoir repris les passages qui t'ont embêtés, tu as parfaitement raison avec la formulation "toute faite". L'oxymore est souvent un fourre-tout et il faut être capable de l'expliciter. Je vais m'y atteler !

Quant à Flora, elle semble très calme. Mais c'est un vrai volcan ! Elle a appris à rentrer discrètement dans les cases et à se faire discrète. Il n'empêche qu'elle en a dans le ventre, mais ça, c'est plus tard !

RE MERCIIIIIII !!!

*I survived*
Vous lisez