Chapitre 2. Et les arbres reprennent place

Par dcelian
Notes de l’auteur : Holà, pas de panique ! Et désolé pour toutes les notifications que vous risquez de recevoir par ma faute : je ne magouille rien en particulier, je cherche seulement à faire un grand rangement sur les bons conseils de dodorêve :D
Pour les prochains venus, les chapitres seront décomposés en petites parties, ça en facilitera beaucoup la lecture (parce que bon, pour un livre papier ça me choquait pas mais effectivement pour PA c'est beaucoup trop long)
Sur ce je vous dis à très vite <3

La forêt est sombre, les silhouettes des branches s'agitent au doux rythme du vent, bercées dans un mouvement grâcieux, presque hypnotisant. Il avance là, rapidement, silencieux. Tout autour, aucun signe de vie, juste lui, seul, drapé de noir et perdu dans ses pensées. Il se croyait suffisamment préparé, mais il n'en est plus si certain, désormais.

Ce soir, alors que ses pas le guident à vive allure, alors que sa main tout juste guérie le démange terriblement, Soa doute et redoute. Est-ce réellement par vengeance qu'il se trouve ici ? Il ne sait pas. Assurément, elle a un rôle à jouer dans cette énigme, mais elle n'est pas seule à le pousser vers l'avant. S'il est là, c'est surtout parce que ses parents l'auraient voulu. Enfin... c'est ce qu'ils auraient voulu, pas vrai ? Oui. Oui ?
L'image du brasier renaît devant ses yeux, et l'espace d'un instant, il n'y a plus ni forêt ni étoiles, il n'y a que ces flammes si grandes qu'elles embrasseraient les nuages, il n'y a plus que ces flammes et les cendres de tout le reste.

Puis les troubles s'effacent et les arbres reprennent place, éternels. Oui.

La nuit est claire et douce, c'est dans son halo mystique qu'il puise le calme qui le maintient en place, le calme qui l'empêche de se précipiter tandis que son esprit s'échappe à nouveau. Cette fois, les images arrivent par flashs successifs et étourdissants. Des flashs beaucoup plus récents, des flashs d'un traumatisme encore proche. Forêt, château, gardes, sorcière et poignard. Comme un mantra sinistre, une prière pour un Dieu aux intentions troubles. Soa s'arrête un instant.

Ce soir, le cadre est similaire mais l'histoire est différente, il le sait parce qu'il la reconnaît, il le sait parce que c'était lui son héros, une semaine auparavant déjà. La même forêt. Le même château. Les mêmes gardes. La même sorcière. Le même poignard. Tout est en place, les acteurs se font face mais c'est une pièce qui laisse une grande part à l'improvisation, alors si le rideau se lève encore, qui sait ce qu'on pourra vraiment découvrir ?

Rien.

Rien du tout, le grand vide, peut-être plus déconcertant encore. Il ne sait plus. Il est parcouru d'un frisson glacé, un frisson incontrôlable qui parle de la mort et de toutes ces choses qu'il ne s'est pas donné le droit de craindre, par peur de manquer de force au moment fatidique. Sans peur, il peut faire comme si ce n'était rien. Mais ce n'est jamais vraiment rien, alors il frissonne encore.

Et puis il secoue la tête. Il se calme un peu. Il reprend son souffle. Il se concentre, inspire un grand coup et balaie le bois du regard en tâchant de ne plus penser. Ni à son poignet, ni à la blessure pas tout à fait cicatrisée qui le fait encore souffrir. Ni à la sorcière, ni à la peur qui grandit en lui. Il oublie tout ça un court instant. Il pense seulement, je suis Soa, je suis Soa et c'est ce qu'auraient voulu mes parents.
Oui ? Oui.

Alors les troubles s'effacent et les arbres reprennent place, éternels.

Il reprend sa course, fendant l'air, inspectant tout ce qui l'entoure. Ce soir, leurs vieux troncs noueux sont troublés, l'atmosphère est lourde, différente. La forêt lui est pourtant familière, mais elle semble hostile à sa présence alors qu'il serpente entre ses arbres. Baignée dans l'étrange nuit qui se présage, ses formes sont plus mystérieuses, plus inquiétantes, il ne sait pas.
Un sentiment pesant de malaise colle à sa peau, comme s'il n'était plus le bienvenu ici, comme si quelque chose – les étoiles, peut-être – l'incitait à rebrousser chemin. Mais les étoiles parlent peu, et il est difficile de savoir comment interpréter leurs signes. Alors Soa continue à travers la végétation, attentif à tout, attentif au moindre détail.

Les arbres défilent, tous similaires et pourtant tous uniques, ils défilent dans un chaos sombre, immobiles mais vivants, immobiles, mais qui peut réellement en être certain, si l'on détourne le regard ? Eux ne le détournent jamais. Ils le fixent de leurs grands yeux feuillus, ils l'observent curieusement. Il lui reste encore un peu de chemin à parcourir, mais il approche. Il approche rapidement. Les arbres ne parlent pas, mais ils le lui disent en secret de leurs mouvements amples et majestueux.

Il inspire à nouveau, la brise fraiche contre le visage, le manteau au vent, ça le calme de courir à l'abri des immenses branches que l'automne dépouille de leurs feuilles écarlates. Dans le noir, à la lune, leur éclat est presque pourpre. Soa sourit nerveusement et tente de ne pas y voir de présage, de se convaincre que si, bien sûr, il y a aussi forcément de jolies choses qui ont la couleur du sang.

Son sang à lui, il bout et il bat, il cogne contre sa peau. Le champ d'ossements est proche, il en a l'intime et mystérieuse certitude. Une fois arrivé là-bas, ce sera différent.
Il frictionne son poignet meurtri, rappel douloureux de son échec passé. Il ne se fera pas avoir deux fois.

Soa ne connaît des Sorcières que ce qu'on a bien voulu lui raconter à l'église. On les décrit comme des créatures sanglantes et calculatrices, dotées d'une force surhumaine et capable d'invoquer la magie noire. On les décrit aussi comme une incarnation du Mal, ce en quoi il peine à croire.

Aucun animal n'est fondamentalement mauvais, et si l'un d'entre eux se détache du lot à cet égard, c'est bien l'Homme et nul autre. Or les Sorcières ne sont pas humaines, de cela tout le monde paraît à peu près certain. Mais que valent vraiment les certitudes face aux Ombres ?
Et dans ce cas, seraient-elles plus proches de l'animal, des bêtes ? Non, c'est évident, elles parlent, elles ont des réflexions complexes, peut-être même une conscience, elles leur sont plus semblables qu'à aucune autre espèce. Dans ce cas, agissent-elles selon un dessein qui échappe au commun des mortels ? Sont-elles toutes les mêmes, ou sont-elles, comme les Hommes, victimes d'une individualité exacerbée ? Soa n'en sait rien.

Soa ignore beaucoup de choses, mais il en sait au moins une : s'il existe chez cette race une quelconque notion du Bien et du Mal, il va sans dire que Yana incarne le second.
Yana, c'est ce seul nom qui n'était pas barré sur le papier jauni, c'est ce nom qui appelle le sang et la haine la plus profonde. Yana, c'est le nom de celle qui a tué ses parents. Et si la violence est le seul langage qu'elle comprend, ainsi soit-il.

Il n'empêche, si l'Inquisition ignore les accusations portées contre les vraies Sorcières pour plutôt reporter leurs idéaux stupides sur des innocentes comme madame Bringau, ce jour-là, ce triste jour à jamais gravé dans son âme, alors Soa n'est pas bien sûr de comprendre le but de la justice en ce monde.

Ce qui est certain, c'est que personne ne s'occupera de Yana. Elle est sans doute bien trop maligne pour se laisser avoir ainsi. Dans ce cas, c'est forcément à lui de le faire, non ? Pas pour l'Eglise, pas même pour son peuple. Pour lui, simplement.
Pourtant, il n'arrive pas à se dire que c'est égoïste. Il regarde un instant les étoiles, là-haut. Il pense à ses parents. Peut-être qu'ils sont là, ce soir, au creux du ciel dégagé. Peut-être qu'ils le regardent. Il sourit un instant. C'est un petit sourire, un sourire en coin, mais son visage semble s'être illuminé, comme les astres tout là-haut.
Mais ni son sourire ni les étoiles ne suffiront à venir à bout des tours d'une sorcière.

C'est la tête pleine de ces interrogations que Soa se met à ralentir nettement, pour enfin s'arrêter tout net après quelques pas prudents. Les arbres cessent de défiler pour se figer dans le sol. La lueur du ciel nocturne est filtrée par leurs longues branches et le sol semble strié par ces fils de lumière translucides. Rien ne paraît avoir changé, en somme.

Pourtant Soa a stoppé sa course, il est là, seul au milieu de la nuit, et il s'est enraciné.

Parce qu'en plissant les yeux, en les laissant s'adapter à la nuit immobile et en regardant droit devant avec une bonne vue comme la sienne, on distingue entre les troncs et leurs branches entremêlées la lisière de la forêt.
Derrière, il y a une plaine, Soa le sait puisqu'il l'a déjà parcourue. Et puis là-bas, au centre de la plaine, au milieu du monde, de son monde, il y a le château.

Il déglutit nerveusement en songeant qu'il faisait beaucoup plus sombre, la première fois qu'il est venu ici. Ce soir, la lune enveloppe le paysage de sa lueur décourageante, seule au milieu des quelques nuages qui ne suffisent pas à masquer son éclat. Dans ces conditions, traverser la plaine à l'abri des regards risque de poser problème.

Enfin, des problèmes, ce n'est pas ce qui lui manque, à Soa, et la traversée n'est étonnamment pas celui qui le tracasse le plus. Il y a autre chose d'infiniment plus pernicieux qui s'étend au-delà de la forêt : le champ d'ossements, le territoire des Sorcières, bref : son tombeau. S'il le pénètre, Yana détectera aussitôt sa présence et alors la plus noire des nuits ne suffira pas à masquer sa présence.
Une nouvelle série d'images jaillit de sa mémoire, sanglantes, opaques, dissuasives. Il les chasse en secouant la tête.

Les troubles s'effacent et les arbres reprennent place, éternels.

Il a repensé chacune des parties de son plan, analysé chacun des itinéraires possibles pour trouver la sorcière, calculé le nombre de gardes qu'il faut éviter, il se pensait suffisamment malin pour être infaillible, pourtant son imagination est à sec : aucune solution pour se débarrasser du problème que représente le champ d’ossements.

Retirer un os ? La sorcière s'en apercevrait aussi sec.

Agir pendant son sommeil ? Les Ombres sont des êtres de la nuit.

Agir de jour, dans ce cas ? Les gardes seraient plus alertes, et rien ne dit que les Sorcières ont besoin de dormir comme les Hommes. En clair, il attend une solution miracle qui n'arrive pas et sans laquelle il n'a concrètement aucune chance face à Yana, si prêt qu'il se sente.

C'est alors qu'une main se pose sur son épaule, et que Soa sent son cœur s'arrêter pendant un bref instant.

"Alors froussard ? On hésite si près du but ?
— Cléa... un jour tu me feras tuer, tu sais ?" il murmure par peur de se faire repérer. Mais il sourit un peu, aussi, soulagé par sa présence apaisante.
"Je sais surtout que tu ne peux pas te passer de moi, en fin de compte !" elle rigole à gorge déployée, manifestement ravie de l'avoir surpris.
Il regarde un moment ses yeux vairons, se rappelle comme elle est jolie quand elle est heureuse, et rit à son tour, plus silencieusement. Il sait pertinemment que personne ne peut voir ni entendre la jeune femme, mais il sait aussi qu'il n'en va pas de même pour lui.

"Bon, écoute", elle reprend, "on va pas faire dans la dentelle, alors attrape ma main."
Pendant de courts instants, Cléa arrive à donner une consistance à son corps, qui n'est habituellement pas tangible.

"Je suis pas sûr que le pouvoir de l'amitié ait raison d'un champ d’ossements, sans vouloir te blesser."
Profitant de s'être matérialisée, Cléa frappe Soa à l'épaule avec son poing serré.

"Tiens, le voilà ton pouvoir de l'amitié, "sans vouloir te blesser". Donne-moi la main, je te dis, je peux pas rester comme ça indéfiniment !
— Bon, bon... Pas de bêtises, alors."

Il place sa main dans la sienne, et il est aussitôt parcouru d'une sensation étrange, comme des centaines de picotements sur sa peau qui s'évaporeraient aussitôt qu'ils apparaissent, comme un frisson qui traverserait tout son être. Quelques secondes infimes s'écoulent doucement et la magie s'estompe en même temps que leurs mains se quittent.

"Allez, file, avec ça la sorcière ne devrait pas pouvoir te repérer. Enfin... normalement." Cléa sourit, puis son regard s'assombrit brièvement, et vient se planter dans celui de Soa. "T'as intérêt à revenir en un seul morceau. Je vais pas pouvoir réapparaître pour t'aider avant un moment, donc fais attention à toi."

Les mots, Soa réfléchit trop pour savoir les utiliser correctement. Ils l'effraient profondément, tout le mal qu'ils peuvent causer, tout le poids qu'ils mettent sur ses épaules, comme ça, quoi de plus angoissant, quoi de plus terrible que cet outil instable ?

Alors pour toute réponse, il la fixe en retour, tout aussi intensément, pour qu'elle puisse lire la détermination dans ses yeux, la volonté aussi, le tourbillon d'énergie qui dit, ne t'en fais pas, je vais vivre, je reviens vite, c'est promis, qui dit tout ça et bien plus encore.
Puis il se retourne et, tandis que Cléa s'évapore déjà sous les rayons lunaires, il reprend sa progression, le vent en poupe, comme pour lui signifier que tout ira.

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Ayunna
Posté le 26/07/2022
Bonjour !

Cette transition de style fonctionne très bien :) on retrouve ta plume poétique, proche de celle d’un conte, et toujours cette présence très concrète de Soa, avec ses ressentis, ses pensées, comme si c'était écrit à la première personne (dans mon livre c'est le cas)
Pour le début, dans ce passage :
« Et puis il secoue la tête. Il se calme un peu. Il reprend son souffle. Il se concentre, inspire un grand coup et balaie le bois du regard en tâchant de ne plus penser. Ni à son poignet, ni à la blessure pas tout à fait cicatrisée qui le fait encore souffrir. Ni à la sorcière, ni à la peur qui grandit en lui. Il oublie tout ça un court instant. Il pense seulement, je suis Soa, je suis Soa et c'est ce qu'auraient voulu mes parents. »

Je sais que la répétition du « il » est faite exprès, c’est ton style d’écriture, je propose juste un truc car je vois bien l'aspect sensoriel dans ta façon de raconter l'histoire, et c'est très intéressant. Donc de mon point de vue j’aurais tout de même un peu allégé ce passage. Pour donner du rythme et comprendre que les trois actions s’enchaînent, qu'elles sont liées. J’aurais mis : "Et puis il secoue la tête, se calme un peu, reprend son souffle."

Ce petit raccourci permet de ressentir plus rapidement et efficacement ce qui se passe en Soa ^^
Mais c'est juste une idée, tu en fais ce que tu veux !!
Je comprends ce que tu cherches à retranscrire avec les répétitions.
J’aime bien ton emploi de l’anaphore, surtout avec la phrase de titre de chapitre qui revient, rythme et pose un cadre au début de ton chapitre.

J'ai surtout apprécié l'arrivée de Cléa ! On ne s'y attend pas et c'est très bien fait, bravo :)
dcelian
Posté le 26/07/2022
Re-coucou !!
Trop chouette si la transition fonctionne pour toi. Oui, tu l'auras rapidement compris, Soa est un personnage très sensoriel, et c'est d'ailleurs assez agréable de l'écrire pour cette raison, ça permet d'explorer les lieux de façon libre et détaillée.
Merci pour ta suggestion, je la garde en tête ! Ce début d'histoire est de toute façon un chantier sans nom, et il mérite plusieurs relectures et réécritures que j'ai pas encore eu le temps de lui accorder.
J'espère que ça les maladresses ne te dérangeront pas trop, je pense qu'il y en aura beaucoup d'autres ! Mais ça finit par s'arranger, heureusement, j'ai quand même appris de ces premiers jets :)
En tout cas, n'hésite pas si tu as d'autres propositions à me faire à l'avenir, je les consigne toutes et ça me servira forcément à un moment ou à un autre !!

Merci encore pour les compliments, ça me fait très plaisir que tu compares ce début à un conte, cette idée me plaît bien :)
Et tant mieux si le personnage de Cléa t'a plu !

A bientôt
Ayunna
Posté le 27/07/2022
Welcom ! Si mes suggestions peuvent t'apporter quelque chose, j'en serais ravie ! Et je suis tout aussi ouverte aux tiennes par rapport à mon histoire.
Je comprends ce que c'est "le chantier sans nom" comme tu dis ^^ c'est long la réécriture. J'y passe beaucoup de temps... et avoir un regard neuf sur ses propres chapitres est très...très difficile !
Les remarques des lecteurs sont là pour ça ;)
dcelian
Posté le 27/07/2022
Carrément, c'est même tout l'intérêt de publier son histoire ici, au final ! Enfin, ça et rencontrer de chouettes personnes bien sûr ;)
Louison-
Posté le 13/02/2022
Coucou ! Enfin me revoilà ^^

Effectivement le pdv change, on retrouve Soa adulte mais, tu sais, c’est tout aussi bien que le chapitre précédent ;) On retrouve cette forme de légerté, cette plume directe avec ce qu’il faut d’étoffé, sans trop d’artifices, j’aime beaucoup <3
En plus, tu as une plume très sensorielle, j’ai toujours apprécié les plumes comme ça.

En tout cas, on continue dans l’intriguant ! :D Je me réjouis de plus découvrir ton worldbuilding, cette histoire de Sorcières, d’Ombres et d’Inquisition m’intéresse bien. Puis, je me demande bien où va se fourrer Soa exactement ; cette Yana me dit rien qui vaille. Il a l’air d’être un personnage assez torturé de l’intérieur, tu explores bien son intériorité et ça c’est cool, j’éprouve bien de la compassion pour lui.

Le « Oui ? Oui. » qui revient à plusieurs reprises, c’est sympa. C’est comme une manière pour Soa de se rassurer, trop meugnon <3

« Alors les troubles s'effacent et les arbres reprennent place, éternels. » >> Trop beau le rythme de cette phrase ! Avec la rime dedans, hihi.

Oh aussi, j’aime comment tu décrits la forêt ! Avec son mouvement continuel, très vivante, ça ajoute de l’oppression !

Le champ d’ossements : brrrr.

Cléa : oh il m’a l’air sympa comme personnage ! Hâte de la revoir :D (comment que ça que son corps est pas tangible et que personne la voit sinon Soa ? ahah que de mystèèèèère)

« Alors pour toute réponse, il la fixe en retour, tout aussi intensément, pour qu'elle puisse lire la détermination dans ses yeux, la volonté aussi, le tourbillon d'énergie qui dit, ne t'en fais pas, je vais vivre, je reviens vite, c'est promis, qui dit tout ça et bien plus encore.
Puis il se retourne et, tandis que Cléa s'évapore déjà sous les rayons lunaires, il reprend sa progression, le vent en poupe, comme pour lui signifier que tout ira. » >> Oh ça c’est vraiment beau !! Une belle façon de clôre la partie 1 !

Voilille voilouille Célian, pour conclure : je sens que je vais beaucoup apprécier ton histoire. Ce début en tout cas m’intrigue beaucoup, j’aime la sensorialité de ta plume, me réjouis découvrir la suite.

Bisouillille !
dcelian
Posté le 15/02/2022
Coucou Louison :D
Hahaha trop mignon ton commentaire, et tant mieux si tu continues à apprécier malgré les changements. Effectivement, "sensoriel" est un terme assez important pour cerner cette histoire et les différents pdv qui la rythmeront par la suite, mais je ne t'en dis pas plus :)
Merci pour tes commentaires sur ma plume, ils me vont droit au cœur. Je reçois plusieurs commentaires qui questionnent un peu la longueur de certains passages, content de voir que ça ne t'arrête pas !

Pour le worldbuilding : muhahaha
C'est tout.
C'est le seul commentaire que je te cède.
héhé non mais sans rire, moi aussi j'ai trop hâte de dévoiler et développer tout ça au fur et à mesure. C'est assez dense comme histoire, alors j'espère que ça en vaudra le coup !!!

Merci pour les petits relevés, oui j'adore les phrases ou petits mots comme ça qui viennent apporter une structure au chapitre, c'est trop cool que tu l'aies repéré et apprécié aussi !
+ merci beaucoup pour la forêt. Pas évident de la faire ressentir à l'écrit, tant mieux si ça fonctionne sur toi ! J'adore cette idée d'une énorme masse vivant et se mouvant dans la discrétion la plus totale... On en retrouvera beaucoup, de la forêt, je préfère te le dire de suite !! Hahah

C'est chouette si tu trouves la fin jolie, jme suis vraiment pris la tête pour essayer de découper les chapitres correctement donc c'est toujours cool de savoir que ça plaît par la suite :D

"Voilille voilouille Célian, pour conclure : je sens que je vais beaucoup apprécier ton histoire. Ce début en tout cas m’intrigue beaucoup, j’aime la sensorialité de ta plume, me réjouis découvrir la suite." >> Merci pour tout ça, c'est hyper adorable, merci de te lancer dans la lecture et de prendre le temps de commenter, ça me fait vraiment chaud à mon pti cœur <3
J'espère que tu avances comme tu veux de ton côté !!

A bientôt
Louison-
Posté le 17/02/2022
"Pour le worldbuilding : muhahaha
C'est tout." >> J'adore :')

"On en retrouvera beaucoup, de la forêt, je préfère te le dire de suite !!" >> Ooh beaucoup trop chouette :D Me réjouis ^^

"merci de te lancer dans la lecture et de prendre le temps de commenter, ça me fait vraiment chaud à mon pti cœur <3" >> Moooh, mais c'est avec plaisir ! Malgré ma lenteur d'escargot à avancer, j'aime découvrir ce que tu fais ^^ :D <3

Bisoooou, je repasse lire un chapitre dans les jours à venir hihi <3

(Oui oui de mon côté ça avance, je pense pouvoir recommencer à poster tout bientôt :) <3)
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